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61 réflexions sur « L’actualité de la crise: l’introuvable régulation systémique, par François Leclerc »

  1. François Leclerc vous êtes nominé pour les oscars du « super téléchargeur » décriptant l’actualité de la crise. Vous vous distinguez dans cet exercice de précision, par la manière trés originale que vous avez de restituer la vie (caricaturée mais plus vraie que nature) à ces marionnettes de l’ombre, leur attribuant une psychologie adoc. Bravo!

  2. @ François

    Une petite question au sujet du « grand jeu » à la mode : le carry-trade.

    Intuitivement, il me semble que c’est un jeu à somme nulle. Si les grandes banques peuvent emprunter à taux nul en dollar (*) et placer un taux plus élevé, sur le dollar australien par exemple, qui est le perdant (actuel ou futur) ?

    Peut-on dire qu’en autorisant cela, la FED permet à diverses institutions de s’affranchir du fameux couple risque-rentabilité ?

    Si cela est avéré, ce n’est plus seulement une finance casino, mais un casino particulier : à tous les coups les banques gagnent et que si les règles venaient à changer, le directeur (mon oncle Ben) viendra prévenir les joueurs longtemps à l’avance !

    (*) en fait, comme le dollar perd régulièrement de la valeur, c’est même un taux négatif. Double jackpot !

    1. Au jeu du carry-trade, il n’y a pas de somme nulle. On gagne souvent, mais on peut perdre beaucoup en cas de changement brutal de parité des deux monnaies dans lesquelles ont a joué.

      Quand aux parités entre monnaies, c’est autre chose. La baisse du dollar par rapport à l’euro n’a pas les mêmes conséquences suivant que l’on achète ou vend en dollar, si l’on est dans la zone euro !

  3. Ce qui est consternant, c’est de constater le contraste entre l’apathie des parlementaires européens dont Paul a rendu compte, et la vitalité, si j’en crois ce qu’écrit François, du débat outre atlantique.

    1. Hé bien… c’est à dire que…
      Ils ont tout de même beaucoup plus de raisons de s’affoler.

      Ceci dit, je n’ai jamais écrit qu’il était temps que l’Europe se sépare de toute relation avec les US. Evidemment.

  4. « L’extraordinaire aveu d’Alan Greenspan »

    « Conclusion personnelle: s’il y a un risque systémique aujourd’hui c’est celui de la bulle obligataire crée depuis un an pour « relancer » l’économie mondiale. Le recours à l’endettement public massif a crée une source considérable de danger. Il n’y avait peut-être guère d’autre moyen d’empêcher la dépression. Mais le fait demeure que nous vivons sur une poudrière. »

    http://www.boursorama.com/forum-immobilier-l-extraordinaire-aveu-d-alan-greenspan-392819593-1

    1. Verywell, c’est l’ensemble des propos qui est intéressant. Et pas seulement la conclusion.

      Et cela me remet en mémoire les paroles d’un statisticien de l’INSEE qui reconnaissait que pour s’assurer de la fiabilité des chiffres d’un pays, il fallait un an. Et du point de vue international, deux ans…

      Ceci dit, lorsque les banques auront été nationalisées, le secteur aura peut-être alors des chiffres fiables…

    2. Certes. Ce qui précède est d’ailleurs le plus intéressant.
      La conclusion qui n’est pas de Greenspan avait pour but d’aiguiser la curiosité. D’où le lien.

  5. à LeClownBlanc
    « Vraiment ClownBlanc, ColeuColeu, pour ce qui est l’essentiel tu ne nous apprends rien de neuf.
    « J’ai là le Jules Isaac de 1956 que je lisais à 12 ans … en classe de 4e Un mousquetaire blanc stylisé sur la couverture rouhe, Edition Hachette
    « Page 284 ….. Je lis le titre : Pamphlet de 1708 … il y a 301 ans …
    Ce qu’on disait des financiers sous Louis XIV

    Le pamphlet :
    Un financier commence par la mandille [ petit manteau que portait les laquais ]
    et finit par les honneurs, par les richesses, par les grandes alliances, par les belles charges,
    par les beaux titres de comtes et de marquis et par une fortune qui lui donne 100.000 envieux…
    Mais aussi, s’il manque son coup et n’a pas assez d’industrie [habileté] de se mettre à couvert, et
    de se garantir de tous les mauvais tours que ceux qui paraissent ses meilleurs amis lui préparent…,
    il finit ses jours dans les prisons. »
    (…)
    Les partisans font la loi aux rois, aux princes et à toutes les puissances du monde;
    leur pouvoir passe l’imagination, tous les peuples sont sous leur dépendance,
    car les rois et les ministres ne font que leur prêter leurs noms, leurs signatures et leur autorité;
    ils décident, ils ordonnent, ils font eux-mêmes les édits…,
    ils lèvent tels impôts qu’il leur plaît,
    ils les augmentent [taux d’intérêt avec impôts] à proportion que l’appétit leur vient,
    en un mot ils règneht seuls en tyrans. »
    [1708] Les accapareurs de blé sont une autre affaire.

  6. à Auguste
    Ce qui est neuf c’est que le xenDynastOgre ne commence pas par la mandille.
    Il reçoit de son père les clefs des sécurités d’Euroclear, Fednewyork et BRI.
    C’est pharaoniquement différent.
    En 2002-2005, Fednewyork, prédateur privé voulut tuer des confrères (Bear Stearns, Lehman, etc.), accaparer des actifs additionnels partout sur la

    planète entière, affaiblir et déstabiliser tout le monde …
    en outre, peut-être gagner trop-et-trop-vite. Dans la recette : élever rapidement les taux de façon soutenue à un bon rythme, sans fléchir jusqu’à ce

    que ça pète.
    En 1708, le nouveau financier qui se loupait allait en prison; c’est ce qui dit le pamphlet d’alors.
    En 2009 c’est le contraire : le Congrès democratico-antiDemos, antipeuple, lui donne encore davantage de pouvoir supranational y compris les

    rares orgas de contrôle (FDIC, etc.) qu’il ne contrôlait pas totalement directement.

    Non seulement il conserve le contrôle financier de la planète mais il le renforce.
    Ce n’est plus le contrôle du simple roi Louis XIV au « Pouvoir Absolu » (en partie relatif) en France.
    Depuis 1930, avec les renforcements de 1951, 1956, etc. c’est l’OpaqImperiumPlanetaire.

  7. à François Leclerc (billet)
    Vous êtes précieux en vous efforçant de rester le plus neutre possible, et
    de fonder votre crédibilité sur le compte-rendu de ce que vous lisez dans la presse.
    Attention-Attention … vous êtes piégé avec la presse mensongère et avec les déclarations mensongères.

    Refer votre paragraphe 1. Vous recopiez un mensonge

    Avant même que les 1.136 pages du projet Dodd aient pu être épluchées et leurs nouveautés inventoriées, il en est immédiatement ressorti que la Fed était dans le collimateur. mensonge recopié

    La Fed est nullement dans le collimateur. Le projet Dodd vise à renforcer ses pouvoirs et son opacité comme ce fut le cas de nombreuses fois, dont 1951 et 1956

    1. C’est votre analyse, ce n’est pas la mienne. Sur quoi s’appuie la vôtre ?

      La mienne repose, pour être honnête, non pas sur l’analyse des 1.100 et quelques pages de la loi, mais sur son résumé de 11 pages (que je tiens à votre disposition). Ainsi que sur l’analyse de la presse Américaine et Britannique.

      Ne sous-estimez pas l’ampleur du mouvement de rejet de la Fed aux Etats-Unis, d’origine multiple, ni le fait qu’elle symbolise – ce que vous percevez certainement, à vous lire – l’opacité du monde financier.

      Dans le cas présent, l’administration Obama a commencé par vouloir donner l’essentiel des pouvoirs de régulation financière à la Fed, puis a cru trouver une formule de compromis qui noyait un peu le poisson en associant tous les organismes de régulation existants (ou presque). La loi Dodd diminue encore, si l’on analyse dans le détail le dispositif qu’elle propose, les prérogatives de la Fed. Quelle sera la formule finale ? Je n’en sais rien.

    2. Bonsoir François. Merci pour votre réaction-réponse avec votre proposition; je suis preneur des 11 pages. Merci

  8. La « régulation systèmique » existe belle et bien aujourd’hui. C’est celle mise en oeuvre par les BC lorsqu’elles se sont chargées des actifs douteux que les banques commerciales ne pouvaient plus stocker, sauf à disparaître.

    http://ftalphaville.ft.com/blog/2009/11/12/82926/a-balance-sheet-comparison/

    Cette technique éculée dite de « la poussière sous le tapis » fait illusion un certain temps. Mais la bosse que fait le tapis est désormais si voyante aux EU et en GB (on ne voit plus qu’elle dans le paysage, et elle devrait encore enfler) que l’on ne peut plus faire comme si tout était as usual. Le besoin de normalité si bien exploité par nous-mêmes et nos médias mainstream ne suffira pas à faire disparaître la très grosse bosse, càd le non-reconnu, le non-assumé et le non-réglé.

  9. le systeme est au bord de l’équilibre et du chaos,personne ne veut bouger comme une voiture en équilibre sur le bord d’une falaise
    personne finalement bougera (crise monétaire et crise climatique,crise économique et crise démographique,crise sociale et crise politique)
    mr jorion dis éliminons la spéculation,je dis éliminons le profit,c’est le seul problème du système(sa à but non lucratif et plus d’interet d’emprut,par exemple)
    revenons à notre voiture,la solution viendra de l’interieur,en particulier le reservoir d’essence qui va se consumer et fera basculer la voiture vers le vide
    apres 16H de cours de mr jancovici à l’école des mines,le futur est limpide si le profit n’est pas éliminé
    http://www.ensmp.fr/ingenieurcivil/SitesIC/Balado/Climat_som.html

  10. Dans la rubrique « Plus ça change, plus c’est la même chose »:

    « La presse rapporte des bonus record à Wall Street. Mais cette histoire semble teintée de désespoir, comme ces grandes fêtes à Berlin en 1945, juste avant que n’arrive l’armée soviétique. C’est peut-être pour ça que les bonus sont aussi élevés. Profitez-en tant que c’est encore possible ! Ce pourrait être le dernier cri de joie du secteur financier américain.

    Le crédit du secteur privé se contracte toujours. Il se réduit même plus vite que jamais au cours des 35 dernières années. Et cette tendance ne va probablement pas changer de sitôt.

    Comme nous ne cessons de le dire – et vous en avez sûrement marre de l’entendre – le secteur privé va devoir dénouer l’effet de levier pendant encore sept à 15 ans. Le secteur financier va devoir subir un dégraissage, tout comme l’économie.

    Les bombes que sont les dettes à effet de levier de Wall Street explosent toujours. Les banques s’enfoncent de plus en plus. Comme nous vous l’avons déjà dit précédemment, la deuxième vague de défauts de paiement des hypothèques résidentielles ne fait que commencer.

    La dette de l’immobilier commercial n’est pas loin derrière…et il n’y a pas de Fannie Mae pour aider les blessés et ramasser les morts.

    Et qu’en est-il de toutes ces opérations sur private equity que Wall Street a financées ?

    Des 10 opérations majeures des années de la bulle, six sont en mauvaise posture…et quatre ont déjà échoué.

    L’idée des private equity c’est que les gros bonnets étaient si intelligents qu’ils pouvaient s’emparer d’une compagnie, la réorganiser, la restructurer et la revendre au marché public à un prix plus élevé. Ce qu’ils ont fait en réalité, c’est couvrir les entreprises de dettes – en utilisant l’argent pour se verser des salaires écoeurants.

    Et comme nous le savons — d’ailleurs nous sommes peut-être les seuls à le savoir –, une dette c’est douloureux. Contractez trop de dettes, et tôt ou tard, il arrive des mauvaises choses. Mais pas forcément à celui qui emprunte !

    En ce moment, le dollar en est à son niveau le plus bas en 15 mois. Les spéculateurs empruntent des dollars. Mais peu importe ce qu’ils en font. Tout remonte face au dollar.
    Mais c’est pour ça que notre drapeau d’alerte au krach flotte au vent.
    M. le Marché n’aime pas quand des crétins gagnent de l’argent.

    Nous ne serions pas surpris de voir ces carry trade mal tourner, très mal tourner. Brusquement, les actions…les obligations…les marchés émergents…les matières premières…et même l’or…pourraient chuter face au dollar. Prenez garde !  »

    Bill Bonner

    http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091112-2275.html

    1. Suite de l’article que vous citez :
      « [Attention : il ne vous reste que quelques heures pour réserver GRATUITEMENT votre place à la Journée d’initiation aux CFD — événement exclusif qui aura lieu demain à Paris ! Je vous rappelle qu’à cette occasion, vous aurez le rare privilège de rencontrer et de poser vos questions à une légende vivante du trading : John Bollinger — le créateur des bandes du même nom ! Et ce n’est pas tout : vous serez également entouré de traders mondialement reconnus : Romain Delacretaz… Rémy Estran ou encore Emilio Tomasini — qui vous dévoileront tous leurs secrets pour accumuler des gains spectaculaires avec les CFD… Pour assister à cet événement gratuitement, n’attendez pas une minute de plus  »

      Bizarrement, cela ne me pousse pas à une certaine confiance. Voire, confiance certaine.

    2. A Yvan, même réaction que vous, mais force est de constater qu’au fil du temps je trouve une correlation forte entre les analyses de la chronique Agora, les autres économistes et notre antropolgue préféré. Conclusion je les consulte régulièrement.

    3. C’est tout ce qui fait le charme de cette lettre d’information. Un regard critique, et souvent bien informé, au service d’une politique commerciale visant à faire entrer dans le circuit spéculatif les épargnants séduits par l’intelligence du propos. C’est astucieux, et non cohérent : on critique la chose, mais on alimente ladite chose. Pour ma part, je ne garde que le regard critique.

    4. @ Yvan. Ce n’est pas parce qu’on utilise la vérité pour vendre que la vérité devient fausse. Ils font quoi les écrivains sinon vendre leurs vérités? Et les médecins, ils ne vendent pas leurs diagnostics? Bill Bonner est un bon diagnosticien, je trouve, d’une lucidité rare et souvent sarcastique, que j’aime bien. Si vous avez des adresses de gens lucides dans le genre, entièrement dévoués à la Vérité et ne vendant rien, je suis prenant. Mais je crois que ça va vous coûter de trouver sur le Net l’abbé Pierre de la finance… 😉

  11. Nouvelles du front:

    Ambac, un des plus gros monoline (rehausseur de crédit), avertit qu’il peut déclarer en faillite.
    Source http://www.marketwatch.com/story/ambac-warns-it-may-file-for-bankruptcy-2009-11-10

    MBIA, un autre des plus gros monoline, affiche $727.8 million de pertes pour Q3 2009 contre $806.5 million de pertes un an avant.
    Source http://www.nytimes.com/2009/11/10/business/10mbia.html

    Les banques n’ont pas que des problèmes d’actifs, selon Moody’s
    L’échéance moyenne des émissions d’emprunts nouveaux selon l’évaluation de Moody’s des banques partout dans le monde a diminué de 7,2 ans à 4,7 ans au cours des cinq dernières années – la plus courte durée de vie moyenne connue.
    Cela signifie que les banques devront faire face à échéance de la dette de 10000 milliards de dollars d’ici à la fin de 2015, ou 7000 milliards $ d’ici la fin de 2012, selon Moody’s.
    Source http://ftalphaville.ft.com/blog/2009/11/10/82446/banks-dont-just-have-an-asset-problem-says-moodys/

  12. Cela se passe chez vous Lady’s & Gentlemen ! Comme si vous y étiez.

    Christopher « I can testify » Dodd & Lloyd « the washing mashine » Blankfein VS Sheila « the fair » Blair & Ron « he wouldn’t take a bribe » Paul. .
    The also called Golden Paul récemment soupçonné d’avoir voulu mettre de vrais gauches en travers de la gueule de vos catcheurs préférés ..

    Oui mesdames et messieurs, oui moi aussi je partage la peur que vous inspire cet homme, il est l’homme qui veut mélanger le sang au kechup …

  13. « Our financial system is at a crossroads. We can either succumb to the forces that are shifting markets toward greater government back-stopping and socialization. Or we can create a structure in which no institution is too big to fail, and a financial system that is supervised effectively by a modernized central bank. »

    Mr. Kaufman is president of Henry Kaufman & Company Inc. and author of « The Road to Financial Reformation: Warnings, Consequences, Reforms » (Wiley, 2009). http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703574604574501632123501814.html

    Je trouve intéressant ces propos parus dans le Wall Street Journal, preuve que certains à Wall Street n’ont pas envie
    d’assister à une nouvelle chute des dominos, comme la désigne aussi Andrew Sorkin du NYT, auteur d’un livre fouillé autour des circonstances et évènements de la chute de Bear Stearns à celle de Lehman du 15/09/ 2008.
    Si le système financier américain est bien à un carrefour suivant cette analyse, il y a aussi urgence et on peut trouver étrange l’apparition du projet de loi et ‘opus magnum’ du controversé Représentant Dodd ( @ F.Jéru: commentaire du Financial Times: la FED n’aime pas le projet de loi Dodd ) sachant qu’il reste 22 jours avant le « recess » du Congrès quant on songe à ‘la bible’ de la loi sur la réforme du système de santé, et que HBO avait conditionné pendant un moment sa présence au sommet de Copenhague à l’adoption préalable par le Congrés du projet de loi correspondant.
    Peut-etre s’agit-il effectivement de noyer le poisson, à quelques pas du gouffre pour reprendre l’expression de Paul Jorion

    1. à Charles [18:47]
      Cet article du WallStreetJournal est pourri.
      Exemple : paragraphe 6

      On the other hand, Mr. Volcker’s successor, Alan Greenspan, who was initially appointed by a conservative Republican president, Ronald Reagan, has been widely criticized for keeping interest rates too low for too long in the early years of this decade, helping to fuel the growing asset bubble that eventually led to our current financial mess.

      Toujours ce même mensonge complet « Il faut que les taux soient élevés pour éviter les bulles » et tous les séides de l’Ubac (Cercle des Economlistes, etc.) répètent.
      La plèbe (99.996%) doit bien retenir ceci

      Une des conditions pour restreindre les bulles des bankAssur-joueurs est de maintenir les taux-de-base bancaires (ceux à risque nul) aussi près de zéro qu’il est possible. Ne vous laissez pas berner

  14. FL: « Ou bien à l’expression d’une tentative du sénateur Dodd de préparer sa réélection de l’an prochain, qui s’annonce difficile, en prenant la tête du mouvement d’opposition à la Fed, qui cristallise le profond ressentiment qui se manifeste dans l’opinion publique vis-à-vis des banques »
    C’est bien là le problème de nos démocratie et de la déconnexion de nos élus, comme des peuples qui les élisent, de la réalité des problèmes. La préoccupation des élus, de tous les temps, est de se faire élire, de maintenir ou d’accroître leur pouvoir, auprès de populations qui ne savent pas ce qu’il faut faire et qui vont voter pour ceux qui leur disent ce qu’ils veulent entendre. Un bon politique c’est celui qui sait parler aux peuples, mais qui sait ce qu’il faut faire.

    Aux Etats Unis, les élus sont autorisé à se faire payer pour défendre un texte au parlement, protéger des intérêts privés. En europe le Lobbying est admis, mais qu’en est-il des dessous de table.
    Comment se fait-il qu’il n’y ait pas d’organisation compétente en économie admise en toute indépendance à se prononcer sur le sujet. Les élus sont-ils compétents en tout? Les commissions spécialisées font appels à des spécialistes. Mais ce sont aux spécialistes de se mettre d’accord entre eux, indépendamment de toute influence privée ou politique et à formuler leur recommendations.

  15. à Auguste
    Connais-tu le mot de Pergaud dans De Goupil à Margot, la Fin de Fuseline

    Loin, en haut, comme suspendu dans la lumière (en orée offshore),
    un oiseau de proie, un grand rapace l’avait découvert et,
    les ailes agitées perpétuellement sans bouger de place, le cou tendu, la tête penchée,
    fascinait de ce mouvement vain et du regard hallucinant     de ses yeux fixes cernées d’or
    la malheureuse bestiole, incapable maintenant de fuir le nid où le sentiment maternel (national ?) l’avait fait rester malgré le danger.  »

  16. à LeClownBlanc
    Une horde de hyènes est une horde de hyènes   …   comme
    des banksters-semeurs-dEffroi sont des banksters-semeurs-dAngoisse-ou-Terreur
    yachts CORSAIR des John Pierpont 1 (Senior) et 2 (premier Junior)
    Etaient-ce pour mieux tancer leurs adversaires et seides ? … pour obtenir davantage de ralliements au Congrès, à la Maison Blanche et ailleurs ?
    … les permiers John Pierpont Morgan trouvaient efficaces (le bon adjectif ?) d’afficher leur
    obsession-fascination ETRE the Most powerful C O R S A I R !
    et n’avoir de comptes à rendre à personne.
    Exemption d’impôt à Bâle comme fondateur-et-créancier n°1 de la BRI ~~ Premiers HQ @City-of-London & @Dover (Delaware State) etc. etc.
    C O R S A I R … jusque dans la série des yachts pour … (?) … épater ? … rire des plus sales coups portés au gouvernment X ou Y ? …
    en.wikipedia : privateers … fr.wikipedia: corsaire
    Etymologie ?
    Corsaire, de l’italien (XIVe siècle) corsaro, de corsa, course … course en mer, piller, détrousser, rançonner, …
    Fednewyork est une horde de drakkars montés et armés par des pillards,
    si minables qu’ils n’ont pas le courage d’élever le drapeau noir à tête de mort sur leur siège social et leurs vedettes spéciales.
    Cette pourriture virale FedNewyork était tenue par de sales rapaces-corsaires.
    Elle est devenue un repaire partagé avec le complexe militaro-industriel furtif cosmopolite, des co-pirates.
    Question : Ce complexe est-il encore « etasunien » au sens où le blogueur Charles nomme « People of America » les 99.99% non furtifs ?
    Qu’est-ce qu’un corsaire, un vrai corsaire ? Le dictionnaire Grand Robert répond : Homme dur et impitoyable par cupidité. Voir Rapace
    Lesage dans Diable boiteux

    « ils commençaient à se canonner, et les chrétiens semblaient avoir quelques avantage; mais un corsaire d’Alger, avec un vaisseau plus grand et mieux armé

    « A corsaire, corsaire et demi« 

    « A corsaire, corsaire et demi  »
    = envers un homme agressif, difficile, on se montre encore plus agressif, plus difficile.

    Q1 : Faut-il se montrer plus agressif ?
    Q2 : Si oui … Comment pourrait-on être plus agressif ?

  17. à Auguste
    Connais-tu la différence entre corsaire et pirate ?
    Le corsaire est réputé servir, plus ou moins, une caisse impériale ou royale [ Exemples : John Drake et Walter Raleigh ]
    Le pirate est pleinement à son compte. Il méprise la terre entière; il n’y en a que pour lui.
    en.wikipedia : piracy … fr.wikipedia: pirate
    Exemple ? Exemple ? Devines le en 1000 ?
    Sir Henry Morgan, pirate des Caraïbes au XVIIIe siècle.
    Fednewyork n’est plus n’a jamais été une simple sacrée bande de malfrats-écumeurs de type corsaires
    NON
    Fednewyork, avec les décennies, est devenue un titanesque filet puant de flibustiers-pirates, sabres entre les dents.
    OUI
          c’est cela   hydre de sangsues assistée de piranhas-pirates sans scrupules
    ne se contentant de s’enrichir aux dépens d’autrui,
    indifférents à les détruire   psychiquement, physiquement.
    L’expression Les pirates de la finance est dans mon dictionnaire; elle date de plusieurs siècles, et les intérêts, razzias, etc.
    ont produits des « EvilMerveilles » … des « amas », des « trous noirs ». Les héritiers ? quelques xenDynasrOgres assistés de vils gredins James Dimon, Ben Bernanke et nombreux féaux mangeant à leurs pieds.

  18. à LeClownBlanc
    Balzac décrivait des pirates de moindre envergure. Dans Sarrasine

    Personne ne savait de quel pays venait la famille de Lanty, ni de quel commerce, de quelle spoliation, de quelle piraterie ou de quel héritage provenait une fortune estimée à plusieurs millions; »

    Et les membres du Congrès — républicains et démocrates — jouent la mascarade
    font comme si cette organisation teraMafieuse était encore occupée par les anciens corsaires de Dover (Delaware State), marchands d’esclaves, etc.

  19. Réseaux minoritaires des TiersEtat_ip en formation en chaque capitale du G20,

    Les Dieux de la Plèbe (99.999%) vous appellent à prendre en sandwich les diables de HauteFinesse et HautClergé
    les Congressmen US et parlementaires du G20

    Plan d’Action n°1 : Equarrir les banques pour aboutir à des monojobBanques (à peu près lisibles)

    Plan d’Action n°2 : Séparer les monojobBanques en deux listes A et U
    A : Etablissements qui opèrent pas trop malhonnêtement
    U : Réseaux qui empruntent aux teraMafieux (fednewyork, BkOfEngland, BRI, BCE,…) ou leur prêtent

  20. Les chiffres du jour :

    Le déficit budgétaire américain a atteint un niveau record en octobre, à 176,4 milliards de dollars (118 milliards d’euros), a annoncé jeudi 12 novembre le ministère américain des Finances.

    Ce chiffre dépasse les prévisions des économistes qui avaient tablé sur un déficit de 150 milliards de dollars (101 milliards d’euros) pour octobre.

    Le déficit pour l’année fiscale 2009, qui a pris fin le 30 septembre, a atteint un niveau sans précédent, avec 1.420 milliards de dollars (954 milliards d’euros) de déficit.

    Les économistes craignent que de tels déficits entraînent une hausse des taux d’intérêt.

    http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=9d63e13a278f9dea632140c9fb8827f4

    1. Les « économistes qui craignent ceci ou cela » sont des « nourris-trompés » et/ou des « enfumeurs inconscients ou pas » ( Wall Street Journal, Financial Times, Cercle des Economistes, Les Echos)
      Les xenDynastOgres sont maîtres du jeu; ils font ce qu’ils veulent des taux que ce soit à la BRI (en chapeau des banques centrales), à Londres (Bank of England, BBA, Eurodevises,..), à NewYork (33LibStreet fednewyork, TreasuryBonds, Commercial Paper, etc.), etc.

  21. Les chiffres du jour, suite.

    PIB des Etats-Unis au 11 novembre 2009 :

    14 301,5 milliards de dollars.

    http://www.research.stlouisfed.org/fred2/series/GDP?rid=53&soid=18

    Déficit public des Etats-Unis : 1 417 milliards de dollars, soit 9,90 % du PIB.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=cb32d09cd6e0afde9f8ee5494f240068

    Dette publique des Etats-Unis au 11 novembre 2009 : 11 995 729 335 706 dollars, soit 83,87 % du PIB.

    http://usdeficit.com/

    Dette totale (publique + privée) des Etats-Unis :

    Domestic nonfinancial sectors : 34 353,8 milliards de dollars.
    Domestic financial sectors : 16 501,9 milliards de dollars.
    Foreign : 1 957,3 milliards de dollars.

    Dette totale (publique + privée) des Etats-Unis : 52 813 milliards de dollars, soit 369,28 % du PIB.

    Source : D.3 Debt Outstanding By Sector.

    http://www.federalreserve.gov/releases/z1/Current/z1.pdf

  22. Paul trouve ce matin un allié inattendu, en la personne du pdg du groupe Total, pour illustrer certains faits; sur boursier.com :

    Total : le prix du pétrole est déconnecté de la demande (Margerie) 13/11/2009 07:26

    A près de 80$, le prix du pétrole est supérieur aux fondamentaux du marché ! C’est en tout cas la conviction de Christophe de Margerie, le patron de Total . Invité hier soir d’une conférence à l’Université américaine de Columbia, le dirigeant a estimé que la faiblesse actuelle de la demande mondiale ne justifiait pas le prix élevé de l’or noir : « Le prix actuel est de 70$ à 80$, et demain, il sera peut-être de 90$… Mais si vous regardez l’offre et la demande, ce prix devrait être plus bas ».
    A noter cependant que depuis hier, le cours du brut a entamé une correction après la publication d’une forte hausse des stocks hebdomadaires aux Etats-Unis, et parallèlement à un rebond technique du Dollar… Ce matin en Asie, le baril de brut léger américain cote 76,60$, contre 77,55$ hier soir en clôture à Wall Street et 79,28$ mercredi soir.

  23. en ce qui concerne la reprise , certains rapports d’activité d’entreprise nous font penser à une activité économique de l’an 3000; ça tourne à plein régime, sans emplois et sans déchets ; la société en question, issue de différentes fusions d’entreprises, dispose de différents secteurs d’activité, dont la récupération des déchets industriels :
    (boursier.com)
    Derichebourg : le chiffre d’affaires 2008/2009 chute de 42% 12/11/2009 19:24

    Le chiffre d’affaires consolidé non audité du groupe Derichebourg pour l’exercice 2008-2009 s’élève à 2,4 Milliards d’Euros en diminution de 42,6% à périmètre et taux de change constants.
    La baisse du chiffre d’affaires des services à l’environnement est de -56,1%, du fait de la baisse des volumes et des prix, ce qui explique pour une large part cette évolution.
    Le groupe explique que l’évolution de l’activité des services à l’environnement sur le second semestre confirme que le point bas a été atteint et qu’une reprise s’annonce dans ce secteur, comme en témoigne depuis quelques mois l’évolution des prix de certaines des matières commercialisées par le groupe.
    Le chiffre d’affaires de l’activité des services aéroportuaires s’élève à 555 Millions d’Euros, soit une diminution de 11,4%, à périmètre et taux de change constants. Sur le deuxième semestre, la variation est de -10,7% contre -12,1% sur le premier semestre témoignant selon le groupe d’une évolution favorable propre aux sociétés du groupe. Cette diminution s’explique notamment par la baisse de l’activité Cargo.
    Le chiffre d’affaires de l’activité multiservices est en baisse de 4,1%, et s’élève à 516 ME.
    « Les comptes de l’exercice qui seront arrêtés par le Conseil d’Administration du 8 décembre feront ressortir l’amélioration de la performance générale du groupe mais aussi de celle de chacune de ses divisions sur le semestre », conclut Derichebourg.

  24. Avez-vous lu cet article de Matt Taibi ?
    http://www.rollingstone.com/politics/story/30481512/wall_streets_naked_swindle/print

    Il nous explique la technique du naked short selling et notamment comment elle a été utilisée pour faire tomber Bear Sterns et Lehman Brother.
    L’article commence fort, je vous mets ci-dessous quelques extraits du début :

    « On Tuesday, March 11th, 2008, somebody — nobody knows who — made one of the craziest bets Wall Street has ever seen. The mystery figure spent $1.7 million on a series of options, gambling that shares in the venerable investment bank Bear Stearns would lose more than half their value in nine days or less. It was madness — « like buying 1.7 million lottery tickets, » according to one financial analyst. »
    ..
    « he very next day, March 12th, Bear went into free fall. By the end of the week, the firm had lost virtually all of its cash and was clinging to promises of state aid; by the weekend, it was being knocked to its knees by the Fed and the Treasury, and forced at the barrel of a shotgun to sell itself to JPMorgan Chase (which had been given $29 billion in public money to marry its hunchbacked new bride) at the humiliating price of … $2 a share. Whoever bought those options on March 11th woke up on the morning of March 17th having made 159 times his money, or roughly $270 million. This trader was either the luckiest guy in the world, the smartest son of a bitch ever or… »
    ..
    « Then, on March 11th — around the same time that mystery Nostradamus was betting $1.7 million that Bear was about to collapse — a curious thing happened that attracted virtually no notice on Wall Street. On that day, a meeting was held at the Federal Reserve Bank of New York that was brokered by Fed chief Ben Bernanke and then-New York Fed president Timothy Geithner. The luncheon included virtually everyone who was anyone on Wall Street — except for Bear Stearns.
    Bear, in fact, was the only major investment bank not represented at the meeting, whose list of participants reads like a Barzini-Tattaglia meeting of the Five Families. In attendance were Jamie Dimon from JPMorgan Chase, Lloyd Blankfein from Goldman Sachs, James Gorman from Morgan Stanley, Richard Fuld from Lehman Brothers and John Thain, the big-spending office redecorator still heading the not-yet-fully-destroyed Merrill Lynch. Also present were old Clinton hand Robert Rubin, who represented Citigroup; Stephen Schwarzman of the Blackstone Group; and several hedge-fund chiefs, including Kenneth Griffin of Citadel Investment Group »

    1. à Charles [12:03]
      Merci pour votre contribution et ses deux liens
      A propos du lien n°1, William White sur Wikipedia, d’abord un tout premier commentaire sur ceci

      White recommended to « raise interest rates when credit expands too fast and force banks to build up cash cushions in fat times to use in lean years. »[2]. Greenspan was unconvinced that this would work and said: « there has never been an instance, of which I’m aware, that leaning against the wind was successfully done »

      1/ Je suis en profond désaccord avec cette phrase de W.White comme avec Greenspan par ailleurs
      2/ Il est possible que cette phrase de White soit sortie de son contexte et ne serait envisagée par lui que pour une catégorie d’actif bancaire bien spécifique et dans des conditions très singulières
      3/ En période économique défavorable le crédit au PMI est rendu plus difficile; pourquoi ? parce que les risques sont plus élevés et ils augmentent encore beaucoup plus (ces risques) si les taux sont élevés ou grimpent
      S’il y a bulles et montées ultra-rapide de certains crédits c’est que ces gonflements sont — pour certains pirates (topPirates) — jugés sans risque pour eux [ sinon ils ne s’y risqueraient pas ] Augmenter les taux ne fait qu’augmenter les pertes de 99.999% des « autres » ( particuliers, Etats, PMI, transnationales, etc.)
      et que voir leurs actifs d’emprise (titres, obligs convertibles, suretés réelles récupérées, spoliations, etc.) dépasser encore davantage les plus hauts sommets de l’Everest
      Les économistes-perroquets que l’on entend partout ne m’énervent pas; je coupe le poste.

    2. Inclus dans ce qui précède. J’ai oublié l’essentiel, opérationnel, qui était dans ma tête dès avant même le point 1/
      4/ Impossible de faire quoi que ce soit de propre aussi longtemps que les mesures ci-après ne sont pas prises
      (a) Equarrir les bankassur au moins en sept pour en faire des monojobBanques
      (b) Réformer drastiquement les types de transactions entre chaque catégorie de monojobBanques et l’hydre qui contrôle les topBanquesVentrales (fednewyork, Bank Of England, BCE,…)
      (c) Désopacifier les Affaires Civiles en différenciant « Affaires LocaloRégionales » et « Affaires Internationales » (d’emblée biaisées par essence)

    3. A propos du second lien

      http://www.spiegel.de/international/business/0,1518,635051,00

      NE PAS LIRE
      Ct article est sciement (c.a.d. sans scrupules) ou naivement malfaisant pour 99.99%.
      En conséquence je vous invite à élever votre DEFIANCE à l’encontre (ou à l’égard) du SPIEGEL
      Idem pour M. William White. A ce stade, pour moi c’est le REJET
      Entre autres arguments falsifiés et/ou infondés,
      on le fait passer pour une personne à écouter au prétexte qu’il aurait été en désaccord avec Greespan
      même si personne n’en sait rien vu qu’il était resté silencieux.   Je me pince
      Mais les lecteurs du Speigel sont-ils vraiment si bêtes ? incapables de décrypter ce qu’ils lisent ?

  25. « L’Insee publie ce vendredi son portrait social annuel de la France et dresse le bilan des principales évolutions économiques et sociales depuis 2008. Le Figaro a sélectionné six traits saillants.

    Les très hauts salaires ont le plus progressé

    Ils sont 133 000 Français à gagner plus de 215 600 euros brut par an, soit près de sept fois le salaire moyen des salariés du secteur privé. Ces « très hauts salaires » sont essentiellement des cadres d’état-major de grandes entreprises ou de holdings têtes de groupe, dans la banque ou l’assurance, des hommes à 87 %. Alors que le salaire médian n’a progressé que de 0,65 % par an depuis 1996, le leur a bondi de 3 %. Si bien que leur part dans la masse totale des salaires est plus importante aujourd’hui qu’il y a treize ans : 6,8 %, contre 5,5 %. »

    http://fr.news.yahoo.com/80/20091113/tbs-les-diffrents-visages-de-la-france-e-3213331.html

  26. « L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publie, vendredi 13 novembre, une première estimation des chiffres de la croissance française au troisième trimestre. Elle devrait confirmer que la page de la récession est tournée et que la reprise est au rendez-vous, avec une progression attendue du PIB d’au moins 0,3 %.
    […]
    Après plus de cent mille pertes d’emplois en 2008 dans les secteurs marchands, les plus sensibles à la conjoncture, le recul du marché du travail s’est amplifié au premier semestre 2009, avec plus de deux cent soixante-dix mille pertes d’emplois, et « les perspectives à court terme sont médiocres ». Quant au taux de chômage, il est passé de 7,1 % au premier trimestre 2008 à 9,1 % au deuxième trimestre 2009 en métropole, après deux ans de baisse régulière en 2006 et 2007. « Le nombre de chômeurs augmente donc de presque 30 % en un an et demi », souligne l’Institut national de la statistique et des études économiques. Le chômage partiel a été plus que décuplé en un an environ, pour atteindre trois cent vingt mille personnes au deuxième trimestre 2009, « niveau équivalent » à 1993. »

    http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/11/13/l-insee-dresse-le-portrait-de-la-france-face-a-la-crise_1266552_1101386.html#ens_id=1115932&xtor=AL-32280151

    1. Si le TiersEtat_ip (à constituer) de la plèbe (99.97% des gens) écoutait cet homme, Michel Santi,
      la catastrophe pour la plèbe n’en serait que plus violente, douloureuse et rapide

  27. Rapport d’étape (taillé à la serpe)

    · De nombreuses micro-fissures apparaissent dans le glacis qui protège la citadelle financière. C’est tout du moins le sens qui émerge de façon constante au rythme de la parution des synthèses (limpides) de François Leclerc.
    · Ces micro-fissures vont-elles se propager à l’ensemble de l’édifice? Très certainement. Une des raisons principale, me semble-t-il, tient à ce que les dettes publiques et privées ne peuvent plus être « rachetées » par l’inflation : nos sociétés avancées n’arrivent plus à métaboliser le progrès qui leur est « offert ». La déflation devrait donc s’imposer d’elle même. Impossible de faire boire un âne qui n’a pas soif.
    · Cette déflation va déshabiller le Roi. Recentrage sur l’essentiel. Impossible quadrature du cercle qui s’imposera aux peuples.

    A partir de ce retour au réel deux issues sont à mon avis envisageables.

    · celle portée, pour simplifier volontairement, par l’extrême droite américaine, Paul Krugman y fait allusion dans cet article. Cataclysmes garantis à tous les étages.

    · celle portée par la force des choses, en cela qu’elle n’est décidée de nulle part, s’imposant en tant que réalité, par le poids des évidences. Elle trouvera toujours des hommes pour l’incarner.
    Elle nous conduira à un arrêt de la mondialisation et même plus, à son détricotage. Avec un retour de l’état nation et la création d’entités de moyens autour d’objectifs réalistes et pragmatiques.
    Des exemples modestes émergent actuellement. Comme par exemple ceux de l’ ALBA et du SUCRE. Ce qui est considéré au mieux aujourd’hui, comme une aimable initiative, pourrait très bien préfigurer, dans un cadre radicalement différent, la fin de l’euro et donc de l’Europe telle qu’elle s’impose aujourd’hui aux peuples. Enterrement de première classe.

    Le retour au réel, en supposant que ce soit la force de l’évidence qui s’impose, ne sera pas un parcours de santé.
    Par exemple comment régler le problème de la dette publique si ce n’est, seule issue possible, qu’en la répudiant?
    La preuve aura été faite alors que la finance, en étranglant les peuples, s’est étranglée elle-même.

    La révolution épistémologique qui a pris naissance au début du XXème siècle nous a pourvus en capacité de raisonnement hors pair. Le mouvement de balancier qui s’amorce ne devrait pas nous rendre frileux: ces capacités de raisonnement, qui nous aliènent dès lors que nous oublions la matière, devraient nous émanciper, dès lors que nous serons en contact avec le réel.

    ·

    1. L’état nation
          (votre ligne 17)
      L’état nation
      — pour ce qui est de sa HauteNoblesse TrésorNégatif et son HautClergé menteur en Economie —
      sera rangé avec les organisations-dAngoisse-et-Terreur et leurs maitres-pirates « HauteFinance Danger »

      Nous allons revenir, avec d’heureuses variantes, à la période du 14e au 17e siècles
      des campagnes de France avec leurs Parlements
      Les Régions Ducales «  »€€uropeennes » » et leurs ducs régaliens seront également mis en veilleuse
      C’est cela la vérité probable

      Le peuple de France (99.98%) se trouve dans l’impossibilité de s’accorder aux financiers furtifs de Paris
      pas plus qu’aux partisans d’AncienRégime (PsMdmUmp) qui cirent leurs bottes n’hésitant pas à n’importe quoi pour satisfaire la bourse au ceinturon (cf. expérience de Milgram )
      la soumission à l’autorité d’un sale pirate-prédateur (genre arsouille) ou d’un seide admiratif de celui qui a du pouvoir ou gagne beaucoup (genre âne nourri)
      Des ânes nourris ou des cyniques-voleurs ?

    2. Votre « rapport d’étape » est remarquable !

      On y retrouve non seulement la substantifique moelle des analyses de François Leclerc et Paul Jorion, mais aussi beaucoup des questions récurrentes soulevées dans un certain nombre de commentaires du blog, notamment ceux relatifs aux « coûts » sociaux, humains, politiques d’une transition ou sortie de crise.

      Bref, synthèse, problématique(s), perspectives d’évolution de la crise, tout y est !
      Finance, économie, politique, social, géopolitique, épistémé figurent dans votre succinct exposé comme autant d’aspects d’un même schéma dynamique.

      Vous êtes clairement dans une posture D, selon la perspective d’une hypothèse déflationniste, laquelle, en tout hypothèse pourrait éventuellement déboucher sur quelque chose de positif.
      Bref, un tantinet plus développé tout ceci ferait un excellent billet et fournirait une excellente base de discussion !

  28. Bonjour à tous
    Cela fait presque 6 mois que je passe sur ce blog quand je trouve un cybercafé sur ma route.
    Merci a tous pour la foule d’info et de commentaires que je rumine parfois en chemin.
    Mais une quetion me turlupine toujours et je n’ai nulle part trouvé la moindre ébauche de réponse, comme si j’étais le seul à me la poser.
    Voilà :
    Fin 2002, l’invasion de l’irak était déjà sans alternative dans le discours officiel = la guerre ou notre destruction massive.
    Fin 2008, avec la Crise, même discours : « le plus grand hold-up du siècle » ou l’apocalypse, présenté comme un théorème.

    Est-ce que quelqu’un ici pourrait écrire le scénario : si les too big too fail avaient failli… Quel impact sur le quidam moyen en france et ailleurs ?

    Bonnes chances que ma petite question se perde dans un silence plein de mépris pour mon ignorance, mais ça serait dommage : je crois que la destruction de ce théorème aurait beaucoup d’effet sur la combativité des gens.

    Alors, je repasserai par ici au prochain cybercafé

    1. « Ne pas se poser de question est déjà une réponse mais qui n’apporte pas de réponse aux questions qu’on ne s’est pas posées « .

    2. Si elles avaient, ou quand elles failliront vouliez vous dire ?

      Beaucoup de désorganisation dans l’ordre établi, et qu’on vous jure le meilleur. Rétablissement d’un équilibre ad hoc entre ceux qui ont quelque chose à échanger.
      La sortie du prochain gadget inutile peut être différé. Le salaire de star du football peut baiser, mais vous pourriez aller jouer au foot vous-même avec vos voisins de quartier, pour savoir à quoi ressemble la pratique.

  29. A ce stade, je ne décrypte pas la question

    si les too big too fail avaient failli… Quel impact sur le quidam moyen en france et ailleurs ?

    Déjà « avoir failli » cela dépend du point de vue où on se place.
    Pour la topTopBanque qui profite de l’occasion (par elle créée) pour ceci :
    (a) Récupérer des banques pour rien, (b) prendre davantage d’emprise et de suretés réelles sur les Etats et leurs banques centrales, (c) prendre à la gorge des milliers d’entreprises en leur fourguant ainsi des prêts spéciaux et obligations convertibles qui seront autant de noeuds coulants autour du cou, (d) se refaire en montants les marges et commissions un peu partout que les taux de base bancaires (TBB) soient fixés par les xenDynastOgres à un niveau quelconque (haut ou bas à leur convenance),
    (e) … etc.
    Vous avez qq topTopPirates assistés des gouvernements des uns et des autres (Brown, Obama, pantin Tartempion, …) assistés de leurs économistes patentés, d’une part, et les « C….. » (la plèbe et les cadres et experts spécialisés en ceci ou cela), d’autre part.

    Pourriez-vous, si vous le souhaitez, reformuler votre question ?

  30. Les forces de la spéculation sont bien plus puissantes que n’importe quelle tentative de régulation systémique. Les choses ne pourront être modifiées que lorsqu’elles auront épuisé la force qui les anime (un krach majeur peut-être, et encore…).

    Nous lisons ceci ce jour sur Boursorama (Cercle Finance) : « Les marchés redoutent par dessus tout de bons chiffres qui valideraient le scénario d’une reprise en ‘V’: fort ‘heureusement’, il n’y a eu que des statistiques médiocres à se mettre sous la dent tout au long de la séance, laquelle s’est achevée dans l’euphorie générale grâce à un très mauvais indice de confiance des ménages américains au mois de novembre ».

    Le dilemme :

    Une amélioration de la conjoncture signifierait une remontée des taux directeurs de la FED, la fin de l’argent gratuit, l’érosion des marges spéculatives et un alourdissement des charges de remboursement pour les emprunteurs. Cette remontée des taux signifierait donc le début de l’éclatement des nouvelles bulles apparues depuis 2008, une nouvelle crise des subprimes… « Le marché » salue donc avec des débordements de joie toutes les informations démontrant que la conjoncture de l’économie étasunienne se dégrade encore.

    Mais le maintien de taux nuls est le puissant créateur de bulles spéculatives. Plus ils sont longtemps maintenus artificiellement proches de zéro plus la bulle se gonfle et prend de l’ampleur, et plus son dégonflement, inévitable, sera dévastateur.

    La FED semble désormais coincée. C’est pratiquement le même scénario qu’en 2007, à ceci près que la FED ne peut plus réduire ses taux. La seule sortie possible, à court terme, est donc bien un transfert de l’insolvabilité du système (via l’ « assouplissement quantitatif ») vers le secteur privé. L’issue logique c’est la transformation d’une insolvabilité du secteur bancaire privée en une insolvabilité globale, généralisée, des Etats-Unis. Ces derniers sont en réalité déjà insolvables. Mais ce niveau d’insolvabilité, en quelque sorte latent, n’a pas dépassé le seuil au-delà duquel les croyants du système renonceront à leur croyance en sa solidité magique. Puisque ce seuil relève de la croyance (la superstition statistique) il n’est pas possible de le connaître aujourd’hui. Mais on s’en rapproche forcément. Le doux scénario à la japonaise n’est pas si évident…

  31. La finance au service de la destruction de l’économie.

    Voilà, ce qui se passe, les bourses montent par les mauvaises nouvelles qui lui font savoir qu’elle continuera à avoir de la monnaie gratuite à travers les banques centrales et leur taux qui s’il n’y a pas de reprise resteront au plus bas.
    On a changé de schéma ce n’est pas les profits de entreprises à attendre qui font monter les bourses mais le contraire.
    Dans cette crise et tant que cela dure, la finance a trouvé un moyen supplémentaire pour faire de monnaie à partir de rien par la plus odieuse des spéculations de tous les temps. La finance s’enrichit en vase clos, excluant l’économie réelle les entreprises et les particuliers des aides qu’elle a reçu et qui ne lui serve qu’à faire monter la mayonnaise de la richesse virtuelle.

  32. à Boukovski [22:23]
    Où êtes-vous allé recopier ce missile-pirate mensonger de bankster ?
    auprès de quel économiste (âne-nourri et/ou cynique-profiteur) ? dans quel média sous habile tutelle ou université viciée ?

    Mais le maintien de taux nuls est le puissant créateur de bulles spéculatives. Plus ils sont longtemps maintenus artificiellement proches de zéro plus la bulle se gonfle et prend de l’ampleur, et plus son dégonflement, inévitable, sera dévastateur.

  33. @P.-Y. D
    La survenue d’une crise majeure ne doit pas être considérée dans une perspective lugubre.
    Serait-ce à dire que la voie serait toute tracée qui conduirait à une redistribution non-négligeable des cartes ?
    Notre monde est ouvert. Sa caractéristique majeure fait que ni progrès, ni régression ne sont inéluctables.
    Cependant, nous devrions faire preuve, compte tenu des circonstance actuelles, d’optimisme concernant nos capacités collectives à infléchir le cours des choses.

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