LA VIOLENCE CONSTITUTIVE DES SOCIÉTÉS HUMAINES ? par Pascal

Billet invité.

Je suis en train de découvrir les biens faits de la CNV (communication non violente) dans le cadre du groupe de Colibris auquel je participe et où nous utilisons des cercles de paroles. Et je mesure à quel point, là aussi, une généralisation de la CNV serait bien un changement de paradigme.

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Le temps qu’il fait le 17 juin 2016 – 02

« L’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de luttes de classes. » Friedrich Engels et Karl Marx, Le manifeste communiste, 1848

Deux illustrations :

1. La Loi travail
2. L’affaire Kerviel

Paul Jorion, Le capitalisme à l’agonie, Fayard 2011
Paul Jorion, Le prix ; Le Croquant 2010 ; Flammarion (poche) 2016
Le Blog de Paul Jorion : Cédric Mas, LA LOI EL KHOMRI : LA DERNIERE ETAPE D’UN BOULEVERSEMENT DU DROIT DU TRAVAIL, le 8 mars 2016
Paul Jorion, La guerre civile numérique, Textuel 2011
Pierre Clastres, La société contre l’État, Minuit 1974

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DES QUESTIONS ÉPINEUSES, ET DE LA MANIÈRE DE LES TRAITER

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Ce n’est pas mon cas : je n’ai pas eu l’occasion de vivre dans des sociétés de ce genre, mais certains de mes confrères anthropologues ayant vécu dans des sociétés de chasseurs-cueilleurs ont attiré mon attention sur deux exigences considérées comme minimales dans les sociétés à l’organisation politique extrêmement réduite – celles à propos desquelles Pierre Clastres a parlé de résistance délibérée à toute forme d’autorité. Je me situe bien entendu dans une perspective où le manger et le boire sont assurés (quand ce n’est pas le cas, je crois que tout ce qu’on peut décemment dire à ce sujet l’a été par le metteur en scène bengali Satyajit Ray dans son film Ashani Sanket,  Tonnerre lointain – 1973). Les droits imprescriptibles dont je parle sont :

1° le droit de – excuse my French – se péter la gueule, si on ne fait de tort à personne d’autre qu’à soi-même,

2° le droit de défiler, peint et décoré de plumes.

Une autre question, mais que l’actualité m’oblige à traiter conjointement, est celle des peuples et de leurs armées. Les armées tuent et font donc partie des choses dont il convient a priori de se méfier énormément. Il arrive cependant que certains de vos voisins veuillent envahir le pays où vous habitez, et vous faire bien du mal, sans que vous ayez fait quoi que ce soit pour les encourager à le faire (pour avoir plus de place pour eux-mêmes, par exemple : Lebensraum) et c’est une bonne idée dans ce cas-là, d’avoir une armée pour vous protéger.

C’est cela qui obligea Hegel à s’opposer aux Quakers, pour lesquels il avait par ailleurs beaucoup de sympathie. Il est un peu facile, dit-il en substance, de dire « pacifisme à tout prix ! », quand on sait qu’il existe par ailleurs un corps organisé par les bons soins de l’État qui viendra vous protéger contre ceux qui « viennent jusque dans vos bras égorger vos fils et vos compagnes », et auquel tout le monde participe – même si c’est le plus souvent à contrecœur – sinon vous-même.

Ces questions-là, sont de vrais casse-têtes qui soulèvent des monceaux de « pour » et des monceaux de « contre », et c’est pourquoi il convient de marcher sur des œufs, comme on dit, quand on les évoque. Il faut en tout cas éviter à tout prix de les traiter à l’emporte-pièce.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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