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127 réflexions sur « Le temps qu’il fait, le 26 février 2010 »

  1. J’ai toujours été fasciné par cette notion de « self-fulfilling prophecy », la prédiction qui se réalise parce qu’on la évoquée. En Belgique, des groupes préparent une opération « escargot » pour le 20 mars, ils invitent tous les conducteurs qui subissent les embouteillages quotidiens sur des routes dégradées à prendre du temps sur leurs loisirs pour organiser leur propre embouteillage à Bruxelles. Vive l’aliénation.

    1. Oui, mais c’est bizarre çà ne marche jamais pour les trucs du genre : trouver un boulot agréable et bien payé, gagner au tiercé, loto ……

    2. Votre raisonnement sur la prophétie autoréalisatrice ne tient pas pour ce qui concerne ce blog. Par définition, elle implique une modification des comportements individuels qui fait advenir la croyance entretenue par la prophétie.
      Donc sauf à imaginer que les lecteurs du blog sont les principaux spéculateurs s’attaquant aux Etats en ce moment, le concept n’est pas d’application : il s’agît juste d’un coup de projecteur sur les agissements de ces spéculateurs.

    3. Pour que la prophécie se réalise, il faut modifier le comportement d’un nombre suffisant de personnes.
      Croyez vraiment que M. Jorion, malgré l’immense respect que j’ai pour lui, ait une influence suffisance pour toucher autant de personnes. Malheureusement, non car sinon nous n’aurions eu aucune reprise après 2008 et les mesures qui permettent d’éviter la catastrophe auraient été prises à temps. Mais une grande année a été perdue et la situation est nettement plus difficile.

      Si vous relisez feu en la demeure, où y a-t-il prophécie ? On ne fait qu’y décrire une réalité qui est en train de se produire. Le montage financier que la Grèce à utilisé est une réalité ainsi que les problèmes qui en découlent ne sont pas inventés. Si la fed enquête d’ailleurs ce n’est pas pour rien (voir http://www.nytimes.com). La où ce blog va plus loin c’est en expliquant comment les spéculateurs profitent de ces faiblesses et les amplifient même si la compréhension de cette réalité échappe à la grande majorité des personnes (qui ne savent pas ce que sont les CDS par exemple) mais elle n’en n’existe pas moins.

      Ce que M. Jorion prédit va se réaliser, indépendemment de lui. Mais si vous préférez les prophécies, vous pouvez vous contenter de croire les déclarations du G20 qui ont une capacité d’influence nettement plus grande. Mais ne soyez quand même pas trop surpris si l’auto-réalisation n’est pas au rendez-vous. Ici on essaye de décrire la réalité et de comprendre la réalité du mieux que l’on peut.

    4. @ oh là là !
      les références de l( article que je citai ont sauté , je ne sais pas pourquoi.

      c’est dans le figaro d’aujourd’hui : lire « les poids lourds de la finance s’unissent contre l’euro »
      amitiés

    5. La prédiction qui se réalise parce qu’on l’a évoquée ?! Voyons, si c’était aussi simple, la fin de la crise, le retour de la croissance, la fin du chômage de masse… seraient déjà là depuis belle lurette… Nos « lucides » dirigeants et « experts » économiques ont évoqué tout ça tellement souvent et abondamment dans les médias : ça n’a pas l’air de bien marcher votre histoire de prédiction auto réalisatrice ! 🙂

    6. @ Jérôme

      La self-fulfilling prophecy a très bien marché récemment pour le milliardaire Soros quand il a prédit que le cours de l’or allait baisser. Ce mensonge lui a permis d’en acquérir un stock fabuleux à vil prix, augmentant de ce fait encore un peu sa fabuleuse fortune.
      Ce genre de prophétie (mensonge téléguidé) est toujours accompagnée d’une velléité de profit.

  2. Bonjouir Monsieur Jorion ,

    la vidéo seesmic est de piètre qualité… (Arrêts tous les 5 mots et là… plus rien)

    Y a-t’il un moyen de remédier à cela?

    Merci beaucoup. Nous sommes nombreux je pense à souhaiter vous entendre…..

    1. Laurence, la video se coupe pour recharger la mémoire quand le débit internet (le réseau)est lent .J’ai ce probleme orange m’abonne à 2 MB de débit, et a certaines heures je n’ai que le 1/10 en débit entrant, l’ordinateur attend que les infos arrivent (chargement des buffers) pour reprendre la video.

    2. Bonjour,

      Je crois aussi que c’est un problème très répandu du à un débit insuffisant et très inférieur à celui qui est « vendu ».

      N’allons pas en déduire que nos fournisseurs nous prennent plus comme des esclaves que comme des clients et que le « commerce » moderne est fait d’escroquerie et de racket…

    3. moi je n’ai aucun problème, mais je suis quasi branché directement sur un des plus gros backbone du réseau – bref cela ne semble pas être un problème de seesmic, mais un problème de réseau.

  3. Je souhaite aborder le sujet de la création monétaire, sous un éclairage que je n’ai jamais vu, peut-être par ignorance de ou chercher.
    On raconte que la première monnaie utilisée pour améliorer le troc était les coquillages. Et je me suis toujours demandé « mais alors, qu’est-ce qui empêche quelqu’un d’aller à la plage recueillir le plus de coquillages possibles et de tout racheter avec, plutôt que de travailler. » … et je n’ai jamais vu de réponse à cette question plutôt basique.
    Et, je le crois, il se pourrait que cela soit aussi en plein cœur des problèmes de la crise actuelle.
    Alors, concernant les coquillages, je me suis dit, cela ne peut fonctionner que si l’effort pour se procurer les « pièces » est plus important que le travail qu’il faut fournir pour fabriquer un objet qu’on peut acheter.
    Donc, il faut que la « monnaie » (le coquillage), du moins, la valeur qu’on lui donne, soit suffisamment basse, ou bien l’effort pour se le procurer suffisamment élevé pour atteindre le seuil de « dissuasion ». Par exemple, si les coquillages son récoltés sous la mer et qu’il faut plonger, alors, on peut imaginer qu’ils répondent à ce critère. Ou bien si ce sont des coquillages de la plage, alors il faut qu’il ne vaillent suffisamment « rien » pour qu’il vaille mieux travailler plutôt que d’aller passer sa journée à récolter.

    On voit plusieurs choses à partir de cette réflexion « basique » (j’aimerai bien que quelqu’un confirme que je ne me suis pas fourvoyé). D’abord, si quelqu’un invente un procédé pour « draguer » les coquillages, il pourrait briser le fragile équilibre instauré.
    D’autre part, si quelqu’un d’extérieur accède plus facilement chez lui aux même coquillages, il peut ruiner l’économie locale facilement. Apparemment, ce cas c’est réellement produit dans l’histoire.
    On voit aussi que l’OR, réponds globalement à ce critère (plus d’autres, tel que la facilité à le travailler, et il ne se corrode pas).
    Donc, selon ce schéma simplifié, on peut facilement comprendre que depuis que les monnaies ne sont plus indexées sur l’OR, on est en situation virtuelle de coquillages infinis… dans les mains d’une poignée de personnes qui plus est. A ce que je sache, il n’existe pas de mécanisme garantissant « l’équilibre de dissuasion » (le marché est-il censé faire ça ?). L’homme étant ce qu’il est, je ne vois pas pourquoi « certains » se priveraient d’ajouter quelques 0 virtuels la ou ca les arrange, puisque nous leur en avons donné le pouvoir.
    On est en plein cœur de la crise actuelle en fait avec nos coquillages, et les excès de liquidités de hélicoptère ben.
    A la rigueur on pourrait dire que la création virtuelle n’est limitée que par le taux d’intérêt directeur de l’argent des banques centrales, qui, se faisant concurrences les unes les autres sont obligés de le monter le plus possible, selon l’équilibre du marché.
    Dans ce cas, on voit dessuite que si on passe à la monnaie unique mondiale (le DTS du FMI par exemple), alors, il n’y a plus aucun ersatz de mécanisme régulatoire de la création monétaire.
    De plus, on voit bien que même actuellement, ce mécanisme est bien fragile. La preuve, une conjoncture défavorable peut pousser les banques centrales a briser cet équilibre temporairement, pour sauver leurs « proches » !

    Cette comparaison, peut-être trop simpliste, nous permet de mieux comprendre en quoi l’excès de liquidités de la FED et autres banques centrales sont intrinsèquement nocifs.

    1. Pour l’oncle de Bécassine l’unité monétaire au-dessus d’un certain nombre de zéros était « le petit caillou »

    2. Il ne faut pas ramasser les coquillages soi-même.

      Il faut dire que la plage nous appartient ou que nous la louons en exclusivité à l’Etat, investir un peu en empruntant et faire ramasser les coquillages par des pauvres qui seront bien content alors d’avoir du travail.

    3. Dans notre système monétaire où la production de monnaie ne coûte quasi rien (papier/alliage non précieux/comptes en monnaie centrale), la rareté est organisée par les institutions (dont l’état, la banque centrale, la justice et la police). Si ces institutions n’étaient pas crédibles à organiser cette rareté, la monnaie ne pourrait fonctionner.

      Dans ton exemple où les coquillages sont disponibles sur la plage, « l’état » pourrait organiser la rareté en interdisant l’accès à la plage.

    4. @ Presque tout est dit dans cet échange .
      Le système du coquillage de Y babel c’est la thèse de Petty. L’idée de l’Or c’est la réponse qu’on lui a faite juste avant l’institutionnalisation du système financier. L’idée qu’in fine c’est l’etat qui organise la rareté de la monnaie est la thèse qui s’impose à la fin du XVII ème, mais dans un système dual
      L’or est un gage universel ( donc il impose sa valeur aux autorités nationales) qui réglent leur émission sur les disponibités dans le pays et organisent le réinvestissement de l’épargne via la régulation du système financier : c’est ce système – que combattait LAW – qui va marcher jusqu’au milieu du XXème, jusqu’à ce que la science économique décide que la monnaie n’était plus un gage ( elle avait oublié jusqu’au nom, d’ailleurs) , mais l’ensemble des moyens de paiement. On va alors dire que l’or n’est plus qu’une vieille relique barbare ( Keynes) . Restait la régulation de la quantité de monétaire que M Friedman défendait bec et ongles ( avec l’idée d’un amendement institutionnel). En 82 la FED fait sauter cette dernière barrière et laisse s’organiser la multiplication des moyens de paiement ..: la crise actuelle est bien programmée
      Comme quoi ce sont bien les errements de la science économique – et ceux de Keynes notamment – qui sont à l’origine de cette crise financière
      cordialement
      amicalement

    5. Enormément de bonne question dans votre reflexion . Voici mon avis de NON spécialiste confirmé :

      ——————
      1) « On raconte que la première monnaie utilisée pour améliorer le troc était les coquillages. Et je me suis toujours demandé « mais alors, qu’est-ce qui empêche quelqu’un d’aller à la plage recueillir le plus de coquillages possibles et de tout racheter avec, plutôt que de travailler. » … et je n’ai jamais vu de réponse à cette question plutôt basique. »

      ==> Effectivement la 1ere est fondamendale règle de la monnaie est qu’elle ne puisse être ‘fabriquée’ ou ‘PRODUITE’ A LA DISCRETION D’UN SEUL !
      La raison en est évidente : celui qui aurait ce pouvoir volerait les autres puisqu’il ‘prendrait’ sans ‘rendre’ . C’est à dire que ne serait pas respecté la 2eme règle fondamentale de la monnaie , qui est celle de la RECIPROCITE : elle doit organiser un système où celui ‘prend’ doit donner -à peu près- autant … en ‘valeur’ (Mélange de Travail/Utilité/Rareté … )

      En prenant le coquillage pour monnaie nos indigènes sont astucieux , même si tout n’est pas parfait dans ce système .

      – Notons que ça n’a jamais été n’importe quelle coquillage qui servait de monnaie , mais un coquillage rare ! et effectivement un coquillage suffisamment rare pour que sa recherche soit décourageante … et incite donc plutôt à travailler !!!

      – Le signe monétaire est donc fournie par la nature, qui se comporte comme un banquier.

      – Le système n’est pas parfait, car de temps à autre , un indigène tombe sur un coquillage-monnaie en promenade sur la plage avec sa belle. Ce qui lui permettra de ‘prendre’ sans ‘rendre’ . Disons qu’avec le temps , chacun aura cette chance … le hasard est démocratique , et que donc chacun aura pu bénéficier de cet avantage … ce qui équilibre les choses et n’en parlons plus.

      Nous sommes donc dans un système 100% monney que les purs monétaristes ne renieraient pas.
      Là pas besoin d’augmenter la masse monétaire … puisque la productivité n’aumente quasiment pas.
      ————————–
      2) « On voit plusieurs choses à partir de cette réflexion « basique » (j’aimerai bien que quelqu’un confirme que je ne me suis pas fourvoyé). »

      ==> Je confirme modestement. Et je poursuit ….

      Le coquillage a ce défaut pourtant d’être une monnaie locale sans valeur dans la tribu qui lui a préféré la plume ou la pierre extravagante.
      Le coquillage vaut paiement certes , mais il est comme affaibli par sa nature trop locale , son caractère trop purement conventionnelle
      Il n’épuise pas un doute sur le fait de s’estimer complètement payé …

      Le système indexé sur l’or est du même type que le coquillage , avec cet avantage énorme venu d’un invariant de notre inconscient collectif : la fascination unverselle pour l’or.
      L’or épuise mystérieusement et rassasi notre soif et notre doute de bien avoir été payé.

      On parlera donc d’une monnaie gagée, c’est à dire d’une monnaie qui contient en elle même sa propre valeur. C’est à dire que l’or EST UN BIEN. IL est donc bien au delà d’une pure convention avec sa fragilité … (comme le coquillage)

      Remarque : les monnaies céréales/café etc … sont des monnaie encore plus puissantes que l’or du point de vue de leur force intrinsèques … mais elles ne sont pas pratiques puisqu’elles stockent peu de valeur et surtout n’assurent pas la réciprocité dans le temps (elles ne stockent pas la valeur, ne sont pas thésaurisables (JF aurait aimé) : le sucre ou le sel sont de ce point de vue supérieures. Mais L’OR SUPPLANTE TOUT.

      L’or est donc un 100% Money . Vive le monétarisme ? .
      ————
      3)  » Donc, selon ce schéma simplifié, on peut facilement comprendre que depuis que les monnaies ne sont plus indexées sur l’OR, on est en situation virtuelle de coquillages infinis… dans les mains d’une poignée de personnes qui plus est.  »

      ==> Oui … mais Non également

      Oui d’abord :
      Effectivement le système gagé sur l’or s’ est peu à peu dilué à partir du moment où il a été remplacé par un ‘billet’ d’abord sensé représenter un or entreposé quelque part.
      On s’est en effet rendu compte peu à peu que la monnaie pouvait fonctionner très correctement selon le système de la monnaie CONVENTIONNELLE.
      Depuis 1973 (incovertibilité du dollar) , c’est NOTRE SYSTEME.

      Du XVeme siècle au XX, on est passé d’un système à un autre , et on est revenu au système coquillage , sauf que le coquillage c’est nous qui le fabriquons.

      Entre temps , pour passer les étapes on a construit un système où des monnaies reposaient (par convertibilité) plus ou moins sur la monnaie d’une Banque Centrale appuyée sur l’Etat, qui, dans un premier temps était supposée avoir de l’ Or en quantité plus ou moins suffisante pour assurer à nouveau une convertibilité …
      Bref le ‘gage’ (sensé « rassurer » sur le fait d’avoir réellement été payé) … se dissipe peu à peu … et sera renforcé par le système de la monnaie conventionnelle légale donc à cours forcé : inutile de demander une convertion en or puisque LA LOI POSE QUE LE BILLET Banque Centrale ETEINT LES DETTES ! Comment être mieux rassuré ? (??? …)

      Mais revenons à nos moutons

      Non ensuite :
      En effet, le système du billet-coquillage fabriqué par les Banques+laB.C. , obeit à une REGLE FONDAMENTALE : (et en cela il diffère de la monnaie-coquillage) : IL DOIT ETRE RENDU

      Nous ne sommes PAS en système à MONNAIE PERMANENTE (Nous pourrions l’être, le système est concevable même avec de la monnaie conventionnelle).

      Le système bancaire (peut importe que ce soit du ex-nihilo ou du dépôt subrepticement prêté) prête par un crédit et ensuite EXIGE UN REMBOURSEMENT ( qui consiste en une destruction de l’argent -en pensée ex nihiliste- , ou bien à une sorte de faux-vrai remboursement invisible aux déposants qui ont fait semblant de ne pas voir qu’on avait prêté leur dépôt … -choisissez- …)

      Ce ‘remboursement’ fait AUTOMATIQUEMENT respecter la règle fondamentale de RECIPROCITE de toute monnaie (sans laquelle personne ne l’utilisera)

      Il n’y a donc pas nécessairement une « situation virtuelle de coquillages infinis » , non. Enfin non … théoriquement …
      … parce qu’en pratique, les choses se sont gâtées peu à peu …

      ———————
      4) « A la rigueur on pourrait dire que la création virtuelle n’est limitée que par le taux d’intérêt directeur de l’argent des banques centrales, qui, se faisant concurrences les unes les autres sont obligés de le monter le plus possible, selon l’équilibre du marché. »

      Non ! La création de monnaie n’est pas limitée par le taux d’intérêt : le taux d’intérêt a toujours été concu comme un système de REGULATION UNIQUEMENT

      Ce qui limite la création monétaire c’est LA CAPACITE DE REMBOURSEMENT.

      Les banques prêtent un maximum – c’est leur boulot actuellement- losqu’elle on la certitude d’être remboursé … ou de pouvoir se débarasser d’une créance … pourries (Etc … ça ne vous rapelle rien ?) : CAR SI PAS REMBOURSEMENT , CA TAPE SUR LEUR FONDS PROPRES , et les banques n’aiment pas ça …

      Je vous laisse reconstituer (c’est expliqué partout) toutes les dérives de ce système où ce remboursement des créances a fini par s’étaler dans le temps d’une façon extravagante, sur des montants déraisonnables , aussi bien Etats que Particuliers, avec des inventions de système où des crédits supplémentaires plus ou moins ex-nihilo (sans parler des effets de leviers qui reviennent au même) viennent alimenter des bulles de valeurs qui faussent la Valeur réelle et la sincérité des remboursements en une spirale auto-entretenue ….

      Bref à un moment on se rend compte qu’on ne pourra pas rembourser.
      … on ne peut même pas accuser les banques particulièrement, puisque cette dette colossale inremboursable ne va pas précisement dans leur poche …

      C’est à dire que lorsque la monnaie est assise sur le crédit … et bien une crise de solvabilité générale … détruit alors les banques … et la monnaie elle même.

      Un système qui , pour respecter le principe de réciprocité, ne peut plus se rembourser … à lui-même …. C’est con quand même , hein ?

      Mais le problème est-il bien posé ? (Bon j’ai été un peu long oui)

  4. Philippe Maystadt veut combattre la spéculation. Bien. C’est à peu près tout. Il pense que le système actuel peut être réformé, que la Grèce doit adopter des mesures « d’austérité », que nous devons tous en baver pendant quelques années et qu’ensuite, « ayons foi en l’avenir » dirait monsieur Woerth, tout ira comme avant (et comme avant quoi ? et qui veut que tout aille « comme avant » ?.

    Philippe Maystadt agit au sein du gouvernement belge depuis des années. Il a été ministre des affaires économiques de 1985 à 1988, et ministre des finances de 1988 à 1995. On ne l’a pas entendu fustiger les injustices du capitalisme alors que pendant cette période les inégalités se sont accrues de façon exponentielle.

    Sans vouloir l’offenser, il n’est pas celui par lequel des idées originales, novatrices vont émerger pour rendre nos sociétés plus équitables.

    Et c’est là pour moi le noeud de problème: la rigidité de la « pensée politique » depuis plus de cinquante ans.

    L’imagination ne sera pas au pouvoir, hélas, parce qu’une société rigide a fini par formater des individus maintenant cloués sur place, sidérés par une certaine lucidité face à l’impasse, mais également paniqués à l’idée de devoir remettre en question leur mode de vie, à devoir briser leurs automatismes socio-culturels.

    Portant, si nous ne sommes pas prêts à arrêter cette course folle et sans issue dans cet environnement absurde et sans avenir, nous irons bientôt danser sur les ruines du monde calciné.

    « De tous les instruments de mort, l’ambition est le plus meurtrier »

    « Fuyante et incorporelle, la réalité change incessamment »

    (Tchouang-tseu)

    L’enchevêtrement, la multiplication des lois et des codes conduisent nos sociétés dans des situations mortifères.

    Peut-être faudrait-il enseigner la joie d’une certaine frugalité, et non la glorification du plaisir de la possession qui crée à chaque fois cette frustration, alimentant elle-même cette agitation destructrice.

    Peut-être faudrait-il ouvrir la fenêtre, fermer les yeux et inspirer profondément, souriant ainsi à l’infini.

    Peut-être faudrait-il s’asseoir et refuser.

    1. Peut-être serait-il temps de faire passer l’idée suivante (qui paraît aujourd’hui un défi à la raison alors qu’il est la raison): la jouissance suprême est de ne pas consommer

    2. @ Taotaquin  » Peut-être faudrait-il s’asseoir et refuser. »

      L’Opulent industriel politicien était horrifié d’entendre cela, de voir Taotaquin étendu paresseusement à coté de son outil de travail, tant le dégout de l’argent était devenu si important en lui, et se grattant de temps en temps les orteils comme pour mieux en rire et non en pleurer.

       » Pourquoi vous n’êtes plus à votre poste, matricule ……. ? » Demanda l’industriel.

       » Parce que j’ai suffisamment produit de pièces comme ça, surtout que plus rien ne se vend est-ce encore de ma faute si la croissance ne revient pas ?  » Répondit l’homme en se curant de temps en temps le nez par pure politesse obligé, c’est important de savoir mieux garder le respect envers l’autre de nos jours.

       » Pourquoi ne travaillez-vous pas comme moi, pourquoi ne produisez-vous pas plus de pièces comme les autres damnés de la terre, vous savez il n’y a plus guère le choix ?  » Demanda l’industriel.

       » Qu’est-ce j’en ferais de vos pièces supplémentaires ? » demanda à son tour le Pêcheur social.

       » Et bien vous pourriez gagner plus d’argent, avoir une Rolex à la main, passer à la télé, faire le malin ou le béta. Avec cet argent, vous pourriez acheter davantage de choses, de journaux, de médias, de gens vous pourriez même devenir un jour le Maître du monde. Ce qui vous permettrait alors de gagner plus d’argent, d’avoir de belles femmes vénales à vos cotés. Bientôt vous pourriez même vous acheter d’autres voitures et lunes de plus, spéculer en bourse. Et alors, vous deviendrez un homme immensément riche et important, vous pourriez même faire un peu de la politique pour vous amuser, changer les lois comme moi  »

       » Qu’est-ce que je ferais ensuite ?  » répondit le mauvais travailleur

       » Alors vous vous assoiriez et jouiriez de la vie, comme d’autres ronds de cuir de plus sur les marchés « , répondit l’industriel de la politique.

       » Qu’est-ce que vous pensez que je fais actuellement, mais oui je suis bien en train de ne plus rien acheter faute d’être mieux traité. » Rétorqua le mauvais travailleur de l’esprit.

    3. @ Louise

      Et vous mangez quand et quoi ?
      Quitte à ne plus se rendre au boulot autant cultiver son jardin plutôt que de rester au lit, ça fait prendre l’air et ça produit une quantité non négligeable de nourriture de qualité.

    4. Peut-être faudrait-il arrêter de croire que les politiques vont se bouger pour mettre en place les propositions de Paul….

      (Si les blacks américains avaient compté sur les démocrates pour acquérir leurs droits, Obama serait p’têtre avocat commis d’office à Chicago…)

      Peut-être que c’est notre capacité d’organisation et de mobilisation DANS LA RUE qui rendra effective la constitution pour l’économie….

      Et RIEN D’AUTRE parce que c’est à NOUS de changer les choses, d’affirmer, de porter ces revendications que nous partageons.

      Il parait qu’il y’a feu en la demeure….plus de 200 commentaires….

      Le billet précédent parle de l’engourdissement des masses…au delà de ce constat (fort pertinent), il est intéressant de noter qu’à son niveau, ce monsieur fait sa part de boulot en s’adressant à ses pairs.

      C’est encourageant, et nous que faisons nous ?

      Nous ne sommes pas des politiques, nous n’avons pas de tribunes ouvertes dans les grands journaux, nous sommes des gens ordinaires…

      Des gens ordinaires avec un pouvoir extraordinaire…

      A quand une rubrique »gens ordianaires » où ceux qui le souhaitent pourront se retrouver afin de coordonner, organiser, mettre en place des manifestations ?

      p’être qu’on peut aussi juste regarder la maison brûler…

    5. S’asseoir et refuser, c’est précisément cultiver son jardin, s’extraire le plus possible de la frénésie. C’est également développer son imagination et conserver son sourire, ce qui est le cas de notre hôte qui, bien que parfaitement lucide et sans trop d’illusions, nous invite au voyage…

    6. Vous êtes sacrément pessimiste sur la capacité des gens à changer. Je peux même dire que cette hypothèse est absurde: si vous pensez que les 95% des gens qui pensent que le capitalisme actuel fonctionne bien ne changeront jamais d’avis, de deux choses l’une:
      1) ou bien vous changez les choses par la force
      2) ou bien rien ne change.

      Pour ma part, je ne trouve aucune des deux ne sont très attirantes!

      Il va falloir convaincre une majorité des gens du bien-fondé de ce que vous pensez. Si si, c’est possible.

      Et je pense bien que Philippe Maystadt soit plus facile que ce que vous semblez penser. Il est quasi-mûr, il faut juste l’aider encore un peu…

      Qqn le connait lui ou qqn de son entourage?

      Peut-être faudrait-il faire une liste des 1000 personnes importantes à convaincre et dresser une plan d’action pour chacun?

    7. Je confirme Mr Philippe Maystadt a créé des injustices « capitalistiques ». Petit retour dans son passé de Ministre des Finances, les SICAV de trésorie par capitalisation étaient exemptées de précompte mobilier et cela pour des raisons de difficultés juridiques d’appliquation. Solution du Ministre, création d’une taxe boursière à l’achat de ce produit financier, très bien, sauf que … petit alinéa les achats de plus de dix millions de francs belges, époque oblige, ( 250 000 euro) sont exemptés de cette taxe ! Donc pour paraphrasé Mr de la Fontaine que vous soyez riches ou pauvres vous serez taxés différement. Non, Mr Maystadt a renforcé et est un supporter de la « caste » des 1% qui jouissent des 32.7 % du PIB us.

    8. Philippe Maystadt a la mémoire courte ou, sinon, bien défaillante. C’était sous son « règne » que la Belgique avait conclus des contrats swap en devises. Et en 1996, ils se sont finalement soldés par une perte sèche de 54 milliards de francs belges (1,34 milliard d’euros) de perte pour l’état, donc pour le contribuable.

      Si les dirigeants ont eux-mêmes toléré la spéculation pour des fins d’embellissement de leurs comptes nationaux, comment pourra-t-on les croire quand ils fustigent les pratiques actuelles ? Ces gens ne sont tout bonnement pas crédibles !

    9. @ ghost dog

      opinion partagée, c’est assez surprenant de voir le nombre de commentaires qui s’en remettent directement à Paul « allez Paul on compte sur vous! », ou bien qui attendent la prochaine élection, comme si les changements de fond allaient sortir des urnes 🙂

      Il me semble que dans sa vidéo hebdomadaire, Paul, évoquant ses entretiens informels avec des représentants politiques européens, précise qu’il est consterné par la méconnaissance de pas mal d’entre eux des mécanismes de la crise, voire de la crise tout court.

      Amis blogueurs, si vous étiez gravement malades, vous iriez vous en remettre au charlatan du coin? Non? Eh bien, il semble qu’un nombre non négligeable de candidats n’ait absolument pas la capacité de conceptualiser autre chose que ce minable bricolage à la petite semaine : on écope un litre d’eau pendant qu’il en rentre 50…Ce n’est plus une économie, c’est le Titanic. Recherchez les résultats de la collecte de l’impôt sur les sociétés en 2007 et 2008 : je n’ai plus les chiffres exacts en tête, mais on est sur un montant collecté qui a diminué de moitié. Vous voulez la suite ou vous avez compris ce qui nous pend au nez? Je sais, vous aviez compris, c’était juste pour vous faire grogner un peu en ce début de week end.

      Mais soyez rassurés, pendant qu’on ironise gentiment sur les envies d’agir des uns ou des autres, ou pire encore, pendant qu’on disperse nos énergies à écrire à Cohn Bendit ou à je ne sais qui, d’autres font preuve d’un petit peu plus d’efficacité. Et comme d’hab’, il préparent l’avenir pour nous et sans nous : à lire ligne par ligne et etre les lignes…la justice vue par Landwell & Cie, c’est beau comme un soleil! Bon week end à tous 😉

      Frédéric

      http://www.village-justice.com/articles/Etude-mondiale-Landwell,3014.html

    10. @ Mathieu, Arkao, Louise et les autres, plus bas dans les messages il y a une invitation à prendre un café si vous êtes parisiens et que le coeur vous en dit! Ca fera une occasion d’en discuter de manière un peu moins « éclatée »

      Amicalement,

      Frédéric

  5. Paul
    Nous vivons dans un monde capitaliste, avec un imaginaire formaté par le capitalisme et nous sommes, en deux siècles, devenus, de gré ou de force, des « êtres capitalistes » comme le dit Christian Arnsperger. Je suis en train de lire le dernier livre (Ethique de l’existence post-capitaliste ») de ce philosophe-économiste très proche de l’objection de croissance dans le but d’en faire une note de lecture critique. Dès que j’ai fini cela, je vous le transmets car j’attend beaucoup de votre regard dé-capant et dé-calé dans un « livre sur le capitalisme ».
    J’attends aussi avec impatience la « surprise de principe » de tout à l’heure…

    1. Quand cesserons nous dans nos livres à vouloir souvent étiqueter ou marketer comme d’autres le bien ou le mal dans une société, si ça se trouve le mal ne vient pas non plus que des gens du capitalisme ?

      Nous sommes pas uniquement des êtres ayant été formatés par le seul vocabulaire du capitalisme dans notre histoire, si je ne lis que le même genre de lecture contre les gens du capitalisme comment pourrais-je encore garder toute mon indépendance d’esprit, de parole, de conduite, serait-ce vraiment mieux pour l’autre, il n’y aurait donc plus alors de surprise.

    2. Bonne réflexion, Jérémie.

      Mais… il faut se rendre compte que l’esprit humain a besoin d’étiquettes.
      Tu colles une étiquette à quelqu’un ou quelque chose histoire de pouvoir te dire que ce que tu sais est en grande majorité vraie.
      Exemple : il pleut tout le temps en Bretagne. Ton voisin est un c.. L’argent ne pourra jamais être remplacé car j’en ai besoin pour manger, donc il faut que je travaille. Certains écrivains sont des références car ils sont des références pour tout le monde. (ou on eut des prix…)
      Et cela va besoin plus loin que de simples « faits », car cela va déterminer tes centres d’intérêt, ta façon de penser et réagir, ce que TU considères faire ton bonheur,…

      Cela dit, se dire de TOUT remettre en question est extrèmement dur tout simplement parce que cela oblige à faire bosser le cerveau à une vitesse supérieure à la moyenne.
      Et il faut savoir que l’humain est fainéant par définition. Tu ne choisirais pas la solution la plus facile, toi..??? Moi, si.

      En 1968 (j’étudié aussi cette période marrante), tous les jeunes voulaient aller élever des chèvres dans le Larzac.
      Résultat des courses : ils sont devenus les pires vautours du système capitaliste actuel…

    3. Cela va Beaucoup plus loin…
      Pardon. Influencé par cette idée de besoin qu’on nous crée de toute pièce,…souvent.

    4. @ yvan  » Bonne réflexion, Jérémie. »

      Merci Yvan

       » Mais… il faut se rendre compte que l’esprit humain a besoin d’étiquettes. »

      Mais non Yvan ce ne sont que des idées reçues, balançons plutôt cela par la fenêtre, tous nos livres y compris, y compris même nos livres les plus chers, les mieux imprimés en nous.

       » Exemple : il pleut tout le temps en Bretagne. Ton voisin est un c..  »

      Exemple : Une autre averse de plus tout à l’heure. J’adore mon voisin, je t’assure ce n’est vraiment pas du tout un c…..

      « TOUT remettre en question est extrèmement dur tout simplement parce que cela oblige à faire bosser le cerveau à une vitesse supérieure à la moyenne. »

      Allons, allons je ne te demande pas quand même de marcher sur les eaux, de faire le bien du politicien.

       » Et il faut savoir que l’humain est fainéant par définition.  »

      Il y a en effet en l’homme un peu de cela Yvan, mais il y a pas non plus que du conditionné en lui.

       » Tu ne choisirais pas la solution la plus facile, toi..??? Moi, si. »

      Ce qui pourrait paraître difficile pourrait se révéler plus tout l’être en prenant l’ascenseur ou l’escalier, un jour les choses nous paraîssent si difficiles et puis un jour ce n’est pas du tout pareil, pourquoi vouloir toujours nous compliquer l’existence à plusieurs alors que tout pourrait-être beaucoup moins conditionnel en société.

      La voie facile n’a pas toujours apporté une meilleure solution à l’homme. Tu ne choisirais pas plutôt d’ouvrir les yeux que de te laisser mener encore une fois en bateau par Big Brother et le plus grand nombre après lui ? Non moi je préfère plutôt suivre le petit sentier qui mène encore à la montagne et au petit ruisseau préfère encore écouter le petit cui cui des oiseaux.

    5. Jérémie, Yvan
      Tiens, c’est amusant que vous réagissiez en parlant d’étiquettes ainsi que de bien et de mal à partir de mon post. J’ai simplement dit que nous vivions avec un imaginaire façonné par le capitalisme, sans autre jugement de valeur et qu’une attente d’avoir la lecture que Paul fait de ce système.

      Mais peut-être avez-vous grandi dans un autre système. Vous êtes musulman et croyez à l’inéluctabilité d’un destin déjà écrit (« mektoub) ? Peut-être avez-vous gardé comme but de l’existence le salut de votre âme comme les chrétiens du moyen-âge ? Peut-être êtes vous persuadé que des esprits habitent les arbres, les pierres et les montagnes et comme tout bon animiste, vous évertuez-vous surtout à bien vous entendre avec eux? Mais moi, je rencontre rarement des gens comme cela et ceux que je croise et avec qui je devise (mais non pas £ ou $) me semblent avoir des préoccupations bien plus matérielles et c’est pourquoi je crois intéressant de bien analyser le système dominant et d’en mesurer les conséquences sur notre vie à tous (ici et maintenant).

      Et donc, les gens du capitalisme, c’est moi, c’est nous… Bien repérer ce qui est de l’ordre de la croyance et ce qui est de l’ordre du fait (le réel dirait quelqu’un que nous connaissons bien) m’apparaît de la plus haute importance. Et ce qu’on découvrira nous suprendra peut-être, en bien ou en mal…

      Passez un bon week-end

    6. @ Paul *

      Possible aussi que vous m’ayez fort mal compris sur mon premier commentaire mais ça peut se comprendre lorsque je vous dis que nous vivons peut-être pas dans une monde uniquement capitaliste, mais bon si vous préférez vous en tenir de gré ou de force qu’à ce que vous en dit d’autres personnes, surtout si vous avez lu quelques livres bien écrits à ce sujet alors je m’incline.

      Vous avez bien sur tout à fait le droit de dire que nous vivons dans un imaginaire façonné par le capitalisme moi je me demande s’il n’y aurait pas encore autre chose si vous me le permettez bien évidemment, je ne crois pas non plus avoir utiliser les termes de bien ou de mal pour vous répondre bien au contraire, sans également autre jugement de valeur sur les gens du capitalisme.

      Pour le reste je ne sais quoi vous répondre avec amusement ou pas sans trop me moquer lorsque vous me parlez des musulmans, des chrétiens, du moyen age, des esprits dans les arbres, ou des autres esprits continuellement rivés sur les livres, merci encore aux arbres de pouvoir mieux nous permettre de voir la vie autrement, etc… Evidemment dans un tel monde matérialiste je comprends que la plupart des gens n’aient plus que des préoccupations uniquement matérielles
      de nos jours et pourtant ce n’est pas non plus parce que nous croisons rarement d’autres personnes que nous devons également nous en priver la possibilité d’analyser d’autres aspects dominants du système, et oui si ça se trouve le système dominant n’est pas uniquement capitaliste dans nos esprit et par rapport à tant d’idées reçues, est-ce encore possible de l’exprimer de nos jours et d’en mesurer aussi les conséquences sur notre vie.

      Pour vous répondre brièvement et avec respect sur les gens qui pratiquent encore l’animisme ou qui adorent encore entendre le chant des petits oiseaux dans les arbres ça aussi c’est bien du réel je crois, et pas toujours que des livres très bien écrits sur l’imaginaire du capitalisme s’il vous plait pas ça … Il y a déjà tant de déforestation de nos jours, et pour lire quoi de mieux ?

      Passez un bon week-end à vous aussi

    7. mon commentaire du 27/10h16 n’était pas destiné à Paul mais à Alain, décidément je vois des Paul partout.

      En me relisant j’ai bien utilisé les termes bien ou mal en première réponse, je suis donc peut-être un peu de mauvaise foi (débat) envers Alain, mais faut replacer ces termes dans le contexte de mes propos était-ce bien une erreur d’écriture, je ne sais pas, je ne crois pas, comme j’aurais pu très utiliser les termes suivants pour mieux décrire ce que je vous voulais dire :

       » Quand-est ce que nous évertuons souvent à décrire le mieux ou le pas mieux dans une société, et dans un vocabulaire peut-être pas aussi différent de celui du capitalisme, à croire et à penser que nous sommes souvent plus dans le réel ou le concret que d’autres, continuelle surenchère
      dans des écrits si ça se trouve ce n’est peut-être pas toujours le cas  »

      J’aurais mieux voulu être compris c’est pas évident parfois à expliquer, enfin j’aurais essayer.

  6. Je suis partant pour traduire en français et en portugais dans les deux sens.
    Si vous avez connaissance de blogs, de chroniques, de publications en portugais (je manque de sources d’informations « alternatives ») j’en serais très heureux, pour restituer cette information sous forme, par exemple, d’une revue de presse sur votre blog (attention en toute modestie, car je ne suis ni économiste, ni journaliste, ni expert financier, ni sociologue, juste un type banal 🙂 )…..

    1. Laurence, vous pouvez désormais regarder la vidéo du vendredi sur Youtube, ce qui ne devrait plus poser de problèmes 🙂

    2. J’ai téléchargé à l’adresse suivante la vidéo et le fichier son à l’adresse suivante : http://www.abdesigner.net/jorion/
      La vidéo (28Mo)est au format flash (.flv) et lisible par VLC, le son (8Mo) est au format mp3 et audible directement sur votre navigateur (si vous n’êtes pas sous Internet Explorer qui pose toujours problème !) ou par QuickTime, VLC et autres.

    3. Alexis, vous avez toujours un problème pour regarder la vidéo malgré le fait qu’elle soit sur Youtube désormais? Youtube ne présente pas les problèmes de comptabilité de navigateurs et les « bugs » récurrents de Seesmic, donc logiquement, tout le monde doit pouvoir visionner la vidéo sans problèmes.

  7. @P.Jorion
    Merci et bon week end, dans l’iode bretonne, retour au sources si je ne m’abuse……….vous aurez mis un « certain temps » pour traverser d’houatt vers le golfe ?
    Je détecte un probléme qui est lié au succes du blog car il devient difficile de suivre, les fils et les réponses défilent désormais trop vite si bien que  » la ruche » change d’échelle, et ce phénomene va devenir exponentiel en raison d’un effet de pyramide.
    Comment y remédier? faut t’il créer des sous ruches à l’intérieur de la ruche ou des départements comme dans une université ?
    Amicalement BL

    1. A Bernard Laget et à Paul Jorion,

      Il y a deux aspects qui se dégage de ce qui se fait ici.

      – le blog ou l’information est collectée et commentée

      – le tchat qui met la dynamique et l’imprévisible et le fertile mouvement d’agitation d’où peut sortir un ensemble de pistes et réactions découlant du caractère vivant et des affects de chacun.

      L’exercice du passage au stade suivant s’il y en a un de prévu, est peut être à envisager à un moment ou effectivement la capacité de modération et de lecture est humainement limitée.

      Il serait sans doute opportun de demander à chacun de réfléchir à un moyen de continuer si la fréquentation continuait à augmenter .

  8. @ Jean-Luc, pour hier :

    Second degré.

    Désolée pour le malentendu…

    Unissons nos efforts. C’est ce qui compte…

    1. @ Laurence

      Pour hier:
      Votre second degré m’est arrivé 5/5 (en même temps que celui de Piotr vous arrivait , j’imagine)!
      Quant au mien vers vous, il n’est pas arrivé apparemment (snif!).

      (sitôt envoyé ce petit mot je vais aller travailler mon second degré dans ma salle d’entraînement. Je vais tenter la méthode globale, façon Piotr ou J-P Voyer!)

      Bernard Laget n’a pas tord, au dessus, de commencer à parler de « ruche » bourdonnante pour qualifier le bazar que devient ce blog!
      Regardez: vous me répondez ici à un truc qui traîne sur le fil de « Feu en la demeure », perdu au milieu de 302 messages (pour l’instant!).
      Parfois la réponse à un commentaire n’est pas collée à celui-ci, mais apparaît soudain quelque part plus loin, à cent messages de là!
      Moi, j’attends une réponse de J-P Voyer à une question que je lui ai posée …je ne sais plus où!!
      Sans compter les quiproquos quand certains homonymes ne se distinguent que par leur avatars.
      Bien sûr, on met tous en place nos petits trucs pour garder une logique à tout ça (dossiers, sous-dossiers, liens, etc.) mais ça devient un brin infernal, non?!
      (surtout qu’on ne passe pas nos journées chez Jorion; y a de l’info ailleurs aussi)


      bon allez, je vous suis Laurence, mais ne vous éloignez pas trop, d’accord?

  9. Et les rentrées d’argent mensuelles destinées à Paul? Il serait bon de garder cette rubrique à jour. Nous sommes le 26 février et je n’ai aucune idée de la manière dont les versements ont pu évoluer depuis une semaine, lorsque le niveau me paraissait insuffisant. A bon entendeur, salut!

    1. Seigneur, tout cela est bien alarmant…
      L’argent a-t-il vocation à atterrir chez des gens comme ça ?
      … ( *O* ) …

  10. « la liquidité, on n’en a pas besoin! »
    Je m’étonne de cette façon peremptoire de traiter un grave problème. C’est vrai que les spéculateurs, on n’en a pas besoin, mais leur nocivité est précisément le fait de retirer encore davantage de liquidités de l’économie.
    je vous remts le bulletin que je vous ai envoyé ce matin et que vous n’avez visiblement pas encore lu:
    johannes finckh dit :
    26 février 2010 à 08:53
    Très cher Paul, vous concluez votre interventions sur BFM par ceci:
    « Il est temps, Messieurs, Dames, d’envisager l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix.
    Ne m’objectez pas que c’est compliqué : ce ne l’est pas, c’est déjà écrit en filigrane dans la norme comptable américaine FASB 133.
    Ne me dites pas que cela va « affecter la liquidité » : à ce reproche, j’ai l’habitude de répondre que les parieurs ne créent de la liquidité que pour d’autres parieurs et que cela n’a donc aucune importance, mais aujourd’hui, j’ajouterai autre chose : « À ce stade-ci de désintégration probable de la zone euro : la liquidité, on s’en fiche ! »
    JF répond plus précisément ceci:
    1) « interdire les paris sur les fluctuations des prix » est sans doute une mesure nécessaire et pourrait ramener un peu plus de calme et de sérénité. Il s’agit donc, pourrait-on dire, d’une mesure NECESSAIRE pour que cessent des spéculations qui fichent par terre des zones économiques entières. Vous avez raison, ce n’est pas si compliqué.
    2) Vous anticipez cependant une objection qui ressemble à celle que je vous oppose (j’aimerais avoir tort, mais je n’ai pas tort!): « ça va affecter la liquidité ». Il faut le dire plus précisément. En effet, les spéculations gigantesques que nous observons qui consistent en des « réalisations massives » par des ventes subites opèrent un replacement liquide, sans doute peu de temps, afin de permettre au spéculateur de refaire un autre achat avantageux, revendre à nouveau et ainsi de suite, dans le but de lui générer toujours davantage de cash. Ces opérations sont effectivement très nocives, je e pense comme vous, car il s’agit déjà, de fait, d’un retrait liquide massif de l’économie réelle. Mais vous avez tort de dire que « cela n’aurait aucune importance », car les conditions de crédit s’orientent au rendement espéré, et l’économie réelle ne pourra pas suivre et produire des rendements comparables aux rendements spéculatifs, alors toujours davantage de cash ira vers la spéculation.
    Interdire les spéculations comme vous le préconisez, sans changer pour autant quelque chose au niveau du fonctionnement même du signe monétaire (qui reste thésaurisable et susceptible d’être retiré massivement de la circulation monétaire comme le prouve le rapport de la Bundesbank de juin 2009 : 90% des euros liquides en valeur -toutes les grosses coupures et beaucoup de petites coupures mêmes- ne circulent déjà plus), aggraverait instantanément la crise économique et le chômage.
    Alors, à mon sens, il me semble que les spéculateurs, gros détenteurs de cash, ne pourront faire qu’une seule chose, s’il veulent agir « rationnellement » selon leur avantage à eux: Rien faire, autrement dit, rester assis sur un tas de liquidités que, dans une expression qu’un jour d’inspiration heureuse DSK avait qualifié à juste titre de « liquidités gelées », autrement de liquidités pus du tout liquides.
    Autrement dit, la disparition massive de liqidités, pour le temps d’une glaciation plus ou moins longue, va affecter profondément la circulation monétaire dans son ensemble comme nous l’observons au Japon. Je rappelle aussi que la grande déflation allemande entre 1930 et 1933 avait pour effet que des liasses de billets avaient été retirées des banques dès 1930. Et ces mêmes liasses, entourées des mêmes rubans de papier, ne revenaient en banque que deux ou trois années plus tard, sans opérer aucune transaction dans l’intervalle. J’ajoute que toute injection suplémentaire de monnaie liquide par la BC, comme nous l’observons au Japon depuis vingt ans déjà, et ici depuis fin 2008, ne peut alimenter que les « liquidités gelées » où cette monnaie liquide thésaurisable arrive rapidement, en ayant effectué OU NON un parcours spéculatif ou un petit nombre de transactions seulement. Car quand l’ambiance est déflationniste pour l’économie réelle, du fait des rendements faibles affectant la solvabilité et la capacité d’emprunter des entreprises et des ménages, OBLIGE quasiment les détenteurs de cash, qui sont rationnels pour EUX-mêmes, de refuser des prêts trop faiblement rémunérés dans l’économie réelle, trop faibelement rémunérés sur les comptes ‘épargne.
    Car, n’oublions pas qu’une déflation générale signifie un accroissement mécanique de la valeur du signe monétaire, et je pourrai acheter plus avec un euro dans quelque temps quand les prix baissent. Pour les actifs, actions et obligations, les maison et les terrains, ce serait la même chose. Or, en interdisant les paris sur la fluctuation des prix des actifs et des matières premières qui demeureraient dans ce cas très supérieurs au « marché », spéculatif « à la baisse », on aggraverait très certainement la logique déflationniste à l’oeuvre dans l’économie réelle.
    Car, en dernière analyse, speculare veut bien attendre tout simplement pour saisir une opportunité.
    Croire que cela augmenterait le pouvoir d’achat des salariés est naïf et débile, même si on lit ce genre de commentaires dans les journaux. Car le fardeau de la dette deviendrait alors totalement ingérable, du fait que l’économie ralentirait à mesure que la circulation monétaire se ferait moins: on attendrait tous pour obtenir des baisses de prix demain.
    En situation déflationniste sévère, le commerce et la production deviennent mathématiquement et techniquement impossibles. Cela serait bien la GRANDE DEPRESSION.
    Proner un retour à l’inflation autour de 4% serait un début de réponse de la part des autorités monétaires, mais nous observons que les BC n’ont pas les moyens de leur volonté, car le signe monétaire durable (le SMD), leur création, échappe du système, et les BC n’ont absolument pas les moyens de leur volonté.
    C’est bien pourquoi votre exigence légitime de l’interdiction des paris sur les fluctuation des prix est au mieux une condition NECESSAIRE, mais elle n’es absolument PAS SUFFISANTE!
    Dire, comme vous dites: « la liquidité, on s’en fiche » ne peut donc certainement pas me satisfaire.
    Si votre désir d’en finir avec le capitalisme me semble sincère, il me semble que le logicien et le mathématicien que vous êtes ne peut pas rester insensible à cet écueil que je ne me lasserai pas de vous pointer.
    Quand on dit A, il faut sans doute dire B aussi, et la réforme de l’émission du numéraire, du signe monétaire en émettant un signe monétaire marqué par le temps, le SMT, qui a la particularité de ne pas pouvoir « geler » – le marquage du temps est un antigel- est la mesure complémentaire INDISPENSABLE à votre proposition, sans quoi, votre proposition échouera, et nous nous prendrons cent ans de capitalisme de plus.
    En plus, il me semble que les sommes gelées sont déjà si importantes que le dégel devrait être entrepris avec beaucoup de précautions, notamment celle de ne pas dégeler trop vite.
    Cela m’amène à maintenir les SMD existant en place, par contre, les autorités monétaires ne devraient, dès maintenant, plus en émettre. Elles devraient émettre désormis seulement des SMT en petites coupures (de 5 à 50 euros) qui circulent le mieux.
    Naturellement, les autorités honoreraient leur parole en reprenant autant les SMD qu’ils leur reviendraient, en les créditant ou en les remboursant par des SMT. Dès lors, les détenteurs de cash pourraient continuer à « stocker » comme bon leur semble les SMD sans plus jamais pouvoir exercer le chantage que représente sa tendance à geler sur place.
    Le retour d’une alimentation liquide suffisante de l’économie réelle suivrait automatiquement cette mesure.
    Les remboursements des dettes seraient facilités par cette substantielle amélioration et stabilisation de la circulation monétaire. De ce point de vue, même les épargnants retrouveraient leur compte, car les insolvabilités réculeraient instantanément et massivement, et les épargnants seraient mieux rassurés pour leur capital.
    L’épargne, dans un climat de prix stables sans inflation ni déflation, corollaire du SMT, deviendrait, au contraire, très très sûr, mais je reprendrai e point dans un autre message.
    Alors, prenez garde, ne vous contentez pas d’une mesure nécessaire mais insuffisante pour en finir avec le capitalisme, cela avait déjà été le problème du communisme, car cela « légitimerait » le capitalisme cent ans de plus comme « le moins mauvais des sytèmes », ce que je ne pense pas, et vous non plus, évidemment.

    1. @J Finkh
      Je ne vous suis absolument pas , et j’approuve totalement la formule de P J sur « la liquidité on seen moque ». La liquidité ce n’est pas un jeu logique mais la réponse à un problème d’investisseur (le vrai celui qui investit dans l’économie réelle). Vous devriez vous renseigner et regarder dans l’univers des starts up : aujourd’hui n’importe qui a des perspectives d’investissement crédible reçoit l’argent qu’il veut. On dit même dans le milieu qu’il y a trop d’argent ! Le problème est que les investissements crédibles sont trop haut- du fait du niveau de rentabilité exigé via les marchés financiers. Mais pas seulement (cela nous entraînerait loin cependant)
      La question aujourd’hui n’est certes pas un problème de liquidité
      amicalement

  11. C’est mon père qui m’a demandé de faire de l’économie et de la finance puisque je fais de la politique… Surprenant n’est-ce pas? moi qui suis attachée aux sciences sociales, environnementales et économiques non court-termistes…
    Sur quoi se fonde l’indice du développement humain? plus que la progression sociale dans sa mesure, il mesure l’épanouissement, la santé, le bonheur, l’optimisme d’une personne…
    Nous connaissons son prix… mais l’avons-nous travaillé?
    Pour faire un clin d’oeil à Harlem Désir, rencontré à Annemasse dans de pitres conditions lorsque les socialistes se prononçaient pour la première fois contre la mondialisation…
    Le droit international existe mais il n’est pas animé…
    La constitution économique dont tu parles, il la cite: c’est le pacte de stabilité et de croissance. Or, la croissance doit se mouvoir en développement ! Ce n’est pas plus compliqué que ça et excuse l’optimisme naîveté de concevoir la réalité

    1. « Vous, les travailleurs, vous vous mouvez à travers le désert douloureux de la vie, enveloppés de la poussière brûlante de ce dont vous êtes privés… A vous, nous adressons avec force ce cri : En avant! (Vorwärts!) »
      Je viens de trouver ça sur wiki en essayant de traduire Vorwarts…

  12. À propos du terme de matériel humain, comme il ne faut pas dire, mais dont la brutalité
    initiale survit comme un virus dans celui se voulant de consonance plus anodine de ressources
    humaines,
    voici un passage éclairant, pris dans l’introduction du livre de Alain Supiot – l’esprit de Philadelphie –
    la justice sociale face au marché total – édité au Seuil.
    Je cite :

    « Mais il s’agit de variations sur un même thème, qui consiste à considérer les hommes « scientifiquement »,
    comme du « matériel humain » (dans la terminologie nazie) ou du « capital humain » (dans la terminologie
    communiste) et à leur appliquer les mêmes calculs d’utilité et les mêmes méthodes industrielles qu’à
    l’exploitation des ressources naturelles. »

    Mais de quoi diable est-il question quand il s’agit d’humain(s) ?

  13. Selon le Wall Street Journal (WSJ), les gestionnaires de grands hedge funds américains se sont lancés dans des paris spéculatifs de grande ampleur contre la monnaie unique européenne. Ils miseraient notamment sur un retour à la parité eurodollar – c’est-à-dire 1 dollar l’euro, contre 1,36 à cette heure.

    Parmi eux, on compterait George Soros, l’homme qui fit ‘sauter’ la Banque d’Angleterre en 1992.

    Le quotidien américain des affaires écrit que ces spéculateurs se seraient réunis pour évoquer le sujet lors d’un dîner organisé, au début du mois, dans un lieu privé par une petite banque d’investissement new-yorkaise.

    Les fonds qui y étaient représentés compteraient notamment SAC Capital Advisors LP, Greenlight Capital, et Soros Fund Management LLC, ce dernier fonds étant dirigé par George Soros.

    Bien qu’il soit impossible de calculer l’influence de ce ces positions baissières sur le marché des changes, le WSJ estime qu’elles ont dû ajouter à la pression qui pèse sur l’euro, déjà pénalisé par la crise grecque.

    Les spéculateurs recourraient évidemment à l’effet de levier, ce qui leur permettrait de miser jusqu’à 20 fois le montant dont ils disposent.

    ‘En mobilisant 5 millions de dollars pour réaliser un ‘trade’ à 100 millions, une variation du prix de 5 % dans la bonne direction [dans ce cas : une baisse de l’eurodollar, NDLR] double l’investissement initial’, rappelle le Wall Street Journal.

    Boursorama

    1. Ah bon ? ils ne spéculent plus sur les oeuvres d’art comme l’affirmait J.C Casanova ? Et pourtant les tableaux de maitres c’est jolis… Alors, la spéculation, c’est : vous achetez un Rembrandt, et puis vous le revendez quelques années après. A quoi bon le hight frequence trading ? spéculation en latin, signifie … ? et en grec ?

  14. Quoi que l’on pense des dirigeants politiques grecs,

    Quoi que l’on pense des socialistes grecs,

    Quoi que l’on pense des conservateurs grecs,

    Chacun d’entre nous peut être sensible au discours historique de George Papandreou devant le Parlement grec.

    Ce discours est poignant. Ce discours est pathétique. Ce discours est tragique.

    Aujourd’hui, la Grèce se retrouve seule, complètement seule.

    Aujourd’hui, devant le Parlement, le Premier ministre grec a prononcé ces deux phrases extraordinaires :

    1- « Aucun autre pays ne paiera pour nos dettes. Personne d’autre que nous ne peut résoudre le problème. »

    2- « Notre devoir est d’oublier le coût politique et de penser à la survie de la patrie. »

    Ce discours est historique.

    Boursorama

    1. Se méfier du pathétisme qui peut être instrumentalisé, ici par exemple pour faire passer les réformes d’austérité.

      Sarkozy est un spécialiste du pathos (Jaurès, Guy Moquet..)

      En Grèce, en lendemain de la guerre de 45, le pays a subi une guerre civile. Les communistes ont perdus… maintenant ce sera pire.

    2. « Le besoin du kitsch de l’homme kitsch (Kitschmensch) : c’est le besoin de se regarder dans le miroir du mensonge embellissant et de s’y reconnaître avec une satisfaction émue. » Kundera

  15. « Comment la vérité et la réalité furent inventées » est donc un peu compliqué à lire? Tant pis et tant mieux. Tant pis, parce que la philosophie et l’histoire des concepts sont des connaissances utiles et savoureuses. Tant mieux, parce que la foi est parfois indispensable à l’équilibre, quand le vécu, la vérité et la réalité intime dissociées ne trouvent d’unité qu’en ayant recours à la foi (mytho-psychiatrie religieuse entendue comme généralisation de l’ethno-psychiatrie?).

  16. Article ~~peut-être~~ sans fondement mais typiquement autoréalisateur!
    Est-ce un test de labo passé par un annonceur riche du WSJ?

    1. Bonjour AH. Pourrais-tu expliciter un peu, s’il te plait. Car là, j’ai pas vu le rapprochement.

      Message perso à Piotr : (les blagueurs parlent aux blagueurs : chiche que nous fassions un concours…? Mais je doute que Paul apprécie… lol)

  17. @ tous,

    pouvons-nous centraliser ici toutes les adresses auxquelles il serait bon de faire parvenir le billet (fire!) de Monsieur Jorion ?? + interdiction des paris sur fluctuations des prix.

    Pour la France, la Belgique, l’Allemagne, le Portugal etc… (Gouvernenments et autres instances…).

    Ca au moins nous pouvons le faire…

    Merci à tous!

  18. Et puis je voudrais demander -plusieurs l’ont déjà fait (ghost dog, frédéric et d’autres…)-

    Pourquoi ne pas nous donner une sorte de ‘visibilité’?
    Nous sommes quand même un certain nombre à être du même avis et du caractère urgent qu’il y a maintenant faire entendre ,largement, les idées diffusées par Monsieur Jorion (et notre désaccord profond avec l’attitude de nos dirigeants).

    On suggère à Monsieur Jorion des ‘tribunes’ où lui et les gens connus qui le soutiennent pourraient se faire entendre… ??

    Je ne sais pas….

    Faut-il vraiment attendre que 90 °/° des gens se rendent compte??

    Ou on attend -sans consommer- la suite des évènements??

    Ou ? ou? ou?

    Cet immobilisme dans lequel je suis figée est un peu étrange (je parle pour moi).

    Ce n’est en rien une critique, si je savais quoi faire et comment ce serait simple…

    1. Il y a quelques années, des personnes de bonne volonté ont essayé de donner une visibilité à la réflexion sur les dégats de l’ultra financiarisation de l’économie et à la lutte contre la mondialisation ultra-libérale, par la création d’un grand mouvement: Attac.
      Que reste-t-il d’Attac aujourd’hui ?
      Pas grand chose, hélas, au regard des espoirs et des ambitions du début.
      Désolé pour cette note pessimiste, mais des décennies de pratique militante ont quelque peu refroidi mes ardeurs de lendemains qui chantent et ont considérablement émoussé ma foi dans le genre humain.
      Pour finir sur une note plus optimiste, je dirais que parler, échanger, informer, c’est déjà pas mal.

    2. Bonjour Arkao,

      Je n’ai pas eu à connaître Attac comme vous semblez connaître ce mouvement. Maintenant, on n’est pas obligé de songer à un grand mouvement avec de grands objectifs. Personnellement, obtenir de nos dirigeants qu’ils fassent une opération-vérité sur la situation et qu’ils tiennent compte de ce que nous ne voulons pas serait déjà pas mal. Etonnant, soit dit en passant, qu’Attac soit si absent des grands medias en ce moment, vu le contenu de l’actu économique internationale.

      Et puis, des années d’échec ne doivent pas empêcher d’y croire encore. Votre prsence ici atteste que vous n’êtes pas totalement désespéré, non? 😉

      Cordialement,

      Frédéric

  19. Ce matin, vous mentionniez une surprise à venir dans le post ; Commission Jorion sur le domptage des spéculateurs? 😉

    1. Louise,

      Je suppose que vous connaissez le documentaire de Pierre Carle « Volem rien foutre al païs »
      Sinon débrouillez-vous pour le voir, je suis sur que ça vous plaira.

  20. Bonjour Paul,
    Encore une fois, vous toucher à plusieurs problèmes de notre temps, sans même suivre l’ordre du « jour fixé » qui se trouve en dessous de votre billet. Feu en la demeure et Philippe Maystadt veut combattre la spéculation.
    Mais bon reprenons les points.
    1. Le court-termisme, et le stress quil génère, c’est peut-être le problème de notre époque post-moderne. On ne réfléchit plus, on agit au coup par coup de peur d’être dépassé par les événements et n’avoir pas pu répondre au problème. Dans les entreprises américaines, donner des résultats financiers par quarters, savoir ce qu’on va faire demain et devoir oublier après-demain… et j’en passe. Je peux en raconter sur le sujet.
    2. Mesurable. Aille. Je viens de passer deux semaines à lire le rapport de Stiglitz commandé par Sarkozy pour en faire un résumé. Il sortira le weekend sur mon site. Je l’ai appelé le BIB.
    3. Que des personnes ne savent pas que nous sommes en crise, je dirais que ce sont des martiens. Enfin, pas tout à fait. Les Chinois et les Indiens, c’est peut-être moins vrai. En fait, tout dépend où on se situe et de quel point, on se positionne pour penser à demain. Plus facile, d’espérer en demain, quand on n’a pas beaucoup de passé qui fait envie.
    Au début de la crise, voyant comment les choses se présentait et les peurs qui s’installaient, j’ai écrit « Et la raison fut ». Période d’Halloween en 2008, une période téléphonée. http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2008/10/13/et-la-raison-fut.html

    Je m’en vais lire immédiatement le billet « Bulle du conformisme ». Je sens que cela va me plaire.

  21. @ Jean-Luc, ps:
    ai répondu ici (+ light… pour le moment!)

    Sinon, je ne trouve pas, perso, que tout soit tellement ‘fouilli’. C’est comme quand un groupe discute et échange : vivant!

  22. Bonsoir Paul,

    Si la pilule « Paul Jorion » est prête à l’emploi, le plus difficile est de la faire avaler. La plupart des gens ont tendance à mettre la tête dans le trou et à l’y laisser quoiqu’il arrive. C’est, vous l’avez dit, moins préoccupant mais cela n’en écarte pas moins le danger.

    En tout cas, du côté des politiques, ils n’en ont pas besoin puisqu’ils connaissent la réalité de l’état de l’économie mondiale et plus particulièrement le danger de la spéculation sur la faillite de la Grèce, le mot d’ordre étant de ne surtout pas affoler les populations sur les conséquences désastreuses que cela entraînerait.

    S’ils ne connaissaient pas cette réalité, ils ne seraient pas en ce moment même en train de mettre au point un plan d’aide pour écouler les emprunts d’Etat de la Grèce dont plus personne ne voudra très bientôt. Déjà, des banques allemandes ont déclaré qu’elles n’achèteraient plus d’obligations grecques, on imagine ce que ce genre de nouvelle peut provoquer dans les milieux financiers.
    Et puis, un ministre luxembourgeois n’a t-il pas déclaré que les pays de l’UE n’avaient pas d’autre choix que celui de venir en aide à la Grèce ?

  23. Cela ne m’étonne pas que certains ne se rendent pas compte de la gravité de la crise. Les inégalités augmentent, il suffit d’être du bon côté et hop ce qui est une crise paraît une période d’abondance.

    1. Jusqu’au jour où évidemment vous vous retrouvez avec des gens armés de fourches à votre fenêtre et où vous passez à l’histoire parce que vous pensez qu’ils font les difficiles et préfèrent le pain aux brioches.

  24. Franchement qui peut imaginer une seule seconde que les grecs vont appliquer le quart du cinquième des mesures d’austérité qu’ils annoncent ou vont annoncer…c’est vraiment la méthode coué….

  25. @ frederic,

    je vous rejoins !!

    Peut-être pouvons nous envisager les choses , non comme un groupe qui va perdurer mais comme un ‘truc’ destiné à donner un coup de projecteur à un moment donné de cette ‘navrante aventure des dérives du capitalisme néo libéral’ sur des choses importantes que l’on ‘cache’ au grand public?
    Je ne sais pas si je suis claire…

    L’époque manque cruellement de fraîcheur…

    SOYONS CETTE FRAICHEUR.

    Abordons les choses autrement…

    Faisons un sitting devant la Bourses de Paris, un truc simple…

    Ne perdons pas notre enjouement à cause des ‘méchants’, ce serait leur faire trop d’honneur… Pouêt!!

    MERCI à ceux qui ont mis en ligne les extraits du film l’An 01 ‘On arr^te tout et on réfléchit’.

    C’et génial !

    1. Salut Laurence

      D’accord avec toi, on s’en fout des catégories et on a d’abord confiance les uns dans les autres ICI : alors, un parti, un mouvement, une manif, un think tank (oups), Attac, LCR, Bayrou ou autres, bof…pour le moment nos soucis sont ailleurs

      Si on est là sur ce blog, si on y déverse avec tant de constance notre colère nos réflexions nos rêves et (trop souvent) nos résignations, c’est qu’on se sent bien ici et ensemble pour faire ça ici et ensemble -et pas ailleurs-. Le taulier est un incorrigible humaniste & optimiste, mais il ne peut pas tout faire. Comme le dit Jean Luc, ça devient une ruche et on s’y perd.

      Et comme le dit Marc (Aurèle), ce qui n’est pas utile à la ruche ne l’est pas non plus à l’abeille…

      Je suis parvenu à rassembler 2 personnes via msn. Pas facile la fédération des énergies mais je sis convaincu que c’est la seule manière de faire, la dispersion des bonnes volontés c’est ce qu’il y a de pire.

      Alors, je recommence, dans les pas de Laurence : Hé Ho, on le fait ce truc? Cette amicale, association? Faut un secrétaire, et des PROPOSITIONS à réaliser ENSEMBLE.

      A minima, je propose aux parigots kamikazes un challenge surhumain : un rendez vous prochain pour prendre un café (désolé les provinciaux, promis, si on y arrive on vous fera un compte rendu). Je popose de centraliser ici

      ange.naif@hotmail.fr

      Amicalement,

      Frédéric

    2. Manifestation pour la Croissance et la marchandisation du monde.
      Initiative du Club des Citoyens pour la Croissance.
      Bruxelles, le 10 novembre 2007.
      http://www.dailymotion.com/video/x3k05g_manif-procroissance-clip-money-mone_fun
      http://www.cemab.be/news/2007/11/4789.php
      Malheureusement, le site procroissance.com semble fermé (SVP PAS de théorie de la conspiration)

      Au nom du Pèze, du Fric et du Saint Crédit.
      Église de la Très Sainte Consommation

  26. C’est amusant, depuis quelque temps on a l’impression que c’est la Grèce qui a déclenché la crise mondiale, que les fonctionnaires grecs vont se mettre au régime et que ça va sauver la planète. Mais quelle rigolade. Comment a-t-on pu tomber si bas ? Comment les américains peuvent-ils nous faire avaler que leur croissance a repris, est durable etc ?

    Ici la façon dont Mr Woerth s’en tire sur les paradis fiscaux, plus que lamentable :

    http://tv.lepost.fr/2010/02/21/1952260_eric-woerth-les-paradis-fiscaux-n-existent-plus.html

  27. @ frédéric,
    😉

    @ jean-luc,
    navrée de vous répondre ici (prob technique : 336 commentaires, pour mon ordi : c’est trop).

    L’Homme est frappé d’une tare : il a besoin, pour pouvoir apréhender le réel,de recourir à des instances qui le décortiquent, l’analyse et lui donne sens.
    Il lui est difficile (impossible) de s’en tenir, et de faire confiance, à son propre regard, sa propre analyse, sa critique personnelle.Tout cela l’empêche de saisir dans l’immédiateté l’allégresse que lui offre le monde, sans cesse.
    (Et j’ai presqu’envie de dire, et plus on est ‘civilisé’, plus c »est pire’).
    C’est de cette façon que j’ai perçu, moi, le propos de C. Rosset.

    Et voyez-vous, le plus ‘amusant’, c’est que c’est bien à cela que nous assistons souvent sur ce blog.
    Au lieu de considérer cette Crise comme une opportunité sans pareille de modifier les choses dont nous avons appris, à nos dépends, qu’elles sont nuisibles, de nous lever joyeusement tous pour dire ‘c’est génial, on va pouvoir faire autre chose’, nous n’en finissons plus de constater, d’ appeler à notre secours tous les théoriciens de la Création … Au lieu de nous lever et de dire STOP, ca suffit.
    Nous avons ce pouvoir. Et nous l’abandonnons.
    Nous préférons appeler au secours et le plus drôle, c’est que nous appellons à notre secours…nos bourreaux. Ou un autre messie auquel nous raccrocher…
    Ah oui, ce fameux paradoxe que personne ne comprend : le rapport de la victime avec celui qui la maltraîte. Passionnant ne trouvez-vous pas ??!
    A nous de travailler sur nous mêmes afin de ne pas nous sentir dépendant d’un système qui nous broie.
    ‘Pourquoi la femme battue reste t’elle auprès de celui qui la bat? Très vite elle est condamnée n’est-ce pas? Pourtant ce couple est exactement comme nous, dans une dynamique mortifère, mais que l’on peut enrayer avec de la volonté ET du soutien. Et pour autant que l’on ait encore un peu de considération pour soi-même.
    Sommes-nous des victimes afaiblies au point de ne plus revendiquer ni loyauté, ni respect ??
    Nous sommes conditionnés, nous avons peur de l’inconnu et nous sommes lâches et , transcender tout cela, qui est inhérent à la condition humaine, demande un travail de chaque instant, une vigiance perpétuelle. Fatiguante pour tout dire. Mais la Liberté est à ce prix.
    Or il suffit de changer de regard sur ce qui, nous le CROYONS (car c’est une simple croyance) nous domine.
    Et nous reprenons le pouvoir.
    Ps: je ne suis pas un résevoir de joie, juste quelqu’un de vivant.

    1. Laurence, votre bon sens au fil de vos commentaires devrait servir d’horizon à Tous.

      Vos dernières lignes, « sommes-nous… nous domine » sont l’exact reflet à 80% de notre société liberticide. Pour les 80%, la liberté ne doit pas avoir de prix, l’acquiescement ou le laisser faire est de régle. Le NON est porteur de liberté, le oui de contrainte subie.

      La vigilance perpétuelle ne doit pas être fatiguante mais énergisante, quand à votre CROYONS, il ne devrait pas trouver d’écho dans une république laïque non dominatrice.

      Le pouvoir est au Peuple, suffit de le vouloir. Mais chacun le veut-il réellement, je doute.

      Et un clin d’oeil, la femme battue c’est quelle doit y trouver son compte, comme le fou qui se tape sur la tête  » çà fait du bien quand je m’arrete »

      Bon dimanche pluvieux à tous, il faut de l’eau pour mettre dans l’anis!!!!!!!!!!!!

    2. @ Laurence
      (réponse tardive. J’espère que vous reviendrez par ici)

      Cette tare que vous dites Laurence, ce besoin de « penser » ou d' »analyser » le réel pour l’appréhender, n’est pas propre à tous les hommes paraît-il. Il y a un certain nombre d’humains qui ont cette capacité d’atteindre directement le coeur des choses (et d’y trouver plus rapidement l’allégresse sans aucune médiation).
      Dans sa nécessité d’expliquer le Monde, la religion chrétienne en a fait des « bienheureux ». Devant l’impossibilité de comprendre ce qui pouvait bien agir chez ces gens-là, qui n’ont besoin d’aucune médiation, la Bible a conclu qu’ils étaient en prise direct avec les cieux.
      Si nous avons pris l’habitude de nous moquer de ces bienheureux, ça doit être par jalousie. Nous savons que chez eux se trouve la véritable sagesse, celle dont nous prive l’analyse, par un étrange retournement logique. On parle à leur égard de bon sens, ou de sagesse populaire, avec un peu de commisération. Pourtant, certains intellectuels reviennent parfois vers eux, lassés de s’en moquer, et bredouilles d’être allés chasser ailleurs l’explication aux choses.
      Ce sont ces bienheureux que l’imagerie populaire a symbolisé par le « ravi », le petit santon souriant et les bras levés qui se trouve dans les crèches provençales. Pour le ravi, pas question d' »Immaculée Conception », de « Sainte Trinité » ou de « Sauveur »; il est simplement content de la naissance d’un petit bébé, et ça suffit à son bonheur (si ce n’est pas de la sagesse, alors où est-elle?).
      « Bienheureux les simples d’esprit car le monde des cieux leur appartient » dit la Bible.
      « Bienheureux les fêlés car ils laisseront passer la lumière » à traduit Michel Audiard.

      C’est donc une tare sûrement, pour ceux qui n’ont pas la chance d’être de ces personnes en prise direct avec la vie. Et c’est aussi un cadeau de la nature. Cette possibilité de saisir le monde par l’analyse est en quelque sorte une seconde chance, donnée à tous ceux qui n’ont pas eu celle de recevoir la sagesse.
      C’est hélas mon cas. J’envie quelques amis que j’ai, qui n’ont pas besoin de décortiquer le réel pour lui donner sens. Je les envie car souvent je finis par les rejoindre, moi épuisé d’analyse, et eux simplement vivants. Je peste contre le chemin, le labyrinthe, que j’ai dû prendre pour les rejoindre. Oui, c’est un cadeau de la nature que de pouvoir quand même se rattraper grâce à la pensée, pour dépasser ce handicap. Beaucoup d’amis m’ont dit que ce handicap venait de la pensée-même, de la volonté d’analyse (« lâche-toi », « respire », « pète un coup », « va faire un tour en Inde », me disent mes sages copains). J’en suis persuadé, mais autant répéter « la vie est belle » à un suicidaire (j’ai parlé ailleurs à Frédéric de mon sens du tragique. Vous avez vu Laurence, comme il est beau?). Les cerveaux qui nous sont distribués sur un coup de dé du destin à la naissance sont de drôles de machines. Le mien est un gros diesel friand de psychodrames (qui a eu le malheur de croiser Stendhal et Dostoïevski trop jeune), et auquel il manque quelques fonctions qui permettraient d’alléger la carburation lente.
      Vous savez Laurence, j’ai décidé à l’adolescence d’être agnostique. Ce n’était pas pour faire le malin ou refuser la transcendance, mais j’ai compris que, compte tenu de cette carburation poussive, j’aurai assez de ma vie pour faire le tour de ce qui se passe ici-bas, pour ne pas me charger de ce qui se passe là-Haut (… Pardon? « Il y a -aussi- les réponses là-Haut »?… pitié les gars! parlez donc à mon coeur, ma tête est malade.)

      Bref! je suis d’accord avec ce que vous écrivez Laurence.
      C’est vrai: il y a ce que nous croyons …et il y a le regard simple que nous devons porter sur les choses, en n’ayant pas peur que celui-ci soit contraire à nos croyances. Quant à votre Post Scriptum, pardon pour le « réservoir » mais, au moment où j’expliquais à Frédéric, c’est le mot qui m’est venu et qui semblait convenir.

  28.  » Perdre la vie pour sauver son honneur, perdre son honneur pour sauver son âme » ( Devise d’ une grande famille espagnole).

     » Il faut commencer par le commencement et le commencement de tout est le courage »
    ( Jankelevitch)

    Il est peut être temps…

    1. Dans l’article de Mme Morgenson dans le New York Times, à propos des CDS :

      The biggest players in this world are JPMorgan Chase, Citibank, Bank of America and Goldman Sachs.

      All of those firms fall squarely into the category of institutions that are too politically connected to fail.

      JPMorgan Chase, Citibank, Bank of America et Goldman Sachs. Toutes ces firmes font clairement partie du type d’institutions qui sont « trop bien connectées politiquement pour faire défaut ».

      Après le « Too Big To Fail », voici le « Too Politically Connected To Fail ».

    2. Et ces firmes trop grosses et tellement bien connectées pour faillir
      rassemblent-elles toutes ces vertus en vue de garantir qu’elles
      le sont d’autant plus (grosses et politiquement connectées)
      qu’elles ne puissent non plus être suspectées de la moindre fraude ?

      Et vice versa s’agissant des gouvernements et politiques, étant eux-mêmes,
      cela va sans dire : trop démocratiques pour tromper (TDPT).

    3. « Trop connectées politiquement » ? Ce n’est pas le « trop » qui me gêne, mais l’hypocrisie de ces « connexions » qui avancent masquées, comme si une entreprise privée pouvait grossir indéfiniment sans jamais toucher à une dimension publique. C’est pourquoi interdire les paris c’est « jouer petit bras », (excusez-moi, monsieur Jorion, car je sais bien qu’il s’agit malgré tout d’une grande idée), il faut viser beaucoup plus haut: imposer les principes de la démocratie dans toute entreprise de plus de N personnes. A commencer par la BNP, évidemment.

  29. @ jeannot14,
    merci;)
    une certaine forme de complaisance dans la soumission ne cesse pas de m’étonner en effet…

    ps: l’affaire de la femme battue est + complexe : elle a INTERIORISE les raisons qu’on lui a dit justifier ce traîtement et est enfermée dans cette croyance.
    Elle a besoin d’aide, une aide extérieure qui lui permettra de sortir du duo destructeur , de reprendre contact avec sa propre valeur et ses qualités, de restaurer l’image qu’elle a d’elle- même et d’abandonner des croyances qui la conditionnaient.
    Un travail que nous pouvons tous faire ici, et très bien entourés.

  30. @ jeannot14, suite,

    En effet , la vigilance perpétuelle APPARAIT comme fatiguant tant qu’elle n’a pas été expérimentée et s’être ainsi révélée super-énergisante !!
    Cette ‘précision’ est vraiment importante!!

  31. Un commentaire de gvillagran3 d’un article de Newsweek que je trouve intéressant de vous faire passer:

    ‘The derivatives market is worth by conservative estimates 600 Trillion U.S. Dollars. Now given the fact that the entire world’s out put is only 60 trillion U.S. Dollars , it does not take a genius to understand that some one is holding a hell of a lot of overvalued , and in some cases worthless commercial paper.

    That some one is World’s central banks. No bank can hide the amounts of money we are talking about, if not with the full cooperation of their central banks, and government.

    The scheme is not that complicated, although the derivatives themselves are. On one hand we have a « derivative » a commercial investment instrument not traded on public markets, subject to no regulations, not transparent at all (as in no one knows the contents of the instrument, who valuated the instrument, on what basis, who bought it , who sold it, etc) . And on the other we have governments desperate to find a way to « hide » deficits.

    The result is the incredible discrepancy between world output , and the derivatives market. For all of those that wander why the 540 trillion U.S. Dollar difference (conservatively) difference between the derivatives market , and the world’s economy… The answer is simple….. Is unaccounted for deficit spending by the world’s central banks (governments). If these amounts were accounted for, that is to say put on the balance sheet at true valuations , our Capitalist system would collapse. Thin of the derivatives market as the mother of all Ponzi schemes. As long as no one questions the valuations of the derivatives , the system stays in place. That is why we will not see any government intervention to regulate, and open up to the light the derivatives industry any time soon. Secrecy is the only thing keeping Capitalism alive . The secrecy of what & who is truly behind the 540 trillion Dollar Accounting gap that exists.’

    Greece is far from the EU’s only joker « 

  32. Bonjour Paul,

    Merci pour cette belle vidéo, ou toutes les phrases ont résonné. Depuis 1 an déjà, j’emploie souvent la métaphore du film « Matrix »… Nous vivons en effet actuellement dans une forme d’illusion et sous perfusion.

    Une question, une idée : comment concrétiser la traduction en anglais de vos textes ? De quoi auriez vous/ aurions nous besoin pour celle-ci ? J’ai laissé mon mail si vous voulez en discuter.

    Je vous fait un petit don de ce pas.
    Xavier.

  33. @ Jean-Luc,

    ‘résevoir’ ne me gênait pas. C’est ‘de joie’ qui ne me convenait pas.
    Etre vivant c’est souffrir, avoir peur, manquer, rayonner, toucher le fond de la piscine, être heureux, souffrant, être révolté…. TOUT TOUT TOUT.

    Et c’est faire avec.
    Comme vous le dites, ce sont les simples d’esprit, les personnes handicapées mentales auprès desquelles je travaille depuis 15 ans, qui m’ont appris que la plus belle chose que nous puissions offrir au monde, c’est d’être nous mêmes.
    Sans honte. … La honte… il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet…

  34.  » Mais là où je vois que les gens comme nous comprennent mieux la situation que les prétendus experts, ce n’est pas par leur talent de prédire des événements spécifiques, mais bien par leur capacité de saisir dans quelle sorte de monde nous vivons.  »
    George ORWELL

  35. Je reproduit ici le commentaire posté sur le site « arrêt sur image » concernant l’émission à laquelle Monsieur Jorion a participé :

    « Bonjour,

    En premier lieu, je salue ici la qualité de cette émission qui, personne n’en doute, aurait sa place sur le service public.

    J’ai pu découvrir Paul Jorion et suis devenu lecteur assidu de son blog. Nous vivons dans une société qui connait un phénomène de paupérisation idéologique dramatique. Merci à lui de réfléchir autrement et de proposer une alternative à la fuite en avant des cercles économiques.

    Ceux-ci même qui ont plongé le monde dans la crise continuent aujourd’hui, sans sourciller, de nous expliquer que finalement ils avaient et ont toujours raison. Ils sont confortés en cela par une impunité et une irresponsabilité totale. Seuls les faibles paient les pots cassés, encore une fois.

    Forcément, ils ne connaissent pas le chômage, la précarité, l’insécurité, l’exclusion. Leur tour d’ivoire est en outre bien gardée par un pouvoir politique asservi, vassalisé, impuissant et qui, notamment en France, semble les regarder avec envie.

    J’ai pensé, à tort, que cela allait enfin cesser, que « le capitalisme économique » prendrait au moins quelques précautions de forme,

    Quelqu’un a dit que le capitalisme financier n’est ni moral, ni immoral, mais amoral. C’est l’une des idée les plus censée que j’ai entendu ces derniers mois et je partage finalement cette analyse.

    Il faut cesser de lâcher la bride des empires financiers, sans quoi, « le meilleur des Monde » arrivera et il sera trop tard.

    La bataille se joue aujourd’hui, dans les urnes pour l’instant, dans la rue demain.

    Prenant acte de ces deux dernières années, Mathieu Laine, président d’Altermind, Augustin Landier, professeur d’économie à la Toulouse School of Economics et David Thesmar, professeur de finance à l’Ecole des hautes études commerciales (HEC) ont publié le 2 mars 2010 une tribune dans le journal Monde : « Les marchés prédictifs, une innovation intelligente » ==> http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/03/02/les-marches-predictifs-une-innovation-intelligente_1313330_3232.html

    Je vous laisse le lien, n’en perdez pas une miette.

    C’est l’illustration parfaite du nihilisme cynique des chantres du capitalisme financier : le marché peut tout prévoir, et va aider le genre humain à connaître des jours meilleurs en anticipant efficacement les événements. Nous en avons vu une magnifique démonstration et, je pense, la décennie à venir n’aura de cesse de confirmer la vacuité de ces élites économiques que j’assume de qualifier de criminelles. Combien de drames humains derrière cette crise, de suicides, de violences, de maladies professionnelles, de chute dans la dépendances au divers produits qui procure un sentiment d’évasion. Et la boucle tourne, encore plus de détresse, de maladies, de violences, de problèmes sociaux.

    Mettons des caméras, durcissons la politique pénale par la répression, construisons des prison en PPP, mais jamais, ô grand jamais, ne remettons en cause le système global qui nous poussent inexorablement, de jours en jours, vers les abîmes.

    En d’autres temps, j’aurais pu être septique et vaguement agacé par le côté présomptueux de telles affirmations.

    Aujourd’hui, je pense que nous allons plonger dans les ténèbres. L’être humain semble avoir oublié les socles de sa civilisation, le concept de sagesse est passé de mode, la tempérance n’est plus.

    Depuis la nuit des temps, l’Homme apprend de ses erreurs et doit en partie sa survie à une culture basée avant tout sur l’empirisme.

    Messieurs, revenons aux fondamentaux, les valeurs des lumières et de la Grèce antique ne sont pas « titrisables », mais leurs enseignements représentent à mon sens la seul vrai richesse en ce bas monde. Et elle est la seule équitablement répartie. »

    1. « Quelqu’un a dit que le capitalisme financier n’est ni moral, ni immoral, mais amoral.  »

      « L’être humain semble avoir oublié les socles de sa civilisation, le concept de sagesse est passé de mode, la tempérance n’est plus. »

      Si le système dans lequel nous vivons est amoral, quelle est la cause de cette perte de repères, de cette disparition des valeurs de sagesse et de tempérance ? Quelle contrainte existant par le passé à disparu ? C’est qui me vient à l’esprit et qui est certainement simpliste, c’est l’incroyable capacité de gaspillage que nous a donné la découverte de sources d’énergie abondantes et quasi gratuites. Pourquoi se restreindre, pourquoi être sage, si nos actes les plus insensés ne sont pas sanctionnés par une perte ?

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