Envoyez par mail 'Le temps qu’il fait, le 11 décembre 2009' à un ami

Envoyez une copie de 'Le temps qu’il fait, le 11 décembre 2009' à un ami

* Required Field






Separate multiple entries with a comma. Maximum 5 entries.



Separate multiple entries with a comma. Maximum 5 entries.


E-Mail Image Verification

Loading ... Loading ...
Partager :

107 réflexions sur « Le temps qu’il fait, le 11 décembre 2009 »

  1. Paul,
    votre retour nous fait grand plaisir;
    vous êtes l’exemple bien vivant de ce que la grippe n’est pas une maladie mortelle, même si elle abat son homme avec une grande violence, et l’affaiblit; d’où mon questionnement sur la propagande qui en a été faite;
    maladie beaucoup moins mortelle que le tabagisme, l’alcoolisme ou la conduite automobile;

    1. Oui mais rien ne dit qu’il s’agisse du V1H1. On dit de toute manière que les gens de ma génération auraient été immunisés lors de l’épidémie de grippe asiatique de 1958.

    2. Paul, si vous avez pris un V1 c’est que vous êtes plus solide que les malades du H1…Londres a beaucoup souffert de cà quand vous n’étiez pas né.

  2. « Le naïf n’est pas nécessairement celui qu’on imagine. Le naïf peut être celui qui croit qui sait beaucoup de choses ».

    Ça me rappelle la phrase d’Alain Besançon: « Il croit qu’il sait, il ne sait pas qu’il croit ».

    1. @ Tartar

      Pour ça il faut être compétant en la matière, ce qui n’est pas mon cas. Je me limite à penser que dans 500, 1000 ou 5000 ans les Terriens (s’il y en a encore) rigoleront de nos bosons…

  3. « Le système économique capitaliste mondialisé par les guerres et les règles injustes des échanges commerciaux peut s’apparenter à une véritable pandémie d’origine virale.

    Il pénètre dans les organismes vivants, les sociétés et les communautés humaines comme le fait un virus. Il provoque la désintégration des systèmes traditionnels de vie en les remplaçant par un seul et même credo, celui du profit obtenu dans un environement concurrentiel sans frontières où seuls les plus puissants font la loi et imposent leur logique implacable en annihilant les plus faibles.

    Cette métamorphose détruit peu à peu le vivant, appauvrit la diversité biologique, déshumanise les écosystèmes et conduit inéluctablement à la destruction des fondements de la vie et des valeurs universelles.

    Ce virus est la véritable terreur contre laquelle il faut lutter, car il ne pourra que nous conduire vers une humanité de plus en plus affamée et désoeuvrée sur une terre de moins en moins productive, un prélude de l’extinction de l’espèce humaine. »

    http://www.mondialisation.ca/index….

  4. la Grèce est effectivement plus près, plus proche de nous que Dubaï;
    mais quelque soit la gravité de ce qui peut s’y passer, je ne pense pas que l’Union Européenne ait les moyens de ne pas faire quelque chose pour éviter le pire; la sortie de l’Union d’un pays pour cause de faillite nous conduirait directement à la troisième guerre mondiale;

    1. Trés juste.

      Et je me permets de faire un parallèle avec les états en faillite aux US. Les rumeurs de sécession ont fait long feu.
      A se demander ce qui pourrait arrêter l’endettement des états, collectivités locales, villes, etc…
      Et même un Dubaï ne provoque pas de prise de conscience.

      Monsieur Jorion, j’ai retenu dans votre intervention la volonté de modifier le système par « petite touche »…
      Hors, le cercle vicieux veut que ceux qui ont le pouvoir ne sont absolument pas prêt à modifier quoique ce soit…
      Qu’est-ce qui, pour vous, pourrait déclencher une sortie de cercle…???

    2. @Yvan

      Je dirais que la grande différence entre la Grèce est Dubaï se situe dans la possible réaction de la population. On a déjà vu comment les jeunes grecs peuvent réagir lors d’une bavure policière. On peut imaginer ce qui pourrait se passer si l’économie continue à se dégrader. La génération « 700 euros » ne croit plus en ce système. Ce sera peut-être l’élément déclencheur pour sortir du cercle vicieux : une population qui se mobilise et qui ferait un effet tâche d’huile sur le reste de la planète. Je pense que de plus en plus de jeunes européens prennent conscience que les politiques actuelles sont en train de nous voler notre avenir. Si la Grèce s’enflamme, tout est possible.

    3. Il est possible d’imaginer des 1789 qui seraient contagieux, oui, pourquoi pas. Sauf que…

      L’Islande n’a rien entrainé de particulier. Sauf les jeunes qui s’amusent à peindre les 4×4 en rouge, génant ainsi le retour au pays des plus riches. (qui avaient déjà une résidence étrangère)
      Mais ce n’est pas le seul pays qui a été aidé par le FMI. Dans sa trés grande générosité. Et qui est largement bénéficiaire.

      Rien. Rien ne semble pouvoir remettre quoique ce soit en cause. Business as usual.

  5. A chaud & rapidos. Tout d’abord ouf, heureux de vous retrouver ce matin presque frais et dispo.
    En tous cas les méninges ne sont guère affectées et j’en ai encore appris + aujourd’hui que je n’en savais hier.
    Cerise sur le gâteau, vous m’avez redonné le peps ou le punch qui sont mis à mal au vu de certaines dérives que je constate ces derniers jours et qui ont le chic de me mettre en colère.
    Lucidité, modestie, hônneteté intellectuelle et surtout en ces temps de l’Avent : tolérance voilà quelques qualificatifs que je préfère à ruse, hypocrisie, arrogance.

  6. « Dans “A Short View of Russia”, un texte de 1925, Keynes fait allusion au fait qu’on avait envisagé pendant quelques mois en URSS de supprimer l’argent. »

    Dans cet article on en parle.

    « Lors du communisme de guerre (1917-1921), période influencée par les thèses des fondateurs de l’économie politique du socialisme, la monnaie a été vouée à la disparition. Il convient de souligner néanmoins que la présentation de la destruction de la monnaie comme acte politique délibéré paraît en réalité comme une justification a posteriori d’un processus de dévalorisation monétaire qui, dans la pratique, ne pouvait être évité. L’épisode d’hyper-inflation [3] au début de la révolution de février 1917, qui se traduisit par l’effondrement total de la monnaie et le retour du troc en 1919, fut justifié après coup par deux arguments différents. La dépréciation du rouble fut tolérée par le gouvernement soviétique car elle était un moyen efficace d’exproprier le capital de la bourgeoisie. C’est cette idée que l’on retrouve dans les propos de Preobrajensky lorsqu’il compare, lors du 10e Congrès du Parti, la planche à billets à « cette mitrailleuse du Commissariat aux finances qui tirait sur l’arrière-garde du système bourgeois en utilisant les lois monétaires de ce régime pour le détruire [4] ».

    […] la thèse de la disparition nécessaire de l’argent [5] dans la société communiste à venir. Des modifications allant dans ce sens eurent donc lieu concernant le système financier, essentiellement à travers le décret du 14 décembre 1917 par lequel les autorités procédèrent à la nationalisation des banques. Un projet d’asservissement de la monnaie aux flux réels fut revendiqué à nouveau lors du Congrès du Parti en mars 1919, qui s’ouvrit sur la déclaration de principe suivante :
    Le développement de la reconstruction socialiste de la vie économique exige nécessairement le renoncement aux anciennes relations réciproques du capitalisme privé dans la production et l’élimination en dernier recours de toute influence de l’argent dans les relations entre les divers facteurs économiques. L’abolition des institutions financières privées, la concentration des branches fondamentales de la production dans les mains de l’État et la centralisation de la distribution sous la direction des organismes d’État constituent une base suffisante pour l’élimination de la vie économique de la circulation monétaire dans les proportions qu’elle a eues jusqu’ici [6]. »

  7. @ Dans une vie antérieure j’ai gravité dans des milieux à la fois nostalgiques et bien informés comme on dit. Je n’en ai pas entendu parler.

    A l’époque, la lutte bat son plein entre Staline, Trotski, Zinoviev et Kamenev. Elle ne se dénouera qu’en 27.

    Mais la base idéologique est encore celle de la NEP de Lénine laquelle accepte une certaine dose d’économie de marché.

    Il n’est pas impossible que des sous-couranst gauchisants aient évoqué ce point, mais cela m’étonnerait que cela ait été envisagé dans les sphères du pouvoir.

    A ma connaissance, Trotski n’en parle pas dans ses volumineuses mémoires. Staline non plus.

    De plus, lors du tournant gauchiste de Staline – la lutte contre les koulaks – la critique de l’argent n’est jamais formulée.

    amicalement

  8. La Grèce, cela va nous intéresser très vite. Parce qu’on va payer la facture. C’est moins spectaculaire que Dubaï avec tous ses excès mais cela va nous couter très cher…

  9. « si Keynes était un défenseur modèle de la société libre, comment peut-on expliquer ses particuliers commentaires, en 1933, appuyant, même si avec quelques réserves, les « expériences » sociales qui étaient menées alors en Italie, en Allemagne et en Russie ? Et que dire de son étrange introduction à l’édition allemande de sa Théorie Générale, dans laquelle il écrit que ses propositions de politique économique cadraient mieux dans un état totalitaire comme celui que dirigeaient les nazis que, par exemple, en Angleterre ?

    Les défenseurs de Keynes tentent de minimiser la signification de ces déclarations, exploitant certaines ambiguïtés. Mais pour autant que l’on sache, aucun ne s’est donné la peine de se préoccuper de quelques-unes des déclarations des moins ambiguës du même Keynes. Celles-ci furent émises lors d’une brève allocution diffusée par la BBC en juin 1936, dans le cadre de la série radiophonique « Livres et auteurs », et que l’on peut retrouver dans le volume 28 de ses oeuvres complètes.

    L’unique livre qui était traité, avec une certaine longueur, dans cette émission était l’énorme volume que venaient de publier Sydney et Béatrice Webb, Soviet Communism, dont la première édition comportait un sous-titre, Une nouvelle civilisation ? (Dans les éditions postérieures, les signes d’interrogation furent éliminés.)…. »

    in
    http://www.contrepoints.org/Keynes-chez-les-soviets.html

  10. « Si les marchés ont décroché en début de semaine avant de se rétablir un peu hier et surement aujourd’hui, ce n’était pas pour la Grèce, ni pour l’Espagne seulement. C’était pour une raison simple: si les agences de notation ont franchi le pas pour ces pays, c’est qu’elles s’apprêtent à faire la même chose pour la Grande Bretagne et les Etats Unis. /…
    une d’elle va surement appuyer sur la gachette. Je parie pour Fitch qui est la plus petite des trois et la moins dépendante pour ses revenus des banques anglo saxonnes…. »
    in
    http://www.euroland-finance.com/v2/accueil.php?page=35&row=750

    Cà fait peur…

    1. Tiens ! Cela vous rappelle-t-il quelque chose ?

      Aussi maintenant, chat échaudé craint l’eau froide ; ce sont des firmes privées (Standard & Poor’s [McGraw-Hill], Moody’s [dont Warren Buffett est l’un des principaux actionnaires] et Fitch [Fimalac]) et leur réputation constitue leur fonds de commerce : on ne les prendra plus au dépourvu, et si la dette de la Grèce ne mérite plus qu’un BBB+ ou si celle des États-Unis ou du Royaume-Uni ont pris le chemin de perdre leur « AAA » en 2013 ou même avant, elles le diront aussitôt que le risque se profilera à l’horizon.

    2. Oui Monsieur
      Comme d’habitude vous aviez l’antériorité…c’est pour çà qu’on vous écoute.
      Cà va donner quoi du point de vue social et militaire si les bonds des anglosaxons ne valent plus que des clous?

  11. Paul,
    Portez vous bien, et soyez remercié de votre ouverture d’esprit, et d’accueil.
    En ce qui concerne « la philosophie des sciences » l’exercice est délicat, à savoir poser les vraies questions sous tendues par la science, et pouvoir tomber dans une critique mal ciblée, qui peut devenir agacente. Cependant et sans flagornerie, j’ai apprécié le ciblage que vous avez fait sur la question de la gravitation. Je dirais : Pan ! Dans le mille !!!! et au diable le spin de tel ou tel boson.

  12. Sauf votre respect, je ne suis pas un ancetre des singes bien que je partage très vraisemblablement avec eux les mêmes ancetres.

    Pourquoi croyez vous que l’homme est l’ancetre des singes ? Est-ce une nouvelle forme de creationnisme ?

    1. L’homme ne descend pas du singe et le singe ne descend pas de l’homme (ils sont cousins) mais on a toujours pensé que l’ancêtre commun aux hommes et aux singes ressemblait beaucoup plus au singe. Or c’est faux ; il était bipède. Le singe à ensuite acquis des caractères « plus évolués » comme le pouce opposable aux pieds.

    2. Et.. c’est vraiment important ces liaisons homme-singe..???

      Peut-être vaudrait-il mieux ne pas oublier que l’humain est un animal qui a juste hérité d’un cerveau qui lui a permis d’utiliser sa mémoire pour faire des déductions, non?

    3. Calmez-vous. L’homme est un singe, si ça peut régler vos différents. D’ailleurs je connais des singes assez malins.

  13. Paul,
    Je vous souhaite un bonne récupération et je m’associe à Auspitz, Papimam et les autres…
    Pour ce qui des bactéries je ne peux m’empêcher de penser aux analyses de Stephen Jay Gould (prééminence de la valeur modale bactérienne in Structure de le Théorie de l’Evolution pp 1256 sqq) :
     » nous sommes (…) toujours à l’âge des bactéries (…) organismes dominants sur la Terre, quelques critères classiques que l’on emploie pour apprécier le degré d’évolution : diversité biochimique, l’éventail des habitats, le résistance à l’extinction, peut-être même l’importance de la biomasse … » Il faudrait tout citer car SJ Gould montre comment nos perspectives peuvent être faussées par notre ‘orgueil’ de la créature complexe au sommet de la création ! Mais nous savons aussi que nous sommes en symbiose avec nos propres bactéries…(surtout après une turista!)
    Je suis passionné par la partie du blog qui parle des sciences et je suis heureux de votre remarque sur les ingénieurs et autre juristes (dans ma jeunesse je fus ingénieur).Oui il est vrai qu’il y a une dérive qui assimile les sciences à une religion (voir comment on parle du Big Bang par ex.) et que j’ai pu voir l’effet délétère des croyances dans des modèles mathématiques (vu récemment un conférencier heureux de son modèle qui marche à 50% !!). En un sens ça rend peut rendre idiot…cela étant ne pas jeter les bébés avec l’eau des bains…
    En fait il y a une cohérence dans tout ce qui arrive (crises finances, sciences), mais vous le dites si bien …

    1. Parait que dans chaque homme réside environ 1kg de bactéries, champignons,protozoaires et virii commensaux ou ennemis plus ou moins nosocomiaux..
      Dégoutant.

    1. Tartar, le nombre de bactéries que nous hébergeons est plus important que le nombre de cellules qui nous constituent, et sans elles pas de digestion ni de respiration, elles ne sont pas nos ennemies …

  14. @ Paul,

    Vous voudrez bien m’excuser, mais il ne m’était pas apparu clairement que vous étiez malade! J’ai plutôt cru naïvement que vous étiez victime de surmenage et d’une insuffisance de sommeil imputable à votre créativité débridée et à vos multiples déplacements. Bon rétablissement, en tout cas! J’ai deux commentaires à faire au sujet du « Temps qu’il fait » daté de ce jour:

    1) La « gauche caviar » (‘ »limousine liberals ») dont les membres constituent l’entourage immédiat d’Obama. Mis à part Rahm Emanuel, son tonitruant chef de cabinet ayant au préalable fait deux ou trois « coups » financiers qui devaient contribuer à son enrichissement personnel, il me semble que le président n’était pas au départ proche d’un noyau constitué de porte-parole de Wall Street. Nombre de ses choix de personnel, tel celui du ministre de la justice, de la secrétaire chargée des questions environnementales, etc., indiquent qu’il était plutôt sincère dans son engagement progressiste. Mais le point crucial de sa campagne se situe au moment du ralliement d’Hillary Clinton. Elle n’est pas venue seule: elle amenait avec elle un aréopage d' »experts » issus de l’ancienne administration de Bill Clinton, dont, notamment, Larry Summers. C’est ce groupe qui a imposé Tim Geithner comme secrétaire au Trésor, entre autres, ainsi que l’abandon de la création d’une « bad bank », et il n’est pas identifié à une quelconque politique « de gauche ». Pour sa part, Obama lui-même, qui ne connaissait rien à l’économie et à la finance, n’a jamais fait mystère de son désir de gouverner au centre en s’appuyant sur les vétérans clintoniens, d’une part, et d’attirer à lui plusieurs personnalités républicaines. C’est dans cette optique qu’il a opté pour la continuation du mandat de Gates à la défense. Il y a donc trois groupes de pression au sein de la Maison Blanche: (a) la « gauche » démocrate proprement dite, qui se concentre sur le projet de loi sur l’assurance maladie et les questions environnementales, et ne comprend pas grand chose à la politique financière, (b) les représentants des financiers, (c) des conservateurs qui conseillent Obama sur la marche à suivre en matière de défense (voir la décision d’envoyer 35000 hommes supplémentaires en Afghanistan), et qui expliquent pourquoi, sur ce plan, Obama bénéficie du soutien de son ancien rival McCain. Obama s’appuie sur ces groupes « par défaut », et prend ses décisions en tranchant souvent maladroitement, car il y a des secteurs auxquels il ne connaît rien. Il ne fait pas de doute qu’en matière de finance internationale, il est quasi ignare et ne donne aucun signe d’avoir appris grand chose depuis son investiture.

    2) Je suis en train de lire « Comment la vérité et la réalité… », qui m’épate par la rigueur de son argumentation serrée et ses références pluri-disciplinaires. Mais je ne suis qu’un béotien (par euphonie, je préfèrerais l’expression « bébé au sein »), et j’éprouve des difficultés à garder le « fil » du livre en mémoire. A ce point de vue, je regrette l’absence d’un index à l’anglo-saxonne (paginé), qui permettrait de revenir en arrière sur des points précédemment mal assimilés.

    Bon courage pour la suite!

    1. Le texte de Taibbi dans Rolling Stone fait de Rubin la pièce maîtresse de la politique d’abandon de la gauche démocrate et des opprimés en général pratiquée par Obama. Ca me paraît exagéré. Ce qui manque dans son approche, c’est la compréhension du phénomène d’oligarchie (à la russe…) qui caractérise le « style » du pouvoir politique et économique américain depuis 20 ans. J’ai plutôt tendance à considérer que Summers est le vrai ‘leader’ de ce gang d’oligarques. Cela dit, sur le fond, on ne peut que souscrire à l’analyse de la spoliation systématique des contribuables américains depuis l’arrivée au pouvoir d’Obama. Encore faudrait-il rappeler à Taibbi que le nouveau président s’est toujours présenté comme un centriste. La perception d’Obama comme ayant été un homme de gauche était une illusion, due en grande partie au fait qu’il est noir… Il ne faut jamais confondre « race » (au sens de ce terme aux Etats-Unis) et « classe », mais en Amérique la doxa est qu’on peut facilement substituer l’une à l’autre.

  15. Bonjour,
    Pour la première partie de votre discours, je vous propose deux vidéos de ARTE qui se faisaient concurrence.
    http://plus7.arte.tv/fr/1697660,CmC=2967582,scheduleId=2938692.html
    http://plus7.arte.tv/fr/1697660,CmC=2969770,scheduleId=2938694.html
    Cela a été discuté avec le créationnisme qui apparait plus en force qu’on ne le croit en France.
    Des épisodes qui ont généré des centaines de commentaires. Le 3ème:
    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/creationnisme-arnaque-ou-realite-66492

  16. L’extrême complexité de la vie et des « agissement » des virus (dont on ne sais encore pas, je crois, s’il sont minéraux, végétaux, animaux, ou autres) est sans doute exacerbée par les perturbations causées par les activités humaines, plus des cycles naturels, sautes de temperature, etc. Tout ceci peut « réveiller » des virus bien réels « endormis » depuis des siècles et des millénaires.

    Alors moi-même je peux le dire aussi! Il y a longtemps que je me doute que c’est le singe qui descend de l’homme et non l’inverse! Un jour, quand j’en ai parlé, informellement, durant une exposition de livres à Boris Cyrulnik, il m’avait regardé de façon bizarre… C’est au moins une hypothèse favorisant l’imagination créatrice, riche, féconde, créative.

    Quant au débat de scientifique de fond, idéalement débarrassé des sempiternelles éxigences de l’égo, de la compétition entre mâles, etc., à vous entendre, ne semble pas pour demain. Ça ne m’étonne nullement. Mais, en amont, compte tenu du contexte économique et social qui dure depuis environ 30 ans, soit plus d’une génération (et c’est, évident, beaucoup plus), combien d’étudiants en toute matière, donc matières scientifiques, buchent d’arrache pied, non pas pour devenir par métier aptes à comprende avec prudence quelque chose de plus dans notre univers infiniment grand ou petit, mais d’abord et avant tout pour réussir aux examens et aux concours…et les portes qu’ils sont sensés ouvrir. Même, sans s’annoncer, le mercantilisme (fut-il inconscient) est passé par là… Après, vogue la galère, même en étant dans le « système », tant pis pour la connaissance… À ce train là, elle risque de rester pour longtemps empuantie des scories humaines.

    La gauche caviar qui dirige? Et en plus aux USA! Là aussi on peut le dire?! Mais c’est une évidence depuis longtemps. Était-il « dangereux » de le dire il y a encore peu de temps? Ainsi: l’éthique bourgeoise protestante de l’essence du capitalisme (voir bien sûr Max Weber) ce qui débouche sur l’autojustification des attitudes, des pensées, des actes, la prédestination, le nombrilisme omphalolâtre (j’adore mon nombril et que les autres aussi adorent mon nombril) déterminant les pratiques contre nature du monde financier. Ceci ne se passe jamais sous les feux de la rampe (réservés aux marionnettes) mais toujours en arrière plan, mixturé des « valeurs » libérales alimentant la langue de bois. Voilà ce qui forme la mixture politique économique et sociale qui aura déterminé le monde presque en entier depuis au mois 60 ans à partir de l’axe anglo-américain sur le monde. Aujourd’hui, tout ceci partirait en lambeaux. Bientôt enfin de l’air frais?

    Vu les développements actuels et, de proche en proche, de la situation économique et sociale du monde (encore) contemporain, l’on s’aperçoit que la Sainte Église catholique apostolique et romaine enseignait des choses, des valeurs et des principes qui furent facilement détruits par les dialecticiens politiques de « métier » qui ont pullulés en Occident dans l’histoire des deux derniers siècles. Hélas, l’Église n’arma pas intellectuellement ses fidèles, à l’image, très souvent, des parents envoyés promenés par leurs enfants quand ils deviennent des adolescents « tourmentés ». Vu la position historique politique de l’Église, elle ne pouvait certainement pas y penser. Mais à présent (1) il est archi clair que nos « dialecticiens professionnels » nous ont emmenés dans des impasses, qui si nous n’en sortons pas, ou ne rebroussons pas chemin, deviennent rapidement létales. En principe, les générations qui nous suivent (à plus forte raison celles encore à naître) ne seront pas plus jeunes que nous (c’est nous qui sommes plus jeunes), mais plus anciennes que nous, plus mâtures et adultes, ayant des expériences vécues comme autant de « réponses » aux attitudes du passé, même s’il devait y avoir des régréssions épouventables, ce qui risque bien sûr.

    Enfin pour terminer je recommande comme un apport nouveau et hyper fécond sur tous les plans, une approche saine et structurée des structurations de l’univers grand et petit et son prolongement dans les domaines les plus divers, l’étude de l’épistémologue Stéphane LUPASCO (1900-1988). Certains disent, je crois à juste titre, que c’est un néo rationaliste, il est vrai que Lupasco demande instamment de revisiter à fond le rationalisme. Ses substrats scientitifiques sont irréprochables à comparer à l’ensemble des chercheurs scientifiques et philosophiques (et des plus grands) de son temps (encore récent). La logique fondamentale mise au jour par Lupasco, qui est une logique de l’univers, et non pas seulement la logique de Lupasco, ce qui n’aurait aucun sens. Cette logique, donc trouvée par Lupasco est le grand complément, pour ne pas dire le pendant qui manque absolument à la seule logique de l’identité, de la non contradiction et du tiers exclu. Cette logique omnipotente et omnisciente, qui, pour être une logique indispensable utilisée couramment, nous colle tellement à la peau, plutôt au cerveau, que nous ne nous en aperçevons même pas, et elle en arrive à nous faire « piétiner » stérilement en nous faisant faire du sur place. Nous n’avons plus de recul vis à vis de cette logique de l’identité, de la non contradiction et du tiers exclu (2). Pour prendre une image, c’est comme quand nous somme aux pieds, tout près d’une immense affiche, grande comme la façade d’un grand immeuble, il nous faut reculer notablement pour pouvoir lire clairement cette affiche, sans quoi nous restons déterminés par son contenu.
    Voici un petit passage au sujet de Lupasco qui peut inciter à comprendre pourquoi l’on peut, en l’absence de tout apprentissage, tel des chamans pouvant guérir selon de méthode totalement éloignées des méthodes dite rationnelles, faire des actes plus essentiels que ce qu’on croit, plus savants que ce qu’on imagine:

    « La potentialisation n’est pas une disparition. D’abord parce qu’à partir du moment où la potentialisation est un dynamisme, elle n’est jamais totale, non plus que l’actualisation. Ensuite, parce que Lupasco donne à ce dynamisme, qui ne se confond pas avec le possible, un statut ontologique, et c’est la découverte décisive: ce qui se potentialise est la « conscience élémentaire » de ce qui s’actualise. La « conscience élémentaire » au sens où l’arbre « sait » ce que ses racines doivent puiser dans le sol, au sens où la cellule « sait » quelles substances peuvent traverser sa membrane. Une conscience élémentaire qui n’est évidemment pas consciente d’elle-même. Chaque actualisation dans l’univers est logiquement liée à une potentialisation du terme antagoniste »

    on peut voir: http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9phane_Lupasco

    Oh, je sais bien! Pourquoi écouter particulièrement un quidam (Rumbo) plutôt qu’un autre? Mais il y a des choses dont on est sûr, qui sont déterminantes en maints domaines, et qui se révèlent vraies dans les faits, mais l’on reste à mains nues. Souvent les circonstances et les faits se chargent de faire la communication à votre place. C’est toujours ça, après les longues frustrations habituelles.

    (1) espérons que l’époque historique adolescente que nos sociétés ont traversée en Occident depuis la Réforme et les Révolutions anglaises et françaises (1689 et 1789) touche enfin à sa fin.

    (2) cela se perçoit très bien dans des débats et les débats scientifiques ayant lieu sur ce blog. La logique trouvée par Lupasco manque cruellement. Personnellement, j’associe cette logique à la logique chinoise, mais c’est là une réflexion toute personnelle, mais vraiment féconde, j’en témoigne.

  17. Bonjour à tous,

    Au sujet de la suppression de l’argent en URSS, je ne sais pas, mais toujours est-il que l’expérience a été tentée dans l’Espagne Anarchiste au début de la guerre civile. C’est peut-être l’expérience la plus intéressante qui ce soit déroulé sur le sol Européen au 20ème siècle. Cela n’a malheureusement duré que 2 mois (les communistes sont venus mettre leurs grains de sel comme l’on sait). Tout cela peut se voir dans un très bon documentaire appelé : « vivre l’utopie »

    Pour ceux que ça intéresse, c’est par là : http://video.google.fr/videoplay?docid=-6236239516470072435#

    Bon week end à tous

    1. Bonjour,
      Au sujet de l’artcle de Keynes sur la disparition de l’argent en URSS, je ne sais pas si cela a été tenté, et, si théoriquement le communsme est un monde sans argent, les bolchéviques, une fois au pouvoiren ont vite perdu l’idée. Par contre, effectivement, en espagne révolutionnaire de 36, des espériences de vie différentes (suppression de l’argent, répartition différentes) ont pu avoir lieu sur une relative grande échelle et ont laissé, chez ceux qui y ont participé, un souvenirinoubliable. Ces expériences sont elles condamnées à ne faire parties que des orgasme de l’histoire ?
      Un lien avec des exemples précis : http://www.cnt-f.org/spip.php?article469

  18. Bonjour Paul,je suis nouveau contributeur,et vous remercie pour l’intelligence de votre blog.En réponse à « ce que pensent les gauches caviars européennes et étasuniennes des » prolétaires » »,ne serait-il pas bon de se rappeler ce que La Boetie nous a enseigné par son « discours de la servitude volontaire »,d’autant plus pertinent me semble-t-il dans nos sociétés démocratiques?
    Par exemple,en ce qui concerne le « populisme »,pourquoi la seule responsabilité des hommes politiques est-elle toujours mise en avant,puisque ce sont quand même les peuples qui, au final, glissent le bulletin dans l’urne…?
    je connais déjà le fameux argument que certains vont me rétorquer: »les gens n’ont pas l’énergie d’ouvrir un bouquin à la suite d’une dure journée de travail »,ce à quoi je me permettrai de répondre que,souvent ,il n’en ont plutôt pas le désir,et qu’il nourrissent même un certain mépris pour la connaissance(je me permet de le dire car je connais beaucoup de gens comme ça!).
    pourquoi,cet « angle d’attaque » intellectuel n’est-il jamais pris?les politiciens, economistes,financiers agissent forcement en connaissance de cause,et les peuples subissent toujours?
    pourquoi la responsabilité des peuples est-elle tabou?pourquoi les laisser se complaire dans cette posture victimaire?
    peuples du monde,psychanalysez-vous!
    peut-être avez-vous une réponse d’anthropologue à tout ça..

    1. La plupart des « hommes de l’état » prennnent des décisions ou décident de ne pas agir en se disant que lorsque les fruits de leurs choix apparaitront comme pourris ils ne seront plus au pouvoir en butte à la vindicte populaire.

    2. Je me permets d’avoir une réponse de technico-commercial-scientifique-incroyant.

      Si vous vous rendez compte qu’un humain a hérité d’un cerveau à la naissance, sans vraiment savoir quels ennuis il pouvait lui procurer, il est tout de même notable que ce cerveau a des capacités immenses qui lui permettent même de croire que ce qui est blanc peut être noir.
      De là à les exploiter… Mais, toute la propagande ainsi que les messages discrets qui nous sont lancés tous les jours permettent de se rendre compte qu’il peut être facile de les exploiter. Ainsi en est-il décidé par ceux qui dirigent de façon visible ou discrète le monde.

      Et encore. Il semble que nous ayons une certaine chance dans le sens où des groupes de pouvoir se font de la concurrence.
      Ainsi, et le petit retournement de conjoncture actuel nous est en cela bénéfique, nous comprenons les mouvements de chacun par différentiel.
      La relation dominé-dominant est mise à mal.

      Autre chose amusante, la montée des haines de « différences ». Même principe : il est toujours plus facile de dire que c’est de la faute de l’autre…
      (différences de sexe, religion, statut dans la société, entre pays pauvres et riches, entre pays voisins… L’humain, quoi 😉 Dire que mon dicton préféré est : « de la diversité nait la richesse »…)

    3. Et pour cerner plus votre point culture, remarquez bien les dérives de la télévision. Elles sont particulièrement révélatrices sur l’axe de réflexion de ceux qui dirigent : que le peuple réfléchisse le moins possible.
      Et, de plus, l’accés à la culture demande des moyens financiers…
      La boucle est bouclée.

    4. Les peuples ont certainement une responsabilité , mais surtout ils sont seuls légitimes puisque ce sont eux qui paient l’addition et qui sont propriétaires des lieux .Ils sont à la fois actionnaires et salariés . Les gouvernants dignes de ce nom devraient en faire leur ligne de conduite et ce contenter de manager . On appelle ça un homme d’état . Il n’y en a ,de par le monde, qu’une dizaine par siècle .

      Le problème de ces dernières vingt années , c’est que c’est le capital ( l’argent fou et les fous d’argent) qui tue toutes les responsabilités .

    5. yvan dit :
      11 décembre 2009 à 14:33

      « Et pour cerner plus votre point culture, remarquez bien les dérives de la télévision. Elles sont particulièrement révélatrices sur l’axe de réflexion de ceux qui dirigent : que le peuple réfléchisse le moins possible.
      Et, de plus, l’accés à la culture demande des moyens financiers…
      La boucle est bouclée. »

      merci de vos réponses Yvan,mais en ce qui concerne le cout de la culture,je ne suis pas d’accord.Je suis originaire d’une ville en province dans laquelle vous avez accès à une énorme médiathèque pour 30 euros par an ou gratuitement si chômeur;profusion de films,DVD, musique,livres ce qui ,en prix représente 1/30 d’ecran plasma !

    6. Ce renversement de responsabilité ne me parait pas très pertinent.Il y aurait le peuple abruti d’un côté et une élite éclairée de l’autre.En réalité le savoir est très fragmenté ,chacun d’entre nous connait une petite partie du tout ,c’est ce qu’on appelle la spécialisation voir l’hyper-spécialisation.Dans ces conditions ,il est très difficile de faire une analyse pertinente,le champs de la connaissance est trop vaste et il devient presque malhonnête d’essayer de faire une synthèse.Les prétendues élites sont aussi à la peine…Amicalement.

    7. Bien vu, Piotr.

      De là à reconnaître un pouvoir à un collège d’humains supérieurs à la moyenne car reconnus par tous pour leur savoir, leur impartialité, leur pertinence, leur différence de formation qui ferait un gouvernement qui pourrait être idéal…
      Et au nombre impair pour pouvoir néanmoins prendre des décisions.

      En gros, le schéma presque parfait.

      Tout le monde sur le blog, quelque part.

    8. @Yvan
      « Et, de plus, l’accés à la culture demande des moyens financiers… »
      L’accès à la culture, en tous cas à la connaissance nécessite certainement moins de moyens que l’accès à l’inculture.
      Dans un cas : une radio bientôt numérique, un abonnement dans une bibliothèque, en prime un PC & un abonnement pour l’accès au réseau, dans l’autre cas pas de limites : voiture, activités diverses, sorties

    9. @labelle rivière
      je partage votre sentiment, monsieur,
      Je dirai même plus : je suis inquiet de la permanence du discours sur le bon peuple manipulé par les mauvais dirigeants.
      Si le peuple les a élus – et les a élus au grand dam d’une grande partie des intellectuels, c’est qu’il y a des raisons qu’il faudrait mieux creuser
      amicalement

  19. puisque personne ne veut le dire, je me sacrifie pour la communauté;
    le singe ne descend pas de l’homme, où d’ailleurs il n’a rien à faire;
    non; mais on m’a toujours dit que le singe descend de l’arbre;
    n’oublions pas que c’est bientôt Noël;

    1. Il manquait le quatrième larron que je suis…

      Si Auspitz me demande de grinper au sapin de noël, non, désolé, ça pique trop…

      Piotr.. quel est ton avis..???

    2. Les cinq Larrons sont là.

      Tout autant que nous sommes parfois pertinents tant que maladroits tant connaissant ou désirant ne plus être ignorant, nous pouvons nous unir dans le monde réel comme nous le faisons ici.

      Proposition malhonnête? Allons.. nous nous connaissons tous suffisamment. Messieurs Jorion et Leclerc, veuillez nous mettre en relation avec nos adresses mails, peut-être que cette simple association pourra vous servir par sa force tout en vous reconnaissant.

    3. Si l’un de nous cinq voit une quelconque objection à cette proposition, il peut naturellement refuser, bien sur.

      L’objectif doit être la démocratie. Qui nous manque cruellement.

    4. tartar, pablo, yvan et piotr,
      le virtuel, c’est déjà bien, très bien pour un début; le contact humain, c’est mieux;
      le centre de ma région est Lyon; pour moi, c’est assez difficile d’aller passer la soirée à Pau, et de rentrer le soir;
      mais si Lyon peut convenir à quelques uns, on pourrait former  » le cercle des amis de Paul », et se retrouver de temps en temps autour d’un verre;
      je l’ai déjà écrit à Paul, et il m’a dit que pour le moment, personne ne l’avait invité à Lyon; mais si nous sommes assez nombreux, nous pourrions l’inviter à venir nous rencontrer;
      nous savons l’état de surmenage de Paul; il ne faut pas que ce soit juste pour s’amuser; il faut donc que cela ait une utilité pour la cause que nous soutenons;
      ceux qui utilisent paypal peuvent lui laisser un message en ce sens; c’est lui qui décidera ;

    5. Je lançais cette idée dans le sens où il serait sympathique d’échanger des idées parfois hors sujet entre nous.
      Ceci dit, créer un groupe informel hors blog, et je l’ai vu par ailleurs, fait une différence de statut entre intervenants…
      Et ça, ce n’est peut-être pas souhaitable.

      Auspitz : j’habite à coté de chez Paul..

  20. Les soit-disant fanatiques du boson font juste remarquer que l’article sur la dualité des exlications de la gravité se base sur une hypothèse très forte sur l’étendue de la validité *et* de l’objet de chacune des deux théories concernées. Etendue qui pose deux problèmes. Le premier: cette étendue de la validité est factuellement questionnable dans le sens où il existe une théorie relativiste valide de la gravitation, tandis qu’il n’existe pas aujourd’hui de théorique quantique valide de la gravitation. Donc les comparer n’a qu’un sens et un intérêt limités (je reste poli). Deuxième problème: l’hypothèse dit précisément qu’il peut exister deux discours valides sur la même portion de réalité. Cette hypothèse est également questionnable dans le domaine des sciences naturelles, mais passons. En revanche, traduite dans un contexte non pas physique mais social, elle permet à tout le monde, dans les commentaires d’un blog, de proposer des théories alternatives basée au mieux sur une légère méconnaissance de ce qui existe déjà, au pire sur des erreurs mathématiques de débutant. Toute l’ambiguïté de Paul Jorion tient probablement à ça: reconnu pour la finesse de ses analyses sur l’économie (au sens large), comment se pourrait-il qu’il se fourvoie en philosophie des sciences? Alors qu’il s’y intéresse depuis 30 ans! Sous couvert d’ouverture d’esprit, il y a néanmoins derrière cela, caché, un petit morceau d’un argument bien connu qu’on appelle argument d’autorité, dont les auteurs des théories farfelues sus-mentionnées n’ont pas manqué d’utiliser, pour, eux aussi, se protéger derrière le grand bouclier de l’ouverture d’esprit, alors que la solitude intellectuelle doit certainement les étreindre dans la vraie vie. Après, on peut accuser les uns de pinaillage, voire de fanatisme, de votre part, ça ne me fait personellement ni chaud ni froid. En fait, l’expression fanatique du boson me plaît beaucoup.

    1. Je suis votre petite polémique , c’est très intéressant, j’appris plein de choses.
       »En revanche, traduite dans un contexte non pas physique mais social, elle permet à tout le monde, dans les commentaires d’un blog, de proposer des théories alternatives basée au mieux sur une légère méconnaissance de ce qui existe déjà, au pire sur des erreurs mathématiques de débutant ».
      Pourquoi c’est grave ?
      Vous avez des résultats pour vous en plus.

    2. La théorie relativiste de la gravitation n’explique pas l’accélération de l’éloignement des galaxies lointaines, ce que certains appellent la force noire il me semble. Ces galaxies ne décélèrent pas, les observation sur les supernovas, chandelles cosmiques, ont permis de le montrer. Elle n’est donc pas du tout valide, c’est juste une étape au delà de Newton.

      Le reste je suis d’accord a savoir qu’il n’y a pas d’explications alternatives en sciences, sauf au moment où selon Kuhn, l’on change de paradigme (période instable). La notion de paradigme souligne bien l’idée qu’il n’existe qu’un discours dominant au temps t.

    3. @ Cédric: « l’expression fanatique du boson me plaît beaucoup ».

      Quand vous parlez Physique ne perdez jamais de vue son histoire. Vos bosons seront un jour aussi valables que les atomes de Démocrite aujourd’hui.

      Lequel, d’ailleurs, était bien plus lucide que les scientifiques de notre époque:

      « Nous ne connaissons en réalité rien de certain, mais seulement ce qui change selon la disposition de notre corps, et selon ce qui pénètre en lui ou ce qui lui résiste. […] Il a été démontré qu’en réalité nous ne savons pas ce que chaque chose est ou n’est pas. […] Il est impossible de connaître la nature réelle de chaque chose. » (Démocrite. Cité par Sextus Empiricus, Contre les professeurs, VII, 135)

      «En réalité, nous ne savons rien, car la vérité est au fond du puits» (Démocrite).

  21. Pour la Grèce ce qui est des plus édifiant c’est que l’on lui conseille vivement la médication (des efforts budgetaires) qui ne peut s’appliquer, sois-disant, à nous sous peine de compromettre notre « sortie de crise ». Serait-ce un subit accès de lucidité ou un « tucomprendpascestpaspareil » ?

    1. C’est un « tucomprendspasc’estpaspareil »

      La Grèce a menti sur l’état de ses finances par deux fois. Ca la « fout » mal. Pardon de l’expression. En gros, l’Europe veut utiliser les outils habituels de « redressement » économique que le FMI applique : privatisation complète afin de mieux exploiter la population.
      Les Grecs ne semblent d’ailleurs pas trop chauds pour cette option. Enfin, si, ils sont chauds dans la réaction. C’est le pouvoir en place qui n’est pas tiède. Ou trop.
      Situation délicate.. personne n’accepte d’avoir un thermomêtre dans le c.. dans le f.. notez, je les comprends aussi.

    2. Dans la même veine, je vous rappelle un soupçon d’histoire contemporaine :
      Le Royaume-« Uni » avait une situation économique tellement catastrophique avant de l’arrivée de Madame Tatcher qu’il dût faire appel au FMI…
      Madame Tatcher en a profité pour arriver au pouvoir et lancer toutes les privatisations et créer l’expansion de la City.. passons.
      Juste en cette période noire des grands bretons d’avant Tatcher furent négociés les accords de la PAC…
      Le pays était économiquement dans une situation catastrophique et cela lui permit d’obtenir des aides agricoles plus que généreuses.
      Hors il se trouve que les Britichs n’ont jamais accepté une quelconque renégociation des avantages obtenus…

      Le principal bénéficiaire des versements de la PAC reste donc un pays hors zone Euro. Cherchez l’erreur.

  22. Bonjour Paul,
    A propos de la physique quantique, j’attends comme tout le monde l’éventuelle découverte du boson de Higgs (source génératrice des masses) par le CERN. Ce serait en effet une découverte majeure qui bouleverserait la physique. Il faut avouer que la physique fondamentale est un peu en « panne » actuellement : il y a peu de recherches et d’avancées dans des théories comme celle des cordes …
    En ce qui concerne l’interdiction des paris sur les fluctuations des prix, j’ai juste une petite remarque à faire. Dans beaucoup de cas, il ne s’agit pas vraiment de paris en tant que tels dans le sens où, souvent, des personnes ont des informations de première main (délit d’initiés en quelque sorte) de politiciens, dirigeants,… etc et peuvent ainsi prévoir la variation des cours de monnaie à leur diffusion au grand public… Le hasard intervient donc très peu dans leurs transactions ! Et c’est aussi valable pour leurs autres investissements…
    Bon rétablissement !

    1. Informations de « première main ».. vous faites bien d’en parler.

      L’achat à terme fut pourtant l’outil utilisé pour faire couler Lehman Brother..
      Et fut interdit de façon ponctuelle pour protèger des « protégés » dans plusieurs pays.

      Dans les « tendances financières », je vais vous citer un mot qui peut être révélateur de beaucoup de choses…

      Auto réalisateur.

      Ainsi, effectivement, l’humain est à la tête de tout. Pour son meilleur comme son pire.

    2. « Too big to fail » our simplement stratégiques? Ces sociétés financières ne seraient elles pas aussi des outils de l’impérialisme Américain? Un univers culturel et de relations qui permet d’influencer la planète finance, peser sur les cours et de jouer au casino en tirant les ficelles. Comprenant cela, les petits et petites organisations seraient les dindons de la farce. Ils en redemandent, c’est donc qu’ils en profitent aussi. Qui perd?

    3. @JFF

      Qui perd?…Les particuliers, les petites banques ou sociétés qui veulent « jouer » comme les grands mais qui ne disposent pas des mêmes « atouts »(informations) .Il faut dire que ces « petits » ont parfois de la chance, comme au lotto… Mais pendant la crise, on voit bien que ce sont eux qui perdent tout ou qui disparaissent…

    4. Vous semblez, Jff , vous inquiéter sur qui perd…

      Regardez-moi dans les yeux de votre écran et dites-moi franchement :
      – ce que vous avez peur de perdre.
      – Si ce que vous allez perdre peut vraiment vous manquer.

      Le Marin, il semble que vous ne vouliez pas jouer… Anarchiste, va.. 😉

  23. je ne sais pas pourquoi
    c’est peut-être pour essayer de lier, (de Copenhague, à la mécanique quantique, en passant par l’interdiction des paris sur la fluctuation des prix ou même les virus ),
    mais voilà, je me pose la question de la propagation des effets (attendus ou inattendus ) à partir des mesures qui peuvent être prises, (taxe carbone, interdiction paris formation des prix …)
    La propagation de l’effet d’une mesure est-il plutôt à envisager du côté de la mécanique ( par ex : quantique ???, ondulatoire ??, …) ou à moins que, plus biologique, ( ex:plus proche de la dynamique d’une propagation virale ?? )

    1. Pour des raisons personnelles ,Cécile est est un prénom qui me parle et je me permet de vous dire Cécile ,cessons de nous torturer!
      « Tout est dans tout, et réciproquement » Pierre Dac

  24. 1 – Je veux bien , pour rembourser ma dette à Aristote ,me saigner pour sauver la Grèce et les grecs , mais pas forcément les familles qui se partagent le pouvoir là bas depuis un demi-siècle . Que Dubaï , Obama et la reine d’Angleterre se débrouillent sans moi . Pour Les Anglais je veux bien cependant entrer en négociation , mais ils ont du chemin à parcourir ( déjà renoncer à la royauté ).

    2- J’attendais un jugement sur ce que la gauche caviar française n’avait pas compris ou permis ( pour une fois que ce sont les américains qui sont en retard sur nous ) mais rien . Alain Minc ,que j’ai déjà évoqué , était plus pertineet que vous sur le sujet en 1990 .

    3- Même si je commence à mieux percevoir ce qui sous-tend votre grande et unique idée pour en revenir à un capitalisme …..utile , j’ai un peu le sentiment que ce sont vos anciennes tribulations qui vous font concentrer le tir sur ce maillon là . Comme projet politique cela risque de faire figure de solution « d’initié » encore à l’intérieur d’un système qu’il dit attaquer , sans avoir clairement remis à plat la totalité des points critiques de ce même système .

    Peut on vraiment prétendre mettre le hola à l’enrichissement obscène sans aller légiférer dans la répartition de la richesse créée , lors du partage du gâteau entre puissance publique , actionnaires , entreprises et salariés .

    Et dans le même temps s’ssurer que le retour sous forme salariale ,est à niveau nécessaire et suffisant .

    4- A propos des russes et de la suppression de l’argent , ça ne m’évoque rien mais je fouille dans mes étagères . J’espère que cette quête sera plus fructueuse que celle du boson de Higgs .Peut être que Keynes devenait un peu gaga ou était-il victime d’une fatigue grippale ?Peut on d’ailleurs savoir pourquoi ce point d’histoire vous excite autant ?

    5- A propos de tous ces virus et de leur pourcentage dans le corps humain , je préfère l’histoire de ce laborantin qui siffle d’admiration au passage d’une pulpeuse laborantine . Son patron lui dit : vous savez, ça n’est jamais que 20 % de matières solides et 80% d’eau !

    Ce à quoi il rétorque : certes …mais quelle tension superficielle !

    Comme quoi , les forces faibles …..

  25. @ Cécile : On va demander à Paul Jorion une  » étude d’impact » des mesures qu’il préconise .Il me smeble d’ailleurs que c’est une obligation faite ( et jamais respectée ) à chaque projet de loi qui arrive devant le parlement en France . Je ne suis pas allé vérifier dans le traité de Lisbonne pour ce qui concerne l’Europe .

    @ Paul Jorion : A propos des russes en 1925 , je sèche . Pour moi cette période évoque la NEP et en 1929 la rupture entre Staline et le groupe de Boukharine . A l’époque c’est surtout l’économie paysanne qui était dans le collimateur et qui allait être collectivisée . Revoir à ce sujet  » Sovkoz, Kolkhoz , ou le problématique communisme » de René Dumont ( Edition du seuil , 1964 , collections esprit – frontière ouverte ).

    Sur les idées de Boukharine , les ouvrages ne manquent pas , et peut être y trouve-t-on des fossiles de ce que vous cherchez .

  26. Votre avis sur l’action d’Obama est très mesuré. Trop, en fait.
    Avec ou sans caviar, le terme de gauche appliqué,d’une part, à ce qu’il fait ou laisse faire au profit de Wall-Street, et d’autre part à ce qu’il ne fait pas en faveur des appauvris par la crise me semble inapproprié.
    Un déplacement en Californie pour alimenter les caisses du parti Démocrat le suggère fortement :
    En chemin, il s’est arrêté à la Nouvelle-Orléans; il a été pris à parti par la municipalité et les victimes ultimes de Katrina, encore logées de façon précaire. Il a admis qu’il était très difficile de débloquer des fonds de secours. La somme en jeu est très modeste ( 1 milliard, je crois) et les victimes non aidées très nombreuse (50 000 à 100 000 environ).
    En Californie, but réel du déplacement, il a rencontré des directeurs financiers et de hedge-fund, des banquiers, et d’autres qui font dans le béton. Tout ce beau monde a payé très cher le droit
    de casser une croute avec lui, et ce dans l’ordre des préséances déterminées par le pognon
    au profit du parti. La durée à la Nouvelle-Orléans a été mesurée- ( 1h30mn, je crois) contrairement à la vraie raison du raout.
    On voit bien où le portent ses centres d’intérêt; ce ne sont pas les nécessiteux.
    Et on constate aisément que sortir des caisses, après 4 ans de délai, une somme modeste
    est bien plus difficile que sortir en urgence plusieurs centaines de milliard au profit d’un très petit
    nombre – et tenter en passant d’organiser l’impunité des responsables.
    C’est une petite histoire mais un bon symbole.

    Simon Johnson décrivait le lien, l’interpénétration et le va-et-vient des hommes entre Wall-Street et le gouvernement US. Il qualifiait la chose et les gens en cause d’oligarchie. Cela ne me semble pas contestable. [ « Le coup d’Etat feutré » est bien plus riche que ce simple point.]
    Matt Taibibi -si j’ai bien traduit, ce qui est incertain- s’attache au personnel qui entoure Obama
    et qui a été choisi par lui. Il relève cette chose extraordinaire que tous ou presque tous sont
    pognon-centré et d’origine, ou de formation GS. C’est normal, le meilleur recrute et forme
    les meilleurs.
    On retrouve son décorticage de GS dans ‘la machine à bulle’.
    Il n’y a pas opposition entre les deux, ou bien enlevons les qualificatifs mais gardons
    la réalité accablante décrite par deux auteurs informés et talentueux.
    Cette réalité a un nom: corruption intellectuelle et morale.

    Obama a affaire à une opinion publique très polarisée et capable d’extrémisme
    déraisonnable. Un article dans Time sur la sécurité sociale, projet d’Obama, montrait
    une seule manifestation favorable : à Londres, devant l’embassade US, par des expatriés agés.
    Il semble que cet évenement était improbable sur le territoire US.
    Cela, l’extrémisme idéologique manipulé, ne facilite pas sa tâche mais il y a une trop grande différence entre ses projets et le chemin, qu’il choisit, pour les mener à bien.

    Remarquons que les lecteurs de ce blog avaient été prévenus par un article pénétrant
    (de vous, bien sûr). Pour ceux qui ont manqué l’épisode : le thême était ‘ Obama, le choix de Wall-Street’.

    [mes chiffres la Nouvelle-Orléans et fund raising Californie sont approximatifs , justes pour donner une idée- Google devrait permettre d’affiner]

  27. Bon rétablissement en buvant d’un trait car le comble de l’écrivain est de boire d’un trait.

    Au sujet du climat, faites un petit tour du coté du site de Jean Martin , chercheur au CNRS en retraite.
    Le sésame à taper sur le clavier: La pensée unique pour les scientifiques.

    Trente rubriques qui correspondent à un cours universitaire sur le climat; un site coopératif aux informations actualisées dont la recherche de l’intégrité respectueuse d’autrui est à l’unisson de la bienséance requise pour faire progresser les connaissances scientifiques.

    Le comble du physicien étant d’extraire une racine cubique d’un champ magnétique.

    Pour les personnes éprises de physique quantique, prière de visiter le site :Quanthomme.

    Ce simple sésame avec certains mot-clefs comme Grebbenikov par exemple, entomologiste Russe, ou bien encore , les carnets de René, ouvrent des horizons sur l’avenir de la Connaissance.

    La réceptivité supra-sensorielle permet au chercheur de dépasser les limites de la connaissance liée à l’intellect.
    Comme exemples , deux personnes, Polonaises toutes deux: Stefan OSSOWIECKI, clairvoyant , tragiquement disparu à Varsovie durant la 2 eme guerre mondiale.
    Ensuite Christophe JACKOWSKI, quelqu’un de contemporain qui utilise ses facultés à la résolution d’énigmes criminelles par exemple.Ses anticipations concernant l’économie , l’Europe et le Monde sont sévères.

    Pour envisager l’avenir, l’humour est le meilleur dopant sans effet secondaire.
    Conserver une âme d’entrepreneur ,de constructeur dans cette ambiance de décadence et de luttes mesquines.

    Le comble de l’épargnant est d’être en grippe avec son banquier pour être sorti à découvert!

    Recevez mes hommages du soir. LG.

  28. j’aimerais bien discuter davantage autour de votre slogan: « interdire les paris sur les fluctuations des prix », car, en dépit de la lecture attentive de votre dernier livre, cela me semble un objectif délicat à atteindre!
    En quoi cela empêcherait-il des bulles spéculatives comme nous les vivons depuis que les excès de liquidités n’ont pas d’autres moyens de déclencher des inflations généralisées, au point même de même pas empêcher le danger de déflation comme au Japon.
    Il me semble que ces paris que vous dénoncez justement pour leur côté ravageant pour les plus modestes sont des bulles un peu spéciales, spécialement indigestes sans doute, mais comment, concrètement, votre interdiction pourrait-elle être mise en place et quel impact général?
    Par exemple, quand j’évoque la monnaie anticrise (fondante), un peu « naïvement », pas si naïf que cela, car la part d’utopie est présente en moi et ne m’échappe nullement, mais je propose au moins les conséquences que cela implique, et aussi en quoi l’agissement sur la monnaie elle-même, en particulier sur la thésaurisation, modifie assez radicalement les choses. Et je ne cache pas mon ambition d’attirer le débat de fond de l’économie politique sur ce point préférentiellement.
    Pour ce qui est de l’interdiction des « paris sur les fluctuations des prix », l’impact profond sur le capitalisme m’échappe quelque peu. Et même le fait que les autorité chinoises se mettent de la partie, excusez-moi, cela ne m’impressionne guère. La Chine est trop corrompue pour constituer un relais crédible pour la croissance mondiale!
    Expliquez ou re-expliquez-nous, il me semble que je ne suis pas le seul à éprouver un problème de comprenette!

  29. Bonjour Monsieur Jorion,
    Au fait que pendant quelques mois en URSS aurait été évoquée l’idée de supprimer l’argent, je n’ai pas accès au texte de Keynes, mais y aurait-il un rapport avec son concept de remplacer la monnaie par une unité de travail ( http://www.lbo.lk/fullstory.php?nid=985794405 ), avec des effets proches de ceux qu’il attribue à l’inflation ? Y aurait-il également un lien avec la mission qu’il effectua en 1917 ( http://www.leconomiepolitique.fr/la-caisse-d-emission-de-russie-du-nord-de-john-maynard-keynes—1-_fr_art_242_25675.html ) et la proposition de CBS?
    En effet il a mis en place un CBS rouble indexé sur la livre le 11 novembre 1918 dans la région d’Arkhangelsk. (Hanke and Schuler 1991c).

  30. Au sujet du climat et des controverses entre scientifiques, on en parle de plus en plus en France, par ordre de pertinence, 3 éléments parmi tant d’autres :
    Cet AM sur France Culture, j’ai pris hélas le débat en cours et il demanderait à être explicité par un scientifique vulgarisateur :
    http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/science_publique/fiche.php?diffusion_id=78738
    Un article précis dans La Croix 5/12. Le Monde avait également abordé le sujet quelques jours avant.
    http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2404602&rubId=4077
    Ce jour aussi un débat sur la 5 à C dans l’Air où Jean Jouzel du GIEC et Vincent Courtillon (directeur de l’institut de physique du globe) et qui a été déclaré il y a peu personna non gratta ou grappa; ils se sont affrontés vivement et courtoisement et sont prêts à débattre en public, sur le fond ils arrivent à la même conclusion, du moins pour le réchauffement : …. OUI
    http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1320

    Entre crise Economico/sociale, faim dans le monde, pauvreté, rareté des ressources, démographie il y a du grain à moudre et du pain sur la planche, les querelles de clochers mine de rien n’ont pas leur place, allons à l’essentiel avant que le ciel nous tombe sur la tête.
    Et tout de suite : sobriété, moins de gaspi ce sera toujours ça de pris.

    Question subsidiaire : on cherche un candidat pour le siège de roi du monde mais c’est le cadet de mes soucis.

  31. Copenhague, pourquoi c’est bidon ?
    (avec Gilles38, forum Oléocène)

    La confusion dans l’ambiguïté du terme « consommer moins  »
    Il y a TROIS significations totalement différentes :

    consommer moins par unité de valeur produite (améliorer l’intensité énergétique)
    consommer moins par unité de temps (diminuer la consommation absolue)
    consommer moins au total intégré (diminuer le montant des ultimes extraits).

    Ces 3 quantités sont DIFFERENTES, et diminuer l’une ne garantit en aucun cas la diminution des autres.

    En réalité toutes les « mesures » envisagées ne porte que sur la PREMIERE.
    Il est faux de croire que diminuer la première fait diminuer la seconde.
    Il est également faux de croire que diminuer la seconde ferait diminuer la troisième.

    Or seule la troisième compte pour le CO2, à la fin, en tout cas pour toutes les réserves inférieures à sont temps d’absorption, et c’est aussi essentiellement vrai pour celles piquant dans moins de 100 ans ..; c’est à dire en fait tous les combustibles.

    Donc l’entourloupe est de faire croire que agir sur la première est un moyen efficace d’agir sur la deuxième, et encore pire sur la troisième.. pour se désoler ensuite que ça ne marche pas du tout et que la consommation n’arrête pas d’augmenter !! ben normal, que ça ne marche pas, ça ne PEUT pas marcher ….

  32. je remets ce message à la fin; il est parfois difficile de retrouver une réponse au milieu des autres textes, quand la discussion est un peu longue; et je souhaiterais que ce message soit vu par ses destinataires;

    tartar, pablo, yvan et piotr,
    le virtuel, c’est déjà bien, très bien pour un début; le contact humain, c’est mieux;
    le centre de ma région est Lyon; pour moi, c’est assez difficile d’aller passer la soirée à Pau, et de rentrer le soir;
    mais si Lyon peut convenir à quelques uns, on pourrait former » le cercle des amis de Paul », et se retrouver de temps en temps autour d’un verre;
    je l’ai déjà écrit à Paul, et il m’a dit que pour le moment, personne ne l’avait invité à Lyon; mais si nous sommes assez nombreux, nous pourrions l’inviter à venir nous rencontrer;
    nous savons l’état de surmenage de Paul; il ne faut pas que ce soit juste pour s’amuser; il faut donc que cela ait une utilité pour la cause que nous soutenons;
    ceux qui utilisent paypal peuvent lui laisser un message en ce sens; c’est lui qui décidera ;

  33. Pour ce qui est de Hardi j’avais déjà fait un commentaire sur le site mentionnant le caractère douteux de la paléontologie, qui au fond ne repose sur pas grand chose, à part quelques associations d’idées et des restes de squelettes découverts là où on autorise à creuser… La règle en la matière pour les questions décisives étant l’argument d’autorité, ni plus ni moins.
    Une célèbre paléontologue française avait également prouvé, grâce à une étude des capacités de préemption des mains, que la thèse/mythe selon lequel l’homme descendrait d’ancêtres arboricoles et ensuite aurait développé la bipédie… était fausse. Ca n’a pas dû être facile pour elle tous les jours… Il faut dire que là comme partout les enjeux idéologiques sont colossaux. Et le pire c’est que même les chercheurs les plus honnêtes ne se rendent parfois pas compte de certain biais analytiques, tant ils sont quasiment consubstantiels aux sources et au développement de la discipline et au groupe de spécialistes qui l’étudient.

    Bon rétablissement Paul.

    1. Ce n’est surement pas très facile tous les jours pour Anne Dambricourt-Malassé d’expliquer l’évolution en refusant de laisser le rôle dominant au hasard.

  34. « les animaux dénaturés » de vercors….

    cela doit sûrement vous sembler une évidence…

    …mais de vous entendre et lire sur les liens d’ascendance et descendance entre homme et singe….. m’a rappelé l’ambiance étrange de ce livre…. « re-fondateur » (en tout cas à mon sens). il remplace peut-être la nécessité de situer cette relation dans le temps vers la nécessité de s’interroger sur : « à quoi bon déterminer les différences ? ».

  35. Le vaccin contre la grippe A est probablement une bonne chose mais je suis prêt à parier gros qu’une fois la crise (grippale) passée, rien ne sera fait par nos chers (plus de 10€ la dose contre environ 4€ en Suisse paraît-il…) représentants en charge de la santé publique pour lutter contre cette « mauvaise manie » de la culture intensive de viande à usage alimentaire. Les paris sur l’évolution de la prise en considération de cette caractéristique supranationale d’une perte de conscience du vivant sont ouverts !

    L’interdiction des paris sur l’évolution des prix ne présente-t-elle pas le même risque que le vaccin ??? En apportant une réponse à la crise économique ne risquons-nous pas de nous en contenter et d’oublier la crise de civilisation qui pourrait être le début de la fin d’un système qui marche sur la tête ?

    1. Je suis d’accord avec ce que vous dites de la « perte de conscience du vivant ».

      Concernant l’interdiction des paris sur la fluctuation des prix ne serait-elle pas déjà, en tant que règle visant à limiter l’hubris de tout un système, un premier pas dans la direction que vous souhaitez ?

      L’application de cette règle vaudrait condamnation implicite de tout le système actuel, ne serait-ce déjà en perturbant la logique inégalitaire qui prévaut actuellement par laquelle investisseurs et entrepreneurs se partagent la plus grosse part du gâteau des revenus d’un système capitaliste jusqu’à nouvel ordre.

      Si j’évoque la tripartition investisseurs-entrepreneurs-salariés, ce n’est donc pas en vue de restaurer un point de vue fordiste selon lequel il faudrait produire des consommateurs solvables pour faire des hommes heureux.
      C’est seulement un préalable à des changements plus substantiels qui toucheront à la définition même de la civilisation.
      En libérant la multitude de l’insécurité sociale par laquelle elle est pieds et poings liée au système, les énergies mentales pourront s’investir dans des activités plus créatrices et plus solidaires.

      L’humain ce sont des tendances contradictoires — bonnes et mauvaises, qui coexistent au moins à l’état latent, et qui selon toute vraisemblance ne pourront être résorbées. Aussi, la spiritualité, l’éthique, si elles sont indispensables, ne sauraient ainsi à elles seules des motifs suffisants pour construire le monde de demain. Sans doute, vous avez raison, n’insiste-t-on pas assez sur ce qu’impliquera l’accouchement d’un nouveau monde en termes de changement dans notre sensibilité. Mais cette sensibilité elle-même aura nécessairement un versant idéel, pour ne pas dire conceptuel. Il ne pourra donc s’agir d’un retour pur et simple au monde mythique.

      C’est pourquoi il faut inventer, réfléchir aux meilleurs moyens institutionnels « d’embrayer » sur le nouveau paradigme, lequel n’est pas encore pleinement manifeste. La non-violence est un principe louable, qui pourrait le condamner sérieusement ici ? Mais il ne suffit pas d’assurer sa promotion pour que la terre entière connaisse enfin la paix des braves. Soit dit en passant, je souscris à votre idée que le mode d’alimentation a son importance et que l’actuel est symptomatique d’une certaine violence industrialisée, même si il me semble un peu hasardeux d’associer de façon automatique, alimentation carnée et agressivité, les esquimaux en sont un bon exemple à ce propos.

      Bref, je reçois votre critique du technicisme — jusqu’à un certain point — que vous m’adressez souvent, mais à l’inverse pourquoi vous priveriez-vous de certains moyens institutionnels — les règles — si ceux-ci peuvent accompagner, favoriser une évolution des sociétés et des sensibilités ?

    2. A Paul Jorion et Pierre-Yves D. « concernant l’interdiction des paris sur la fluctuation des prix », j’aimerais mieux comprendre les conséquences concrètes que cela aurait selon vous. Vous écrivez: « condamnation implicite de tout le système actuel en perturbant la logique inégalitaire… ».

      Très bien, mais, il me semble et selon ce que j’ai saisi, cette pratique actuelle de faire des paris sur tout et n’importe quoi de la façon de plus en plus échevelée, résulte du contexte boursier qui prévaut de plus en plus depuis les années 1990.
      En effet, les dérégulations intervenues depuis vingt ans ont amenés cela!
      Mais avant, les régulations effectives depuis les années trente étaient bien là pour quelque chose, non?
      Il me semble que toutes les régulations ont été abandonnées pour des raisons déjà sytémiques!
      Si on avait maitenues les règles d’avant, nous aurions eu des crises de liquidité généralisées dès la crise japonaise en 1991 ou celle de 1987!
      Autrement dit, en proposant des placements rémunérateurs mais risqués, les épargnants ont continué, via les technologies bancaires, à jouer au casino boursier, allant, certes, de bulle en bulle dans une fuite en avant échevelée pour finir par aller dans le mur à 300 à l’heure fin 2008 (Comme Senna à Monza!).
      L’interprétation de ceci est, me semble-t-il, que les surplus d’épargne étaient DEJA, dès les années 1990, à ce point énormes que ces spéculations avec des fonds dont les propriétaires n’avaient manifestement pas réellement besoin (car très riches par ailleurs…) n’ont que peu affecté la confiance de ces mêmes propriétaires d’épargne pendant ces vingt ans, d’autant que les professionnels de la finance pouvaient présenter des rendement élevés présents ou futurs! Et,viiblement, il existait, en face, encore de la marge vers un surendettement encore plus poussé.
      Madoff est là un bon modèle!
      Or, évidemment, un tel casino doit aller dans le mur un moment donné, mais il n’est pas sûr que les acteurs financiers aient vraiement compris pourquoi cela allait dans le mur, car ils veulent continuer cela!
      Ou alors, plus prosaïquement, ils ont très bien compris mais veulent presser le citron pressé jusqu’à son écrasement total. Et après…le déluge.
      Maintenant, si, dans ce contexte « on » régule en interdisant par exemple les paris sur les fluctuations des prix, on peut peut-être « parier » que cela provoquera bien la chute en cascade de tout l’édifice.
      Si c’est cela le raisonnement de Paul, je comprends un peu mieux, mais je reste cependant convaincu que la provocation du seul effrondrement du système nous apporterait beaucoup de désagréments et ne nous laissera pas, ensuite, le loisir de construire mieux!
      Une telle logique du pire est très très risquée!
      Je préfère ce que je propose (évidemment!), à savoir l’émission d’une monnaie nouvelle qui stabilise le système tout en le « révolutionnant » de l’intérieur en annulant définitivement la rente monétaire, rente du capital par excellence!
      Une fois de plus, j’appelle tous les économistes dignes de ce nom de s’intéresser à ces questions, car la sortie vers plus de stabilité est bien là!
      On ne peut plus se contenter de faire avec la monnaie telle qu’elle est, on doit bien « penser » la monnaie telle qu’elle devrait être pour remplir la fonction que l’on ttend d’elle!
      En ce sens, les économistes, censés éclairer les décideurs politiques et les banquiers centraux, sont encore plus en cause que les profiteurs du sytème actuel qui prennent des milliards, avec donc la caution de « science » économique qui ne propose aucune issue!
      A moins que l’on puisse m’expliquer d’une façon crédible que ce que Paul propose serait suffisant…

    3. Je ne suis pas le porte-parole de Paul Jorion, ce que j’exprime ici n’engage donc que la compréhension que je peux avoir de sa démarche.
      Paul dans un billet il y a déjà quelques mois nous avait invité à réfléchir aux implications de l’adoption de la mesure d’interdiction
      des paris sur la fluctuation des prix. Je ne sais pas où il en est lui-même de sa réflexion sur le sujet.
      J’y réfléchis, comme vous, et je n’ai pas de plan tout prêt à l’emploi.

      Les problèmes que vous soulevez (tout comme ceux que Fab évoquent) sont bien réels.
      Le tout est maintenant de savoir s’ils constituent de réelles apories. N’est-ce pas plutôt la perception que nous avons de la crise qui est faussée du fait que nous ne sommes pas (encore) capables de penser de façon non mécanique les conditions du changement ?
      Il faut relire le billet de Paul sur la « Prise de conscience » où il évoque le rapport entre structure et sentiment (et aussi mon commentaire à ce même billet) il répond déjà un peu à la question, pour ce qui est de prendre en compte le facteur humain : les aspects rationnels et ceux qui sont de l’ordre de l’affect, du sentiment, sont imbriqués ; l’économie n’est qu’une dimension du social. Or le social c’est tout à la fois du rationnel, de l’affect et de l’imaginaire. Chacun des aspects agit sur les deux autres et c’est là que se trouve la clé — sociale — du changement.

      Vous évoquez un possible effondrement du système qui serait la conséquence de l’adoption de la mesure.
      Le risque existe évidemment mais serait-il plus grand que si rien n’est entrepris comme c’est le cas aujourd’hui ?
      Vous dites vous-même que de toute façon le système n’est plus amendable.

      Ma conviction c’est que l’adoption d’une telle mesure serait à la fois un aboutissement et un nouveau départ.
      Cette mesure sera adoptée lorsqu’un nouveau consensus se dégagera, ou, plus probable encore, lorsque certains acteurs, dirigeants, auront la conscience claire que les mesures qu’ils prendront unilatéralement (dans un premier temps) ne pourraient constituer des objections sérieuses à leur action puisque la pire des solutions serait de ne rien tenter. Vous le savez, nous en sommes encore loin, très loin. Du moins est-ce le sentiment général qui prévaut. Mais le fait est que la perception qu’ont les acteurs de l’état du système ne cesse d’évoluer. Cela ne saute pas vraiment aux yeux, il y a même parfois des régressions, mais comme on dit, la roue tourne. François Leclerc exprime parfaitement cette réalité dans chacun de ses billets.

      Nous, ici, sur ce blog, sommes depuis longtemps convaincus que le système ne peut plus être réparé.
      Mais la horde des économistes, des politiques, des hommes d’affaires qui ont vécu du système tant d’années et ont été convaincus de sa viabilité, ne sont pas prêts à renier tout ce à quoi ils ont cru. Il va donc falloir que tous ces décideurs et hommes d’influence se trouvent dans une situation telle qu’ils n’auront plus d’autre choix que de s’engager dans une direction jusqu’alors inconnue.
      Certains d’entre eux ne lâcheront jamais le morceau préférant, comme vous l’évoquez, s’accaparer ce qui peut encore l’être dans un mouvement puéril et régressif, mais d’autres aujourd’hui déjà très critiques du système, mais pas en position d’imposer leurs vues, passeront à l’action. C »est le contraire qui serait très étonnant.

  36. VIRUS DELIRIUS

    Je ne vois pas pourquoi je me priverais d’apporter mon grain de sable à cette folie ambiante qui s’efforce de rassembler les moutons et brebis citoyens et de les parquer, avec l’aide de chiens politiques, dans les étables de la peur.

    Comme si les virus, qu’on aurait exilés, affamés, exorcisés, ou faits prisonniers affaiblis de vaccins, et je ne sais quoi d’autres, n’allaient pas s’infiltrer ou s’engouffrer dans tous les trous et tunnels que le système en place, friand de murs inutiles, creuse sur la planète et l’univers!

    Et c’est là que dans mon délire je les rejoins, ces virus mis en lumière cyniquement déformante, ces virus souterrains, tapis, omniscients, avec lesquels il nous faut cohabiter cahin-caha. Après tout, ne seraient-il pas les accélérateurs inespérés du changement d’une société plus radical que celui, simulacre, qui est en marche et non plus les serviteurs plus ou moins zélés des forces branlantes économiques, ou politiques, ou écologiques qui nous cernent et se servent d’eux à des fins soigneusement dissimulées?

    Acteurs d’une pétrification probable de l’activité humaine, plus efficaces que les grèves et les gesticulations syndicales, apparemment impuissantes à peser sur les décisions de la gouvernance qui s’annonce globale, ils pourraient être le moteur agissant sur notre capacité de résilience, ou bien de notre anéantissement curateur et immémorable. .

  37. Une pichenette serait de rendre les ré importations aussi coûteuses que les fabrications sur place.

    Les délocalisations, par le chômage qu’elles provoquent, entraînent l’appauvrissement des classes moyennes et aggravent celui des classes déjà pauvres. A ce titre, c’est déjà un véritable fléau social. Les délocalisations s’effectuent en priorité dans les pays à bas coûts sociaux, écologiques et législatifs notamment sur la protection des salariés.

    A l’inverse, les classes riches constituées notamment par les gros actionnaires des multinationales, deviennent plus riches car elles gagnent sur plusieurs tableaux. 1) Fabriquer à bas coût en Asie et vendre très cher en Europe ou aux USA, dégagent de juteux bénéfices. 2) Par un mécanisme simple, sociétés tampons situées dans un paradis fiscal, ces bénéfices échappent aux prélèvements obligatoires des pays socialement avancés où les ventes se font. 3) Les salaires et les prélèvements obligatoires restants ne progressent pas dans les pays avancés du fait du chômage de masse.

    Comment rendre ses ré importations plus coûteuses? La suppression des paradis fiscaux est impossible tant ces derniers sont utiles aux puissants. La solution pourrait être la fameuse et démagogiquement décriée, tva sociale notamment. Mais aussi en rétablissant les droits de douane en s’appuyant sur le principe de concurrence déloyale ou de risques écologiques non maîtrisés. L’idéal serait de remplacer le libre échange par l’équilibre des échanges.

    Logique et acceptable d’importer de la banane ou du latex mais irrationnel et destructeur de ré-importer des pneus. Logique d’exporter du sucre de betteraves mais destructeur d’exporter du lait en poudre ou des poulets dans des pays où la paysannerie locale en produit.

    1. Je suis aussi partisan que vous d’une auto-suffisance des peuples. (appelée protectionnisme qui est contourné par des subventions, ces dernières contrées par les droits de douane… vous voyez tous les trucages possibles)
      Voyez d’ailleurs à quel point cette auto-suffisance est détruite par les multinationales qui exploitent les ressources naturelles et humaines à leur unique profit.

      Maintenant, je vous expose ma vision gestionnaire des échanges économiques mondiaux : les paradis fiscaux sont la toute dernière réelle concurrence en ce monde.
      (et c’est pour cela qu’ils existent toujours : Delaware, Hong Kong, iles de tout poil, centres off-shore, …)

  38. en réflexe à votre « chiquenaude » dans le système qui permettrait de l’ébranler, le maigre essai ci-dessous . Mais la voracité de ce système ne lui permet-il pas d’avaler tous les coups et de les transformer en répliques résilientes ?

    Article publié

    DISCOURS DE LA SERVITUDE VOLONTAIRE
    de La BOETIE

    DATE DE PUBLICATION EN LIGNE : 8 mars 2009

    :
    DISCOURS DE LA SERVITUDE VOLONTAIRE

    une maigre réflexion sur ce discours fameux

    :

    « quel mal encontre a été cela qui a tant dénaturé l’homme, seul né de vrai pour vivre franchement et lui faire perdre la souvenance de son premier être et le désir de le reprendre ? »

    En effet, qu’est ce passage étrange, irrationnel semble-t-il, de l’état de liberté sans oppression (qui subsiste encore dans les sociétés dites primitives) vers cet autre état géniteur de l’histoire où se sont installés pouvoir et sujétion, celui de l’Etat avec un grand E et de ses clones ?

    Y-a-t-il eu un bing bang aussi radical, aussi brutal, que celui soupçonné par les physiciens, avec l’explosion de l’humanité en myriades de systèmes politiques de tous bords (familles, républiques, monarchies, totalitarisme, impérialisme, dictatures …..) plus ou moins bienfaisants ou délétères ?

    Le discours, écrit vers 1550 par un homme de 18 ans, traverse les siècles comme ces particules élémentaires, dont les traces sont visibles seulement par ceux qui se donnent la peine de les traquer avec d’imposants instruments.

    A nous de traquer avec notre seul entendement le sens du Discours pour mettre en lumière les éléments d’acquisition de notre liberté à l’intérieur d’un système que nous subissons, avant de trouver des solutions pour une émancipation plus fraternelle (n’oublions pas qu’avant sa mort précoce La BOETIE fut un membre très respecté du Parlement de Bordeaux.)

    Désir de soumission (servitude volontaire), voilà ce que pointe l’oeuvre et qui permet aux despotes, aux tyrans – ce dernier terme au sens ancien non flétrissant de détenteur de pouvoir – de diviser les sociétés en soumis et en puissants, ces derniers pouvant se répartir, selon l’auteur, en trois catégories :

    – les élus, traitant leurs semblables comme s’ils avaient des taureaux à dompter,

    – les conquérants en faisant des proies,

    – les successeurs (des monarques) en faisant des esclaves naturels.

    Nous pouvons y ajouter une quatrième forme de pouvoir – la communication – d’autant plus dangereux qu’il est diffus, envahisseur, difficile à cerner et tenter de neutraliser.

    Un autre monde est possible croyons-nous, et nous y réfléchissons. Pourquoi ne pas mettre en pratique nos idées et prendre comme étai La BOETIE qui, dans un texte extraordinairement traversé de fraîcheur et exaltant l’amitié, nous fait comprendre que nous sommes les premiers inventeurs de notre « opiniâtre volonté de servir »

    « vous pouvez vous en délivrer si vous l’essaiez, non pas de vous en délivrer mais seulement de le vouloir faire. Soyez résolus de ne plus servir et vous voilà libres »

    et encore, au sujet du pouvoir :

    « je ne veux pas que vous le poussiez ou l »ébranliez, mais seulement que vous ne le souteniez plus et vous le verrez comme un grand colosse à qui on a dérobé sa base, de son pois même fondre en bas et se rompre »

    P.-S.

  39. pour les questions autour de la science et des mécanismes internes de sa production, à lire :

    « LA SCIENCE À BOUT DE SOUFFLE ? » de Laurent Ségalat. 2009 Seuil

    et

    « Un cas de censure dans la science », de Michel Schiff, 1994, A. Michel

  40. à Pierre-Yves D. et à Paul Jorion:
    Je vous remercie pour les précisions que vous m’avez, Pierre-Yves ici-même sur ce blog et Paul par un mail pour m’inviter à une séance de lecture de « rattrappage » dans son livre « l’argent, mode d’emploi.
    J’ai mieux compris, il me semble, et il faudra bien procéder de la prise de conscience que ce système n’est pas amendable, pas davantage que ne l’était le communisme jadis (et Paul m’indique un texte de Pepita OULD-AHMED sur les « transitions monétaires en URSS et en Russie » qui rappelle cela fort bien), car au fond, il s’agit, dans les deux cas, de la même forclusion autour de la monnaie elle-même!
    Et pour citer Lacan à propos de la psychose, « ce qui est forclos du symbolique réapparaît dans le réel » sous forme de crise de psychose sociale et de civilisation.
    Maintenant, l’interdiction des paris sur les variations des prix implique en effet diverses prises de conscience à bien des niveaux de la société.
    Cependant, je maintiens le fait que le capitalisme est la conséquence naturelle et automatique de ce système monétaire non révisé, et, à ce titre, comme d’autres, je sais que cela n’est pas amendable tant que nous maintenons la monnaie telle qu’elle est.
    Et, comme je l’exposais aussi, les paris les plus fous et échevelés que nous connaissions ces dernières annnées et que nous connissons encore ne sont autre chose que des jeux de casino à quoi se livre la haute finance pour faire tenir en haleine autant que faire se peut dans un contexte où les richesses réellement créées n’engendrent plus un rendement satisfaisant les capitalistes.
    Et cette tendance naturelle à la baisse de l’efficacité marginale du capital est quand même un classique de Keynes et, déjà, de Marx et d’autres, qui pousse bien vers la préférence pour la liquidité ou alors vers le capitalisme de casino avant son effondrement temporaire et certain – avant de renaître de ses cendres comme en 1945.
    Par contre, j’essaye de montrer aussi à longueur de mes interventions qu’une révision de l’émission monétaire est possible pour que la monnaie soit telle qu’il en serait fini avec le capitalisme tout en maintenant l’efficacité de l’économie de marché que je distingue soigneusement, comme le fait Paul et d’autres aussi (mais pas tous, notamment les marxistes n’y comprennent strictement rien sur ces points!).
    Et il me semble de ce fait que la « prise de conscience » des uns et des autres doit bel et bien les amener à réfléchir sur la monnaie elle-même, car si nous attendons l’effondrement du capitalisme sans être prêts à proposer ce genre de nouveauté, je ne pense pas qu’aux moments les plus critiques il soit possible de proposer quoi que ce soit.
    C’est bien pourquoi je crois que l’on peut agir ici et maintenant, mais, évidemment pas tout seul!

    1. Johannes,
      Tes propos résonnent comme les tambours du groupe japonais Ondeko Za (aussi appelé Kodo) mais les malentendants de nos cités sont sourds comme des pots !
      Courage à toi car interdire ressemble déjà à un diktat d’orientation sociétale… alors que modifier en profondeur un élément permet encore de faire librement des choix. Comme disait Gesell (humoristique) : « quelque soit le régime politique, la demande parait », évoquant ainsi le libre choix sociétal et individuel face à la monnaie.

  41. Cher Jean-Louis, merci pour ton commentaire, sauf à être empêché de le faire ou à être mort, je ne m’arrêterai pas de répéter mon message désormais, car je ne vois vraiment rien d’autre d’utile à faire.
    Je sais autant qu’il est possible de le savoir et pour l’avoir vérifié dans beaucoup de directions qe la solution du problème que nous pose le capitalisme passe bien par une construction différente de la monnaie elle-même!
    C’est quand même LE POINT IMPENSé depuis toujours de l’économie politique!
    Comme si un objet, dûment créé et conçu par les hommes comme la monnaie, ne pouvait être construit différemment, alors que des exemples historiques existent bel et bien que cela est possible et que cela marche à tous les coups et avait toujours marché: exemple les bractéates!
    Mais il faut pour avancer que les économomistes deviennent un tout petit peu courageux et apprennent par penser par eux-mêmes au lieu de rabâcher les fausses fadaises de la soi-disant « science » économique qui n’a, en dehors des geselliens, jamais pu produire aucune analyse correcte d’aucun problème!
    Même Paul a dû lutter fermement pour établir ce que les geselliens savent depuis plus de cent ans, à savoir que les banques ne créent jamais de la monnaie via le crédit!
    Les économistes en sont là, ils ne savent simplement pas ce qu’ils disent et ne s’embarassent d’aucune contradiction.
    Ils disent tout et le contraire souvent dans un seul et même texte, simplement prce que l’autorité d’un auteur fait plus foi que des raisonnements accessibles à des collégiens.

  42. Je ne suis pas sur de bien comprendre l’approche par rapport à la mécanique quantique et relativité, est-ce pour étudier comment ces savoirs se sont développés et s’inspirer de la « méthode » (si tant est qu’il soit question de méthode ds les découvertes scientifiques, au contraire très probablement s’affranchir de toute méthode, ou chacun la sienne), mais disons « prendre exemple » sur un esprit de liberté correspondant à une époque de changements radicaux des savoirs en physique, là ou la notre aurait besoin d’un équivalent en économie, ou est ce s’inspirer du « contenu » de la mécanique quantique et relativité, de ce que ça dit ?

    Car je suis toujours très « suspicieux » de cet esprit « retournons à la physique au moins là on ne sera pas trompé », ou « là est la vérité terminale ». Pourquoi la physique aurait-t-elle quelque chose à apporter ? Ou plutôt, pourquoi plus que la cybernétique par exemple ?
    Sans doute peut-on dire que la physique nous place dans une « enveloppe de contraintes », aujourd’hui au combien importantes pour les questions énergétiques et de matières premières en particulier, mais ensuite la technique, et principes des sociétés humaines sont fondamentalement prométhéennes, et se situent, avec les lois et « règles du jeux » par exemple, tout autant si ce n’est plus dans les mathématiques discrètes, mathématiques qui ont connu une révolution au moins aussi importante, autour du programme de Hilbert et Gödel, ou même la littérature « le monde est fait pour aboutir à un beau livre disait Mallarmé », et l’ensemble des machines et programmes -arrêtés- lois et règles du jeux constituent bien aujourd’hui un monstrueux bouquin, toujours mort sur lequel nous sommes assis, monstrueux bouquin cependant en évolution permanente du fait des modifications et ajout faits par les hommes (et femmes).
    Le problème auquel nous sommes confrontés aujourd’hui est aussi la « santé » de ce livre, ses capacités d’évolution et de nettoyage.

    1. Il faut remonter pour moi à l’époque où je rédigeais avec Geneviève Delbos, « La transmission des savoirs » (1984) et où je me posais les questions : que veut dire « comprendre » ? Que veut dire « expliquer » ? Examiner la manière dont la relativité et la mécanique quantique sont nées offre un terrain formidable pour répondre à ces questions.

  43. Merci pour votre réponse, donc plus pour s’inspirer ou réfléchir sur une évolution scientifique clef, avec son histoire, échanges, controverses et personnes associées que sur son contenu ?

  44. Ces réflexiopns sur les lois de la physique ont leur pertinence ici, à mon goût!
    Il reste que je propose pour l’économie un certain nombre de lois de fonctionnement qui ne supportent pas de contrainte tout comme les lois physiques ne fonctionnenet pas avec des interdits!
    Ainsi, interdire les spéculations sur la variations des prix des matières premières me procure une profonde inquiétude et une certaine aversion!
    En effet, à partir du moment où on considère l’économie comme un corps vivant, ce qu’elle est, et où tout est en mouvement au sens où il s’agit, au fond d’acheminer toujours et encore des biens et des services du productuer vers le consommateur, la fonction de la monnaie apparaît clairement.
    C’est, en fait, le sang qui circule sans discontinuer.
    Le coeur de l’économie est le travail ou, encore plus, la division du travail telle qu’elle se développe toujours davantage.
    Dès lors, tout faire pour que la monnaie circule sans discontinuer relève du bon sens même.
    Tout ce qui représente là une interdiction imposée du dehors et en dehors de la dynamique interne des mécanismes de marché ne peut que provoquer des grumeaux, du désordre et des distorsions.
    N’oublions pas que les compagnies pétrolières sont quand même les premiers et les plus grands spéculateurs du cours du pétrole brut, tout le monde constate que les hausses du brut sont toujours immédiatement facturées aux automobilistes, alors que les baisses traînent pendant des mois, et cela simplement parce que le marché le permet. d’où les profits énormes des compagnies en période de hausse, souvent spéculative, des cours du brut.
    Alors , faut-il interdire pour autant aux seuls non-professionnels du raffinage l’accès au marché du brut?
    Il me semble que, concrètement, cela n’a pas de sens.
    Comme je l’ai exposé ailleurs, la spéculation est toujours un mouvement en aller-et-retour entre l’argent, la marchandise et le retour vers (plus) d’argent.
    En clair, l’objet de toutes les spéculations et de toutes les convoitises est toujoursl’argent lui-même. Et ce sera ainsi tant que nous aurons un argent qui est thésauriable et stockable pour lui-même!
    Paul expose bien que les spéculateurs assèchent avant tout le marché des liquidités qu’il peuvent capter et qui manqueront ailleurs, alors, je maintiens qu’une interdiction de la spéculation ne peut pas fonctionner, sauf si cette interdiction frappe l’argent lui-même!
    Car tout marchand, y compris le vendeur de sandwichs pendant la mi-temps d’un match de foot, est aussi spéculateur!
    Et, à ce niveau-là, il vaut mieux maintenir coûte que coûte l’argent en mouvement qu’interdire quoi que ce soit!
    Si nous réussissions à maintenir l’argent en mouvement EN TOUTE CIRCONSTANCE, le problème des spéculations ne se poserait tout simplement plus.
    La monnaie dite « fondante » … je ne poursuis pas, je laisse à chacun le soin de continuer le raisonnement par lui-même.
    Allez, un peu de courage pour du nouveau quand ce qui est connu ne marche pas.
    Il fallait que les physiciens acceptent les apprts d’Einstein, sans quoi, rien n’allait plus!
    En économie, nous en sommes là!
    Nous devons, enfin, abandonner les standards enseignés à l’université qui ne marchent pas et qui n’ont, en fait jamais marché!
    Et j’invite, une fois de plus, de prendre au sérieux les apports de Silvio Gesell et des geselliens qui proposent quand même la résolution de quasiment toutes les contradictions des autres écoles d’économistes en même temps, en allant bien plus loin que Keynes!
    Où est le problème?

  45. La crise rapproche et engendre un surcroît de créativité

    Trois mots d’ordre : faites-le vous-mêmes, ensemble et maintenant.
    La crise, dont on nous serine depuis un certain temps déjà, aurait-elle finalement quelques bons côtés ? Dans la mesure où elle engendre un surcroît de créativité et où elle rapproche les individus, notamment en les recentrant sur les valeurs familiales, il semblerait que la réponse soit oui, à lire les résultats du Baromètre des tendances 2010, réalisé auprès de 4 000 répondants, par La Maison des Tendances/Bexpertise, depuis 2005.

    S’il fallait résumer l’enquête en question en trois mots d’ordre, ce serait : « Do it yourself »; « Do it together » et « Do it now ». Ou encore « Faites-le vous-mêmes, ensemble et maintenant ». Explications.

    Suite et source : http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/549175/la-crise-rapproche-et-engendre-un-surcroit-de-creativite.html

Les commentaires sont fermés.

*Le seul Blog optimiste du monde occidental*