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28 réflexions sur « BFM Radio, lundi 26 avril à 10h46 – Le combat du siècle »

  1. « Pour un amateur de catch, rien n’est plus beau que la fureur vengeresse d’un combattant trahi qui se jette avec passion… sur l’image cinglante de la déloyauté. » Roland Barthes, Mythologies.

    1. Excellente citation ! Toutefois, Barthes se plante, à mon humble avis, car ce n’est pas une question de beauté mais de justice, de colère et de défoulement. Sur une foire, quand j’étais gosse, j’ai assisté à un combat de catch qui m’a laissé un souvenir si impressionnant qu’il mérite d’être conté. Le spectacle est précédé d’une mise en condition des spectateurs qui se déroule en public. Il y a le candidat des forains, bardé de muscles et terriblement sûr de lui, et le courageux anonyme, sorti de la foule, qui fait figure de gringalet. Quand vous entrez sous le chapiteau pour assister au combat, vous êtes déjà dans une histoire, mais vous ne le savez pas. Pour vous, l’issue est incertaine, et vous vous dites: que le meilleur gagne ! Oui mais, ces salauds de forains ont truqué le jeu : leur candidat s’en prenant plein la poire, l’arbitre s’en mêle et en vient à immobiliser le candidat du public pour qu’il prenne sa raclée. Le sentiment d’injustice est alors à son comble, et les spectateurs, scandalisés, en arrivent à hurler. Heureusement, à la fin, leur candidat a raison, et de son adversaire et de l’arbitre. Je me rappelle en être sorti avec un incroyable sentiment de bien être, mais, dans ce souvenir, il n’y a rien qui s’apparente de près ou de loin à une quelconque beauté.

    2. @fujisan: j’ai dit que Barthes se plante pour provoquer votre réaction et vous faire mettre un lien. (Je suis terriblement manipulateur…)

      Merci infiniment, donc, j’ai lu avec grand plaisir ce texte d’une formidable précision. Barthes ne se plante pas du tout, effectivement, et du reste, mon souvenir est totalement conforme à son analyse. Le seule truc qui manque, – et que je signale dans mon post car rien ne m’échappe 🙂 -, c’est que l’amateur de catch doit être conditionné avant le spectacle, sinon la magie ne peut pas prendre. Barthes le reconnaît implicitement quand il écrit :  » Dès que les adversaires sont sur le Ring, le public est investi par l’évidence des rôles » . Cela exige de savoir lire les signes, – pour distinguer le salaud du gentil -, mais surtout de connaître leur histoire, sinon on ne voit pas deux personnages mais deux catcheurs sans intérêt.

  2. Du pain et des cirques…

    Vu le cirque, il risque de faire faim…

    http://www.bequilles.ch/2010/04/blankfein-comme-frankenstein.html

    CAPITAL
    Le 26/04/2010 à 11:28
    La pression s’accroît sur Goldman Sachs

    La banque américaine Goldman Sachs sera-t-elle reconnue coupable de fraude ? Des extraits d’e-mails révélés ce week-end par la commission d’enquête du Sénat accentuent la pression sur l’établissement financier, dont plusieurs dirigeants seront auditionnés demain par cette même commission.

    Le président de la commission sénatoriale, Carl Levin, estime que ces messages électroniques mettent en évidence le fait que Goldman Sachs a « gagné beaucoup d’argent en pariant sur la baisse du marché immobilier ». « Bien entendu, nous n’avons pas échappé à la pagaille des crédits immobiliers à risques. Nous avons perdu de l’argent, ensuite nous avons regagné plus que nous n’avons perdu grâce à des positions vendeuses », a ainsi écrit le patron de la banque, Lloyd Blankfein, en novembre 2007.

    « Les banques d’investissement telles que Goldman Sachs n’étaient pas seulement des teneurs de marché, elles étaient aussi des promoteurs intéressés de produits financiers compliqués et risqués qui ont contribué à déclencher la crise », insiste Levin, qui accuse le groupe d’avoir « trop souvent parié contre les instruments qu’elle vendait et d’avoir profité de ces paris aux dépens de ses clients ».

    Des attaques balayées d’un revers de main par Goldman Sachs, qui estime que ses déclarations de pertes et profits pour 2007 et 2008 démontrent « de manière concluante » que la banque n’avait pas « gagné une somme d’argent importante » sur le marché du crédit immobilier.

    Goldman Sachs dénonce aussi l’enquête à charge menée par la commission sénatoriale. Il est « préoccupant que la sous-commission paraisse être parvenue à une conclusion avant même d’avoir tenu une audition », explique un porte-parole. Lloyd Blankfein avait joué la semaine dernière la carte du « procès politique », sous-entendant que ces poursuites étaient liées à la volonté du gouvernement d’imposer une régulation plus stricte du secteur financier.

    Le patron de Goldman pourra faire valoir ses arguments demain. Il sera entendu aux côtés de cinq autres hauts responsables par la Commission sénatoriale.

  3. Cher monsieur P. Jorion,
    simplement une question: Qui paye ? Qui a financé et va continuer à financer Obama et son second couteau Carl Levin ?
    Certes ce dernier est âgé de 75 ans ! Son appétit d’argent doit être en berne, ce qui pourrait en partie expliquer la couleur blanche de son cheval.
    Le bon monte toujours un cheval blanc au cinéma de Californie.
    Mais vous savez, une crise cardiaque est vite arrivée, une malencontreuse épidémie de chute de fenêtre pourrait survenir !
    Il y a beaucoup de « perdreaux de la dernière pluie » de part le monde.
    Espérons que ce M Carl Levin sera un brave Elliot Ness parmi les braves et que sa bonne étoile veillera sur lui.
    Mais franchement, après tout ce que j’ai vu et vécu, comment croire encore à l’incroyable dans le milieu des affaires ?

  4. La crise est finie

    J’ai bien aimé votre intervention ce matin, même si on sent (comme avec Zemmour) que vous lisez un texte.

    Cela dit, sur BFM (et un peu partout ailleurs), il est dit, redit et répété que la crise est finie et que la croissance est de retour avec tellement de force qu’elle risque même de quitter la Terre pour Mars (ou alors qu’elle est très forte en mars 😉

    Ne risquez-vous pas, à court terme, de lasser vos lecteurs?

  5. Le spectacle n’est pas un ensemble d’images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images.

    La société du spectacle, chap. 1.3
    Guy-Ernest Debord.

    niveau 0 Lloyd Blankfein contre Carl Levin

    niveau -1 « Wall Street » contre l’Etat »
    .
    .
    .
    niveau-N : au bilan de la Grande Crise, qui sera devenu propriétaire de quoi et qui aura perdu la propriété de quoi ?

  6. VOX POPULI, VOX DEI….

    Blankfein à Koh Lanta !!! Maillon faible va !!!!
    Qui va gagner des millions?
    Jocker!

  7. Je trouve que toute cette affaire est au fond une bonne nouvelle. Elle bat en brèche les théories libérales classiques selon lesquelles le meilleur régulateur des appétits humains est le marché.
    Mais peut-être suis-je un incorrigible optimiste ?

  8. bonjour

    Il me semble évident que le monde est guidé par la cupidité , que l’être humain est insatiable , que nos dirigeants aiment énormément l »argent , les yachts et les petites pépés .
    Alors comment peut-on sérieusement penser que le système changera un jour.
    On peut toujours rêver de pendre le dernier chef d’état avec les tripes du dernier banquier , mais je pense plutôt que depuis la nuit des temps , c’est eux qui nous dévorent .
    Voilà , ce n’est pas très original comme analyse , ça manque de finesse et de références érudites , mais ça tient debout .

  9. Pensez-vous vraiment que le CEO de Goldman Sachs ait quelque chose à perdre ? Tout est prévu. Pensez-vous vraiment qu’il s’agit d’un vrai combat opposant un représentant des gens spoliés ou des gens qui paient et le funambule qui a toutes les cordes en main. J’ai peine à croire qu’il ne s’agisse pas d’une simple mise en scène. On sait quand même que Obama et ses acolytes ne sont rien et ne font rien sans l’accord des financiers !
    Alors, à quoi rime tout cela. Ce CEO se moque du monde entier. La preuve en est qu’il invoque Dieu pour expliquer son travail ! Voilà qui situe l’enjeu de combat d’opérette !

    1. @Senec: « J’ai peine à croire qu’il ne s’agisse pas d’une simple mise en scène. » : je suis bien un peu de votre avis, mais l’on ne sait pas comment le vent va tourner. Disons que, dans cette espèce de partie d’échecs engagée entre finance et pouvoir politique, le second joue un coup qui certes n’est pas décisif, mais qui n’en est pas moins significatif. L’important est d’amener les responsables des grandes banques à rendre publiquement compte de leurs activités, histoire de leur rappeler qu’ils ne sont pas seuls au monde. Si un jour les marchés ne sont plus en position de décider de tout, on le devra peut-être à cette première escarmouche.

    2. Votre doute m’inspire cette idée qu’avec la dérégulation le capitalisme a atteint un extrême, et que désormais il ne peut que faire demi-tour, c’est-à-dire revenir dans le giron politique. On avait supprimé ses digues en croyant qu’il fertiliserait la vallée, mais il n’en a rien été : le fric s’est évaporé à toute vitesse, et n’a laissé derrière lui que des terres desséchées.

  10. « Of AAA-rated subprime-mortgage-backed securities issued in 2006, 93 percent — 93 percent! — have now been downgraded to junk status.  »

    The Senate subcommittee has focused its investigations on the two biggest credit rating agencies, Moody’s and Standard & Poor’s; what it has found confirms our worst suspicions. In one e-mail message, an S.& P. employee explains that a meeting is necessary to “discuss adjusting criteria” for assessing housing-backed securities “because of the ongoing threat of losing deals.” Another message complains of having to use resources “to massage the sub-prime and alt-A numbers to preserve market share.” Clearly, the rating agencies skewed their assessments to please their clients.

    It’s comforting to pretend that the financial crisis was caused by nothing more than honest errors. But it wasn’t; it was, in large part, the result of a corrupt system. And the rating agencies were a big part of that corruption.

    2010/04/25 By PAUL KRUGMAN
    http://www.nytimes.com/2010/04/26/opinion/26krugman.html?src=twt&twt=NytimesKrugman

  11. La Société Générale avait son breton : Jérôme Kerviel.
    Goldman Sachs a son français : Fabrice Tourre.

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