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Result of the research : 'aristotle'
La vérité (anthropologique) sur les extra-terrestres
publié dans L'Homme 157 : 197-216
Pour certains, l'événement le plus remarquable du récent millénaire fut l'écrasement d'une soucoupe volante à proximité de Roswell (Nouveau Mexique, États-Unis) en juin ou juillet 1947. La constatation de l'accident par le fermier Sid West date des premiers jours de juillet mais l'état de décomposition des cadavres découverts dans l'épave par d'autres témoins était suffisamment avancé pour que l'on puisse dater en réalité la catastrophe du mois de juin.
Comme le font très justement remarquer les auteurs de UFO Crash at Roswell : The Genesis of a Modern Myth (1997) l'incident n'est mentionné dans aucune des grandes encyclopédies en langue anglaise : « Manifestement », écrivent Ziegler et Saler, « cette ommission est due au fait que les moyens d'évaluation épistémologiques utilisés par les intellectuels en charge de tels relevés historiographiques appartenant au courant de pensée dominant, diffèrent de ceux utilisés par les ovnistes et autres croyants à la matérialité de l'incident de Roswell » (Saler, Ziegler & Moore 1997 : 154). Autrement dit, les maîtres à penser de l'opinion commune considèrent que l'événement n'a pas eu lieu. Pourtant les témoins de manquent pas, disposés à coucher leurs observations sur le papier - voire à les confier aux bons soins d'un huissier. De deux choses l'une alors, ou bien ces personnes - généralement qualifiées dans la presse américaine de « citoyens responsables » - mentent, ou bien on nous cache des choses.
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Deux ouvrages récents, l'un en anglais : celui que je viens de mentionner : UFO Crash at Roswell, l'autre en français : Des hommes, des
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Paul Jorion
Le mathématicien et sa magie : théorème de Gödel et anthropologie des savoirs
Actes STP. 2000
Jacques Bouveresse a publié en 1999 un petit livre intitulé Prodiges et vertiges de l'analogie où il revient sur l'affaire Sokal et Bricmont. Rappelons, à l'intention de ceux qui nous lisent alors que les cendres de cet incident sont depuis longtemps refroidies, qu'à la fin du XXè siècle le physicien Alan Sokal de l'Université de New York parvint à faire publier dans Social Text, une revue ayant pignon sur rue
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Paul JORION
paul_jorion@msn.com
What do mathematicians teach us about the World? An anthropological perspectivein Dialectical Anthropology 24, 1: 45-98, 1999
« Aristotle was a thorough-paced scientific man such as we see nowadays, except for this, that he ranged over all knowledge. As a man of scientific instinct, he classed metaphysics, in which I doubt not he included logic, as a matter of course, among the sciences, - sciences in our sense, I mean, what he called theoretical sciences, - along with Mathematics and Natural Science, - natural science embracing what we call the Physical Sciences and the Psychical Sciences, generally. This theoretical science was for him one thing, animated by one spirit and having knowledge of theory as its ultimate end and aim » (Peirce 1992 [1898] : 107)
I did not train as a mathematician, I trained as a Social Scientist. I had chosen however Mathematics as my main subject when at the « Athénée », the equivalent of High School in Belgium, the country where I was born and where I was raised up to graduate level. At the Free University of Brussels, I learnt mathematics for economics as part of the curriculum for sociology undergraduates. As a Graduate student I had the privilege of being one of Georges Théophile Guilbaud's students at his seminar called « Mathematics for Social Scientists » hosted by the Ecole des Haut
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L'intelligence artificielle au confluent des neurosciences et de l'informatique
Référence officielle : Lekton, vol IV, N° 2, 1994 : 85-114
Suivant l'usage commun, j'appelle intelligence artificielle, la technologie informatique qui vise à simuler le comportement intelligent de l'être humain, c'est-à-dire le comportement qui permet à l'homme de résoudre les problèmes qui se posent à lui, intellectuels ou pragmatiques, soit de manière systématique et consciente, soit de manière intuitive et inconsciente.
L'intelligence artificielle est l'héritière de plusieurs traditions dont les principales sont la biologie, la psychologie, l'informatique et la linguistique. Le mot de « tradition » n'est bien entendu jamais innocent : une tradition intellectuelle est à la fois l'armature épistémologique qui soutient un corps de savoir dans ses avatars historiques et un ensemble permanent de contraintes quant à la manière légitime de définir des problèmes et de les résoudre. J'envisagerai ici les trois premières traditions : biologie, psychologie et informatique, la quatrième, la linguistique, nécessitant à elle seule un développement séparé.
Les sciences particulières
L'idée d'une science unifiée est jusqu'à présent un leurre : la réalité foisonnante du monde naturel a encouragé la diversité des angles d'attaque pour en rendre compte mais les portraits auxquels ceux-ci ont conduit demeurent souvent inconciliables. Aristote le premier avait reconnu que
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PREMIERE PARTIE : LES THEORIES DE LA FORMATION DU PRIX CHAPITRE 1 LE PRIX L'économie ou les choses dans la perspective du prix « Tout a un prix », affirme la sagesse populaire, et c’est de cette manière que quiconque n'est pourtant pas économiste de profession rencontre quotidiennement l'économie en raison du fait que la plupart des choses qui circulent ont effectivement un prix. Ce prix, c’est la somme mentionnée sur l’étiquette, montant d'argent réclamé par celui qui vend à celui qui achète, en échange du transfert de la propriété de la chose acquise. Tout ce qui a un prix est à ce titre des marchandise. Il existe aussi un prix qui porte sur un usage provisoire de la chose, sans transfert de propriété ; le prix est alors un « loyer » payé par le locataire. Certains auteurs trouvent judicieux de s'interroger aujourd'hui sur la signification du mot « économie » : on ne saurait pas exactement de quoi parle la science économique, et l'on serait contraint de définir son objet comme « ce dont parlent des économistes ». Les auteurs plus anciens n'entretenaient pas de telles inquiétudes : l'économie parlait des richesses, de ce qui constitue la fortune. C'est là un point de départ
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Paul J. M. Jorion
Comments in Behavioral and Brain Sciences
Comment on Byrne, R.W. & Russon, A.E. Learning by imitation: A hierarchical approach.
abstract:
Byrne & Russon's text displays all the difficulties involved in approaching imitation in a non- methodological behaviourist perspective. Their conceptual apparatus is grounded in a mix of introspection and folk psychology. Their distinction between action level and program level imitation falters on goal imputation for sequential acts. An alternative
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La linguistique d'AristotePaul JORION
Référence officielle: V. Rialle & D. Fisette (eds.), Penser l’esprit: Des sciences de la cognition à une philosophie cognitive, Grenoble: Presses Universitaires de Grenoble, 1996, 261-287
La pensée qui engendrera la pensée moderne ne s'éveille pas brutalement au Ve siècle av. J.-C. en Grèce ancienne : elle fut en gestation durant des millénaires dans le bassin méditerranéen. Même si nous manque cruellement la connaissance de cette culture méditerranéenne qui s'envola en fumée dans l'incendie de la bibliothèque d'Alexandrie, il s'est bien en effet passé quelque chose de tout à fait spécial au Ve siècle et Aristote peut être compté au rang des quatre ou cinq luminaires authentiques de la pensée. Lorsque, tout récemment (1990), Geoffrey Lloyd tenta de comprendre pourquoi il y eut un « miracle grec » et non un « miracle chinois » - alors que la Chine possède à cette époque un léger avantage technologique sur la Grèce (cf. Graham 1973), il fut obligé de considérer comme un élément essentiel de la différence, la présence en Grèce d'un penseur de la stature d'Aristote.
Pour pouvoir construire l'intelligence artificielle, il faut disposer d'une théorie du langage. La linguistique a produit de nombreuses théories du langage au cours des années récentes. Celles-ci sont souvent exclusives l'une de l'autre et l'on pourrait penser qu'il en existerait parmi elles l'une au moins qui pourrait nous servir d'outil. Or ce n'est pas le cas, toutes - et chacune à sa façon - se révèlent inadéquates. Pourquoi la
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Paul Jorion paul_jorion@email.msn.com
Official reference: Canadian Review of Sociology and Anthropology, forthcoming 1999. La valeur et le prixRésumé : Le concept de "valeur" est apparu historiquement comme l'envers objectif du prix. La nature changeante de celui-ci étant alors envisagée comme l'expression phénoménale d'une essence plus permanente appelée "valeur". Un progrès conceptuel similaire est attesté ailleurs ; un parallèle s'impose entre la paire prix/valeur et celle chaleur/température, le concept de température offrant la contrepartie objective, car quantitative, de la qualité qu'est la chaleur. Le parallèle s'évanouit lorsqu'on observe que l'objectivité de la température lui vient de sa nature quantitative, alors que dans le cas du couple prix/valeur, c'est le prix - le donné phénoménal - qui est quantitatif, alors que la valeur est qualitative. C'est en réalité la variabilité du prix qui fait problème, et la valeur est invoquée comme fondement d'une certaine permanence. Le rapport entre l'usage - qualitatif - d'une chose et son échangeabilité pour un prix - quantitatif - demeure mystérieuse. Pionnier de la réflexion sur la valeur, et représentatif des tentatives ultérieures pour la fonder, Adam Smith propose deux théories entre lesquelles il hésite. La première est l'interprétation dite additive qui lit dans la valeur l'addition de la
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CHAPITRE 4 LA FORMATION DES PRIX SELON ARISTOTE Le retour de Polanyi à Aristote Dans son ouvrage classique publié en 1954, l'Histoire de l'analyse économique, le prix Nobel d'économie Joseph Schumpeter consacrait quelques remarques désobligeantes à la théorie de la formation des prix d'Aristote en affirmant qu'elle est « pompeuse, plate et passablement médiocre » (1954 : 57), après quoi, sans avoir peur de se contredire, il admettait n'y avoir rien compris. Quelques années plus tard, en 1957, alors qu'il enseignait à Columbia University, l'historien d'origine hongroise Karl Polanyi publiait un texte intitulé « Aristotle Discovers the Economy », sa contribution à un volume collectif consacré aux marchés dans les économies précapitalistes. Dans cet article, Polanyi suggérait que l'on prenne au sérieux la théorie de la formation des prix proposée par le philosophe grec, et ceci pour la première fois sans doute d
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Références bibliographiques
Abken, Peter A.
1994 « Introduction to over-the-counter (OTC) options », in Jack Clark Francis & Avner Wolf (eds.), The Handbook of Interest Rate Risk Management, Burr Ridge (Ill.) : Irwin Professional Publishing, 553-579.
Anastassiades, Michel & Philippe Parant
1992 Les swaps, Paris : Eska,
pseudo-Aristote
1958 Les Économiques, Paris : Vrin
Aristote
1926 Éthique à Nicomaque, in Aristotle XIX, trad. H. Rackham, London : Heinemann
1932 Le Politique in Aristotle XXI, trad
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paul_jorion
Le miracle grec : pouvoirs de la pensée anti-symétriquein Papiers du Collège International de Philosophie, N° 51, Reconstitutions, 17-38, 2000
Notre pensée moderne, contemporaine, et son corrélat scientifique est une, et pratiquement indiscutable dans son unicité, en raison des immenses retombées technologiques qui lui sont attribuées. Or, cette pensée a une histoire et cette histoire-même conduit à mettre en doute d'une part que l'unicité de cette pensée est nécessaire, d'autre part que le lien entre elle et la technologie dont nous disposons aujourd'hui dans son sillage est lui aussi nécessaire.
Pour que l'éventail des potentialités culturelles cumulatives puisse se déployer, il convient auparavant que des conditions initiales aient été rassemblées, il faut qu'ait déjà eu lieu une réflexion du type de celle que nous caractérisons aujourd'hui, à la suite de Renan, de « miracle grec ». Alors, et alors seulement s'ouvre un univers de posssibles dont nous sommes les héritiers, mais dont le cheminement, qui conduit du couple antithétique et complémentaire composé de Platon et d'Aristote à nous-mêmes, aurait pu prendre des formes infiniment variées.
La condition initiale du « miracle grec » était celle d'une langue du type du grec ancien permettant d'établir entre concepts des relations aussi bien anti-symétriques que symétriques (les catégories aristotéliciennes, soit l'ensemble des figures de prédication pour un sujet). Il fallait que soit définie comme critère d'un disc
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Outline of Principes des systèmes intelligents(Principles of intelligent systems - 1990a)Paul Jorion
paul_jorion@msn.com
Official reference: Principes des systèmes
intelligents, Paris: Masson, 1990
Contents:
Chapter 1: Introduction :
- Words are specialized units, meaning emerges
automatically to the speaker of a tongue when they are combined in a
clause
- There is certainly more to thinking than words. But
aren�t words a sufficient condition to thinking ?
Chapter 2: Principles of intelligent systems
1. What is an intelligent system ?
- An intelligent system negotiates its
knowledge with a user
2. What are the components of an intelligent system ?
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Overview of research
The order of sub-fields
below is somewhat arbitrary it reflects however the current focus of my
research :
1. Cognitive Anthropology
2. Economic Anthropology
3. Kinship studies
4. Critique of anthropology
5. Maritime anthropology
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Dialectical Anthropology, 1999, Vol. 23, No3, 247-280
Aristotle's theory of
price revisited
Aristotle proposed a theory
of price formation in terms of a proportion reflecting the relative status of
buyer and seller. This little understood theory is first exposed within its
mathematical framework. Its plausibility is then examined both in commerce and
in finance. It is first shown that current « rating » as performed by
« rating agencies » on the financial markets expresses relative
status of institutional debt issuers in terms of the credit risk they
represent. It is then shown that the equation of status with credit
risk can be extended from institutions to persons. The overall and
contemporary validity of Aristotle's model becomes apparent. Since a person's credit
risk is determined by
- The risk of having to
interrupt one's activity due to death or incapacity,
- The unreliability of
one's earnings,
- The competitive
pressure between practitioners of the same professional activity,
Aristotle's model of price formation
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Armel Jorion & Paul Jorion
in Justin Wintle (ed.), New Makers of Modern Culture, London: Routledge & Kegan Paul (2006)
Althusser, Louis 1918-90 French philosopher
Louis Althusser was born in Algeria; his widowed mother moved to France and he acquired his secondary education in Marseille. In 1939 he entered the École Normale Supérieure (ENS) in Paris. Drafted in September of the same year, he remained for five years a war prisoner in Germany(his diaries would be published after his death as Journa
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An alternative neural network representation for conceptual knowledgePaul Jorion
Paper presented at the British Telecom CONNEX Conference, Martlesham Heath, January 1990
- Introduction
There has been extensive discussing lately about the possible usage of (formal) neural networks in the representation of conceptual knowledge. Some authors have defended the feasibility of the concept (McClelland & Kawamoto 1986 ; Shast ri 1988 ; Cottrell 1989), others have stated that « classical » neural networks are insufficiently structured to provide the appropriate basis for conceptual knowledge representation (Minsky & Papert 1988 ; Feldman 1989 ; Pere z 1989).
In this paper we present an alternative neural network model - here called memory network - which differs from the classical multilayer perceptron-type in being highly structured and in not relying on any statistical cancelling out throug h non-linear filtering. This new connectionist model displays however the typical qualities of neural networks such as fault-tolerance and resistance to « neuron-death » through redundancy and distributed storage ; it complements these qual ities with those of automatic structuring (insulation, Minsky & Papert 1988: 270-271), self-organisation leading to emergent propertie
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