Séance de discussion à Ars Industrialis, Prix / valeur – Droit au revenu, le 21 mars 2015

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La séance de discussion à Ars Industrialis du 21 mars 2015. Y participaient, Olivier Laudau, Simon Lincelles, François-Xavier Petit, Christian Faure, Julien Gautier, Paul-Emile Geoffroy, Vincent Puig, Colette Tron, Franck Cormerais, Arnauld de l’Epine, ainsi que moi-même.

Ma propre communication (2ème partie de la discussion) : Valeur / Prix / Création de valeur

La communication de François-Xavier Petit (1ère partie de la discussion) : Droit au revenu dissocié du revenu de l’emploi salarié

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Repenser Keynes, chacun à sa manière

Keynes avait trop souffert de voir la « concurrence déflationniste » entre les nations, durant l’entre-deux-guerres (ce type de concurrence qui conduit à pressurer sans cesse le coût du travail pour réaliser des exportations), les conduire de la guerre économique à la guerre, pour ne pas être obsédé par l’idée d’une régulation mondiale de l’économie.

Les lignes qui précèdent figurent à la page 80 du Keynes ou l’économiste citoyen (1999) de Bernard Maris.

Quand j’ai entrepris il y a un an et demi l’écriture de « Rebâtir, à partir de Keynes » (*), je m’étais donné comme programme de lire tout ce qui me paraissait digne d’intérêt dans les trente volumes des œuvres complètes de l’économiste anglais, mais je n’avais certainement pas l’intention de tenter de lire tout ce qu’on avait pu écrire à son sujet, ni même en lire une part significative, tant il y en a !

Quand j’ai découvert cependant, après l’assassinat de Bernard Maris le mois dernier, qu’il avait consacré un petit volume à Keynes, j’ai regretté de ne pas l’avoir lu avant de mettre un point final à mon manuscrit.

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« Rebâtir, à partir de Keynes » : Les riches transfèrent aux pauvres le risque lié aux incertitudes de l’avenir

La date de parution aux éditions Odile Jacob de mon livre intitulé « Rebâtir, à partir de Keynes » a été fixée à septembre. Ici, quelques autres pages à venir.

Les riches transfèrent aux pauvres le risque lié aux incertitudes de l’avenir

Les membres en surnombre d’un groupe issu de la division sociale du travail sont dans un rapport de force défavorable vis-à-vis des membres des autres groupes. Y aurait-il à cela en arrière-plan une objectivité fondant cela ? Une telle objectivité existe : c’est celle qu’impose la problématique du risque imprégnant la totalité des activités humaines en raison de l’imprévisibilité des événements contingents de notre monde en devenir, facteur sur lequel Keynes insista dans l’entièreté de son œuvre et dès son Treatise on Probability de 1921.

Le membre surreprésenté d’une classe sera en général rémunéré à un niveau déprécié et sa loyauté sera dès lors restreinte à l’égard de son employeur, faiblesse intrinsèque qui trouvera à s’exprimer si une meilleure offre devait lui être faite. L’employeur devra alors remplacer le travailleur démissionnaire ou défaillant. Ce risque de reconduction de l’emploi offert pour l’employeur est équivalent à ce qu’on désigne en finance du nom de risque de réinvestissement : le risque de celui qui, prêtant à court terme, se retrouve périodiquement et à brève échéance devant la nécessité de replacer son argent dans des conditions qui risquent de ne pas être aussi favorables que celles qui avaient prévalu lors du placement qui vient d’arriver à échéance (cf. pour un traitement plus étendu de cette question, mon Le prix 2010 : 222-224).

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