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167 réflexions sur « Un grand bravo ! »

  1. C’est amusant ces agences de notation qui donnent des AAA a la « merde » de Goldman et qui ne decotent jamais les Anglo-Saxons.
    On pourrait dire que la Reserve Federale achetant la dette des USA est un Ponzi scheme, mais non, c’est legitime.
    Il reste donc a la Grece et a la zone Euro de construire une banque centrale qui cache ses bilans et au diable le reste de la planete.
    Quant a nos dirigeants Europeens, bravo, l’experimentation Grece est un succes, tout le monde est maintenant dans le meme bateau.
    Une mention speciale pour l’Allemagne, qui croyait se gaver de consommation Europeenne tout en favorisant la rigueur a la maison, belle lecon d’humanite, j’ai presque envie de reprendre le Boche de mon grand-pere (Le chemin des dames n’a pas fait que des victimes) et la Deutsche Bank n’est elle pas le Goldman Allemand?

    1. « C’est amusant ces agences de notation (…) qui ne decotent jamais les Anglo-Saxons. » : elles fonctionnent comme des globules blancs qui ne bouffent que les cellules étrangères et laissent en paix celles de l’organisme.

    2. L’offensive du Chemin des Dames a coûté aussi une dizaine de milliers de morts chez les Allemands, auquels s’ajoutent les centaines de milliers de morts de la Marne, de la Somme , de Verdun, etc… Plus de deux millions de victimes allemandes au total. Des ouvriers, des paysans, des petits fonctionnaires, qui sont partis en chantant « Nach Paris » pendant qu’en face on chantait « A Berlin », prisonniers de l’univers mental militariste qu’on leur avait inculqué dès l’enfance.
      Alors, refreinons notre envie de redire « les Boches ».
      Certes, la réconciliation franco-allemande n’a sans doute jamais été qu’une réconciliation de façade, une sorte de statu quo entre les dirigeants, mais on n’a pas besoin dans les circonstances actuelles de raviver des vieilles querelles.
      Cordialement

    3. « une réconciliation de façade » ? Je ne sais pas ce qu’il vous faut ! Si l’on mesure un tant soit peu la haine qui prévalait jadis, c’est infiniment plus !

    4. Les agences de notation ne dégraderont jamais les notes des états souverains émettant leur propre monnaie. C’est une conséquence immédiate de leur approche.

      En donnant une note à un émetteur ou à une émission, les agences de notation tentent de répondre à la question : le prêteur percevra-t-il les intérêts et sera-t-il remboursé au final conformément au contrat d’émission ?

      Les USA, le Royaume-Uni et les autres pays qui émettent leur propre monnaie pourront toujours honorer leurs dettes en augmentant la masse monétaire. Certes, si ils vont trop loin, les créanciers seront payés en monnaie de singe et le pouvoir d’achat des sommes qu’ils recevront sera loin de ce qu’ils espéraient. Mais le contrat formellement aura été rempli. L’émetteur méritait sa note AAA. CQFD

    5. En parlant d’agences de notations quelqu’un pourrait m’expliquer pourquoi la note des Etats-Unis n’a jamais été dégradé ? N’y a t-il pas des agences Européennes ?
      N’est-ce pas une question d’arbitrage ? Who rules the game ?

      « Il reste donc a la Grece et a la zone Euro de construire une banque centrale qui cache ses bilans et au diable le reste de la planete. »
      On dit souvent que le mensonge cesse d’être mensonge dans l’instant où il réussit, mais si tous le monde ment, dur de réussir……

    6. @ Crapaud Rouge

      Le cas de F. Mitterand illustre bien le « de façade ». Malgré la poignée de main emblématique avec H. Kohl à Verdun, il a tenté en sous-main de contrecarrer la réunification allemande après la chute du mur.

    7. la crédibilité des agences de notation qui n’ont rirn vu venir ni Madof, ni les subprimes … n’est pas notée par une agence de notation des agences de notation ????

    8. arkao
      Justement, du chemin des dames a aujourd’hui, il n’y a qu’un pas, celui de la pensee humaniste et celui de la pensee rigide.
      Je ne suis pas un admirateur du Saint-Empire Germanique pour cette raison.
      Pendant des annees, les pays tel que la Grece etaient acceptes dans l’Euro parce qu’ils etaient de bons et potentiels « clients » a l’exportation Allemande, malheureusement, nos amis Grecques, en bons sudistes, ont depenses plus qu’ils ne gagnaient, la belle affaire…
      Nos amis banquiers, si necessaires, n’etaient pas aussi faineants lorsqu’ils perdaient des milliards et etaient sauves par l’Etat. Ou sont ils aujourd’hui?
      Ils ne seront pas la non plus quand notre tour viendra.
      IL faudrait donc, comme un bon eleve Teuton, travailler sans relache jusqu’a une retraite qui sent le sapin…si vous voyez, ou sentez ce que je veux dire.
      Le royaume financier adore nos voisins, ils en ont la stature, travail-famille-patrie-et lunettes fumees.
      Non, merci.
      Et vous pouvez au passage remercier la Deutsche Bank d’avoir ete une bonne usine a derivatifs, la haute finance et la machine industrielle Allemande, on sait ou ca mene, comme en 40.

      La grece fait partie de la zone Euro, quand on en profite et quand on en profite pas, comme l’Allemagne de la reunification, mais la…il faut de la memoire.

      @christophe
      Je faisais allusion a la reserve fedale.

    9. @ Beaufou

      Entendons-nous bien. Je ne suis ni germanophobe, ni germanophile.
      Je ne cherche pas à excuser les actes barbares commis par certains allemands au cours des deux guerres mondiales du XXe siècle.
      Ma famille a souffert dans sa chair et dans ses biens de trois conflits armés avec l’Allemagne. Si cela pouvait ne pas se reproduire, ce serait bien. Les cimetières militaires sont assez pleins comme ça et les charniers anonymes et oubliés parsèment tout le continent.

      Or la guerre, avant d’être celle des armes, est d’abord celle des mots et des schémas mentaux.
      C’est pourquoi j’éprouve un certain malaise quand je vois réapparaitre les termes de « Boches » et de « mangeurs de saucisses ».

      Si vous le voulez bien, restons en là de ce débat pour l’instant, ce n’est sans doute pas le lieu.

    1. C’est une bonne question. Difficile à répondre. La « confiance des marchés » (au comportement grégaire par excellence) est difficile à prévoir. Peut-être les marchés vont-ils nous oublier? Ou peut-être qu’ils ne comprennent rien à la Belgique, et que ça leur fait peur 😉 ?

    2. Global Country Risk Table (via Financial Times)
      http://av.r.ftdata.co.uk/files/2010/02/ScreenShot316.jpg

      Tableau bien détaillé daté 2009 (pourtant année plus difficile que 2010, voir plus bas)
      La Belgique n’est pas dans les 30 plus risqués (mais les Belges font beaucoup pour y arriver !)

      AFP le 17/02/2010 Le produit intérieur brut (PIB) belge a reculé de 3% en 2009, selon le rapport annuel de la Banque nationale de Belgique (BNB) qui parle de la récession la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale et juge qu’il faudra plusieurs années à l’économie pour récupérer.
      Depuis les années 1960, le PIB belge a reculé à seulement trois reprises sur l’ensemble d’une année: de 1,5% en 1975, de 0,3% en 1981 et de 1% en 1993, précise le rapport de la BNB.
      En 2008, la Belgique avait encore réussi à afficher une croissance de 0,8% … KBC, Dexia ou Fortis, la dernière finissant même par être démantelée.
      La Belgique est sortie de la récession au troisième trimestre, où son PIB a de nouveau augmenté de 0,5% selon une estimation publiée en octobre. La BNB estime que la croissance a un peu ralenti au quatrième trimestre, à 0,3%.
      Pour l’année 2010, la BNB table sur une croissance de 1%, selon ses dernières prévisions. Le gouvernement belge, plus optimiste, a estimé la semaine dernière qu’elle pourrait atteindre 1,4%.
      « Pour la première fois depuis des années, les dépenses de la consommation privée des familles a baissé en Belgique. L’épargne a toutefois augmenté de 20%.

  2. Bonjour, je ne comprends pas très bien :
    vous parlez de décote de la dette publique, mais les graphiques montrent une augmentation. C’est une augmentation de quoi exactement ?
    Merci

    1. Bonjour : il s’agit d’une augmentation du taux d’intérêt que les grecs, les espagnols et les portugais doivent payer en échange de liquidités. Si demain vous empruntez pour votre consommation courante, vous le faîtes à un taux donné, eh bien pour les pays c’est pareil… et comme vous ils ont besoin d’emprunter au taux le plus bas possible, sinon les interêts sont plus difficiles et plus longs à rembourser… voir pas remboursables du tout s’ils sont trop élevés !

    2. Thiathias

      C’est une augmentation du taux d’intérêt que le pays doit consntire pour emprunter de l’argent pour la durée précisée. Quand les taux d’intérêt à court terme (1 ou 2 ans) dépassent les taux d’intérêt à long terme (10 ans, ce qui est financièrment contraire à « leur » logique, cela signifie que le pays est au bord de la faillite.

    3. Ce qui grimpe en flèche, ce sont les taux d’intérêts. On parle de décote parce que les dettes qui justifient ces taux paraissent de plus en plus douteuses, c’est-à-dire que le RISQUE d’y souscrire ne fait qu’augmenter. Faut-il que je vous sorte ma petite leçon sur le RISQUE ? Naguère, ça prêtait à tout va parce qu’il n’y avait AUCUN RISQUE, tous les indicateurs étaient au VERT, la CONFIANCE INONDAIT les salles de marchés comme la mousson les rizières. Et puis patatras ! Le vent a tourné, à une époque où on ne savait pas encore qu’il pouvait le faire. Du coup, tout le monde s’est trouvé pris au dépourvu, « dans un moment où l’on manque des ressources nécessaires » précise mon Petit Robert. C’est donc qu’on n’avait pas fait de provisions suffisantes. Tout le monde était cigales, les uns pour prêter, les autres pour consommer.

    4. Pour équilibrer leur budget, les états émettent sur le marché par adjudication régulière des obligations et des bons du trésor. Ces titres ne sont rien d’autres que des titres de créance sur l’état qui les émet. Ils sont négociables c’est-à-dire que eur détenteur peut les revendre à d’autres acteurs du marché.

      Ceux qui les achètent obtiennent en échange un remboursement échelonné dans le temps, comme dans le cas d’un prêt contracté auprès d’une banque. Bien entendu, ce remboursement se fait en intégrant des intérêts. Il existe beaucoup de types d’obligations et de bons du trésor (pour la France il y a trois grandes familles: OAT, BTAN et BTF mais il existe plusieurs type d’OAT). En fonction de leur nature, la règle de calcul des intérêts versés varie. Donc il peut être dangereux de comparer ces taux entre eux pour un même pays et encore plus pour des pays différents. Par contre, pour un titre donné (type de titre + pays émetteur), observer la variation du taux associé dans le temps est tout à fait pertinent. C’est clairement ce que montre les graphiques situés plus haut.

      Pour les passionnés (et uniquement pour eux), vous pouvez trouver à cette URL les règles de calcul associées aux titres français émis par l’Agence France Trésor.

      Il y a néanmoins une différence majeure entre les emprunts d’état et les emprunts contractés par les entreprises ou les particuliers: l’absence de collatéral, c’est-à-dire l’absence de garantie de remboursement autre que la parole de l’état émetteur…

      Dans un autre post que je ne retrouve plus, on parlait du cas Argentin du début des années 2000 et quelqu’un demandait comment les argentins s’en étaient sortis. Je me suis depuis renseigné:
      – crise profonde engendrée par une réduction drastique des dépendances,
      – suppression sine die de la majeure partie de leur dette. En clair, l’Argentine a cessé de rembourser ses créanciers…

      C’est donc possible mais c’est lourd de conséquences. Plus aucun investisseur ne fait alors confiance en la parole de l’état. Il n’est alors plus possible d’emprunter sur les marchés financiers. Vous êtes alors contraint d’équilibrer en permanence votre budget car sinon c’est toute l’économie qui s’écroulera à terme. L’Argentine y arrive t’elle? Non, loin de là…

      Le seul pays qui accepte de lui prêter de l’argent c’est le Vénézuela. Ce dernier isolé par les américains cherche des alliés et la dépendance que génère une relation créancier / débiteur pour un débiteur aussi isolé que l’Argentine est un excellent moyen pour s’assurer de sa fidélité.

      Comment cela se terminera t’il pour l’Argentine? Très mal. Sans nul doute.

  3. De toute façon, comme le dit François dans ce post, « La crise de la dette n’a pas de solution à l’échelle européenne, elle n’en a pas non plus à l’échelle occidentale ! Et c’est ainsi que cela va apparaître. » . Il faut attendre 2013 : l’on verra peut-être le successeur d’Obama taper du poing sur la table et convoquer un nouveau Bretton Woods, comme Roosevelt déclencha le New Deal, 4 ans après 29. Mais c’est loin, 2013, d’ici-là on croise la crise de l’immobilier commercial US

  4. Oui bravo ! Un grand bravo ! Continuez comme-ça les gars, vous allez finir par nous convaincre qu’il faut sauver le système…capitaliste ! Vous allez finir par nous convaincre, par votre absence d’intervention, qu’il nous faut nous serrer la ceinture, que les temps qui arrivent seront difficiles…Oui, vous allez finir par nous convaincre, à l’insu de notre plein gré ?, et du vôtre ?, que l’important c’est le pognon ! Si si ! La preuve, on ne parle plus que de ça : aux oubliettes la crise de civilisation ! Le principe est sauf, travailler plus pour gagner plus, en somme ! Et donc consommer plus ! Et donc produire plus ! Mais pour ça il faut travailler davantage…ouf, sauvés !

    L’insécurité, le voile intégral, l’écologie, le pognon : c’est important. Aie confiance, et surtout ne lâche pas le pendule des yeux.

    PS 1 : merci pour les dessins.

    1. C’est peut être le but de l’opération. Nous sommes dans un système où ses défenseurs disent que s’il y a des problèmes, c’est parce que les recettes du système n’ont pas été appliquées assez fortement. Il faut y aller plus fort. Cette crise est, pour ces gens, l’occasion d’aller plus loin. C’est une occasion en or.

      Elle marche. Regardez les Irlandais qui avaient refusé la Constitution Européenne. La Crise est venue. Ils ont eu le discours (en résumé très grossier) que s’ils veulent retrouver leur prospérité il leur faut accepter la Constitution. Elle a été acceptée. Pour la prospérité, c’est « au coin de la rue » comme disait l’autre.

      Nous sommes probablement en train de vivre les premières étapes d’une « thérapie de choc » décrite par Naomi Klein (je crois).

    2. « Cette crise est, pour ces gens, l’occasion d’aller plus loin. »

      Ces gens : c’est nous.

      Le problème est pris à l’envers. Gandhi, à qui l’on demandait ce qu’il pensait de la civilisation occidentale répondit que ce serait une bonne idée ! Sauriez-vous m’expliquer comment le système actuel pourrait fonctionner s’il était égalitaire ?

      http://www.pauljorion.com/blog/?p=10695#comment-73475

    1. Je classe le journal « Le Temps » parmi les défenseurs du libéralisme financier dont la Grèce illustre l’efficacité.

      Il rend compte d’une information ridiculisant ce journal et ceux qui ont fait la déclaration en début d’article
      « La Commission européenne met en garde les agences privées évaluant la capacité des Etats à honorer leurs dettes. »

      http://www.letemps.ch/Page/Uuid/f450a1f8-5305-11df-b915-65313b777ced/LEurope_met_sous_pression_les_agences_de_notation

      Je suis effaré par la « marge de manoeuvre » de la Commission Européenne. Je suis effaré par le ridicule de la déclaration. Je suis effaré par le pouvoir qu’ont ces gens. Je suis effaré par le titre de l’article, qui illustre à mon avis la réaction des tenants de l’orthodoxie.

      PS. Ce journal s’est réjoui que la Suisse a su préserver ce qui faisait son succès d’avant crise et que donc tout va aller pour le mieux dans le meilleur des mondes en Suisse maintenant que la « reprise » est là. La Grèce illustre la « reprise ».

      Est-ce que cette fois-ci ces gens apprendront quelque chose ? Est ce qu’ils retiendront quelque chose de cette nouvelle catastrophe ? Le pire est que j’en doute.

    2. je suis allé lire l’article. Rien de nouveau sous le soleil que ce qu’on ne fait que répéter ici depuis des semaines.

    3. Effarement partagé. Merci pour l’article.

      Du côté des solutions: pourquoi ne pas alors créer une agence publique de notation, si « il ne faut pas trop croire les agences de notation privées »? OK ça coûterait de l’argent (=du travail de personnes), mais il faut savoir ce que l’on veut.

    4. Monsieur Kerjean,

      Je suis d’accord que l’essentiel de l’article ne contient rien de nouveau. Ce qui m’a poussé à mettre sa référence ici est que la Commission a fait les gros yeux aux agences de notation comme si cela allait les influencer. La cerise sur le gâteau est que ce journal en a fait le point à souligner de l’article.

      Soit la Commission croit que cet acte va influencer les agences et, à mes yeux, croire au Père Noël est beaucoup plus raisonnable. Le responsable du titre me donne le sentiment de croire à cette hypothèse. Si j’ai raison, il peut acheter la Tour Eiffel ou le Pont de Brooklyn.

      Soit la Commission sait que cet acte est vide, mais elle l’a fait uniquement pour montrer qu’elle n’est pas impuissante. C’est une démonstration de force pitoyable. C’est un peu comme si j’allais moi à Bruxelles manifester dans la rue pour obtenir que la BCE renonce à son dogme monétariste. Imaginer que je serai impressionné par cette « démonstration de force » équivaut à me faire traiter d’idiot fini.

      Dans les deux cas, ça vole très bas.

    1. La notation (la « cote ») de risque de crédit d’un pays mesure (en principe) le risque qu’il ne rembourse pas les emprunts qu’il émet (l’argent qu’il emprunte). Plus le risque est élevé, plus la prime de risque comprise dans le taux d’intérêt dont il doit s’acquitter sur sa dette (doit payer sur les emprunts qu’il fait) est élevé. Donc quand la notation (la « cote ») d’un pays est « dégradée » (« décotée »), les taux sur sa dette souveraine (dette de la nation) augmentent.

  5. Un renforcement de la note de Wikio est a prévoir en AAAA++++

    Bon courage à vous et François Leclerc pour votre travail essentiel.

    Jean-Marc

    (Pour le modérateur : sous « essentiel » pourquoi pas un lien avec la page du financement du blog ?)

  6. Instances européennes qui n’ont plus que leurs noms, tant il est vrai qu’elles ont fait faillite avec la crise de la dette publique.
    Il faut refonder l’Europe … tout en gardant l’euro ! Pas simple.

    PS : bravo à vous surtout. Ils ont été avertis suffisamment à l’avance, à chaque fois. D’autant que comme l’a déclaré Arthuis, ‘on’ savait depuis 2004 (http://www.pauljorion.com/blog/?p=10797#comment-73713)

  7. Et ça ne fait que commencer !

    Dès lors que la presse « mainstream » crie au loup, la multitude des petits investisseurs rentiers va prendre peur et tenter par tous les moyens de sauver ses billes. L’enchainement systémique si brillamment démontré par Paul (le fil rouge) va s’accélérer.
    Personne n’a encore mis en cause l’incapacité rédhibitoire des gouvernants européens à s’entendre autour de solutions simples et efficaces (s’il y en a ?) bien au contraire. Pour ce qui concerne la France Nicolas Sarkozy n’était-il pas présenté il y a quelques semaines comme le « sauveur » du système financier et on se souvient de son intervention à Davos où il allait refonder le capitalisme. A gauche on s’illusionne autour d’une « reprise » de la croissance en 2012 et d’une société du « care » alors que les déficits sont abyssaux et que tout celà risque de se terminer dans la rue plus vite que prévu.
    Comme le suggèrent plusieurs des commentateurs réguliers de ce blog, ce n’est vraisemblablement que d’une explosion sociale violente que peuvent ressurgir des modifications profondes de nos rapports à l’argent et l’autorité.
    Ce n’est pourtant pas faute d’avoir prévu tout celà avec la plus grande précision, ici depuis 2008,
    là (http://wp.me/pFwEb-2W) depuis 2009.

    1. Je pense que la presse n’est pas « mainstream » mais qu’elle est aux ordres et je pense aussi que le terme « mainstream » est un mot de l’ennemi et que nous devons pas parler la langue de l’ennemi.

      Le problème est que les ordres sont contradictoires et que tout ce petit monde tourne en rond : il faut sauver la Grèce et il ne faut pas sauver la Grèce.

      Que faire ?

      L’option de la faillite du système finira par s’imposer mais plus le temps, qui est notre maître à tous, passe, plus la douleur sera grande et les dégats, économiques, politiques et sociaux, importants.

    2. @ Marlowe

      votre analyse est parallèle à ce qu’on peut dire à propos du climat: ça va faire mal de toutes manières, mais plus on attend, plus la facture va être lourde, et plus les solutions s’imposeront (méchamment) d’elles-mêmes plutôt que gérées la tête froide.

    3. @Marlowe, suite: les médias « mainstream » produisent et font circuler un certain type d’infos que l’on retrouve à l’identique sur tous les supports. J’en ai eu hier soir une démonstration magnifique sur le JT d’Arte : « la Grèce doit réduire son déficit » dit le journaliste, puis on a droit à l’inévitable micro-trottoir montrant des gens qui n’ont pas envie de payer pour les riches, puis, pour montrer que ces gens se plantent lamentablement, on balance l’interview de l’expert qui explique que la Grèce est un « tonneau des Danaïdes ». Et le tour est joué ! La rédaction d’Arte n’a obéi à personne, mais elle est « mainstream » : dans le courant dominant. Elle ne peut pas penser autrement. Donc pas besoin de lui donner des ordres.

    4. @crapaud rouge
      [La presse n’est pas aux ordres, pas plus que les médias « mainstream » : le mal est plus subtile, et « mainstream » n’est pas un mot de l’ennemi mais un vrai ami.]…[les médias « mainstream » produisent et font circuler un certain type d’infos que l’on retrouve à l’identique sur tous les supports.]

      Le courant dominant était nommé – avant 1990 – la presse d’information. Une autre presse était dénommée « presse d’opinion ». Malgré Perec penser/classer et classer/penser, je classe tout de même le blog de Jorion en presse d’opinion. Il combat avec des arguments raisonnés, ce qui n’a rien de prophétique malgré la photo du Point ! Mais entre le possible factuel, le nécessaire à terme et le contingent à travailler… on verra…
      L’essentiel des médias est privé, ce qui est un ordre certain. Les chargés de famille qui y prospèrent n’aspirent pas à y couler et s’y coulent en autocensure. Parmi eux les que pouic, quelques autres moins soumis à la méthode Coué de la propagande et tout autant au struggle for life plus les clairvoyants serviteurs-zélés-après-moi-le-déluge. Aussi mainstream un vrai ami, je ne vois pas, mainstreet, mieux.

    5. @pvin: « Aussi mainstream un vrai ami, je ne vois pas, » : évidemment, ce n’est pas la presse « mainstream » qui est l’ami dans cette histoire, mais le mot lui-même qui désigne l’ennemi. Pour le reste, je suis d’accord. Des blogs tels que celui-ci sont le pendant de la presse naguère dite d’opinion et qui a disparu du paysage.

  8. C’est quoi encore que cela :

    Le ministre du Budget François Baroin a assuré jeudi que l’aide apportée par la France à la Grèce dans le cadre du plan de soutien de l’Union européenne n’entraînerait pas de « dépense budgétaire », ni de participation du contribuable français.

    « La France va participer au prorata de son poids au sein de l’Union européenne, de même que l’Allemagne (…), en numéro un pour l’Allemagne, en numéro deux pour la France, à hauteur de 21% », a-t-il précisé sur RTL. « Concrètement, ce n’est pas une dépense budgétaire, le contribuable français n’est pas appelé. C’est un prêt, ça veut dire qu’on va acheter de l’argent à un taux, 1,4% pour la France, et nous allons le prêter aux Grecs à hauteur de 5% », a-t-il précisé concernant la première année.

    J’aimerai comprendre : on va emprunter à 1.4%, pour les grecs alors qu’on emprunte à 3.16% sur les marchés ? on fait quoi là de l’emprunt court terme pour financer du long terme ?

    Si quelqu’un peut expliquer ????

    1. Le taux de 1,4% correspond à ce que l’Agence France Trésor pratique aujourd’hui pour des BTANs à 2 ans. Dans le cadre des bons du Trésor, on peut donc parler de moyen terme. Le cours terme correspondant aux durées inférieures à 1 an.

    2. Si je ne me trompe :
      – la Grèce ne peut plus emprunter qu’à des taux prohibitifs car elle a perdu la confiance de ses créanciers dans sa capacité à rembourser (abaissements successifs de sa note) : elle n’emprunte donc plus à ses créanciers habituels.
      – La France s’engage à aider la Grèce : elle emprunte à moyen terme à un taux faible (1,4 %) pour prêter à la Grèce à un taux plus supportable pour elle (5%) (on note au passage qu’elle se fait une marge non négligeable sur le dos des Grecs).
      – Le contribuable français n’est pas mis à contribution puisque la France emprunte pour prêter à la Grèce (explication de M. Baroin). Mais ça n’est en réalité le cas que si la Grèce rembourse son emprunt à la France. Dans le cas contraire (et probable ?), la France devra rembourser son emprunt initial avec l’argent du contribuable Français. Elle ne fait alors qu’ajouter de la dette à sa propre dette (pour laquelle elle est déjà en difficulté) : la mauvaise notation de la dette grecque se met alors à faire tâche d’huile sur celle de ses créanciers.
      Une spirale infernale ne se met-elle pas en marche ?

    3. @Titi Lyon
      Personnellement c’est ce que je crains.

      De toute évidence, c’est également ce que craignent les autorités allemandes qui préfèrent voir tomber la Grèce (ce qui les conduira néanmoins à gérer de lourdes conséquences) plutôt que d’aider la Grèce et ceux qui suivront pour un montant financier qu’il ne savent pas calculer et pour une durée indéterminée…

      Comme le disait Paul Jorion dans un des ses billets en employant la parabole du vieil homme de Cambridge, c’était il y a plusieurs années qu’il fallait aider la Grèce à s’en sortir. Aujourd’hui avec ou sans prêt sur le marché, avec ou sans aide européenne sa dette est destinée à croitre à l’infini. Cela ne pourra pas continuer éternellement.

      Il y a tout de même une leçon à tirer de tout cela: on ne peut pas mettre en place une monnaie commune avec aussi peu de gouvernance politique commune. Le jour où il faudra corriger tout cela, il faudra faire en sorte que le rapprochement politique prime sur le rapprochement économique. C’est nécessaire (mais loin d’être suffisant) pour permettre un rapprochement économique.

    4. à Frédéric 2

      je ne suis pas si sûr. Si la Grêce pouvait emprunter à 2%, alors elle pourrait sans doute s’en sortir avec un plan d’austérité crédible. En effet, 100% de dette par rapport au PIB à un intérêt de 2% ne nécessite que de consacrer 2% du PIB pour payer les intérêt. C’est tout à fait supportable. Evidemment, ça demanderait un changement du culture dans la gestion publique, mais ça ne semble pas infaisable.

      Le Japon par exemple a un ratio dette/PIB de plus de 100% depuis plus de 15 ans et n’a jamais eu de problèmes à emprunter sur les marchés à des taux ridiculement bas.

    5. @Frédéric 2: « la parabole du vieil homme de Cambridge, c’était il y a plusieurs années qu’il fallait aider la Grèce à s’en sortir » : mais l’Europe l’a aidée ! A grands renforts de milliards qui se sont perdus on ne sait trop comment, mais qui faisaient marcher les affaires.

    6. @Matthieu

      Les marchés estiment la capacité de remboursement d’un état au rapport dette sur PIB. Cela n’a proprement aucun sens. C’est un vieux débat déjà mené 100 fois.

      La capacité d’un emprunteur, quel qu’il soit, à rembourser ses dettes doit être évaluée au regard de sa marge de manœuvre à rembourser, c’est-à-dire ses revenus moins l’ensemble de ses coûts incontournables. Bien entendu, les revenus d’un état sont très inférieurs au PIB de son pays mais quand on retire les coûts incontournables alors on se rend vite compte qu’il ne dispose pas de beaucoup de marge de manœuvre même en période de croissance. En clair, l’emprunt doit être une chose exceptionnelle pour un état et ne doit donc être employé que pour financer de grands enjeux pour le pays. L’équilibre du budget n’est pas un enjeu. C’est une contrainte.

      Pour la Grèce, le pays est déjà à marge de manœuvre négative depuis fort longtemps. Par voie de conséquence, il n’a cessé de faire la culbute pour payer les coupons qu’il devait (capital + intérêts). En clair, l’état grec s’est endetté de plus en plus et alors qu’il avait droit à des taux faibles. La France est dans la même situation. Sa dette ne cesse d’augmenter depuis 1975. Elle est tout autant hors de contrôle depuis fort longtemps. Vous me direz mais alors pourquoi les marchés font il confiance à la France? Pour les mêmes raisons qu’il font confiance aux États-Unis, au Royaume-Uni et à l’ensemble des grands pays:
      1°) Leur indicateur basé sur le PIB n’est pas le bon. Cependant, nous entrerons tôt ou tard dans la fourchette qui fait mal. Ce n’est qu’une question de temps.
      2°) et c’est le point le plus important, tous ces pays disposent d’un réseau bancaire national puissant. Les bons du Trésor sont possédés majoritairement par des banques nationales. Ceci explique grandement la volonté de ces états à sauver à tout prix leur système bancaire. C’est ce dernier qui leur permet de vivre à crédit. Ces états et leur système bancaire font bloc. Ils constituent donc des proies beaucoup plus difficiles pour les spéculateurs. Ces dernières doivent être fortement affaiblies avant d’oser s’y attaquer.

      Aujourd’hui, l’endettement de l’état grec est trop élevé pour qu’il puisse le rembourser avec les montants empruntés à la CEE et au FMI. Ce n’est donc pas une question de taux. Les sommes qui vont être empruntés ne servent qu’à équilibrer le budget nullement à réduire l’endettement. Par voie de conséquence ce dernier va augmenter quel que soit le taux.

      Si on voulait vraiment diminuer l’endettement de la Grèce pour la ramener à des taux d’endettement qui lui permettrait un remboursement avec une marge de manœuvre raisonnable, il faudrait des sommes sans commune mesure avec les sommes invoquées. Typiquement multipliez par 3 voire 4. Mais qui est prêt à cela? D’autant plus qu’il n’y a pas que la Grèce à aider. Nous allons bientôt le constater.

      Reste la création de marge de manœuvre. La solution est malheureusement simple, dans un état où 90% des coûts sont ceux des salaires de ses fonctionnaires. Mais même comme cela, on ne s’en sort pas avec des mesure du genre 10% de salaire en moins…. La Russie en 1998 a choisie cette solution. Avait-elle vraiment d’autres alternatives? Résultat les fonctionnaires dont le salaire n’avait pourtant pas été réévalué depuis la chute de l’Union Soviétique ont été réglé tous les trois mois. En clair diminution effective par trois. C’est ça le scénario catastrophe… J’ai déjà évoqué les résultats sur la Russie dans un autre post.

      Si la Grèce suit ce chemin, il n’y a pas de raison qu’elle s’en sorte mieux bien au contraire car elle n’a que le tourisme pour remonter la pente (pas de pétrole, gaz, minerai, industrie, finance, …).

    7. @Crapaud Rouge
      Aider la Grèce à mon sens ne voulait pas dire aider l’état grec en lui donnant de l’argent via la CEE. Il y a des moyens bien plus intelligent d’aider les grecs, je parle ici des citoyens, comme par exemple de sommer le gouvernement grec de cesser les détournements de fonds et les trucages de compte de l’état. Tout cela est connu depuis longtemps.

      Nous sommes tous dans le même bateau, la CEE, cela exige de la solidarité certes mais aussi des devoirs. Lorsqu’un partenaire y manque c’est cette fois-ci le devoir des autres de le rappeler à l’ordre. Si il y a carrément une démarche frauduleuse et c’est le cas ici, les acteurs en question doivent être mis hors d’état de nuire. Rien n’est prévu au niveau de la CEE pour contrôler le comportement des états et encore moins pour prendre des mesures coercitives à l’égard d’éventuels dirigeants fautifs. A défaut, tout cela aurait pu être dénoncé. Rien n’a été fait.

      Dans la même gamme, on peut trouver extrêmement suspect les appels au calme de M. Papandréou lorsque la population grecque scande dans la rue à ce que l’ont arrête le premier ministre précédent et procède à un audit de l’état grec. En réponse, il rencontre le leader de l’opposition afin de convenir ensemble de nouvelles mesures visant à calmer les marchés. Comme si cela était encore possible. M. Papandréou qui a gouverné de nombreuses fois aurait-il des cadavres dans le placard qu’il ne souhaite pas exposer sur la place publique?

    8. Si on voulait vraiment diminuer l’endettement de la Grèce pour la ramener à des taux d’endettement qui lui permettrait un remboursement avec une marge de manœuvre raisonnable, il faudrait des sommes sans commune mesure avec les sommes invoquées. Typiquement multipliez par 3 voire 4. Mais qui est prêt à cela?

      Visiblement, c’est ce que les dirigeants européens ont fait. Je dois bien avouer que je n’y croyais plus.

      Faut-il s’en réjouir? Assurément. Il est des fois où lorsque les faits vous donnent tord cela remonte le moral des troupes.

      Le problème des grecs est-il pour autant réglé. Sûrement pas. Ils étaient déjà dans la panade avant que les taux s’enflamment. Ils y sont toujours autant. Et peut-être un peu plus à la vue des plans d’austérité qui se profilent.

      Quoi qu’il en soit sans ce plan d’aide cela aurait été pire. De plus, ce plan a le mérite de pouvoir tuer dans l’œuf la spéculation sur les pays PIGS (au passage on parle de plus en plus souvent de PIIGS dans la presse financière, l’Italie étant ajoutée à la liste). Rien ne dit qu’il y réussira mais les montants financiers avancés rendent cela crédible. C’est un progrès énorme par rapport au plan précédent qui n’était qu’une plaisanterie.

      Il conviendra néanmoins de regarder à la loupe les conditions d’application de ce plan… On n’est jamais trop prudents.

  9. Bonjour à tou-te-s et Merci,

    Un grand bravo pour les instances
    Européennes qui n’ont rien fait
    Pour s’emparer enfin du sens
    De l’initiative en effet !

    Un grand bravo pour les instances
    Européennes qui prennent leur temps
    Pour discuter des manigances
    Sans remplir leur mission d’antan !

    Un grand bravo pour les instances
    Européennes dont l’ savoir-faire
    Révèle toutes leurs incompétences
    A leurs trop rapaces partenaires !

    Un grand bravo pour les instances
    Européennes qui oublient l’homme
    Dans leurs belles directives trop denses
    Pour être bien comprises en somme !

    luami
    Bon voyage dans la Vie !
    http://luami.viabloga.com

  10. Bonjour.

    Dans mes discussions sur d’autres blogs ou forums, l’heure est a l’optimisme, tout devrais se calmer le 10 mai, lendemain des elections locales en allemagne.

    Bref la reprise est solide aux usa car le cac futur est vert (citation dans le texte).

    Bref, quand on observe ses petits speculateurs prives on se dit que l’esprit de lucre a tout envahis et que l’aveuglement aux realites que vivent les peuples est a un haut niveau.

  11. Le Crédit Agricole serait exposé à hauteur de 850 millions d’Euros en Grèce.

    C’est franchement une goutte d’eau pour une banque de cette taille.

    JE CROIS QU’ON DRAMATISE, comme toujours, la situation quant à l’impact pour les banques. Il faudrait peut-être arrêter de se faire peur. C’est pas la fin du monde ….

    1. Moi je « crois » que « l’impact pour les banques » est le cadet des soucis d’une très grande majorité des intervenants de ce blog, auteurs compris… Ceci dit je peux me tromper…

    2. Qui a dit ? « C’est comme Ebola….Cela menace la stabilité du système financier »

      Réponse: Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE (sur Bloomberg television).

    3. Ceci dit, Ebola a au moins le « bon goût » d’être trop virulent pour pouvoir s’étendre efficacement. Il tue ses hôtes trop vite.

    4. Concernant les banques françaises exposées, si il n’y avait que la Grèce, je serais enclin à vous suivre. Juste une mauvaise passe d’un an ou deux à prévoir et ensuite reprendrait le « business as usual ».

      Mais il n’en est rien. On va aller crescendo avec des pays dont le poids est de plus en plus gros. Les expositions iront de même. Par contre, en fonction du pays visé le palmarès des banques touchées ne sera pas le même.

      Mais les conséquences pour les banques ne se limiteront pas à la seule exposition directe. La crise que l’on traverse actuellement l’a très bien montré. En cascade de nombreux autres titres vont se trouver dévalorisés, à commencer par les actions des banques exposées. Puis les produits dérivés basés dessus et les indices associés suivront. Bref, tous les petits plans de certains (positions spéculatives) vont se trouver chamboulés. En clair, certains acteurs financiers vont encore boire un sérieux bouillon… Bref, une grande instabilité va s’installer.

      Concernant la population des pays visés puis les répercutions sur la population des pays partenaires des pays visés, dans le système économique dans lequel nous vivons il est clair qu’elles constituent la variable d’ajustement du système.

      Et ce n’est qu’un début. D’autres crises pointent déjà le bout de leur nez:
      – l’explosion de la bulle boursière de Londres. Regardez ce graphique montrant le
      Footsie 100. Courant 2011 on aura rejoint les valeurs de 2000 et 2007.
      – l’immobilier commercial américain. Paul Jorion en a largement parlé. Je n’y revient donc pas,
      – l’immobilier particulier dans les grandes villes chinoises. Les prêts se pratiquent entre 25 et 50 ans! Absurde.

      Donc il parait clair que les choses vont s’accélérer. On ne sera plus sur le rythme classique d’une crise environ tous les 7 ans: 1987, 1993, 2000, 2007. Elles vont se rapprocher. Tant est si bien que l’on sera en crise permanente.

      PS: Pour le discours des politiques français cela ne changera pas grand chose, puisqu’à les écouter c’est la crise depuis 40 ans.

    5. @zébu

      Je me suis certainement mal exprimé: Ce n’est pas tant le risque pour les banques qui importe que les conséquences pour les populations. Le problème est qu’un crash bancaire n’implique pas que les banques, mais aussi – et surtout – ses clients. Quand l’Europe aura reproduit la situation argentine des années 2000, ce genre de choses sera beaucoup plus évident pour tout le monde.

    6. @ Dissonance :
      Autant pour moi ! C’est moi qui m’excuse de vous avoir mal compris. Effectivement, c’était pourtant clair que vous vous souciez de bien autre chose.

    1. Ouaich… Zébu, j’attends de voir.
      Je les connais, les loustics. Et déjà, le volet prévu de la protection du consommateur a sauté… avant même toute discussion.
      Ils vont nous synthétiser une édulcoration d’ersatz à l’OGM qui fera façade publicitaire…

      Et ils ne pourront faire QUE ça, car autrement, leur système tombe.

    2. @ Yvan :
      Ouaaahhhh, z’êtes trop pessimiste !! lol.
      Et en plus, vous faîtes monter le prix de l’or, c’est pô gentil …

      Plus sérieusement, comme on dit (je sais que vous aimez les proverbes) : faute de grives, on prend des merles.

      Et même les merles se font rares en ce moment …

    3. Té, peuchère, ça me refait penser :
      – les noms des bénéficiaires des aides de la FED, on les connait, maintenant?

  12. Bravo à vous Mr Jorion pour ces prévisions réussies. Cependant, et je vous en demande pardon, j’en viens à souhaiter que vos prévisions deviennent fausses, car ce sera le signe que les moeurs seront en train de changer dans les milieux financiers ( en mieux je l’espère).

  13. Eric Woerth, ce matin sur France-Inter pour parler des retraites:
    http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/septdix/

    On lui pose une question sur « imposer le capital ? » il répond qu’il est déjà imposé, que le capital (de mémoire) c’est l’épargne des français et il est déjà imposé.

    Quant à la Grèce, il dit plus ou moins que les marchés financiers se sont d’abord attaqués aux banques, maintenant ils s’attaquent aux états, va falloir que ça s’arrête et va falloir que les agences de notation arrêtent de jeter de l’huile sur le feu.

    Soit il nous prend pour des imbéciles , et/ou soit il est malhonnête, et/ou soit il est incompétent.

    Aucune question de la part des journalistes sur les CDS qu’une ignorante en économie comme moi attendait.
    Soit les journalistes nous prennent pour des imbéciles , et/ou soit ils sont malhonnêtes, et/ou soit ils sont incompétents.

    1. Entendu aussi Eric Woerth ce matin à France Inter, toujours aussi enfermé dans ces idées étriquées, il semble à peine commencer à faire moins le fier : que Paul lui ai remonté un peu les bretelles sur France 3 voilà quelques mois ne lui aura pas beaucoup ouvert les yeux sur l’aveuglement collectif dont il est une figure de proue.
      Coïncidence, Eric Woerth m’écrit « personnellement » ce matin : oui, « …cher Monsieur, au moment où vous vous apprêtez à déclarer vos revenus de l’année 2009, je tiens à m’adresser personnellement à vous etc… » Sympa de s’adresser personnellement à moi, dommage que je ne puisse pas personnellement lui répondre, j’aurais deux mots à lui dire !
      Au dos de la lettre, deux joli graphiques en couleurs, je retiens :

      Dépenses : 419,7 milliards d’euros
      Recettes : 270,5 milliards d’euros
      Déficit : -149,2 milliards d’euros

      Et dans les camemberts colorés, je ne peux m’empêcher de comparer :
      Charge de la dette : 43 milliards
      Impôts sur le revenu : 48,9 milliards.
      Alors j’espère que les impôts sur le revenu que je vais payer n’iront pas uniquement dans la poche de prêteurs divers avantagés (puisqu’ils ont de l’argent en surplus à placer, ce qui est loin d’être le cas de tout le monde !) et qu’ils serviront à quelques oeuvres d’intérêt publics et collectifs utiles et solidaires.

      C’est bizarre, ces temps-ci, ma motivation à aller travailler suit les cours de bourse 🙂 Impression qu’on nous prend dès qu’on est nés faut pas déconner pour des cons alors qu’on est… (foule sentimentale, Alain Souchon).

    2. Soit il nous prend pour des imbéciles , et/ou soit il est malhonnête, et/ou soit il est incompétent.

      J’ai peur que ce brave homme soit un cumulard et je ne fais pas référence à ses différents mandats électifs.

    1. Oui, mais la reprise est bien là pour les entreprises … La rechute tant annoncée, je n’y crois pas, en tout cas les plus pessimistes ne font qu’alimenter leurs pratiques visionnaires sado-masochistes si franco-françaises.

    2. @coucou

      « Et maintenant voici ce que tu dois croire, toi : j’ai exactement cent un ans, cinq mois, et un jour. – Je ne peux pas croire cela ! s’exclama Alice. – Vraiment ? dit la Reine d’un ton de pitié. Essaie de nouveau : respire profondément et ferme les yeux. Alice se mit à rire. – Inutile d’essayer, répondit-elle : on ne peut pas croire des choses impossibles. – Je suppose que tu manques d’entraînement. Quand j’avais ton âge, je m’exerçais à cela une demi-heure par jour. Il m’est arrivé quelquefois de croire jusqu’à six choses impossibles avant le petit déjeuner. » Lewis Carroll, De l’autre côté du miroir

  14. Mr Jorion, je compatis. Cette position de celui qui peut dire « je vous avais prévenu » est à la fois très satisfaisante dans l’instant, tant qu’on n’envisage pas la gravité des enjeux. Mais ensuite vient le temps de l’analyse plus fine, et là le sentiment qui prédomine est le suivant: « Quel gâchis! »

    Même en vous imaginant le dire d’une manière des plus posées, peut-être même avec un sourire en coin, je ne peux m’empêcher de penser que ce « grand bravo » que vous lancez aujourd’hui est – très légèrement – teinté de colère. A ce titre il serait difficile de vous donner tort…

    1. La colère a eu lieu. « Feu en la demeure ».

      Je vois plutôt l’action du mécanisme de défense pratiqué par ceux qui ont vécu sous les régimes communistes des pays de l’est; un humour désabusé qui permet de prendre de la distance avec la catastrophe et d’éviter la folie pour soi même.

      C’est au delà de la colère. Cela protège du désespoir et de la peur.

    2. « très légèrement – teinté de colère » ? Ce « bravo » est évidemment une antiphrase ! Comme d’autres l’ont déjà dit, et comme le laisse entendre le « nous y sommes ! » de François, voilà deux ans que cette méga crise a éclaté en Europe, et pendant ces deux ans rien de notable n’a été fait. On a parlé de tout, des stocks options, de la BCE qui ne devrait pas être indépendante, de ceci et de cela, mais rien n’en est jamais sorti, strictement rien. Ah si, un petit quelque chose quand même : Sarko a continué ou maintenu son programme électoral comme si de rien n’était : baisse des impôts pour les riches et dislocation des services publics.

    3. @Crapeau Rouge

      « Ce « bravo » est évidemment une antiphrase ! »

      …Et mon « très légèrement » un euphémisme.

      Un partout, balle au centre? 🙂

  15. « Je dis qu’il y a à nouveau un petit jeu sur les Credit-default swaps (CDS). Cette fois, ce n’est plus 1) Bear Stearns, 2) Lehman Brothers, 3) Merrill Lynch, c’est 1) Grèce, 2) Portugal, 3) Espagne. »

    et ensuite ?

    1/europe
    2/russie
    3/usa

  16. A priori, en ce début de journée, hausse de la bourse d’Athènes et attentisme des bourses européennes, notamment à Paris. Mais grande nervosité nous dit-on aussi : on attend les déclarations.

    C’est un sursis et c’est tant mieux.

    Mais ‘Mister Doom’ (Roubini) prévoit qu’en cas de déclenchement du risque systémique avec aide à l’Espagne, le Portugal et l’Irlande, ce seront 600 milliards d’euros pour la zone euro qu’il faudra engager …

    Par contre, il dit aussi que cela va viendre pour les US et le RU.
    Mais de cela, personne ne parle, évidemment …

    1. Concernant le RU/UK, ils ont toujours la possibilité de dévaluer (ce qui correspond à une diminution des revenus de tous les Anglais, supportable socialement car « également répartie »).

      Pour la zone Euro, l’équivalent est un « Quantitative Easing » massif, que la BCE ne pourra pas éviter, selon certains commentateurs. La conséquence serait une dévaluation de l’Euro et un fort risque d’inflation difficile à contrôler.

    2. Pour ce qui est du regain des bourses, si j’étais un politique aux commandes, je demanderais aux banques un effort ciblé et temporaire pour faire illusion et « ramener la confiance ».

      Techniquement et en gros : acheter en masse sur un ou quelques jours, puis se délester progressivement, si possible avec bénéfice.

    3. Vous devez parler de ces commentaires là ? :
      http://ftalphaville.ft.com/blog/2010/04/29/215641/qe-the-logical-end-game-for-the-ecb/
      Nuclear Weapon. Brrrr …
      Ils ont de ces appellations ces anglo-saxons.

      Ceci dit, un euro plus faible serait bon pour les exportations (et le modèle de) allemandes et une inflation plus élevée un moyen de ratiboiser les possédants (histoire de les calmer derechef).
      Une hausse des taux de crédit permettrait de réduire l’augmentation de l’inflation.
      Mais le problème avec l’inflation est que quand on commence à jouer avec, on risque toujours l’hyperinflation.
      Et ça, les ‘nuclear weapons’, à côté, c’est rien.

    4. @zébu : « Mais le problème avec l’inflation est que quand on commence à jouer avec, on risque toujours l’hyperinflation. » : jusqu’à la fin des années 70, on a eu beaucoup d’inflation sans jamais risquer une once d’hyperinflation. Z’avez donc tout faux ! 🙂 M’enfin, vous avez raison quand même, parce que si l’économie est atone, jouer avec l’inflation c’est effectivement jouer avec le feu.

    5. @ Crapaud Rouge :
      c’est vrai qu’en France on a eu de l’inflation (et pas que pendant les années 70) et on n’en est pas mort (?), avec des taux supérieurs à 13%.
      Ceci dit, j’ai parlé de ‘risque’ car il est très difficile de contrôler une inflation, afin d’éviter qu’elle ne dérape en hyperinflation, surtout en contexte de crise (cf. République de Weimar mais aussi au Chili, au Nicaragua, …). A chaque fois, la ‘reprise en main’ fut d’airain.
      En France, dans les années 70, l’inflation s’expliquait en grande partie par le premier choc pétrolier (1973) puis le second en 1979. Il faudra attendre les politiques « d’austérité » menées par le gouvernement socialiste après 1983 pour que l’inflation revienne à son niveau moyen à partir de 1985. Et dans des contextes autrement plus favorables que ceux évoqués plus haut.
      http://www.france-inflation.com/inflation-depuis-1901.php

      Dans un contexte comme celui que nous vivons, je ne suis pas certain que l’inflation puisse être maîtrisée si ‘facilement’ qu’alors, sachant tout de même que cela a induit des politiques d’austérité et d’augmentation des déficits (http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Public_Deficit_of_France.png). Pour le second, je crois qu’on a atteint la limite.
      Par contre, évidemment, avec du coeur à l’ouvrage, on peut toujours améliorer les pratiques concernant les premières …

      PS : les salaires n’étant pas indexés sur l’inflation depuis 1983, le risque de perte de pouvoir d’achat et donc de la consommation et donc de la ‘croissance’ etc. est donc bien réel, en cas d’inflation ‘non maîtrisée’. Car dans les années 70, les salaires étaient indexés à l’inflation automatiquement. Ce qui rendait l’inflation assez ‘supportable’, surtout si l’on vivait à crédit ou si l’on avait emprunté (notamment en immobilier). Aujourd’hui, tel que c’est formaté, c’est impossible : il faudrait indexer les salaires sur les gains de productivité. Et ça …

  17. Tout bravo a son revers .

    Si j’étais spéculateur je me contenterais de lire Paul Jorion pour savoir où sont les bons coups .

    Un politique averti n’en vaut décidément pas deux . Un peuple non plus .

    Heureusement les peuples se fâchent parfois sans avertir . C’est de plus en plus rare ( il n’est pas inintéressant d’essayer de comprendre pourquoi ) , mais pas impossible .

    Quand on paie l’addition à tous coups , autant se faire plaisir à soi-même et ne pas pousser le masochisme jusqu’à se faire le laquais de ceux qui se goinfrent en nous laissant payer la note .

    1. On peut se lever de table sans payer ?
      Si c’est oui, je reprendrais bien un peu de tarte aux pommes avant !!
      🙂

  18. Si l’on considère qu’il s’agit essentiellement, dans cette nouvelle aventure, d’une attaque contre l’euro, on peut aussi penser (dans la plus pure tradition « conspirationiste ») qu’il est dés lors question, pour nos chersamis américains, de se débarrasser de cette monnaie que certains (Irak, Iran…) eurent la tentation d’utiliser pour la cotation du pétrole en remplacement d’un dollar us jugé trop volatile. C’était au tout début de la décennie. On sait ce qui est arrivé depuis à l’Irak; l’Iran étant toujours dans le colllimateur.

    Exit donc l’euro et le dollar reste pour longtemps encore (?) l’unique monnaie de référence internationale.

    A la lecture de ce que vous nous expliquez du fonctionnement du système financier US, je trouve cette éventualité pas si « science-fictionnesque ».

    1. Le FMI et la BNS (Banque centrale suisse) organisent le 11 mai prochain une réunion à Genève, avec la participation annoncée de gouverneurs d’autres banques centrales.

      Objet : « examiner les faiblesses de l’actuel système monétaire international et d’identifier les réformes qui seraient souhaitables », selon la BNS.

      La question de la réforme du système monétaire international va rejaillir très prochainement, mettant en cause le rôle exclusif du dollar.

    2. Monsieur Leclerc.
      Autant dire que rien de probant ne sortira de cette réunion. On commence à en avoir l’habitude, d’ailleurs.
      Les « responsables » devaient avoir envie de s’offrir un petit voyage avec gueuleton aux frais de la princesse.

      Bon, sinon, c’est’Hellène fait un rachat de crédits avec étalement sur 150 ans (ou générations, le contrat comporte beaucoup de petites lignes illisibles…)
      Et comme une défaillance d’état n’est plus financièrement (correct) permise, quel pourrait être l’élément le plus probant de provocation de la catastrophe..??
      (le FMI qui ne peut pas racheter sa propre dette comme tout le monde..??? )

    3. très intéressant les propos d’étienne. les européens du nord ont coutume de dire que les français ne sont jamais tout à fait sérieux. les allemands et les anglais le sont tout à fait.

      si en france l’on croit encore pouvoir manger à tous les rateliers diplomatiques et internationaux, l’heure des choix est bientôt venue.

      beaucoup de gens devraient alors se retrouver dans la position inconfortable de devoir choisir entre continuer à oeuvrer contre les intérêts de la patrie et celui de poursuivre leur action souterraine pour le grand capital anglo-saxon.

      à voir.

  19. Excusez-moi de rereréitérer :

    -1) vu que la Grèce est considérée comme « pestiférée » par le marché

    -2) vu que le marché ne veut donc plus lui préter parce qu’il estime qu’elle ne pourra pas rembourser

    -3) vu que les états « sauveurs » (déjà bien endettés) doivent eux-mêmes emprunter pour repréter à la Gréce

    -le marché acceptera-t-il de préter à ces états sachant que ces sommes seront prétées à la Grèce qui ne pourra pas les rembourser (2)) ???????????

    -si oui à quel taux ?

    Parce que pour le moment ces états tablent sur des taux de 3 % environ .

    Or, si on suit sa logique, le marché devrait inclure une « prime de risque » maximum pour ce type de prêt et donc de proposer des taux bien supérieurs !!!

    Me trompe-je ?????????

    1. C’est pour cela qu’il est actuellement étudié, pour la suite des opérations, un système de garanties (qui éviterait de procéder par emprunt).

    2. @louise et BA (ci-dessous) : vous raisonnez juste, me semble-t-il, mais ça ne sert à rien. De toute façon, leurs annonces sont bonnes pour la poubelle aussitôt faites. Lire dans Le Monde : «  »Les déclarations étaient fortes, mais cela restait des déclarations », indique Natacha Valla, économiste chez Goldman Sachs. »

  20. Le soi-disant « plan d’aide » prévoit que les Etats européens prêteront 30 milliards d’euros à la Grèce à un taux de 5 %.

    Mais … les Etats européens sont eux-mêmes surendettés !

    Alors on nous explique que les Etats européens vont emprunter sur les marchés internationaux, et qu’ensuite ils vont prêter ces sommes à la Grèce !

    Mais … les Etats européens vont se surendetter encore plus !

    1- Exemple : l’Irlande.

    Le taux d’intérêt des obligations de l’Irlande à 10 ans est en ce moment même de 5,297 %

    Romandie

    L’Irlande va donc emprunter à un taux de 5,297 %, pour pouvoir ensuite prêter à la Grèce à un taux de 5 % !

    En clair : l’Irlande va se surendetter encore plus, et elle va perdre de l’argent encore plus !

    2- Autre exemple : le Portugal.

    Le taux d’intérêt des obligations du Portugal à 10 ans est de 5,809 %.

    Bloomberg

    Le Portugal va donc emprunter à un taux de 5,809 %, pour pouvoir ensuite prêter à la Grèce à un taux de 5 % !

    En clair : le Portugal va se surendetter encore plus, et il va perdre de l’argent encore plus !

    Etc.

    Dernier problème : même si les Etats européens réussissaient quand même à prêter 30 milliards d’euros à la Grèce, ce serait à fonds perdus car la malheureuse Grèce est incapable de rembourser quoi que ce soit.

    Ce soi-disant « plan d’aide » est complètement pipeau ; il ne sert qu’à essayer de rassurer les marchés internationaux.

  21. Nicolas Sarkozy est sur la Muraille de Chine. Christine Lagarde aux abonnés absents. François Baroin, secrétaire d’Etat au Budget, semble être aux manettes pour le gouvernement français. Son intervention n’a eu pour objet que de garantir que la notation de la France n’était pas en danger.

    Si François Fillon, premier ministre, s’est bien exprimé hier, il a renvoyé…à la déclaration qu’allait prononcer Angela Merkel quelques instant plus tard en l’annonçant ! Signe indéniable qu’il est sur le coup.

    1. @ FL :
      Oui. Mais on signale à l’Elysée que le laveur de carreau aurait une déclaration à faire.
      Après celle de Mme Merkel, bien entendu …

  22. Une question simple : comment cela va finir ?

    D’après ce que j’ai compris de mes lectures, c’est le système bancaire de l’eurozone qui va pâtir des événements actuels. Les banques propriétaires de créances sur la dette grecque ne pourront plus mettre ce type de titre en pension auprès de la BCE pour se refinancer. Il y aurait ainsi un assèchement de la liquidité qui pourrait être comparable à ce qu’il s’était produit peu après la faillite de Lehman. Est-ce bien cela qui nous guette ??

    Une question : pourquoi ne pas faire fi des dispositions des traités interdisant de monétiser les déficits, et de monétiser une partie de la dette grecque ?

  23. Bonjour,

    J’ai visionné « Capitalism, a love story » hier.

    Question : Si les boites américaines prennent des assurances-vie sur leurs employés, elles ont intérêt à ce que ceux-ci veuillent bien mourir, soit.

    Mais, l’assureur lui a intérêt à ce que ces personnes restent en vie. Et ceci, M Moore ne le dit pas.

    Et il en va de même il me semble avec les CDS et produits dérivés, reposant sur des crédit évent, : l’organisme qui assure n’a pas intérêt à la faillite du CDS, même nu… ! n’est-ce pas ?

    Je prends une assurance-incendie sur la maison du voisin, oui, mais l’assureur lui n’a aucun intérêt à ce que la maison brûle… Ce sont donc 2 « paris », dont les intérêts s’opposent.

    A ce moment là, les CDS nus ne sont-ils pas acceptables ?

    1. A ce moment là, les CDS nus ne sont-ils pas acceptables ?

      Non, car ils créent un risque qui n’existait pas : celui que la survenue de l’événement couvert entraîne la faillite de l’assureur, les CDS s’échangeant de gré à gré sur un marché non-financé (pas d’obligation de constituer des provisions réserves pour les risques couverts).

    2. Non, Crapaud rouge : c’est le principe du bookmaker.
      Il verse aux gagnants ce que les perdants ont mal joué. Avec une comm au passage, bien sûr.

      C’est aussi un peu le principe de l’assureur. Sauf que c’est celui qui verse ses cotisations sans jamais avoir de problème qui perd.
      Mais bon, l’assurance joue sur du velours, car elle connait les risques par statistiques.

      Et c’est là qu’on remarque qu’AIG s’est vachement planté sur ses stats…

    3. @yvan: « Il verse aux gagnants ce que les perdants ont mal joué. » : ok d’accord, ça fonctionne comme ça.

      Deux petites choses à remarquer : les vraies assurances paient aux « perdants », par exemple ceux qui ont eu un accident ou des ennuis de santé, alors que les « gagnants », qui n’ont pas subi les risques encourus, ne touchent rien du tout. Ensuite, je ne crois pas qu’AIG se soit planté sur ses stats, mais plutôt qu’elle n’avait aucune idée de l’interaction des paris entre eux. Les risques qu’elles croyaient pouvoir assurer n’étant pas déconnectés les uns des autres, on peut ramener ça à un problème de stats, en effet, mais ça résulte plutôt d’une méconnaissance des marchés et de la réalité.

  24. L’euro à 1,3257 $ … cette baisse est vitale pour nos exportations … étonnant cette résistance à la baisse !

    2010/03/25 Just a year ago the euro was as low as 1.25.
    But now at 1.35 does it mean the end of the European Union or the end of the euro as many pundits think? I really doubt it.

    2010/04/27 A Blessing In Disguise Behind the Euro Fears, MICHAEL CASEY
    NEW YORK–It’s hardly textbook policymaking, but the euro zone’s woeful handling of its Greek imbroglio is delivering a welcome unintended positive consequence: greater export competitiveness.
    Therein lies a glimmer of hope.
    As European leaders squabbled over a Greek rescue plan, stoking fears of contagion to other parts of the euro zone and a threat to the integrity of monetary union, the euro has plunged against other currencies. It has lost 12% against the dollar since the crisis first erupted in late 2009. This offers an escape route from the crisis itself.

    2010/02/11 How serious is the euro debt crisis? GEORGE IRVIN
    http://euobserver.com/19/29451
    During the Asian crisis of 1997, when Hong Kong was attacked by the markets, the government raised interest rates and intervened in the markets. The ECB today is in a far stronger position. It merely has to announce that it will guarantee Greek bonds (or those of any other member state which is attacked) in order for the speculative frenzy to end.

  25. Roubini en a parlé, entre autres :
    http://ftalphaville.ft.com/blog/2010/04/29/215496/britains-very-own-aa-rating-rumours/

    Comme quoi S&P fait des ‘efforts’ quand il s’agit du RU …

    Plus sérieusement, là, on changerait définitivement de braquet (en termes de montants) mais aussi de direction (hors zone euro, anglo-saxon).
    « Today’s TV debate among the three party leaders will be closely watched and is viewed as the final chance for the Conservatives to turn the polls in their favour. Failure to do so will result in a sharply lower sterling. »

    Afin de bien faire comprendre le ‘sens positif du vote’, je ne serais pas étonné que juste avant les élections, une dégradation (ou même tout simplement un avertissement, sous forme de tendance négative) de la note du RU advienne …
    Wait and see.

  26. Ce qui est navrant dans toute cette histoire, c’est que tous nos dirigeants se plient imperturbablement au diktat du marché. Est-il si objectif, ce marché, quand on sait qu’il est manipulé à outrance ? Alors pourquoi continue-t-on de s’y fier ?

    Quand le risque d’un défaut remboursement ou, tout simplement, de paiement des intérêts, survient, il est normal qu’une agence de notation retréograde la notation de l’émetteur. Ne pas le faire lui serait reproché. Que le cours des titres de cet émetteur baisse avant et après ce genre d’action est tout aussi normal. Certains investisseurs institutionnels ne pouvant conserver des titres dont la notation est passée sous un seuil déterminé staturairement, sont évidemment contraints de s’en débarrasser. Que les banques se débarrassent à leur tour des titres grecs dont la notation est devenue une de pacotille, est tout aussi normal puisqu’elles ne pourront plus mettre ces titres en pension auprès de leur banque centrale pour obtenir du crédit bon marché.

    Mais ce qui est anormal c’est que le cours de ces titres continuent de fléchir et que leur fléchissement s’accélère. C’est comme si ces investisseurs vendaient continuellement, sans discontinuer. Or, sachant que ce sont les banques qui font la pluie et le beau temps sur les marchés financiers, on peut raisonnablement déduire de ce qu’on voit qu’elles se sont entendues pour couler les obligations d’état sur les marchés obligataires. Car je ne vois pas qui sert de contrepartie à toutes ces ventes sinon les banques elles-mêmes (elles sont en fait teneur de marché).

    En clair, elles vendent ces titres à des consoeurs qui les revendent aux premières et ainsi de suite. Nos politiques devraient dare-dare stopper ce carrousel infernal. Tergiverser plus longtemps est offrir sur un plateau d’argent, d’or ou de platine, ce que ces spéculateurs souhaitent. Et pendant ce temps, c’est le petit peuple qui trinque ! L’ignominie des spéculateurs devient insupportable et l’incompétence de nos dirigeants intolérable.

    1. « c’est que tous nos dirigeants se plient imperturbablement au diktat du marché » : non, je ne pense pas, ce sont les marchés qui font « imperturbablement » plier « nos dirigeants »…

    2. Fichtre, encore plus sévère que moi ! Ils ne sont plus incompétents, ils sont tout bonnement soumis !

    1. Cela un petit côté « la peste ou le choléra  » mais renvoie à l’insoluble problème du « deleveraging » (le dégonflement des deux bulles privée et publique).

      Nouriel Roubini voit un peu la situation avec ses lunettes d’Américain, agite le spectre de l’inflation, et écarte une autre option, à propos de laquelle je prépare un billet…

    2. Les « modèles » inflationnistes ne sont-ils pas mieux « maîtrisés » que les « modèles » déflationnistes dans l’esprit et les outils de nos « dirigeants »?

  27. bonjour Paul et vous autres !
    j’ai rechercher sur bloomberg.com la page ou l’on trouve ces graphiques…. et je n’ai pas trouvé
    quelqu’un peut il m’aider !
    merci !!!

    ps : je suis un lecteur discret mais assidu de votre blog et de vos livres monsieur Jorion et ce depuis le printemps 2008… merci a vous !

  28. Je viens d’entendre cela d’une relation qui avait acheté un appartement à 280Ke sur l’acropole à Athène, obligé de le vendre : à 80ke il n’y a pas d’acheteur………………..

    Si contagion il y a à toute l’Europe du sud, toutes les banques sont déjà en surfaillite………
    Quand aux fonds du nord pensions et autres qui ont investi dans l’immobilier du sud, ça va être la suite de la rincée……………..l’Europe en perte et profit…………..

    Remettez moi en mémoire combien ils sont payés nos f’cons européens !!!!

  29. bonjour

    Je pense que diverses solutions simples existent pour résoudre les problèmes :

    1/ Suppression de la démocratie ( les chinois y arrivent bien eux !)
    2/ Déclenchement d’une guerre totale ( peu importe l’ennemi ) , dont les soldats seront les chômeurs , les jeunes , les assistés : On règle les problèmes de déficits de la sécu , des caisses de retraite etc
    3/ Aprés le retour au calme , organisation d’une coupe du monde de foot permanente : tout le monde est occupé et n’a plus le temps de penser .
    4/ Et puis si ça ne suffit pas , apocalypse nucléaire ! Comme ça y nous feront plus chier les râleurs !

    ps : avant le n°4 , prévoir de recouvrir Dubaï d’une cloche de verre antiatomique , afin de sauver nos élites qui ne méritent pas ce triste destin.

  30. KASANDRA.
    Je te le dis, tu verras le meurtre d’Agamemnôn.
    LE CHŒUR DES VIEILLARDS.
    Ô malheureuse ! contrains ta bouche de mieux parler.
    KASANDRA.
    Il n’y a aucun remède à ce que j’ai dit.
    LE CHŒUR DES VIEILLARDS.
    Non, certes, si cela doit arriver. Mais que cela n’arrive pas !
    KASANDRA.
    Toi, tu pries ! Eux ne songent qu’à l’égorgement !

    Agamemnon, Eschyle, traduction Leconte de Lisle

    1. CASSANDRA

      source: tous-les-prenoms.com/l
      Étymologie : Ce nom chargé de 3000 ans d’histoire est sans doute étymologiquement le synonyme féminin d’Alexandre ; Kassandra, en grec, signifierait  » la femme qui repousse l’ennemi, celle qui protège « . La plus illustre d’entre elles fut la fille de Priam, le dernier roi de Troie. Elle avait reçu d’Apollon le don de prévoir l’avenir. Mais elle refusa les avances du dieu qui voulait la séduire et, pour se venger, il décida qu’on ne croirait jamais à ses prophéties. Elle ne cessa ensuite d’annoncer la prise et la ruine de Troie mais on se moqua d’elle. Après la victoire des Grecs, elle eut une fin de vie agitée. Esclave et maîtresse d’Agamemnon, elle périt poignardée par la farouche reine Clytemnestre. On dit encore aujourd’hui des personnes qui ne cessent de prédire des catastrophes  » qu’elles jouent les Cassandre…  » Ce prénom homérique n’est jamais tombé dans l’oubli. Peu fréquent, mais régulièrement attribué, on le retrouve dans l’ensemble du monde occidental pendant tout le Moyen Âge. À l’époque de la Renaissance, il est très en faveur dans les classes aisées, aussi bien en Italie qu’en Angleterre ou en France. Les Américains le découvriront ensuite et au XXe siècle, vers 1940, les familles noires des États-Unis en feront un de leurs prénoms préférés. En France, Cassandra et Cassandre ont connu un vif succès à partir de 1990 et restent encore aujourd’hui des prénoms très attribués. Comme tous les prénoms féminins inspirés de la mythologie et n’ayant pas de sainte particulière, on fête Cassandra à la Sainte-Diane.

  31. Je remercie Paul Jorion de mettre à disposition ses précieuses informations. Je suis surpris qu’on n’en fasse pas plus écho dans les médias traditionnels.

    Paul, maintenant que vos prévisions sur la Grèce, le Portugal et l’Espagne se sont avérées justes, quelles prochaines étapes peut-on prévoir ? L’éclatement de la zone Euro est-elle envisageable ? Les états européens ont-ils encore une marge de manoeuvre ? Si Royaume-Uni et Etats-Unis sont les prochains sur la liste, à quelle échéance cela peut-il avoir lieu ?

  32. Comment se fait-il que ces agences de notations qui font la pluie et surtout le mauvais temps actuellement soient entreprises des privées ? J’aimerai comprendre…

    Merci à tous.

    1. Les agences de notations appartiennent au secteur privé pour éviter les grèves à répétition ce qui empêcherait les états d’emprunter à tout va…..

  33. Je sens présent que la BCE va se lancer dans le QE (Quantitative Easing – J’ai oublié le terme français…). Comme la FED ou la Banque d’Angleterre. Elles vont faire ce qu’elles se sont interdit de faire pendant des décennies et qui est la cause première de l’endettement de TOUS les pays de l’OCDE.

    Une résorption des dettes par l’inflation. Une autre crise. Encore une fois, cette stratégie va être bonne pour la croissance (celle qui tue la planète), pour les bourses, et pour les matières premières. Pour les autres…

    Les indicateurs à suivre seront l’Or et les Taux. S’ils montent c’est que les politiques/financiers on fait le choix du QE…

  34. Grèce : UE et FMI demandent une réduction de 10 points du déficit en 2 ans.

    ATHÈNES – L’Union Européenne et le FMI ont demandé au gouvernement grec de réduire le déficit public du pays de 10 points en 2 ans et d’effectuer des coupes salariales, a indiqué à la presse un syndicaliste après une réunion jeudi des partenaires sociaux avec le Premier ministre Georges Papandréou.

    L’UE et le FMI examinent avec les responsables grecs une réduction du déficit public « de 10 points en 2 ans, 2010 et 2011 et des économies de 25 milliards d’euros », a précisé ce participant en sortant de la réunion.

    « Ils examinent aussi une suppression des 13ème et 14ème mois de salaire dans le secteur public pour les salariés ainsi que pour les retraités », a-t-il ajouté.

    Les taux de TVA devraient également être augmentés de 1 ou 2 points, selon un autre participant ayant requis l’anonymat.

    Des responsables de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du FMI discutent actuellement à Athènes avec les autorités grecques des conditions en échange desquelles leur seront accordés les prêts des pays de la zone euro et du FMI.

    Le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn a affirmé jeudi que ces négociations étaient « sur le point d’être terminées » mais que les prêts seraient conditionnés à la mise en oeuvre des réformes demandées.

    L’enveloppe des prêts promis à la Grèce par la zone euro et le FMI pour 2010 atteint quelque 45 milliards d’euros.

    Romandie

    1. A presser la population grec pour abandonner leur marché noir en augmentant de 2 points la TVA, c’est l’effet inverse qui va se produire, un peu plus de marché noir pou encore moins payer de taxes .. réaction bien naturelle.

    2.  »L’Union Européenne et le FMI ont demandé au gouvernement grec de réduire le déficit public du pays de 10 points en 2 ans et d’effectuer des coupes salariales, a indiqué à la presse un syndicaliste après une réunion jeudi des partenaires sociaux avec le Premier ministre Georges Papandréou. »

      Mort de rire….10 points en 2 ans …pourquoi pas 15 ou 20?Totalement ridicule….

  35. Peut-être un tiercé dans le désordre, Paul.
    L’Angleterre, …
    La Belgique a sonné les trois coups, pardon la procédure de sonnette d’alarme.
    Je suis l’affaire sur mon blog.
    C’est fou ce que cela chahute.
    Time is money and Money is time.
    The counters are always telling the true at the end of the show.

    Bravo. Pour vos interviews au Québec.
    J’espère que vous n’avez pas été enfumé en passant à proximité de l’Islande.
    Des Belges sont seulement rentrés hier des USA.
    Par le Golfe du Mexique, faut non plus pas espérer prendre le bateau pour le moment.

    1. Le CNRS vient de montrer que les lidars (« écho optique » d’un faisceau laser ) avaient pu mesurer le nuage en temps réel, mais c’est l’interprétation spécifique des déonnes qui a demandé du temps.
      Bravo aux scientifiques français quand même.

      http://www.ipsl.fr/fr/Actualites/Actualites-scientifiques/Observation-du-nuage-du-volcan-islandais-Eyjafjoell-par-les-chercheurs-de-l-IPSL

      Maintenant, retour à l’enfumage médiatique… Y a-t-il un lidar dans la salle ?

  36. L’argent n’a jamais eu d’odeur, ni de goût, parfois il est liquide ou solide, palpable à la rigueur.
    Mais il n’a de valeur qu’en fonction de la confiance qu’on a en lui.
    Un million de dollar dans une serviette= un bon coussin pour la tête mais …dans le désert

  37. Un accord Européen pour la Grèce semble aboutir … bà voilà ! la Grèce est sauvée

    J’attends les râleurs en mal d’émotions pour vous annoncer la prochaine fin du monde .. A vos claviers messieurs !

    1. Vous êtes un grand naif vous..si vous croyez encore aux effets d’annonce…surtout concernant la Grèce..accord ne veut pas dire qu’il sera exécuté et encore moins accepté…..donc la situation va s’aggraver car ce n’est pas en augmentant la dette de ce pays que l’on va résoudre le problème:

      you cannot fix a drinking problem with a case of whiskey, nor can you fix a debt problem with more credit – that is, more debt.

      Les grecs n’accepteront jamais ces mesures qui de toute façon ne peuvent que créer une énorme récession donc encore plus de dettes etc etc ….toujours convaicun que le ‘problème’ est fixé?

      De plus le but n’est nullement de sauver la ‘grèce’..mais les banques qui ont prêté à la dite Grèce …tout prêt supplémentaire à la Grèce ne sera JAMAIS remboursé…

      Just reported: Greece will not cut public salaries or there wll be civil war.

      http://market-ticker.denninger.net/

    2. Il vous faudrait, en effet, relire avec un peu plus d’attention les différents articles de ce blog (et d’autres sources, souvent citées en « link » dans les posts des intervenants) avant de vous réjouir des effets d’annonce des mass medias. Comme répété à maintes reprises, il s’agit surtout d’éviter la faillite des créanciers (les banques !)et non celle des débiteurs, fussent-ils des Etats, membres de l’UE et de l’Eurozone de surcroît. Ceux qui vont payer maintenant ne reverront jamais leur argent. Et cela, ils le savent très bien.

    3. Merci Dissy .. vous êtes le premier à vous êtes jeté sur le clavier. .. Le sauvetage de la Grèce est la seule solution, alors désolé de ne pas alimenter votre addiction de pessimisme journalière.

    4. La Grèce n’est nullement sauvée encore une fois(on nous a déja annoncé 25 fois son  »sauvetage ») …attendez les détails du plan et SURTOUT la réaction du peuple….de toute façon mettre la Grèce en récession de -5 pct ça va vous servir à quoi? »Gagner du temps » ..en perdre en fait …une caisse de champagne que la Grèce ne tiendra pas le 1/4 du 1/10 de ses engagements de ‘rigueur’…magouilleurs de père en fils…(je n’ai rien contre la Grèce au contraire)….rdv aussi après le 6 mai si Cameron gagne en UK…beaucoup de cadavres l’attendent dans les placards..et surtout rdv après les élections midterms US en novembre….on passera de la recovery ‘false flag’ a la discovery….de l’enfumage Obama…que du bonheur….et beaucoup d’excellentes chroniques de messieurs Jorion et Leclerc…..le pharmacien Coué aurait fait un malheur chez les financiers avec sa célèbre méthode….dont ils ont tendance à abuser….Réveil.. votre pseudo ..et si vous étiez Me Lagarde?Le bétisier de ses déclarations les plus stupides faisant un buzz sur le net…genre ‘les subprimes’ ne concernent pas l’Europe’ (aout 2008) et cent autres….

  38. Les monnaies ne racontent pas seulement l’histoire économique des cités, des grandes villes marchandes d’épices, d’étoffes, de luxe et de grandes pierres d’autrefois. Elles en sont encore aujourd’hui le reflet de la vie plus ou moins pressante, décadente, spirituelle, intellectuelle, culturelle ou religieuse d’une société.

    http://www.youtube.com/watch?v=mA0SAvuUMHs&feature=related

    Dans l’antiquité grecque, la monnaie était un des rares supports permettant de véhiculer une image. L’impensable peut toujours se produire, l’impondérable peut toujours survenir du jour au lendemain qu’on le veuille ou non, l’histoire parfois nous échappe même à travers l’hellénisme qui s’est beaucoup répandu aussi à travers le monde depuis pas mal de temps, en bien comme en mal d’ailleurs, comme toute grande monnaie anthique ou pas.

    L’histoire change, vivre et souffrir davantage maintenant comme les Grecs, tout l’art du mieux vivre encore au dessus des autres et du monde, le monde des dieux, celui des grandes marques de plus, celui des gens du marché, que reste-t-il encore du grand empire d’Alexandre le grand et de tous les grands royaumes qui lui succédèrent comme à Babylone autrefois.

  39. les spéculateurs font la même erreur que dans le paradoxe de Zénon (plus connu sous le nom d’Achille et la tortue ) :

    la distance est finie ,le nombre de pas pour parcourir cette distance est fini !

    maximiser les gains par des pyramides de Ponzi ,des calculs de série « infinie aux limites » n’est pas possible .

    ça me rappelle la légende du sadhu qui demanda au maharadjah d’être récompensé après une mission en doublant à chaque fois le nombre de grains de riz posés sur un jeu d’échec : tout le riz de l’inde n’ y suffit !

    1. « la même erreur que dans le paradoxe de Zénon » : il n’y a pas plus d’erreur que de paradoxe dans la tortue de Zénon, seulement une procédure par laquelle Zénon veut que sa torture arrive EXACTEMENT sur la ligne d’arrivée. Cette tortue a posé longtemps de forts tortueux problèmes qui ont été liquidés en disant :

      1) Zénon a tout faux, ce qui est une INJUSTICE épouvantable à son endroit ;

      2) la tortue se rapprochant indéfiniment de la ligne d’arrivée, on décrète tout à coup, sans crier gare et de façon arbitraire que, bon, maintenant, ça suffit, elle est assez proche pour qu’on puisse dire qu’elle est pile poile sur la ligne. On appelle ça « le passage à la limite ». Mais il implique une discontinuité dans le calcul qui donne rétroactivement raison à Zénon.

      Disons que Zénon a eu tort de prétendre que « le mouvement est impossible », ce qui est impossible c’est seulement le mouvement « exact ». Disons aussi que, sans ce passage à la limite, il n’y aurait pas de décision possible, et quasiment pas de mathématiques possibles. Mais cela n’ôte rien au fait que Zénon a raison.

  40. 29/04/10 07:59 Economie : l’inflation ou la faillite guettent de nombreux pays (Roubini)

    Le nouveau ‘coup de tabac’ sur les marchés financiers fait réagir l’économiste Nouriel Roubini. Celui que les marchés surnomment « Dr Doom » (« Dr Catastrophe »), qui avait prévu la crise des crédits « subprime », met en garde une nouvelle fois sur le danger des dettes souveraines accumulées depuis deux ans pour sauver le secteur bancaire et relancer l’économie mondiale.

    Lors d’une conférence à Beverly Hills (Californie), M. Roubini a estimé hier que le problème de la Grèce n’était que la pointe de l’iceberg de la dette mondiale, ou encore « le canari qui prévient de l’explosion imminente dans une mine de charbon »…

    Pour l’économiste, le gonflement des dettes publiques, notamment aux États-Unis, au Japon et dans certains pays européens, risque de mener, à terme, à un choix difficile entre un dérapage de l’inflation ou le défaut de paiement de certains pays… S elon lui, l’augmentation des taxes et des impôts ne suffira pas pour éviter des scénarios de ce type.

    Il conseille notamment aux États-Unis de combiner une hausse de l’impôt sur le revenu avec des coupes budgétaires, et à l’Europe de réduire ses dépenses publiques. Si le problème de la dette n’est pas pris à bras le corps, « des nations ne pourront plus faire face à leurs obligations ou bien elles subiront une inflation élevée si leurs responsables monétisent la dette ou font marcher la planche à billets pour combler les déficits ».

    « Les investisseurs obligataires sanctionnent déjà la Grèce, l’Espagne, le Portugal, la Grande-Bretagne et l’Islande » a ajouté Nouriel Roubini. A terme, le problème des déficits américains arrivera aussi à la « Une ». « Le risque de problèmes sérieux aux États-Unis dans les deux à trois prochaines années est significatif, parce que Washington ne manifeste pas de volonté d’agir sur ce dossier avant d’y être forcé par les investisseurs obligataires » a conclu Roubini.

    (C) Finance Plus

  41. Plan de sauvetage : Grèce ”sauvée”, pays prêteurs coulés !

    Les négociations concernant le plan d’aide à la Grèce sont “sur le point d’être terminées”, vient de déclarer le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn. Les contribuables européens peuvent donc commencer à tirer un trait sur plusieurs de leurs milliards d’euros.

    Car finalement, ce sont 120 milliards d’euros sur trois ans qui devraient être versés pour sauver la Grèce de la banqueroute.

    Rien que cette année, le gouvernement grec recevrait 45 milliards d’euros, répartis comme suit :

    Le Fonds monétaire international prêterait à la Grèce 15 milliards d’euros.
    L’Allemagne prêterait à la Grèce 8,3 milliards d’euros.
    La France prêterait 6,5 milliards d’euros.
    L’Italie prêterait 5,3 milliards d’euros.
    L’Espagne prêterait 3,6 milliards d’euros.
    Les Pays-Bas prêteraient 2 milliards d’euros.
    Le reste de la zone euro prêterait 4,4 milliards d’euros.

    Le risque ultime (le plus crédible, aussi !) est que chaque Etat perde son “investissement”.

    L’Union européenne ayant toujours reposée sur le principe de solidarité entre les peuples, passe encore. Seulement, deux graves problèmes se posent.

    Tout d’abord, les pays-prêteurs sont, eux-mêmes, déjà extrêmement endettés. Par conséquent, tous vont devoir réemprunter pour prêter, ce qui ne fera qu’alourdir un peu plus leur ratio dette publique/PIB.

    Surtout, le Portugal fait partie des contributeurs.

    Mais, depuis le début des négociations sur les modalités du plan de sauvetage lancées il y a un mois, le pays a vu sa note souveraine dégradée par l’agence Standard & Poor’s.

    Si bien qu’aujourd’hui, pour emprunter à 10 ans, le Portugal doit proposer une prime de 5,75 %.

    Or, le prêt accordé à la Grèce devrait tourner autour de 5 %. Sans même évoquer une possible banqueroute de la Grèce, le Portugal perdra de l’argent !

    A vouloir sortir les Grecs de leur marasme économique, les Etats de la zone euro vont parvenir à faire coup double : se rapprocher un à un de la banqueroute, tout en assistant, impuissants, au naufrage de la Grèce !

    Arnaud Lefebvre.

    Moneyweek.fr

  42. « Un grand bravo aux instances européennes pour leur sens de l’initiative, leur temps de réponse et leur savoir-faire en général ! »
    A force de tremper sans retenue dans les eaux glacées du calcul égoïstes, les décideurs semblent frappés de cécité…
    … les peuples seront-ils plus clairvoyants ?
    Le vieux mouvement ouvrier parlait jadis de la nécessité d’être conscients et organisés pour changer le monde.
    Contre la mondialisation « sauvage » et ses absurdités, il faudrait créer une nouvelle Internationale, « où chacun s’unissant à tous n’obéit pourtant qu’à lui-même » : Humains de tous les pays, relevez la tête !
    Vaste programme…

  43. A noter que l’embellie d’aujourd’hui sur la bourse d’Athènes est probablement dûe à l’interdiction des ventes à découvert pour une période de deux mois.
    Au fait, pourquoi ils ne rendent pas cette interdiction permanente sur les bourses et ne le font-ils que quand c’est la panique?

    1. oui, j’avais vu ça mais il se peut que ce soit néanmoins à la marge (sauf à terme, quand tout sera racheté).
      Pourquoi ? Parce que ce serait pas fun. Et ‘achement liberticide envers la liberté de ni…r son prochain, y compris soi-même.
      Les principes, revenir toujours aux principes …

  44. Que se passera t’il si la Grèce se trouvait en cessation de paiement le 19 mai?
    Comme une entreprise en faillite, on vendrait ses biens jusqu’à payer la somme qu’elle doit?
    Donc des entreprises, des propriétés, des îles…On comprend que certains vautours ont intérêt à ce que la Grèce tombe.
    Je me trompe?

  45. Mr Jorion, il est triste de voir que vous aviez raison, mais je ne suis pas plus étonnée que cela d’en faire avec vous le constat, aujourd’hui.

    Certains voient dans cette inertie, hésitation, divergence ou ce que vous voudrez, dans la gestion de la crise par les gouvernants européens, le point culminant de leur incompétence.
    Pour ma part, je n’y crois pas un instant, à ce niveau de prise de décisions qui peut avoir de graves conséquences, on s’entoure des meilleurs d’autant qu’on en a les moyens.

    Nos gouvernants SAVENT dans quelle situation économique se trouvent les pays européens et plus généralement occidentaux. Ils CONNAISSENT les options possibles. Ils savent qu’il n’y en a aucune politiquement ou financièrement viable alors ils choisissent celle qu’ils ont toujours choisie lorsqu’il s’agit de prendre une décision difficile : repousser l’urgence du problème à plus tard en limitant la casse à court et moyen terme, ce qui leur permet de gagner du temps pour préparer l’opinion. En l’occurrence ici, les maîtres mots seront dans l’ordre : austérité, misère et guerre.

  46. je subis une crise qui empire – ici – puis là – mais comme dirais un autre blog, the system is broken – oui, je sens que tu as raison – j’assiste, choqué – au spectacle du crash – puis je me détourne – la reconstruction passe par où – qui est celui que je choisis pour ma reconstruction de demain matin – un bloc aujourd’hui, un demain, plus celui du voisin – ne regarde pas derrière – vous tous – intéressé – intéressant – pensons reconstruction – peut être pas pour nous. mais nos enfants – individuellement commençons la reconstruction – nous nous sommes trompés – nous avons pris une bifurcation hasardeuse – des gens – nous mènent vers un ailleurs dont je ne veux pas – Paul – entretien le Point – « Vous paraissez être bien seul sur cette ligne » – « Tant pis. Je m’y tiens  » – ouah ! j’aime bien, cet homme – je poursuis – je cherche – à ma mesure – bien faible – bien humaine – qu’importe – je me bats je me bats.

  47. Un passage d’un livre de Christopher Lasch (1995) sur les élites:

    The thinking classes are fatally removed from the physical side of life – hence their feeble attempt to compensate by embracing a strenuous regimen of gratuitous exercise. Their only relation to productive labor is that of consumers. They have no experience of making anything substantial or enduring. They live in a world of abstractions and images, a simulated world that consists of computerized models of reality – « hyperreality », as it has been called – as distinguished from the palpable, immediate, physical reality inhabited by ordinary men and women. Their belief in the « social construction of reality »- the central dogma of postmodernist thought – reflects the experience of living in an artificial environment from which everyting that resists human control (unavoidably, everything familiar and reassuring as well) has been rigorously excluded. Control has become their obsession. In their drive to insulate themselves against risk and contingency – against the unpredictable hazards that afflict human life – the thinking classes have seceded not just from the common world around them but reality itself. (p. 20)

    1. « The Revolt of the Elites and the Betrayal of Democracy ».
      L’édifiant livre-testament de Christopher Lasch -mort dix jours après la fin de sa rédaction.
      ( Livre disponible en français, en format poche, chez Champs Essais: « La révolte des élites et la trahison de la démocratie »; traduction Christian fournier, avant-propos de Jean-Claude Michéa)

      « Les classes intellectuelles sont fatalement éloignées du côté physique de la vie -d’où leur dérisoire tentative de compenser cet éloignement en adhérant à un régime astreignant d’exercices physiques purement gratuits. Leur seul rapport avec le travail productif est en tant que consommateurs. Elles n’ont pas l’expérience de la création de quoi que ce soit de substantiel ou de durable. Elles vivent dans un monde d’abstractions et d’images, un monde virtuel consistant en modèles informatisés de la réalité – une « hyper-réalité » comme on l’a appelé – par opposition à la réalité physique immédiate, palpable, qu’habitent les femmes et les hommes ordinaires. Leur croyance à la « construction sociale de la réalité » – dogme central de la pensée post-moderne – reflète l’expérience de leur vie dans un milieu artificiel d’où a été rigoureusement banni tout ce qui résiste au contrôle humain (ainsi que, c’est inévitable, tout ce qui est familier et rassurant). Le contrôle est devenu leur obsession. Dans leur élan pour s’isoler du risque et de la contingence – pour se prémunir des aléas imprévisibles qui affligent la vie de l’homme – les classes intellectuelles se sont séparées non seulement du monde commun qui les entoure mais aussi de la réalité elle-même. »

      …et le petit paragraphe qui suit:

      « La meilleure façon de comprendre les conflits culturels qui ont bouleversé l’Amérique depuis les années soixante est d’y voir une forme de guerre des classes, dans laquelle une élite éclairée (telle est l’idée qu’elle se fait d’elle-même) entreprend moins d’imposer ses valeurs à la majorité (majorité qu’elle perçoit comme incorrigiblement raciste, sexiste, provinciale et xénophobe), encore moins de persuader la majorité au moyen d’un débat public rationnel, que de créer des institutions parallèles ou « alternatives » dans lesquelles elle ne sera plus du tout obligée d’affronter face à face les masses ignorantes. » (p.32)

  48. @ beaufou dit : 1 mai 2010 à 06:23

    Ne pensez-vous pas que vous pouvez enlever ce qualificatif discourtois pour toujours ?

    Ce blog est de très bonne tenue. Il est fréquenté par des lecteurs de toute origine géographique et politique en partie à cause de cela.

    N’est-il pas préférable, si l’on veut être pris en considération, de veiller à ne pas véhiculer des propos porteurs de haine, de division et d’opposition, surtout quand on en appelle à des attitudes plus morales et respectueuses de tous ?

    Que cela vous ait échappé la première fois, tout le monde peut le comprendre. Mais que penser quand au deuxième passage vous ajoutez « pour l’instant » ?

    A n’en pas douter vous aspirez à la paix. Moi aussi.

    @ Jean-Luc dit : 1 mai 2010 à 12:33

    Merci pour ces commentaires complémentaires.

    De quels intellectuels et de quelles élites est-il question ? J’ai connu, jusqu’à la fin des années 80 des êtres brillants et en général très respectables sous tous rapports, issus de nos grandes écoles : polytechnique, supaéro, mines, centrale… très loin de présenter les travers que cet auteur signale.

    Ne faut-il pas se méfier de ceux qui visent à instiller dans les esprits des motifs de division au sein des peuples avec le secret espoir de voir naître des conflits dont ils espèrent tirer profit ?

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