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133 réflexions sur « Le temps qu’il fait, le 30 avril 2010 »

  1. L’interdiction des CDS nus continue d’être à l’ordre du jour en Allemagne. A ce point que le président de la Bundesbank (dont on dit qu’il serait le successeur à la tête de la BCE de Jean-Claude Trichet) vient de prononcer un discours à ce sujet.

    « Nous devons faire attention à ne pas mettre en oeuvre des solutions simplistes », a-t-il déclaré, précisant que cela signifiait qu’il ne fallait pas procéder à des « interdictions complètes », car « ces activités n’ont pas une valeur ajoutée économique nulle ».

    Le propos est défensif.

    1. Le propos est défensif, certes. Mais ce n’est pas ce qui m’interpelle. Plutôt que ce soit le président d’une banque centrale qui soit le défenseur des spéculateurs. De là à dire que gouvernants et spéculateurs marchent main dans la main…

  2. Monsieur Jorion, je vous soupçonne vaguement d’avoir lu mon commentaire sur les assurances et le « plantage » d’AIG sur ses statistiques…

    Je ne vais pas remuer le couteau dans la plaie, mais j’en remets une couche pour écrire comme d’habitude que l’on peut prendre n’importe quelle loi naturelle statistique et l’extrapoler pour en faire de la probabilité sur un événement futur…
    Mais le pire (si j’ose dire) est d’appliquer un outil mathématique au domaine de la finance ou de l’économie alors que nous tombons là dans du subjectif COMPLET.

    Bien d’autres domaines qui se disent « sciences » font le même principe de vouloir s’appuyer sur des outils bien réels afin d’essayer d’avoir de la crédibilité.

  3. Avec cette histoire de double détermination des CDS, monsieur Jorion pose à nouveau un pion tout à fait inattendu. C’est très bien, j’approuve évidemment à 1000%, MAIS :

    – ce n’est sûrement pas ça qui va empêcher nos politiques de dormir. Un tel niveau de pensée leur étant impensable, ils vont se dire : « Oui bon, c’est bien gentil, mais on n’y peut rien, c’est comme ça, on n’a pas à s’en mêler, de toute façon on n’y pige rien ».

    – si l’on commence à questionner les modalités de détermination de la valeur, que ce soit celle des CDS ou de tout autre actif, on n’est pas sorti de l’auberge. Autant tout mettre à la casse d’emblée, comme un vieux logiciel pourri, car il est évident que toutes les règles à ce jour connues sont arbitraires, au sens où ce ne sont pas des lois de la nature dont le non respect conduirait nécessairement à des catastrophes.

    – il serait plus intéressant encore de proposer d’autres règles fondées sur d’autres principes. Réinventer l’économie et la finance en s’interrogeant sur cette notion de « valeur » qui ne doit son existence qu’à la culture, et en finir avec cette « valeur hors sol » qui ne doit rien à la nature d’où elle est sortie.

    1. Attention, la notion de « valeur » est la cheville qui fait tout tenir, interdit d’y toucher…

      Je me disais… que ce système avait déjà au niveau idéologique, culturel au sens large, perdu son sens. Son sens, et les valeurs attenantes.

      Le travail n’est plus une valeur au sens moral, il n’est plus qu’un espoir lointain de salut, comme Dieu il devient infiniment lointain, une vague lueur improbable. Le salut personnel par l’emploi, un peu à l’image de « l’enfant sauvage » qu’on essaie d’acculturer, ne fait plus sens.

      L’ennemi n’est plus la contre valeur, l’ennemi externe. L’islam c’est fini, le choc des civilisations etc : La crise est là.

      Bref, Le politique est dévalué, l’argent, en fait toute motivation d’investissement personnel dans les valeurs de ce système sont anéanties, puisque tout a été galvaudé. Tout est pourri ; il reste des valeurs mais en dehors du système, le temps qu’on lui vole, la vie qu’on lui vole, en clandestin. Devenir le passager clandestin de sa propre vie, j’ai entendu ça hier. Excellente formule…

      Ou lutter contre lui, comme ici, comme j’imagine le font les enseignants et en fait la majorité.

      Les valeurs morales donc vont très mal, et quant à la valeur de l’argent, il ne vaut que par sa rareté, donc c’est une arnaque sui generis, immanente…. D’une certaine manière c’est ce qui oblige le système à couler. On aura beau régler la dette Grèque, le véritable problème se situe là.

      Lacan parlait de jouissance « autre » à propos du plaisir féminin, ou du plaisir de la drogue, de ces chemins de traverse qu’on prend en dehors de l’univers masculin, du « symbolique » quoique recouvre ce terme (personne n’a jamais vraiment compris Lacan à part Roudinesco), bref le féminisme est bien amorphe ces derniers temps…

      On peut, et l’on doit même envisager les excès du capitalisme comme une maladie, puisque ces gens sont dans un délire de toute puissance à l’instar des Staline et autres tyrans. La limite n’est pas claire du tout, entre folie et capital.

    2. Pour enfoncer le clou : Ségolène Royal vient de déclarer que la crise grecque ne serait jamais advenue si, conformément à son programme présidentiel de 2007, on avait (d’autorité je présume) séparé les activités « banque de dépot » de celles de « banques d’affaires ».
      De CDS point question et de Goldman Sachs ??? (peut être qu’en tapant très fort sur la table avec ses petits poings ?)…

    3. Litsztfr, il est évident que les valeurs morales ont été pilonnées par ceux qui en profitaient pour faire leur (et leurre) la valeur matérialiste.
      Et tu voies comme moi ce que ça donne…

      Bon, par contre, Lacan est un discipline de Freud. Et Freud commence à être sérieusement remis en question par des psychiatres dont la discipline s’appuie sur des faits scientifiques.
      En gros, les psychologues ne sont pas mes amis car leur pseudo-science fait tout à fait penser à de la religion.
      (et donc, du baratin)

    4. @Yvan

      Je pense qu’il est inutile d’attaquer le freudisme, qui comme toute théorie ne se laisse pas falsifier facilement. De plus c’est rentrer dans un jeu paranoiaque ; il durera autant qu’on en aura besoin. J’ai fait 10 ans de psychothérapie, en vain, ça a été les pires années de ma vie, donc je sais ce que c’est…. Mais j’ai étudié ça et donc ça ressort tout le temps dans mes ref… finalement il faut le prendre comme référence poétique.

      Roudinesco est amha une sectaire totale, comme beaucoup de psy d’ailleurs qui se servent de leur théorie pour objectiver le monde, la société et j’imagine leur famille, donc ils ont en quelque sorte ce lourd bagage et cette lourde relique à porter, cette théorie pessimiste qui redouble la fatalité de la vie et voilà. Nous voyageons léger.

      Foucault écoutait les conférences de Lacan, et il disait qu’il tentait de comprendre chaque soir… Mais lacan a dit qu’il restait obscur précisément pour faire figure de mystère, pour continuer à présenter l’énigme ! voilà. Et tout ce qu’il a dit n’est peut-être pas faux. Du genre, on n’interrompt pas la chaine du signifiant, entre les générations, etc. Et je préfère mille fois cette tradition à d’autres, cette tradition qui cherche à résoudre l’énigme…

      Ceci dit seul Scriabin m’intéresse et Shostakovitch. La révolution c’est déjà écouter la musique, méditer profondément une oeuvre d’art au lieu de courir…

    5. A propos, voici un témoignage éclairant (déniché en un clic sur rezo.net), qui montre des tas de choses, en particulier que l’on peut être en dehors des clous et cependant très respectueux des autres, que la réussite individuelle n’empêche pas d’avoir une conscience de classe, et que le fond de chaque personne est constitué de son éducation. C’est ce dernier point qui m’a le plus frappé : pour pouvoir donner de l’éducation à ses rejetons, il ne faut pas se sentir soi-même déclassé. C’est là: La chanteuse de Gossip.

    6. Cette notion de valeur est un vrai sac de nœuds. Il y a bien sûr le dévoiement scandaleux des valeurs morales en valeurs fric, et l’appropriation par les marchés de toutes estimations des valeurs, mais pas seulement.

      C’est ce post de suricat reprenant le cliché de « l’Allemagne bon élève », qui me fait écrire celui-ci. Être « bon élève » ne signifie plus désormais que « dégager des profits » ou des « excédents », c’est-à-dire ne pas faire de pertes. Ainsi, la valeur de toute chose est estimée, in fine, à sa contribution à l’objectif final et suprême : « dégager des profits ». C’est aujourd’hui considéré comme un excellent principe de gestion d’entreprise, soit, mais l’économie globale d’une nation, et a fortiori celle du monde, peuvent-elles décemment y être soumises ? Si oui, quel pourrait en être le but ou le sens ? On est d’abord tenté de répondre qu’il ne peut être qu’absurde, puis l’on se rend compte qu’au niveau d’une nation ou d’une multinationale, ses excédents lui permettent d’étendre son pouvoir en procédant à des achats de biens durables : surfaces agricoles ou minières, biens immobiliers, entreprises concurrentes, technologies,…

      La loi du profit n’est finalement rien d’autre qu’une manière de s’accaparer du pouvoir. Ce n’est sûrement pas une nouveauté, mais ce devrait être la base de discussion pour aborder ensemble les notions de pouvoir et de valeur. L’essence du pouvoir, c’est de pouvoir décider de la valeur des êtres et des choses.

      Ce n’est sûrement pas une nouveauté,

    7. Bonjour Crapaud Rouge,

      Vous pouvez ne pas avoir envie de vivre dans un monde concurrentiel, où la loi du profit est la meilleur. Moi aussi, je souhaiterai qu’il soit mis en place une sorte de gouvernement mondial interdisant les paradis fiscaux et limitant l’ultra-concurrence des pays.

      Mais en attendant que celà arrive, il faut bien vivre avec ses règles et s’y soumettre, car sinon tu te fais bouffer par les autres. C’est du réalisme. C’est beau de rêver, mais à un moment donner il faut se réveiller.

      Cordialement…

  4. Il y a une chose que je ne comprends pas, Paul. Si un CDS ne trouve pas preneur, son prix ne devrait-il pas baisser? Pourquoi, en tout cas, devrait-il augmenter? En raison de sa rareté sur le marché? Si les assureurs existants se souviennent d’AIG, il n’y a pas de raison qu’ils offrent des CDS, car leur risque serait trop élevé.

    Je ne suis pas aussi « saignant » que vous au sujet des auditions de la sous-commission Levin. Les membres du panel se sont efforcés d’attraire leurs interlocuteurs de Goldman Sachs sur le terrain de la ‘morale’. Ils ont échoué, et pour cause! Chaque sénateur intervenant ou presque a fait la comparaison entre une GS triomphante accumulant les bénéfices et une Main Street dévastée par la crise. La ‘réponse’ est tellement évidente qu’il y a lieu de se demander si la sous-commission du Sénat US n’a pas procédé à ces auditions simplement pour faire savoir au grand public qu’il n’y a nulle collusion entre elle, composée de politiques, et la finance, alors que la suspicion règne. N’oublions pas que les élus pensent à la prochaine échéance électorale, dans un climat de « sortez les sortants! » qui s’exhibe partout dans les pages de la presse américaine.

  5. Bien vu Mr Jorion

    A force de mentir et de rouler les gens avec les CDS et autre choses de plus à découvrir il faut bien alors qu’ils compensent leur manque de retour sur investissement quelque part.

    C’est comme au sentier, certains vendeurs arriveraient même à vous vendre leur camelote avec leur belle mère en plus sur les bras. Mais encore plus ils sont bardés de diplômes, de distinctions, de médailles, de légions d’honneur encore dernièrement avec Michael Schumacher à quoi ça rime tout ça ? A défaut peut-être dans le même temps de ne plus savoir quoi faire de plus efficace et plus ils s’enflent continuellement entre eux, et plus vous les voyez fonctionner bien machinalement comme tant de gens, comme pour la prochaine grosse bulle d’ailleurs.

    Par contre ce qui est bien c’est que de temps en temps il est encore donné à chacun la possibilité de pouvoir choisir celui qui en incarnera le mieux l’esprit et l’image personnifié du système de son temps la belle représentation démocratique du monde actuel, bien évidemment ils ne diront jamais la cruelle vérité aux gens tant ils récolteront autant de dividentes et de choses entre eux.

    Le marché a beau prétendre être omniscient savoir calculer tout, il n’en demeure pas moins que cela ne sent plus très bon quand même. On ne peut mentir indéfiniment aux gens à l’antenne comme en Bourse, tôt ou tard tout finit par se savoir, tant sur le visage de plus en plus blême et crispé de nos élites que pour le grand patron de Goldman Sach.

    Regardez et étudiez bien parfois leur visage et leur comportement à l’antenne en coupant le son.

  6. Bonjour,

    votre démonstration sur les CDS est assez intéressante. En ce qui concerne la Grèce, et malgré tout ce que je lis actuellement, je n’arrive pas vraiment à savoir si le plan de sauvetage (au cas où il serait effectivement accepté) suffirait à éviter le défaut de paiement. Quoi qu’il en soit, je pense que le cas de l’Espagne est bien plus inquiétant avec un chômage à 20%, un secteur immobilier en ruine, des banques européennes très exposées, et un âge de départ à la retraite déjà très élevé sur lequel le gouvernement ne pourra pas faire d’économies dans le cadre d’un plan d’austérité (la Grèce va par exemple relever l’âge du départ à la retraite de 53 à 67 ans pour une économie de plusieurs milliards d’euros).
    En tant que spectateur d’un système en train de s’effondrer, je ne sais réellement que penser. Faut-il sauver à tout prix le système ou bien se réjouir de sa chute ?
    Si le système est sauvé, cela s’accompagnera de la mise en bière des acquis sociaux : il faudra travailler plus et plus longtemps pour gagner moins. Le risque systémique n’en sera pas écarté pour autant car la crise actuelle (à mon sens) trouve son origine dans l’inégale répartition de la richesse, les bas salaires étant obligés de s’endetter pour soutenir une croissance artificielle.
    Si le système s’écroule, que va-t-il se passer ? J’ai parfois l’audace de penser que cela vaudrait mieux que tout le reste car sans onde de choc brutale, les libéraux sont en mesure de se maintenir au pouvoir pendant des lustres.
    Pour terminer, je souhaiterais commenter votre proposition sur l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix. Je ne doute pas de l’efficacité de cette mesure mais à mon sens il y a encore plus simple et plus efficace : réglementer de façon drastique le titrisation de façon à ne plus pouvoir ficeler des produits complexes comme les CDOs.

    1. Nous sommes tous des autruches, en fait le cas de la Grèce reflète la prise de conscience du monde financier et non financier que les dettes accumulées par les états ne seront pas remboursées.

      La croissance a fait accroire, comme une règle économique car non discutée, que les déficits des états s’estompaient dans le temps, comme gommés par la croissance et la croissance est moribonde….

      Savoir si la Grèce peut rembourser, pas plus que les autres bien évidemment, lorsque que vous voyez que la France verse au titre de l’intérêt de la dette chaque année plus que l’impôt sur le revenu des français et ce avec des taux ridiculement bas, comment imaginer un instant que la Grèce puisse seulement commencer à apurer sa dette, elle ne peut déjà pas assurer le paiement des intérêts…

      D’ailleurs le 1er Ministre Grecque a bien dit qu’il fallait tout changer dans la gestion de son pays, il n’y croit pas lui-même…

      Dites moi où placer de l’argent actuellement, hormis les dettes des états, voilà l’économie se mord la queue, elle prête son argent en sachant qu’il ne sera pas remboursé, voilà ce qu’est la crise de la Grèce, la prise de conscience que les choix de ces 30 dernières années nous mènent dans le mur…

      Le choix de l’Euro fait parti de ces choix non réfléchis du passé, les pays européens ont découvert que l’Euro n’était pas viable en l’état, une monnaie unique sans des règles uniques est un non-sens, voilà pourquoi tout le monde tergiverse et espère le miracle que tout le monde va oublier cette découverte que les dettes des états sont la fin d’un système …

      Voilà nous assistons à l’impuissance des puissants, peut-être certains cherchent il actuellement à se débarasser des emprunts grecques, peut-être même certains banquiers fabriquent actuellement un nouveau fond où ils cacheront ces emprunts…

      Bref vous comme moi n’avons pas de solutions, pour prêter il faut des clients solvables comme l’ont dit, on vient de découvrir que les états ne l’étaient plus, alors que vont faire les financiers, se dirent que s’ils continuent ils vont devoir refuser d’acheter des obligations d’états… mais alors où vont-ils placer leur argent… bref déclasser la dette grecque le plus vite possible et provisoirement oublier ce mauvais rêve serait une bonne solution…

      Ma conviction est que dégrader la dette grecque immédiatement serait la meilleure chose à faire pour arrêter cette guerre sur les Taux, ensuite aider la grèce à remettre son économie en état et l’aider serait la bonne solution…

      Si rien n’est fait, le Portugal y passera, puis l’Espagne ou l’Irlande, l’Italie, l’UK, le reste de l’Europe … et on traversera l’Atlantique pour le feu d’artifice final…

      Quant aux CDOs et la Titrisation, c’est un passage nécessaire pour trouver de grandes quantités d’argent, reste que cela a été perverti à travers le jeu du casino à la bourse, les paris devraient être interdits…

      Mais vous savez le fonctionnement de la Bourse actuellement à travers des logiciels qui sont conçus pour jouer à la hausse ou à la baisse sans rapport avec le but initial de la bourse qui est de fournir et rendre liquide des capitaux pour les entreprises, sont eux aussi condamnables…

      Reste que ce ne sont pas les financiers qui gèrent les états, ils ne sont pas responsables des déficits, leur seule responsabilité est de dire aujourd’hui, halte aux déficits, c’est trop tard, c’est il y a 10 ans qu’il fallait taper sur la table, aujourd’hui il est trop tard… et à ce titre les financiers sont responsables, c’est avant qu’il fallait tirer le signal d’alarme… bref nous sommes tous fautifs…

    2. Que fait un margoulin qui a géré son entreprise comme un « branquignol » en faisant de la cavalerie pour payer en attendant les intérêts de ses dettes jusqu’à la saisie…..Il dépose le bilan ! Et puis il recommence ailleurs …avec un prête-nom.
      Les politiciens n’ont même pas besoin d’homme de paille…..ils ont assuré entre-temps leur vieux jours.
      L’internationale ouvrière n’est rien à coté de l’internationale des hommes politiques.
      Unissons et demain l’internationale des hommes (femmes) politiques sera le genre humain !

  7. Merci pour cette brillante analyse de la situation de la Grèce et de la place que tient les CDS dans la dérive des taux d’emprunt.

    Il y a toutefois une chose qui me chiffonne quant à votre commentaire sur la défense de GS devant cette sous-commission. En effet, peut-on demander à GS de se comporter selon les règles de l’éthique et d’une morale? ou bien s’étonner qu’elle n’y réponde pas.

    Il me semble qu’une telle position peut amener à relativiser la question fondamentale à mes yeux suivante: est-ce le comportement GS répond aux lois des affaires et du commerces?
    Car, quant bien même leur moralité serait douteuse, s’il s’avère qu’ils respectent les lois en rigueur, que peut-on leur reprocher dans un jugement devant la loi?

    Cela amène bien évidemment à s’interroger sur le bien-fondé des lois en application, notamment la réglementation des CDS, puis finalement, sur l’irresponsabilité politique des dirigeants, volontaire ou non, qui a laissé apparaitre cette réglementation.

    Ainsi, l’attitude des haut-dirigeants de GS, en particulier leur défense si pitoyable sur le plan morale, fait écho surtout à l’incompétence des pouvoirs exécutifs et législatifs qui ont laissé faire pendant trop longtemps.

  8. J’ai une question : En admettant que dans les deux semaines qui viennent, les responsables politiques et financiers européens décident d’interdire l’usage des CDS, ainsi que les paris sur les fluctuations de prix, en admettant que de telles réformes puissent se mettre en place et être applicables dans une délais de deux mois, et qu’elles fassent tache d’huile dans le reste du monde, est-ce que le système financier en serait réellement modifié ?

    En fait je me demande tout simplement s’il n’est pas trop tard pour changer quoi que ce soit ; il ne s’agit pas d’un point de vue défaitiste, pessimiste, et j’ajoute que je ne souhaite pas du tout qu’il soit trop tard, mais il me semble qu’au rythme où vont les choses l’Europe est assez mal barrée. Les banques sont déjà impactées, les taux se sont relevés pour différents pays qui doivent eux-même prêter à la Grèce…. pensez-vous qu’il soit possible de dénouer ceci ?

    Et, en question subsidiaire : vous parlez de stupidité ou de mauvaise foi des dirigeants de Goldman Sachs, monsieur Jorion, je m’interroge sérieusement sur le degré de conscience qu’on les différents organes de la société par rapport à la crise que nous traversons. Nos politiciens sont-ils si corrompus que ça pour nous laisser en arriver là où nous sommes, où alors leurs études et celles de leur entourage ne leur ont-elles à ce point rien appris ? Ma question est sincère : je ne saurais vraiment pas trancher, et je me demande qui in fine à intérêt à tout ceci, car le chaos qui nous menace devient évident même aux plus sourds et aux plus stupides d’entre nous.

    Merci à tous par avance pour vos lumières !

    1. « est-ce que le système financier en serait réellement modifié ? En fait je me demande tout simplement s’il n’est pas trop tard pour changer quoi que ce soit » : que souhaitez-vous en fait ? Qu’on réponde à la première question ou à la seconde ? 🙂

  9. Ma foi, ce que je vous propose est tout à fait en accord avec l’intitulé de cette désormais rituelle rubrique : « le temps qu’il fait » : voici donc la carte des derniers tremblements de terre en Islande, dont une dizaine sous le glacier en bas à droite de l’image, glacier qui abrite le fameux volcan Katla…On peut se rendre compte à quel point c’est un pays secoué en permanence par des séismes. http://en.vedur.is/earthquakes-and-volcanism/earthquakes/

    1. dans mon hypothèse à moi, (avec ma logique à moi, sachant bien que ne je comprends pas tout) ce serait à voir dans la catégorie des banques qui assurent les banques (celles dont le rôle se rapproche de celui de AIG)

  10. Le teneur de marché (market maker) n’est pas l’intermédiaire que vous évoquez. Il ne se contente pas de mettre vendeur et acheteur en relation, tel un commissaire priseur, mais constitue toujours la contrepartie d’une transaction. Le vendeur vend au teneur de marché et l’acheteur achète au teneur de marché (Lloyd Blankfein l’a encore réitéré lors de son audition). C’est la raison pour laquelle la soi-disante loi de l’offre et la demande est totalement tronquée par ce système de négoce. C’est le teneur qui détermine le prix auquel il négocie. Prix qui différera toujours en fonction de sa position (acheteur ou vendeur) et en fonction du moment. Les teneurs de marché anglo-saxons sont, de surcroît, contraints de publier le prix auquel ils sont disposés de traiter, pour un volume minimum.

    L’affaire est encore plus vraie quand il s’agit de négocier des produits financiers de gré à gré. Là, l’obligation de publier un prix est inexistante. Les sénateurs américains avaient donc raison de faire la distinction et obliger Goldman Sachs à reconnaître le conflit d’intérêt dans ce domaine (teneur de marché de ses propres produits, d’un côté, et concepteur desdits produits de l’autre) que la firme entretenait sciemment.

    Pour l’autre aspect de votre intervention, il n’y a pas que les CDS qui déterminent l’importance de la prime de risque. Les notations assument également cette fonction et elle est primordiale pour bon nombre d’investesseurs dits institutionnels (caisses d’assurance, fonds de pension, caisses hypothécaires, etc…). Staturairement, voire légalement, ces institutions ne peuvent investir ou détenir des produits financiers dont la notation serait inférieure à un seuil défini. Les agissements des agences de notation sont donc tout aussi dévastateurs, voire davantage, que le négoce de CDS, car une rétrogradation rime souvent avec une obligation de vendre ces actifs dépréciés. La chute des obligations grecques est en large partie expliquée par ce phénomène.

    Ces précisions n’enlèvent rien du constat général que vous formulez.

    1. « Le vendeur vend au teneur de marché et l’acheteur achète au teneur de marché » : ben mince, voilà un troisième larron qui s’invite ! Ca va devenir encore plus compliqué à comprendre. Première petite question : sur un même produit, le teneur peut-il être à la fois vendeur et acheteur ?

    2. Ce troisième larron ne s’est jamais invité, il était toujours là. Sans lui, sur les marchés de type anglo-saxon, pas de négoce. Et bien sûr qu’il est à la fois vendeur et acheteur. Le teneur de marché a pour vocation de faire le négoce dans les produits pour lesquels il s’engage. Il doit donc toujours être prêt à acheter et à vendre et publie à cet effet son cours acheteur (auquel il achète, donc auquel tout autre lui vend) et son cours vendeur. La différence entre les deux cours est sa marge bénéficiaire du moment. Ces cours sont valables pour une quantité définie. Quiconque négocie avec lui peut le faire au cours indiqué pourvu que le volume traité ne dépasse pas la quantité définie. Il peut aussi marchander un autre cours.

      Le teneur de marché ajuste ses cours après chaque transaction, soit pour gérer son stock, soit pour gérer sa trésorerie. C’est la raison pour laquelle quand les taux d’intérêt augmentent, donc quand les placements à court terme sur un compte bancaire rapportent plus, les teneurs de marché ont tendance à vendre des titres plus facilement, pour placer le produit sur leurs comptes et de cette façon enclenchent une baisse de la Bourse. Inversement, quand les taux fléchissent, ils ont tendance à réduire leurs avoirs en trésorerie et se mettent à acheter des titres. Toujours pour leur propre compte.

      Quand un produit commence a sentir le roussi selon leur faculté olfactive, s’ils n’ont pas la possibilité de vendre, ne trouvant pas d’acquéreur, ils déprécieront le produit et élargiront le différentiel entre leurs cours acheteur-vendeur. Tout ceci n’est valable que sur les marchés officiels (les Bourses donc). Dans le négoce de gré à gré, l’affaire est totalement libre et les teneurs, qui sont généralement aussi les concepteurs des produits, y font la loi.

      Ce système favorise le négoce, lui permettant d’être continu, au dépens d’une cotation isgnificative puisque chaque négoce aboutit à un cours spécifique. Il est clair que dans ce système, dès qu’une tendance s’enclenche, elle vire très facilement vers une spirale.

      C’est pour cela qu’il faudrait abolir ce système de teneurs de marché et revenir à celui des commissaires chargés de récolter les ordres jusqu’à une heure déterminée pour réellement établir la différence entre l’offre et la demande du moment et de fixer le cours qui équilibrera les deux pendants, le fixing. Système qui éliminerait une bonne partie de la spéculation visant la manipulation des cours.

    3. Le teneur. Outre le fait que cela fait très ‘tenancier’ (au sens évidemment de bordel), cela me fait penser à ce que décrit Paul Jorion sur « Le Prix », avec le pêcheur et le mareyeur.
      A priori, ici, le teneur de marché est un mareyeur.
      Et on y retrouve par ailleurs les mêmes distinctions, entre les marchés de gré à gré et les criées.

      Très intéressant, non, M. Jorion ? 🙂

    4. @Crapaud Rouge: cette ligne de défense du « market maker »est des plus contestables: sur le CDO
      Abacus, conçu par et pour un de ses clients (sic ), GS était « underwriter », souscripteur, i.e, émetteur chargé du placement, comme le sont les banques chargés d’assurer une introduction en bourse, par exemple,et donc à ce titrre responsable de rendre public toutes les informations relatives aux obligations émises, ‘material information’ selon la terminologie de la SEC, ce que GS n’a pas fait,d’où l’accusation de fraude sur ‘securities’, la meme qui pend au nez de Tim Geithner dans l’affaire AIG. si l’inspecteur en chef du SIGTARP, Neil Barofsky, arrive à ses fins

      Par ailleurs, les choses se compliquent encore plus pour GS:

      Derivatives reform would cost GS 41 % of its earnings: Study

    5. Merci, Jean-Pierre, de cette explication de fonctionnement.

      Pour avoir pour métier de pratiquer le gré à gré, j’ai malgré tout toujours pu justifier le prix obtenu.
      Pour les non-initiés, une bonne négociation ne peut se faire qu’entre deux personnes dont la teneur des propos ne devra jamais être révélée… Contrairement au fixing du prix du poisson à la criée.

      Ceci écrit, ce n’est pas une raison valable pour qu’un gouvernement quelconque autorise les pires truandages tels que nous les constatons à l’heure actuelle.
      A moins que les gouvernements truandent aussi, notez…

      P.S.: à Lesconil, la criée n’existe plus depuis 2008… Et j’en suis un peu responsable quelque part par l’installation de la transmission des quotas par satellite.
      Hé oui, Monsieur Jorion : le délit d’initié existe depuis l’invention du sémaphore en France…
      (vivement critiqué par Victor Hugo, d’ailleurs)

    6. Ces vidéos sont – comme on peut aisément l’observer – totalement improvisées. Je me dis par exemple: « Ce matin, parle de Goldman Sachs puis de la Grèce » et je me lance. Du coup je me retrouve parfois coincé dans des a parte qui me semblent devenir trop longs et je fais des raccourcis pour reprendre le fil de mon exposé. Dans ce cas-ci, mon explication de la fonction du market maker était à ce point abrégée qu’elle en devenait inexacte et vous avez bien fait de revenir sur le sujet et de me corriger.

    7. Intéressant effectivement que de mettre en avant cette primauté du gré à gré dans le marché à l’anglo-saxonne .

      Le marché  » financier » ne semble pas être le marché  » de biens et services » qui encadre la règlementation des marchés publics .

      Ayant eu l’occasion de passer en tant que maître d’ouvrage ( et , horreur pour un anglo -saxon et maintenant Bruxelles , maître d’oeuvre simultanément) au nom de l’Etat , j’ai eu à connaître des procèdures de marchés de gré à gré , sur appel d’offres ouvert ou restreint , sur commandes …

      Je confirme que c’est toujours le maître d’ouvrage ( le « teneur » dans votre jargon ?) qui tient le haut du pavé , surtout s’il a le temps avec lui et qu’il soit assez futé pour organiser la mise en concurrence .

      Mais en fait le maître d’ouvrage que j’étais avait ,comme tous les acteurs publics, une tutelle : le contrôleur financier ( en clair le Trésorier payeur général ) qui s’assure de la rigueur de la relation donneur d’ordre / Entreprises .

      C’est ce double regard ( procèdure que l’on retrouve en terme de contrôle technique des remontées mécaniques) qui assure la fiabilité sur le long terme des procèdures énoncées dans le code des marchés publics , et le bon usage des deniers du contribuable .

      Dans le marché financier j’ai repèré , selon vos explications, un vendeur , un acheteur et un entremetteur .

      Leur seul « juge de paix  » serait le gain final de chacun ( une sorte de win-win-win).

      Pas de regard et contrôle externe donc .

      Tant que ça ne concerne que des intérêts particuliers pourquoi pas .

      Quand la victime devient la société entière et les contribuables , on serait bien aise ( on exige!) que le politique reprenne ce rôle de contrôleur financier qu’il a abandonné ( et peut être jamais eu ) , et qu’il impose aux tractations privées une supervision comparable à celle qu’il impose , à juste titre ,à ses ropres services .

      Mais en fait , dette aidant , l’Etat a plutôt choisi de ne plus superviser vraiment ni l’un ( privé ) , ni l’autre ( public) , en privatisant indirectement ses services en promouvant à tour de bras les PPP ( « partenariat » public privé ) .

      Lesquels PPP sont élaborés par des officines très majoritairement composée de transfuges des …grands groupes ., quand ils ne sont pas aussi directement présents comme conseillers techniques dans les cabinets ministèriels .

      Démonstration supplémentaire que c’est par l’endettement que l’on met les états à genoux et que l’on privatise leurs fonctions .

      Et les fonctions régaliennes ne sont pas à l’abri comme c’est déjà le cas pour la défense .

  11. Au temps pour moi, le glacier est celui en bas de la carte ! 🙂 Et il n’y a eu que 3 ou 4 tremblements de terre les 2 derniers jours…

    1. Taratata ! Ici on ne connaît pas le droit à l’erreur. Vous serez interdit de post pendant 24 heures, et vous nous ferez 3 CDS et 2 CDO avant d’aller dormir. 🙂

  12. Y a -t-il vraiment à s’étonner que les CDS puissent trouver des justifications contradictoires , deux selon vous , mais sans doute davantage …si nécessaire ?

    En cela les financiers sont concurrencés par les politiques ( mais aussi d’autres corporations telles que celle des avocats et pas mal d’autres ) qui auront toujours une explication au frigo pour justifier leurs …….paris .

    Même mes militaires n’échappent pas à cette aberration ,et ,par exemple, il y a un général français qui n’a jamais reconnu que son ordre d’attaquer lors de la bataille de Verdun ( chemin ddes Dames ) était une monstrueuse connerie .
    Il n’a même jamais été condamné .

    Les paris ne peuvent être interdits que lorsque ceux dont ils sont la chair à canon se rebiffent .

    1. Ma plume a glissé :

      Verdun n’est pas la Marne .

      Est ce que Nivelle valait , par contre , mieux que Pétain ?

    2. Effectivement, le général Nivelles n’a pas été condamné, du moins dans le sens où nous l’entendons aujourd’hui. Il a juste été privé de son commandement et relégué à un poste fantoche, ce qui pour un militaire est assez infamant. Mais on peut considérer que ce fut une peine légère au regard des dix mille morts causées par son incompétence.
      Son complice, le général Mangin, a su revenir sur le devant de la scène et se faire passer pour un héros de la victoire en 1918.
      La chair à canon s’est rebellée en 1917, avec le succés qu’on connait.

    3. Vous savez certainement ce que disait Edwin Rommel à propos de l’armée française et de ses soldats : ‘des lions commandés par des ânes’.

    4. Sinon pour répondre à votre question, c’est ce que à toujours laissé entendre Pétain (au sujet de Nivelle). Permettant ainsi de laisser se perpétuer la légende ‘dorée’.
      De même, sous l’angle politique cette fois, il a voulu se défendre lors de la Libération en prétendant avoir été le bouclier (la thèse du bouclier et de l’épée, De Gaulle étant l’épée). Manque e bol pour lui, De Gaulle ne l’a jamais entendu ainsi. Car lui avait fait un autre pari. Inverse, évidemment.
      Cordialement.

      PS : Nivelle était vraiment le pire de tous. Les révoltés de 17 avaient évidemment en tête le chant de Craonne :
      http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Chanson_de_Craonne
      D’où la ‘légende dorée’ de Pétain. Qui a occulté la ‘légende noire’ (opportunisme de 17, la cagoule, le rif, 1934, …). Cf. Marc Ferro.

    5. @Arkao :

      Une rebellion même matée n’est jamais un échec .

      L’échec c’est la résignation , pas la mort , qui de toutes façons est là .

      L’échec c’est de se faire son propre assassin et d’y consentir pour le bonheur de « ceux qui savent » .

    6. @juan nessy

      Avec un soupçon de réserve toutefois
      Mourons pour des idées, d’accord mais de mort lente
      D’accord, mais de mort lente

    7. @frederic 2 :

      C’est toute la différence entre suicide et courage , réponse adaptée au problème ou réponse maladive . Tous les psychiatres connaissent ça .

      Mais quand la mort vous est imposée , pourquoi se faire son propre bourreau pour le profit de ceux qui vous l’impose ? En faire un acte de résistance est la seule issue pour donner la mesure de sa vie d’homme .

      Brassens , qui aurait mieux fait de suivre ses propres préceptes puisqu’il est mort de maladie à soixante ans à peine , n’aurait peut être pas renié cette vision de la résistance extrème .

      « Pauvre Martin , pauvre misère ,
      Creuse la terre , creuse le temps …. »

      PS décalé : entendu ce matin , sur France Inter, Hubert Védrines sur la crise grecque et l’Europe . Retenu , ce qui me semble nouveau dans sa bouche , qu’il faut éviter l’illusion d’une Europe à laquelle on s’en remet , et lui préférer une Europe politique et économique voulue et souhaitée par les états et pricipalement les trois ou quatre qui ont un poids économiques et politiques réels .
      Un bon  » mandat  » à mettre dans les missions confiées à un(e) président(e) lors de nos proches élections . Dommage que ça ne soit pas un enjeu clair dans les élections en cours en Angleterre .

      Noté aussi que les présentateurs de l’émission du samedi matin , Rue des entrepreneurs , se seraient faits lourdés . Pas eu l’occasion de savoir pourquoi .

  13. ET CEPENDANT …..

    US economy grows 3.2% in first quarter
    The US economy continued to grow at a healthy clip in the first three months of the year, as measures to stimulate output spurred spending and helped the recovery gain momentum.

    Gross domestic product grew at an adjusted annual rate of 3.2 per cent in the first quarter, Department of Commerce figures showed on Friday. That was slightly weaker than Wall Street analysts had expected and followed 5.6 per cent growth in the fourth quarter of last year.
    Source : Financial Times

  14. http://market-ticker.denninger.net/

    Real gross domestic product — the output of goods and services produced by labor and property located in the United States — increased at an annual rate of 3.2 percent in the first quarter of 2010, (that is, from the fourth quarter to the first quarter), according to the « advance » estimate released by the Bureau of Economic Analysis. In the fourth quarter, real GDP increased 5.6 percent…
    But the key item for me in this series, which is evidence that the federal government’s replacement of final private demand is moderating and being picked up by private economic activity, is utterly absent. In fact the influence of those dollars, as shown by the final print compared to last quarter, is waning.

    One-sentence summary: The rocket is running out of fuel.

    Sans une intervention de 10 pct du PIB par le gouvernement US..la dépression serait toujours bien présente…..il faudra bien un jour retirer la prise du respirateur et voir si le patient va survivre sans cette aide…

    1. Il faut aussi répéter que c’est un « annual rate » et qu’il a avant tout pour but d’impressionner le bon peuple ; on dit 5.6% (whaou!) ou 3.2% mais cela ne fait finalement que du 0.8% au premier trimestre 2010. Si on le compare à celui de la France (0.4/0.5%) et compte tenu de la relance massive américaine, il n’y a pas vraiment de quoi pavoiser.

  15. @ prix des CDS

    Un courtisan dit un jour à Louis XIV : chaque fois que votre majesté crée une charge, dieu crée un imbécile pour l’acheter.

    De même la théorie économique postule que si un actif n’est pas vendu au prix correct il se trouvera un intervenant pour acheter ou vendre et rapprocher le prix de la vraie valeur. Quand vous envisagez que la déroute d’AIG puisse détourner les éventuels vendeurs de CDS sur la Grèce d’intervenir ur le marché vous faites intervenir un élément PSYCHOLOGIQUE dans le comportement des acteurs qui ne sont plus alors des Homines Oeconomici rationnels! Si vous continuez par là vous allez dynamiter toute la science économique. Vous rendez-vous compte de votre responsabilité ?

    1. et …
      mais comment va ????
      des CDS -ici ou ailleurs, aux USA, en Espagne, à Doubaï, …ou aussi bien Marseille, Amsterdam …..
      sur l’immobilier commercial, (sur de tous ces grands centres commerciaux, des immeubles entier climatisés de bureaux …. et aussi une bonne part de l’investissement pour le tourisme ….)
      je ne suis pas dans les CDS, mais si le grand jeu continu (soit dans mon interprétation que la ruine des uns fait la richesse des autres ) , je m’étonne que l’on ne nous parle que de la Grèce, et de la Grèce, et de la Grèce …

    2. La science économique n’en étant pas vraiment une, la dynamiter ne serait pas un drame, bien au contraire. Au demeurant le principe de « l’agent économique rationnel » n’est rien moins qu’un mythe.

      Les données économiques peuvent être rationnelles, mais ceci n’implique absolument pas que ceux qui les manipulent le soient.

      Un exemple simple (simpliste?): Quand un investisseur exige de ses placements des rendements à deux chiffres, y-a-t-il quoi que ce soit de rationnel dans ce souhait?

    1. je ne sais pas, je dirais juste que les lignes de téléphones, les routes, les autoroutes, les tuyaux d’égouts, … tout ce qui est réseaux, tuyaux, routes, chemins … n’est d’aucune raison à être gérer de fonds privés
      cela me paraît incongru, vraiment suicidaire, en me plaçant du côté de l’investissement privé, qui rêve que la société va se développer, alors qu’il joue lui-même sur les structures qui peuvent lui permettre de se développer
      pourquoi privatiser les lignes téléphoniques, les autoroutes, les poubelles … ?
      cela n’a pas de sens (à moins que de vouloir -et donc être conscient de ce choix, ses tenants et ses aboutissants- rétablir le servage, l’esclavage…, dont économiquement je ne vois aucun intérêt, mais bon, il est sans doute encore des rêveurs qui rêvent que la tyranie
      -la vraie comme par exemple celle du servage sous les Tsars avant la révolution russe-
      est si décidemment attractive, si merveilleusement créative de richesse …
      Ce que j’en dis, c’est qu’ils feraient bien de comprendre que leur intérêt n’est pas là, et que du petit jeu qu’ils mênent, ils feraient bien de réfléchir à deux fois

      ils ont bien plus à perdre que déjà moi, qui ne me sans pas tant à plaindre que celà, peut-être parce ce que je regarde les hommes autour de moi, appauvrir la masse, inégaliser plus encore les conditions d’existence, investir la régression, le repli sur soi, l’involution … c’est autant de vouloir la récession, parier soi-même sur sa déperdition, ses pertes, sa faillite …
      après tout si les financiers
      -dans le sens de ceux qui donnent le ton , la parole, la langue de se qu’il doit en être interprêté dans nos lois, de la loi de l’échange-
      sont masos…,
      ce n’est pas moi qui vais changer l’histoire, …
      je peux juste essayer de préserver un peu celle de mes enfants, par exemple tâcher de leur apprendre à cultiver des patates..
      -histoire de ne pas si facilement se retrouver mise en demeure d’obtempérer car sinon poser soit sous la menace de crever de faim ou …-
      soit de se garder d’être avant d’être avilis …

      mais de l’avilissement qui s’annonce, -je suis sincère- il n’y aura rien à gagner …
      ceux-là qui ont parier, vont perdre …
      -parce que « l’homme n’est ni ange ni bête et que qui fait l’ange fait la bête …-

      si seulement notre humanité se pouvait d’avoir une conscience à la mesure de la puissance de sa connaissance…
      car il n’est pas tout d’avoir des centrales nucléaires, de jouer avec la génétique pour inventer des OGMs et co …..
      mais bon …
      si notre niveau de conscience
      -soit celui de nos élites, qui mine de rien pensent pour nous…-
      ne dépasse pas celui qui semble en vigueur de la loi du marché,
      – la libre concurrence et co … soit un équivallent de « tout pour moi, rien pour les autres »…-
      perso, je dirais que ça ne va pas aller …
      -avec une telle immaturité, jouer des CDS sur la fin de l’humanité …

    2. @ Cécile

      Après la croissance occidentale des 30 glorieuses (45-70 aux US disons), on s’est trouvé confronté à un ciseau : plus d’employés dans les structures nationalisées, et le « progrès » technique qui amène un changement des taches + ou – radical, et l’on se rend compte que les structures publiques ne savent pas se restructurer pour cela, ne savent pas réallouer leur employés pour des taches différentes.

      A) A ce discours deux grosses nuances :
      1- Le pire « mammouth » est probablement la partie de facto publique du complexe militaro-industriel, l’archétype étant (ayant été) la DCN (les Constructions Navales) en France, les variantes étant le CEA (qui donne le change parce qu’il est assis sur le robinet à Fric du ministère de l’industrie, et non parce qu’il est efficace), ou l’armée de l’Air en France qui a retardé les drones autant qu’il était possible.
      2- Les structure d’infrastructures intégrées pour les services d’usagers se portaient très bien : la SNCF intégrée, en période de croissance, avait de bonne performance, et notamment une fiabilité pas encore trop loin de celle de la Suisse. Elles étaient adaptables aux mutations. L’électricité nucléaire était dans le deuxième lot d’ailleurs.
      On peut ensuite classer les autres succès français mais c’est plus tourmenté (Airbus, Ariane, le Minitel, …)

      B) Une fois qu’on délègue au privé, on perd assurément en efficacité globale, et l’on n’a gagné éen échange que l’illusion assez provisoire que l’on est efficace, illusion qui se brise dès que car la roue tourne et qu’arrivent les soubressauts législatifs, politiques, mondiaux.
      Au global les ajustements sont reportés sur des parties de la population « aux marches » au sens géographique ou financier, et les « couts indirects » imputés à ces populations (paupérisation, baisse d’attrait de régions entières…) se font sentir. C’est mon sentiment du moins.

      Pour revenir au départ, c’est bien la difficulté de resté formé (et pas performant ; juste soigneux et « entendant », disposant d’un entendement) dans un monde en rapide évolution, qui me semble le point non résolu. On peut aussi parler de crise du sens, ou lire les ouvrages de B. Stiegler pour avoir une vision soin/toxique qui tient compte de l’ambiguïté/neutralité intrinsèque (pas « naturelle », quand même) de la technique, avec un peu de jargon…grec : « pharmaka », « hypomnematon », et quelques autres.

      Enfin, sur les nouvelles formes du travail, et le capitalisme, je ne saurais trop conseiller la lecture de Richard Sennett.

  16. Tous ces diplômes, cette « intelligence » au service de quoi, de qui ?

    Pour la Grèce c’est depuis près de 10 ans qu' »ON » savait, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie.

    La 12:15 du Monde du 30/4 signale un rapport de la Commission Européenne du 8 janvier 2010 (version COM(2010) 1 final), qui fait suite aux conclusions du conseil ECOFIN de novembre 2009.
    EUROPE Rapport sur les statistiques de la dette et des finances publiques de la Grèce
    Source : Eurostat.
    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/COM_2010_REPORT_GREEK/FR/COM_2010_REPORT_GREEK-FR.PDF

    Extraits :
    Des réserves concernant les statistiques budgétaires grecques étaient formulées dès mars 2004 qui ont entraînées une importante révision des données du déficit et de la dette publics de la période 2000/2003.
    Le 22/11 2004 un rapport complet signale pas moins de 11 problèmes d’erreurs différents.
    De 1997 à 2003 la Grèce avait communiqué des chiffres erronés.
    Depuis 2004 Eurostat à exprimé à 5 reprises des réserves.
    Conclusions à ce jour :
    . Pour les données sur le déficit et la dette publics, Eurostat ne peut valider des chiffres de qualité statistique acceptable.
    . Pas de garantie sur l’indépendance et la pleine responsabilité de l’Institut statistique grec.
    . Divers constats suivent : …….

    Bref la Commission est loin d’avoir toutes les manettes en main.
    Mais où étaient les pouvoirs de décision et d’action ?
    Quelle est la valeur des données statistiques communiquées par les autres pays, y avait il aussi des réserves émises, si oui lesquelles, depuis quand ?

    1. Exact. Arthuis, dans un accès récent et très surprenant de naïveté et de franchise, a révélé qu’on savait depuis 2004 : http://www.leparisien.fr/economie/crise-en-grece-debat-autour-du-role-des-agences-de-notation-28-04-2010-903289.php

      Votre source ne fait que confirmer l’origine des informations.
      Pas de l’identité du ‘on’, bien qu’avec ceci, on en ait déjà une idée : Ecofin, Conseil des Ministres des Finances européens.

      Ministre des finances français en 2004, ayant donc participé à cet Ecofin en janvier 2004 :
      – Francis MER (7 mai 2002 – 31 mars 2004)
      – suivi par … Nicolas Sarkozy !! (31 mars 2004 – 29 novembre 2004).
      Puis, Gaymard, Breton, Borloo (eh oui !) et enfin Lagarde.

      Bref, j’affirme que c’est de la propagande que de dire actuellement, comme le répète à l’envie les médias ‘aux ordres’ que la Grèce a :
      – menti,
      – dissimulé,
      – trompé.

      Par contre, j’affirme à l’inverse que les ‘on’ nous ont menti, dissimulé, trompé.
      Par le plus étrange des hasards, ce sont quasiment les mêmes qu’actuellement :
      – Nicolas Sarkozy,
      – Jean-Louis Borloo,
      – Christine Lagarde.

    2. Rectification : Mer n’était plus ministre quand les premières réserves ont été faites à partir de mars 2004. Par contre, les fameuses réserves émises l’ont été principalement à eux moments : mars et septembre 2004.

      Et la révision des données a été effectuées entre ces deux moments :
      « En particulier, la révision des données notifiées pour l’année 2003 intervenue entre les
      notifications de mars 2004 et de septembre 2004 était de près de trois points de pourcentage du PIB en ce qui concerne le déficit et de plus de sept points de pourcentage du PIB en ce qui concerne la dette. Les déficits notifiés concernant les années 2000, 2001 et 2002 ont aussi été revus à la hausse, de plus de deux points de pourcentage du PIB. »

      7 points de % du PIB pour la dette en plus après révision, rien que pour 2003 !!
      Il ne faut pas chercher plus loin l’origine ‘du décollage’ de la dette grecque, mais aussi des manoeuvres de dissimulation sur la dette du gouvernement grec : entre 2002 et 2003.
      C’est-à-dire M. Constantin Karamanlis, alors premier ministre (jusqu’en 2009) libéral s’il en fut, fort en ‘vogue’ alors en Europe, notamment auprès de la Commission Européenne.

      Concernant la France, c’est l’actuel locataire de l’Elysée, Nicolas Sarkozy, qui était en possession de ces chiffres, entre mars et septembre 2004.
      Il ne peut pas dire qu’il ne savait pas et que le gouvernement grec avait dissimulé et trompé ses partenaires.
      La Commission Européenne non plus. Et les agences de notation itou (rapport Ecofin public).
      Bref, tout ce petit monde devrait se retrouver devant un tribunal à Athènes, pour ‘association de malfaiteurs’, au premier chef duquel, Karamanlis.
      Etonnant que le Pasok n’est pas intenté une procédure contre lui …

    3. @zebu,

      Toujours aussi précis, merci bien de re-situer les faits du passé, ça donne un peu de relief aux déclarations du jour.

      Cordialement,

    4. @ zebu

      De plus si on faisait le même exercice (sur l’origine de l’accélération de la dette) en France, je serais curieux de voir qui on y trouve.

    5. @ Hema :
      Faut dire merci à Papinam. C’est lui qui cite la source.

      Pour votre question : le même qui est allé ‘témoigner’ devant la commission d’enquête parlementaire sur le Karachigate …

  17. Je ne suis pas financier mais je dirais au débotté que le prix d’un CDS ne correspond pas à un risque objectif de défaillance – j’ignore même ce que le terme « objectif » pourrait signifier, sauf peut-être dans le chef d’un dieu omniscient qui connaît tous les coups à l’avance- mais à une prime de risque subjectivement déterminée par les acheteurs et vendeurs de ce CDS. Personne n’est capable d’estimer objectivement le risque de défaut de la Grèce. Par contre, il existe une classe d’investisseurs ou de spéculateurs ayant un jugement, forcément subjectif sur la question, et qui sont disposés à monnayer leur jugement pour se prémunir contre ce défaut ou pour parier sur ce défaut en espérant en retirer un profit. Il me semble que l’illusion ici est la même que celle qui consiste à croire que le prix d’un actif déterminé par une offre et une demande correspond à une valeur fondamentale de l’actif, fondamentale au sens d’objective.

    1. Je vous remercie d’utiliser comme moi le terme subjectif.

      En s’y mettant à plusieurs, on va finir par convaincre.

    2. Tu te souviens peut-être de ce projet de futures sur des attentats terroristes, patronné par le Pentagone ou la CIA, je ne me souviens plus, dont le principe était d’obtenir une évaluation objective du risque d’attentat. L’idée sous-jacente était du genre suivant : les terroristes – sachant que l’attentat aura lieu – vont parier gros sur son occurrence, etc. Si, comme tu le dis, l’évaluation reflétée dans la cote de ce genre de pronostic est subjective, le raisonnement du Pentagone ou de la CIA tombe complètement à plat. De manière générale, si ce type d’évaluation était objective, ça ne vaudrait plus la peine de jouer aux courses : le cheval qui arrive en tête chez le bookie serait toujours le vainqueur.

    3. C’est du domaine de la foi du charbonnier tout ça. La main invisible, le marché omniscient, etc. On a remplacé Dieu par le marché. L’économie, c’est vraiment la théologie moderne et je ne sais pas si on peut combattre une théologie, c’est-à-dire ses principes, avec des arguments rationnels. Seuls des changements profonds, sociologiques, peuvent permettre un changement. Et le risque est grand de juste changer de dogme.
      Au final, je me demande si toute société n’a pas besoin d’une théologie. Et lorsque cette dernière est en crise, c’est que la société est en crise ou en pleine mutation. C’est plutôt alors cela qu’il serait utile d’analyser, plutôt que débattre rationnellement sur des choses qui n’ont de toutes façons aucun sens rationnel et répondent à une autre logique (sauf à en être un acteur, ce que certains ici sont probablement).
      Nous vivons à mon avis une époque charnière, une de celles qui détermine le cadre de pensée de quelques siècles suivants.

    4. L’évaluation est objective quand la demande est supérieure à l’offre . Quand la demande est nulle, on abandonne l’évaluation du marché pour l’évaluation de la fantaisie . Le delta de différence entre le marché et la fantaisie sera financée par l’heureux acquéreur d’un véhicule spécial d’investissement .Ce véhicule sera découpé en tranches pour etre accessible à tous ceux qui ne bénéficient pas d’une gestion alpha. Ces tranches seront garanties par l’Etat , lui-meme garanti par le contribuable.Ce raisonnement est une formule brevetée , protégée par un copyright bancaire.

    5. @ Moi dit : 1 mai 2010 à 02:12

      Je partage tout à fait votre avis.

      C’est une forme de jugement, pas le dernier, j’espère.

      Ces grands prêtres, qui se sont auto proclamés comme leurs plus lointains ancêtres, et qui assiste Dieu, rendent un jugement qui, somme toute, est très moral.
      Ils le font afin de permettre aux plus vertueux de préserver les défenses qu’ils se sont constituées.

      Ainsi je réponds également à vos autres interventions :
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=10797#comment-73827
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=10544#comment73636

      C’est l’intention d’usage qui justifie le prix que l’on consent à mettre pour l’achat d’une arme.
      Ainsi, je connais des personnes, qui se sont toujours senties en devoir de protéger leur famille, voire même leur patrie, et qui n’ont pas rechigné à beaucoup travailler pour s’armer afin d’assurer leur défense au cas où les aléas de la vie les contraindraient à le faire.

      Elles ont très bonne conscience de l’avoir fait ; d’ailleurs qui pourrait le leur reprocher ? Leur arsenal de défense est constitué d’un pécule diversifié en immobilier et placements financiers qui, étant donné leur but, et leur mode de gestion en bon père de famille, sont de fait, des valeurs très morales même si elles se rangent sous le nom de capital.

      Oui, je sais, il y a certains de leurs congénères, peut être jaloux, mal conditionnés, ou mal intentionnés, qui peuvent trouver à redire, car cette démarche s’appuie sur trois mots forts: travail, famille, patrie, de sinistre mémoire.

      Quelle stupidité ! Quel manque de discernement ! Quelle bassesse d’en arriver à ce type de dénigrement ; tout cela dans le but de semer la division, l’opposition stérile, la déchéance collective.

      En allant contre ce qui s’est vérifié en tous lieux et de tout temps, y compris de nos jours, ces congénères là préfèrent manier des armes idéologiques bien plus sournoises et pernicieuses ayant hélas, le triste pouvoir de faire surtout des dégâts parmi ceux qu’ils prétendent défendre.

      Certes, ces détracteurs se disent très attachés à notre devise nationale comme si leurs compatriotes épargnants n’y étaient pas tout autant.

      Ont-ils vu que la liberté n’autorise pas à tout faire ou tout dire ? N’impose-elle pas des limites et des interdits. Ils ont voulu s’en affranchir sans imaginer qu’une jouissance facile et non méritée finissait par se payer très cher.

      Ont-ils compris que l’égalité s’impose autant dans les droits que dans les devoirs ? On ne peut pas moralement revendiquer les uns sans se soumettre aux autres.

      Ont-ils mesuré combien il est difficile de pratiquer la fraternité quand en toute circonstance on s’emploie à se séparer et à ne pas sentir l’importance de notre communauté d’origine et de destin.

      Bonne fête du 1er Mai. Le travail est à l’honneur, vénérons-le !

  18. However, few analysts believe the crisis is over, and several think it could take on a global dimension.

    Harvard University economist Martin Feldstein said Greece would eventually default on its bonds and other euro-area nations may follow, most probably Portugal.

    « Greece is going to default despite all the talk, despite the liquidity package, » Prof Feldstein, said in an interview on Bloomberg Radio.

    « Those are enormous cuts, impossible for Greece to live with. » He has always claimed the euro would prove an « economic liability ».

    Nouriel Roubini, the New York University professor who forecast the global crash more than a year before it began, said sovereign debt problems from the US to Japan, Britain and Greece would lead to higher inflation or government defaults.

    « The ‘bond vigilantes’ are walking out on Greece, Spain, Portugal, the UK and Iceland, » Prof Roubini said.

    http://www.independent.ie/business/irish/details-on-greek-rescue-plan-set-to-be-unveiled-2158945.html

    visiblement personne ne croit à ce  »sauvetage » miracle…

  19. Monsieur,

    Alors, cette fois, je suis fâché. Je n’ai pas trouvé votre lieu de naissance, mais j’ai cru comprendre que vous pourriez bien être belge d’origine.
    Si c’était le cas, comment ce fait-il que vous n’avez pas toucher un mot de ce qui s’est passé en Belgique. La crise politique, peut-être, parce qu’elle est à répétition, ne vous émeut pas ou plus.
    Petit pays d’accord, mais, Bruxelles est et reste la capitale de l’Europe.
    Nous allons passer le 1er juillet à la présidence tournante de cette Europe qui se cherche et cela pendant 6 mois. Un gouvernement démissionnaire. Cela ne vous dit rien. Même au Québec, on en a parlé dans l’émission radiophonique sur la pays francophones.org
    J’ai maintenu au jour le jour ce qui s’est passé sur mon blog. Présenté en plus avec humour.
    Le « Questions à la une » de mercredi en parlait http://www.rtbf.be/laune/programme-tv/detail_questions-a-la-une?uid=47515807668&idshedule=98cd1ccc8b2431809fb53673218af6f6

    Mais comme on y parlait d’argent, comment faire fortune, il y a une phrase qui a tapé dans mon oreille lors d’une réponse: « Nous ne spéculons pas, nous investissons ».
    Chacun à l’échelon de son échelle. Que ce soit au niveau d’un petit portefeuille ou au niveau des CDS, des Hedges Funds et de tous le reste.
    Faire le lien entre AIG et ce qui se passe au niveau des Etats, pourquoi pas, en définitive?
    Oui, un Etat est en principe solvable ad vitam, puisqu’il peut régler un problème de prêts sur plusieurs génération. Il n’est pas limité dans le temps. Dettes publiques…
    Pour les actions, il y a l’analyse technique avec les graphiques, fonctionnelle comme avec le PE, mais qui lui n’est que le reflet des années précédentes. A l’heure d’aujourd’hui, tout va plus vite. Un an, c’est un siècle.
    Un produit, c’est comme l’agent qui permet de le payer, il dépend de la confiance qu’on lui donne.
    La marque, toujours elle, dans laquelle on estime avoir eu pour son argent, mais qui pour garder une confiance se doit de faire de la pub.
    Pourquoi, n’y a-t-il pas une pub suffisante et positive de la Grèce?
    La qualité aurait-elle été remplacée uniquement par la quantité?
    Les travailleurs seraient-ils tous des improductifs?
    Non, bizarrement, 25% travaillent dans le public et pas de dans le privé.
    Instrument de mesure, le fait d’avoir plus de fonctionnaires qu’ailleurs, donc?
    Autre question, le prix d’une marchandise, dans la zone euros, donc comparable aisément, serait-il le même dans un pays d’Europe et un autre?
    Non, évidemment.
    Tout cela, ce sont des paramètres à prendre en compte.
    Des spéculateurs, nous en sommes tous, dès qu’on travaille.
    Les plans de pensions, pilier après pilier, font de la spéculation. Sans vergogne. Sans hésitation.
    Les CDS, une assurance, ou une option « put » comme option?

    Bon weekend

    1. Un Etat ne peut pas faire faillite ?

      Au sens comptable peut être , mais qu’il s’agisse d’un état , d’une entreprise , ou d’un individu , quand il y a surendettement , il n’y a plus d’autonomie et de liberté .

      La Constitution de l’Etat devient assujettie ( dans tous les sens du terme) à la « Loi » du marché . C’est ce qu’avait très bien ressenti , au fond de ses vieilles tripes, le peuple français en rejetant le TCE .

      Car , dès lors , il n’y a plus d’Etat , d’entreprise ou d’individu .

      Il n’y a plus que des zombis esclaves de leurs créanciers invisibles .

    2. Je joins ma voix: Paul, que pensez-vous de la situation belge ? S’il y a partition, qui gardera la royauté?

    3. Ce n’est pas que la question soit sans intérêt ou sans importance mais la Belgique, c’est un imbroglio historique, plein de paradoxes. Pour commencer, un comté de Flandre germanophone (au sens large) appartenant à la France et une Principauté de Liège francophone appartenant à l’Allemagne. Le pays se constitue ensuite négativement à la chute d’Anvers (1585) comme l’ensemble des provinces des Pays-Bas qui échouent dans la guerre d’indépendance contre l’Espagne. Un pays défini négativement, c’est un très mauvais départ pour constituer une nation. À cela s’ajoute pendant plusieurs siècles une Flandre à la fois dominée par une bourgeoisie francophone arrogante, et méprisée par le voisin hollandais. Plus une Wallonie industrielle, riche de son charbon et de sa sidérurgie, qui ne se reconvertit absolument à rien quand cette richesse s’épuise. Tout cela crée les mégatonnes de ressentiment que l’on constate aujourd’hui ; il faudra des siècles pour que les passions s’apaisent. Je préfère personnellement concentrer mes efforts sur des questions apparemment solubles – comme la fin du capitalisme [ 😉 ].

  20. De toutes façons il y a belle lurette que les entreprises ont mesuré ce qu’était l’humiliation du mépris de leur savoir-faire, de la créativité de leurs employés et du dévouement de leurs salariés. A confier leurs excédents d’exploitation aux banquiers, ils se sont vite rendu compte que la rémunération du capital était bien supérieure à celle du travail ! Le leur et celui de tous, et tous s’en sont vite rendu compte. Alors ils ont mis plus de machines pour suppléer les malheureux qu’ils trouvaient encore trop payés pour le rendement qu’ils pouvaient apporter. Machines et banquiers, les banquiers avec leur machines aux mathématiques tellement ésotériques que seules les machines finissent par s’y retrouver, voilà l’argent ! Et tout le monde ne vit que pour l’argent. Alors, CDS, trucs et machins, sauf votre respect, ça ne vaut rien, rien, néant, nada, il ne restent que quelques artistes, quelques artisans pour encore ne pas avoir été totalement dépossédés de la seule vertu qui vaille: créer, créer et transmettre ce qu’on a soi-même reçu. Que la chute soit au bout de cet « envers » de la nature, de cette faute contre la vie, qui peut donc en douter ?

    1. A propos de travailler, de créer etc … , je viens d’en apprendre une bien bonne sur la fiscalité de l’autoentreprise, nouveau statut encouragé en France pour faire baisser – provisoirement- le nombre des chômeurs :
      L’autoentrepreneur ne peut récupérer la TVA ( ça, on le savait)
      L’autoentrepreneur ne peut – accrochez-vous bien – déduire de ses revenus ses achats de fournitures . Bref, il sera imposé sur la totalité de son chiffre d’affaires , pas sur ses seuls bénéfices .
      C’est ce que vient d’annoncer un représentant sarthois du FISC à un autoentrepreneur, contraint, par conséquent, de dissoudre immédiatement son autoentreprise . Les produits qu’il fabrique ( et qui se vendent bien) nécessitent l’achat de composants chers et, après le paiement de ses impôts qui n’en tiennent aucun compte, il aura travaillé très dur uniquement pour perdre de l’argent .
      La fiscalité de l’autoentreprise est faite pour les autoentrepreneurs qui n’ont pas besoin d’acheter des fournitures et pour couler les autres, mais cette information n’est jamais fournie aux futurs autoentrepreneurs .

  21. Moody’s abaisse les notes de neuf banques grecques

    L’agence de notation financière Moody’s a annoncé vendredi qu’elle abaissait la note de solidité financière et de crédit de neuf banques grecques, maintenant une perspective négative, en raison des pressions sur le secteur bancaire dans le contexte économique du pays.

    Moody’s pourrait encore dégrader les notes des dépôts et de crédit de ces banques lorsqu’elle réévaluera la note de dette à long terme de la Grèce. L’agence de notation estime que le contexte économique de cette dernière a des répercussions sur la solidité du secteur financier local, qui a de plus en plus de mal à avoir accès aux marchés interbancaire et obligataire et s’appuie donc sur le financement de la Banque centrale européenne.

  22. Les physiciens ont, j’en suis d’accord, du mal à ouvrir les yeux sur la réalité quand leur modèle leur parait d’une « déraisonnable efficacité » (apparence contestable des choses, mais je reprends les mots de Eugene Wigner, « The Unreasonable Effectiveness of Mathematics in the Natural Sciences »).

    Serge Galam eu le mérite de publier dans Phys Rev entre autres des modèles qui expliquent les mouvements d’opinion.
    Avec les ingrédients de certains cas qu’il étudie, il arrive à « montrer » que l’on atteint 50/50 dans toutes les élections, et c’est aussi mon sentiment : le bouclage par les médias, leur nécessité de faire de la mousse va distordre le discours des uns et des autres jusqu’à cet attracteur d’intérêt médiatique maximal qu’est 50/50. L’entre deux tours de 2002 a bien montré que l’opinion avait du mal à faire un discours qui fasse sens quand d’aventure les protagonistes obligés du 50/50 ne se retrouvaient pas face à face.
    Pour les CDS, on peut raisonner comme dans les élections à forte abstentions. Les motivations des gens ne sont plus les mêmes et leurs attentes sont « ailleurs », sauf une poignée d’inconditionnels dont les déterminants sont lié à un enracinement socio-politique particulier, et fort. En transposant, il y abien des gens qui doivent arriver à faire et acheter des CDS même dans l’après AIG, en raison de leur « rôle social au sens du marché », si je transpose.

    Enfin, je n’ai pas lu vos ouvrages sur l’Argent, ni sur Aristote venant voir le prix des poissons à l’ile d’Héat, mais on retrouve le fait que c’est la position « sociale » (tiens, on pourrait dire « sociale de marché », aus Deutsch dans le texte) qui détermine l’existence même de ces acteurs, donc la volatilité et perhaps le prix.

    « En clair », il y a en toutes choses qui « buzzent » un troupeau bêlant et quelques bedeaux, gardiens du temple et autres rôles, qui restent lorsque le troupeau va voir l’herbe plus verte ailleurs.

    1. C’est normal. Une forte baisse de la consommation (qui soutient traditionellement avec le tourisme l’économie greque) dûe aux mesures d’austérité serait désastreuse. Le cas de la Grèce me parait insoluble, il ne reste qu’une chose à faire: le retour au statut quo ante.

  23. @ Paul Jorion :

    Je vous soupçonne d’avoir presque envie de croire qu’une esquisse, très légère, comme une brise, semblerait se lever aux USA, sur un début de compréhension de la situation et d’une possible application de solution hétérodoxe … 😉

    Pour ma part, il existe à priori plus de ressources politiques et intellectuelles là-bas qu’ici, dans cette vieille Europe qui est devenue plus bête que son maître et annone des principes néo-libéraux dont les américains commencent presque à avoir honte.
    Une Europe issue de la renaissance, des lumières et des révolutions …

    Le salut ne viendra sans doute pas des USA mais il me semble de plus en plus sûr qu’il ne viendra certainement pas d’ici.
    Sauf hasard, que jamais un coup de dé n’abolira, spécialité européenne s’il en est.
    Et c’est pour ça qu’on espère.

    Cordialement.

    1. J’aurai personnellement un penchant pour un renouveau venant d’Amérique latine, c’est actuellement très fragile, mais il est très intéressant de voir ce qui se passe; en Equateur, en Bolivie, au Paraguay , en Uruguay,… tous plus ou moins soutenus par le grand frère « Brésil » et par le tonitruant (et peut-être douteux ??) Venezuela.

      A titre d’exemple, une petite histoire tirée d’un essai de Jean ZIEGLER « la haine de l’occident ».

      Après son arrivée à la présidence de la Bolivie, Evo Morales (d’origine indienne et élu démocratiquement avec 53,7% des voix en Déc. 2005 à la fureur de tous les nantis du pays) a décidé de reconquerir les richesses minières en commençant par le pétrole et le gaz, la manière dont il s’y est pris est remarquable d’intelligence (la preuve en est qu’il n’a pas été assassiné et qu’il est même réélu).

      En résumé:

      -Il redonne « vie » à la compagnie nationale YPFB (laquelle est moribonde) avec l’aide d’experts Algériens, Vénezuéliens et Norvégiens.

      -Il prépare en secret, avec un cabinet New-Yorkais et avec l’aide du Vénézuela des nouveaux contrats pour tous les opérateurs présents dans le pays. (contrats qui transforment les sociétés étrangères de « sociétés toutes puissantes » en sociétés de services « normales » avec des marges « normales »).

      -Il négocie en secret un « prés-accord » grâce à un ami commun avec PETROBRAS; la compagnie Nationale Pétrolière Brésilienne qui opère en Bolivie.

      -Le 1 mai 2006 (4 mois après sa nomination), il débarque personnellement en avion militaire sur un des plus grand gisement de Bolivie et agit de même, le même jour, par délégation sur d’autre champs, non pour chasser les compagnies étrangères, mais pour leur proposer un nouveau contrat.

      -Le 2 mai, PETROBRAS signe le nouveau contrat et coupe ainsi l’herbe sous le pied des autres compagnies présentes en Bolivie.

      -En déc 2006, 44 contrats ont été signés avec 12 sociétés étrangères et les rentrées fiscales sur ce poste avaient augmentés d’un milliard de dollars.

      Pas mal, quand on compare avec la SOLIDARITE et l’EFFICACITE Européenne à propos de la Grèce.

      A+

    2. @ Hema :
      Je crois que je connais quelqu’un avec qui tu devrais avoir des choses à partager … (ay, Nicaraguita !). Effectivement, je n’en ai pas parlé car on sort de la sphère ‘occidental’ (bordel que j’aime pas ce mot …) pure et dure. On pourrait aussi y ajouter Correa mais aussi Ortega ou le nouveau président de l’Uruguay (José Mujica).
      Pour le ‘fun’ (comme diraient les québécois) :
      http://www.youtube.com/watch?v=TF8p8odqhRA
      J’ai l’impression qu’ils prolongent l’oeuvre inachevée de Salvador Allende, bien qu’aucun individuellement n’ait la stature de celui-ci.
      @ Crapaud Rouge :
      J’ai vu récemment sur Canal + encore une histoire de manipulation médiatique (comme pour Chavez) concernant son propos sur les poulets aux hormones (soit disant que cela rendait les hommes chauves et homosexuels).
      C’est Slate qui a ‘dénoncé’ la fausse polémique :
      http://www.slate.fr/story/20427/evo-morales-poulet-homosexualite-chauve
      Et après, on s’étonne que Chavez s’en prenne aux journaleux vénézuéliens des médias d’opposition …

    3. @ Hema :
      J’ai un espoir secret, pour les compas mexicanos, même si je sais que nombre de questions restent en suspend : AMLO, pour 2012.
      Ce serait véritablement un profond changement pour l’amérique du sud mais le laissera-t-on faire ?

  24. « Chaque citoyen du monde répond de l’avenir. »
    Vassili Grossman

    Je m’abstiens de tout commentaire.

  25. J’ai dégoté cette vidéo, pour changer un peu des kilos de lignes qui habillent le blog de Môssieur Jorion.

    http://utopiie.com/blog/2009/02/la-crise-financiere-expliquee

    PS : je me suis baignée du côté de Carnac le week-end dernier = un paradis sur terre et encore gratuit ; petite note personnelle pour dire qu’allongée sur le sable chaud à entendre le ressac, j’ai oublié mon époque et, pendant quelques minutes, ai réussi à me sentir primitive (au bon sens du terme). Je voyais ces puces de mer qui sautaient et je me disais qu’elles étaient obligatoirement locavores. lol
    C’est après, quand on revient à la réalité de cette folle société, que le choc est plus rude…
    By the way: of course, the crisis is not at all over 🙂

    1. Merci pour cette AERation…Pas tant la vidéo que votre plastique sur la plage de Carnac…
      j’adore les primitives…

    2. Vous vous êtes réellement baignée dans le Morbihan !

      En Normandie , elle doit être à 12 au max

    3. Eh bien oui, pendant que les Bourses descendent, la température monte : la semaine dernière était estivale, et l’eau, frédéric, pas plus fraîche qu’en juillet. Bref, tout ceci pour dire que cet épisode faisait penser aux « vacances j’oublie tout » qui vous rend léger léger, dans ce système capitaliste pourtant si lourd, « un peu » pervers et schizophrène ; le choc principal s’effectue lorsque vous avez sous vos yeux un magnifique environnement, car la nature est belle lorsqu’elle n’est pas apprêtée par l’homme, et qu’en parallèle vous avez connaissance de toute cette laideur de comportement humain, dont vous êtes culturellement imprégnée puisque vous la subissez. Une émotion duale et néanmoins complexe tourne en permanence dans votre esprit, d’un côté vous êtes en paix car heureuse devant la beauté du monde et à l’idée d’être en vie, de l’autre vous avez juste envie de hurler et de pleurer en pensant au gâchis ridicule, voire dommageable, généré par l’attitude de certains de mes congénères, non pas animale, car les animaux ne sont pas naturellement méchants et bêtes, mais plutôt barbare.
      L’histoire humaine (chiffres, crises, guerres, etc.) se répète ; comme si on aimait ça. En fait, plus ça va et plus l’on arrive à penser que l’espèce humaine porte un gène masochiste. Je n’ai jamais compris pourquoi la plupart ont envie de « posséder », d’avoir plus que le voisin. M’enfin.^^
      La clé de l’histoire est que les plus riches ne veulent pas partager, point barre, et tant que les ego ne seront pas accrochés aux portemanteaux, ça ne finira jamais. lol
      Bon week-end du 1er Mai, la pseudo-fête des esclaves, pardon du travail relol.

    4. Tiens, j’étais à Saint Gildas de Rhuys, Port-Navalo et Arradon… pendant ce petit tour de Bretagne sur 4 jours.
      Je ne sais plus où j’ai vu ce quartier de résidences secondaires avec les Porches et autres Ferraris qui trainaient partout.

    5. Ce que vous dites, je le comprends. Depuis quelques jours les mauvaises nouvelles viennent du golfe du Mexique avec cette marée noire. Pauvre Terre-Mère. J’ai en tête la vision tragique des oiseaux englués dans le pétrole ; les êtres humains sont aussi arrivés au bord de l’asphyxie. Il y a une autre marée noire, celle qui envahie peu à peu notre être sensible. Pouvoir hurler ou s’exprimer est plutôt un signe de bonne santé : Ne pas se laisser engloutir. Voyez ceux qui abdiquent ils perdent la moindre étincelle de la beauté du monde, comme vous dites, c’est parce que vous portez un regard attentif sur le monde vivant et vivante vous l’êtes aussi.

  26. A priori, l’annonce du déclenchement du plan d’aide à la Grèce devrait se faire dimanche.
    Je connais au moins une victime collatérale : Mme Merkel, qui va se prendre une baffe aux élections sénatoriales du 09 mai. Et ensuite une sous-collatérale, l’alliance de la CDU-CSU avec le FDP. Et ça, c’est finalement plutôt bon pour l’Europe …

    Les marchés se relâchent, blablabla …

    Pendant que tout le monde a les yeux rivés sur le marché des obligations, on en oublie les valeurs bancaires :
    1/ dégradation de 8 (!!) banques grecques par Moody’s. On verra ce que donnera l’Athex lundi.
    2/ surtout, malgré l’imminence du plan d’aide, ‘les marchés’ ne sont toujours pas ‘convaincus’ (ou continuent de mettre la pression) par certaines banques européennes, en particulier celles qui sont exposées en Grèce. Car alors que beaucoup de banques avaient encore connu aujourd’hui, après hier, une augmentation de leur valeur, certaines valeurs continuent de baisser, dont :
    – Crédit Agricole (une des plus forte baisse),
    – Crédit Suisse,
    – Société Générale,
    – Dexia,
    – UBS, …
    Un véritable catalogue des banques qui sont ou ont déclaré être exposées au ‘risque grec’.

    J’aurais (un peu) tendance à me répéter mais le risque systémique bancaire est non seulement enclenché, mais aussi que ‘rien’ ne semble être fait pour prendre sa mesure (encore une fois) et que ‘les marchés’, inexorablement, mettent la pression non plus sur les seules banques grecques (‘roupies de sansonnet’, au vu des capitalisations comparées) mais bien sur les ‘propriétaires’.

    On passe à un niveau supérieur et je ne vois rien qui puisse me rassurer à ce sujet …

    1. Mais qui m’expliquer ces commentaires de « fin du monde » quand je lis que le risque pour le CREDIT AGRICOLE en Grèce est de 850 millions d’Euros, je le repète une goutte d’eau, non !!! .

      Pourquoi cette panique concernant les banques ? oui, il y aura des dépréciations, mais elles s’en relèveront.

    2. Qd on compare la crise grec comme le prochain Lehman Brothers, je vous rappelle que qd cette dernière s’est ecroulée, c’est 600 milliards de dollars qui se sont évaporés. Nous ne sommes pas dans ces ordres de grandeurs aujourd »hui pour la Grèce. Nous n’en sommes pas là

    3. @ coucou :
      Je ne suis pas un expert et toute position est à débattre. En conséquence, je risque fort d’avoir tort, ou raison. Ou ni l’un ni l’autre. Mais peu importe puisque ce ne sont que des risques (je ne dis rien d’autre) et que l’essentiel est de comprendre les enjeux et les mécanismes.
      Il me semble, et n’importe qui peut me corriger n’importe quand (j’ai pas dis n’importe comment) que le risque systémique bancaire est enclenché, notamment sur l’exemple donné.
      Et ce pour plusieurs raisons.
      D’abord, l’évaluation de l’exposition ne peut être … qu’une évaluation, soit par des analystes externes, soit par la banque elle-même. Mais dans les deux cas et pour des raisons différentes, ce risque ne peut être qu’une évaluation. Et le fait est qu’une banque ces derniers temps n’a pas intérêt à effectuer une sur-évaluation de ses propres risques, pour des raisons évidentes. On peut donc soupçonner qu’en réalité (soupçons qui se sont révélés et qui continuent à l’être, puisque que les banques continuent à déprécier leurs actifs régulièrement concernant, entre autres, le subprimes) à les sous-évaluer.
      Ensuite, concernant Emporiki, il me semble que c’est un cas à la fois symptomatique et en même temps singulier. Symptomatique car cette banque a été privatisée puis vendu au Crédit Agricole en 2006, pendant la ‘grande’ période libérale de Karamanlis 2002-2009, comme faisant partie de « l’apurement » de la situation économique grecque, dont on voit aujourd’hui les résultats. Achetée près de 3 milliards en 2006, sa valeur presque 4 ans plus tard a été décoté de presque 30%. En 4 ans, le Crédit Agricole y a injecté plusieurs milliards, afin de renflouer sa filiale, dont il est devenu quasiment l’unique propriétaire, en montant régulièrement en capital. Au jour d’aujourd’hui, plus de 7 milliards d’euros (oui, vous lisez bien : 7, soit plus de deux la valeur de l’achat) ont été versés sous formes d’avances et de prêts. En 2009, Emporiki a plombé presque autant les comptes de CASA que sa branche investissements, qui pourtant a morflée veugra avec les subprimes (branches en cours de fermeture) : -850 millions d’euros, rien que pour cette année 2009. 4ème banque grecque, Emporiki est donc ce qu’on appelle une ‘savonnette’ et CASA a prévu de revenir à l’équilibre courant 2011, pas avant. La personne qui a géré cette acquisition a été ‘remerciée’ au siège fin 2009. C’est dire la stabilité de la chose. Emporiki n’est cependant pas la seule dans cet ‘état’. D’autres banques grecques sont aussi sinon plus, dans la panade : ATEbank notamment dont récemment il avait été envisagé une fusion avec TTbank, Piraeus Bank, EFG Eurobank, etc. Le secteur bancaire en Grèce n’est pas des plus ‘stable’ car privatisé à outrance ces dernières années, faiblement capitalisé, vendu pour de faibles montants pour des raisons idéologiques (libéralisme) et financières (besoins d’argent du gouvernement Karamanlis). Enfin, de nombreux investissements ont été réalisés, notamment dans certains pays de l’Est, où la notion de risque y est plus ‘prégnante’ : Roumanie, Serbie par exemple. Sans compter évidemment l’épisode subprimes qui a contribué aux dépréciations d’actifs.
      Côté singularité cette fois, il me semble qu’Emporiki est intéressant à suivre car l’exposition que CASA vient (enfin) de révéler, sous la pression ‘des marchés’ ne porte que sur la DETTE grecque (obligations) détenue par cette banque : 850 millions d’euros. Cela ne tient donc pas compte des éléments ‘structurels’ sus-mentionnés. Si effectivement 850 millions semblent peu important au regard de la valeur (capitalisation) de CASA (40 milliards je crois), il reste qu’au niveau de la filiale la chose n’est évidemment pas pareil. Car Emporiki n’est PAS une SUCCURSALE : c’est une personne morale propre, distincte de CASA. En clair, les comptes d’Emporiki ne sont pas ceux de CASA. Et en conséquence, peut tout à fait déposer le bilan. Par exemple.
      Sauf à être renflouée par CASA, ce que cette dernière fait depuis maintenant depuis 4 ans.
      Mais à un moment donné, le problème de la dette grecque sous forme d’obligation se pose car dès lors que celle-ci est dégradée au statut ‘junk bonds’, les obligations que détient Emporiki ne peuvent plus être déposé comme collatéral pour emprunter auprès de la BCE à très bas taux (1%). Or, la BCE est LA pompe à finance essentielle pour les banques, qui profitent du fait que les états ne peuvent pas s’y abreuver et que la pompe est ouverte à flots. Sans elle, plus de refinancement à taux bas. Et obligation de se financer sur ‘les marchés’, où les taux sont tout autre, notamment pour des banques dont le ‘profil’ ne serait pas des plus avantageux. En clair, cette situation renforce les difficultés internes d’Emporiki, déjà bien grandes.
      A ceci viennent se rajouter deux effets : la cotation des actions, qui peuvent en prendre un coup (cela a été le cas, très fortement pour certaines banques grecques cette semaine, jusqu’à -15% en une séance !) et la notation de la banque elle-même, qui peut se dégrader (cela a déjà été fait dernièrement pour Emporiki et vient d’être fait pour … 8 banques grecques par Moody’s !). Car les agences sont souvent ‘pro-cyclique’, à savoir amplifient les choses quand elles vont mal. Les deux effets sont évidemment en corrélation, elles-mêmes avec la situation financière de la banque, etc.
      Le cercle vicieux.
      Maintenant, si en externe, comme cela a été le cas, les obligations d’état sont dépréciées, cela vient s’ajouter à ces phénomènes et asphyxie une banque, qui, par ‘bonheur’ pour Emporiki, peut se retourner vers sa maison mère CASA (ce n’est pas le cas de toute, notamment pour NBG). Sauf que CASA commence a trouvé le prix à payer de plus en plus cher, d’autant que maintenant les spéculateurs parient à la baisse non plus sur le titre de la filiale mais directement de CASA, faisant chuter le cours de son action !! Bref, un vrai boulet mais dont elle sent que si elle s’en ‘déleste’, elle risque une véritable exposition … à une dégradation de sa note personnelle pour le coup, ce qui serait très dangereux dans l’environnement actuel, surtout avec l’effet ‘pro-cyclique’ des agences de notation, en termes d’accessibilité et de coûts de cet accès aux financements. D’autant que CASA détient aussi très certainement, en ‘direct’, des obligations grecques … (arf).

      Vous prenez Emporiki et vous multipliez maintenant par un certain (bon) nombre de banques grecques, détenues en partie par des banques étrangères : Société Générale avec Geniki, banques suisses et allemandes, … Risque de métastases donc, elles-mêmes risquant de se diffuser dans ‘autres ‘compartiments’, notamment portugais et espagnols.
      Et si vous vous référez aux évaluations de FT alphaville sur le risque bancaire lié à la Grèce de certaines banques, vous ne serez pas rassuré non plus en voyant certaines banques atteindre des niveaux de risques importants en cas de défaut de la Grèce, même partiel : jusqu’à 24% pour Fortis (filiale de BNPPARRIBAS maintenant) !! Dans cette liste, on retrouve tout le gratin bancaire européen : Société Générale, RBS, UBS, Dexia, etc.

      Alors effectivement, quand on ne prend que l’aspect purement comptable on se dit : 850 millions sur 40 milliards, c’est peu (2%). Mais si l’on tient compte de tous les paramètres, qui évoluent eux-même en ‘pro-cycliques’, on obtient un cocktail détonant, qui plus est à facteur ‘n’, puisqu’avec des participations croisées (entre banques, entre pays, etc.).

      C’est ce que j’appelle un risque systémique bancaire et je ne suis pas loin de penser que les pays de la zone euro ont délibérément sacrifié la Grèce pour sauver (temporairement) les banques étrangères détenant de la dette grecque. Mais temporairement seulement car il faudra aussi sauver le secteur bancaire grec, lui-même détenu par des banques étrangères : imaginez qu’Emporiki, 4ème banque grecque, vienne à déposer le bilan et vous aurez une meilleure évaluation du risque bancaire pour CASA. Et ce, pour diverses raisons : dégradation de la note des obligations d’état grec, dégradation de la note de la banque (Emporiki ou CASA), asphyxie financière par absence d’accès un refinancement BCE, fin des largesses de la maison mère, chute des cotations des actions d’Emporiki ou de CASA, fuite des capitaux vers des banques étrangères (facilité par la filiarisation), …
      Ce ne sont pas les risques qui manquent. Et maintenant, multipliez les par facteur ‘x’, avec le nombre de banques grecques dans cette situation, peu ou prou …

      Cordialement.

      PS : désolé d’avoir été (trop) long. J’ai l’impression d’avoir oublié plein de choses, c’est sûr …

  27. En France , nous avons Mélenchon, un gaulois dans l’âme .

    Son point de vue de la situation grecque est peut être intéressant pour ceux qui veulent éviter la consanguinité des idées ( cause principale d’une stérilité de l’intelligence créative).

    Dans cette petite vidéo ,spéciale cancre , Mémel donne un éclairage vraiment différent et montre aussi
    à quel point la tentation politique du « y’en a marre, la machine à baffe va se mette en route  » est une réelle possibilité de futur.
    http://www.dailymotion.com/video/xd4c0j_melenchon-merkel-une-paysanne_news

    L’argument qui consiste à dire que les 300 milliards de dettes grecques ne sont rien ramené au pib européen me semble bien vu .
    De même que l’argument qui consiste à dire que la Grèce pourrait emprunter directo à la banque centrale européenne est intéressant , non?.

    Mais , surtout , ne pourrait on avoir une vision de l’ensemble du problème ?

    1.Concrétement , l’ensemble des dettes des pays européens ramené au pib européen est de l’ordre de quel pourcentage?

    2.Quel est le montant des possibilités de prêts de la banque centrale européenne ?
    Et est il vrai que ceux qui prêtent à la grèce emprunte à 3 fois rien à la banque centrale ?

    En cas de réponse, les cancres vous remercient.

    1. « En France , nous avons Mélenchon, un gaulois dans l’âme ».

      En France, faire du théâtre, c’est la grande mode. Les questions du journaliste sont à pleurer.

    2. @Octobre

      Le théâtre, ce n’est pas que pour la France. Ceci s’appelle l’utilisation à rentabilité optimum, du temps télé qui vous est accordé.

      Retournez voir le néoliberalisme se vendre de la même manière, avec Copé au hasard, lorsque tous ses commentaires restent creux, ou sont marqués par des travers narcissiques.

      Mélenchon se trompe parfois dans ses analyses, mais c’est la plupart du temps, parce qu’il a mal réfléchi ou travaillé la question. Il reste un homme de conviction et d’engagement. C’est rare en politique pour parvenir à se placer au niveau national. D’ailleurs il n’a jamais pu imposer quoique ce soit dans le PS, qui ne fait plus que semblant d’être à gauche.

      L’homme profite de la situation économique actuelle, où on risque de l’entendre quand il s’exprime avec véhémence, mais c’est le moment où jamais, si ce que j’appelle ses convictions, étaient de réelle bonne foi, comportait une part de vérité, incitait effectivement à se diriger vers des solutions sociétales harmonieuses.

  28. bonsoir

    le temps qu’il fait ?

    Il fait beau , la Grèce vient d’être sauvée , bien sûr les Grecs vont avoir un peu mal aux fesses , mais ils n’ont qu’à s’en prendre à eux même . Je serais un trader que j’investirais dans la vaseline,, car je pense qu’elle va être le produit de l »année en Europe .
    Heureusement, don Sarko de la Vega revient dar dar de l’empire du milieu où il a fait entendre la voix ferme de la démocratie ( cf photo p 6 du Monde de vendredi ,la photo qui tue ).
    vivement lundi , et que la fête continue .

  29. Bonjour M. Jorion,

    A propos du « juste prix » et de la soi-disant efficience du marché (voir le lien Wikipedia pour une définition du terme), je pense avoir plus qu’une petite idée du pourquoi cela revient sempiternellement dans le discours de tout financier: l’efficience du marché est une des hypothèses principales en finance de marché. Elle est effectuée dans de nombreux modèles mathématiques financiers.

    A titre d’anecdote, le modèle Black & Scholes dont vous avez parlé l’autre jour prend entre autres comme hypothèse l’efficience des marchés.

    Cette hypothèse a été attaqué de nombreuses fois par de nombreux universitaires américains sur le point de vue théorique au cours des années 70 et 80. En vain.

    Qu’à cela ne tienne, des études statistiques ont été effectuées pour vérifier ce principe en 1984, 1987, 1991 et 1993. Elles ont toutes montré un décalage sensible hors période de crise et un écart fort en période de crise. Rien n’y fait, nous sommes en 2010 et on continue toujours de mettre en avant cette hypothèse dorénavant factuellement démontrée comme étant erronée.

    La raison en est simple. Si on ne peut plus faire cette hypothèse, difficile de monter des modèles mathématiques qui soient suffisamment simples pour permettre une évaluation temps réel ou quasi temps réel pour le front office…

    Bref, pour conclure je citerai la parabole de l’ivrogne cherchant ses clefs (tirée de la Modélisation des Systèmes Complexes – Jean-Louis Le Moigne – Dunod). Le parallèle avec le monde de la finance devrait vous apparaître frappant.

    Il est minuit passé et l’avenue est très sombre, jalonnée seulement par les quelques tâches claires que projettent de rares réverbères.

    Au pied de l’un deux, un ivrogne hoquetant accroupi, cherche en tâtonnant la clef de sa maison, distante de quelques quinze mètres.

    Un passant compatissant propose de l’aider et l’interroge:
    -« Vous souvenez vous où vous avez perdu cette clef? »
    – « Oui, répond l’ivrogne, devant la porte de ma maison alors que je cherchais à l’ouvrir. »
    – « Mais pourquoi alors ne cherchez-vous pas devant cette porte? » s’étonne le passant
    – « Parce que ici au moins, sous le réverbère, il fait clair et je peux voir. »

    1. J’ai ressorti mes notes de cours pour retrouver les références universitaires américaines que j’évoquais et qui mettaient en cause la rationalité des investisseurs et donc l’efficience des marchés.

      J’ai un peu honte d’avoir oublié de telles références:
      – Keynes et c’est donc bien antérieur aux années 70 (il est mort en 1946) mais je n’ai pas de date précise. Qui plus est, il était britannique,
      – Tobin en 1985.

  30. Pour celles et ceux qui hésiteraient vraiement entre « stupidité et arrogance »,
    je vous propose,

    l’aide de Matt Taibbi (Rolling Stone, Juillet 2008):
    http://zerohedge.blogspot.com/2009/06/goldman-sachs-engineering-every-major.html

    relayée par Contre Info en Juin 2008:
    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2774
    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2775

    et en français par Jean Lasson en Juillet 2009:
    http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/goldman-sachs-la-grande-machine-a-59168

    1. merci pour ce lien!
      ce que la menuise n’explicite pas dans le commentaire, c’est qu’il faut bien être assis pour le lire, pour ne pas tomber à la renverse.
      horrible.

    2. GS ne doit-il pas être mis derrière les barreaux ? Ne doit-on pas entreprendre une action judiciaire contre ceux qui avouent avoir vendu de la m*** ? C’est une escroquerie, et la justice doit passer.

  31. @ Alain M-B le 30 avril 2010 à 16:06,

    A propos de votre remarque sur l’a-science économique et ses théories, une précision : l’économie, c’est un mode de gestion du vivre ensemble. Vu sous cet angle, les travers d’AIG et Cie sont de suite moins surprenants, voire même prévisibles…et probablement même prévus, ou en tout cas imaginés comme une possibilité servant les intérêts du système actuel. Comment en effet un état -un échelon du foyer-, pourrait continuer à fonctionner s’il ne ponctionnait pas, s’il ne maintenait pas des inégalités, bref s’il permettait une meilleure répartition des revenus de l’économie réelle qui perturberait l’asservissement au travail et donc la paix sociale ?

    Ce n’est pas la servitude moderne, c’est l’asservissement moderne comme garantie de paix sociale.

    Bonne fête « travail » 🙂 !

    1. « l’asservissement moderne comme garantie de paix sociale » : oui, quand on regarde l’histoire du capitalisme, on y trouve celle de la bourgeoisie cherchant à endiguer sa hantise du peuple : vulgaire, sauvage, brutal, imprévisible, etc. Etre plein de pognon au milieu des pauvres, c’est comme d’habiter une île au raz de l’océan : quand on n’est pas dingue, on élève des digues. Le processus continue, du reste, il n’est jamais achevé. A l’heure actuelle, on en est au contrôle du comportement des mômes, dès l’école maternelle, sur la base du DSM-4. (Cf. docu, hier soir, sur Arte.) La prévention de la délinquance n’est qu’un prétexte, le vrai but est d’étendre toujours plus les moyens de contrôle des populations.

      A mon avis, ce système d’asservissement a atteint depuis belle lurette un point de non retour. Ca changera sans doute quand il n’y aura vraiment plus de pétrole, mais on ne peut prédire si ce sera en bien ou en mal.

  32. Quel est le plus ‘gros’ actionnaire de Goldman Sachs? Eh bien, c’est AXA, l’assureur français, selon le New York Times de ce jour, les employés de GS venant en second.

    http://www.nytimes.com/2010/05/01/business/01goldman.html?ref=business

    Si la détention d’un peu plus de 4% des actions de GS paraît peu signicative, il est bon de rappeler que Rockefeller a contrôlé les actes de Standard Oil — prédécesseur d’Exxon Mobil — en n’en détenant qu’environ 1,4% du capital pendant des décennies.

    1. Si étonnement il y a, on le doit au fait que, à parler des autres, on a l’impression que chez soi c’est différent. Mais depuis la fin de la guerre, le capitalisme européen n’a rien à envier à celui des Américains, même s’il est d’une culture quelque peu différente. Et celui que les Chinois nous promettent ne pourra être que pire. Il n’y a qu’à voir comment ils détruisent allègrement leurs centres villes historiques pour y édifier leurs satanés buildings verre et béton. Ce « détail » mérite d’être relevé car, par ailleurs, les grands capitalistes chinois, – à ce que nous en montre la télé -, seraient de fervents admirateurs de la culture française. Mais, comme d’hab, tout ce que le capitalisme touche de son auguste « main invisible » se transforme aussitôt en folklore décoratif. Le sel de toutes choses reste l’argent.

  33. c’est le grand maquignonnage perpétuel, tromper les peuples au son des trompettes : et l’extase des peuples atteint son apogée !

  34. Sur l’histoire des CDS il me semble que vous confondez la détermination du prix du sous-jacent (la dette grecque) et le prix du dérivé (le CDS). Enfin selon le modèle de B & scholes votre explication est erronée.

    1. Ah oui, le modèle de Black & Scholes. C’est vrai, j’ai négligé d’en tenir compte. J’ai négligé aussi de tenir compte de la vitesse du vent…

      Mais vous pouvez m’aider : quelle valeur attribuez-vous au prix d’exercice dans le cas de la Grèce ? Un million ? 5 ? ou bien encore 3,1416 ?

    2. @Soncal : ah ça, on voit que vous venez d’arriver sur le blog, sinon vous n’auriez jamais tenté une telle critique ! Monsieur Jorion a sa petite idée sur le modèle de Black & Scholes, je vous la livre pour vous éviter de le chercher ici :

      Tout le monde a entendu parler du modèle de Black & Scholes qui sert à valoriser les options. Tout le monde sait aussi qu’il est faux : il lui manque une variable. La preuve qu’il est faux se trouve dans ce qu’on appelle le « smile », le sourire, le fait que des volatilités différentes correspondent à différents prix d’exercice. Ce qui n’a aucun sens. Myron Scholes et Robert C. Merton ont obtenu le Prix Nobel d’économie en 1997. Black l’aurait partagé avec eux s’il n’était mort entretemps. Scholes et Merton ont été parmi les fondateurs de Long-Term Capital Management, dont la chute en 1998 est l’une des plus grandes catastrophes financières de tous les temps.

      Cela dit sans méchanceté ni ironie.

  35. J’ai la sensation que plus le temps passe et plus nous savons que nous allons
    devoir affronter la réalité! Il semble que toutes les manoeuvres auxquelles nous
    assistons soient des moyens mis en place pour reculer la prise de conscience
    qui semble très angoissante, trop angoissante!
    Nous nous donnons encore un peu de temps, mais nous n’y échapperons pas!
    La peur n’évite pas le danger d’ailleurs!

  36. Merci à tous deux de remettre les pendules à l’heure et les points sur les i, ces propos me mettent du baume au coeur, vive l’Europe au service des citoyens.

  37. « nous devons faire taire les spéculateurs » Cavada
     »
    « faire un emprunt forcé sur ces banques , comme çà on leur rendrait coup pour coup »

    … quand je disais que le débat se muscle de plus en plus .

  38. @ Paul JORION

    Je viens de commencer la lecture de votre ouvrage « Comment la vérité et la réalité furent inventées ».
    Après avoir vérifié que le sujet correspondait bien à ce que j’avais imaginé, j’ai entrepris la lecture de vos références bibliographiques afin de m’informer de ce qui risquait de manquer à vos développements et vis-à-vis de quoi je devrai rester attentif au long de ma lecture.
    A mon avis donc il manque au moins deux références qui me paraissent fondamentales par rapport au sujet traité : KORZIBSKY et JULLIEN.
    Quelle n’est donc pas ma surprise quand j’entreprends de lire votre chapitre premier : A l’écart du « miracle grec » : la « mentalité primitive » et la Chine. François JULLIEN, philosophe et sinologue contemporain, s’évertue de mettre en miroir depuis de nombreuses années la philosophie européenne, et principalement grecque, vis-à-vis de la sagesse chinoise. Je peux vous conseiller un de ses récents ouvrages « Les transformations silencieuses » Grasset, 2009 ; d’autant que les trois derniers chapitres traitant respectivement du temps, de l’évènement et du « concept qui manque » me paraissent indispensables pour l’économiste qui veut remonter à la tragique bifurcation de la science économique au milieu du dix-neuvième siècle…
    L’autre référence, Alfred KORZIBSKY est le père de la sémantique générale, principalement exposée dans « Science and sanity, an introduction to non-aristotelian systems and general semantics» écrit dans les années 1930 mais qui ne fut jamais traduit parce que c’était la volonté de l’auteur, transmise à l’institute for general semantics qui continue de gérer ses droits. Il y traite dans plus de huit cents pages assez ardues à lire des mêmes notions que vous, d’un point de vue qu’il espère purement « scientifique ». Il dégage notamment une réflexion très approfondie sur le principe d’identité et l’utilisation des auxiliaires, surtout le verbe être et ses formes négatives, par les langues indo-européennes (il était polyglotte). On résume généralement son œuvre par la formule laconique : « La carte n’est pas le territoire » sans bien souvent comprendre qu’elle s’applique tout aussi bien au domaine de la pensée et des concepts abstraits.
    Là où je finis par arriver est que nos concepts occidentaux et bien sûr ceux de « vérité » et de « réalité » sont inclus de fait dans le bagage linguistico-culturel des langues indo-européennes et de leur caractéristique hyper-flexionnelle que nous utilisons parce que nous en sommes pétris. A la limite peu importe qui « invente » les concepts, où et à quel moment : ils sont inhérents au développement autoréflexif de la langue et de la pensée dans nos cultures. Bien évidemment vous vous référez à deux naissances datées et localisées. La première née du commerce (l’indo-européen est aventureux) de la Grèce avec l’Egypte où nos grands philosophes sont allés puiser le corpus mytho maniaque (je pèse mes mots) de connaissances accumulés sur des millénaires dans les temples égyptiens pour le transcrire en un système conceptuel et rationnel par rapport aux compulsions de leurs mentalités et de leur langue. La seconde née du commerce avec les philosophes musulmans au zénith de leur art, avant leurs dérives sectaires, les « savants » européens prenant la contre-réforme comme levier contre la chape ecclésiastique.

    Bien évidemment, si j’en ressens le besoin, je vous transmettrai d’autres commentaires de lecture.
    Amicalement,

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