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43 réflexions sur « L’actualité de la crise: « les choses ne redeviendront pas comme avant », par François Leclerc »

  1. au dernier paragraphe du texte, j’ajouterai que l’exercice s’avère aussi difficile que pour un caméleon de se mouvoir sur une tapis persan.

  2. Mario Draghi trvaillait chez Goldman Sachs jusqu’en 2005 selon LEAP.
    Compte tenu des services que cette banques a rendu aux américains, dans le doute pourrait-on éviter de citer un présumé coupable, merci l’Europe a déja assez de problèmes comme cela.

  3. Incohèrences, mensonges et impuissance.
    Comme le gouvernement allemand peut il promettre des baisses d’impot massives et du déficit alors que c’est en passe de devenir anticonstitutionnel en Allemagne ?
    Comment, G Brown premier ministre de la très libèrale et très peu europhile Angleterre, peut-il envisager la creation d’emploi par la seule volonté des gouvernements européens ?
    Comment Mr Sarkozy promet des milllions aux agriculteurs alors que la France est déja condamnée pour subventions illégales par la commision européenne ?
    La politique est entrain de crever de la « com »!
    Les solutions ? Lire Mrs Jorion, Sapir, Todd, Lordon… ,
    Mais les politiques ont ils le temps de lire, d’écouter, de réfléchir ? Non, ils communiquent !

  4. Cela n’a pas tardé: Wolfgang Schaüble, ministre des finances, annonce le report à la prochaine législature de la réforme fiscale, au profit de corrections limitées. Voilà une expression claire des marges de manoeuvre du gouvernement Allemand, telles qu’il les estime lui-même.

  5. Excellent panorama, Monsieur Leclerc. Et c’est effectivement une situation générale qu’il faut toujours considérer. Mondialisation oblige.
    Mondialisation, justement…
    Qui poussera chaque état a vouloir se mettre en concurrence avec les autres comme tout bon paradis fiscal.
    Accompagné d’un protectionnisme obligatoire.

    Sinon, il me semble que les politiques sont maintenant un peu coincés d’avoir annoncé une reprise…

    Mais ce n’est pas le plus important. Le changement de gouvernance mondiale ne se fera pas sans heurt. Mais là, j’enfonce des portes ouvertes.

  6. Nouvel épisode du sauvetage économique des pays de l’Est. Thomas Mirow, président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), va étendre le champ d’action de la banque. Après avoir activement participé au sauvetage des banques des pays de l’Est, généralement filiales de celles de l’Ouest, elle va soutenir les entreprises en leur fournissant du crédit. Les banques n’en ont en effet pas les moyens, leurs maisons-mères ayant rapatrié d’importants capitaux pour leurs besoins propres.

  7. La proposition de Brown est intéressante – une sorte d’absurde fuite en avant europhile avant de devoir rendre l’an prochain les clefs de Downing Street aux Tories. Lesquels Tories d’ailleurs persévèrent tout aussi absurdement dans leur délire europhobe pour dissimuler le fait que, pas plus que les travaillistes, ils n’ont d’idée pour faire repartir la machine.
    A part ça, Evans-Pritchard est officiellement devenu fou. Le 21 octobre, sur son blog, il nous annonçait triomphalement que le dollar allait rester la monnaie de réserve pour tout le siècle. (Apparemment, seul un reste de prudence lui a interdit de faire des prédictions pour le XXIIe siècle). Le plus rigolo était les raisons invoquées : “At the end of the day, America is a unified nation forged by wars, under the rule of law, with a (largely) unifying language and patriotic creed, and one of the oldest and most deeply-rooted democracies in the world.” Incroyable comment un Anglais peut encore réciter aujourd’hui un tel credo américaniste alors que tout part à vau-l’eau !
    L’un de ses grands chevaux de bataille monétaires, c’est de dire que les Anglais ont eu raison de ne pas adopter l’euro, et d’expliquer combien la dépréciation de la livre est bénéfique pour le pays. Dans un de ses articles récents, il se félicitait même que cela ait favorisé le tourisme à Londres cet été. J’attends avec impatience le moment où il va nous dire que la chute de la livre booste les exportations de cheddar et propulse le Royaume-Uni au premier rang des pays fromagers !…
    Cela dit, on peut se demander si, pour le pays, le cheddar n’est pas mieux que le secteur financier. Au moins, ça peut nourrir des gens.

    1. Excusez moi de vous reprendre, mais je ne vous suis pas du tout sur ce point.
      Car si vous pensez que nous sommes dans une crise durable et violente (personnellement, je me borne à peser le pour et le contrre ), alors vous devriez prendre ce que dit M Evans-Prichard au sérieux
      Effectivement à la fin des fins c’est la cohésion de la communauté politique qui fera « la différence « et qui permet tra à une nation de s’en sortir .
      De ce point de vue, je ne sais pas si les l’argument de Evans  » america is an unfied nation » est vrai car c’est la première fois que les américains affrontent une crise dont ils sont vraiment responsables.. mais c’est une idée à prendre d’autant plus en considération qu’elle vaut aussi pour nous. Sommes nous une nation solide ? – et l’ Europe est-elle une communauté de nations solide ? ). Je n’en mettrai pas ma main au feu, tant nous sortons de décennies d’autodénigrement, de « schadenfreude » où le mot même d’intérêt national vous déconsidérait dans un débat public.
      Et tant nous semblons toujours dans l’attente eschatologique d’un « grand soir » où « tous les pauvres s’y mettront « pour « faire table rase du passé »
      amicalement

  8. L’heure de vérité approche en cette fin d’année 2009.
    Depuis la chute de Lehmann le système est mort,et il
    n’y aura pas de sauvetage possible malgré toute les
    gesticulations des dirigeants financiers ou politiques.
    Nous pouvons tous nous  » préparer » a des lendemains
    difficiles et espérons le a redécouvrir la solidarité.

    1. @Claude Roche

      Je pense qu’Evans-Pritchard est complètement dans le déni, et que ce déni est largement partagé chez les Tories qui vont arriver au pouvoir l’an prochain. Quel déni ? Le rôle de la financiarisation de l’économie – et partant les inégalités de revenus, l’endettement, les effets de levier, la spéculation, etc., qu’elle génère – dans l’effondrement actuel. Pour eux (je simplifie bien sûr), le problème est la mauvaise gestion de l’Etat par les travaillistes – mais absolument pas, par exemple, la conséquence des politiques initiées par Thatcher…
      Pour se rassurer sur le cours du monde, Evans-Pritchard et d’autres ont recours à des images d’Epinal, comme la citation que j’ai rapportée, qui recyclent simplement le thème de la supériorité civilisationnelle des Etats-Unis. A mon sens, aujourd’hui, les Etats-Unis ne sont ni une nation unie (cf. débat sur les soins de santé, mouvement Tea Party, etc.) ni une démocratie solide (élection de Bush en 2000, poids des lobbys au Congrès, etc.), sans même parler de tous les problèmes sociaux qui sapent complètement les ressorts de l’American Dream.
      Sans doute, la situation en Europe n’est pas brillante non plus, mais d’une certaine manière on chute de moins haut. D’autre part, le fait saillant de la crise actuelle est la façon dont toutes les parties du monde (Europe et Etats-Unis exceptés), pensent l’après-crise et se restructurent en conséquence, selon des logiques régionales. C’est particulièrement vrai en Asie, mais aussi au Moyen-Orient et en Amérique latine. Ils le font d’autant plus facilement que la financiarisation de l’économie « made in USA » ou « made in England » n’est jamais pour eux qu’un produit d’importation et non pas un référent idéologique constitutif de leur projet national. Autrement dit : les Chinois et les autres ne font plus confiance aux Anglo-Saxons pour diriger l’économie mondiale – et sur ce point ils ont raison, que leur « civilisation » soit ou non inférieure à celle des Etats-Unis.
      Apparemment, il n’y a encore que quelques Occidentaux (comme Evans-Pritchard) pour croire que tout repartira comme avant : ça n’arriva pas, comme le montre le billet de François Leclerc. Et parmi les victimes de la crise, il y aura le dollar (et la livre sterling), qui bien sûr ne disparaîtra pas de la surface de la terre, mais dont le rôle ne peut être que singulièrement diminué.

  9. Je ne vois pas trop comment on pourra effectivement arranger la situation des finances publiques et privées sur le long terme…

    Au point où en est la situation, je crois qu’on peut parier sur une future répudiation de l’ensemble des dettes : nul n’acceptera une stagnation de l’économie (ni une détérioration longue des prestations sociales) sur une période de plus d’une décennie.
    Les gens en auront tous simplement marre si leur avenir se borne à rembourser une dette dont ils ne sont majoritairement pas responsables… Et je doute que les politiciens les plus accrochés au pouvoir acceptent de le rendre sans tirer les ultimes cartouches.

    Nous ne sommes sans doute pas arrivé au bout de nos surprises.

  10. Bonjour

    pour ceux qui aiment la monnaie (je profite de l’occasion pour conseiller vivement l’achat du livre de Paul, L’Argent, mode d’emploi – extraordinaire !), des infos fraiches de la banque de France :

    http://www.banque-france.fr/fr/stat_conjoncture/telechar/stat_mone/agregat_1.pdf

    Le 27 octobre 2009
    En septembre, le taux de croissance annuel des engagements monétaires des IFM françaises vis-à-vis des résidents continue de diminuer et devient négatif (- 1,2 %, après 0,0 %), pour la première fois depuis avril 1997.

    Le ralentissement touche ce mois-ci les dépôts à vue (3,0 %, après 4,0 %) et se poursuit pour les autres dépôts à court terme (0,4 %, après 1,3 %), qu’il s’agisse des comptes sur livret (8,2 %, après 9,0 %) ou des dépôts à terme de moins de deux ans (- 20,5 %, après – 19,6 %).

    La contraction de l’encours des instruments négociables s’amplifie (- 6,6 %, après – 4,7 %) : l’accentuation du repli des titres de créance à moins de 2 ans (- 56,6 %, après – 50,5 %) et la nouvelle baisse du taux de croissance des pensions (1,3 %, après 5,5 %) ne sont que partiellement compensées par la légère remontée de celui des titres d’OPCVM monétaires (12,7 %, après 11,6 %).

    Au total, la contraction de la « contribution française à M3 » s’accentue nettement (- 3,4 %, après – 2,1 %).

    Bref, M3 diminue fortement – elle est même sur 3 mois, sur une tendance annuelle de – 8 %…

  11. Dimanche 1er novembre :

    Aux Etats-Unis, la banque la plus importante pour les prêts aux Petites et Moyennes Entreprises s’appelle CIT. Aujourd’hui, CIT a fait faillite.

    Lisez cet article :

    Le groupe financier américain CIT, acteur incontournable du financement des PME américaines, a annoncé dimanche qu’il se mettait sous la protection de la loi sur les faillites (Chapter 11).

    « Le Conseil d’administration a approuvé la proposition de déposer volontairement un dossier au tribunal des faillites du district sud de New York », indique le groupe dans un communiqué.

    Les actifs de CIT étant évalués à 71 milliards de dollars, il s’agit de la cinquième plus grosse faillite de l’histoire des Etats-Unis, après celles de Lehman Brothers (2008), Washington Mutual (2008), WolrdCom (2002) et General Motors (2008). (Source : boursorama.com)

    Voici les dernières nouvelles de l’économie réelle (je dis bien : l’économie réelle, pas l’économie des menteurs et des joueurs de pipeau) :

    1- Le revenu disponible réel des ménages américains a baissé en septembre pour le quatrième mois d’affilée.

    2- Les dépenses de consommation des Américains ont diminué de 0,5 % en septembre.

    3- « USA : malgré la reprise, l’économie reste encore très dépendante de l’Etat. Les chiffres publiés vendredi 30 octobre par le Secrétariat au Commerce montrent que le revenu disponible réel des ménages a baissé en septembre pour le quatrième mois d’affilée, et que les Américains préfèrent épargner plutôt que dépenser, accréditant le pronostic des analystes selon lequel la consommation, qui a apporté 2,36 points de croissance au troisième trimestre, risque de replonger sur la fin de l’année. » (Source : france-info.com )

    4- « Les autorités américaines ont fermé vendredi 30 octobre neuf banques, un record pour une seule journée depuis le début de la crise financière. Cette opération porte à 115 le nombre de banques mises en faillite depuis le 1er janvier 2009, soit le plus haut niveau annuel depuis 1992. Les analystes s’attendent à ce que d’autres surviennent encore d’ici la fin de l’année. » (Source : Reuters)

    Message transmis aux fanatiques de la méthode Coué.

    Message transmis aux naïfs qui croient que « La récession est finie ».

    Message transmis à madame la marquise Christine Lagarde.

    Message transmis à Obama qui disait samedi 31 octobre : « Aujourd’hui, je suis ravi de pouvoir vous offrir des meilleures nouvelles qui, tout en n’étant pas une cause de réjouissance, font penser que nous allons dans la bonne direction. »

    Message transmis aux journalistes, aux éditorialistes, aux commentateurs qui refusent de voir la réalité telle qu’elle est.

  12. CIT, la banque des PME, s’est placée sous la protection de l’article 11 (=faillite) ce week-end. 71 milliards de dollars d’actifs. Cinquième plus grosse faillite après, par ordre décroissant, Lehman Brothers, Washington Mutual, WolrdCom (2002) et General Motors…
    Ceci s’ajoutant à toutes les nouvelles de votre post, M. Leclerc, et à celles données dans les commentaires…
    On entre probablement dans une nouvelle période de prises de conscience et donc, pour les contrer, d’inventions de nouvelles balivernes qu’il faudra de nouveau dégonfler, etc.
    Merci pour votre inlassable travail de décorticage ; nous en aurons besoin plus que jamais.

    1. http://www.latribune.fr/entreprises/banques-finance/banque/20091102trib000439377/cit-la-banque-americaine-des-pme-en-depot-de-bilan.html

      « Ce groupe centenaire compte environ un million de clients aux Etats-Unis et sa mise en faillite, si elle était attendue depuis des mois et ne devrait avoir qu’un impact limité sur les marchés, risque d’aggraver la contraction du crédit et de peser sur l’économie réelle. »

      Jusqu’où devront-ils aller, on se le demande. Quel sera, pour vous, le prochain écroulement…???

  13. Mario Draghi, ex vice-président pour l’Europe de Sachs In Gold.
    Mario Draghi,
    alias Luc Cifer,
    alias le Diable s’habille en Prada

  14. J’ai presque pitié de ces guignoles de politiciens!
    Qu’elle impossible tâche que la leur, relancer une économie qui ne peut physiquement pas l’être! Parce qu’avec le pic pétrolier dans le rétroviseur (et celui de plusieurs autre ressources dans l’air du temps) c’est une tâche que même le grand Hercule ne pourrait relever. Le civis romanus Marius Dragius dit vrai «Les choses ne reviendront pas comme avant»!

    Héhéhé 🙂

  15. 100% d’accord avec votre conclusion Mr. Leclerc « Cela sera le prochain chapitre de la crise, car le pari du retour de la croissance ne peut être fait que par ceux qui croient que cela va redevenir comme avant ». Le chapitre pour 2010 ne sera non pas sur le retour hypothétique d’une croissance largement basée sur des performances financières mais social. Ceci dit c’est plutôt inquiétant. Avec des Etats endettés jusqu’au cou et un chômage de masse je me demande si nous ne sommes pas en train de semer les graines de nouvelles guerres civiles. C’est peut-être pour le chapitre suivant… Bon je dramatise un peu car pour l’instant il n’y a pas de grands troubles sociaux au niveau des pays développés mais cela ne préfiqure-t-il pas le calme avant la tempête?

  16. Bonjour à tous,
    Désolé pour ce petit « hors sujet »…
    Je viens de lire un article sur Slate:
    http://www.slate.fr/story/12317/bonus-banques-traders-wall-street
    où il est dit:

    « Goldman a une liste de 14 principes »

    Quelqu’un aurait-il cette liste complète ?

    Autre chose:
    Quelqu’un pourrait-il mettre sur Youtube les vidéos de Paul Jorion
    Au moins les dernières car avec Seemic je ne peux pas les visionner.

    Merci (X2) !

    Cordialement,
    Ordjoun

  17. Le conformisme a la peau dure surtout chez nos élites qui ont tant de mal à remettre en question leurs dogmes ultralibéraux: baisses d’impôts, réduction de la dépense publique même quand c’est la seule qui soutient l’activité économique, monnaie forte à tout prix même en cas de récéssion et quand l’euro s’apprécie parce que les US en faisant baisser le dollar comme depuis 1971 nous livre une guerre économique sans merci. De toute façon les critères de Maastricht et le Pacte de stabilité et de croissance sont enfoncés pour longtemps. Les élites pensent le monde qui se fait avec une guerre de retard, nous avons changé d’époque mais elles ne veulent pas le voir. A l’heure du 20iè anniversaire de la chute du Mur de Berlin c’est le tour du capitalisme américain d’entrer en crise en entrainant le reste du monde dans un cortège de malheur mais nous n’avons pas de Gorbatchev pour dire que le capitalisme-roi est nu!

  18. Question : Vous avez vu qu’il y a eu la 115ème faillite de banque aux USA

    On a l’historique depuis 2008 ici :

    http://www.ritholtz.com/blog/wp-content/uploads/2009/11/10-30-09-Bank-Failures.gif

    Mais j’ai une question : quand on regarde l’historique depuis 1934

    http://www.pro-at.com/modules/fckeditor/UserFiles/image/Roque/2008_12_14/1_FDIC.jpg

    on voit que la crise 1988-1990 était bien plus destructrice.

    Pourquoi la situation est-elle plus grave aujourd’hui qu’en 1988 ? Est ce parce que les faillites touchaient alors de petits établissements, et docn el spertes étaient plus faibles (je n’ai pas trouvé l’historique des pertes) ?

    On a la liste ici :

    http://www2.fdic.gov/hsob/HSOBSummaryRpt.asp?BegYear=1934&EndYear=2009&State=1

    1. Il faut regarder ce que l’endettement global public+banques+état représente en pourcentage du Pib .En 88, ce rapport était dans la moyenne des trente dernières années.Aujord’hui, je vous laisse le soin des adjectifs….

  19. à François Leclerc, auteur du billet
    En référence à vos deux derniers paragraphes,
    stratégiques


    Le nouveau ministre des finances, Wolfgang Schaüble, (…) déclara :

    « Nous voulons mettre en oeuvre la réforme fiscale comme elle figure dans notre programme » (…et reconnut…)
    « il dépend bien sûr des Länder que nous y arrivions » (…)

    Les Länder n’ont pas grand chose de commun avec les Régions Ducales de France (Aquitaine, Bourgogne,…)
    ni avec les Départements Napoléoniens.
          sangsue
    Il n’empêche; les topBanques y voient des lieux à dettes existantes et dettes potentielles
    toujours bons à mettre davantage sous tutelle pour pouvoir mieux les endetter
    tout en anesthésiant les débiteurs;
    c’est tout l’art des sangsues en rainforests et eaux troubles, l’art des parasites.
    [ rainforest – pluviométrie entre 1750 et 2000 mm par an.

    anesthésier, affaiblir }} vampiriser {{ pomper

    Entre Banquiers Ventraux … de Francfort, Bâle, Dover, Paris-BergèresEnFolies, Mussolini,
    le mot d’ordre est semblable.

    Le régalien central nous mange dans la main.
    les provinces ducales doivent demeurer en pleine allégeance, obéir, noyées sous les dettes

    L’émancipation à l’encontre de l’hydre (pourvoyeuse d’air salé humide de pirate à sangsues)
    ne peut provenir que du « LOCAL », la partie la plus éloignée
    du RESEAU BRI du RESEAU EUROCLEAR; elle est moins bordée et canalisée
    br>
    Pour les « meneurs-du-jeu » le danger est nul de la part des collectivités régaliennes territoriales.
    Celles-ci ne rêvent que d’être davantage subventionnées et de dépenser davantage
    En outre, elles sont sous la coupe des REGIONS FURTIVES
    voulues par les quatre topCréanciers privés de BRI+Euroclear(London+Brussels)+fednewyork

    La parole des gouvernements à Francfort-Berlin et Paris ne vaut pas un clou
    C’est pourquoi, l’interrogation ci-après de François Leclerc soulève d’autres questions

    Il est possible de manger son chapeau et de renoncer à ses promesses électorales de baisse des impôts.
    Mais la question suivante est bien plus redoutable et ne va pas manquer de se poser, en Allemagne comme dans tous les pays européens :
    comment tailler dans les budgets publics et notamment dans le filet de protection sociale sans susciter de vives réactions ?

    Ces réactions ne présentent aucun danger pour les sangsues
    et leurs seides, les régaleurs
    Pourquoi ?
    [1]   99.99% des gens ont une vision totalement fausse du Réel
    [2]   En outre, plus des deux tiers de la population vit aux crochets de l’Etat, directement ou indirectement
    par les budgets d’aide sociale ou d’aménagement-accompagnement,
    y compris les professions dites « libérales » telles que
    architectes (HLM, Services publics), conseils en bilans de compétences, dentistes, firmes privées de formation, médecins, pharmaciens, etc.
    comment dire ? addiction sans imagination ?
    manque de vitalité pour voir autrement que par la bouche de la Noblesse Impériale ?
    La culture ambiante est celle de ces deux méchantes filles de la marâtre
    Si ma mémoire est bonne, leurs propos crachaient vipères et crapauds.

    La populace ne voit — on le comprend — qu’une issue : les créanciers de l’Etat
    c.a.d. topMegaBanksters et autres sangsues.
    Sur 1000 personnes autour de vous, combien en connaissez-vous n’ayant qu’un désir
    « Que ça revienne comme en 2006-2007 » ?
    998 ? 999 ?

    Cela sera le prochain chapitre de la crise, car
    le pari du retour de la croissance ne peut être fait que par ceux qui croient que cela va redevenir comme avant.
    Ou bien qui prennent les chiffres pour argent comptant, sans chercher à comprendre ce qui se cache derrière eux…
    Que vaut et que peut-on attendre d’un PIB en hausse intégrant les résultats de « l’industrie financière » ?

    La réponse à la dernière question ?

    – Ces résultats de la fausse industrie des dynastOgres,
    créanciers furtifs (exempts d’impôt) des topMegabanques,
    d’ailleurs opposés aux banques de taille moyenne,
    participent à l’enfumage des 99.99%
    trop heureux d’être autruches,
    trop heureux que la dette puisse être à 1600 milliards € l’an prochain
    … autruches têtes dans le sable sur le fait que cette dette insoutenable sera alors
    à 75% aux mains de créanciers étrangers furtifs (à nationalités multiples et folles capacités prédatrices
    technologies, PME, patrimoines, terres, ressources, minorités de contrôle, obligations convertibles, etc.).

    – 99.99% des citoyen(ne)s, depuis le boulanger jusqu’au policier,
    sont indifférents à la question de Fr. Leclerc (ne l’ont pas même lue
    ne savent pas même que ce blog existe, … )

    En conclusion, les « vives réactions » sont sans aucune espèce d’importance
    le bruit dans la rue sera maté et châtié;
    cela occupera des millions de téléspectateurs;
    Les peureux et ignorants, nombreux, applaudiront devant l’action des forces de police
    tout profit pour les charlatans et/ou escrocs

    Les « vives réactions » mènent nulle part; c’est comme les slogans
    ou un soufflet qui sort du four
    Néanmoins, je reste très optimiste et bien les pieds-au-sol
    L’émancipation est plus proche que le 8 janvier 2008
    L’émancipation conduisant à renverser — parrtiellement — la BRI et les banquiers centraux (pour une part)
    sera encore plus proche en janvier 2011

    Très bonne journée
    Cordialement.

    1. Et… pourquoi janvier 2011..???
      (je suis curieux, mais… la comparaison que l’on peut faire avec 1929 montre à la fois une accélération mais AUSSI une amplification. Donc, le temps a pour moi, une importance non négligeable)

    2. @Auguste & Clown Blanc
      Comment dire ?
      J’ai passé le week-end avec un « homme d’affaires » PME 30 salariés, un autre 5 salariés, un huissier et un notaire.
      La crise ils la perçoivent bien par la chute des CA ou la recrudescence des dépôts de bilans.
      Mais ils ne veulent pas entamer une conversation sur leur avenir économique…
      Cà ne les intéresse pas…
      Ils « travaillent » …
      Ils ne causent pas aux pessimistes de mon genre.
      Stratégie de fuite (Laborit) ou légèreté je ne les comprend pas.

    3. Là où je comprends (presque tout cette fois) je partage.
      Merci pour les 2 nouveaux mots à mon vocabulaire  »seide » et  »régaleur » je n’arriverai jamais à les replacer c’est génial.
      8 janvier 2008 …Politique de civilisation ? je ne trouve pas mieux pour l’instant.

  20. Certaines directions de banques commerciales de premier plan, en France, estiment probable (mais non certain) le déclenchement d’une seconde crise de liquidités entre banques. C’est quelque chose qui est désormais intégré dans les scénarios auxquels elles se préparent (mais avec infiniment moins de marges de manoeuvre qu’en 2008). La durée probable de la crise en cours est maintenant revue à 5 ans à compter de 2009.

  21. quand on voit les graphiques sur le blog de birolli ,on a l’impressionn que ce n’est pas cyclique ,que l’économie fontionne plutot en cadence qu’en rythme : en accordeon ! des pulsations ou des modulations de fréquence plutot qu’une hystérésis.

    en plus , les oscillations d’amplitude montrent que la bourse (y compris la spéculation) est un jeu à somme nulle .

    peut etre faut il utiliser « la schizo-analyse » de Deleuze pour comprendre l’irrationnel de la finance ,il y a dans « l’introduction à la schizoanalyse » un passage tres interessant sur les flux monétaires qu’il compare aux flux (désirs) des machines désirantes (humains).

    1. Je ne vois pas pourquoi la bourse est un jeu à somme nulle, étant donné que tout y est psychologique (anticipation sur des développements possibles, etc).
      Or lorsqu’on aime, on ne peut pas dire que la somme des affects est nulle, elle est positive. Donc la richesse est créée à partir de l’euphorie, la somme nominale est bel et bien positive, jusqu’au désamour, qui est un jeu à somme négative. je t’aime, moi non plus…

      La rumeur crée la richesse en bourse. Cette rumeur ne coute rien à lancer, on voit bien que la richesse est crée sans perte aucune, il suffit de faire croire… et l’action monte. Sur un marché spéculatif donc, comment calculer ce qui est perdu, ce qui est gagné ? Ce n’est rien de plus tangible qu’une histoire d’amour… la bourse est un convertisseur analogique/digital, quantifiant des estimations sociales, historiques, métaphysiques, en chiffres. Baromètre moral du monde.

      Ainsi ce qui a été perdu depuis le début de la crise, est-ce autre chose que de l’amour propre, de la spéculation, du sentiment ?

      L

  22. DynastBanker1 à Banker2

    Faisons affaire à 2
    Discretos, je te file ce lot de pertes çi, lot_M, bien camouflé entre trois sandwichs
    On n’est pas prêt de le trouver immédiatement.
    Tu vires ici dans ma banque ton lot d’opérations à bénéfices programmés, lot_B

    5_sur_5
    Au plus haut prix concevable, je fais nationaliser ma banque (2)
    à pertes camouflées,
    et, sans effort, on partage à 40-40 ( solde: Congrès,…)
    le gain sur lot B (bonus), lot M (malus) et, en outre, le prix de la nationalisation
    Les taxpayers s’offrent toutes les pertes … les couillons ! ok ah$ah$

    Votre exemple ? c’est lequel ?

  23. à Volhynien [13:25]
    Dites aux statèges de votre banque que leur prévision est fausse.
    Avant 5 ans, le monde bancaire aura radicalement changé, au moins pour ce qui est de la banque aux particuliers et aux entreprises non cotées sur les grandes places financières.
    Quant à l’or il ne vaudra plus que son poids symbolique à fabriquer des breloques décoratives
    ou bien du métal nécessaire à l’électonique de pointe; rien d’autre.

  24. Conjoncture francaise. PUBLICITE : Recul « violent » du marché au S1 2009.

    Selon Philippe Legendre, Directeur délégué de l’Institut de recherche et d’études publicitaires (Irep), le marché publicitaire français a enregistré au cours du S1 2009 un recul « plus violent et plus fort que tout ce qu’on a connu auparavant ». Globalement, le marché publicitaire a perdu sur cette période 915 M Euro, avec des recettes nettes des media qui ont chuté de 18,1% à 4,139 Mds Euro. Une fois n’est pas coutume, tous les medias sont concernés : la télévision (-19,4% à 1,467 Md Euro), l’affichage (-14,7% à 554 M Euro), la radio (-14,7% à 268 M Euro), la presse magazine (-18,4% à 563 M Euro), la presse quotidienne nationale (-24,8% à 134 M Euro), la presse quotidienne régionale (-11,8% à 488 M Euro), les gratuits (-28,7% à 398 M Euro) et l’Internet (-7% à 242 M Euro hors liens sponsorisés, qui continuent eux à croître).

  25. il y a véritablement nombre d’éléments intéréssants sur votre blog et matière à réflexion la plus large possible.en tant qu’élu local et concerné à la marge et un peu plus par des questions immédiates je voudrais vous demander comment il est possible que l’économie américaine en pleine banqueroute puisse encore donner le change? que des comtés entiers,des municipalités,des états soient encessation de paiement licencient leurs agents comme aux pires moments de l’après 1929 et que l’information ne passe pas.peur du vide?chinois pas prets?crainte de guerre civile?
    Ce qui est sur c’est que les américains entretiennent sans discontinuer une économie de guerre depuis 1945(allemagne,grèce,corée,vietnam,grenade,panama,afghanistan,irak)qu’ils sont soumis aux exigences de leur lobby militaire puissament relayée par des réseaux financiers et politiques et malheur à ceux qui entendent déroger à la règle meme s’ils sont issus du sérail(frères kennedy).Quelle va etre la demande aux usa face à la banqueroute?alors que l’engagement en afghanistan coute déjà des sommes phénoménales comment ne pas craindre l’annonce d’une nouvelle croisade et si l’on s’en réfère à l’excellent docu de w.karel sur 1929,la sortie de crise de l’économie a été la conséquence directe de la décision de passer à une production de guerre.plus prosaiquement je voudrais signaler que les budgets de certaines collectivités territoriales sont impossibles à boucler pou 2010 et ce sans compter sur la suppression de la taxe professionnelle à venir que la crise n’empeche pas les politiques de s’obstiner sur la lancée de 20 ans de poltiques fiscales iniques et dangereuses et qu’on vient juste de se rendre compte qu’il manque 10 à 15 points de pib dans la part salariale(partis aux iles vierges ou à la bourse de macao) qui seraient bien utiles aujourd’hui ne serait ce que parce que les ménages sont meilleurs gestionnaires que les banquiers et que plus le pognon s’évapore et moins l’impot ne rentre et moins il y a de redistrisbution et d’investissement efficace et donc plus de chomage etc…mécanisme récéssif dans lequel nous nous trouvons.pour en sortir taxer la rente et le capital mettre à l’amende le spéculateur mais il y a cet élément de l’ordre de la pulsion irrationnelle,pulsion de toute puissance,d’aveuglement icarien,pulsion freudienne de mort qui fait que on ne touche à rien pour l’instant.mais encore quid des usa?

    1. Il est possible de répondre point par point à chacune des questions que vous posez.
      Mais mieux encore cependant, les considérations développées par Jean Claude Werrebrouck dans cet article permettent d’imaginer ce que risque d’être la situation à venir et ainsi de comprendre pourquoi « l’économie américaine en pleine banqueroute puisse encore donner le change »

  26. @Erwan Quilgars
    Merci mille fois de cette réponse .
    J’aimerais bien continuer cette conversation en allant un peu plus loin (car ce qui m’intéresse au fond c’est la capacité des Européens à re-penser par eux-mêmes).
    Mais je ne sais comment le faire : n’est-ce pas là détourner la vocation du blog ?
    amicalement

  27. Signaler à l’attention de F.Leclerc cette analyse de P.Artus sur les banques centrales:

    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=49335

    Quand on lit les propos de M.Draghi et de JC Trichet et les résultats de la Banque d’Angleterre avec le QE ( la ligne de
    pensée en Grande-Bretagne étant comme nous ne sommes pas sortis de la récession, il faut continuer l’injection
    de liquidités-sic ) on peut s’interroger-je garde toujours en tete le chiffre du recul de 0,3% sur un an du crédit aux
    ‘privés’dans l’Eurozone-sur la validité de l’analyse faite par les Princes,i.e la position des directeurs de banques centrales, comme vous les avez rebaptisé, et se dire que les choses ne redeviendront pas comme avant ni pour nous ni pour eux…La meme réfléxion pour ‘l’oracle’ A.Evans-Pritchard dont la ligne de pensée récente est celle d’avant

  28. Une fois de plus, un tel texte trahit toute la perplexité des banquiers centraux et aussi des gouvernements face à cette situation qui, en dépit des injections liquides à volonté de la part des banques centrales, ne démarre décidément pas.
    On demande aux banques de financer, via le crédit, l’économie.
    Or, si elles ne le font pas, c’est bien parce que les épargnants ne leur font qu’une confiance limitée et gardent eux-mêmes des proportions croissantes de leurs liquidités hors circuit ou non disponibles pour des crédits dont beaucoup d’entreprises ne veulent même pas.
    Cette mise hors circuit est bien une forme de thésaurisation dont Helmut Creutz nous rappelle qu’elle affecte désormais 90% de la monnaie centrale émise! Donc non disponibles pour desp rêts, car, je le rappelle la thésaurisation est à distinguer radicalement de l’épargne en banque. La monnaie thésaurisée cesse d’être utile économiquement pour tout le temps que dure sa mise en coffre.
    Les entreprises qui ont besoin de crédits sont en quasi faillite, donc les banques ne veulent pas leur prêter malgré les exhortations d' »en haut », les autres s’en passent volontiers, car on investit actuellement moins que le taux de renouvellement de capital fixe, d’où l’ambiance de décroissance et même de déflation.
    Un chiffre sera intéressant de connaître dans ce contexte : Quels sont les montants d’intérêts versés aux épargnants par les banques ainsi que celui des intérêts perçus auprès des emprunteurs.
    Je rappelle que ces montants sont en augmentation constante jusqu’en 2007.
    Par contre, en 2008, ils ont commencé à baisser, ce qui prouveque les dépôts d’épargne, et, partant, les volumes de crédits, et plus encore les taux d’intérêts, ont baissé.
    Selon ce que je prévois dans ce contexte, cette baisse se poursuivra en 2009, et tout cela ne fait que renforcer le climat déflationniste malgré l’inflation « en bulle » des actifs financiers.

    Pour changer cela, il faudra quand même finir par entrevoir que la monnaie telle qu’elle est avec son statut de VALEUR REFUGE ULTIME est bien pour quelque chose dans cette impuissance des banques centrales à la faire circuler.
    Si les banques centrales émettent bien cette monnaie « pour qu’elle circule », eh bien, nous constatons qu’elle circule de plus en plus mal!
    Autrement dit, les banques centrales n’ont pas les moyens de faire la politique monétaire qu’elles souhaitent pourtant faire!
    Qu’on me dise comment en sortir autrement que par une monnaie qui circule en toute circonstance en raison de son caractère « fondant »! J’insiste bien sur le fait que cela peut être fait et doit être fait sans affecter le volume circulant, car les banques centrales seraient évidemment tenues de restaurer le volume « fondant » en continu.
    Les choses sont peut-être mieux à comparer à un organisme vivant qui doit en permanence restaurer les cellules en fin de vie par de nouvelles, afin de maintenir l’homéostase.
    Et cette circulation forcée, obtenue par la « monnaie vive », stabiliserait en même temps la demande effective et améliorerait bien entendu les perspectives des entreprises, devenant solvables et susceptibles de prendre un crédit, devenu moins cher du fait des taux d’intérêts de plus en plus bas grâce, là en encore, à la monnaie « vive ».
    Peut-être, une telle image d’une monnaie vivante, mourante et se reproduisante serait plus convaincante?

  29. J’entends bien qu’on me retorque que je fais de la monnaie vive (fondante) une « panacée », je reste bien preneur d’autres idées si quelqu’un m’expose comment cela pourrait marcher!
    En tout cas l’impuissance dans le contexte actuel, au point de réduire les dépenses sociales pour protéger la rente du capital toujours croissante, nous sentons bien que cela va dans le mur!

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