PAUL JORION
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Result of the research Result of the research : 'cats'


Paul Jorion

 

Why, like cats, we have nine lives

 

 

 

(2007 translation of the original paper in French: « Pourquoi nous avons neuf vies comme les chats », in Papiers du Collège International de Philosophie, Nº 51, Reconstitutions, 2000: 69-80)

 

 

The mishap

 

 

Armel and I had stopped on the western side of rue de Condé in Paris. Francis who was aware that we we

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Paul Jorion

 

 

 

Le mathématicien et sa magie : théorème de Gödel et anthropologie des savoirs

 

 

 


Actes STP. 2000

 

 

 

Jacques Bouveresse a publié en 1999 un petit livre intitulé Prodiges et vertiges de l'analogie où il revient sur l'affaire Sokal et Bricmont. Rappelons, à l'intention de ceux qui nous lisent alors que les cendres de cet incident sont depuis longtemps refroidies, qu'à la fin du XXè siècle le physicien Alan Sokal de l'Université de New York parvint à faire p

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La linguistique d'Aristote

Paul JORION

paul_jorion@msn.com


Référence officielle: V. Rialle & D. Fisette (eds.), Penser l’esprit: Des sciences de la cognition à une philosophie cognitive, Grenoble: Presses Universitaires de Grenoble, 1996, 261-287

 

La pensée qui engendrera la pensée moderne ne s'éveille pas brutalement au Ve siècle av. J.-C. en Grèce ancienne : elle fut en gestation durant des millénaires dans le bassin méditerranéen. Même si nous manque cruellement la connaissance de cette culture méditerranéenne qui s'envola en fumée dans l'incendie de la bibliothèque d'Alexandrie, il s'est bien en effet passé quelque chose de tout à fait spécial au Ve siècle et Aristote peut être compté au rang des quatre ou cinq luminaires authentiques de la pensée. Lorsque, tout récemment (1990), Geoffrey Lloyd tenta de comprendre pourquoi il y eut un « miracle grec » et non un « miracle chinois » - alors que la Chine possède à cette époque un léger avantage technologique sur la Grèce (cf. Graham 1973), il fut obligé de considérer comme un élément essentiel de la différence, la présence en Grèce d'un penseur de la stature d'Aristote.

Pour pouvoir construire l'intelligence artificielle, il faut disposer d'une théorie du langage. La linguistique a produit de nombreuses théories du langage au cours des années récentes. Celles-ci sont souvent exclusives l'une de l'autre et l'on pourrait penser qu'il en existerait parmi elles l'une au moins qui pourrait nous servir d'outil. Or ce n'est pas le cas, toutes - et chacune à sa façon - se révèlent inadéquates. Pourquoi la

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DEUXIEME PARTIE : la formation des prix DE MARCHE SUR LES MARCHES DE PRODUCTEURS : L'exemple de la petite pêche

CHAPITRE 5

LA VENTE DE GRE A GRE

La vente du produit de sa pêche se révèle vite dans les conversations comme l'événement qui résume l'ensemble de la vie économique aux yeux d’un pêcheur, et ceci parce qu’il la conçoit comme son moment central. Selon lui, la vente rétroagit sur l'ensemble des autres actes qu'il pose, et leur donne rétrospectivement leur sens. Il sait que c'est dans sa capacité à obtenir lors de la vente ce qui lui semble un prix « juste » en rémunération de l'effort que lui et ses coéquipiers ont consenti, que sera jugée par autrui sa qualité de « bon pêcheur » ou au contraire, de « pêcheur malchanceux » (cf. Jorion 1983a : 72-85). Il sait aussi que c'est par rapport à la vente que sera jug&

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CHAPITRE 6

LA RÉPARTITION DU SURPLUS

La vérité sur l'offre et la demande

La prise de décision économique à la petite pêche se situe pour le pêcheur dans le cadre d'une représentation globale : celle de la pêche comme « jeu à somme nulle ». Tout gain de l'un est en effet censé se faire aux dépens des autres : pêcheurs concurrents comme mareyeurs adversaires. On reconnaît là la conception dite des biens en quantités limitées, mise à jour pour la première fois par George Foster (Foster 1965) pour rendre compte de la représentation spontanée du processus économique au sein d'une population de paysans mexicains (pour l'application du concept au cas des pêcheurs de l'Ile de Houat, voir Jorion 1984a : 90-91).

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CHAPITRE 10

RARETE, rISQUE, staTUT des personnes

L'abondance et la rareté des personnes

Dans la deuxième partie de l'ouvrage, je me suis efforcé de mettre en évidence que le modèle d'Aristote rend compte de la formation des prix sur les marchés de producteurs, à condition, bien entendu, d'élargir le cadre de l'économie à son contexte contemporain. Dans ce chapitre-ci, je vais montrer que la notion de « statut réciproque », fondatrice du prix chez Aristote, peut être rapprochée de celle de « rareté » des parties prenantes au sein de leur catégorie socio-professionnelle, et que cette rareté relative peut constituer à son tour une mesure du « risque » que chacune des parties fait courir à l'autre dans leurs transactions commerciales. On aboutit ainsi à une équation entre statut réciproque en tant que détermination du prix et risque réciproque, qui reproduit dans une

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Paul JORION

published in D. Chevallier (ed.),Savoir faire et pouvoir transmettre, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, 1991: 169-187

 

Typologie des savoirs et transmission informatique

 

          L'homme ne transmet du savoir à une machine que dans une intention précise : que la machine régurgite ensuite ce savoir à d'autres hommes sous la même forme ou sous une forme traitée, la médiation par la machine n'ayant de sens que s'il en résulte une plus-value par rapport à la transmission immédiate d'homme à homme. Cette plus-value peut se manifester sous des formes diverses :

1) en termes de disponibilitéd'un savoir rare : un expert humain pourra, par exemple, être représenté par le logiciel d'un système expert reproduisant une version "rectifiée" (See the continuation... ]

Jean Pouillon et le mystère de la chambre chinoise

Paul JORION

Référence officielle: L'Homme, 143, 1997: 91-99

 Un des arguments les plus fameux élevés contre le projet technologique d’une intelligence artificiellement reproduite sur machine est celui proposé par le philosophe John Searle et connu sous le nom qu’il lui donne d’« argument de la chambre chinoise ». Searle a présenté sa parabole à de nombreuses reprises et sous des formes multiples. En voici l’une, concise et parmi les premières.

 

« Imaginez que vous êtes enfermé dans une pièce, et que dans cette pièce se trouvent diverses corbeilles remplies de symboles chinois. Imaginez que vous (tout comme moi) ne compreniez pas un traître mot de chinois, mais que l’on vous a procuré un manuel en français pour manipuler ces symboles chinois. Les règles spécifient les manipulations de symboles de manière purement formelle, en termes de syntaxe et non de sémantique (...) Maintenant supposons que certains autres symboles sont passés dans la chambre et que l’on vous communique de nouvelles règles pour faire sortir des symboles chinois de la chambre. Su7pposons, qu’à votre insu, les symboles qui entrent dans la chambre sont appelés "questions" par ceux qui se trouvent à l’extérieur, et les symboles que vous faites sortir sont appelés "réponses aux questions". Supposez (...) que vous êtes tr&rave;s fort à ce petit jeu de manipulations de symboles, et que très rapidement vos réponses ne puissent plus être distinguées de celles d’un locuteur chinois. (...) La mo

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