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Result of the research : 'bruhliens'
1974
- Quelques réflexions sur les conditions de l'enquête en anthropologie sociale , Paul Jorion, Revue de l'Institut de Sociologie, 4 : 619-639
1976
- To be a good fisherman you do not need any fish , Paul Jorion, Cambridge Anthropology, III, 1 : 1-12
- Adjuration du hasard et maîtrise du destin , Paul Jorion, L'Homme, XVI, 4 : 95-104
- Anthropological fieldwork: Forerunners and inventors , Paul Jorion, Cambridge Anthropology, III, 2 : 22-25
1977
- What are anthropologists talking about ? , Paul Jorion, Cambridge Anthropology, III, 3 : 49-54
- L'ordre moral dans une petite île de Bretagne , Paul Jorion, Etudes Rurales, 67 : 31-45
- Ethnologie et archéologie de l'anthropologie , Paul Jorion, Revue de l'Institut de Sociologie, 3-4 : 469-483
1978
- Marks and rabbit furs. Location and sharing of grounds in coastal fishing , Paul Jorion, Peasant Studies, VII, 2 : 86-100
1979
- Les deux concepts fondamentaux de la pêche artisanale: la "saison" et le "métier" , Paul Jorion, Ethnologie Française, IX, 2 : 135-146
1980
- La notion spontanée de magie dans le discours anthropologique , Paul Jorion & Geneviève Delbos, L'Homme, XX, 1 : 91-103
- Réflexions sur la formalisation dans les études de parenté en anthropologie sociale , Paul Jorion, Revue Européenne des Sciences Sociales, XVIII, 51 : 21-39
- La question Murngin, un artefact de la littérature anthropologique , Paul Jorion & Gisèle De Meur, L'Homme, XX, 2 : 39-70
1981
- The
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Le secret de la chambre chinoise Paul JORION
Référence officielle: L'Homme 150, 1999 : 177-202
À partir d'une observation de Jean Pouillon, il est montré, à la fois de manière déductive et en se fondant sur des données expérimentales, que la conscience ne dispose pas d'un pouvoir décisionnel. Son rôle se cantonne à transmettre des instructions au corps en fonction de l'affect qu'engendre et qu'évoque la perception. L'existence du langage permet aux sujets humains de produire un discours d'auto-justification de leurs faits et gestes. Celui-ci ne reflète cependant en aucune manière les mécanismes psychiques effectivement à l'oeuvre, son seul impact consiste à influencer l'affect de celui qui le tient (en tant que parole ou que « parole intérieure »), comme celui de ceux qui l'écoutent. Le couple « corps » et « âme » se trouve ainsi validé, mais les responsabilités qui leur sont traditionnellement reconnues doivent être réattribuées entre un corps qui décide et agit et une âme qui rétro-agit sur le mode de l'affect simplement.
Starting from a reflection by Jean Pouillon, it is show
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L'intelligence artificielle au confluent des neurosciences et de l'informatique
Référence officielle : Lekton, vol IV, N° 2, 1994 : 85-114
Suivant l'usage commun, j'appelle intelligence artificielle, la technologie informatique qui vise à simuler le comportement intelligent de l'être humain, c'est-à-dire le comportement qui permet à l'homme de résoudre les problèmes qui se posent à lui, intellectuels ou pragmatiques, soit de manière systématique et consciente, soit de manière intuitive et inconsciente.
L'intelligence artificielle est l'héritière de plusieurs traditions dont les principales sont la biologie, la psychologie, l'informatique et la linguistique. Le mot de « tradition » n'est bien entendu jamais innocent : une tradition intellectuelle est à la fois l'armature épistémologique qui soutient un corps de savoir dans ses avatars historiques et un ensemble permanent de contraintes quant à la manière légitime de définir des problèmes et de les résoudre. J'envisagerai ici les trois premières traditions : biologie, psychologie et informatique, la quatrième, la linguistique, nécessitant à elle seule un développement séparé.
Les sciences particulières
L'idée d'une science unifiée est jusqu'à présent un leurre : la réalité foisonnante du monde naturel a encouragé la diversité des angles d'attaque pour en rendre compte mais les portraits auxquels ceux-ci ont conduit demeurent souvent inconciliables. Aristote le premier avait reconnu que
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La linguistique d'AristotePaul JORION
Référence officielle: V. Rialle & D. Fisette (eds.), Penser l’esprit: Des sciences de la cognition à une philosophie cognitive, Grenoble: Presses Universitaires de Grenoble, 1996, 261-287
La pensée qui engendrera la pensée moderne ne s'éveille pas brutalement au Ve siècle av. J.-C. en Grèce ancienne : elle fut en gestation durant des millénaires dans le bassin méditerranéen. Même si nous manque cruellement la connaissance de cette culture méditerranéenne qui s'envola en fumée dans l'incendie de la bibliothèque d'Alexandrie, il s'est bien en effet passé quelque chose de tout à fait spécial au Ve siècle et Aristote peut être compté au rang des quatre ou cinq luminaires authentiques de la pensée. Lorsque, tout récemment (1990), Geoffrey Lloyd tenta de comprendre pourquoi il y eut un « miracle grec » et non un « miracle chinois » - alors que la Chine possède à cette époque un léger avantage technologique sur la Grèce (cf. Graham 1973), il fut obligé de considérer comme un élément essentiel de la différence, la présence en Grèce d'un penseur de la stature d'Aristote.
Pour pouvoir construire l'intelligence artificielle, il faut disposer d'une théorie du langage. La linguistique a produit de nombreuses théories du langage au cours des années récentes. Celles-ci sont souvent exclusives l'une de l'autre et l'on pourrait penser qu'il en existerait parmi elles l'une au moins qui pourrait nous servir d'outil. Or ce n'est pas le cas, toutes - et chacune à sa façon - se révèlent inadéquates. Pourquoi la
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Références bibliographiques
Abken, Peter A.
1994 « Introduction to over-the-counter (OTC) options », in Jack Clark Francis & Avner Wolf (eds.), The Handbook of Interest Rate Risk Management, Burr Ridge (Ill.) : Irwin Professional Publishing, 553-579.
Anastassiades, Michel & Philippe Parant
1992 Les swaps, Paris : Eska,
pseudo-Aristote
1958 Les Économiques, Paris : Vrin
Aristote
1926 Éthique à Nicomaque, in Aristotle XIX, trad. H. Rackham, London : Heinemann
1932 Le Politique in Aristotle XXI, trad
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paul_jorion
Le miracle grec : pouvoirs de la pensée anti-symétriquein Papiers du Collège International de Philosophie, N° 51, Reconstitutions, 17-38, 2000
Notre pensée moderne, contemporaine, et son corrélat scientifique est une, et pratiquement indiscutable dans son unicité, en raison des immenses retombées technologiques qui lui sont attribuées. Or, cette pensée a une histoire et cette histoire-même conduit à mettre en doute d'une part que l'unicité de cette pensée est nécessaire, d'autre part que le lien entre elle et la technologie dont nous disposons aujourd'hui dans son sillage est lui aussi nécessaire.
Pour que l'éventail des potentialités culturelles cumulatives puisse se déployer, il convient auparavant que des conditions initiales aient été rassemblées, il faut qu'ait déjà eu lieu une réflexion du type de celle que nous caractérisons aujourd'hui, à la suite de Renan, de « miracle grec ». Alors, et alors seulement s'ouvre un univers de posssibles dont nous sommes les héritiers, mais dont le cheminement, qui conduit du couple antithétique et complémentaire composé de Platon et d'Aristote à nous-mêmes, aurait pu prendre des formes infiniment variées.
La condition initiale du « miracle grec » était celle d'une langue du type du grec ancien permettant d'établir entre concepts des relations aussi bien anti-symétriques que symétriques (les catégories aristotéliciennes, soit l'ensemble des figures de prédication pour un sujet). Il fallait que soit définie comme critère d'un disc
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Paul J.M. Jorion Publié dans Revue Philosophique, 4, 1989 : 515-541.
Intelligence Artificielle et Mentalité Primitive Actualité de quelques concepts lévy-bruhliens
Lévy-Bruhl offrit à l'ethnologie l'objet d'étude le plus central à son entreprise intellectuelle : l'anthropologie des modes de pensée. Que l'ethnologie n'ait pas jusqu'ici tiré pleinement parti de cet objet s'explique par de multiples raisons liées à ce que les Allemands appellent les « intérêts » de la discipline, c'est-à-dire les enjeux qu'elle doit à son enracinement social. Qu'une science de l'Homme - elles étaient qualifiées il y a peu encore de « sciences morales » - ait des objectifs cachés autres que le progrès du savoir, on laissera aux Alcestes contemporains le soin de s'en émouvoir.
Du parti-pris de l'« unité psychique de l'Homme », si convenant quand il fallut apporter des arguments intellectuels à la tâche - effectivement louable - de la d&eac
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Paul JORION
published in D. Chevallier (ed.),Savoir faire et pouvoir transmettre, Maison des Sciences de
l'Homme, Paris, 1991: 169-187
Typologie des savoirs et
transmission informatique
L'homme
ne transmet du savoir à une machine que dans une intention précise : que
la machine régurgite ensuite ce savoir à d'autres hommes sous la même forme ou
sous une forme traitée, la médiation par la machine n'ayant de sens que s'il en
résulte une plus-value par rapport à la transmission immédiate d'homme à
homme. Cette plus-value peut se manifester sous des formes diverses :
1) en termes de disponibilitéd'un savoir rare : un expert humain pourra, par exemple, être représenté
par le logiciel d'un système expert reproduisant une version
"rectifiée" ( ]
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Paul Jorion & Geneviève Delbos
Is there any such thing as local traditional knowledge?
Paper presented at the April 15, 2005, UNESCO Conference, Safeguarding the Transmission of Local and Indigenous Knowledge of Nature (AichiPrefectureUniversity, Nagoya)
One can speak of “applied knowledge” but not of “applied belief”
When we talk of salvaging local traditional knowledge we have something very specific in mind. First, we’re not saying here “traditional beliefs” but “traditional knowledge” and we’re intentionally using the second term rather than the first. Sometimes we call “belief” what someone else holds to be true and that we don’t; in that case “belief” might just be a polemical label we use for some views we regard to be false and that we could just as well call by anther term, such as “superstition” (Jorion & Delbos 1985; Jorion 1990: 148-150). We may not be so definite though about whether a “belief” is true or false and we may simply tend to call
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An alternative neural network representation for conceptual knowledgePaul Jorion
Paper presented at the British Telecom CONNEX Conference, Martlesham Heath, January 1990
- Introduction
There has been extensive discussing lately about the possible usage of (formal) neural networks in the representation of conceptual knowledge. Some authors have defended the feasibility of the concept (McClelland & Kawamoto 1986 ; Shast ri 1988 ; Cottrell 1989), others have stated that « classical » neural networks are insufficiently structured to provide the appropriate basis for conceptual knowledge representation (Minsky & Papert 1988 ; Feldman 1989 ; Pere z 1989).
In this paper we present an alternative neural network model - here called memory network - which differs from the classical multilayer perceptron-type in being highly structured and in not relying on any statistical cancelling out throug h non-linear filtering. This new connectionist model displays however the typical qualities of neural networks such as fault-tolerance and resistance to « neuron-death » through redundancy and distributed storage ; it complements these qual ities with those of automatic structuring (insulation, Minsky & Papert 1988: 270-271), self-organisation leading to emergent propertie
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