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Le lion malade de la peste – Blog de Paul Jorion

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6 réponses à “Le lion malade de la peste”

  1. Avatar de guillaume
    guillaume

    … ce fut le passage dans la même journée de trois seuils psychologiques : le saut d’un demi–point du taux de chômage entre avril et mai; un saut de plus de dix dollars dans le prix du baril de pétrole sur le marché à terme au cours de la journée, enfin une chute de 3,1% des principaux indices boursiers américains.

    Je rajouterais: +5,72% d’augmentation du taux Euribor 1Y dans la seule journée de vendredi ! augmentation purement psychologique…

    « Je vous appelle ;
    Que trouverai-je à mon retour ? »

  2. Avatar de michel
    michel

    Euh… 1$ pour 1,54-1,58€ ? Ne serait-ce pas plutôt le contraire ?

  3. Avatar de Leduc
    Leduc

    Est-ce qu’on est sur le point de voir les USA entrer dans la très grande dépression annoncée par LEAP2020 ?

    Ce que j’ai toujours redouté le plus dans cette crise systémique actuelle, c’est qu’une aggravation brutale arrive alors que l’administration Bush arrive à son terme et que les grands préparatifs commencent pour l’élection de la suivante. C’est vraiment le genre de période charnière où à mon sens il ne faudrait surtout pas qu’une crise économique majeure bouleverse le paysage politique avant ces échéances majeures.

    Tout ceci m’inquiète et me perturbe énormément, car on a potentiellement tous les ingrédients pour une crise majeure qui pourrait largement dépasser le cadre économique.

    Je me demande bien comment les candidats vont intégrer la crise économique surtout s’il s’avère qu’elle prend de l’ampleur et que ce qu’on a vu auparavant n’était que quelques signes avant-coureurs.

    Il me semble qu’une rechute de l’économie est fort possible. Les autorités ont peut-être réussi à faire croire pendant un trimestre que le pire de la crise était passé, mais si cette fois il s’avérait que les choses empirent j’imagine que le contre-choc sera encore plus violent et cette fois il sera très difficile de prendre au piège encore une fois tous les investisseurs généreux qui ont bien voulu renflouer les firmes qui en avaient besoin. On a peut-être reculé d’un pas pour bondir en avant dans cette crise. J’espère qu’il n’en sera pas ainsi mais je suis pessimiste quant aux développements futurs.

    Inflation sur les prix des hycrocarbures, des métaux, des minerais en tous genres, des produits agro-alimentaires, explosion des bulles immobilières les unes après les autres dans différents pays, crise du crédit persistante, dépréciations d’actifs à venir et lourdes pertes à inscrire pour les établissements financiers, baisse de la consommation et du PIB : si tout ceci continue à empirer dans les semaines à venir, l’été risque d’être « chaud ».

  4. Avatar de Benoit
    Benoit

    + Ambac et MBIA dégradés par S&P.

  5. Avatar de Jean-Paul Vignal
    Jean-Paul Vignal

    Il est de plus en plus clair pour un nombre croissant d’observateurs avertis de l’économie, dont beaucoup sont difficilement soupçonnables de radicalisme, que les raisons de la crise actuelle sont structurelles, et qu’il sera donc probablement difficile d’en sortir sans reformes structurelles profondes. La suppression de la régulation des marchés des matières premières et de l’énergie par des mécanismes qui privilégient la spéculation en est une. Tant que les marchés seront de fait régulés par des agents économiques dont l’intérêt est de multiplier les transactions, il faut faire preuve de beaucoup d’ingénuité pour s’étonner et regretter que les écarts de prix qui motivent et justifient ces transactions se multiplient et s’amplifient au fur et a mesure que l’ivresse de gains somptueux saisit les heureux gagnants de ce jeu dont le retour sur investissement peut être inouï pour ceux qui ont facilement accès a la seule ressource qui y compte : l’argent.

    Un ami me faisait remarquer hier que la hausse actuelle des denrées agricoles et de l’énergie étaient plus « justifiée » que celle des précédentes bulles. Les spéculateurs deviennent en effet plus subtils, car, cette fois, ils ont choisi de spéculer tranquillement sur des produits « subventionnés ». Quand on y réfléchit un peu, les bulles énergétiques et alimentaires sont en effet des bulles « à l’envers », c’est à dire que les prix étaient maintenus artificiellement bas en faveur du développement des autres activités. Compte tenu des pressions qui s’exercent actuellement sur le système pour investir dans les infrastructures du désormais incontournable développement durable, on peut se demander, par exemple si les Etats Unis auront longtemps les moyens et l’envie politique de dépenser quelques centaines de milliards de $ par an en dépenses militaires diverses pour maintenir le prix du pétrole sous son prix d’opportunité. Les spéculateurs répondent massivement : non !

    Il semble que, même politiquement, ils n’en ont plus les moyens. Les prix élevés du pétrole sont en effet une drogue dure pour tous les pays producteurs, comme viennent de le montrer ceux du Golfe en renvoyant sèchement GW Bush à ses chères études quand il leur a demandé d’ouvrir les vannes pour détendre un peu les marchés. S’ils ont le sens de l’humour, je suppose qu’ils lui ont même suggéré de taxer les prix à la production aux Etats-Unis, qui restent, on l’oublie parfois, un des principaux bénéficiaires de la hausse des cours comme le montre l’activité frénétique des foreurs dans tous les états du sud

    Même chose pour l’alimentation, dont les prix de revient sont de toute façon pour le moment techniquement très liés au prix de l’énergie (engrais, pesticides, tracteurs, machines agricoles, irrigation…) et le seront longtemps tant les décideurs qui se sont succédé depuis le premier choc pétrolier à la tête de la recherche agronomique dans le monde ont fait preuve d’impéritie et de manque de vision. Dans un pays comme la France, le revenu agricole a longtemps été constitué à 50% de subventions publiques pour maintenir des prix bas.

    A l’exception des pays producteurs de pétrole et peu peuplés, les politiques n’ont plus les moyens de défier la main magique du marché en continuant à subventionner massivement le gaspillage énergétique et la désertification agricole des pays développés pour gagner une élection de plus? Les spéculateurs à la hausse jouent donc sur du velours. car les fondamentaux sont clairement haussiers, ce qui n’etait le cas ni de l’immobilier (qui voudra habiter une maison énergivore et inconfortable dans 20 ans), ni encore moins de la technologie, même dite haute, où les certitudes sont aussi éphémères que la durée des vie d’une nouvelle génération de portables.

    Conclusion logique, semble t’il: tous les produits qui « bénéficient » de subventions publiques directes (produits agricoles) ou indirectes (énergie) ne devraient plus être cotés sur les marchés. Qui aura le culot de réclamer la fermeture « de salut public » de toutes ces lignes au CBOT, au NTME ou à l’ICE ? Les négociations de l’OMC y gagneraient pourtant beaucoup en clarté….

  6. Avatar de JLM

    Je voudrais répondre à Vignal sous la forme d’une métaphore. Disons que Vignal serait catholique bon teint et que je serais athée radical. Ces deux espèces s’entendent généralement très bien quand il s’agit de chanter la messe, et encore mieux quand ce n’est pas la même.

    Sur base de ce modèle, j’imagine aisément que trois pour cent des leaders d’opinion capitalistes partagent la même analyse que Vignal. Encore deux ou trois ans et tout le dispositif de Vignal sera mis en place. Mais attendez un peu. Dans une société capitaliste « à l’ancienne », le petit malin qui vendait ses savonnettes moins chères, pouvait librement foutre en l’air tout le capital (en partie social et collectif) précédemment investi par celui qui se déclarait son concurrent. Dans un monde en croissance illimitée, le massacre d’une infrastructure n’est pas comptabilisé.

    Renversement ! Demain l’entrepreneur « schumpétérien » devra incorporer dans son plan d’entreprise le coût de l’amortissement énergétique des infrastructures du gars qu’il fout par terre. Je ne vous dis pas la rente de situation des gars qui ont actuellement les usines. C’est une nouvelle féodalité qui s’annonce ! Évidemment, nous pouvons toujours vouloir revigorer la démocratie, et instituer des règles économiques, mais le voulons-nous ? Car au fond, en chacun de nous l’instinct de hiérarchie n’est-il pas aux aguets de toutes les modalités possibles pour la reproduction de son champ de manœuvre ?

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