Le nazisme était-il un anticapitalisme ? LE TEMPS QU’IL FAIT LE 6 MAI 2017 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 5 mai 2017. Merci à Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le vendredi 5 mai 2017 et la semaine dernière, en pensant à la vidéo que je ferais aujourd’hui je vous ai dit que je ne manquerais pas de parler de l’actualité. Et en fait, je ne vais pas le faire. Je disais que je vous parlerais de l’actualité parce que nous sommes à deux jours du second tour de la présidentielle, en France. Je vais vous dire deux petits mots sur l’actualité et puis, je passerai à autre chose.

Continuer la lecture de Le nazisme était-il un anticapitalisme ? LE TEMPS QU’IL FAIT LE 6 MAI 2017 – Retranscription

Partager

Le temps qu’il fait le 21 avril 2017

Présidentielle française dimanche

Quel avenir pour l’euro ?

Bruno Colmant, L’Euro : une utopie trahie, La Renaissance du livre 2017

Paul Jorion, Bruno Colmant (sous la direction de Marc Lambrechts), Penser l’économie autrement, Fayard 2014

* Abrogation des lois interdisant la spéculation en Suisse en 1860 ; en Belgique en 1867 ; en France en 1885.

Partager

Trends – Tendances, La solution de la question européenne : dissoudre le peuple ! le 15 décembre 2016

Ouvert aux commentaires.

Qui ne se souvient du poème de Bertolt Brecht « La solution » qui semblait, au moment où il fut écrit en 1953, résumer très justement toutes les tares qui affectaient le communisme de type soviétique ?

Après l’insurrection du 17 juin,
Le secrétaire de l’Union des Écrivains
Fit distribuer des tracts sur le boulevard Staline.
Le peuple, y lisait-on, a par sa faute
Perdu la confiance du gouvernement
Et ce n’est qu’en redoublant d’efforts
Qu’il peut la regagner.
Ne serait-il pas
Plus simple alors pour le gouvernement
De dissoudre le peuple
Et d’en élire un autre ?

Continuer la lecture de Trends – Tendances, La solution de la question européenne : dissoudre le peuple ! le 15 décembre 2016

Partager

LE TEMPS QU’IL FAIT LE 13 OCTOBRE 2016 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 13 octobre 2016. Merci à Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le jeudi 13 octobre 2016 et ce n’est pas toujours facile de trouver un bon angle dans une chambre d’hôtel : il y a des contraintes liées à la lumière.

Continuer la lecture de LE TEMPS QU’IL FAIT LE 13 OCTOBRE 2016 – Retranscription

Partager

Les géants de la technologie s’activent à privatiser nos données, par Evgeny Morozov

Traduction par Timiota de l’article de  paru dans le Guardian le 24 avril.

Quand Google et Facebook en auront terminé de détruire leurs concurrents, un nouvel âge du féodalisme adviendra.

Continuer la lecture de Les géants de la technologie s’activent à privatiser nos données, par Evgeny Morozov

Partager

Makarenko et la « discipline de la liberté », par Nadir (Nadj Popi)

Billet invité.

Je voudrais reparler de cette figure intellectuelle fort méconnue du grand public, Anton Makarenko (1888-1939) à propos de qui j’émets l’hypothèse qu’il a forgé le néolibéralisme de von Hayek.
Continuer la lecture de Makarenko et la « discipline de la liberté », par Nadir (Nadj Popi)

Partager

Laudato si’ et la décroissance, La Nef, N° 273, septembre 2015

J’ai accepté de commenter le thème « Laudato si’ et la décroissance » dans le numéro de septembre de la revue catholique traditionaliste La Nef. En voici le texte.

Il est dit au paragraphe 193 de Laudato si’ que « Nous savons que le comportement de ceux qui consomment et détruisent toujours davantage n’est pas soutenable, tandis que d’autres ne peuvent pas vivre conformément à leur dignité humaine. C’est pourquoi l’heure est venue d’accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une saine croissance en d’autres parties » (p. 147). La décroissance est mentionnée là comme un objectif économique qui devrait être le nôtre. Rien n’est dit du fait que la décroissance est l’inverse de la croissance et que cette dernière joue un rôle tout particulier, en fait un rôle clé, au sein de notre système économique.

Continuer la lecture de Laudato si’ et la décroissance, La Nef, N° 273, septembre 2015

Partager

Rencontre avec Paul Jorion : « L’extrême-droite économique, une menace pour la démocratie », Foire du Livre Politique de Liège, le 8 novembre 2014

Un entretien avec Steve Bottacin. Cela date d’il y a quelques mois, mais ce n’est peut-être pas tout à fait 😀 sans lien avec l’actualité.

Rencontre avec Paul Jorion :
« L’extrême-droite économique, une menace pour la démocratie »,
Foire du Livre Politique de Liège, (8 novembre 2014),
à l’initiative des Territoires de la Mémoire

STEVE : En Belgique, avant-hier, [le 6 novembre 2014], une grande manifestation a réuni à Bruxelles 120.000 personnes contre les propositions du nouveau gouvernement. Celui-ci a annoncé qu’il était ouvert au dialogue mais qu’il importait de maintenir son programme. Ça m’a rappelé quelques souvenirs de manifestations monstres et de grèves générales en Grèce, notamment entre 2009 et 2011 : 13 grèves générales à ce moment-là… et une austérité qui est maintenue contre vents et marées par le gouvernement. Est-ce que j’ai raison de faire ce parallèle entre l’austérité à la grecque et, maintenant, l’austérité à la belge ?

PAUL : Oui, parce qu’il faut savoir que l’austérité, c’est un programme politique davantage qu’économique. C’est une façon de situer le politique comme étant par nécessité dicté par une logique économique, qui ferait qu’il n’y a qu’une seule approche possible des problèmes. C’est le fameux « There is no alternative » de Madame Thatcher (je prends même son accent involontairement en le disant)…

Continuer la lecture de Rencontre avec Paul Jorion : « L’extrême-droite économique, une menace pour la démocratie », Foire du Livre Politique de Liège, le 8 novembre 2014

Partager

LE TEMPS QU’IL FAIT LE 13 FÉVRIER 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 12 février 2015. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le vendredi 13 février 2015. Et si vous avez suivi un petit peu ce qui se passe ici sur le blog, et en particulier les vidéos que je fais le vendredi, et qui s’appellent donc « Le temps qu’il fait », vous avez pu voir qu’au cours des, je ne sais pas, au cours de la dernière année, au cours des derniers 365 jours, j’ai tenu un discours de plus en plus, j’allais dire « désabusé », le mot n’est peut-être pas tout à fait incorrect, mais un discours qui consistait à dire essentiellement : « Nous continuons ici un combat dont nous ne connaissons pas l’issue, et pour lequel nous voyons que le public n’a pas un intérêt très grand ; quoi qu’il arrive, quelle que soit la réception qui est faite ou non des idées que nous défendons ici, nous continuerons à [les] défendre. » Il m’est venu l’image du dernier carré à plusieurs reprises.

Et puis donc, ce n’était pas, je dirais, une perspective d’« à quoi bon », – bon, le découragement n’est pas l’image de marque du blog de Paul Jorion ! – mais de dire, eh bien, nous prêchons dans le désert mais nous continuerons à prêcher dans le désert !

Continuer la lecture de LE TEMPS QU’IL FAIT LE 13 FÉVRIER 2015 – (retranscription)

Partager

« La finance est-elle compatible avec la démocratie ? »

Avant-hier, un article dans le Wall Street Journal s’intitulait Greece Turns Triumph into Tragedy : la Grèce transforme un triomphe en tragédie. Le triomphe en question, c’est l’état dans lequel se trouve la Grèce en ce moment (je ne plaisante pas), et la tragédie qui la menace, c’est une éventuelle victoire du parti Syriza en Grèce aux prochaines élections (je ne plaisante pas non plus).

Les marchés ne sont pas vite gênés. Les marchés, nous le savons ont beaucoup de sympathie pour le fascisme en col blanc, encore appelé « néo-libéralisme », de MM. von Mises, von Hayek, Friedman et consorts. M. von Hayek qui, comme on s’en souvient – ou comme on devrait s’en souvenir, c’est important – du haut de son prix Nobel d’économie 1974 – déclarait à la presse chilienne, lors d’une de ses visites de courtoisie au général Augusto Pinochet, qu’il préférait une dictature libérale non-démocratique (description excellente du régime de son ami très cher) à un pays démocratique non-libéral (le Chili de Salvador Allende, qui n’était malheureusement plus là pour commenter). Croyez-vous que le comité de la Banque de Suède lui ait retiré son prix Nobel pour autant ? Poser la question, c’est malheureusement y répondre.

La perspective d’élections démocratiques en Grèce pouvant déboucher sur la victoire d’un parti socialiste – un vrai, pas les ersatz qui circulent sous ce nom dans des pays tout près de chez nous – a fait dégringoler les marchés aujourd’hui (-12,8 % à la Bourse d’Athènes).

Dow 9-12-14 © Dow Jones

C’est qui qui a récemment fait une conférence sur un bateau, intitulée « La finance est-elle compatible avec la démocratie ? »

Ah ! Oui vous avez raison : c’est moi !

Partager

CE N’EST PAS DIEU QUI NOUS SAUVERA ! – (retranscription)

Retranscription de Ce n’est pas Dieu qui nous sauvera !. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le samedi 22 novembre, et donc on est tout à fait en dehors de ma série qui se passe le vendredi, puisque j’avais fait une [vidéo hier], mais il m’arrive de me lever le matin, ou bien de prendre ma douche et qu’il y ait une idée qui me vienne et dont j’ai envie de parler. Parfois, ce sont des réflexions non abouties, et j’appelle ça « Paul Jorion pense tout haut », parfois j’ai une idée de quoi je veux parler, et alors je peux donner à mes réflexions un titre. Et aujourd’hui, je leur donnerai un titre, parce que je sais de quoi je voudrais vous parler. J’ai envie de vous parler de « Ce n’est pas Dieu qui nous sauvera ». Voilà. Qu’est-ce qui m’y a fait penser, eh bien, une convergence de mes réflexions sur Keynes qui sont en train de se terminer, parce que je vais mettre un point final à ce manuscrit sur Keynes, mais aussi la discussion que j’ai ouverte moi-même, je crois que c’était il y a un peu plus de quinze jours, sur le blog, à propos de ce film que je suis allé voir, comme je vous l’ai dit, simplement parce que j’en avais entendu une très mauvaise critique sur le site en ligne du journal Le Monde.

Continuer la lecture de CE N’EST PAS DIEU QUI NOUS SAUVERA ! – (retranscription)

Partager

Un parallèle entre Keynes et Lénine à propos de la spéculation, par Nadir (Nadj Popi)

Billet invité. À propos de « Keynes et la spéculation » par Paul Jorion.

Conformément à la grille de lecture héritée de Lénine (en termes d’élites, sociologie des élites, sociologie des conventions ou des classes sociales), le rôle du spéculateur magnifiquement bien expliqué par Keynes ne peut pas faire l’économie d’une référence à Lénine.

Dans L’Impérialisme, stade suprême du capitalisme (1917) Lénine énonce l’idée que la putréfaction du capitalisme est imputable au parasitisme de la classe des rentiers (ceux que Keynes appelle les « spéculateurs ou les investisseurs professionnels ») avec toutes  les conséquences politiques et sociales que cette décomposition du capitalisme peut engendrer (Il faut noter ici la formidable remarque de Jorion sur la coïncidence temporelle de l’abolition de la spéculation par Jules Ferry et des guerres de pillage des colonies : l’impérialisme ou le colonialisme comme la poursuite de la spéculation par d’autres moyens).

Continuer la lecture de Un parallèle entre Keynes et Lénine à propos de la spéculation, par Nadir (Nadj Popi)

Partager

Von Hayek est une figure léniniste, par Nadir (Nadj Popi)

Billet invité.

Les concepts de stabilité ou de concurrence pure et parfaite ou encore la théorie du capital humain correspondent au stade suprême du capitalisme et se réfèrent donc à ce que l’on pourrait appeler l’économie politique du rentier (cf. Nikolaï Boukharine [1888 – 1938]).

Lénine (1870 – 1924) proposa, dans le chapitre 2 de Que faire ? (1902) relatif a la conscience de classe et au spontanéisme, une véritable théorie marxiste de l’idéologie selon laquelle la conscience de classe ne peut se créer qu’à l’extérieur du prolétariat.

Une telle conception de l’idéologie (et du combat théorique) a des répercussions politiques et organisationnelles : mouvement social-démocrate contre trade-unionisme, nécessité d’une avant-garde intellectuelle chargée de mener la lutte théorique.

Friedrich Von Hayek (1899 – 1992) proposa une épistémologie des sciences sociales qui revêt une importance fondamentale en ceci qu’elle constitue la feuille de route de la stratégie politique d’une conquête du pouvoir.

Continuer la lecture de Von Hayek est une figure léniniste, par Nadir (Nadj Popi)

Partager

Le temps qu’il fait le 25 juillet 2014

Sur DailyMotion, c’est ici.

Choisir son camp ?
– Uniquement si l’offre est de qualité !

Blog de PJ : Bonne mère !, le 24 juillet 2014

Keynes ou Hayek ?
– Il y a mieux à faire !

Blog de PJ : L’explication du prix par le rapport de force (VI) En quoi mon approche du prix diffère de celle des économistes, le 21 juillet 2014

Partager

L’explication du prix par le rapport de force (VI) En quoi mon approche du prix diffère de celle des économistes

L’explication du prix par le rapport de force est ouvert aux commentaires.

(I) Quand plusieurs mécanismes se greffent les uns sur les autres
(II) Keynes et le double mécanisme de détermination du prix
(III) L’intervention du temps dans la détermination du prix
(IV) Le « prix » d’un emprunt ou d’une obligation (première partie)
(V) Le « prix » d’un emprunt ou d’une obligation (deuxième partie)

Je signale que si certains éléments de l’explication que j’ai offerte dans les cinq sections précédentes sont connus de la théorie financière et si leur mécanisme est expliqué dans les manuels, le mécanisme global que je décris est lui cependant inconnu ; le mécanisme que j’ai décrit est également incompatible avec l’explication de la formation des prix qu’offre John Maynard Keynes. La raison en est que les rapports de force entre acheteur et vendeur, et entre prêteur et emprunteur, en tant que facteurs explicatifs, sont absents aussi bien chez Keynes que dans les explications des autres économistes.

Que trouve-t-on à la place ? Pour Friedrich von Hayek (1899 – 1992), dont l’opinion sur le sujet domine les manuels d’économie contemporains, un prix est un « signal ». Le manuel intitulé Foundations of Financial Markets and Institutions, dont l’un des auteurs est Franco Modigliani (1918 – 2003), prix Nobel d’économie en 1985, affirme que « Les prix sont des signaux opérant dans une économie de marché, guidant les ressources économiques vers leur meilleur usage » (Fabozzi, Modigliani, Ferri 1994 : 2).

Continuer la lecture de L’explication du prix par le rapport de force (VI) En quoi mon approche du prix diffère de celle des économistes

Partager

LE TEMPS QU’IL FAIT LE 18 JUILLET 2014

Sur Dailymotion, c’est ici.

La bulle boursière : Le temps qu’il fait le 11 juillet 2014

Les Kalmouks : La république de Kalmoukie est le seul pays européen dont la religion officielle est la bouddhisme tibétain.

Henry Sumner Maine (1822 – 1888) : Ancient Law: Its Connection With the Early History of Society, and Its Relation to Modern Ideas (1861)
Edward Tylor (1832 – 1917) : Primitive Culture: Researches into the Development of Mythology, Philosophy, Religion, Language, Art, and Custom (1871)

Systèmes de pensée totémique et non-totémique : Comment la vérité et la réalité furent inventées (2009)

Le Monde : Entre amis, une ressemblance génétique étonnante, le 14 juillet 2014

La sociobiologie

Keynes vs. von Hayek : Le raisonnement vs. la spontanéité

La logique de la marge de profit, obstacle à la survie de l’espèce

Ventscontraires.net : C’est pas du boulot #1 : « Nous nous débarrassons du travail de manière massive », C’est pas du boulot #2 : « La personne remplacée par une machine n’en profite absolument pas »

Les systèmes monétaires sont-ils viables ?
– Reprendre le problème là où Keynes l’a laissé
– Contourner la question monétaire

Partager

La concurrence et l’au-delà de l’individualisme, par Baptiste Carré

Billet invité. Comme l’auteur du billet espère bénéficier d’un dialogue avec ses lecteurs, les commentaires sont ouverts.

Pour l’obtention du Master de Science politique spécialité Théorie politique de Sciences Po Paris, j’ai travaillé sur la concurrence et rédigé un mémoire consacré à la théorie concurrentielle de la démocratie qui conçoit la démocratie d’abord sous l’angle de la compétition politique, là où d’autres théories de la démocratie mettent l’accent sur le bien commun et la délibération.

Ce mémoire se veut plus large et cherche à relier cette théorie politique à la théorie économique de la concurrence, mais surtout s’efforce de poser la question de l’individu en concurrence, du point de vue de l’anthropologie sociale de Louis Dumont : si nos sociétés sont d’idéologie individualiste, dans le sens où elles ont pour valeur fondamentale l’individu, comment acceptent-elles que l’individu puisse être si malmené par la concurrence, par exemple lorsque son emploi est délocalisé ou que la sécurité sociale doit être « réformée » pour éviter d’autres délocalisations ?

En cherchant une « idéologie de la concurrence », il m’est apparu qu’elle était double, que se distinguaient deux théories de la concurrence, une théorie « néo-classique », issue de Léon Walras et perpétuée par les auteurs marginalistes, et une théorie « néo-libérale », que j’appelle aussi « théorie diffuse » de la concurrence, née des critiques schumpétérienne et néo-libérales de la théorie néo-classique. Je détaille cette opposition et montre comment elle se retrouve dans la théorie concurrentielle de la démocratie, qui est, de ce fait, elle aussi double.

Continuer la lecture de La concurrence et l’au-delà de l’individualisme, par Baptiste Carré

Partager

Le rapport de force comme facteur économique, par Nadir (Nadj Popi)

Billet invité.

J’insiste de nouveau sur la thèse selon laquelle Georg Simmel (1858 – 1918) a forgé le programme de recherche de John Maynard Keynes (1883 – 1946) dans toute sa richesse pluridisciplinaire et sa cohérence théorique : de la science de l’éthique (sciences sociales ou morales) à l’économie politique et la philosophie politique (nouveau socialisme : socialisme utopique scientifique) en passant par la psychanalyse.

Outre Keynes, Simmel a aussi forgé Karl Polanyi (1886 – 1964) mais aussi Friedrich von Hayek (1899 – 1992) et les ordolibéraux : le néolibéralisme est un socialisme utopique scientifique au bénéfice des rentiers avec pour programme de planification spontanée (planification décentralisée : processus d’essais et d’erreurs, utopie concrète) par la concurrence.

La thèse que je soumets est que la rigidité des prix (comme des salaires nominaux) résulte de conventions sociales (normes sociales) : cette théorie proprement keynésienne provient du cadre théorique simmélien selon lequel l’illusion monétaire procède de conventions sociales.

Continuer la lecture de Le rapport de force comme facteur économique, par Nadir (Nadj Popi)

Partager