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L’actualité de la crise: de Charybde en Scylla, par François Leclerc – Blog de Paul Jorion

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109 réponses à “L’actualité de la crise: de Charybde en Scylla, par François Leclerc”

  1. Avatar de pablo75
    pablo75

    « L’Allemagne peut se permettre un choc fiscal, pas la France »

    http://www.slate.fr/story/12341/lallemagne-peut-se-permettre-un-choc-fiscal-pas-la-france

  2. Avatar de Merlin
    Merlin

    Il est généralement facile d’être prescient lorsque l’on a aucune solution a proposer.

    Au sujet du problème posé par la dette, j’ai l’impression qu’il y a deux cas de figures: les pays comme la France et l’Italie ou l’épargne privée est égale et supérieure a la dette publique ce qui fait que la dette nette est nulle (juste un jeu de taquin entre classes sociales et démographiques) et les pays ou la dette nette est due a l’étranger.

    Dans le cas des pays « Anglo-Saxon » encore maitre de l’impression de la monnaie, l’ajustement passera par le taux de change, je présume, et la compétitivité a l’exportation (?), dans le cas des pays de la zone Euro (Espagne, Irlande) cela passera par la misère sociale dans la durée. Mais après tout, la richesse crée n’était qu’une illusion, minuit a sonné et le carrosse redevient citrouille. Çà a été bon tant que cela a duré et c’est mieux que rien.

    De toute façon le phénomène de désendettement sera long et le réajustement très long.

  3. Avatar de yvan
    yvan

    Tout semble confirmer que le gouvernement américain est condanné à soutenir le consommateur de base.
    Et la prime pour l’achat de voitures va, en principe, s’arrêter.

    Que vont-ils bien pouvoir trouver à subventionner maintenant?
    L’achat d’une télé..??? (made in China 🙂 )

  4. Avatar de François Jéru
    François Jéru

    Dans le prolongement d’Auguste le 3 nov à 12:16
    à Espagnoux qui commenta le soir à 22:33
    renvoi plus haut : 3 nov 22:33
    Merci pour Sofaris. Pas d’autres « preneurs de risques », pour partie sur le dos des contribuables
    en lieu et place des banques commerciales ? Je serais surpris.

    les banques font leur boulot, ce sont des entreprises et elles doivent gagner de l’argent ; faites la distinction entre les banques de financement et d’investissement et les banques de détail, banque de proximité..un TBB à zero (…) trève de plaisanterie les banques sont un outil au service de la volonté politique…le couteau n’est pas mortel, il est neutre, c’est celui qui le manipule qui peut être dangereux

    Q1: Je ne comprends pas votre « Faites la distinction … »
        Justement je fais la distinction
    Que voulez-vous dire ? Qu’il ne faut pas faire la distinction ?

    Q2: Quelle serait, pour vous, personnellement, la menace ?

    Q3: Serait-ce insuffisamment « noble » d’être « seulement dans une banque de détail qui ne jouerait pas sur les eurodevises » ?

    Q4: Serait-ce insuffisamment « noble » d’être « seulement dans une banque MoneyMarkets jouant à fond sur des positions à la seconde dans les eurodevises et absente de la réflexion sur les crédits Economie Réelle à long et moyen terme

    Q5: Est-ce plus « gratifiant » d’être palefrenier chez un duc ayant fait allégeance à la Furtive Cour Impériale des créanciers de Bâle et 33 LibertyStreet NY ?

    Q6: Est-ce que votre métier, par exemple de contrôleur de gestion transversal — de DRH ou autre budget de frais généraux, vous conduit « par chance » à répartir vos journées sur chacun de ces métiers ?

    Q7: Quelle est vaguement votre situation fonctionnelle dans votre organisation structurée ?

    Q8: La volonté politique des ¤¤¤¤¤ personnes qui viennent de doubler la masse monétaire,
    c.a.d. potentiellement de diviser par plus de deux le pouvoir d’achat des « NonBankassur » pour des années
    comment les décrivez-vous ces hommes ? … si possible sans oublier les adjectifs. Merci

    Q9: Quelles sont précisément vos objections, positions, etc. sur les préconisations LeucoCircus ?

    1. Avatar de fujisan

      « Qu’ont-ils vu, tous, qui aurait rendu un adulte fou ?
      Quelle chose innommable ? Obscurs souvenirs… Pour les uns, momie aux yeux de goudron frais, pour d’autres, oiseau-roc monstrueux, lépreux au nez amputé, loup-garou, vampire à la bouche hérissée de lames de rasoir…
      Tous avatars de Grippe-Sou, le Clown ! ÇA !
      L’ennemi aux cent visages… » Stephen King, ÇA 😉

    2. Avatar de LeClownBlanc, Auguste, Arkenciel
      LeClownBlanc, Auguste, Arkenciel

      Notre table d’hôtes, aérée et ensoleillée est à l’ADRET
      au cas où vous arriveriez à faire le tour des obstacles et opaqVoiles vous pourriez être à l’UBAC

      A l’UBAC :
      la table richement nappée cotoie le BigAnanas trampouillant dans les noirs miasmes du caniveau
      le marais où l’anesthésie des sangsues n’écarte pas même la nausée
      CA, le biClown difforme est siamois « BenBernanke-JamieDimon »

      Images BenBernanke urbandigs.com
      Portrait : effet Ubac
      you buy
      Source : http://www.jrdeputyaccountant.com/2009_04_01_archive.html

      Images Jamie Dimon contestation bailout de 700 milliards de $ (majikthise.typepad.com sept25, 2008)
      au centre de passage
      avec Buffet et Paulson
      le contexte : Conference On Issues Affecting U.S. Capital Markets Competitiveness
      WASHINGTON – MARCH 13: Surrounded by religious iconography in Healy Hall, (L-R)
      Treasury Secretary Henry Paulson; Warren Buffett, chairman and CEO, Berkshire Hathaway Inc.;
      Jeffrey R. Immelt, Chairman and CEO, General Electric Company;
      Charles Schwab, chairman, and CEO, Charles Schwab Corporation;
      James Dimon, chairman and CEO, JPMorgan Chase and Company;
      Ann Yerger, executive director, Council of Institutional Investors; John Thain, CEO, NYSE Group; and
      SEC Chairman Christopher Cox
      participate in a panel discussion, ‘Framing the Issues: Markets Perspectives,’ at Georgetown University March 13, 2007 in Washington, DC.
      Secretary Paulson hosted the ‘Treasury Conference on U.S. Capital Markets Competativeness,’
      a day-long program to focus on capital market issues like regulation, competition and other related topics.

      Nous avons eu plaisir à découvrir le sub-réel de Stephen King, CA

      Résumé en deux pages sur france-jeunes.net
      sur wikipedia, résumé du roman
      Merci Fujisan
      Merci également d’opposer fauxClown et tandem_çà

    3. Avatar de espagnoux
      espagnoux

      oups c’est quoi leucocircus ? ….inutile de jeter le bébé, l’eau du bain et la baignoire…depuis que les hommes font du commerce ils ont besoin des banques, c’est aussi simple que çà ! regardez autour de vous, comment les investissements se financent ils ?

  5. Avatar de antoineY
    antoineY

    @ espagnoux
    « depuis que les hommes font du commerce ils ont besoin des banques »
    Admettons (parce que ce n’est pas si simple que ça).
    Il faut ajouter « depuis que les hommes constituent une communauté politique démocratiques, ils ont, en tant que citoyens, des devoirs mutuels qui excèdent ce que la loi commande ». La déontologie professionnelle n’est pas une question d’éthique mais un devoir politique (faire le lien avec mon post en réponse à Claude Roche sur les implications catastrophique d’une philosophie politique moderne qui pose que la loi s’adresse à la volonté plutôt qu’à l’intelligence. On est en plein dedans!). Un guichetier qui vend un produit financier (un prêt) à un client déjà surendetté qui n’aura pas les moyens de l’assumer trahit l’esprit des institutions, quand bien même la transaction serait parfaitement légale.

    C’est amusant parce-que l’argumentation que vous utilisez est celle défendue par les néo-classiques dans le cadre de théories « contractualistes » de la firme comme « noeud de contrat » ( « intégration hiérarchique minimisant les côuts de transaction »; « théorie des droits de propriété sur les actifs matériels »; « théorie de l’agence »). Une des implications de ces théories est celle-ci: les firmes n’ont pas à être socialement responsables devant qui que ce soit. La seule reponsabilité qui leur incombe est de maximiser le profit des actionnaires dans le cadre des règles imposées par le Législateur.
    En effet, si les actionnaires/dirigeants s’occupent d’autre chose que de faire du profit, on suppose que le marché ne sera pas aussi efficient qu’il devrait-être (Au passage Paul a raison: les stock-options ont été délibérément conçues, sur le plan théorique, au sein de la théorie de l’agence, pour limiter les côuts du contrôle par les actionnaires des dirigeants, le rapprochement de leurs intérêts permettant de « pallier » à l’asymétrie d’information).

    Mais admettons que ceci soit exact. Ceci ne fonctionnerait pas pour les banques.
    – Les banques ne sont pas des « entreprises » comme les autres. La monnaie comme le crédit ont trait à la question de la souverainet, ce qui leur confère ipso facto une responsabilité politique que n’a pas au même degré le vendeur de chaussures.
    – Les « produits financiers » ne sont en rien des « produits » au sens classique du terme (c’est par abus de langage qu’on les qualifie ainsi).
    – Les banques sont « too big too fail ».

    – De même que le rôle des médecins n’est pas de gagner de l’argent mais de fournir un bien particulier à la communauté politique (la santé), de même le rôle des banquiers n’est pas de gagner de l’argent mais d’allouer le capital là où il y en a besoin.
    Un médecin qui déteriorerait volontairement l’état de santé d’un malade serait trainé en justice. La différence avec les banques qui détériorent la santé financière et économique de la communauté politique serait que ceci est « légal ». Imaginons que ce le soit également pour les médecins. Cela justifierait-il le fait de détériorer l’état de santé d’une personne saine? Bien sûr que non! Le médecin ne saurait-il pas qu’il se conduit de manière inappropriée au moment où il le fait? Bien sûr que oui! De même les banquiers savent parfaitement ce qu’ils font, et dans la mesure ou ils ont accepté d’embrasser la profession, ne peuvent se prévaloir d’aucune excuse acceptable (du « tout le monde le fait » au « ce n’était pas interdit »)au moment où leurs pratiques appauvrissent les citoyens (collectivisation des pertes ou spéculation au sens de paul Jorion).
    A ce moment là il y a trahison de la communauté politique. Ce n’est plus seulement de l’incompétence, et ces derniers devraient être déchus de leurs droits civiques.

    Ceci pour la version « soft ». La version hard met en évidence les pratiques de lobbying, d’entente et de mise sur le marché de produits financiers tous plus instables et dangereux les uns que les autres. La version du Clown met en évidence des pratiques quasi mafieuses dans la gestion des flux de capiatux offshore (les banques françaises ont entre 15 et 25 pourcents de leurs filiales installées dans des paradis fiscaux).
    Nous avons besoin de la fonction d’intermédiation, certes, mais nous n’avons jamais demandé tout le reste (ceci inclue le soutien d’une banque française à la junte birmane, entre autres joyeusetés). Je suis sur qu’une fouille rapide sur le net permettra à chacun de trouver le nom de la banque en question.

  6. Avatar de espagnoux
    espagnoux

    « depuis que les hommes constituent une communauté politique démocratiques, ils ont, en tant que citoyens, des devoirs mutuels qui excèdent ce que la loi commande ».
    Antoine Y , merci de votre commentaire, intéressant..qui me rend perplexe cependant – nous ne sommes pas vivant dans le monde des idées, si cela était le cas dans le monde démocratique il n’y aurait pas d’usine d’armement, de lobbys politique, de corruption généralisée etc…mais tel n’est pas le cas et le système démocratique est le moins mauvais semble t’il
    alors pour la banque, la réalité est la suivante : un client ne peut pas souscrire un produit financier sans avoir répondu à une questionnaire très impliquant sur son patrimoine, ses compétences et sa stratégie long terme (directive sur les marchés et investissement financier), un client ne peut pas souscrire un contrat d’assurance vie ou de prévoyance sans remplir une déclaration très impliquante sur ses objectifs personnels, les besoins à satisfaire (directive européenne loi de 2007), un client ne peut pas souscrire un financement s’il est surendetté (norme de tx d’endettement et de quotient familial)…la COB, la commission bancaire, la répression des fraudes, l’inspection générale contrôlent en permanence les banques sur chacun de ces domaines !
    encore une fois, le système bancaire avec le système de santé sont en France les plus contrôlés et les plus soumis aux procédures et règlementations
    seulement dans la logique des droits et devoirs de chacun, le souscripteur d’un produit financier (tiens au hasard le directeur financier d’une collectivité locale qui s’est endetté à des tx très faibles sur des pdts sophistiqués et qui fait semblant de découvrir qu’il y avait un risque de contrepartie) n’est pas assimilable à un patient malade qui va voir son médecin !…il a sa propre responsabilité
    j’accepte la version hard, mais il faut la prouver et que l’on coupe les branches pourries

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