Le grand débat du second tour : la société du spectacle se porte bien, merci beaucoup !

« Madame Le Pen a-t-elle consulté ses notes en préparation du débat ? », demande la journaliste. Se rend-elle compte qu’en posant cette question dont la réponse n’a d’importance pour personne, elle rabaisse un problème de fond pour la vie de tout le monde – une question de vie ou de mort pour certains – au niveau de la télé réalité, au niveau du « Allô ! T’es une fille et t’as pas de shampoing » ?

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LES YEUX EN FACE DES TROUS, par François Leclerc

Billet invité.

L’adoption d’une attitude défensive est préconisée lors du second tour des élections en proposant de faire barrage à l’extrême-droite. Ce qui ne va pas de soi pour tous ceux qui refusent de voter Macron en raison de la politique qu’il représente, celle-là même d’un président sortant rejeté qui n’a pas pu se représenter. Les points de vue s’opposent avec éclat, le résultat des élections reste incertain.

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QUELS SONT LES DANGERS D’UNE ÉLECTION DE MARINE LE PEN À L’ÉLYSÉE EN 2017 ? par Cédric Mas

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Depuis une semaine, la question revient dans les discussions : en quoi Marine Le Pen à l’Elysée représenterait un danger pour la République et la Démocratie ? N’est-ce pas finalement une nouvelle intoxication des médias et des nantis qui craignent d’être mis au pas ?

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Présidentielle française : Appel du second tour

Combien de ceux qui votèrent un jour Adolf Hitler par sentiment de ras-le-bol, pour « crever l’abscès », parce que « Tous pourris ! », « Qu’ils dégagent ! », « Du balai ! », en sont morts ?

Marine Le Pen représente le fascisme en col bleu du complotisme et de la xénophobie, Emmanuel Macron défend, même si c’est dans sa version « à visage humain », le fascisme en col blanc de la religion féroce de l’ultralibéralisme, encore appelée « Veau d’Or ». Ceci étant, le vote Macron est réversible, et pas plus tard qu’aux législatives des 11 et 18 juin, le vote Le Pen lui ne l’est pas, on sait à quel genre il appartient : celui de la voie à sens unique vers l’abîme.

C’est pourquoi le Blog de Paul Jorion soutient la proposition faite ici par Julien Alexandre : celle du hashtag #PasMonPrésident, un vote résolu contre l’extrême-droite mais qui prenne date, refusant d’être pour autant un chèque en blanc offert à l’ultralibéralisme.

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LE PEN NE SERA PAS AU SECOND TOUR, par Albert Mince

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

J’étais depuis quelques années tiraillé entre mon abstentionnisme convaincu et mon extrême inquiétude à l’égard du vote FN. Ma crainte était – et demeure – pour l’horizon 2022 plutôt que 2017, mais tout de même, je n’étais pas serein, et même la seule présence au deuxième tour du FN, une nouvelle fois, était une perspective si triste. Et puis cette campagne, qui n’est en rien la « sale campagne » que les paresseux veulent croire, a finalement changé des choses.

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FN – La stratégie diabolique du 3e tour, par Annie Fortems

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Depuis une semaine, les stratèges du Front National avancent un nouvel argument de campagne. Leur candidate le développe dans tous les médias, tel un étendard, en s’offrant de plus le luxe de se présenter en chantre de la démocratie. Dans l’hypothèse de sa victoire à la fonction suprême, elle s’engage à organiser un referendum sur la sortie de l’Union Européenne en 2018 et à démissionner immédiatement en cas de réponse négative du peuple souverain.

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Les bons amis de Donald Trump

Vous étiez quelques-uns à me reprocher d’avoir utilisé le terme de « proto-fasciste » à propos de M. Trump dans mon billet du 9 novembre : Un proto-fasciste va diriger la plus grande puissance mondiale

Regardez attentivement la photo. Me donneriez-vous toujours tort ?

Geert Wilders, président du PVV néerlandais, Frauke Petry, présidente de l’AfD allemande, Harald Vilimsky, secrétaire général du FPÖ, Marine Le Pen, présidente du Front national et Matteo Salvini, président de la Ligue du Nord, réunis samedi 21 janvier à Coblence, en Allemagne, ont cherché à s’inscrire dans le sillage du nouveau président américain. ROBERTO PFEIL / AFP

Le Monde : Les populistes européens se réclament de Donald Trump, le 21 janvier 2017

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Présidentielle française – Les regrets !

La mayonnaise Fillon n’a pas pris. Macron monte en puissance et prend la place. C’est lui qui se retrouvera face à Marine Le Pen, et l’emportera dans un fauteuil.

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Thomas Piketty, présentez-vous aux présidentielles de 2017 ! (nouvelle version de l’appel), par Michel Leis

Ouvert aux commentaires. La pétition sur Change.org se trouve ici.

L’exercice de l’élection présidentielle relève de deux logiques successives. Dans une première étape, la logique à l’œuvre est celle de la sélection, entre désignation des candidats par les partis ou les citoyens et un premier tour par élimination. Dans une deuxième phase, on est dans une logique plébiscitaire (ou censitaire, comme en 2002) pour un candidat et un programme.

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Donald Trump et Marine Le Pen : Le Peuple abandonné réclame au fond du désespoir le retour de l’État !

Un article sur le site américain The Week : « How an obscure adviser to Pat Buchanan predicted the wild Trump campaign in 1996 », par Michael Brendan Dougherty, analyse la course triomphale de Donald Trump dans la primaire républicaine des élections présidentielles du 8 novembre.

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Piketty, le peuple, l’écologie et la République, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

Piketty ne s’adresse pas au peuple quand il rend compte de ses travaux sur la nature et la mesure du capital ; ou quand il répond aux questions des journalistes sur l’actualité économique et politique. La légitimité de l’universitaire dans une élection du Président de la République au suffrage universel direct n’est donc pas frappante. Piketty s’adresse aux seules élites quand il explique les choses du capital. Le peuple voit empiriquement la réalité du capital en éprouvant quotidiennement les contraintes que sa rareté implique dans la vie concrète. Piketty n’est pas actuellement un candidat crédible et audible à la présidence de la République au suffrage universel direct. Mais il ne faut pas beaucoup forcer l’imagination pour voir Piketty en tête de la gauche au premier tour après avoir participé aux débats d’une primaire ; et prédire qu’il remporterait le second tour mieux que les professionnels de la politique face à Marine Le Pen.

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Marine Le Pen : Faire d’une tragédie personnelle, une délivrance

S’affronter à son père est une tragédie – même quand on est en politique et que cela permet de gagner des voix. C’est une déchirure – même quand le père en question n’a pas grand-chose dans sa personnalité et son histoire qui méritent un rachat.

Cet aspect-là de la question, celui du drame personnel, me semble pris bien à la légère par la presse et les commentateurs. Mais puisque ce drame est en passe d’être consommé, Madame Le Pen devrait en tirer pleinement les conséquences : le deuil de sa relation à son père peut être aussi celui des anti-valeurs qu’il incarne.

Une personne en qui la classe ouvrière se reconnaît aujourd’hui massivement, ne peut être entièrement mauvaise. Si ce que les travailleurs aiment en elle (ils n’ont jamais aimé Jean-Marie Le Pen), est véritablement la personne qu’elle est, que Madame Le Pen mette donc à profit sa tragédie personnelle pour se débarrasser de ce qui lui vient encore de son père en matière de haine de l’autre ; l’effort à consentir de ce côté-là est nécessairement mince car cet élément là dégage une odeur nauséabonde, et s’en défaire est une délivrance. Un tel effort autorise – pourquoi pas – une épiphanie : une « prise de conscience soudaine et lumineuse ».

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Sondages sans surprise, par Michel Leis

Billet invité.

Le dernier sondage IFOP qui place Marine le Pen en tête du premier tour de la présidentielle en 2017 est juste une confirmation d’un scénario largement prévisible.

En avril 2013, j’écrivais dans un billet :

Avec un taux d’abstention élevé, porté par un rejet de la politique grandissant (et l’on ne peut que se désespérer de la conduite des partis de pouvoir actuels), un parti qui réalise entre 20 et 25% des voix peut très bien se retrouver au second tour si sa capacité de mobilisation est plus forte que celle des partis « concurrents.

D’ores et déjà, les conditions qui avaient permis l’arrivée au second tour de Jean-Marie Le Pen me semblent largement remplies ».

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La presse, le beurre et l’argent du beurre, par Jeanne Favret-Saada

Billet invité. À propos du journal Le Monde, l’éditorial en ligne a rectifié le tir aujourd’hui dans la journée : Jean-Marie Le Pen rappelle à sa fille d’où vient le Front National.

Dans une vidéo publiée sur le site du FN, Jean-Marie Le Pen s’en est pris, d’une part à des artistes goyes anti-FN (Noah, Bedos père et Madonna), et d’autre part au seul juif du lot, Patrick Bruel. A propos duquel il a précisé : « On fera une fournée la prochaine fois ».

Aussitôt, deux membres éminents du FN l’ont critiqué, tout en niant qu’on doive nécessairement conclure à de l’antisémitisme. Louis Aliot, le gendre : « C’est une mauvaise phrase de plus. C’est stupide politiquement et consternant ». Gilbert Collard, le compagnon de route a fustigé « ces cabrioles avec les mots qui font vraiment des bleus à l’âme », et lui a suggéré de prendre sa retraite. La vidéo a été retirée du site. Marine Le Pen, la fille, a ménagé la chèvre et le chou : d’un côté, parler de « fournée » est une « faute politique » ; de l’autre, le sens donné aux propos de son père relève « d’une interprétation malveillante. »

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CATASTROPHE ANNONCÉE, par Michel Leis

Une discussion à ce sujet aura lieu cet après-midi. Les commentaires seront ouverts entre 16h et 18h sur la page Les débats du blog de Paul Jorion, précisément ici.

Billet invité.

C’est fait. Le FN a viré en tête aux élections européennes. Le moins que l’on puisse dire est que la politique française ne mérite pas le grand prix du scénario, à Cannes comme ailleurs. Cela faisait déjà  plus d’un an que sur ce blog comme dans d’autres, ce résultat était largement anticipé. Si le premier tour des élections présidentielles de 2017 devait confirmer le résultat d’aujourd’hui, MLP serait présente au deuxième tour.

Les partis nous expliqueront que rien n’est joué d’avance, qu’avec un tel taux d’abstentions, tout est encore possible, que les circonstances ne sont pas les mêmes, que la personnalisation des élections présidentielles peut conduire à des résultats totalement différents. Curieusement, ils sont rejoints en ce discours par une frange de la population qui n’adhère pourtant plus au du discours des partis depuis longtemps et que je n’hésite pas à qualifier d’incurables optimistes

Ils se trompent. Reprenons les principaux arguments un à un.

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2017 : Prologue, par Michel Leis

Billet invité.

Bien sûr, on peut d’ores et déjà se livrer au petit jeu des commentaires, la déroute se confirme à Gauche malgré une large implantation locale. Avignon ou Paris ne sont pas de nature à changer l’analyse d’un résultat. Non le FN n’a pas gagné toutes les villes qu’il espérait conquérir, oui l’UMP affiche un large sourire en regardant le nombre de villes qui basculent de Gauche à Droite. Mais là n’est pas l’important, l’implantation locale des candidats n’est pas de nature à favoriser la percée de nouveaux venus en politique.

Comme on le pressentait depuis de nombreux mois, l’élection européenne sera la mère des batailles. Par nature ce sont des élections qui portent un vote protestataire, et l’implantation locale n’est pas un facteur déterminant du résultat. Au soir des élections européennes, deux cas de figure se présenteront : Ou Marine Le Pen arrive en tête sans qu’aucune formation ne réalise un score significatif à la gauche du PS (FdG, Nouvelle Donne), ou Marine Le Pen arrive en tête, mais dans le même temps, un vote à la gauche du PS fait aussi une percée importante.

Dans le premier cas, Marine Le Pen va conforter sa dynamique de succès, et l’absence d’une force opposée à la gauche du PS confirmera l’intuition de Jeanne Favret-Saada : la disparition de la gauche en tant que force politique. Dans le deuxième cas, il restera un espoir d’inverser cette tendance mortifère qui nous conduit peu à peu vers l’extrême droite.

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LA PSEUDO-RUPTURE DU FRONT NATIONAL, par Zébu

Billet invité.

« Brignoles, c’est un vote de défiance à l’égard des partis de gouvernement. ». « Les Français attendent des résultats, nous avons une obligation de résultats » (François Hollande).

« La responsabilité des dirigeants de l’UMP, qui n’ont même pas levé le petit doigt pour défendre leur candidate, est extrêmement importante. » (Jean-Marc Ayrault)

« La reprise est là, faites-nous confiance » (Stéphane Le Foll)

« François Hollande ne comprend rien s’il dit que le vote FN est une conséquence économique. Si le FN est passé à Brignoles, c’est parce que les gens de gauche ne sont pas allés voter. La gauche officielle a sauté, il ne reste que nous » (Jean-Luc Mélenchon)

« Je crois qu’une fronde sociale qui arriverait à se généraliser, ce serait le meilleur rempart à la montée du FN. » (Olivier Besancenot)

« Jean-François Copé a affirmé dimanche à l’AFP que la victoire du Front national à l’élection cantonale de Brignoles (Var) était le résultat d’une « double peine : la gestion désastreuse de la ville par les communistes » et « la gestion calamiteuse de notre pays par la gauche ». » (Jean-François Copé)

« Selon lui, dimanche soir, « les électeurs de Monsieur Ayrault sont allés voter pour le Front national ». « Le Front national, c’est le front du refus, le front des oubliés », a-t-il lancé. » (François Fillon)

§

Un Président de la République en déplacement à l’étranger, un Premier Ministre, un ministre de l’agriculture, un ancien premier ministre et un président du premier parti d’opposition, d’anciens candidats aux présidentielles, pour ne parler que de ceux-là, avouons que pour une élection locale partielle, c’est bien la France politique du ban et de l’arrière ban que l’on convoque …

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Les idiots utiles du Front National, par Zébu

Billet invité.

« Insupportable », « inhumain », « indigne », « effroyable », « scandaleux »…

Parle-t-on ici de la faim dans le monde qui frappe des millions de femmes, d’enfants et d’hommes dans le monde ? Ou de la pollution faisant suite à la « catastrophe » (liée à l’effondrement et aux impérities du système nucléaire) de Fukushima au Japon ? Ou même, pour se rapprocher du sujet, de l’augmentation des reconduites à la frontière depuis l’alternance politique ou des expulsions menées il n’y a pas si longtemps dans le même milieu scolaire, soi-disant « sanctuarisé » ?

Chacun peut se faire sa propre idée de ce que d’aucuns ont dénommé « l’Affaire Leonarda », à partir notamment des conclusions du rapport diligenté à ce sujet.

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« C’est la seule qui dit la vérité », par Jeanne Favret-Saada

Billet invité.

Depuis trois jours, je rumine un nouveau poncif entendu à Marseille sur Marine Le Pen, cette fois dans la bouche de gens « de gauche », de petite classe moyenne, pourvus d’un emploi mais vivant en partie d’aides qui sautent les unes après les autres sans préavis : « La différence, avec Marine, c’est qu’elle dit la vérité. » Questionnés plus avant, mes interlocuteurs, d’ailleurs gênés par ce qu’ils viennent de dire, avancent qu' »elle ne parle pas la langue de bois », qu' »elle dit où on en est ». N’étant pas assez bornée pour rétorquer qu’elle aussi parle une langue de bois, mais une autre, je retourne dans ma tête cette phrase énorme : « elle dit la vérité ». Or hier, dans Le Monde, Françoise Fressoz a publié un entretien avec Alain Mergier qui m’a aidée à comprendre.

Je connais en gros la thèse de Mergier sur « le descenseur social », et les analyses qu’il mène parmi les électeurs potentiels du FN. Les passages suivants m’ont paru lumineux :

« Pourquoi les milieux populaires et les classes moyennes se tournent-ils de plus en plus vers le Front national ? Pas parce que ce parti tient un discours xénophobe, raciste, antisémite, mais parce que son discours tend un miroir dans lequel ils reconnaissent leur expérience sociale : la fragilisation du lien social, la croissance de leur vulnérabilité, l’imprévisibilité du lendemain. Le reproche qu’ils font à l’UMP et au PS est d’être sourds à cette destruction de leur vie quotidienne. Il y a ainsi dans l’esprit des milieux populaires et des classes moyennes une différence fondamentale entre l’extrême droite et les partis traditionnels. »

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LE PRINCE ET L’APPRENTI-SORCIER, par Zébu

Billet invité.

« Il ny a pour un prince de défense bonne, certaine, et durable, que celle qui dépend de lui-même et de sa propre valeur », ‘Le Prince’, Machiavel.

Lorsque le 7 novembre 2012 Christiane Taubira présente au Conseil des Ministres le projet de loi du ‘Mariage pour Tous’, la cote de confiance du Président de la République s’est déjà inversée et ce depuis septembre 2012.

 Le mariage pour tous aurait donc pu être un palliatif politique décidéà la va-vite pour faire face à la chute de popularité de l’exécutif. Pourtant, ce projet qui est une des 60 promesses de campagne présidentielle de François Hollande est préparé par le cabinet de la Ministre de la Justice dès l’été 2012 et l’annonce qu’il sera déposé au parlement pour être voté au premier semestre 2013 est réalisée dès début août. Avec seulement une semaine de retard par rapport à l’annonce du premier ministre Jean-Marc Ayrault pour sa présentation au Conseil des Ministres, ce projet bénéficie donc d’une attention toute particulière mais ne déroge cependant pas avec ce que le calendrier du candidat François Hollande avait annoncé dans son programme pour octobre 2012 et ce que le Président de la République décida ensuite d’appliquer.

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