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187 réflexions sur « Le temps qu’il fait, le 28 mai 2010 »

  1. Déliquescence, Déconvenue, Déséquilibres,…
    L’écoeurement est en effet la bombe qui va exploser.

    Tout le monde a « besoin » d’argent… Vous avez trouvé le problème…

    Bien (mais pas matériel) à vous.

    1. En aparté sur la Chine, et pour connaître quelques asiatiques aussi des pays asiatiques, je peux vous confirmer quelques principes de bases.
      L’asiatique est individualiste. Bien plus que nous.
      (ainsi, une sécurité sociale pourrait être envisagée dans 4 000 ans, mais ils se posent encore la question du bien-fondé de la chose)
      (du point de vue argent, c’est encore pire. Les Ecossais, Hollandais et Cauchois sont relégués au rang de gentils garçons à coté)
      Le Chinois est pour la peine de mort.
      (j’en ignore l’origine religieuse ou corse, mais c’est un fait)
      L’Asiatique est pragmatique bien au delà du cowboy commercial non seulement par le rire comme porte de sortie à une situation qui l’embarrasse, mais les deux points cités si dessus en sont des conséquences.

      Bref, je les adore car je les comprends : ils sont différents et ont raison de ne pas trop vouloir nous ressembler. Sauf du point de vue fric…

    2. Cher Yvan un de mes commentateurs préférés, voyez, j’y mets les formes (mais c’est sincère) : je suis étonné que vous tombiez dans cette généralisation : LE CHINOIS dites vous ???? Pouvez vous en faire autant avec L’EUROPÉEN s’il vous plait ?

    3. Ouaich, Piotr.
      Je ne connais QUE 3 dimensions. A l’échelle humaine.
      La quatrième me fut enseignée par un gars nommé Einstein. Lui aussi avait appris que l’humain ne pouvait être parfait malgré toute la science du monde.
      Mais… l’homme raisonnable se doit de ne pas accepter certaines raisons…

    4. Il y bien des voies de réflexion pour aboutir au même constat: En 1921 déjà une pensée plus perçante voyait poindre quelques difficultés dans le cours des choses tel qu’il se manifestait alors: René Guénon.

      « …Les Occidentaux d’aujourd’hui en sont encore à se persuader que le progrès, ou ce qu’ils appellent ainsi peut et doit être continu et indéfini ; s’illusionnant plus que jamais sur leur propre compte, ils se sont donnés à eux-mêmes la mission de faire pénétrer ce progrès partout, en l’imposant au besoin par la force aux peuples qui ont le tort, impardonnable à leurs yeux, de ne pas l’accepter avec empressement. Cette fureur de propagande, /…/ est fort dangereuse pour tout le monde, mais surtout pour les Occidentaux eux-mêmes, qu’elle fait craindre et détester ; l’esprit de conquête n’avait jamais été poussé aussi loin, et surtout il ne s’était jamais déguisé sous ces dehors hypocrites qui sont le propre du « moralisme » moderne. L’occident oublie d’ailleurs, qu’il n’avait aucune existence historique à une époque où les civilisations orientales avaient déjà atteint leur plein développement ; avec ses prétentions, il apparaît aux Orientaux comme un enfant qui, fier d’avoir acquis rapidement quelques connaissances rudimentaires, se croirait en possession du savoir total et voudrait l’enseigner à des vieillards remplis de sagesse et d’expérience. Ce ne serait là qu’un travers inoffensif, et dont il n’y aurait qu’à sourire, si les Occidentaux n’avaient à leur disposition la force brutale ; mais l’emploi qu’ils font de celle-ci change entièrement la face des choses, car c’est là qu’est le véritable danger pour ceux qui, bien involontairement, entrent en contact avec eux, et non dans une « assimilation» qu’ils sont parfaitement incapables de réaliser, n’étant ni intellectuellement ni même physiquement qualifiés pour y parvenir… »

      Depuis il s’est passé quelques « évènements » en Europe, et dans le monde. La guerre mondiale, la dernière en date, qui devait trancher tous les problèmes européens les a seulement rendus plus inextricables et facteurs de crise, l’Europe meurt de ses poisons. A l’autre bout du monde, la Chine, au prix de sacrifices énormes, a su très tôt acquérir une maîtrise technique énergétique orientée en totalité vers l’atome. Dès l’origine Mao a su que le temps travaillait pour sa cause. La même stratégie guide encore les dirigeants actuels de l’empire du milieu: faire vaciller la flamme de l’occident en agissant sur le carburant d’abord (énergie, matières premières), puis sur le moteur (l’industrie, à la fois alibi et source d’enrichissement). Afrique, Asie, Amérique du Sud, partout où sont les matières premières et le pétrole, la stratégie d’étouffement commande d’accroître son emprise. L’usure du temps fera que les dépouilles occidentales pourront être accaparées. De l’Europe, seule l’Allemagne réunifiée redevient une nation, les pays arabes se réveillent dans un bouillonnement brûlant, l’orient qui a suscité bien des espoirs est aujourd’hui une crainte, la Russie se redresse patiemment et échafaude des prospectives, ne voulant laisser perdre aucune chance d’un futur plus accommodant pour retrouver force et rayonnement, les temps changent, les bouleversements se font plus rapprochés, les nuages se rassemblent…

    5. Sans souci, Didier. J’ai le recul pour.

      L’Européen est un colonialiste qui a vécu de ses rentes pendant tellement longtemps qu’il s’est « reposé sur ses lauriers » (de César, car n’oublions pas l’influence des Romains dans l’histoire)
      Et s’est fait roulé par l’american dream car son continent ne pouvait être pacifique par le point cité ci-dessus.
      Nous sommes donc devenus asservis par dissensions exploitées qui font actuellement à la fois notre force (car nous sommes SOUS la même monnaie) et notre faiblesse (car nous faisons semblant de ne pas être SOUS la même monnaie)
      Bizarrement le même mot revient en majuscule…
      En attendant, l’Europe est attaquée au niveau fric et nous devrions essayer de penser à autre chose qu’à cette dimension mercantile.
      Mais… le pouvons-nous..???

      Lorsque je parle de prise en otage, je ne rigole absolument pas. Malheureusement. 🙁

    6. @Yvan

      c’est vrai que l’asiatique n’est nullement encombré ni embarrassé par un quelconque complexe judéo-chrétien.

      @Didier
      les Japonnais nous trouvent éminemment pragmatique dans le sens où nous n’avons des principes que dans la mesure où ils nous arrangent. ça les bluffe tout le temps.
      Généralement, ils sont sidérés par notre impudeur à donner des avis sur tout.
      Je ne connais pas les Chinois.

    7. Yvan,

      Un de mes flirts était une chinoise, le fric ça oui elle trouvait ça bien, mais bon après une éducation rigide
      quasi militaire on peut comprendre que ça les fasse rêver la réussite matérielle.
      En revanche, pour eux la famille c’est très important, pas si individualistes que ça, sauf si on considère la famille comme un individu.

    8. @Domend

      J’ai l’impression d’avoir toujours été d’accord avec ce Mr Guénon que vous me faites découvrir. Merci bien.

      J’ai un peu l’impression qu’on a une sorte de syndrôme de la bonne parole qui nous poursuit. Des premiers chrétiens, en passant par les missionnaires et les colonisateurs, au FMI, l’Occident prétend savoir seul ce qui est vrai, ce qui est bon, ce qui est bien.
      N’y-a-t’il pas là un manque d’humilité ?

      NB. Houlala, il faudra que je médite sur mon propre cas.

  2. A Paul Jorion.
    Merci pour votre vidéo hebdomadaire qui résume bien la situation.

    Les dirigeants ne prennent pas de mauvaises décisions, ils prennent les décisions qui les arrangent et ils savent très bien ce qu’ils font. Vous dites que leurs choix vont augmenter la crise, mais ces dirigeants, qu’ils soient des élus ou des chefs de grosses entreprises n’ont qu’un but: garder le pouvoir et augmenter leur capital, quels qu’en soient les moyens. Ils se moquent totalement de la situation où ils nous mettent.
    Si la crise devient plus forte, si la récession s’installe et s’accentue, ça ne les touchera absolument pas.
    Vu vos qualités de visionnaire, ce serait intéressant que vous nous fassiez un article nous proposant votre vision du futur.

  3. Taux d’intérêt trop élevés. Argent pas bien réparti là où il le faudrait. Pas dans les bonnes poches. Austérité contraire.
    Où voyez-vous les solutions sinon dans un certain socialisme d’idéologie?
    L’écœurement comme solution du style 1788?
    Quand, on voit qui était derrière ce mouvement…
    Remplacer un pion par un autre…

  4. Déconfitures…… du système financier entrainant une décomposition sociale….. Comme dit Paul Jorion dans «  »Le temps qu’il fait  » :  » j’ai une vision optimiste, ça ne peut pas durer…… ».

    moins de Bien , plus de Lien …..

    Bien à vous.

  5.  »Prendre l’argent là où il est … »

    Utopie que ne sera réalisable (peut-être) que lorsque nous serons face écrasée sur le mur de la déflation.
    François Mitterand avait eu cette utopie de vouloir transformer la société. Il a en partie échoué.

    C’est à l’électeur de changer et d’avoir cette conscience politique.
    Au fait Mr Jorion, combien de manifestants hier à propos des retraites ?
    5 millions je crois décomposés ainsi :
    – chômeurs 1 million : normal, ils ne travaillent pas et ont du temps pour manifester
    – retraités : 1 million : normal, ils ne travaillent plus et ont du temps pour manifester
    – salariés : 1 million : normal, tant sont à temps partiel et ont du temps pour manifester
    – …

    Petite précision : Suite à l’application de la loi sur le service minimum, les trains circulaient ainsi que les métros ce qui a facilité les déplacements et contribué au succés de cette manifestation  »unitaire » qui restera dans toutes les mémoires …

    Prendre l’argent là où il est nécessite de la volonté et de la constance.
    On y est loin et les différents gouvernements peuvent s’en livrer à coeur joie vu le degré de mobilisation constaté.

    Dans le même genre, inutile de vous rappeler l’immense succés de ce premier mai …

    Oui, il y a de quoi être écoeuré. Ecoeuré de tout.

    Bon week-end et profitons du soleil.

  6. « L’argent n’est pas là où il faut, c’est très simple. » : je suis tenté de dire trop simple, tellement simple qu’on imagine mal que ça puisse être le fond du problème, d’autant plus qu’aucun grantéconomiste n’a jamais rien dit de pareil. C’est formidable d’avoir énuméré les principaux arguments adverses, (fuite des capitaux, augmentation des taux,…) pour mieux les envoyer balader d’un revers de main. Applaudissements nourris dans la salle.

    Intéressante la partie sur la Chine qui « utilise le capitalisme » et prend rapidement des décisions pragmatiques. Un modèle à suivre ? Si oui, ce pourrait être la fin du capitalisme anarchique, mais pas du « capitalisme tout court ». (Petite pub pour ma petite opinion perso: ici). Sûr que l’étape intermédiaire, c’est un capitalisme dirigé, pour digérer les dégâts.

    Supprimer les élections présidentielles aux US ? Le lobbyisme y est si intense que cette idée est absolument réaliste. Ils économiseraient le coût de ces élections, feraient élire leur président par l’oligarchie, et le résultat final serait strictement identique. On pourrait faire pareil en France, on n’y perdrait que le folklore de la gauche.

    1. Batracien anoure, tant de sagesse dans tant de commentaires ! On vous a déjà vu en « billet invité ». Votre esprit mouche du coche exige qu’on vous y voie plus souvent !

    2. Merci Paul, c’est sympa et, comme toujours, très pertinent. J’aime bien en effet vous porter la contradiction, chaque fois que l’occasion se présente. Mais au fait, à propos des billets invités, on attend toujours la suite de Frédéric 2 !

    3. @Crapaud: « Intéressante la partie sur la Chine qui « utilise le capitalisme » et prend rapidement des décisions pragmatiques. Un modèle à suivre ? Si oui, ce pourrait être la fin du capitalisme anarchique, mais pas du « capitalisme tout court ». »

      Le capitalisme ce sont les capitalistes au pouvoir, ce n’est pas le cas en Chine. Ce n’est pas parce qu’il y a toujours des nobles et des titres nobiliaires que c’est l’Ancien Régime. De même, il y aura toujours des capitaux, il y en a toujours eu depuis que la monnaie existe, mais ça n’en fait pas un capitalisme.
      La société fonctionne sur des rapports de forces et ces rapports de forces se font entre personnes (et classes sociales puisque les personnes qui ont des intérêts communs se regroupent). On n’appose pas un système sorti de la tête des gens qui s’appellerait capitalisme ou communisme (ce dernier a été la prise de pouvoir en Russie par les bureaucrates). On perd donc son temps à dire: « le capitalisme est mort ou vivant ». Ce qui compte c’est la question: « qui a le pouvoir? réussiront-ils à le maintenir? ». Si les capitalistes perdent le pouvoir, ce qui n’est pas encore gagné, il faut aussi se demander qui le leur arrachera. Parce qu’il est certain que ce n’est pas la crise qui le fera toute seule, elle provoque juste un affaiblissement du pouvoir des dirigeants actuels.

    4. Hhmm.. Crapaud indigo.
      Attention que les peuples ne deviennent pas trop oppressés par manque d’argent et plonge dans un discours populiste..

      Il faut toujours bien rappeler partout et toujours très haut et fort qu’ HITLER FUT ELU DEMOCRATIQUEMENT.

      Le peuple qui l’a élu est toujours en train d’en payer le prix… (pas financièrement, mais pire encore)

    5. ‘On pourrait faire pareil en France, on n’y perdrait que le folklore de la gauche.’

      oui ça me rappelle la primaire d’un parti très connu en 2007, il n’y avait qu’un seul candidat.

      il fut acclamé.

    6. @Moi et yvan : j’ai bien des réponses à vous faire, mais ça ne veut pas sortir. Vous n’auriez pas une grosse ânerie sous la main, histoire de me faire sortir de mes gonds ? Ce serait plus facile pour moi, surtout après le compliment de Paul qui me fait craindre de dire des sottises.

    7. Deux remarques :

      1. « … la Chine qui  » utilise le capitalisme « … »

      Il est plus que répandu d’affirmer pour les opposer qu’il existe des pays capitalistes et des pays jugés non capitalistes comme l’ex-URSS et la Chine. Grossière erreur. L’URSS et la Chine se sont toujours décrites comme capitalistes. Un capitalisme monopoliste d’état qui lui s’oppose au un capitalisme privé occidental. Mais quand en Chine et en URSS les capitaux bénéficient de plus en plus à une nomenklatura, tandis qu’aux USA ils sont concentrés dans les mains d’un nombre restreint de familles au point de devenir une oligarchie, le peu de différence de nature apparaît mieux.

      2. « Supprimer les élections présidentielles aux US ? Le lobbyisme y est si intense que cette idée est absolument réaliste. »

      Il est encore courant de qualifier les États-Unis de plus grande démocratie du monde. Ceci est faux à deux titres. D’abord la plus grande démocratie du monde c’est l’Inde. Ensuite, le système non démocratique aux USA est plus avancé qu’on le croit, et il n’a pas besoin des lobbys, il est constitutionnel. C’est celui des Grands Électeurs. L’élection contestée de Bush le cruel était constitutionnellement correcte. Le recomptage des voix a été arrêté par la cour suprême parce que ce sont les Grands Électeurs qui tranchent en dernier ressort à toutes les élections et qu’ils peuvent prendre une décision en théorie, et ici en pratique, contraire à celle des électeurs dont le vote n’est qu’indicatif. La question à deux balles est : qui élit / désigne les Grands Électeurs ? Il semble bien que ce soit une cooptation où la Chambre de commerce pourrait bien être prépondérante.

    8. à Yvan
      je ne pense pas qu’Hitler est d’abord été élu, mais nommé
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_von_Hindenburg
      « Hindenburg est élu président du Reich en 1925. Il le restera jusqu’en 1934. En partie manipulé, et malade, il nomme Adolf Hitler au poste de chancelier d’Allemagne le 30 janvier 1933. Il s’éteint en 1934.  »
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_von_Hindenburg#Hitler_chancelier
      « Hindenburg meurt le 2 août 1934 d’un cancer du poumon dans sa maison de Neudeck en Prusse-Orientale à l’âge de 86 ans. Quelques jours plus tard, un plébiscite donne à Hitler tous les pouvoirs (19 août 1934).

    9. Hiltler élu démocratiquement ! c’est le « démocratiquement » qui est très contestable

    10. Visiteur Nocturne,
      Si l’Inde était réellement démocratique, elle ne serait pas peuplée de quelques-uns des plus gros milliardaires de la planète est d’une immense majorité de pauvres.

      Désolé de mêler pouvoir et argent, mais c’est la « mode ».

      Cécile, serait-ce donc la démocratie qui aurait nommé Hitler, ou… Hitler qui aurait utilisé la démocratie…??
      Il n’est en tout cas pas arrivé au pouvoir par la force. Et fut plébiscité par les Allemands.
      Ce que m’a un jour confirmé une Allemande ayant vécu sous les bombardements : « nous ne savions pas qu’il était comme cela… »

    11. je connaissais pas, on apprend des trucs inattendus ici :

      anoures

      « Pendant la saison des amours, ces animaux émettent des cris très caractéristiques. »

  7. Le problème: des chercheurs comme Paul Jorion prêchent dans le désert, pour différentes raisons: 1. le mainstream est puissant. Lorsque j’ai participé à un débat publique il y a quelques années – des personnalités politiques et des représentants de l’industrie y étaient présents – en affirmant que l’argent est monopolisé par certains groupes sociaux dont le but principal consiste à accroitre leur richesse et que cela couve un danger pour l’économie – on s’est moqué de moi, je passais pour un ignard qui n’y connaissait rien, pour un détraqué gauchiste, pour un ennemi du « système ». Je ne suis le seul qui a eu droit à ce type de réactions. La deuxième raison: le publique manque de culture économique, sa possibilité d’interférer dans le débat politique concernant la grande « mécanique » de l’économie internationale est très restreinte. Je pense qu’il faut attendre l’éffondrement du château de cartes pour pouvoir rebâtir un nouveau système qui soit plus viable pour le citoyen moyen. Les choses sont devenues beaucoup trop asymétriques. Ce que les gouvernements décideront ne sera que du bricolage stupide, focalisé sur le court terme; le château ne tiendra pas.

    1. « Le problème: des chercheurs comme Paul Jorion prêchent dans le désert » : il prêche devant son auditoire, et ce n’est pas un problème mais un plaisir. 🙂

    2. « Je pense qu’il faut attendre l’éffondrement du château de cartes pour pouvoir rebâtir un nouveau système qui soit plus viable pour le citoyen moyen. »

      Je ne le pense pas, ce serait là le début de la tyrannie, ce qu’il faut est je pense une transition économique qu’il faut batir petit à petit comme le disait Paul dans un autre « Le temps qu’il fait »

    3. @ Germanicus

      Il y a beaucoup de monde pour un désert, je trouve, ici 😉

      perso, je ne pense pas qu’il faille attendre quoi que ce soit, je m’y colle de suite :
      Ici ce fait déjà un travail de pédagogie, j’ai l’impression d’apprendre beaucoup sur ‘la culture économique’ et j’ai même mes idées ! alors je les dis :

      Il faut préparer la suite, de suite, pour savoir ce que l’on fait, avant la grande pagaille dans le village.

      La monnaye est un bien commun, qui peu asservir, même des états.
      A nous de se donner les outils pour la contrôler comme on le fait avec les fleuves ou l’électricité.
      (l électricité qui est aussi un excellent moyen d’échange d’énergie, mais pas de stockage.)

      Pour cela, je pense qu’il y a un prérequis si l’on veux un système monétaire pérenne et ajustable par l’utilisateur :

      – Il faut des grands principes simples, compressibles par tous, ou tout le monde peux suivre les grands flux.

      – A nous de définir les conditions et priorités des flux et d’interdire les accumulations au travers de la politique.

      – La transparence doit permette de suivre ce qui ce passe en temps réel par tous.
      Chaque euro revendiqué, doit être référencé par un numéro, comme l’est un billet de banque.
      On dois pouvoir connaitre et remonter tous les changements de mains.

      La monnaie doit être pensé par rapport à l’individu : comme l’est l’organisation des votes dans des urnes transparente.

      Un Point critique identifier :
      Il faut que ca permette d’éviter ca ou du moins de faire au mieux pour tous, même mère nature :
      Le cas Gibe 3 – Un méga barrage controversé
      Note : Lecteur audio bien pratique en haut e gauche.

    4. @Vincent:
      Il s’agit d’un malentendu. « Prêcher dans le désert » veut dire que l’on est entendu par les décideurs dans divers domaines de la politique et de l’économie, mais pas pour autant écouté; il faut différencier entre entendre et écouter. Le travail de Paul Jorion est précieux, d’autant plus qu’il contribue à sensibiliser le public aux questions cruciales inhérentes à l’économie. De plus, il représente la réalité économique sans être partisan d’un lobby ou d’un mouvement. C’est devenu rare, à notre époque.

    5. @ Michel Lambotte
      Oui, mais les pouvoirs en place appliquent des vieilles récettes qui ne marchent plus. Pour qu’il y ait une phase de transition, il faut des moyens adaptés, dans le cas présent des moyens nouveaux qui sortent du cadre conventionnel. C’est l’une des raisons principales pour laquelle on (l’organisme de notation) n’a pas pris au sérieux la politique d’austérité affichée par l’Espagne.

  8. Chômage France (suite):

    Le chômage est reparti à la hausse en avril. Selon les données publiées vendredi 28 mai, le nombre de demandeurs d’emploi (catégories A, B et C) a augmenté de 0,9 % par rapport à mars (35 200 personnes) pour atteindre 3 926 200 personnes. La catégorie A, qui comprend uniquement les personnes sans activité et en recherche active d’emploi, a augmenté de 0,6 % après une baisse de 0,2 % en mars. L’augmentation de chômeurs, toutes catégories confondues, est de 10,5 % par rapport au mois d’avril 2009.

    Le commentaire ‘méthode coué’ du ministre:

    Le secrétaire d’Etat à l’emploi, Laurent Wauquiez, préfère voir dans ses chiffres « le signe d’un marché de l’emploi qui reprend ». Globalement, indique-t-il, « il y a quand même des choses qui bougent et on a un marché de l’emploi qui se remet en mouvement » et « des indicateurs qui montrent que, malgré tout, mois après mois, on a une tendance de fond qui est à regagner le terrain perdu ». M. Wauquiez cite en particulier la hausse des offres durables enregistrées par Pôle emploi (+17,8 % sur un an en métropole et +27,9 % pour les offres d’emplois de plus de six mois) et une progression mensuelle des demandeurs d’emploi moins forte. « On est sur une progression mensuelle de + 8 000 demandeurs d’emplois, là où la tendance de janvier à octobre 2009, était à + 41 000 en moyenne », a-t-il remarqué.

     »Tout va bien madame la marquise ». ..je ne pense pas que Mr Woerth écoute la vidéo du vendredi de M Jorion ….il devrait pourtant

    Plus que 22 fois mentir, avant la présidentielle de 2012..courage

    1. Ne vous inquiétez pas trop pour la présidence, nous on n’a pas de gouvernement et il va fallior la prendre!!!!!
      Je suis certain qu’on trouvera un compromis!!

  9. ouccccccccccccccccchhhhhhh

    L’agence de notation Fitch dégrade la note de l’Espagne

    vendredi 28 mai 2010, 18:50
    L’agence de notation Fitch a annoncé vendredi qu’elle dégradait la note de la dette de l’Espagne, à « AA+ » contre « AAA » auparavant, en raison des mauvaises perspectives de croissances provoquées par le lourd endettement privé du pays.

    1. Ce n’est pas étonnant. Sur 45 Caisses régionales, la moitié sont presque en faillite. L’organisation régionale du pays rend difficile la restructuration de ces banques. Et cela va coûter très cher. De plus, le gouvernement actuel – les socialistes n’ont pas de majorité absolue – eu très chaud hier. A une voix près c’était la crise politique.
      Je suis d’accord avec M. JORION. Les politiques montrent une triste figure. Les démocraties sont bien fragiles et lentes dans ce genre de circonstances. Je crains pour elles.

    2. Je me rabat sur l’andouillette.

      « L’Association amicale des amateurs d’andouillette authentique (AAAAA), dite aussi 5 A, regroupe en son sein des professionnels des métiers de bouche et de l’univers de la table (fabricants, restaurateurs, mais surtout critiques et chroniqueurs gastronomiques, en activité ou retraités). »

    3. Certes, mais une autre annonce officielle est tombée : José Mourinho va entraîner le Real de Madrid (ce que Fitch a feint d’ignorer).

    4. Et pour la cuisson au barbecue de l’andouillette, je passe pour un spécialiste.
      Donc, en cas d’effondrement de ce système américain, on va plutôt se faire un barbecue plutôt qu’une choucroute. Désolé, BA.

      Tiens, en parlant de BA… Désolé, vieux, mais les autres pays européens ne peuvent pas non plus laisser tomber un pote obligé.

      L’éclatement de l’Euro devra être un peu reporté… Aux calendes grecques 🙂

      Sinon, avant l’Angleterre, il y aura aussi les attaques américaines du Portugal, de l’Irlande et peut-être de l’Italie. Mais c’est vraiment si vous le voulez, BA. On vous force pas non plus.

    5. Rien de trop étonnant. Les agences de notations veulent éviter l’écroulement du système auquel elles appartiennent. Pour que le monde s’échange en $ américain, pour que les créanciers conservent leur devise, il est important que le $ se maintienne. Il ne serait pas bien venu qu’une autre devise lui face de l’ombre ou la menace. La guerre des monnaies. La dégradation de l’Espagne vise donc l’euro, et a pour but de l’affaibli. L’euro est la cible non désignée. C’est aussi un jeu de billard à plusieurs bande qui doit se pratiquer avec précaution. Mais dans un premier but non avoué, cette note dégradée vient s’inscrire dans le paysage comme un incendie qui fait diversion aux menaces qui pèsent sur le $ américain et la livre. Ceci faisant parti d’un ensemble de postures d’intimidation à destination des créanciers dans les batailles à venir. C’est donc pour les uns une ré-assurance pour les autres un fluide d’influence sous hypnose. Le but : qu’ils orientent convenablement leurs choix, en suivant les indications, afin qu’ils adoptent et convertissent leurs avoirs dans l’imprimé qu’il convient.
      C’est cela l’important.

    6. Juste pour rigoler à propos de l’Espagne – les deux rigolos euh pardon … libéraux de service dans l’émission « L’économie en question » à la radio ce matin, à savoir Baverez et Thesmar ont été jusqu’à reconnaitre que le plan de rigueur espagnol prévoyant une économie de 50 milliards d’€ sur 3 ans était peut être excessif !
      Voyez que ça vaut le cout d’écouter la radio 😉
      http://www.franceculture.com/emission-l-economie-en-questions-les-retraites-etats-fmi-et-reductions-des-deficits-2010-05-29.html

    7. France Culture « L’économie en question »
      Heureusement il y avait sur le plateau un économiste de « à l’attaque » pour nous défendre.
      Nicolas Baverez nous aura appris qu’en 20 ans le rapport travail/capital est resté stable, merci, 20 ans que ça dure, bravo Tatcher et Reagan, j’oubliais Friedman pour la rime en an.
      Qu’en pensent Jean-Luc Mélenchon et son vis à vis M. Peyrelevade de cette salade ?
      Qui va enfin départager ces avis contradictoires ?
      Récemmnent on signalait que la valeur de l’immobilier avait été multiplié par 2 durant les 10 dernières années, aucun rapport bien sur. Et les marchés qui imposent une rentabilité de 15% l’an, pas plus de rapport.
      Il faudra réviser ta copie Nicolas.

    8. @didier
      Pas dur de prévoir les prévisions de nos economistes à la petite semaine libérale: ils suivent les marchés!
      Les marchés disent Houla les déficits! Et ils disent Houla les déficits!
      Une semaine après les marchés disent Houla la croissance! Et ils disent Houla la croissance!

      @papiman
      D’accord avec vous. Sauf que le roué baveux Baverez a raison en partie sur le coup, puisque c’est bien sous les gouvernements Mauroy, Fabius et Balladur entre 83 et 88 qu’a été opérée pour la plus grande part, le transfert de revenus du W vers le K.

    1. Il faut nuancer ,la piscine sera ouverte à tout contribuable.
      Seule la baignade en Burka sera interdite.

  10. Les requins préfèrent attaquer le dimanche à la nouvelle lune.
    C’est le titre d’une nouvelle AFP ! So What !
    Je reproduit le début qui m’a soudainement inquiété lorsque j’ai pris connaissance du « Temps qu’il fait » de ce jour:

    MIAMI — Les requins attaquent plutôt le dimanche à la nouvelle lune, dans des eaux peu profondes, de préférence les nageurs qui portent un maillot de bain noir et blanc, affirme une étude de l’Université de Floride publiée jeudi.
    —-
    Attention Paul ! Je n’ai pas consulté le calendrier lunaire mais, attention, si vous prenez un bain de mer, près de chez vous, changez de tenue 😉 On est jamais trop prudent !

    Une expression bretonne m’est venue aussi en vous voyant ainsi vêtu mais j’ignore son sens, s’il est déplaisant je ne verrais pas d’inconvénient à sa censure :
    kor ki gwenn ha kor ki du
    entendu je crois dans une chanson de Gilles Servat, dans le début des années 70.

  11. Bonsoir,

    Quelle surprise (et quel bonheur) de vous voir aborder ce vendredi une thématique sur laquelle je travaille, le « dépassement » intellectuelle des dirigeants et des élites.

    Cela m’a fait plaisir.

    Dois-je y voir une incitation ?

    Bien cordialement,

    CM

    1. Votre thème semble très intéressant. N’attendez pas d’incitation pour continuer votre travail. Et si d’aventure vous ressentiez au contraire une incitation à le laisser tomber, ce serait le moment ou jamais de redoubler d’efforts.

  12. Le gaz, après une énorme augmentation de 10% en Avril, va encore connaître une hausse de 5% au 1er Juillet… Accumulez à ça les faibles salaires français, les charges incompressibles de plus en plus lourdes, la nourriture de plus en plus chère, les études secondaires privatisées donc payantes, l’immobilier à l’acquisition devenu irrationnel, divers impôts tels les locaux vont en croissant, la précarité en terme d’emploi se matérialisant jour après jour en conformité avec les volontés de ce foutu marché, le règne de la marchandise devenant de plus en plus absolu et sans partage et la cerise sur le gâteau, la rigueur s’installant…

    Sommes-nous dans une période pré-révolutionnaire ? Non car les veaux sont apparemment heureux…

    1. Jetez un oeil aux commentaires sur l’article qui cite ça dans la Tribune.
      Vous verrez que les réactions commencent à devenir limite … révoltées pour un journal tout de même bien à droite.

    2. Les veaux n’ont qu’une chose à faire : assumer leurs choix.
      Cette situation, à défaut de l’avoir créee, ils l’ont en partie encouragée et en tout cas n’ont pas fait grand chose pour l’éviter.

    3. « Les veaux, c’est fait pour être bouffés. Qu’est-ce que je fais à la tête des veaux? » Charles de Gaulle cité par son gendre le Général de Boissieu.

    4. @yvan

      vous n’êtes pas X-Mines (ou X-Pont) je ne sais plus, pour rien:
      1) vous savez tout
      2) le doute ne vous atteint pas
      3) vous voyez les choses de haut et par la même vous encore beaucoup à apprendre comme vous le reconnaissez parfois avec un certain manque d’humilité.

      Ceci-dit, c’est comme ça qu’on vous aime,.

      Cordialement

  13. La bonne nouvelle est que cela ne peux que changer ….. oui mais il n’y aura pas de parachute pour tous , quant aux élections de 2012 …. Sarko ou DSK du FMI je n’hésite pas j’apprends le mandarin

  14. J’ai relu il y a quelques semaines et vu récemment au théâtre la pièce de Tchékov, « la cerisaie ». Etonnant comme ce classique « colle » à notre époque. Pour ceux qui ne connaîtraient pas l’oeuvre du dramaturge russe, celle-ci montre une famille russe du début du XXè siècle endettée au point de devoir vendre son bien le plus précieux (sentimentalement s’entend), son domaine entouré d’une énorme cerisaie. Mais ce qui devrait être une tragédie est traité sur le mode de la comédie (ou presque): les propriétaires de ce domaine préfèrent continuer à flamber de façon outrancière en distribuant l’argent à tout va et en faisant la fête; ce qui retient leur attention, c’est leur passé glorieux, c’est leurs histoires de coeur dérisoires. En mot, ils ne veulent pas penser, ils préfèrent nier les problèmes. Parmi eux cependant, certains ont une conscience aigüe de la situation, et notamment Lopakhine, un ancien esclave qui s’est enrichi, et Trofimov, un étudiant aux idées neuves et subversives. Ces deux personnages sont fascinants: moqués constamment, jamais entendus, ils sont pourtant ceux qui feront la Russie de demain. Les « winners » annoncés. A la fin de la pièce, le premier rachètera effectivement la cerisaie officialisant la chute des anciens maîtres face à l’ascension de leurs anciens esclaves; le second part pour des aventures inconnues qui laissent imaginer un destin à la Lénine. Dans la représentation de Julie Brochen (présentée récemment à Strasbourg et qui passera bientôt à Paris), celle-ci accentue encore la manque d’attention que l’on porte à Trofimov: lorsqu’il énonce ses vérités, sa voie est enrouée, elle ne porte pas. La vérité reste coincée, là, au fond de la gorge. Vous l’avouerais-je? J’ai pensé à Paul. Ceux qui portent la vérité dans notre monde ont une voix minuscule. Mais cela n’empêche pas la vérité d’être ce qu’elle est et d’advenir au sein du réel: en 1904, selon les mots de Trofimov, c’est la Russie entière qui était la cerisaie. Et la Russie a effectivement fait faillite. Aujourd’hui, c’est l’Occident entier qui est notre cerisaie.

    1. La Russie n’a pas fait faillite en 1917, faut pas dire n’importe quoi. Elle est devenue une puissance mondiale et non plus une puissance de seconde zone comme sous les tsars. Elle a battu l’Allemagne nazie presque à elle seule. Les gens ne se sont pas non plus appauvris (on vivait pas pire sous Staline que sous le servage). Il faut comparer la Russie de 1960 avec la Russie des tsars, non pas avec l’occident qui était déjà bien plus riche et industrialisée déjà en 1917.
      Et je suis pas communiste, mais ce sont des faits.

    2. Merci pour cet éclairage littéraire et historique. Il permet de prendre un peu de hauteur dans le pessimisme ambiant.
      L’avenir n’est pas écrit dans la passé, mais le passé peut nous tendre un miroir pour voir notre époque avec plus d’acuité. Il est vain de disserter à l’infini sur notre impuissance alors que l’ancien monde s’écroule sur nos yeux malgré tous les efforts par lui déployés pour se convaincre qu’il durera encore et encore.
      L’avenir appartient à ceux qui ont quelques (bonnes) idées d’avance. 😉 Paul est de ceux-là.
      Chacun parce qu’il est en vie est action(s) en puissance. Alors il nous est loisible à tout moment de saisir toutes les occasions qui se présentent à nous pour élever ces idées au maximum de leur puissance, ne serait-ce qu’en portant à la connaissance de ceux pour qui elles seraient encore étrangères. La politique est une affaire trop sérieuse pour être laissée aux seuls professionnels.

    3. Oui merci Olivier pour ce rappel littéraire bien utile et bien agréable.
      La Cerisaie, 1788, … la fin d’un monde .. ne récrivons pas l’Histoire. 1789 puis 1793, 1905 puis 1917 furent, pour simplifier, des mouvements pour casser les Ordres sociaux. L’argent, je veux dire la richesse et sa mauvaise répartition n’y avait qu’une place secondaire. En clair, on n’a pas cassé l’Eglise en France seulement pour lui piquer ses biens – méfions nous, comparaison n’est pas raison. C’est pour cela que je suis un peu dubitatif quand Paul Jorion parle de 1788.

    4. @ moi
      soyons précis, la Russie n’a pas fait faillite en 1917 puisqu’un Etat ne peut faire faillite. En revanche, en 1918, un décret des Bolchéviques répudie unilatéralement l’intégralité des dettes contractées, en France notamment. Vous remarquerez que la Russie devient une puissance au moment même où elle ne paie pas ses dettes. Vous noterez aussi que le créancier (la France notamment) a commencé à décliner au même moment. Si la guerre de 14-18 a vu la fuite d’une partie des capitaux européens vers les USA, la Révolution de 1917 a permis elle le blocage d’une autre partie de ces capitaux en URSS (1/3 de l’épargne française). Ainsi commençait à naître le monde bipolaire d’après 1945. La crise monétaire d’aujourd’hui, les déplacements massifs d’argent annoncent eux aussi une dislocation géopolitique (pour parler comme le GEAB).
      PS: dire à propos de la Russie, « Elle a battu l’Allemagne nazie presque à elle seule » n’est pas un fait. Vous énoncez une opinion : dans les faits les USA ont eu évidemment un rôle important, à moins que vous n’ayez vu débarquer les Russes en Normandie…
      PS2: toutes les comparaisons en histoire sont possibles. On a le droit de comparer communisme et nazisme, communisme et libéralisme, la situation vécue par Tchékov et ce que je vis. Ce sont ces comparaisons qui permettent de réfléchir. Quoi qu’on dise, comparaison est raison.

    5. @ olivier – reformulons l’affirmation de moi. La contribution de l’URSS à la victoire sur les nazis est sans commune mesure avec celle des américains. L’idée n’est pas d’établir un classement ni d’émettre une opinion, l’idée est de reconnaitre un fait.

    6. @ didier
      Le fait est celui-ci: USA et URSS était « alliés ». Ce qui signifie, dans une guerre, se répartir le travail. Mais je remarque tout de même que les russes suscitent davantage d’admiration…Surprenant. Je m’interroge.
      Une de mes questions pourrait être: quelle part de mérite faut-il enlever aux soviétiques sachant qu’une bonne part de l’équipement et des armements russes étaient fournis par les USA et ses alliés? L’autre question pourrait être: quelle est la part du mérite russe dans la reddition du Japon dans la guerre du pacifique? Une autre question serait: la cuisante déculottée des russes face au Japon en 1905 donnerait-elle les prémisses d’une réponse à la question précédente? Enfin, quel a été le rôle de l’URSS dans les différentes campagnes africaines?

    7. Olivier, il ne s’agit nullement d’admiration, il s’agit de regarder la participation de chacun dans le conflit. Nul ne conteste le fait que sans le matériel fournit par les US, les Russes n’auraient pas fait grand chose. Mais il faut aussi regarder Stalingrad, Leningrad et toute la campagne des forces soviétiques sur le front dit de l’Est. Tout cela avec ses millions, oui millions de morts. On ne peut quand même pas mettre sur le même plan la fourniture de chars américains et les morts russes. Encore une fois, je ne fais pas un classement ni ne décerne de prix, ce serait vraiment impudique, mais je regarde l’implication de chacun dans le conflit. J’ajoute que sans l’ouverture du front japonais par les Russes, si fort demandée voire exigée par Roosevelt à Staline, les Américains auraient été en bien mauvaise position dans le Pacifique.

    8. @Olivier: Didier a parfaitement répondu concernant le rôle de l’URSS durant la WW2. Loin de moi l’idée de dire qu’ils ont gagné à eux seuls. Mais leur rôle a été prépondérant et, croyez-moi, les Allemands préféraient le front ouest au front est. Par ailleurs, au moment du débarquement en Normandie, les russes étaient déjà aux portes de l’Allemagne.
      Ensuite, lorsque je dis que la Russie n’a pas fait faillite en 1917, je parle d’un point de vue sociologique et non d’une faillite au sens strict ou d’un défaut de paiement. Il y a ainsi des pays qui sont en ce sens en faillite, exsangues, sans pour autant être en défaut de paiement (c’est parfois même une raison de la faillite: ils continuent à payer).
      L’idée générale de ma remarque était de dire que la Russie n’a pas « dégénéré » en 1917, elle est au contraire rentrée dans la modernité (par le communisme, voie suivie aussi en Chine et dans beaucoup de pays du tiers monde). N’en déplaise à des aristocrates nostalgiques du tsarisme et des serfs dociles.
      Encore une fois, je vous assure que je ne suis pas communiste (plutôt même anti) mais il faut avoir une perspective historique objective. Je répète par ailleurs ici l’opinion d’un grand opposant russe, Zinoviev, qui malgré son anti-communisme a un regard lucide sur ce que fut le communisme pour la Russie (avec ses avantages et ses inconvénients).

  15. Nous ne l’aurions pas, il faudrait l’inventer :

    « Les effets de la crise sur l’emploi n’ont pas disparu mais j’estime que cette hausse en avril n’interrompt pas la tendance observée depuis plusieurs mois à la stabilisation du marché du travail, notamment pour les jeunes », a commenté la ministre de l’Economie Christine Lagarde, dans un communiqué.

    http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=d9d0578e18b4db7dcfbbb940ca2e42fb

    1. « quand l’Etat décide presque tout dans l’économie elle perd toute compétitivité, quand l’Etat procède lui-même à la création monétaire il crée toujours trop de monnaie ce qui fait chuter sa valeur puis soit monter l’ensemble des prix soit provoque la fuite hors du papier-monnaie, les hommes politiques doivent cesser de croire qu’ils sont des demi-dieux omniscients et omnipotents alors qu’ils sont les coupables de la ruine de leurs concitoyens ce qui implique qu’il faut les empêcher de nuire en cessant de réélire ceux qui ont si mal géré les Etats dont on leur a confié la charge tout en limitant au maximum les pouvoirs de ceux qui les remplaceront parce que, au delà d’une crise économique et monétaire majeure, nous vivons en Occident une crise de l’effondrement de l’intelligence des phénomènes économiques les plus évidents et d’incompétence globale de la part de la classe dirigeante n’ayant plus comme considération que son intérêt personnel coupé de l’intérêt général… »

      Donc, voilà.

      C’est la faute à l’état.

      ET QUI MET LES POLITIQUES A LA TETE DES ETATS…?????

      CERTAINEMENT PLUS LES PEUPLES MANIPULES PAR LES SOMMES MONTRUEUSES CONSACREES AUX CAMPAGNES PUBLICIT… PARDON, « électorales »

  16. Pour les solutions, j’ai aussi apprécié hier soir chez Taddei, Emmanuel Todd qui est pour moi un esprit éclairé et livre dans ce désert d’initiatives lobotisé par la pensée unique libérale . Il apportait sa vision d’une Europe qui a tout, plus que ses concurrents, pour contrôler son destin: Une technologie de pointe, , son expérience de la démocratie et une éducation d’élite. J’ai souligné tout particulièrement le point que je défends et qui fera bientôt le consensus en Europe sous le poids des désastres sociaux causés par cette mondialisation, un protectionnisme européen.
    La solution de cette crise viendra au travers de décisions politiques assignées à l’économie concrètes de terrain et macro-économiques, plus influentes et pragmatiques dans ses objectifs que des décisions, certes nécessaires, de réformes touchant à la finance et la spéculation.

    1. Mince… Excellente analogie 🙂

      Ceci dit la musique devient sérieusement étique, et abstraite, à cette vitesse. J’ai cru reconnaitre du Wagner par moment…

      Chopin, Op 25, l’étude. Un orgasme de beauté.

    2. Juste une petit « pain » à 3minutes 12 sec et 3 centièmes 230 millièmes.
      Pas grave.
      Par contre un léger manque de subtilité sur les 3 dernières notes mais çà peut être exprès.
      Dans ce genre de doc la technique ne suit …pas l’image au 10° de sec remplace les mains par des sortes de ventilateurs…

    1. .. Relancer la consommation intérieure et européenne, à commencer par l’Allemagne. Voilà une des clés de l’économie européenne pour les Dix ans à venir. Buvons du petit lait. Enfin !

    2. C’est vraiment du grand n’importe quoi, je suis farouchement opposé à une relance de la consommation!!!
      Quand va t on donc comprendre qu’il faut améliorer le bien être en réduisant la pression sur la planète, c’est cela la véritable solution.

    3. michel lambotte@:

      Vous êtes un rêveur … quel est donc votre nouveau modèle alors ? ..Pas si simple !

    4. michel lambott@:

      Vous me faites penser à Besencenot et au PC: vous tapez sur le système sans la moindre capacité à proposer autre chose. Vous parlez de « solution » mais je n’en vois pas le début du commencement

    5. Oups !

      Mais comprenez que l’on puisse en douter… « Tout le monde a besoin d’argent. ». Ah !? La messe semble dite.

      Comment voulez-vous lutter…

    6. Coucou dit:
      « Relancer la consommation intérieure et européenne (…). »

      Je me demande si il n’y a pas un malentendu (qui a fait bondir Michel Lambotte).
      Est-ce que Coucou ne voulait pas plutôt dire: « FAVORISER la consommation intérieure et européenne » ou encore: « PREFERER la consommation intérieure et européenne »?

      On ne mange que trois fois par jour au maximum, on n’use qu’une paire de chaussure par an, on ne peut habiter deux maisons à la fois. Quelle consommation faudrait-il relancer?
      Relancer la consommation de ceux d’entre nous qui ne mange pas trois fois par jour, qui portent dix ans les mêmes chaussures et qui couchent dehors? Ok. Relançons, relançons.

      L’économie est devenue un jeu de société …et le bien être une vue de l’esprit.

    7. à michel lambotte
      nous sommes bien tous d’accord là-dessus, une meilleure redistribution, n’empêche pas un meilleur usage de l’argent
      cette idée à penser que la concentration des richesses, serait moins polluante, moins épuisante en matières premières, moins destructive de l’environnement me semble fausse, je la considère comme un prêt-à-penser falacieusement entretenu par un lobbying avant tout intéressé de ne pas ou rien partager

    8. Fab
      Michel Lambotte
      et les autres

      vous me faites penser à ce film des années 80 avec l’équipe du « splendid » dan lequel , une bonne de jeunes révolutionnaires tentaient de vivre hors système et en communauté isolés dans une ferme en pleineLozère, au travers d’un modèle expérimental d’une solidarité rêvée.

      La fin prévisible du film relatait un retour des sens égoïstes de chacun des membres de la communauté, ne pensant en définitif qu’à son plaisir et à sa consommation-libidique. Pathétique mais si vrai. Toujours de bonnes attentions mais contradictoires avec ceux que nos gènes font de nous tous, une espèces avide du soit-même et immorale s’attachant à son petit patrinoine .. quand on en a, bien sur.

    9. Coucou et Réveil

      Vous assistez actuellement à une baisse structurelle de la croissance, là sous vos yeux.

      A vouloir rejouer les trente glorieuses sans pétrole et avec 3,5 milliards de personnes en plus, votre scénario prête plus à rire que celui de Michel Lambotte.

      Alors bien sur, quand il s’agit de sortir des sentiers connus, c’est moins facile, c’est sujet à moquerie, mais c’est pourtant la seule chose possible aujourd’hui : imaginer autre chose.

    10. Bonjour à tous, et merci pour vos réactions ici et encore un peu plus loin.

      Je n’ai aucun programme ni aucun système et encore moins de modèle auquel je pense et cela m’arrange bien car je reste libre de penser ce que je veux.
      D’ailleurs, je n’ai besoin de personne pour savoir ce que je dois penser mais j’ai besoin de tous pour construire ma pensée.
      Je suis devant une page blanche et chacun devrait se rendre compte que c’est cela aujourd’hui la crise.
      Tout est à penser et à réaliser avec essais et erreurs.
      Personne ne fera croire qu’il est encore possible de relancer la croissance avec o% de croissance pétrolière alors que dans les années soixante, les seules qui ont pu créer le plein emploi, on avait 7% de croissance.
      Actuellement, personne ne peut le dire, mais il semble d’après l’Aspo que le déclin de la croissance pétrolière va commencer en 2012, et cela ne m’effraie absolument pas, c’est innéluctable que cela plaise ou ne plaise pas.
      Nous n’avons pas d’autre choix que de réaliser la véritable économie que mes parents qui étaient de petits agriculteurs dans les années 50 m’ont enseigné.
      Faire avec ce qu’on a du mieux qu’on peut!!!
      Ceci dit, je suis tout à fait d’accord qu’il faut de l’argent pour réaliser un autre système de création des richesses, et non seulement un autre système mais également d’autres richesses plus respectueuse de l’environnement et par conséquent de l’homme.
      Comment aller le chercher?
      En faisant payer les riches?
      Ce serait là un doux rêve!!!
      Il faut changer les règles et là je pense que j’ai besoin de Paul, et tous les autres spécialistes de l’économie qui sont eux aussi devant une page blanche.
      Plus personnellement, cette année, j’ai remplacer les chassis de ma maison ainsi que la chaudière.
      J’y ai participé à plus de 50%
      Ces vacances, je consacre 1 semaine à la réalisation d’un panneaux solaire amovible pour placer sur ma véranda en plein sud avec mon petit fils qui m’a exorter de réaliser de stages sur l’énergie solaire.
      De plus, je prépare ma retraite en essayant de développer dans mon quartier « l’agriculture durable de proximité »
      J’adore le concret vu que je suis technicien.

    11. Bon, tout çà est de bonne volonté, et très appréciable, mais çà reste une page blanche pour le devenir de nos sociétés .. la nature, ou dans ce qui nous intéresse, l’économie, a horreur du vide …

    12. Reveil !!!

      Vous devez avoir les gènes du présidentiable présidentiable !

      A moins que vous n’ayez les gènes de celui qui se dit qui que comme une chose n’a pas fonctionné à une date précise dans un lieu précis alors autre chose ne pourra jamais plus fonctionner ?

      Et que penser de ceux qui ont les gènes de la misère ? Et de ceux qui ont les gènes de la servitude volontaire ?

      Le « tout réinventer » devra semble-t-il inclure l’effacement de telles croyances de notre patrimoine commun : la « consommation-libidique » n’est pas inscrite dans les gènes de tous les hominidés mais seulement dans ceux de vos semblables qui ont été soumis au système actuel ET se sont laissés formater, c’est à dire persuader que le système était incontournable, pour ne pas dire que ses mécanismes étaient inscrits dans les gènes…

      Si vous avez une fois affronté la réflexion suivante, avec courage s’entend : ma vie m’est-elle imposée ?, alors à ce moment-là vous étiez libre ! Libre de vos gènes notamment.

      PS : concernant la page blanche que vus mentionnez : l’enfer, c’est les autres…mais il faut faire avec ! Si la page n’est écrite que par certains elle a toutes les chances de ne pas être lue par d’autres ou d’être froissée et jetée dans la poubelle des utopies de l’humanité. Patience donc… Et si vous commenciez avec nous à tailler votre plus beau crayon ou à tremper votre plus belle plume ?

    13. @ Reveil

      C’est évident que la nature a horreur du vide, et c’est bien pour cela que je fais de mon mieux pour boucher les trous.
      Ce qui est important ce n’est pas le programme, c’est l’objectif qu’il faut atteindre à un moment « M », cet objectif peut changer ou s’améliorer au gré des circonstances rencontrées.
      Je considère l’économie et par conséquent l’emploi comme des outils au même titre que la technologie ou l’information.
      Personne ne peut dire à l’heure actuelle ce que sera l’avenir et figer celui ci dans un corset de considérations d’un autre âge serait une véritable catastrophe qui paralyserait les initiatives intéressantes.
      A mes yeux, c’est ce qui se passe aujourd’hui!!
      Je ne regarde pas les institutions comme quelque chose auquelle on ne peut pas toucher, mais bien comme des outils qui doivent être adaptés aux circonstances actuelles.
      Les éléments qui doivent être écrit sur ces pages ne vont pas tomber du ciel, il faut beaucoup de persévérence, d’immagination et de créativité pour y arriver.
      Et quand cette page sera écrite il faudra encore la corriger, la transformer, la triturer dans tous les sens, on a jamais fini de l’écrire!!!
      Je vais la réécrire prochainement en tenant compte de toutes les nouvelles considérations qui se sont faites jours notamment grâce à la rencontre des gens de ce blog.

      @ fab
      Un grand merci pour votre soutien éclairé et complémentaire

  17. Le temps qu’il fait, il fait de plus ne plus mauvais. Cette crise n’a pas de sens, contrairement à tout ce qui précède dans l’Histoire. La guerre des 100 ans, on savait toujours pourquoi l’on s’étripait, les autres étaient des salauds; Il y avait souvent de grande et belles raisons de s’étriller, par exemple que certains ne voulaient pas croire ceci et cela; en tout cas ils embêtaient, ils étaient contrariants. Et Attila, quelle peste; Voyons, les huguenots ne croyaient pas comme il faut, ils chipotaient … et aujourd’hui, la burqa menace la République, à son corps défendant.

    – Les trilles se font la courte échelle dans ta voix …. (Breton ?)

    Aujourd hui il faut quand-même dire que nous avons élu ces gouvernements. Seule Lutte Ouvrière proposait de nationaliser les banques aux dernières élections, apparemment personne n’est pour…ca ne va pas encore assez mal pour que le gens lisent leur tractes de votes, en prennent conscience ?

    1. Lire les tracts de vote, c’est une chose, mais une fois qu’on a déterminé qu’aucun parti en lice n’a de proposition satisfaisante, on fait quoi, sachant que le vote blanc est tout simplement ignoré dans les statistiques et que l’abstention est systématiquement interprétée dans un sens qui convient aux tenants du système?

    2. Les tracts électoraux sont submergés dans nos boîtes aux lettres par les « mailings » publicitaires pour les écrans plats (3D ?), les téléphones mobiles (3 ou 4 G?) … Le consumérisme est le problème ! Slogan répondant au slogan de Reagan disant que « le problème c’est l’état ».

      NON LE PROBLEME EST QUE NOUS SOYONS NES, (Cioran ?) et encore, nous a t il été donné d’exprimer une préférence? Certains se verraient bien en Girafe 😉 ,d’autres préféreraient être restés où ils n’étaient peut être même pas, dans le néant !

    3. « on fait quoi, sachant que le vote blanc est tout simplement ignoré dans les statistiques et que l’abstention est systématiquement interprétée dans un sens qui convient aux tenants du système? »

      C’est très simple: les gens qui votent perpétuent le système antidémocratique dans lequel on vit. Si demain il y avait 95 % d’abstention, le système serait obligé de changer. Donc, ne pas voter est la seule façon qu’on a de demander une vraie démocratie.

    4. @pablo75

      Si j’avais un marteau,
      Je taperais le jour,
      Je taperais la nuit,
      J’y mettrais tout mon coeur…

      Etc.

      En bref, les « si » ne suffisent pas. Il y a à peu près aussi peu de chance de voir un jour 95% d’abstention que de voir L.O. présider aux destinées de la France… Quand bien même, l’abstention n’implique aucune obligation légale à ma connaissance, si bien qu’il n’y aurait même qu’un unique votant au cours d’un suffrage donné, que les autorités n’auraient pas pour autant l’obligation de considérer le scrutin comme nul. Dans un tel cas, on devrait s’en remettre à l’éthique des organisateurs de l’élection… Autant confier la garde d’un bar à un alcoolique…

    5. Adolescent, j’ai été pensionnaire chez les Jésuites. Quand le cuisinier faisait un plat et que presque personne en mangeait, il ne le refaisait plus ou changeait la recette.

      Pour changer le système politique pseudo-démocratique qu’on subit depuis trop longtemps je ne vois que deux méthodes: ou la révolution violente ou l’abstention massive. Un président ou un gouvernement élus par 5 % du « peuple » est légal mais n’a aucune légitimité (et personne oserait en Occident gouverner après une abstention de 95 %).

      Voter est, donc, dire aux politiques qu’on est content qu’ils soient là, comme manger de la mauvaise soupe est dire au cuisinier qu’il sait faire des soupes.

    6. @Pablo75

      Notre gouvernement et sa « brave » opposition ont déjà pris sur eux de remettre en cause une décision souveraine du peuple, en invalidant le résultat du référendum sur le traité constitutionnel européen, sans que cela suscite la moindre réaction du-dit peuple (rien qui soit à la mesure de l’évènement en tout cas).

      A la lumière de ceci, pensez-vous qu’un candidat élu grâce à 5, ou même 1% des inscrits hésiterait ne serait-ce qu’une seconde à exercer son mandat? Pour ma part, je n’ai aucun doute à ce propos…

    7. D’abord, on ne parle pas de la même chose. Voter à 54 % contre un traité européen ce n’est pas la même chose qu’une abstention à 95 % dans une élection présidentielle ou législative. Ce sont deux systèmes différents et la France n’est qu’un élément du système politique européen. Il est évident que si le référendum avait été général, le même jour dans tous les pays, et que le résultat avait été de 54 % contre le traité, jamais le traité aurait vu le jour. Et si l’abstention avait été de 95 % non plus.

      Ensuite, c’est clair aussi que dans un pays occidental, une abstention à 95 % provoquerait un changement de système. Même Berlusconi, capable de tout, n’oserait pas gouverner avec 5 % des votes.

      Vous imaginez Sarkozy en 2007 élu président de la république avec 680 000 votes sur 44 millions au premier tour? (5 % de participation sur 44 millions d’inscrits = 2,2 millions de votants. 31 % au premier tour = 680 000 votes).

      Ou dans les législatives de 2007 les députés de droite élus à l’Assemblée par 2 870 votants en moyenne? (2,2 millions de votants. La droite = 45 % = 990 000 votes, divisés par 345 députés = 2 870).

      Si vous arrivez à imaginer ça, je vous conseille d’écrire des romans, parce que vous avez une imagination fertile. Moi je ne peux pas. Je crois que le cynisme des politiques est sans limites, mais qu’ils ont quand même le sens du ridicule.

      @ Cécile
      « peut-être que si nous votions un peu plus pour des actes …?? »

      D’accord avec vous, puisque dans les fausses démocraties on vote pour des promesses, et dans les vraies, comme en Suisse, pour des actes (référendums).

    8. @Pablo75

      « Si vous arrivez à imaginer ça, je vous conseille d’écrire des romans, parce que vous avez une imagination fertile. Moi je ne peux pas. Je crois que le cynisme des politiques est sans limites, mais qu’ils ont quand même le sens du ridicule. »

      Il me semble pourtant être encore un ton en deçà de la réalité. Je vous épargnerai toutefois le florilège d’extraits vidéos démontrant à coup sur que votre estimation du sens du ridicule chez les politiques est en fait totalement hors de propos. Au contraire, il semble bel et bien que seuls des personnes sans le moindre amour-propre puissent embrasser la carrière politique. Ne serait-ce que pour le nombre de couleuvres qu’ils doivent eux-mêmes avaler à longueur de temps.

  18. Cher Paul:

    Vous dites: (A l’origine en parlant de l’Allemagne 13.40) Pour pouvoir s’organiser avec les autres, il faut tirer les conséquences du fait que nous sommes tous différents.
    La donne des cartes n’est pas la même pour tout le monde.
    Il n’est pas possible de définir sa position comme la seule qu’on puisse défendre.

    Alors, permettez moi d’être différent et de ne pas cautionner le fait qu’il faut, comme vous le dites, augmenter les salaires.
    Vu l’état géologique de la planète ce serait une véritable catastrophe de donner plus de moyens à des gens totalement inconscients des problème de notre planète.
    C’est pouquoi quelque part la crise du capitalisme a du bon, en voyant leur pouvoir d’achat diminuer le gens commencent à se poser des questions que nous pouvons relayer d’une certaine manière.
    Si je suis votre blog c’est pour y faire passer avec d’autres la question de l’épuisement des ressources et notamment la plus importante « le pétrole ».
    Nous ne résoudrons pas cette question si nous relançons les salaires pour réaliser n’importe quoi.

    Vous dites par ailleurs: l’agent n’est pas au bon endroit, je suis entièrement d’accord et d’ajouter que le but poursuivi par celui-ci n’est plus le bon!!!!

    1. Vous avez complètement raison. On se focalise sur quelque chose qui ne représente rien sauf dans notre tête. L’important ce n’est pas la manière dont on gère l’argent, mais la manière dont on gère les ressources terrestres ainsi que les déchets que nous produisons. L’argent n’est qu’un concept inventé par l’homme..et c’est l’homme qui lui donne une réalité ! Parler de croissance quand on est dans une folle course de la consommation pour suivre la pub et le voisin, c’est manquer de vision sur la réalité des choses et de recul pour essayer d’avoir une société humaine épanouie. J’irais même plus loin on ne peut avoir de société humaine épanouie si la nature n’est point épanouie autour de nous…et la manière dont on traite le monde animal et végétal montre que nous perdons notre sens le plus fondamental qui est notre relation avec la vie sur terre. Consommer des machines à café, des ipod à l’ipad, du dernier téléviseur à écran plat, des voitures à ne plus en finir…on ne pense jamais à toute l’énergie dépensée pour faire cela à tout les déchets que l’on accumule…on devrait faire des biens durables c’est à dire des bien qui durent ! c’est cela une économie durable et pas toutes les foutaises dont ils nous rabattent les oreilles…on a tout pour avoir des relations épanouies avec les autres et au lieu de cela on voit des gens stressés au travail qui arrive même au suicide…on se gargarise par des écoles d’élites qui pensent qu’arriver c’est d’avoir du pouvoir et des gros salaires alors que cela n’a jamais apporté du bonheur, de la frustration oui ! Quand enseignera t-on que la coopération entre les personnes est le plus important et que d’aller à l’école ce n’est pas pour avoir un diplôme et faire partie d’une corporation mais c’est pour apprendre et bénéficier de tout l’acquis de l’humanité(et orienter et respecter le talent de chacun dans sa diversité) et tout professeur ne devrait être satisfait que si toute sa classe a réussi et non pas par des épreuves de sélection qui créent finalement toute une classe de personnes imbues d’elle même (il faut dire que les autres les mettent sur un piedestal aussi !) …nous sommes encore dans une société très préhistorique au niveau de son organisation…peu de gens ont des convictions…mais beaucoup ont de l’ambition…

    2. Quelques extraits:
      « gens totalement inconscients des problème
      de notre planète. »
      « C’est pouquoi quelque part la crise du capitalisme a du bon,
      en voyant leur pouvoir d’achat diminuer le gens commencent
      à se poser des questions que nous pouvons
      relayer d’une certaine manière. ».

      Tout votre texte est de la même eau.

      C’est vrai, quoi !, la crise apprend la modération
      à des consommateurs accroc à la goinfrerie.
      C ‘est une opportunité unique.
      En somme, la pédagogie, non par la crise, trop abstraite,
      mais par la diminution du revenu. « Les » frapper aux porte-monaie,
      seule chose qu' »ils » comprennent.[ ils : »gens totalement inconscients »]
      Oui, l ‘état de la planète l’exige.

      Très bien: pourquoi s’ arrêter à une simple baisse de salaire?
      Les prélèvements sont scandaleusement faibles : grace
      aux privatisations et à la modération de l’actionnariat
      l’ électricité et la gaz baissent. Les tarifs de transports publiques
      n’ont jamais été si faibles. La TVA est très modérée.
      L ‘impôt direct est une plaisanterie, à supprimer.
      Les emprunts sont abondants et les taux très faible:
      le bienfait évident d’une concurence acharnée entre banques.
      Et le carburant affiche un prix si favorable qu’il pousse
      au gaspillage: un laxisme dont l’ état de la planète ne
      se remettra pas de si tôt.

      Sabrez-moi tout cela, l ‘état de la planète l’exige;
      Le déséquilibre entre l ‘état de la planète et
      l’inconscience des « gens » est insupportable
      Après, il sera trop tard.

      Fin de l’ironie.
      Nous ne partageons pas la même expérience de vie,
      une vie pour des miens très proches TRES difficile.
      Que faites vous avec 750 Euro ( 1mois -2 personnes-
      loyer-chauffage etc..) ?
      Et nous n’avons pas la même confiance dans la créativité
      des hommes pour sortir de cette crise par le haut,
      en ne sacrifiant personne, incluant notre très chère planète.
      L ‘Histoire n’est pas écrite, elle est dynamique,
      changeante et quelque fois positive.
      Nous devons l’ aider.

      C ‘est peu de dire que votre « programme » est insane.
      Un aspect gênant est qu’il suppose un démiurge.
      Qui dira quand cesser? A quel niveau placer
      la hauteur de l’ apauvrissement pédagogique ?

      Où est la légitimité d’un tel surhomme (ou groupe) ?
      Un espoir peut-être: la crise a le bon goût
      de faire le travail par elle-même ? bienheureuse
      irresponsabilité !

      Votre « programme » fait bon marché d’un minimun
      démocratique ( et d’un volontarisme qui ne demande
      qu’à s’exprimer, y compris pour sauver la planète.)
      Notre histoire a déja connu de tels dictateurs, installés
      dans l’ échec et la défaite, c’est à dire l’irresponsabilité
      face aux questions du moment.
      Je n’en veux pas.

    3. donc on continue, l’investissement actuel,
      par exemple l’élevage hors-sol, les cultures hors-sol, sont tellement moins polluants, tellement plus écologiques qu’une autre organisation de l’élevage et de l’agriculture
      qu’il ne s’agit surtout pas d’en réfléchir une autre
      mais tout au contraite, de transférer cette organisation tellement économe en énergie, tellement respectueuse de l’environnement comme le modèle à adapter à toutes nos sociétés humaines

    4. Bonjour Michel,

      Vous avez raison, nous avons tous besoin les uns des autres et il faut remercier Paul et tout le monde pour le travail constructif qui ce fait ici. J’apprends pas mal de choses même si je reste calé dans mon prisme. Conitnuons à apprendre.

      Je pense aussi qu’augmenter consommation ne fera qu’aggraver notre cas. La consommation doit être canalisée. Lançons par exemple un pouvoir d’achat à prétention limitée, à prétention locale, sans aller jusqu’à une monnaie. Une possibilité serait de lancer des eco chèques repas (cela existe déjà) et des chèques pour l’achat de biens produits localement. L’Etat pourrait augmenter le pouvoir d’achat des chômeurs et des retraités pour partie avec des chèques de ce type afin de stimuler l’activité locale et durable. Je vote pour un protectionnisme éclairé, non dogmatique, pour ne plus être dépendant d’une certaine mondialisation qui vit ses dernières heures. Question de bon sens et de survie par la même occasion. Cela ne nous empêche en rien d’échanger ou d’offrir nos surplus bien sûr.

      Je pense comme vous que ponctionner les riches ne règle pas le problème de fond. L’écart entre les riches et les pauvres est certes une réalité à traiter, mais c’est ambigu vu que nous sommes les riches au regard du monde et que notre mode de vie n’est plus duplicable à grande échelle, c’est bien simple, nous n’arrivons plus à le maintenir. Comme nous vivons dans des sociétés de masses, il faut éviter de croire que l’on s’en sortira simplement en redistribuant les richesses des riches aux pauvres, la consommation de masse aura tôt fait de réduire ces richesses à néant. Retour à la case départ.

      Vous avez bien raison et bien de la chance d’être dans l’action. Pour ma part, j’aimerais faire plus. Je vis dans un ptit appart à Bruxelles près de Schuman, c’est pratique, j’ai le luxe de ne pas avoir de voiture mais j’aimerais tellement travailler la terre pour atteindre davantage de cohérence.
      Je me dis que cela devrait arriver un jour ou l’autre si tout se passe bien.

      Tout cela me rappelle mon potager quand j’étais gosse à Wezembeek … Een mooie gemeente maar zonder hart … A bit too much like The American Dream … La voiture a façonné le monde.

    5. @ Espoirsoleil (Oh! quel joli speudo!!!)

      Je vous renvoie la balle: « Vous avez tout à fait raison »
      Je pense qu’il faut dépasser les constats pour en arriver à la réflexion et puis à l’action.
      La crise est systémique et tout est interdépendant, de ceci découle la dificulté de prendre la décision adéquate.
      Comme vous le soulignez, je pense que l’éducation et la formation auront quelque chose de trés important à réaliser.
      Oui, mais dans quel sens et dans quel but? Encore une page blanche.

    6. @ daniel

      D’abord un grand merci pour votre long commentaire plein de pertinence.
      Vous dites ceci:
      « Fin de l’ironie.
      Nous ne partageons pas la même expérience de vie,
      une vie pour des miens très proches TRES difficile.
      Que faites vous avec 750 Euro ( 1mois -2 personnes-
      loyer-chauffage etc..) ? »

      Mon fils est dans le même cas, mais je pense que la réponse est 2 commentaires plus loin:

      Peak.Oil.2008 dit :
      29 mai 2010 à 20:47
      « Lançons par exemple un pouvoir d’achat à prétention limitée, à prétention locale, sans aller jusqu’à une monnaie. Une possibilité serait de lancer des eco chèques repas (cela existe déjà) et des chèques pour l’achat de biens produits localement. L’Etat pourrait augmenter le pouvoir d’achat des chômeurs et des retraités pour partie avec des chèques de ce type afin de stimuler l’activité locale et durable. Je vote pour un protectionnisme éclairé, non dogmatique, »

      Et bien, voilà une idée quelle est bonne!!!!
      Comme quoi nous avons tous besoin des uns des autres.

      Vous dites par ailleurs :

      « L ‘Histoire n’est pas écrite, elle est dynamique,
      changeante et quelque fois positive.
      Nous devons l’ aider.

      C ‘est peu de dire que votre « programme » est insane.
      Un aspect gênant est qu’il suppose un démiurge.
      Qui dira quand cesser? A quel niveau placer
      la hauteur de l’ apauvrissement pédagogique ? »

      Depuis trente ans c’est à dire depuis que j’ai pris conscience du problème énergétique et in fine du problème écologique, je n’arrête pas de l’aider l’histoire.
      La hauteur maximale de l’appauvrisselment pédagogique sera atteint lorsque » les pauvres » prendront conscience que leur salut se trouve dans la réalisation des idées de ce qu’on appelle les créatifs culturels.
      Ils devront y participer et les défendre.
      Une sorte d’un nouveau syndicalisme qui aura sauté dans le nouveau paradigme, ce syndicalisme ne partagera pas seulement les miettes, mais sera le fer de lance de la décision en ce qui concerne l’élaboration du système de création des richesses.
      Au risque de me répéter, ce système devra augmenter le bien être en consommant de moins en moins de ressources planétaires.

    7. Sans renier ce que j’ai écrit , ce serait même le contraire, je voudrais signaler un passage du livre de Paul l’argent mode d’emploi: page 329

      « L’époque présente marque les limites du système capitaliste:d’une part la planète a été entièrement colonisée, et l’ensemble des populations ayant été convoqué au service de ce sytème la réserve potentielle de nouvelle recrues s’est épuisée; d’autre part, la possibilité même d’une croissance constamment soutenue s’est évanouie en raison de l’épuisement des ressources et des carburants fossiles en particulier.
      La dynamique production-consommation qui caractérisait nos économies depuis la révolution industrielle doit maintenant être revue. Et le temps manque malheureusement pour cet examen… »

      Effectivement, on ne peut revoir la dynamique de nos sociétés qu’à travers le prisme de l’épuisement des ressources c’est bien pour cette raison que je ne suis pas d’accord avec l’augmentation des salaires si elle ne va pas dans le sens d’une amélioration du bien être en solutionnant ce problème d’épuisement.
      En cela, le regard des techniciens peut apporter de nouveaux éléments à celui des économistes.

  19. Il y a 3 semaines ma femme, qui est colombienne, a acheté « La Révolution Française » de Max Gallo, pour travailler sa compréhension du français et étudier notre Histoire.
    Il y a peu, Paul Jorion sur son blog évoquait cette date : « 1788 ».

    Alors ce lundi, j’ai sorti « La Révolution Française » de Max Gallo, Tome 1. « Le Peuple et le Roi » de ma bibliothèque, et tous les soirs de cette semaine, je l’ai lu.

    En voici un résumé.

    Lorsque Louis XVI accède au pouvoir en 1774, la France vit sous le modèle de la monarchie absolue installée par Louis XIV. L’Aristocratie, noblesse et clergé, ne paye pas d’Impôts et prélève même ses propres taxes sur le tiers-Etat. Les finances du Royaume sont dans un état exécrable, en particulier suite à la Guerre de 7 ans que Louis XV a mené contre l’Angleterre.

    Pour y remédier, Louis XVI fait appel à l’économiste Turgot, qu’il nomme ministre des finances le 24 Aout 1774.

    Le programme de Turgot et le suivant :
    • Pour lutter contre les déficits : réduire les dépenses royales, dont une grande partie consiste à faire généreusement profiter les courtisans des libéralités de la couronne, et s’attaquer aux fermiers généraux qui prélèvent un pourcentage important sur les Impôts qu’ils recueillent au nom du Roi.
    • Pour relancer l’économie et lutter contre les famines : Libre commerce, en particulier des grains.
    Turgot qui est un libéral, veut aussi fixer comme règle « Point de banqueroute, point d’augmentations d’Impôts, point d’emprunts. »

    A cette époque, Louis XVI commet l’erreur de rétablir les parlements, qui sont à l’époque constitués exclusivement des privilégiés.

    La famine, que la politique de libre commerce des grains de Turgot a aggravée, et l’Aristocratie renforcée par le rétablissement des parlements et déterminée à ne rien céder de ses privilèges, affaiblissent le ministre.

    Et Voltaire écrit : « Je ne m’étonne point que des fripons, engraissés de notre sang, se déclarent contre Turgot qui veut le conserver dans nos veine ».

    Et Turgot écrit :
    « La cause du mal vient de ce que notre nation n’a point de constitution. C’est une société composée de différents ordres mal unis et d’un peuple dont les membres n’ont entre eux que très peu de liens sociaux ».

    Turgots écrits encore :
    « Les dépenses du gouvernement ayant pour objet l’intérêt de tous, tous y doivent contribuer, et plus on jouit des avantages de la société plus on doit se sentir honoré d’en partager les charges. »

    Turgot s’attaque aux privilégiés. La réaction ne se fait pas attendre.

    Il doit démissionner le 12 mai 1776.

    C’est un choc pour les réformateurs comme Voltaire.

    Dans une dernière lettre, Turgot écrits au Roi : « N’oubliez jamais, sire, que c’est la faiblesse qui a mis la Tête de Charles Ier sur le billot… ».

    Le 6 février 1778, Louis XVI décide de soutenir les Etats-Unis dans leur guerre d’indépendance. La guerre est un succès militaire mais un gouffre financier. La Banqueroute menace. Seule solution réaliste: faire payer les privilégiés, réduire les dépenses royales.

    Au lieu de cela, le roi nomme Cluny ministre des finances. Celui-ci rétablit la corvée, impôt en nature que doivent payer les paysans en entretenant les routes, et que Turgot avait abolie en voulant obliger les nobles à payer ces travaux.

    Il crée la Loterie Royale de France.

    Cluny meurt en octobre 1776.

    Louis XVI appelle donc Necker, un banquier genevois. Necker renfloue les caisses de l’Etat en quelques semaines, en recourant non à l’Impôts mais aux emprunts.

    L’intendant Calonne accuse Necker d’aggraver le mal en faisant vivre le Royaume en l’endettant plus encore.

    Necker le sait, il veut donc désormais réformer en profondeur et de manière durable.

    Il ne baisse pas les impôts sur le tiers-Etat, mais il s’attaque aux fermiers généraux, en en diminuant le nombre.

    Les privilégiés réagissent violement.

    Alors Necker publie le « Compte rendu au roi par Necker », ou il liste dépenses et recettes de la maison du Roi, et en particulier les pensions, rentes et autres libéralités accordés aux courtisans.

    Il revendique la fin du secret monarchique. La transparence. Il compte sur l’opinion publique.

    La réaction des privilégiés est violente. Le Roi plie. Necker démissionne le 19 mai 1781.

    C’est un choc pour le peuple, qui avait cru voir venir un peu plus de justice.

    Les ministres des finances se succèdent. Louis XVI nomme de Fleury, d’Ormesson, et finalement, Calonne.

    Il doit faire face au déficit, mais habilement, en multipliant les emprunts, en jouant sur les cours de la monnaie, favorisant la spéculation, il obtient le soutient des financiers, des préteurs, et crée un climat d’euphorie.

    Mais le 20 aout 1786, Calonne doit annoncer au Roi que la banqueroute est aux portes, et « que la France ne se soutient que par une espèce d’artifice ».

    Seul remède : mettre fin aux privilèges fiscaux de la noblesse et du clergé.

    Il suggère, comme Turgot et Necker, de s’appuyer sur le vote d’une assemblée de notables pour légitimer ces réformes. Voir, de réunir les Etats Généraux.

    Le Roi refuse. En dépit du déficit, la France et riche, il s’agit de la réformer, et une assemblée consultative devrait suffire.

    Dans les rues, dans Paris, la parole commence à se libérer, la colère monte, l’idée de l’abolition des privilèges est chaque jour un peu plus répandue, un peu plus populaire.

    L’aristocratie se dresse.

    Calonne monte à la tribune de l’Assemblée de notable qui a été constituée :

    « Les abus qu’il s’agit aujourd’hui d’anéantir pour le salut public ce sont les plus considérables, les plus protégés, ceux qui ont les racines les plus profondes et les branches les plus étendues. Tels sont les abus dont l’existence pèse sur la classe productive et laborieuse, les abus des privilèges pécuniaires, les exceptions à la Loi commune, et tant d’exceptions injustes qui ne peuvent affranchir une partie des contribuables qu’en aggravant le sort des autres. »

    Il publie un Avertissement :
    « On paiera plus sans doute, mais qui ? Ceux-là seulement qui ne payaient pas assez ; ils paieront ce qu’ils doivent… Des privilèges seront sacrifiés, la justice le veut, le besoin l’exige, vaudrait-il mieux surcharger encore les non-privilégiés, le peuple ? Il y aura de grandes réclamations… On s’y est attendu ; peut-on faire le bien général sans froisser quelques intérêts particuliers ? Reforme-t-on sans qu’il y ait des plaintes. »

    Le 8 avril 1787, au nom du Roi, on vient réclamer à Calonne sa démission.

    Entre 1787 et 1789, les récoltes ont été mauvaises. Le pain n’a jamais été aussi cher.

    Les notables exigent que le contrôleur général des finances soit placé sous la tutelle d’un comité, et non du Roi. Le Roi, qui refuse qu’on touche à son pouvoir dissous l’Assemblée. Mais l’idée insufflé par la noblesse de mettre le Roi sous tutelle progresse, surtout auprès du tiers-Etats.

    Le bruit monte : il faut convoquer les Etats Généraux. Le Roi fini par céder et promet de les convoquer car c’est la dernière solution pour faire passer un nouvel Impôt, mais il ne cédera pas plus.

    La tension monte.

    Le parlement de Rennes déclare : « Les abus tolérés et l’oubli des règles amènent le mépris des lois, et le mépris des lois prépare la chute des Empires ».

    Demain le peuple refusera de payer, ni impôts, ni droits, ni dettes.

    Demain le peuple demandera la justice et l’égalité.

    Demain on réclamera une constitution.

    L’Histoire est en marche.

    1. Excellent résumé, merci à vous. Pour en revenir au « syndrome 1788 », je me permets de poser une question : en quoi la situation du paysan français de la période pré-révolutionnaire peut être comparable à celle du consommateur de la société de post-industrielle décadente actuelle ? là où les besoins du premier se résumaient (pour faire cours) à assurer la subsistance des siens et à donner un toit à ceux-ci, l’homo-economicus de nos temps se révèle plutôt être préocuppé par la possession de biens matériels dont la plupart ne sont lui pas vraiment utiles (ou, en tout cas, indispensables). Autrement dit, peut-on, du jour au lendemain, faire un révolutionnaire de cet être « luxueux » ? Personnellement, je ne crois pas : il faudrait une phase (longue) de paupérisation extrême pour fabriquer des désespérés. Sans oublier que la majorité des individus issus des classes moyennes n’aspire qu’à sauver le modèle qui leur a permis de vivre une vie aisée. Je suis plus pessimiste que vous : en cas de réel krash de l’économie capitaliste à l’anglo-saxonne, je vois plutôt des guerres civiles et non des révolutions. S’ils devaient risquer leurs peaux, les politiques et les financiers, seuls responsables du marasme, ne se priveraient sûrement pas d’allumer les mèches un peu partout ! Ainsi, les uns, qui voudraient faire du passé table rase, seront montés contre les autres, qui verraient dans les premiers les responsables du chaos qui leur aura fait perdre leurs villas 4 façades achetées à crédit et leurs Audi de fonction. Et pendant ce temps, les avoirs volés aux peuples seront mis en sécurité par ceux qui continueront d’en profiter…

    2. Excellent rappel de l’histoire.
      Ne manque que l’épisode suivant : l’erreur financière énorme des révolutionnaires.

      (désolé, j’ai la mémoire dure et le jugement persistant. Ou le contraire)

    3. Il paraît pourtant que « l’Histoire ne repasse pas les plats »… Mais il me semble à moi qu’au contraire, l’Histoire n’est qu’un éternel recommencement.

      Soit dit en passant, j’en remets une couche sur une idée qui me tient à cœur: La révolution est un mouvement qui confond ses points initial et final: En d’autres termes, ce qui s’est passé à partir de 1789, et qu’on peut craindre de revoir encore dans les années qui viennent, ce n’est pas une abolition des privilèges mais bien leur redistribution. Parmi les privilégiés d’hier on retrouvera sans doute des déshérités de demain, et inversement. Seuls quelques rares individus, plus malins que la moyenne, sauront éviter la déchéance qui leur est promise pour conserver leurs avantages. Et l’on trouvera ça juste et équitable, sur le moment… Alors que rien ne l’est moins.

    4. @Jérémie Martin : post très intéressant, (et les réponses aussi, qui montrent que rien n’est simpel).

      « Des privilèges seront sacrifiés, la justice le veut, le besoin l’exige,… » : selon vous, quels privilèges faudrait-il sacrifier de nos jours ? Ce qui pourrait se dire : quels sacrilèges faudrait-il privilégier ? (Hormis l’interdiction de la spéculation.)

    5. Franchement, pour l’Histoire, il faut se méfier de Max Gallo !

      Insister sur l’approche économique pour expliquer la Révolution française me parait regarder l’évènement avec nos lunettes disons du 20ème siècle. Si les raisons économiques avaient prévalu, alors nous aurions eu une Révolution lors de la Régence et après la banqueroute de Law.
      Ce n’est pas la guerre de 7 ans qui a ruiné la France, mais la guerre aux Amériques décidée par Louis XVI et Vergennes pour lutter contre l’Anglais. Les Parlements n’ont pas été rappelés, ils ont été rétablis dans l’ancienne structure d’avant la courageuse réforme de 1770 qui « fonctionnarisait » leurs rôles en les limitant à la Justice. Ce rétablissement se fait sous la pression des conservateurs (la noblesse) car le rôle de ce qui deviendra les contre révolutionnaires est de se battre pour non seulement le maintien de leurs privilèges mais aussi leur accroissement est capital. Sans oublier la question religieuse si compliquée et très ancienne (bulle Unigenitus 1705, église gallicane vs. Rome, Jésuites et autres …..) bref

      1/ avant de parler de 1788, regardons zy à ceux fois !
      2/ ne pas se fier à Max Gallo – Furet, Michelet oui

    6. Bonjour,

      @ Kohaagen,

      Révolution et guerre civile ne sont pas antinomique ; la Révolution française a bien démarré par une guerre civile et bonne et due forme.

    7. Excellent et précieux résumé qui me fait dire que la tri-partition état/aristocratie/tiers-état pourrait être aujourd’hui : état/capitalistes/société civile.

    8. Crapaud Vermillon : vous faites une erreur d’interprétation. A chaque Ordre correspondait des Droits. Le 1er ordre, le clergé, avait tous les Droits en matière spirituelle et on dirait aujourd’hui sociale et morale, le 2ème Ordre, la noblesse, tous les Droits politiques et le 3ème Ordre, le Tiers-État, aucun ! C’est cela que vous voulez ? Quels droits accordez vous à chacune des catégories que vous appelez de vos vœux ?

    9. @ Jérémie Martin,

      (en plus d’être un très bon répétiteur pour votre femme, vous nous faites en profiter)
      J’ai souvent entendu Max Gallo se refuser à faire des parallèles trop rapides entre l’Histoire et le présent. Il répète qu’une des qualités de l’historien est de toujours se garder de l’anachronisme. Ne se considérant pas tout à fait comme un historien (il parle en évoquant ses livres de « romans-Histoire »), il souhaite quand même en préserver les vertus.
      Cela ne nous empêche pas de prendre d’utiles leçons d’Histoire. Merci à vous.

      @ Crapaud Rouge,

      Je crois comprendre que la « tripartition » de 1789 était plus sûrement:
      Clergé / Noblesse / Bourgeoisie (qui représentait aussi les paysans et ouvriers)

      La « tripartition » d’aujourd’hui n’est-elle pas plutôt:
      « Supra-nations / monde financier / populations mondiale »?
      (Le problème sera de les réunir tous les trois en Assemblée Constituante, et de faire rentrer tout ce beau monde dans grande salle de Versailles, comme le 5 mai 1789)

      Sinon, je vous ai lu plus haut:
      « (…) selon vous, quels privilèges faudrait-il sacrifier de nos jours? Ce qui pourrait se dire: quels sacrilèges faudrait-il privilégier? »
      LA question est parfaitement posée.

    10. Je concède que ce résumé se focalise sur la partie économique de l’Histoire. Mais le livre est plus riche de détails, en particuliers en ce qui concerne le contexte intellectuel de l’époque : Voltaire, L’Encyclopédie, le modèle anglais, la naissance des Etats-Unis…

      Et pour répondre aux critiques sur Max Gallo, j’avoue ne pas être un historien expert, mais ce livre m’a captivé, et même si seul 90% de ce qui y est dit est vrai, alors il vaut la peine d’être lu, il est même recommandable. Mais je serais ravi de connaitre vos commentaires et vos corrections. Et je crois que le sujet et propice à la réflexion.

      Loin de moi l’idée que la situation actuelle est la même que celle précédant la Révolution. Mais certains parallèles sont tous de même notables.

      De plus, quand je pense à un pays qui aurait une situation similaire, je pense plus aux USA qu’à l’Europe, qui a une tradition Etatique et sociale.

      Aux Etats Unis, on trouve bien peu de sécurité sociale, et certains discours la présente même comme une hérésie, contraire aux valeurs capitalistes et à un Darwinisme social érigé en modèle par certains. On voit que ce pays est le modèle du système capitaliste absolu, comme la France de Louis XVI était le modèle de la monarchie absolue.
      Ainsi un modèle d’économie plus social serait pour beaucoup d’américains inacceptables, car contraire selon eux à leur Histoire, à leurs valeurs, et surtout, à ce qui a fait leur puissance (un peu la même situation qu’avec la France du XVIIIème siècle).
      On peut donc parfaitement imaginer, si la situation se détériore au USA, que les divergences se radicalisent entre les partisans de l’antiétatisme, qui sont en fait les plus farouches défenseurs du capitalisme sauvage, les partisans de la sauvegarde du système actuel, celui-ci étant le garant de la puissance américaine dans le monde (Dollars au centre du jeu= possibilité de financer une armée aux capacités de projection planétaires + position de force pour contrôler les prix sur les marchés des matières premières), les partisans d’un système plus régulé et plus social, et ceux, qui seront considérés comme des hérétiques et des rouges, qui voudront placer la finance sous contrôle de l’Etats, voir ceux qui voudront un Etats socialiste. Tout est possible est ne dépend que du degré de misère de la population.
      L’Aristocratie financière, et les faiseurs d’opinion qui ont remplacé le clergé, tâcherons de maintenir le statut quo pour certain, d’accompagner d’inévitables réformes pour les autres.
      Si les choses tardent trop et que la situation se détériore, les affrontements entre faction pourraient être violents, et bien malin qui devinera qui l’emportera. En tout cas, tous seront perdants.

      Pour en terminer avec les parallèles, je ferais le lien entre les propositions de Paul d’une Constitution pour l’économie, qui encadre en particulier le pouvoir financier, et de remettre l’argent là où il doit être, c’est-à-dire de lutter contre les phénomènes d’accumulation et les déséquilibres mortifères, et la volonté de nos Pères Révolutionnaires d’instaurer une Constitution qui encadre le pouvoir exécutif et l’Abolition des privilèges.

      Il faut donc acter :
      • Là ou il y a du pouvoir, il faut qu’il y ait des règles. Pour qu’il y ait des règles, il faut qu’il y ait un cadre (une constitution). Pour que le cadre soit accepté, il faut qu’il soit légitime, et je suis de ceux qui croient que la seule légitimité valable est celle qui vient du peuple, aussi imparfait soit-il. Le dernier juge après le peuple étant la Nature, qui fait toujours connaitre son verdict au travers de la sélection naturelle.
      • Les déséquilibres sont à la fois source de mouvement et de Vie, et à la fois mortifères. Il est du devoir d’un citoyen responsable de vouloir connaitre (toujours !) et contrôler (il le faut) ces déséquilibres. C’est une question de Vie ou de Mort.

    11. Louis XVI avait contre lui un cousin avide de pouvoir (et encore la finance anglaise) :
      « Louis-Philippe , duc de Montpensier, de Chartres puis d’Orléans (1747-1793), épouse , en 1769, la richissime Marie-Adélaïde de Bourbon-Penthièvre (1753-1821) , belle-soeur de la Princesse de Lamballe., qui lui apporte une dot de 6 millions de livres.
      Franc-maçon, anglophile, fauteur de troubles et fat, il contribue à toutes sortes de manœuvres contre ses cousins et constitue son Palais-Royal, au cœur de Paris, en véritable centre du contre-pouvoir.
      Il s’oppose au ministère de Maupeou, ce qui lui vaut un bref exil. Très hostile à la Cour, il aurait utilisé une partie de sa fortune considérable pour financer nombre de pamphlets contre la Reine.

      Député de la noblesse aux Etats Généraux , il se rallie au Tiers et épouse la cause révolutionnaire. Il s’entoure de gens brillants et sans quartiers comme Laclos ou Mirabeau.
      Après les journées d’octobre, il se rend en Angleterre un pays qu’il apprécie particulièrement. Il rentre en France en 1790, malgré l’opposition de La Fayette qui craint sa popularité, et est élu en 1792 à la Convention où il prend le nom de Philippe Egalité.
      Il vote la mort de Louis XVI. Ses biens sont néanmoins séquestrés en avril 1793 et il est guillotiné le 6 novembre 1793, moins d’un mois après Marie-Antoinette…
      extrait de : http://maria-antonia.justgoo.com/ses-relations-conflictuelles-f7/philippe-egalite-t224.htm .
      voir aussi :
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Philippe_d%27Orl%C3%A9ans_%281747-1793%29 .

    12. @Didier : c’est vous qui faites une erreur d’interprétation ! 🙂 Quand j’écris « la tri-partition (…) pourrait être aujourd’hui : état/capitalistes/société civile. » ce « pourrait être » signifie seulement que la comparaison est plausible. Je ne souhaite pas que la société civile d’aujourd’hui soit traitée comme le Tiers Etat d’hier ! Au contraire, ma comparaison suggère qu’elle pourrait se tailler une plus grosse part dans la galette du pouvoir.

  20. Ben oui, les gens ont voté pour Sarko sans même réfléchir à ses convictions, je pense que Ségo et pourtant je ne suis pas dans son parti et sa posture charismatique est parfois gênante, aurait fait des trucs à la Merkel du genre audacieux. Enfin, je crois…

    Toujours est il que je n’ai jamais conclut que Sarko avait la moindre envergure historique, juste une envergure histrionique.

    1. Prévoir, Piotr !!!!!

      Alors que toute la sphère financière VIT des déséquilibres, de l’instabilité, des variations les plus abruptes,…

      Et tu VEUX construire quelque chose sur du sable qui sera volontairement mouvant pour mieux te couler…??????????

      Essaie, Camarade. Et reviens me voir.

    1. les deux cent familles, …
      mon père les évoque quelques fois, il est né en 1922, il a vu de ses yeux vu les allemands défilé à Lyon, avec les chars français flambant neufs vu qu’ils n’avaient même pas servi…
      ces deux cent familles, dont le fumeux « comité des forges » …..

      juste un exemple, extrait
      http://expositions.bnf.fr/afp/arret/2/index.htm
      « . » La génération de la Résistance est nourrie de ce dégoût. Elle sait que les chroniques financières des grands journaux d’avant la guerre étaient vendues à l’encan. Elle connaît les manœuvres des grands industriels, de la mouvance du Comité des forges et du Comité des houillères… »

      vous pensez vraiment que de s’appuyer sur ce genre de traites …????
      De Gaulle, qui pourtant avait besoin d’élites, en a fait condamné deux -seulement deux à la peine de mort pour traitrise – non du fait qu’ils aient seulement trahi, sinon il eut fallu condamné par centaine de parmi ceux-là de ces 200 familles- mais parce qu’à la libération, ils continuaient de l’ouvrir, d’entraver le gouvernement issu de la Résistance à agir

    2. @Cécile
      Je disais cela par défi et dépit avec peu d’espoir, mais sait on jamais, il m’est arrivé 2 ou 3 fois de cotoyer des « petits riches », modestes et dévoués, qui étaient de bien meilleure facture que des nouveaux riches, les pires selon ma petite expérience.

  21. « l’argent n’est pas au bon endroit », « il faut le prendre là où il est pour le mettre là où il faut… » (ou là où je pense?)
    Désolé, cher Paul, vous devez aller là un peu plus loin, ce n’est pas une question de « confiance » ou pas dans les banques, mais il y a bien un problème tel que la langue le dit, à savoir un problème s y s t é m i q u e !
    Cela veut dire très exactement que l’argent tel qu’il est ne peut tout simplement jamais être au bon endroit tant que l’on croit qu’il doit « être » à un endroit fixe « et au bon moment ». De fait, l’argent n’existe que de son mouvement!
    Tant que l’argent est pensé « être à un endroit ou un autre », nous n’y arriverons pas!
    Justement, ce qu’il faut obtenir, je le répète à longueur de mes interventions, c’est que l’argent soit constamment en mouvement et jamais à un endroit donné!
    Car, comme je l’ai souvent exposé aussi, l’argent n’est argent que l’instant qu’il opère une transaction de quelque type qui soit.
    Dès lors, s’il devenait possible que l’argent se déplace constamment, il est certain que tous pourraient en attrapper un peu pour aussitôt l’envoyer plus loin, et le problème de toutes les stagnations, mais aussi de toutes les accumulations serait résolu!
    Alors, si le signe monétaire était du type que je préconise, à savoir un signe monétaire marqué par le temps avec une nécessité de l’actualiser périodiquement, il ne serait tout simplement plus possible d’extorquer l’intérêt du capital. Il deviendrait tout aussi immédiatement impossible de faire un usage spéculatif de l’argent, car la spéculation suppose justement la maîtrise du temps.
    Grâce au SMT, le désendettement deviendrait le seul bon investissement possible, car c’est bien grâce à cet endettement qu’il y a des produits sur le marché que les créanciers n’achètent visiblement pas, car déjà trop riches.
    En étant empêchés de retenir l’argent pour extorquer toujours et encore l’intérêt, la non rétention mettrait à la disposition des empruunteurs de l’argent à taux nul, moyennant quoi le désendettement viendrait tout seul de par le seul travail des hommes!
    Alors de quelque côté que vous preniez le problème et quelles que soient vos contorsions pour ne pas évoquer l’approche gesellienne, sa proposition n’en devient que plus évidente!
    C’est fascinant de voir un homme lucide comme vous de vouloir se contenter d’une révision réglementaire moraliste sans toucher au coeur du problème: le signe monétaire lui-même!
    Bien amicalement, jf

    1. à notre cher Johannes Finckh

      je suis attentive à vos propositions, mais est-ce que vous pourriez aller plus loin, parce que là, dès fois je me dis que oui, d’autres fois que non … et puis que oui, et puis que non … que oui, que non …
      en bref je ne suis pas radicalement hostile, mais tout aussi très très loin d’être convaincue..

      cependant, cependant j’adorerais que notre cher Paul, vous permetasse de publier un billet invité sur le sujet du Bancor …

  22. le problème est la concentration de l’argent entre quelques mains. le problème du problème c’est que ces quelques mains ne se laisseront pas faire et qu’elles ont les moyens d’acheter leur tranquillité…
    on tourne en rond…

    j’ai passé ma journée au collège de france autour du thème de la démocratie de la rationalité et de la vérité à travers la pensée d’orwel, de russel et de chomsky. la common decency a été à peine abordée ce qui constituera pour moi l’énorme déception de la journée. chomsky tient encore la forme malgré son âge, mais c’est la 1ere fois que je l’entends aussi pessimiste…

    1. Chomsky a juste été réaliste, rien de plus.
      Et là est le problème. Sinon, il n’aurait rien eu à dire.

    2. ce qui m’a toujours frappé chez chomsky, c’est cette faculté qu’il a de dénoncer des faits terribles concernant la politique, les médias et le capitalisme tout en gardant un certain optimisme a long terme. chose que je n’ai pas retrouve cette apres midi..
      maintenant, rassurez-vous, je m’attendais pas pas non plus qu’il recycle une vieux discours de christine lagarde…

    3. Pour vous faire une idée de l’état d’esprit de Chomsky aujourd’hui, je vous conseille d’aller sur Contre-Info. Vous y trouverez un entretien de la mi-avril, où il exprime tous son pessimisme, au moins pour la situation aux US.
      Pour lui, la situation y est pire que durant la grande dépression des années trente, qu’il a bien connue pour l’avoir vécue dans sa chair. Si les conditions de vie étaient pires alors, jamais le désespoir n’y fut, d’après lui, si prégnant; et surtout il considère que la défiance généralisée vis à vis du politique et singulièrement du parlementarisme qu’on y observe aujourd’hui ne peut être rapprochée que d’une autre conjonction politico-économique: La République de Weimar des années vingt allemandes…

  23. Chine et Espagne,

    Je suis lié par mon travail avec la Catalogne, mais mes contacts permanents et amicaux avec l’Espagne me poussent à découvrir tout le pays.

    Ces jours ci c’est la Galice (Nord/Ouest du pays, au nord du Portugal)
    Mon épouse et moi même sommes arrivés hier dans un bel hôtel de la côte pour y passer trois jours.
    L’hôtel est presque désert, comme tous ceux que nous venons de fréquenter au Portugal, à l’exception d’une bande ce Chinois habillés comme des banquiers et de quelques européens.
    Nous avons appris de leur bouche qu’ils étaient là pour acheter une usine, sûrement importante, sinon pourquoi venir à 10 ?

    Il y a, à quelques dizaines de kilomêtre,s la ville industrielle de Vigo, avec une usine qui a longtemps assemblé des véhicules de la marque Citroën.
    Ce pourraît être celle là…
    Et peu importe.

    C’est en Espagne, et pas seulement sur les côtes, que, depuis deux ans, nous avons VU la crise de l’immobilier.

    Nous venons de voir les Chinois.

    Vont ‘ils payer en dollars US ?

    1. J’y reviens toujours, le protectionnisme et la relance intérieure ou notre mort « jaune » annoncée . Arrêtons avec le tabou du protectionnisme

  24. On devrait rendre les politiques responsables de leurs décisions, comme on a fait lors de la Révolution française. Du coup, ils deviendraient plus intelligents surement.

    1. Les gosses sont toujours très intelligents, mais ils font rarement les bons raisonnements, parce qu’ils n’ont ni les valeurs ni les concepts, ni la maturité intellectuelle pour faire le lien avec la réalité…

    2. « Comment se fait-il que les enfants étant si intelligents, la plupart des hommes soient bêtes ?  »
      (Alexandre Dumas, fils)

  25. Paul,
    remarque purement technique : depuis quelques jours j’ai un problème d’affichage du 2e billet de la page d’accueil du blog, firefox m’affiche une colonne interminable d’une 10aine de pixels de largeur…

  26. Au sujet du pragmatisme chinois :

    Cela me fait penser à l’Analyse d’Eric Hobsbwam
    sur la guerre froide dans la somme « Age of Extreme » the short XXth century: Hobsbawm, page 232 indexée 130

    {Two ideological blocks faced each other:}

    Like the USSR, the USA was a power representing an ideology, which most Americans sincerely believed to be the model for the world. Unlike the USSR, the USA was a democracy. Unfortunately it must be said that the second of these was probably the more dangerous.

    For the Soviet government, though it also demonized the global antagonist, did not have to bother about winning votes in Congress, or in presidential and congressional elections. The US government did. For both purposes an apocalyptic anti-communism was useful, and therefore tempting, even for politicians who were not sincerely convinced of their own rhetoric.

    « car le gouvernement soviétique, bien qu’il diabolisât aussi l’adversaire global, n’avait pas à se soucier de gagner les votes du Congrès, ou d’élections présidentielles ou législatives. Le gouvernement américain si. »

    (Hobsbawm casse aussi du sucre sur les soviétiques ailleurs dans son monumental ouvrage…)

    Mon commentaire personnel : La démocratie s’intoxique en effet aisément, et se noie dans les affaires de formation d’opinion (1M$/congressiste aux US de la part des lobbys idoines ?). Ce n’est que lorsqu’existe une répartition saine du « savoir-faire » (savoir vivre, ce qui inclut le sens de la responsabilité et de l’injustice) qu’elle se désintoxique. Chose rare

    (A propos de toxicité l’émission de France Culture sur des essayistes sémioticiens sur la télévision, qu’ j’ai écouté distraitement en voiture, était d’une vacuité consternante. Après avoir longuement glosé sur la tendance de la télé à parler de la réalité (par opposition à la fiction, et/ou en pensant à la téléréalité ,?) Peut être, disaient ces hauts esprits, peut être que la télé n’est pas qu’une pure représentation de la réalité.
    Comme si le bouclage télé/réalité/télé n’existait pas !

    … et j’ai aussi entendu beaucoup de jargon et d’autocongratulation de choisir ce sujet d’écriture original (on est en France, amis québécois) et pas « propre ». Ave ce genre de chois intellectuel, on ne risque pas d’être dérangé (sans présumé des compétences spécifiquement sémiotico-historico-scientifique des intervenants, c’est le tout qui m’a semblé chercher les champs consensuelissimes dans la définition du domaine. (le dispositif de mise en scène d’Apostrophe au cours des âges, ah , oui,pourquoi pas mais … comment dit-on … ça ne mange pas de pain ?)

  27. Hallucinant les propos de wauquiez sur la hausse du chômage!
    j’ai même entendu sur RTL ce matin qu’il fallait être optimiste sur les emplois aidés car les bénéficiaires de ces contrats avaient de bonnes chances de retrouver du travail stable par la suite!!

    Travaillant dans l’insertion professionnelle, je peux malheureusement dire que dans la plupart des cas, on retourne à pôle emploi aussi vite que le contrat aidé est terminé!
    Enfin concernant les offres d’emplois sur le site de pôle emploi on tourne actuellement autour de 170/180000 offres d’emploi ce qui est trés peu! et la plupart sont en CDD!

    Si un agent de pôle emploi lit ce blog, peut être pourrait-il intervenir?

  28. quand la politique de rigueur va commencer à se mettre peu à peu en place, je parierais que les véritables effondrements de la croissance que se déclencheront immédiatement dans la foulée de celle-ci, la seule solution imposée par la contrainte de choses, comme au Japon, ce sera la « monétisation » d’autres actifs pourries, privés ou publics, par la banque centrale, autrement dit la planche à billets.
    la question est de choisir le rythme de le faire!
    De toute façon, rigueur ou pas rigueur, la crise étant systémique, c’est-à-dire liée de plus en plus exclusivement au fonctionnement du signe monétaire lui-même, le rajout (comme au monoply quand la banque saute en fin de parie immanquablement) de nouveaux signes monétaires reste la seule solution possible en l’absence du SMT.
    En toute rigueur, on peut même dire que les USA pratiquent déjà cette politique, tout comme le Japon et la Grande Bretagne, mais principalement les USA, car, étant donné leurs gigantesques déficits commerciaux, on peut dire que le cours du dollar est soutenu par le fait que cette monnaie a cours dans le monde entier. Le statut essentiellement fragile du dollar, insuffisamment étayé par l’économie américaine (qui vit à crédit et à qui on fait manifestemment un crédit illimité) donne à cette monnaie un cours forcé et lui permettra toujours de circuler, quelles que soient les décisions américaines, car le reste du monde semble soutenir le dollar contre vents et marées.
    Au fond, les autres grandes monnaies se dévaluent ainsi face au dollar, et les déséquilibres s’aggraveront encore pour quelque temps.

  29. J’ai une question : ces agences de notation sont bien cotées en bourse ? Pourquoi aucune attaque spéculative sur une des ces agences ? Il faudrait s’attaquer au mal…ou bien en créer une 100% européenne et obliger toutes les banques européennes, toutes les institutions de s’y aligner s’ils veulent éviter de graves sanctions…

  30. La concentration des richesses est due au fait que les ressources sont difficiles à acquérir sans argent et qu’il faut de fait emprunter ?

    Ou alors les ressources sont-elles à ce point difficilement accessibles qu’il est nécessaire de concentrer les capitaux pour les distribuer dans le calme, en se basant sur une hiérarchisation des échanges absconse et sur une des règles morales les plus simple : l’interdiction de voler ?

    Etant entendu que les murs les plus solides sont ceux qu’on construit dans la tête des gens.

  31. J’ai du mal à penser que la Chine serait notre planche de salut d’ici dix ans…Ou alors à l’insu de son plein gré , car il y a suffisamment de monde là-bas qui attendent de participer et de bénéficier de sa montée en puissance sur tous les plans…Le Marché en a voulu ainsi et Dieu est bon.

    Pour la peine de mort…Je me suis replongé dans l’histoire du 19éme siècle 1820/1850 et donc dans la guerre de l’opium..En fait les Anglais qui cherchaient des comptoirs et des colonies absolument partout ont décidé d’ introduire l’opium d’origine périphérique en Chine… Un peu à la manière Yankee avec l’alcool pour les Indiens…Très rapidement la drogue s’est répandue , a fait boule de neige et les dégâts ont été tellement importants au niveau de la population que l’empereur et les autorités chinoises ont pris des décisions radicales pour stopper les trafiquants : la peine de mort . Il en est encore de même aujourd’hui et sur ce plan, il faut reconnaître que c’est efficace….

    (chez nous la drogue est tellement connecté aux autres trafics et l’oligarchie y étant mêlée , avec d’autres institutions CIA par exemple que ça ne risque pas d’arriver… Les petits trafiquants peuvent donc continuer à jouer du couteau et la police espérer quelques prises , ce n’est pas prêt de s’arrêter…)

    Je ne pense pas que notre pays sera précurseur dans  » l’insurrection qui vient « …Trop d’argent encore dans les classes moyennes et bas de laine , ce qui suscite les convoitises de nos chers financiers et politiques…

    Mais ça claquera ailleurs . Marx s’est sans doute trompé : il n’avait pas vu la révolution russe ni les possibilités infinies d’adaptation et de perversité du capitalisme , mais peut-être pas tout à fait .

    Enfin , si je suis passionné par tous ces débats et les connaissances que Paul et ses amis mettent à notre disposition , je ne crois pas au réformisme tranquille . La guerre des classes est plus forte que jamais et les détenteurs de capitaux s’y cramponneront comme l’oncle Picsou qui a fait le bonheur de notre génération, avec ses pièces d’or…

    D’ailleurs si les papiers dollars s’envolent , l’or atteint des sommets ….Ce qui ne me semble pas de bonne augure…Les brouettes pour aller chercher sa baguette risquent de devenir hors de prix….

  32. Deepwater Horizon est peut-être en train de devenir le catalyseur d’une prise de conscience du pic pétrolier. En tous cas à entendre Obama, on croirait qu’il parle du pic pétrolier.

    Obama – 26.05.2010 – We all know the price we pay as a country as a result of how we produce and use — and, yes, waste — energy today. We’ve been talking about it for decades — since the gas shortages of the 1970s. Our dependence on foreign oil endangers our security and our economy. Climate change poses a threat to our way of life — in fact, we’re already beginning to see its profound and costly impact. And the spill in the Gulf, which is just heartbreaking, only underscores the necessity of seeking alternative fuel sources. We’re not going to transition out of oil next year or 10 years from now. But think about it, part of what’s happening in the Gulf is that oil companies are drilling a mile underwater before they hit ground, and then a mile below that before they hit oil.

    With the increased risks, the increased costs, it gives you a sense of where we’re going. We’re not going to be able to sustain this kind of fossil fuel use. This planet can’t sustain it. Think about when China and India — where consumers there are starting to buy cars and use energy the way we are. So we’ve known that we’ve had to shift in a fundamental way, and that’s true for all of us.

    http://www.whitehouse.gov/the-press-office/remarks-president-economy-0

    Obama – 27.05.2010 – The fact that oil companies now have to go a mile underwater and then drill another three miles below that in order to hit oil tells us something about the direction of the oil industry. Extraction is more expensive and it is going to be inherently more risky.

    And so that’s part of the reason you never heard me say, « Drill, baby, drill » — because we can’t drill our way out of the problem. It may be part of the mix as a bridge to a transition to new technologies and new energy sources, but we should be pretty modest in understanding that the easily accessible oil has already been sucked up out of the ground.

    And as we are moving forward, the technology gets more complicated, the oil sources are more remote, and that means that there’s probably going to end up being more risk. And we as a society are going to have to make some very serious determinations in terms of what risks are we willing to accept. And that’s part of what the commission I think is going to have to look at.

    http://www.whitehouse.gov/the-press-office/remarks-president-gulf-oil-spill

    1. Je suis d’accord avec vous, Obama parle de pic pétrolier sans le nommer : « the easily accessible oil has already been sucked up out of the ground ». Mais plus intéressant encore, il rend le pic pétrolier responsable de la marée noire. C’est un lien de causalité qui ne m’avait pas frappé mais je trouve cela particulièrement bien vu.

      Il est intéressant aussi de noter qu’Obama a manifestement pris conscience de l’impasse énergétique dans la que nous nous trouvons: « we can’t drill our way out of the problem. ».

      Il faut espérer que cette clairvoyance, sans doute celle d’un conseiller, se traduira aussi par des décisions fortes.

    2. Eh bien c’est sans doute Steven Chu .

      En voilà un qui n’est pas de chez Halliburton

      He is a vocal advocate for more research into alternative energy and nuclear power, arguing that a shift away from fossil fuels is essential to combating Climate Change.[4][5][6] For example, he has conceived of a global « glucose economy », a form of a low-carbon economy, in which glucose from tropical plants is shipped around like oil is today.
      de wikipedia en anglais.

      Ceux qui l’ont croisé depuis le temps des Bell Labs gardent une excellent opinion de lui…

  33. La vacuité du discours politique n’a d’égal que sa suffisance.
    Nos politiques n’ont honte de rien a part jouer sur les mots , les compétences sont rares
    et le courage encore plus , et la lucidité absente
    mais que faire….
    On retourne doucement vers la récession tampis…

  34. Monsieur Jorion,
    J’ai regardé l’émission Parlons Net, je vous ai trouvé très convainquant lorsque vous parlez de la spéculation, mais guère lorsque vous parlez du libre-échange et de la crise de la demande. Vous semblez partir de l’a priori que, si l’on supprimait la spéculation, ce qui va actuellement à la spéculation reviendrait à la demande. Mais est-ce bien sûr ? Est-ce que ça n’irait pas aux dividendes ? Car sur le fond, vous ne répondez pas à la question : un libre-échange total est-il possible avec des pays qui ont des niveaux très différents de fiscalité, de normes sociales, de normes écologiques ? Même sans spéculation, les entreprises continueront de délocaliser là où les coûts sont moindres, ça ne résoudrait pas la crise de la demande.

  35. Je ne savais pas où informer d’une conférence particulièrement intéressante de Ars industrialis, à écouter sur leur site internet, http://www.arsindustrialis.org/video, notamment Patrick VIVERET, passionnant notamment sur la réappropriation démocratique de la monnaie, mais aussi JF Caron, maire dans le Nord, témoignant des actions locales notamment sur la co réalisation avec les habitants.

    1. Ah diable, super.

      Lou, arrivez vous à lire Stiegler (c’est d’une facilité « variable ») ?

      Merci

  36. Incroyable ! C’est incroyable de retrouver, dans un livre écrit en 1904/1905, un schéma plus que jamais d’actualité et qui menace la cohésion européenne parce qu’il est appliqué avec beaucoup plus de vigueur en Allemagne que dans le reste de l’Europe. Dans L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme, Max Weber décrit le tissage domestique traditionnel, en particulier le fait que « les concurrents entretenaient entre eux de bonnes relations, étant d’accord sur les principes essentiels des opérations » , puis raconte :

    Soudain, à un moment donné, cette vie tranquille prit fin; le plus souvent aucune transfor­mation essentielle dans la forme de l’organisation, telle que le passage à l’entreprise fermée [geschlossener Betrieb], l’utilisation du métier mécanique, etc., n’était survenue. Il s’était produit tout simplement ceci : un jeune homme d’une famille d’entrepreneurs s’était rendu à la campagne; il y sélectionne avec soin les tisserands qu’il voulait employer; il aggrave leur dépendance et augmente la rigueur du contrôle de leurs produits, les transfor­mant ainsi de paysans en ouvriers. D’autre part, il change les méthodes de vente en entrant le plus possible en contact direct avec les consommateurs. Il prend entièrement en main le commerce de détail et sollicite lui-même les clients; il les visite régulièrement chaque année, et surtout il adapte la qualité des produits aux goûts et aux besoins de la clientèle. En même temps, il agit selon le principe : réduire les prix, augmenter le chiffre d’affaires. La consé­quence habituelle d’un tel processus de rationalisation n’a pas tardé à se manifester : ceux qui n’emboîtaient pas le pas étaient éliminés. L’idylle s’effondrait sous les premiers coups de la concurrence; des fortunes considérables s’édifiaient qui n’étaient pas placées à intérêt, mais réinvesties dans l’entreprise. L’ancien mode de vie, confortable et sans façons, lâchait pied devant la dure sobriété de quelques-uns. Ceux-ci s’élevaient aux premières places parce qu’ils ne voulaient pas consommer, mais gagner, tandis que ceux-là, qui désiraient perpétuer les anciennes mœurs, étaient obligés de réduire leurs dépenses.

  37. Ben dis donc …
    Bad trip !
    M. Jorion ne dit rien, ce n’est que du commentaire, de la morale.
    C’est pénible de perdre près de 20 minutes pour rien.
    Bon courage à tous ceux qui croient que les politiques sont tous des cons et ne prennent que des mauvaises décisions.
    « Yaka augmenter les salaires » : officiellement, l’insee indique qu’il y a gain de pouvoir d’achat année après année. On pourrait aussi espérer une baisse des « besoins » considérés comme vitaux, tels un mobile par membre de la famille, voire deux etc … Pourquoi pas ?
    « y’avait ka nationaliser » Là, je suis mort de rire. La dette souveraine française comptabiliserait donc toutes les dettes des banques nationalisées. L’agence Fitch sous capitaux français (filiale fimalac) aurait déjà scalpé la note de la France. Et ça couterait globalement plus cher.
    « yaka et les banques prêteraient plus » re mort de rire. Le systeme a failli capoter pour avoir trop prêter sans discernement. Le monde entier demande plus de régulation, et M. Jorion veut empêcher les banques de revenir à plus de prudence. On ne peut plus se faire prêter 110% du prix d’un bien/ Tant mieux. Mais ça entraîne un tassement des prêts. A peine notable, mais Jorion dit qu’on fait le contraire de …. De quoi ?
    « yaka prendre l’argent où il est » ben oui, faites la liste nominale, qu’on sache de qui on parle. Qui commence ?
    « Il est où cet argent ? »
    On a économisé pour acheter une maison : notre argent est placé en ce moment est rémunéré pour ça. C’est scandaleux ? Dans le même temps, nous sommes locataires. Sans résidence secondaire, ni voyages lointains … et ça finit par faire 800k€. Et les cigales voudraient nous prendre cet argent ?

    On pourrait évoquer de bonnes décisions à prendre, puisqu’il semble que M. Jorion a donné ses conseils à notre gouvernement. Lesquels ? emprunter pour donner plus de salaire alors qu’il y a moins de travail ? pour que justement les gens achètent plus et que ça fasse du travail ?
    meuh non, ils achetent en Chine, des trucs qui cassent ou ne durent pas …. parce que c’est moins cher.
    C’est l’histoire de la planète, commandée par la masse des intérêts de court terme, qui se poursuit et qui n’attend pas les analyses boiteuses, qui offre les premiers rôles aux uns puis aux autres.

    Par contre il y a eu un éclair lumineux en provenance de l’ex bundesbank, qui pilote la baisse de l’Euro. La grande idée a été de faire baisser l’euro contre « reste du monde ». Et ça vaudra bien plus que tous les discours. Comment les usa vont-ils répondre ? en écroulant leur propre monnaie ?

    A part ça, nous sommes tous humains, et aimons croire les histoires qui nous arrangent. Ne l’oublions pas. Le plus probable, toujours, est que la tendance se poursuive, jusqu’à une rupture …

    1. Pour filer la métaphore de Julien Alexandre, il me semble, effectivement, que vous vous êtes contenté d’y plonger allègrement!

      J’espère que vous n’allâtes pas vous faire du mal, les eaux y sont fort peu profondes…

      Mais il est vrai que vous sautâtes de si faible hauteur!

      Quant à vous tirer de ce mauvais courant, nul souci à nous faire. De ces lieux vous semblez coutumier, et de la noyade. pour sur, vous sauverez vous seul!

      Comme un poisson dans l’eau…

    2. C’est probablement parce que vous avez des euros par kilos que vous ne comprenez pas qu’une augmentation salariale est nécessaire… Aujourd’hui, je ne manque pas d’argent pour m’acheter je ne sais quelle babiole mais pour manger, me loger et me vêtir. Et vous savez quoi ? On est près de 10 millions à être dans cette situation en France.

  38. la modération sur ceux site fait autant de mal que sur 90% des sites internet traitant de sujet tel que l économie et sa politique
    autant dire que ceux genre de site ne fait rien avancer mais augmente la frustration des citoyen , ceux voyant systématiquement couper et supprimer voire bloquer ( combien de mp supprimer en 3 jours ? 10 ? 20 ? 30 ?

    ont parle d écœurement mais ses mot vienne des même qui l installe
    sur ceux salutation d un citoyen qui ceux bat a main nu a cœur perdu contre ceux fléaux sur le LOCNET qu est la censure de bonne augure et pour des valeurs inexistante car incomprise par les même qui sans cesse tente a l utilisez avec leur sensibilité intellectuel plus que limiter qui ne pense pas plus loin que le bout de leur blaize
    tcho

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