LES NÉBULEUSES ÉLECTORALES DE L’ANNÉE, par François Leclerc

Billet invité.

2017 s’annonce plus que jamais être une année électorale au cours de laquelle les cartes vont être bien battues, mais pour quel résultat ? Mariano Rajoy pourrait à son tour convoquer des élections anticipées. L’Espagne rejoindrait l’Allemagne, la France, et l’Italie, une fois passé le congrès du PD et le retour en première ligne de Matteo Renzi en avril prochain.

Continuer la lecture de LES NÉBULEUSES ÉLECTORALES DE L’ANNÉE, par François Leclerc

Partager

ET SI LE VERROU ALLEMAND SAUTAIT ? par François Leclerc

Billet invité.

Une paire de sondages électoraux en Allemagne ont suffi pour laisser entrevoir une nouvelle perspective politique européenne : le candidat du SPD Martin Schulz pourrait l’emporter sur Angela Merkel à l’automne et prendre sa place. Ce n’est pas fait, bien entendu, mais l’impressionnante progression du score du SPD montre qu’il ne s’agit pas d’un accident de parcours. Ses effets potentiels créeraient une ouverture dans un monde verrouillé.

Continuer la lecture de ET SI LE VERROU ALLEMAND SAUTAIT ? par François Leclerc

Partager

LA CRISE OBLIGATAIRE COUVE TOUJOURS, par François Leclerc

Billet invité.

Dans son édition d’hier, le Wall Street Journal titrait un papier sur la dette souveraine d’une formule choc : « le marché de la dette périphérique européenne accueille un nouveau membre : la France. » En titrant le sien sur le même sujet « le différentiel des taux allemand et français renouent avec le plus haut d’il y a quatre ans, sous l’effet des sondages décrivant la course en tête de Le Pen », le Financial Times en analysait de son côté les raisons. Dans les deux cas, le retour naissant de la crise obligataire affleurait dans le commentaire, prenant appui sur la constatation d’une grande fragilité politique.

Continuer la lecture de LA CRISE OBLIGATAIRE COUVE TOUJOURS, par François Leclerc

Partager

À quoi tiennent les choses !

Le sourire, fendu jusqu’aux oreilles avec lequel M. Martin Schulz, aujourd’hui candidat SPD au poste de Chancelier allemand, m’a accueilli à deux reprises au Parlement européen à Bruxelles, dont il était alors le président, alors que j’y venais témoigner, fait que j’éprouve a priori un sentiment très positif à son égard.

Ah ! la nature humaine et ses mécanismes désespérément rudimentaires !

Partager

DES SIGNAUX PARTANT DANS TOUS LES SENS, par François Leclerc

Billet invité.

Qui l’aurait prédit il y a encore quelques jours, les élections législatives allemandes de septembre prochain ne sont plus synonymes de quatrième mandat garanti pour Angela Merkel ! Bénéficiant d’une soudaine et puissante percée dans les sondages, un SPD désormais dirigé par Martin Schulz a ouvert le jeu politique, plaçant désormais la chancelière sur la défensive. Le nouveau secrétaire général peut aujourd’hui prétendre lui succéder au sein d’une nouvelle grande coalition qu’il dominerait, si les sondages le confirment.

Continuer la lecture de DES SIGNAUX PARTANT DANS TOUS LES SENS, par François Leclerc

Partager

LE TEMPS QU’IL FAIT LE 16 SEPTEMBRE 2016 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 16 septembre 2016. Merci à Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le vendredi 16 septembre 2016 et je voudrais vous parler aujourd’hui d’une chose en particulier, c’est de ce texte signé de Sigmar Gabriel du Parti socialiste allemand et de Martin Schulz le président Socialiste au Parlement européen, qui s’appelle « Refonder l’Europe ». Continuer la lecture de LE TEMPS QU’IL FAIT LE 16 SEPTEMBRE 2016 – Retranscription

Partager

Refonder l’Europe, par Sigmar Gabriel et Martin Schulz

Une analyse co-signée par le ministre allemand de l’économie et le président du Parlement européen, publiée par la fondation Friedrich-Ebert-Stiftung. Ouvert aux commentaires.

Refonder l’Europe

Partager

FACE AUX GRECS ET AUX ÉMIGRÉS, UN MÊME MUR DE LA HONTE, par François Leclerc

Billet invité.

Tout reste encore possible, mais rien n’est certain. Deux documents ont été présentés à l’Eurogroupe d’hier, qui a une fois de plus tourné court, dans l’attente du prochain, convoqué pour samedi. On n’ose pas écrire qu’il est de la dernière chance. Les créanciers et le gouvernement grec avaient hier légèrement modifié leurs copies pour la circonstance, mais rien n’y a fait.

Continuer la lecture de FACE AUX GRECS ET AUX ÉMIGRÉS, UN MÊME MUR DE LA HONTE, par François Leclerc

Partager

LA PÉRILLEUSE RENCONTRE DE L’EUROGROUPE DE MERCREDI, par François Leclerc

Billet invité.

Dans son discours de politique générale devant le Parlement grec, le premier ministre Alexis Tsipras a affirmé dimanche soir que « la décision inébranlable du gouvernement est d’honorer toutes ses promesses [de campagne] ». Faisant valoir que « aussi longtemps que nos partenaires insisteront sur l’austérité, le problème de la dette se perpétuera », et que la Grèce peut être le « catalyseur » d’une solution européenne, il a ensuite énuméré les dispositions que le gouvernement entendait prendre, conformément au programme de Syriza.

De premiers faibles signes d’évolution ont été depuis enregistrés. Le premier ministre portugais Pedro Passos Coelho a infléchi son discours, pour réclamer que les solutions qui pourraient être trouvées pour la Grèce soient « valables pour tous », après avoir précédemment tenu des propos intransigeants. Le ministre français Michel Sapin a de son côté appelé à « assurer un financement » à la Grèce, sans en préciser le montant et à condition que cela soit fait « dans le respect des règles européennes », mais sans les préciser…. Martin Schulz, le président du Parlement européen, a estimé pour sa part que le gouvernement grec pourrait être dispensé d’une négociation avec la Troïka.

Continuer la lecture de LA PÉRILLEUSE RENCONTRE DE L’EUROGROUPE DE MERCREDI, par François Leclerc

Partager

L’OCCASION OU JAMAIS, par François Leclerc

Billet invité

Au sortir de sa rencontre avec Alexis Tsipras à Athènes, le président du Parlement européen Martin Schulz a déclaré : « Il y avait une crainte qu’Alexis Tsipras suive sa propre voie, mais cela n’est pas vrai, il est en faveur d’une discussion. La Grèce cherche des solutions sur une base commune avec ses partenaires européens ». Puis il s’est félicité que « la lutte contre l’évasion fiscale et l’injustice sociale qui est liée à l’évasion fiscale » figure parmi les priorités du premier ministre grec, avant de souhaiter que des « pas concrets » puissent intervenir demain à l’occasion de la venue du chef de file de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem.

La politique européenne est-elle à la veille d’un tournant ? Cet assouplissement que les gouvernements italien et français ne sont pas parvenus à obtenir, la nouvelle équipe grecque serait-elle en passe d’y parvenir ? Et, si c’est le cas, quelle en sera la portée ? Le simple fait d’entamer des négociations en vue d’un compromis s’inscrit déjà en rupture avec la pratique établie. Que celui-ci élude dans l’immédiat la question centrale de la dette ne serait pas étonnant, car comment la Grèce pourrait-elle à elle seule modifier le rapport de force à ce propos ? Mais ce qui pourrait être obtenu n’est pas rien, puisqu’il représenterait un premier pas : l’abandon du dogme selon lequel les réformes structurelles d’inspiration néolibérale sont la voie à obligatoirement emprunter. Les intentions affichées du gouvernement grec, qu’il a commencé à mettre en musique, sont en effet opposées et s’inspirent de principes de justice sociale.

Michel Sapin, le ministre des finances français, déclarait ce matin sur le blog de Jean Quatremer de Libération : « Lorsqu’on va parler au niveau européen de lutte contre la fraude et l’optimisation fiscale abusive, de convergence fiscale et sociale, de rythme adapté dans la consolidation budgétaire, nous aurons un interlocuteur de plus sensible à ces sujets. Syriza renforce le camp de ceux qui, comme nous ou le gouvernement italien, veulent une évolution des politiques européennes. » François Hollande et Matteo Renzi auront-ils une autre occasion d’infléchir la stratégie européenne et sauront-ils saisir celle qui se présente ?

Yanis Varoufakis, le ministre grec des finances, va entamer lundi une tournée qui le conduira de Londres à Paris, puis à Rome.

Partager

SYRIZA VEUT MARQUER DES POINTS, par François Leclerc

Billet invité.

La victoire de Syriza continue de surprendre, une fois enregistré son accord avec le parti souverainiste de droite des Grecs indépendants afin de disposer d’une majorité parlementaire. Le nouveau premier ministre Alexis Tsipras ne veut pas perdre de temps et adresse un message aussi bien aux Grecs qu’à leurs créanciers : il a l’intention d’accomplir ce qu’il a promis. L’accord de gouvernement semble s’être fait sur la base du programme de Thessalonique de septembre dernier de Syriza, qui prévoit de nombreuses mesures sociales, dont certaines devraient être vite proposées à l’adoption du nouveau parlement, dont l’augmentation du salaire minimum. De premières nominations de ministres devraient intervenir, dont celle de Yanis Varoufakis comme ministre des finances, et de Panos Kamennos (le leader des Grecs indépendants) à la défense.

Le message a été reçu par des dirigeants européens un peu bousculés et désarçonnés, et il réclame un temps de digestion. Sur le même terrain que Martin Schulz, le président du parlement européen qui va se rendre à Athènes, François Hollande cherche à se positionner pour être l’artisan d’un futur compromis, et la seule décision qui a émergé de la réunion de l’Eurogroupe est de donner du temps à la négociation. Mais toute réduction de la dette est à ce stade considérée comme impensable…

Continuer la lecture de SYRIZA VEUT MARQUER DES POINTS, par François Leclerc

Partager

UN SCENARIO GREC POSSIBLE S’ESQUISSE, par François Leclerc

Billet invité.

Le taux de la dette grecque à dix ans a dépassé le seuil des 10%, mais est-ce en soi si important ? Le taux de plus de 9% à dix ans qui prévalait déjà rendant de toute façon inabordable toute tentative d’aller sur le marché, ce n’est pas sur le marché que cela va se jouer, l’affaire est purement politique.

Que se passera-t-il si Syriza l’emporte le 25 janvier, se demande-t-on un peu partout ? Le journal allemand Bild met en avant la panique bancaire qui pourrait survenir, les déposants retirant en catastrophe leurs euros pour protéger leurs avoirs. Mais comment éviter alors une intervention financière afin que les banques grecques ne s’écroulent, et surtout que leurs consœurs européennes qui y sont exposées n’en fassent les frais ? Même en faisant la part du calcul politique et de la volonté de ne pas braquer les électeurs grecs, la réflexion semble toutefois prévaloir à Berlin, contrairement à ce que Der Spiegel a dans un premier temps laissé supposer.

Continuer la lecture de UN SCENARIO GREC POSSIBLE S’ESQUISSE, par François Leclerc

Partager