LA MAIN ÉLECTRONIQUE DES MARCHÉS, par François Leclerc

Billet invité.

Dans ce monde financier de plus en plus complexe et impénétrable, rien que dénicher le volume des ordres et des transactions effectives dont le trading à haute fréquence (THF) est à la source, est un exploit tellement les estimations rendues publiques sont variables – et le plus souvent datées. Il n’en reste pas moins certain que le THF a connu ces dernières années un essor fulgurant et irrésistible sur toutes les places financières.

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L’INSTABILITÉ FINANCIÈRE A SES RAISONS QUE L’ON NE CONNAIT PAS, par François Leclerc

Billet invité.

Préserver la liquidité (1) des marchés financiers – l’une de leurs principales qualités – est l’un des arguments traditionnellement opposé lorsque les régulateurs manifestent de mauvaises intentions. Cela a été notamment le cas quand il a fallu défendre bec et ongles la tenue de marché par les banques (2).

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Trading à haute fréquence : les Bourses sont complices, par Jacques Seignan

Billet invité.

Parfois il vaut mieux en rire, dit-on, et en effet devant le sérieux ahurissant des gens qui prétendent diriger le monde, tout en sachant que seule la cupidité absolue est leur idéal, le ridicule de certaines situations devrait quand même nous aider à leur dire que « trop, c’est trop ». On apprend ainsi que le Trading à Haute Fréquence serait (enfin !) au centre d’un procès.

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Le Monde / L’Écho, Tout va mieux quand les marchés ignorent tout !, le 5 novembre 2015

Ouvert aux commentaires.

Tout va mieux quand les marchés ignorent tout !

Les régulateurs américains se posent la question de savoir si c’est le self-trading, le fait qu’une firme s’achète et se vende à elle-même, par algorithmes automatisés interposés, qui produit les nombreux krachs instantanés que l’on observe en ce moment. Ainsi les 35 krachs sur le marché du brut West Texas Intermediate, jusqu’ici en 2015, ou les violentes oscillations pendant 12 minutes du marché des Treasury bonds américains en octobre 2014.

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LES BANQUES, LE RETOUR, par François Leclerc

Billet invité.

Après avoir longtemps courbé le dos et mené des batailles défensives dans le but de limiter la portée de la régulation, les banquiers européens voient leur moment arriver : les régulateurs ne sont plus à l’offensive, leur tour est enfin venu.

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QUEL MONDE ! NON MAIS QUEL MONDE ! par François Leclerc

Billet invité.

Jadis, les banques centrales faisaient le marché, gendarmes respectés du système financier, que la puissance publique contrôlait. Aujourd’hui, que maitrisent-elles vraiment, du haut de leur indépendance de façade ? Les faits semblent désormais établis : leurs moyens ne sont ni dimensionnés ni adéquats au regard de ce qu’est devenu un monde qui leur échappe. Les mouvements de capitaux sont disproportionnés par rapport à ce qu’elles peuvent mobiliser, et leurs instruments de politique monétaire sont sans prise sur une crise multiforme.

Dans ce nouveau monde, le gigantisme atteint par les institutions financières porte à réflexion. Selon SNL Financial – une société américaine spécialisée dans les informations sur les banques et les assurances – JP Morgan Chase, Bank of America, Citi Bank, US Bank et Wells Fargo, détenaient à elles seules 44 % du total des actifs inscrits en 2013 au bilan des banques américaines, soit 6.780 milliards de dollars. En 1990, les cinq plus grandes banques affichaient un total de 457 milliards d’actifs, soit 9,6 % de l’ensemble des actifs bancaires de la même année.

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Permissives contraintes financières : LA VOIE EST LIBRE ! , par François Leclerc

Billet invité

En prologue de son analyse des bilans de 128 banques européennes, la BCE vient comme prévu de calmer le jeu, confirmant qu’elle entend aborder ce périlleux exercice non sans complaisance. Dévoiler la réalité, c’est replonger l’Europe dans une crise aiguë, trop la masquer c’est perdre toute crédibilité.

Dans une lettre à Sharon Bowles, la présidente de la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, Mario Draghi donne des assurances à propos du traitement réservé aux obligations souveraines. Elles ne feront l’objet d’aucune dépréciation lors de l’examen, à la seule condition que les banques aient prévu de les conserver jusqu’à leur maturité, lorsqu’elles sont remboursées au nominal, si ni un défaut, ni une restructuration ne sont entre-temps intervenus, et si elles n’ont pas été apportées en garantie… à la BCE. On sait comment les banques jouent de ce classement entre banking book et trading book afin de ne pas dévaloriser leurs actifs et améliorer leur bilan, quitte à revenir dessus quand l’occasion se présente. Les actifs destinés à être détenus jusqu’à échéance sont rangés sur la première étagère et ceux qui font l’objet de négociations sur la seconde.

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LE DICIBLE ET L’INDICIBLE

Je faisais partie cet après-midi du jury du rapport individuel d’expertise de Jean-François Gayraud, Commissaire divisionnaire de la police nationale, rapport consacré au « Trading haute fréquence : quels enjeux pour la sécurité nationale ? »

La soutenance avait lieu au CHEMI, le Centre des Hautes Études du Ministère de l’Intérieur, dont les locaux sont situés dans l’enceinte du Fort de Charenton.

J’ai rarement été invité jusqu’ici dans des forts et je n’avais jamais eu l’occasion auparavant de découvrir au cours d’une longue conversation qu’un directeur-adjoint d’Interpol et moi pouvions être sur la même longueur d’onde sur la plupart des sujets.

Les membres du jury se sont réunis après la soutenance. Nous nous sommes rapidement mis d’accord sur le fait que le rapport était d’une qualité exceptionnelle et qu’il devait être publié sans tarder.

Puis nous avons parlé de ce qui aurait pu se trouver dans le rapport et qui l’aurait rendu impubliable, de ce qui est faisable et de ce qui est infaisable en matière de sécurité, de ce qui est possible et de ce qui est impossible en matière de poursuites des crimes en col blanc, enfin, de ce qui est dicible et de ce qui est indicible quand on s’exprime en tant que fonctionnaire du Ministère de l’Intérieur.

À l’heure où j’écris, je me dis que j’ai bien de la chance d’être blogueur et de pouvoir vous parler quand et comme ça me chante de l’infaisable, de l’impossible et de l’indicible.

Pourvu seulement que cela dure, car comme nous l’avons découvert il y a quelques jours à notre grande stupéfaction : l’Internet a des oreilles !

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