ON NE SAURAIT MIEUX DIRE… par François Leclerc

Billet invité.

Constatant que les négociations avec la Grèce piétinent, le commissaire Pierre Moscovici a annoncé que « des réunions intensives » avaient lieu, ajoutant qu’il allait payer de sa personne : « moi-même, je me rendrai à Athènes mercredi… ». Et il en donne la raison : « nous sommes en train, après des années de crise, de construire ce que j’appelle une success story, où des réformes réussies permettent le retour à la croissance, à l’investissement, à la confiance. Il est vital de continuer ».

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WOLFGANG SCHÄUBLE ISOLÉ, par François Leclerc

Billet invité.

Même si elle est fort tardive, comment ne pas relever la réaction de Pierre Moscovici dans le Financial Times ? « La Grèce ne peut pas être éternellement condamnée à l’austérité » est titré son article qui, pour la première fois, ne se contente pas de prendre ses distances avec la position du gouvernement allemand mais s’y oppose clairement.

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ON EN SAIT UN PEU PLUS… par François Leclerc

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

L’intention aurait été de saboter un accord lors de la réunion d’hier de l’Eurogroupe que l’on ne n’y se serait pas pris autrement. La comparaison entre les deux projets successivement présentés au ministre grec des finances, l’un avant la séance par Pierre Moscovici, et l’autre durant celle-ci par Jeroen Dijsselbloem le met clairement en évidence. On peut lire ici le premier que Yanis Varoufakis a déclaré s’être préparé à signer.

Plus question dans le second d’entre eux du nouveau « programme intermédiaire » évoqué dans le premier, mais la référence insistante à l’actuel programme qui se termine (le deuxième plan de sauvetage). Pas d’autre engagement des autorités européennes à propos des futures conditionnalités d’une nouvelle aide financière que de « faire le meilleur usage des flexibilité existantes dans le programme actuel ».

Sur la question clé des excédents budgétaires primaires, l’accent est mis sur les montants déjà arrêtés, tandis que le document de Pierre Moscovici prévoyait que la faisabilité de l’objectif 2015 serait examinée à la lumière de l’évolution de la situation économique. Enfin, au chapitre très sensible de la priorité accordée aux mesures destinées à faire face à la « crise humanitaire » dénoncée par le gouvernement grec, le document de l’Eurogroupe n’évoque que « l’amélioration du bien-être social » afin de ne pas avoir à reconnaître les dégâts et de rendre problématique son adoption.

Sans commentaire.

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LES GRECS VONT-ILS ÉCHAPPER À LEUR TRAGIQUE DESTIN ? par François Leclerc

Billet invité.

Il n’est pas attendu de la réunion de l’Eurogroupe d’aujourd’hui qu’elle clarifie cette interrogation, celle toute proche et de la dernière chance du 16 février y pourvoira. Comme Pierre Moscovici a cru devoir hier le préciser, « le scénario n’est pas une sortie de la Grèce de l’euro », mais celle-ci n’a jamais été aussi proche sans qu’il ne contribue à l’éloigner. Accusant Wolfgang Schäuble d’exiger « des choses irrationnelles », Alexis Tsipras a déclaré devant le Parlement : « Schaüble peut nous le demander de n’importe quelle façon, nous ne demanderons pas d’extension du plan d’aide ! ». Ce dernier avait d’Istamboul fait valoir que « nous ne négocions pas de nouveau programme. Nous avons déjà un programme », faisant référence à celui de la Troïka que Pierre Moscovici n’a pas hésité à qualifier comme étant « notre ancre, notre boussole, notre référence », avant d’argumenter en jouant sur un registre douteux : « le gouvernement grec doit être conscient qu’il y a aussi des électeurs en Allemagne, en Italie, en France, en Finlande, en Slovénie ».

Certains font mine de croire qu’un accord est encore possible une fois assis autour d’une table et abandonné toute « rhétorique », mais n’est-ce pas faire peu de cas de l’intransigeance de Wolfgang Schäuble qui n’envisage pas de quitter son terrain de prédilection ? Celui-ci balaye d’un revers de main toute politique alternative à la sienne, voulant faire plier les Grecs pour étouffer dans l’œuf une remise en cause commençant à faire école, et ceux qui le laissent faire en portent conjointement la responsabilité. Le sommet des chefs d’État et de gouvernement de demain permettra à cet égard de le confirmer, dans un contexte où la guerre en Ukraine éclipsera la crise grecque.

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NOS ÉDILES PRIS À LEUR PROPRE PIÈGE, par François Leclerc

Billet invité.

Ils se sont précipités pour réagir à la convocation des élections législatives, et on se demande bien pourquoi si ce n’est pour mieux souligner leur inquiétude. Sans attendre, Matteo Renzi a nié toute possibilité de contagion à l’Italie, coiffant au poteau le commissaire européen socialiste Pierre Moscovici qui n’a pas hésité à appeler les électeurs grecs à soutenir les réformes « favorables à la croissance », dans un bel effort de distorsion des enjeux. Puis le FMI a donné les grandes orgues, en annonçant la suspension de son aide jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement, et Wolfgang Schäuble a réitéré son injonction à ce que la Grèce poursuive les réformes engagées, on ne pouvait moins attendre.

En chutant, la bourse grecque a traditionnellement manifesté la crainte des milieux d’affaires, la hausse d’un point du taux obligataire grec n’ayant pas la même portée, vu que le gouvernement grec est de toute manière coupé des marchés financiers, vu également le faible volume des échanges sur le marché secondaire. Mais le calendrier qui se présente désormais recèle d’autres dangers : c’est à la fin février au plus tard qu’un accord devra être trouvé avec la Troïka afin de débloquer le dernier versement de 7,2 milliards d’euros de l’aide accordée, et les autorités européennes comptent sur cette échéance pour influencer les électeurs lors des élections du 25 janvier prochain, si la date est retenue, ou par défaut amener un gouvernement Syriza issu de celles-ci à résipiscence. Ce qui explique dans les deux cas son choix par Antonis Samaras.

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CELA NE SE JOUE PAS QUE DANS LES SALLES DE MARCHÉ… par François Leclerc

Billet invité

Tandis que la stratégie de la tension bat son plein afin d’éviter l’accession au pouvoir de Syriza en Grèce, la Belgique est aujourd’hui entièrement paralysée par un mouvement de grève qualifié d’historique en raison de son ampleur. Une manifestation de 120.000 personnes avait eu lieu à Bruxelles le 6 novembre dernier, dans le contexte de l’arrivée au pouvoir d’une coalition intégrant la N-VA nationaliste flamande. L’Italie avait précédemment connu un important mouvement national vendredi dernier. Les deux grandes confédérations syndicales italiennes avaient organisé une grève de huit heures – la première depuis l’arrivée au pouvoir de Matteo Renzi – et les cortèges ont connu une grande affluence dans une cinquantaine de villes, dans le but de s’opposer à la réforme du marché du travail destinée à faciliter les licenciements et de dénoncer le projet de budget 2015. Sur un autre registre, le rouble poursuit sa descente aux enfers en Russie et a perdu depuis le début de l’année 40 % de sa valeur face à l’euro, et 45 % face au dollar, alors que 108,5 milliard de roubles de prêts en devises étrangères y sont dénombrés.

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ON N’EN A PAS FINI AVEC LES LUXLEAKS, par François Leclerc

Billet invité

Le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) cultive le sens de l’opportunité : l’équipe a choisi la veille de la prestation de serment de la Commission Juncker devant la Cour de justice européenne comme date pour la publication de ses nouvelles révélations dans une sélection de grands titres de la presse européenne !

Trente-cinq nouvelles entreprises figurent à ce palmarès d’un nouveau genre – parmi lesquelles Skype (Microsoft), Invista des frères Koch, Bombardier ou encore Walt Disney – pour avoir bénéficié d’une même complaisance fiscale de la part du Luxembourg, via le mécanisme du « tax ruling » (rescrit fiscal). Selon le quotidien belge Le Soir, on trouverait à la manœuvre le gratin des cabinets d’audit et de conseil : PricewaterhouseCoopers (PwC), KPMG, Deloitte et Ernst & Young. Leur rôle central serait enfin mis à jour. Au total, selon les précédentes révélations, quelques 340 transnationales auraient bénéficié de cette optimisation fiscale pratiquée à l’échelle industrielle, représentant des milliards d’euros de recettes fiscales évaporées en fumée.

Quatre enquêtes avaient été lancées par la Commission, en juin dernier, impliquant non seulement le Luxembourg, mais également l’Irlande et les Pays-Bas pour des pratiques similaires favorisant Apple, Starbucks, Fiat et Amazon. Sur la défensive, Jean-Claude Juncker fait valoir qu’il n’a « rien de plus à {se} reprocher que ce que d’autres auraient à se reprocher » et promet de ne pas interférer avec les enquêtes en cours, qui sont menées par Margrethe Vestager, la commissaire à la concurrence. « Je ne suis pas l’architecte du système (…) mais objectivement parlant je suis affaibli.», avait-il déjà reconnu, après avoir fait face à une motion de censure au Parlement européen, rejetée grâce au soutien réitéré manifesté par le groupe des socialistes et démocrates.

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« Notre amie c’est la finance, la bonne finance… ». Réponse à Michel Sapin, par Jean-Michel Naulot

Billet invité. Tribune publiée dans L’Humanité Dimanche (31 juillet 2014).

La petite phrase du ministre a beaucoup fait rire dans certains milieux mais elle a choqué nos concitoyens. En quelques mots, le ministre a vidé de son contenu le discours du Bourget. Il est vrai que la déclaration de guerre du Président à la finance devenait un peu gênante après le récent virage libéral ! Michel Sapin a en quelque sorte rendu service à un ami… Mais à quel prix ! Cela donne le sentiment que l’on peut tout dire en politique, une chose et son contraire, même sur des sujets graves. Or, c’est précisément ce double discours qui tue la politique.

En deux ans, nous avons eu plusieurs exemples de ce grand écart entre la parole et les actes. D’abord, le Traité de stabilité budgétaire (TSCG) qui devait être renégocié et qui a été signé tel quel. Angela Merkel a beau jeu de rappeler à tout propos le texte du traité. Ensuite, la loi bancaire qui avait pour objet de montrer que l’on « s’occupe de la finance » et qui n’a pratiquement rien changé dans la vie des banques. Les financements aux fonds spéculatifs n’ont même pas été filialisés. Enfin, la manière de procéder pour mener à bien le projet de taxe sur les transactions financières (TTF) a été particulièrement cynique. Pierre Moscovici avait affirmé très solennellement qu’elle devait rapporter « plusieurs dizaines de milliards d’euros » et au final nous avons eu une vraie peau de chagrin. Rien d’étonnant puisqu’il a lui-même plaidé en coulisse pour une taxe minimale. Comment nos concitoyens pourraient-ils ensuite faire confiance à leurs dirigeants politiques ?

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Et cette fois-ci, M. Moscovici, qu’allez-vous faire ?, par Zébu

Billet invité.

Cette fois-ci, ce n’est plus une histoire de défaut d’affichage de taux d’intérêt sur un fax de confirmation de prêt.

Cette fois-ci, c’est une commune, celle de Saint Maur des Fossés, qui gagne sur l’affaire des prêts toxiques en première instance contre Dexia mais aussi contre l’État français au travers de la CAFFIL, structure créée pour reprendre les créances pourries de la banque faillie et pour lesquels les États français et belge se sont portés garants, sur le fond même de l’affaire.

Cette fois-ci, ce sont les éléments constitutifs de l’identification des taux d’intérêts sur ces contrats dits ‘structurés’ qui sont jugés défaillants, à tel point que les juges ont estimé que non seulement le taux d’intérêt dit légal devait se substituer au taux d’intérêt qui s’est appliqué jusqu’à maintenant, soit un taux de 0,04%, mais aussi que les intérêts perçus au-delà de ce taux d’intérêt légal devaient être rendus à la commune et ce depuis la signature du contrat, soit depuis presque 7 ans.

Cette fois-ci donc, c’est bien la nature même de ces emprunts qui est en cause, la nature même des contrats qui est au cœur de l’affaire, puisqu’ils sont ‘structurés’ justement selon la justice de manière à ne pas permettre, même à une collectivité locale, d’identifier les tenants et aboutissants du crédit contracté.

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L’actualité de demain : TENIR ! TOUJOURS TENIR ! par François Leclerc

Billet invité.

De « modéré », le taux de croissance de l’économie américaine est pour la Fed devenu « modeste », Mario Draghi de la BCE décelant très prudemment une « confirmation de la stabilisation » au sein de la zone euro. De nouveau, le sujet de la croissance est sur toutes les lèvres, ce qui généralement survient quand un miracle est espéré. La palme incontestée revient une fois de plus à Pierre Moscovici, le ministre français de l’économie et des finances, pour son envolée à propos de la « véritable croissance » française qu’il prévoit en 2014 : « notre objectif, c’est 0,8% puis ensuite repasser nettement au-dessus de 1%, 1,5% pourquoi pas 2% en 2015 et 2016 ». Pourquoi pas, mais pourquoi s’arrêter là ?

Si un frémissement devait intervenir, nul doute qu’il sera toutes affaires cessantes présenté comme la fin du tunnel. Avec le retour des banques sur le devant de la scène, on est décidément revenu à la case départ : celle de ces petites pousses vertes annonciatrices de futures récoltes. Encore que l’Autorité prudentielle française (ACP), fidèle en cela à une tradition que le monde entier lui envie, vient de s’appliquer à noyer le poisson à propos des banques du pays en annonçant qu’elles sont « à niveau ou pas loin » du ratio de levier « qui ne s’appliquera d’ailleurs qu’en 2018 », oubliant en cela que celui-ci n’a pas encore été fixé par le Comité de Bâle…

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L’actualité de demain : LE TRAVAIL DE SAPE SE POURSUIT… par François Leclerc

Billet invité.

On ne présente plus Elizabeth Warren, désormais sénatrice du Massachusetts, à ce titre plus que jamais bête noire de l’industrie financière américaine. Et il serait abusif de la cataloguer dans la fameuse cinquième colonne qui se découvre progressivement, dont il est rendu compte au fil de l’eau dans cette chronique, vu qu’elle n’a cessé pour ce qui la concerne d’agir à visage découvert.

Avec le sénateur républicain John McCain, Elizabeth Warren vient d’ailleurs de prendre une de ces initiatives que l’on appelle aux États-Unis bipartisane, afin de peser tout leur poids dans la situation politique de forte polarisation entre démocrates et républicains qui s’y poursuit. Entraînant tous deux dans leur sillage un groupe de sénateurs, ils veulent aller plus loin que la loi Dodd-Frank et viennent de proposer une nouvelle loi en référence au Glass-Steagall Act de 1933, tout en prenant en compte les nouveautés parmi les produits financiers. « Il est temps de restaurer notre confiance dans les institutions financières en reconstruisant la muraille qui a protégé notre économie pendant des décennies aux lendemains de la Grande dépression », a commenté Maria Cantwell, la sénatrice démocrate de l’État de Washington qui soutient le projet, d’après le Financial Times.

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L’actualité de demain : LES VRAIES VALEURS (SUITE), par François Leclerc

Billet invité. Il faut noter que dans une deuxième version du discours de Pierre Moscovici communiquée à la presse, le passage cité par François dans son premier paragraphe, relatif à la finance comme « poumon », a été remplacé par un autre que voici : « La finance est essentielle à l’économie réelle, elle doit être mise à son service ! Or, elle ne l’est pas et c’est pourquoi il faut l’Union bancaire, projet politique majeur, au service des entreprises ». Comme on entend là en écho : « La finance au service de la communauté », l’intitulé en français de ma chaire « Stewardship of Finance » à la Vrije Universiteit Brussel (VUB), il me paraît important de souligner ce pas dans la bonne direction.

Pierre Moscovici, ministre français de l’économie, a profité d’un colloque sur l’intégration européenne pour saluer « la finance qui joue un rôle crucial pour le développement de l’économie réelle et sans laquelle nos entreprises ne peuvent pas croître, pas plus qu’un champ de cultures ne peut croître sans eau ». Il a ajouté « l’économie a changé, le charbon et l’acier ne sont plus les poumons de la puissance économique des pays européens : c’est la finance qui a pris cette place ».

A l’occasion du 150ème anniversaire du SPD allemand, François Hollande avait fait il y a deux jours l’éloge des réformes du marché du travail menées par l’ancien chancelier Gerhard Schröder : « Le progrès, c’est aussi de faire dans les moments difficiles des choix courageux pour préserver l’emploi, pour anticiper les mutations industrielles et c’est ce qu’a fait Gerhard Schröder ici en Allemagne et qui permet à votre pays d’être en avance sur d’autres », a-t-il dit déclaré.

Les syndicats allemands dénoncent aujourd’hui les effets des lois Hartz en question, qui ont suscité en 2004 de nombreuses manifestations et ont été à l’origine des revers électoraux du chancelier social-démocrate. La loi Hartz II a introduit les Minijob et Midijob, contrats précaires à temps partiel et à basse rémunération (de 400 à 800 euros mensuels), auxquels s’ajoutent une allocation publique pour partie d’entre eux. L’ensemble concerne actuellement environ un cinquième des salariés et explique le niveau du chômage moins élevé en Allemagne.

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2013 : LE RETOUR EN FORCE DES VRAIES VALEURS

Aujourd’hui : l’Ambition et l’Exigence.

Propos tenus hier dans un entretien par M. Moscovici, ministre de l’Économie, des Finances et du Commerce extérieur :

« J’ai choisi d’agir dans le dialogue. Dans cet esprit, j’ai rencontré la semaine dernière la présidente du Medef, Laurence Parisot, et le président de l’Afep, Pierre Pringuet, qui se sont engagés à présenter rapidement un renforcement AMBITIEUX de leur code de gouvernance. Ils m’ont assuré qu’ils étaient prêts à des avancées importantes, notamment en recommandant le « Say on Pay », qui permettra à l’assemblée des actionnaires de se prononcer sur la rémunération des dirigeants. Notre but est d’éviter de figer des règles dans la loi, quand celles-ci sont amenées à évoluer sans cesse dans un environnement international mouvant. Nous préférons miser sur une “autorégulation EXIGEANTE”.  »

Dans Les Échos, en date du 23 mai.

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