UCL – Mons, Conférence sur l’hétérodoxie et l’alternative économique, le 23 mars 2017 de 14h à 18h

J’ai été invité à cette conférence de l’UCL (Université catholique de Louvain) à Mons, où les autres intervenants seront Bernard Friot et Christophe Ramaux. Il s’agit malheureusement du jour où je fais passer des examens à Lille. Les organisateurs ont insisté pour que mon intervention sur « Qui est John Maynard Keynes ? » puisse être partagée le 23 mars. Je l’ai donc enregistrée sous forme de vidéo. La voici :

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Le temps qu’il fait le 17 février 2017

Le schisme dans la gauche
Les États-Unis
Le Cube, Les rendez-vous du futur – Paul Jorion : « L’extinction de l’humanité ? » le 14 février 2017

PARIS (Reuters) – Les Français sont partagés sur un éventuel désistement de Benoît Hamon ou Jean-Luc Mélenchon pour limiter le nombre de candidats de gauche à l’élection présidentielle, selon un sondage Odoxa pour franceinfo publié vendredi.

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Pour comprendre l’économie, Keynes demeure un excellent point de départ (IV) Am I a Liberal ? (1925)

jorionSi l’on veut remplacer la théorie économique dominante, dont Andrew Haldane, économiste en chef de la Banque d’Angleterre, vient de rappeler les faiblesses fondamentales, Keynes demeure un excellent point de départ. Je vous propose du coup en feuilleton dans les jours qui viennent, mes commentaires relatifs aux principaux textes de Keynes, tels qu’on les trouve dans Penser tout haut l’économie avec Keynes (Odile Jacob, 2015).

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Piketty, candidat pour la gauche ! – LE TEMPS QU’IL FAIT LE 25 NOVEMBRE 2016 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 25 novembre 2016. Merci à Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le vendredi 25 novembre 2016 et là, vous avez dû le voir : changement de décor, j’ai déménagé ! J’ai trouvé le temps de déménager dans tout ce tohu-bohu de choses que vous me voyez faire. Continuer la lecture de Piketty, candidat pour la gauche ! – LE TEMPS QU’IL FAIT LE 25 NOVEMBRE 2016 – Retranscription

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Mettre en place les éléments d’une transition vers un socialisme authentique

Ouvert aux commentaires.

Un extrait de Se débarrasser du capitalisme est une question de survie, à paraître chez Fayard en mars 2017

Que faire maintenant ? Mettre en place les éléments d’une transition vers un socialisme authentique, dont les linéaments surgissent paradoxalement aujourd’hui à l’occasion de l’élection présidentielle en France.

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Le moment serait-il venu d’être socialiste ? (bis), par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

La complexité de l’objet monétaire, bancaire et financier en économie politique est analogiquement de même nature que celle du champ de Higgs en physique quantique. La monnaie pas plus que le boson de Higgs n’existent sans notre entendement, notre sensibilité et notre raison. Le boson de Higgs comme la monnaie sont des facteurs d’explication de notre réalité. Le boson fait la masse inertielle des particules de matière dans le vide. La monnaie matérialise la résistance du réel objectif aux objectifs de nos désirs subjectifs.

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La Libre Belgique, Le moment serait-il venu d’être socialistes ?, le 7 septembre 2016

La Libre Belgique : « Le moment serait-il venu d’être socialistes ? ».

Nous pourrions nous demander si, au gré des événements actuels (renforcement de l’état policier, érosion des droits acquis par les travailleurs par la lutte, tel le droit de grève, libéralisation des échanges débouchant sur l’arbitraire, telle que prévue par le TTIP), le socialisme serait le mouvement constructeur d’un autre monde, pour nous-mêmes et pour nos enfants.

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Caterpillar et ultralibéralisme : un excellent commentaire de Martin Buxant et une mauvaise réponse de Charles Michel

Le journaliste du quotidien financier belge L’Écho, Martin Buxant, fait une excellente remarque au Premier ministre belge, Charles Michel, à propos de la fermeture du site de Gosselies de Caterpillar, une firme prospère :

Tout ceci, finalement, c’est la conséquence de l’ultralibéralisme…

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« Écartons tout ce qui ressemble au couvent, à la caserne… », par V. H.

Billet invité.

Certaines théories sociales, très distinctes du socialisme tel que nous le comprenons et le voulons, se sont fourvoyées. Écartons tout ce qui ressemble au couvent, à la caserne, à l’encellulement, à l’alignement. Le Paraguay, moins les Jésuites, est tout de même le Paraguay. Donner une nouvelle façon au mal, ce n’est point une bonne besogne. Recommencer la vieille servitude est inepte. Que les peuples d’Europe prennent garde à un despotisme refait à neuf dont ils auraient un peu fourni les matériaux.

Victor Hugo, William Shakespeare, 1864, II, v, iii

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Dans mon Panthéon, j’invite… Jack London, par Isabelle Joly

Billet invité.

Vous connaissez les Sapag, ces 133 ouvriers de Ham, en Picardie qui se font virer comme des malpropres, alors qu’ils travaillent très (trop ?) bien. Se faire licencier alors qu’on réalise un taux de rentabilité de 22 %, c’est à vous dégoûter du travail bien fait. Ce sont les capitalistes qui tuent l’idée du travail, pas les gens qui deviennent fainéants.

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L’urgence de refonder la gauche, en théorie comme en pratique, par David Dahomay

Billet invité. Également sur son blog. Ouvert aux commentaires.

L’urgence de réfléchir, de comprendre. L’urgence de « penser où ça fait mal », de penser au bord de l’abîme (abîme politique, moral, voire même civilisationnel). L’urgence de mettre des mots sur des maux. L’urgence et le devoir impératif de nous ressaisir, de résister, et de refonder la politique et la démocratie, en théorie comme en pratique (« résister, c’est créer », Stéphane Hessel).

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LA BOÎTE À OUTILS DE PAUL JORION, par François Leclerc

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Billet invité.

Si vous voulez faire une belle balade, n’hésitez pas à « penser tout haut l’économie avec Keynes » (*). Vous y croiserez au fil des pages des célébrités de la pensée économique : suivant les côtés de la route, Smith, Schumpeter, Walras ou Marx et Polanyi, et bien entendu John Maynard Keynes dont vous emprunterez les pas. Vous y rencontrerez décryptés « les mystères du taux d’intérêt », de l’énigmatique « préférence pour la liquidité » ou du « miracle de l’intérêt composé », sans oublier l’incontournable « euthanasie des rentiers » dont vous avez beaucoup entendu parler, sans toujours vous interroger à leur propos.

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Revue Ravage – Mort d’un homme politique de Tom Lanoye, avec Josse de Pauw

Ouvert aux commentaires.

Depuis que je passe à nouveau de longues périodes en Belgique, l’occasion m’a été donnée de voir des pièces remarquables du théâtre flamand. J’ai ainsi vu hier soir Revue Ravage – Mort d’un homme politique du dramaturge Tom Lanoye, avec Josse de Pauw dans le rôle principal de l’homme politique, et Peter Vermeersch à la tête de l’orchestre qui intervient lors des intermèdes chantés de cette « revue ».

J’ai eu l’occasion de voir récemment Josse de Pauw dans « Raymond », une pseudo-biographie de l’entraîneur de football légendaire Raymond Goethals, pièce de Thomas Gunzig, et dans « Huis », la combinaison de deux pièces en un acte de Michel de Ghelderode (1898-1962) : « Le cavalier bizarre » et « Les femmes au tombeau ».

Certains dans la génération qui m’a précédé m’ont dit : « J’ai vu Raimu sur les planches ! » ou « J’ai vu Jouvet en scène ! ». Je pourrai dire moi à mes petits-enfants que j’ai vu de mes yeux vus, Josse de Pauw – je peux aussi leur enjoindre d’aller le voir eux-mêmes, tant qu’il en est temps.

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L’attribution de bonus aux salariés lorsque les firmes accordent des dividendes à leurs actionnaires

Suite au reproche que j’adressais aux syndicats, dans ma vidéo de vendredi, d’avoir rejeté la proposition faite par le gouvernement Fillon II, de bonus accordés aux salariés au prorata des dividendes accordés aux actionnaires, « ne reconnaissant pas », dans mes termes, « une mesure socialiste quand ils en voient une », j’ai reçu trois mails contestant – parfois durement – mon interprétation. Tous trois justifient le refus des syndicats par le peu de résultat in fine sur quoi déboucha la mesure législative qui fut finalement prise.

Nous avons lu ici, à quelques-uns, les arguments qui me sont opposés.

Notre conclusion est qu’il s’agit dans chacune de ces trois argumentations, d’une justification après coup par la direction des syndicats de la situation qui a résulté du refus par elles d’accepter le cadeau (justifié) qui était fait aux salariés. Comme il s’agit dans ces analyses d’un constat a posteriori d’une situation résultant du rejet initial par les syndicats de ce cadeau, ces directions ont beau jeu ensuite d’affirmer que celui-ci était sans intérêt, alors que c’est essentiellement leur attitude de refus qui l’a rendu tel in fine.

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Parti de Gauche : Colloque sur le coût du capital, le 23 novembre 2013

En novembre dernier, j’intervenais sur le coût du capital à l’invitation du Parti de Gauche. La vidéo se trouve ici.

Le Parti de Gauche a eu la bonne idée de vouloir faire un livre de toutes nos interventions. J’ai reçu du coup la transcription de la mienne, qui servira à rédiger un texte, plus proche de la forme écrite.

Une vidéo, c’est bien pour ceux qui ont la patience de passer 37m51s devant leur poste. Si vous préférez quelque chose à lire, le voici.

 

Le 23 novembre 2013

Merci, merci. Bien, je vais embrayer directement sur les questions qui ont été posées. Par exemple, sur le capital et la rémunération du capital : est-ce qu’elle doit être minimale ?

Il faut d’abord faire un retour en arrière : cette question-là est une question qui est centrale aux débats qui ont déchiré la Première Internationale (1864 – 1872 ; qui réunissait socialistes, anarchistes, et communistes marxistes), de savoir quels sont véritablement les facteurs qui sont impliqués dans la production et la distribution, et comment les rémunérer.

Et là, vous le savez sans doute, il y a deux options : il y a deux courants qui sont deux courants distincts et qui aboutissent à des conclusions différentes.

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Le 1er mai au Familistère de Guise, par Michel Leis

Billet invité.

Quel autre endroit que le Familistère de Guise pour aller passer un 1er mai ? À moins de 50km de Fourmies, symbole tragique de la condition ouvrière à la fin du 19e siècle, se dresse le Familistère, une utopie sociale qui à partir de 1858 offre aux ouvriers et employés des fonderies Godin des avantages sociaux et des conditions de vie exceptionnels pour l’époque, sous la forme « d’équivalents de la richesse ». De quoi s’agit-il ? De l’accès à des services et des installations réservés aux seuls bourgeois de l’époque : logements clairs et aérés, plutôt vastes*, éducation obligatoire et gratuite jusqu’à 14 ans, équipements sportifs et culturels (piscine, bibliothèque, théâtre). Les conditions de travail ne sont pas en reste : retraite à 60 ans, journées de 10 heures puis de 8 heures avec des années d’avance sur les lois sociales, service de santé gratuit, la liste est longue.

La fonderie Godin est une unité de production performante pour l’époque, dont le succès repose en partie sur une innovation technique, le remplacement dans les poêles de la tôle par de la fonte émaillée. Cependant, la production ne se limite pas aux poêles et l’usine de Guise restera très compétitive (c’est l’une des toutes premières fonderies du monde) tant que la demande restera importante. Bien que l’on parle d’utopie sociale, le travail est rémunéré et il existe une grille des salaires fondée à la fois sur la compétence, l’ancienneté et la position dans l’entreprise.

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Petite chronique des siècles de plomb : France, élections municipales, 2014, par Jacques Seignan

Billet invité.

De la Patagonie à la Sibérie, de la Californie à la Somalie, dans le monde entier, tout était suspendu à la décision que prendrait le deuxième Président socialiste, élu par la patrie des Droits de l’Homme et le pays de la Révolution de 1789 – et, en 2014, c’était une nation très riche, 5ème puissance mondiale par son PIB.

La situation était grave. Les forces obscures montaient. Le désarroi frappait tous les Français : il devenait terriblement difficile pour les jeunes de trouver du travail ou pour les vieux d’en retrouver ; pour tous, l’avenir s’assombrissait. Nul, à part quelques-uns dans leurs univers protégés – qui donnaient heureusement du travail aux artisanats de luxe ou à des agences de voyages spéciales (1) –, n’était à l’abri. Les inégalités augmentaient inexorablement. En un mot, l’activité économique était atone et risquait de s’enfoncer davantage par l’euthanasie programmée du consommateur, conséquence d’une politique d’austérité inflexible – toutefois après en avoir acceptée les règles dogmatiques et ineptes, il était question de marchander des délais. De plus la société souffrait devant un niveau de corruption jamais atteint avec l’impunité arrogante des coupables. Un voleur de scooter était rapidement emprisonné ; un fraudeur du fisc, un politicien véreux, un banquier escroc ou un concussionnaire voyaient leur jugement final indéfiniment reporté et les peines encourues étaient faibles. En conséquence de tous ces dysfonctionnements intolérables, le fameux « peuple de gauche » avait fait une grève massive aux élections municipales ; il s’était comme volatilisé. Les résultats furent catastrophiques y compris pour des mairies de gauche sortantes qui avaient pourtant fait un travail honnête.

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GACCIO ET JORION (V) LE SOCIALISME ET LA GAUCHE : TOUTE UNE HISTOIRE

La cinquième vidéo dans une série de 5 :

1) Les modèles de sortie de crise – 2) Les banques – 3) Le travail et le revenu – 4) Les scénarios catastrophes – 5) Le socialisme et la gauche : toute une histoire

Pour en savoir plus sur les deux personnages, Bruno Gaccio et Paul Jorion, et sur La Parizienne à l’origine du projet, c’est ici.

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