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96 réflexions sur « Quand les spéculateurs combattent la spéculation »

  1. Le capitalisme comme le phénix renaîtrait il toujours de ses cendres? Les plus intelligents
    des profiteurs du système en place ont compris qu’ils sciaient la branche sur laquelle ils sont assis.

  2. Si j’étais né dans un coin perdu des E-U, je dirais un truc du genre :
    pendez-le haut et court …

    Cet individu donne des conseils et des économistes viennent se prostituer dans sa fondation alors qu’il est un rouage majeur du système.

    Ce que je dis est violent. Mais là nous ne sommes pas seulement confrontés à un processus impersonnel. C’est à un individu qui connait les conséqunces de ses actes.

    1. Deux choses déterminent le cours du monde : les idées et les circonstances.
      D’aucuns diront la force. Mais la force sans les idées et les circonstances n’est rien.
      Autrement dit ce qui permet de modifier un rapport de forces ce sont idées et circonstances.

      AInsi donc quand une circonstance (Soros) rencontre une idée (l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix) pourquoi cela devrait-il faire de ladite idée une mauvaise idée et surtout de ladite circonstance une mauvaise circonstance ?!
      Il faut voir Soros comme un allié objectif sur l’échiquier politique pour damner le pion aux spéculateurs et à leurs supporters. Peu importe que Soros a seulement le désir de poursuivre le jeu si cela permet à d’autres de substituer à l’échiquier actuel un nouveau jeu, qui cette fois pourrait plus favorable pour tous.
      .
      Il semblerait que pour une fois le court terme entre en phase avec le long terme.
      Est peut-être arrivé le moment où les préoccupations à court terme de certains décideurs — éviter la faillite, une grave récession, voire dépression, qui leur seraient politiquement fatale –, les inclinent à prendre les mesures dont ils pensent qu’elles leur permettront le garder le contrôle du système en sorte que celui-ci serait conservé dans ses grandes lignes. Or sur ce dernier point rien n’est moins sûr. Si l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix devait être généralisée la finance hypertrophiée perdrait une grande partie de ses forces vives, si bien que le système capitaliste deviendrait méconnaissable. Le rapport de force favorable aux investisseurs à court terme en serait modifié, la sphère financière ayant été réduite comme peau de chagrin.
      En pensant faire une petite concession, on irait en réalité beaucoup plus loin.

      Bref, nous avons tout à gagner à ce que les déclarations du genre de celle de Soros se multiplient.
      Encore bien vu Paul ! La partie n’est pas finie, mais cette fois une nouvelle configuration prend forme.
      Maintenant que sur un plan rationnel l’idée de l’interdiction des paris sur les prix apparaît fondée et nécessaire pour un nombre plus grand d’acteurs, quand bien même les décideurs actuels n’iraient pas jusqu’au bout de leur démarche, l’idée est maintenant dans l’air ! Et c’est ce qui compte.

      PS. Les anciens du blog se souviendront des nombreux commentaires qui prédisaient que jamais l’interdiction des fluctuations de prix ne serait à l’ordre du jour. 😉

    2. je comprends votre hargne, je ne sais rien de Soros
      il me semble simplement expliciter que les CDS-nu-s vont inévitablement finir par se retourner contre la finance elle-même, ce pourquoi il importe de les interdire

      il va de soi, que pour ce qui me concerne, je serais autrement plus radicale
      les financiers se font mousser par le risque, eh bien ces risques qu’ils prennent , et dont ils nous font une propagande pour se faire bichoner, dorloter, et ci et tout, alors déjà qu’ils les assument pleinement, complètement, totalement, sans bouclier, sans parade, sans assurance, sans toutes leurs biaiseries

    3. Soyons sérieux : si ces gens qui ont tant de responsabilités dans la déliquescence de notre monde se permettent d’apparaître au grand jour et e continuer à donner leur avis et de nous manipuler ,il est bien évident qu’ils ne représentent que la partie émergée de l’iceberg et qu’ils ont la certitude de na risquer absolument rien…Notre révolution a été violente parce que les opposants étaient parfaitement localisables et que hormis les émigrés ,les rapports de force ,les armes n’étaient pas en leur faveur…Je simplifie évidemment mon propos sans entrer dans les excès de la terreur et de la contre révolution d’ailleurs…

      Bref  » pendez les haut et court  » est un pur fantasme…D’ailleurs les milices privées sont bien là pour les protéger .

      Reconnaissons que ce sont des adversaires redoutables , dangereux , qui ne reculeront devant rien ,cela pour éviter des drames liés à des actions et aventures complétement stupides , spontanées ou mal préparées , et vouées à de sanglants échecs…Un peu à l’image de la commune de 1870 ou des barricades de 1830 et 1848…

      Car ,il est évident que leur force tient aussi dans le fait qu’ils ont réussi à mettre dans leur camp les petits profiteurs du système , les petits possédants , les petits rentiers , les retraités confortables ,et les petits épargnants , etc…

      Plus la capacité qu’ils ont de s’offrir des lobbyistes libéraux, vantant les mérites de l’individualisme , du démerde-toi dans la jungle qu’ils ont réussi à reconstituer…

      Notre arme est la patience , la pédagogie , le rapport de force optimal et je le pense, l’action de masse non violente , ce qui ne veut pas dire qu’elle ne fera pas de victimes…

      Encore que la guerre risque de mettre à mal tout ceci …

      Dernière chose : supposons qu’un crack entraîne la ruine d’une majorité d’entre nous : ces m^mes élites ont mis la main sur les réserves d’or, de minerais précieux,de matières premières , et de territoires immenses ,qui leur permettra de rebondir le jouir d’après…

  3. Pour quelle raison les dirigeants anglo-saxons ne suivent-ils pas ce qui semble être une mesure raisonnable?

    1. je persiste à dire que la crise qui s’expose aujourd’hui, se perçoit déjà dès 1983 ou 84 …

      pour moi , dans ma petite vie personnelle, elle est vraiment une évidence exprimée par le pouvoir politique, avec la loi Barsach, qui se moque complètement de l’éducation parentale, son critère n’est pas de s’occuper effectivement de ses enfants mais d’apporter les justificatifs du fait d’avoir travailler un an,
      en quoi le fait d’avoir travailler un an peut-il s’interpréter comme un brevet d’éducation parentale, plus que d’avoir fait des études, de savoir jouer d’un instrument de musique, de gérer bénévolement une crèche parentale, de s’occuper bénévolement de la bibliothèque de l’école …?
      si ce n’est parce que l’esprit de la résistance est perdue, et que désormais le salaire, toujours à l’index de l’entreprise est devenu le maître du critère de tout

      après j’ai vu les réformes des mutuelles, ce devait être un peu après 2000, cette époque où les médias n’en finissais pas de nous traiter de patients irresponsables, presque que soit disant les parents allait chez le médecin pour leurs gosses plus souvent qu’ils n’allaient à la boulangerie, et en plus ils montaient sur la table du médecin pour l’obliger à signer, contre son gré, des ordonnances les plus onéreuses qui soient notament d’antibiotiques parfaitement inutiles…
      dans ma petite vie à moi, de ma famille à moi, le plus cher exigée de la sécu, correspondent à deux erreurs médicales de spécialistes, les deux consultés sinon à l’obligation, à la demande de l’institution ou l’organisation de la santé publique
      dans les deux cas les médecins ont menti, je le sais, la médecine est un métier difficile, les médecins ne sont pas des Dieux, ils peuvent faire des maladresses, être aveuglés par des peurs complètement irraisonnées -très médiatiquement catalysee par la propagande des la boratoires -dont je précise que tout n’est évidemment pas a jeté non plus … – mais il s’agit là d’une angoisse tellement largement catalysée par les assurances ….
      bref depuis je sius désolée mais je ne supporte pas l’hypocrisie, alors je fais la grève du patient
      vous, vous y croyez encore à la sécurité sociale ???
      les retraites, c’étaient déjà fini avant la fin 2000, personnellement, j’ai tout jeté … d’accord, j’ai mauvais carastère, mais entre rien et pas grand chose qu’est-ce que je risque ??
      cependant que la propagande -lincitation, le sponsor – de l’état est sur les retraites complémentaires- il faudrait sans doute rajouter, si possibles privée, -mais le catalogue des exonérations, réductions, déductions d’impôts est assez indigeste …- cela cependant qu’aujourd’hui les syndicats …????

      Qui que ce soit d’un peu sérieux, sait que la médecine US est chère, elle est la plus chère qui soit dans ce monde, tout en étant qualitivement médiocre, les chiffres de mortalité infantile sont médiocres, les âges de mortalité sont médiocres, notre système à 70% par répartition, tout frais confondus est d’un bien meilleur rapport qualité prix
      Je n’ai pas les chiffres pour la retraite mais je suppose qu’il en est de même -par ex : Morales a récupéré sur des comptes suisses, l’argent capitalisé de travailleurs boliviens, obligés de cotiser à une assurance privée, quoiqu’il était presque évident que statistiquement ‘ils seraient morts avant d’en profiter, il me semble que la Suisse a laché mais je n’ai pas vérifié – ..

      En 1989, lorsque le « mur » est tombé, – et aussi que Gorbatchev s’est fait envoyé sur les roses de « la maison commune »- il était clair pour moi que le capitalisme sans le communisme -la gauche européenne même française -je veux dire le PS de gouvernement, … , c’est aussi les « travaillistes anglais », les »sociaux démocrates » allemands, …- pour essayer de l’équilibrer, ne pouvait que s’autodétruire -d’ailleurs c’est ce qu’il fait, et je ne vois pas comment il pourrait faire autrechose, d’accord il a déjà fallu deux guère, d’accord le monde n’a plus les moyens de se payer une guerre, il n’y survivra pas, mais le capitalisme débridé étant ce qu’il est, il ne faudrait pas trop rêver, lucidement il vaudrait mieux se préparer à craindre le pire ….

    2. Bonjour,

      @ Cécile :
      Ce que vous dites est vrai, parfaitement vrai, ce type de loi (Barzach, du nom de sa ministre initiatrice) est un signe évident de décadence législative, morale etc.

      @ Monmon :

      L’explication relève : du poids de l’histoire, d’un pouvoir qui, un jour, a basculé, dans l’Empire américain ex-dominant (je prends un peu d’avance sur l’histoire, mais si peu) du côté du commerce (redemandez en l’explication à Monsieur Jorion).
      Pour un inventaire exhaustif à la fois religieux et philosophique de la question, je vous conseille de vous adresser à Antoine Y (avatar rose) : il me semble le plus à même de vous répondre.

  4. Qui aurait parié une choucroute la dessus?
    Et bien entendu monsieur Soros va derechef interdire de telles pratiques dans les bienveillantes offices qu’il dirige! Elle est pas belle la vie?
    Demain vendredi: Il fait beau!

    1. une choucroute, c’est une choucroute …
      (au moins les patates….)

      NB
      Karambolage ARTE Emission du 29 novembre 2009
      le mot : la choucroute
      http://www.arte.tv/fr/Videos-sur-ARTE-TV/2957762.html
      extrait:
      « En alsacien, chou, « Kraut », c’est « chruut » – et prononçé à la française, ça donne « croûte ». Le « Sauerkraut » français, c’est donc un double chou – « chou-chruut » « chou-croûte » ; le chou français doublé par le chou allemand : voilà le secret de ce plat typique – et souvent délicieux – de la cuisine alsacienne, la choucroute. »

    2. Drôle d’explication. Reprenons.

      Chou sûr (comme dans « crème sûre ») = sûr chou = sauer Kraut = Sauerkraut. Après quoi, le Français prend le mot qui veut dire « sûr » pour celui qui veut dire « chou » et on a choucroute.

      Comme le mot anglais « walkie-talkie » devient en français : « talkie-walkie ».

    3. Dans le mot allemand « Sauerkraut », « sauer » signifie « acide ».
      Die Zitrone ist sauer (en anglais « sour »).

      Der Kohl = le choux,
      das Kraut = le chou râpé, et « die Kräuter » ce sont les « herbes aromatiques »,
      ici le chou rendu acide par sa fermentation.

      Bon appétit cet automne.

    4. Lorsque je pense que ma spécialité est l’omellette…
      Omellette particulière par ses trois arômes séparés. Oeufs, garniture et quelque chose que je ne révèle jamais 😉

      Notez, ça doit être pour ça que je laisse la choucroute à des spécialistes.

  5. S’il faut prendre en compte une (autre) déclaration (de plus) de M. Soros pour alimenter le blog, alors soit !
    Demain tout sera oublié. On parie ?

    1. Soros a TOUJOURS roulé les autres.

      C’est son job, sa nature, son essence, sa passion, sa quintessence, son or noir, son or blanc, sa façon, sa passion, son amour, sa pensée, son idéal, son paradis, son « paradigme » (expliquez-moi le mot), sa façon de faire, sa façon d’être, sa façon de « faire-faire », son amour de tous les temps, sa..

      Je regrette presque de n’être pas homosexuel tant je l’aime, cet homme…

    2. Je regrette juste pas vraiment beaucoup, d’ailleurs…
      N’allez pas vous faire des films, non plus…

  6. Bonjour à tous,

    Qui plus est, le renard Soros a placé de pions dans les années 1990,
    Dans beaucoup de pays de l’Europe de l’Est…
    Il ne faudrait pas tuer la vache à lait, tout de même!

    Cordialement,
    Ordjoun

    1. Il y a un truc comme ça la dessous, c’est sur !

      Et méfiance, ces gens là pratiquent en expert l’enfumage et le jeu à plusieurs bandes….

  7. Il me semble qu’il n’en est pas à son coup d’essai . Il y a une dizaine d’années, dans un livre ou il se vantait de son exploit de spéculation sur la livre sterling il tenait déjà ce discours, qu’il fallait faire quelque chose, qu’on ne pouvait pas continuer ainsi … Je me suis laissé prendre et j’ai pensé que c’était quelqu’un de bien .
    J’ai bien sûr révisé mon jugement depuis !
    Nous ne sommes que des enfants, nous manquons de connaissances sur les mensonges et la duplicité, nous devrions étudier de près la psychologie des grands pervers .

  8. Quelque part, ce sont les plus filous qui connaissent souvent le mieux les ficelles.
    Quand ils se mettent à table, c’est qu’il y a des raisons…

  9. Soros, comme porte-voix de Paul Jorion: je ne boude pas.

    Mais me projetant déjà dans « l’après CDS »,
    je me demande où vont aller ces énormes capitaux spéculatifs disponibles
    puisqu’il est hors de question qu’ils alimentent l’investissement non rentable des différents secteurs de l’économie autres que financier.

    1. @ Cécile,

      et votre solution serait…?
      Parce que, celle des pro capitalisme, je connais déjà, c’est encore plus de capitalisme.

    2. Ces énormes capitaux disponibles comme vous dites ne sont que des contreparties d’énormes dettes qui ne serait jamais engagées s’il n’y avait une perspective de gains ou de commissionnement en rapport avec le pseudo-capital engagé.

      la méthode merkel va assécher ce marché en ramenant les capitaux disponibles sur ces opérations à quasi rien.

      en clair si vous engager un million pour creuser une mine, vous n’avez plus ce million et vous n’avez plus qu’a attendre d’avoir vendu un grand nombre de caillou pour récupérer ce million.

      avec le système actuel vous avez un nombre illimité de million et vous creuser autant de mines virtuelles que vous voulez mais bien sûr vous ne produisez rien à part faire couler les vraies mines qui fonctionnent encore.

      quelques règlementations et quelques taxes judicieusement placées suffisent à mettre en l’air ce pseudo-business, il faut juste reprendre la main et ce n’est pas gagné d’avance.

      Quelqu’un peut il convaincre Mme Lagarde de retourner sa veste.

    3. @ zebulon

      Mme Lagarde accepterait peut être de retourner sa veste, mais autant demander à Rantanplan de retrouver les Dalton.

      Merci pour votre éclairante métaphore minière.
      Mines virtuelles ou mines cailloux, pour moi le capitalisme ne peut survivre parce que désormais inadapté à notre planète, à nos sociétés futures.
      Il a rendu ses services avec des coûts en contrepartie et notamment depuis la Révolution industrielle mais il a fait son temps.
      Quant à la réalisation d’une possibilité de transition-mutation de l’homme, c’est sur ce blog que je viens en chercher les échos dans vos suggestions.

  10. Ils ne le feront pas par devant… ils le feront par derrière… un système est un système, ses règles sont intangibles…
    L’engrenage repartira à la spéculation dès que les consciences seront endormies.
    Non, cela ne me rassure pas du tout, il faut inventer un autre système, même si vous l’appelez pareil… que les règles, les principes et les valeurs changent définitivement… en particulier que les êtres, leur survie, leur travail, et la nature qui les entoure soient les premières préoccupations, soient effectivement mis au centre. La liberté et le bien-être en seront les conséquences logiques.
    Que le fric ne soit qu’un moyen et pas l’OBJECTIF.

    Mais je suis d’accord, les contradictions du système capitaliste nous arrangent parfois beaucoup, car en ce moment, il s’étrangle lui-même, où en tout cas assèche les sources de ses gains. le jeu n’est plus trop marrant pour eux. La réaction de ces spéculateurs prouve seulement qu’ils ont compris qu’ils allaient pâtir de leurs propres malversations, qu’ils se mangeraient entre eux s’il tuaient les salariés, les états, leurs poules aux oeufs d’or… alors, ils vont revenir un peu en arrière… et recommencer. Entretemps, ils auront réussi, si nous ne les empêchons pas, à couler nos services publics. C’est leur but! DEREGLEMENTER, PRIVATISER, FLEXIBILISER, DIVISER POUR REGNER! Faire retourner les mômes au turbin dès l’âge de 14 ans, les femmes aux casseroles et aux enfants, pendant qu’on y est, etc.
    Une politique digne du 19ème siècle!
    Mais c’est sans compter ce qu’on appelle la force de résistance… ils voudraient bien, mais ils n’y parviennent pas comme ils voudraient. Il existe tout un tas de petits grains de sables dans les rouages qui font grincer leur belle construction. Et les grains de sables, c’est vous, c’est moi, c’est tous ceux qui se lèvent tout doucement mais sûrement…
    C’est quoi finalement une (r)évolution jusqu’ici: c’est l’argent qui change de poches…
    Nous allons, pour notre part, travailler à inventer autre chose: une société sans classes, la seule où il puisse ne plus y avoir de guerres meurtrières, généralisées, et durables….Ce n’est pas un tableau idyllique de l’humanité : simplement, l’agressivité est humaine, la guerre , ne l’est pas.

    Je suis donc beaucoup moins optimiste… malheureusement… j’aimerais l’être.

    1. Tout à fait exact: que le roc craque la brique!

      Soros, comme Merkel ou Sarko, et demain d’autres, sont favorables à des réglementations qui améliorent les conditions d’accumulation et concentration du capital. Après l’interdiction des CDS nus (la Grèce en est le paradis), ils tenteront d’autres réformes.

      Ainsi va le capitalisme depuis sa création. L’accumulation privée du capital n’en sera que facilitée, avec des taux d’exploitation inédits, et un risque d’emballement des désastres écologiques, dont nous mesurons encore plus difficilement les rythmes que ceux de la crise économique.

      Pour arrêter la destruction des acquis de générations de travailleurs, et stopper la course vers la barbarie, il faudra beaucoup de grains de sable, et que ceux-ci se dotent des structures qui en fassent un roc.
      Et le temps presse.

  11. Les conservateurs, libéraux et autres néolibéraux Umpiste ou pas selon les pays me font souvent rire(jaune) quand ils parlent des ‘assistés » dans la société flexible à l’infini dont ils rêvent (sauf pour leur petite personne)..les assistés ce sont les banques sans arrêt entrain de demander aides, bail out et autres prêts d’urgence divers aux gouvernements (donc aux contribuables)…l’assistanat n’est pas celui qu’on croit…..et si on totalise les montants d’aides et autres allocations aux banques depuis le début de la crise..à mon avis on doit dépasser 100 ans de versement d’allocations sociales aux chômeurs et autres rmistes et ce pour tous les pays qui ont encore la chance d’avoir une certaine sécurité sociale….
    Un assistanat à deux vitesses.

    1. Cela d’autant plus que celui qui règle sa TVA, ses TIPP, et autres taxes à la consommation (il y en a plein) n’est pas qualifié de « contribuable’ alors que la TVA à elle seule représente grosso modo 40% du budget de l’état, les TIPP autour de 10 % …- le dit « contribuable » participe à peine au dessus de 20 % (HT, car c’est sans compter sa TVA, ses TIPPs… mais ça c’est une autre histoire …)

    1. Le Méphistophélès de la Finance Philanthropique! Pactiser avec lui, c’est plus qu’osé! C’est suicidaire. Au jeu du prisonnier avec lui, c’est clair, je coopère pas!

      Et dans ce monde de l’envers, ce monde de la haute finance, les ambitions philanthropiques et régulatrices sont étonnement proportionnelles à la montagne d’actifs amassés, et à l’âgé avancé…
      Soros, Buffett, Rockefeller, Carnegie….oui oui Bill Gates ok, je sais, pas vieux, mais créateur un peu aussi, et c’est l’ère numérique, tout va plus vite!

  12. Sorros ne PEUT qu’être intéressé…
    Soit, il a peur que la pression monte trop et que la cocote qu’il exploite ne lui explose à la figure.

    He is a licence to kill.

    1. Ou alors il pense à réserver un strapontin entre St Pierre et Mère Térésa!
      Je serais que lui, j’amènerais aussi ma Nespresso, pour graisser la patte à l’aubergiste.
      Plus un un passe-fil… rapport au chameau…
      Encore un p’tit effort Jojo!
      Tiens, j’ai justement une petite échéance bientôt et j’entretiens d’excellents rapport avec l’Archange Gabriel…

  13. J’ai toujours cru que la philia était le principe qui dès la fin des « rois-prêtres » a émergé des luttes entre les aristos (en fait les propriétaires terriens) et le « peuple » des champs et des villes. Ces luttes avaient débouché sur un compromis entre les revendications des grands propriétaires et les paysans unis aux artisans urbains qui réclamaient la suppression de l’esclavage pour dette et…le partage des terres. L’accord trouvé, au nom de la philia, fut la suppression de l’esclavage pour dettes lié, en contre partie, à l’abandon de la demande du partage des terres. La constitution de Solon fournissant un bon exemple de ce processus dont la philia était le moteur ( philia = les conflits sont bien là, mais un égal désir du « vivre ensemble » – pour tous les motifs imaginables). Je me réfère à J-P. Vernant da,s son livre sur les origines de la pensée grecque aux PUF.
    Quelqu’un peut-il m’en dire plus ?
    Jérôme Grynpas

    1. Pour moi, j’ai lu pour la première fois ce concept de « philia » chez Stiegler.

      Je trouve assez pertinent de l’amalgamer à la notion de « système associé », votre mais un égal désir du « vivre ensemble » .
      Il ne s’agit pas que de désir mais aussi que les conditions de l’égalité des messages soient réalisées; que les deux locuteurs savent que s’ils ne sont pas socialement égaux, ils ont encore en commun une langue, qu’ils ont tous les deux apprise avec effort (soin, « cura »), et qui leur permet de parler.
      Tout simplement, l’auditeur devient locuteur (essayez avec la télé pour voir).
      Cette notion se généralise à des ensembles divers, et notamment aux ensembles qui partagent un « support de mémoire ». (« hypomnemata »), support qui fut oral, puis écrit (au grand dam de Socrate), puis imprimé (au XVIe ce qui causa les libelles et les pamphlets au XVIIe, choses qui auraient désespéré les moines copistes du moyen âge), puis ca s’est un peu compliqué avec radio & télé.
      L’imprimé et l’écrit pouvaient encore rassembler un « système associé », celui des Lettrés, qui s’écrivent et écrivent des les journaux, mais la télé (d’avant le web), c’est dis-sociant…

      Bref, je suis interloqué par le fait que d’un côté, Stiegler, en partant d’Epiméthée et de la Technique (comme « défaut » et avec un jargon « french theory » de l’après Simondon), arrive à la « philia » (aux pharmakon, et à pas mal d’autres concepts : prolétarisation revisitée, transindividuation,… ), et que d’un autre côté, Jorion, parti cherché les poissons à Héat et leur prix, arrive au Stagyrite et de fil rouge en aiguille, à la « philia » lui aussi.
      et avec la Dissociété, on revoit le bout du nez de Généreux (–> Gauchet, Moulier-Boutang, Robert-Dufour, j’ai de la lecture …)

      La dissociation entre jeux d’argent et projet des hommes a rarement été aussi totale. Certes le lien donné l’autre jour sur apex apexph2 évoque à la toute fin du ppt le contrôle des acteurs de base sur les processus économiques et entrepreneriaux.
      C’est mince… Est-ce le début d’une réponse au « Que faire ? » ?

    2. soit à menace de mise en esclavage pour dettes, réponse : menace de partage de l’argent
      (le deal me semble intéressant, il percuterait sur les bonnes questions
      mais voilà à part peut-être en Grèce, sinon va-t-on savoir
      en tout cas, chez nous, les petits commerçants, peits artisans, petits industriels, petit patronat ne sont pas encore vraiment encore mures, à point, donc de fait il va falloir attendre un peu, …
      il n’y a pas non plus qu’eux, le petit policier, le petit … ont aussi du chemin a faire, …
      peut-être que les petits paysans, enfin ceux qui restent, semblerait-il, aient un peu mieux compris …
      sans dire que reste encore à convaincre et nutile de compter sur un sponsor des banques, ni de Magdo, …
      – même celui pas Soros …
      donc …………..
      en passant un grand merci à Paul, François … Yvan, et co ….)

  14. J’insère une petite note musicale hors sujet, si j’ai le temps…

    Jamie Cullum hier, à Brux… au début, 1000 pers. se mettent à hurler juste derrière moi, ça donne un drôle de sentiment d’invincibilité,, quelle force, le nombre… Et nous sommes combien ici ? 400 000 ? Un tel enthousiasme, une telle énergie, et après cela dire qu’on ne peut rien ? mais on peut tout !

    Puis JC a déployé une telle énergie sur scène, et une telle créativité… A chaque fois que l’on fracture l’harmonie, on ne sait pas où ça s’arrête. On casse les règles, le pur génie, le pur talent s’exprime, cherche avec la foule, les limites du connu et s’aventure vers le jamais oui, jamais vu… Oui parfois la musique aurait pu apparaitre vivante, telle athéna sortie du front de jupiter. Tel est le but, loin de la sonate de Pierné (Proust). Proust légèrement surpris….

    Pardonnez leur car ils ne savent pas ce qu’ils écoutent, et sait il ce qu’il fabrique, au clavier ? pas sûr…

    L’énergie musicale sortait en continue, comme une lente explosion, sans cesser de se déployer, recèle d’harmonies uniques. Un flot… un peu de Coltrane par moment.

  15. A ceux qui n’ont pas la révolution en couleur, qu’une vieille révolution en noir et blanc, Soros propose déjà la révolution haute résolution en 3D et démocratie plate sur écran de fumée……
    Pour interdire il faut légiférer et faire appliquer le droit dans le monde entier. Il faut donc un gouvernement mondial.
    CQFD.
    Sorros, tears and blod.

    1. Evidemment oui, il y a du ça , derrière tout ça
      (mais pour l’instant il nous est surtout tartiné de la « gouvernance » ….
      en en plus, moi, perso, cette « gouvernance », vraiment, on a beau m’en dire, la fleurir, l’auréoler …
      franchement je ne suis pas fan…
      je verrai plutôt autre chose …..)

  16. Je pense personnellement que Mrs Soros est se qu’on pourrait appélé un homme qui sait sentir le vent tourner et qu’il est dans sa nature de suivre le mouvement du vent. Le danger et qu’une bonne partie commence a comprendre c’est outils (CDS assurance en tous risques, surtout ceux des autres et peut le mien) est qu’il reste évident qu’une utilisation abusive de cette outils est beaucoup plus néfaste q’utile. M’enfin e n’est pa le seul outils néfaste mais celui ci a l’inconvénient de ne pas être en meure de garantir les risques sur lesquels il c’est engagé, surtout dans le cas de risques fréquents.

    Un beau retournement de veste ou tout simplemnt une prise de conscience, ca peut arriver a tout age 🙂

  17. @ Paul Jorion
    Bonsoir,
    J’aimerais savoir en quoi vous estimez que monsieur Soros appelle à lutter contre la spéculation. Je vois seulement quelqu’un qui a compris que l’on fonçait dans le mur et qui n’a pas envie de faire partie des dommages collatéraux… Je vois quelqu’un qui veut pouvoir continuer le business (la spéculation pour parler clair) comme avant, avant que des « excès excessifs » ne compromettent les « excès acceptables ».
    D’autre part, je ne vois pas bien en quoi évoquer l’éventualité d’envisager une mesure restreinte et partielle pourrait être assimilée à une conversion même tactique à l’idée de l’interdiction des paris sur la fluctuation de prix….
    Rassurez-moi, rassurez-nous, vous ne croyez pas véritablement à ce que vous venez d’écrire… C’est juste de l’humour !!!! Parce que si ce n’en était pas, alors cela ne pourrait avoir qu’un sens, une fois de plus la clairvoyance pèse peu face à la croyance…

  18. Ce que vient de dire Soros, ne me surprend pas, et il n’est pas le premier de ce monde là à le dire. Il y a beaucoup d’investisseurs, par définition spéculateurs, qui trouvent que les règles sont outrageusement laxistes et qu’elles peuvent causer de graves dommages. Ils sont très peu a le dire publiquement mais je suis sur que la plupart le pense, quand bien même ils les utilisent au mieux car ils sont formés, pour ne pas dire formatés, et grassement payés pour ça. Ceci leur apporte richesse, promotion professionnelle, surement un dose adrénaline (pose ne pas cité d’autre produit se terminant en -ine 🙂 ). Tout ceci doit être très flatteur pour leur égo, alors pourquoi lutteraient-il pour changer ce système ? De même pourquoi une personne fortunée lutteraient pour une augmentation de l’ISF? Ou bien, pourquoi un cadre sexagénaire lutteraient pour l’augmentation de durée du travail ? Tous étant conscients qu’il y a des choses a changer.

    Par contre, si les règles du jeu changeaient, ces investisseurs s’adapteraient et ferait au mieux avec les règles du moment. Et si les règles étaient conçues pour construire un monde meilleur ils s’y emploieraient.

    Pour moi, cette intervention de Georges Soros, est une lettre ouverte à nos politiques et à l’opinion, disant vous nous avez laissé jouer, si vous ne changez rien, on va continuer, quitte a tout ruiner, car de toutes façons ce seront nous seront les gagnants car nous connaissons les règles du jeu, ca nous les avons conçues.

    Il sait très bien que le marché des CDS n’est pas très gros, mais peut avoir des effets décuplés. C’est comme un gouvernail de paquebot. Avec une seule main et un bon levier on peut changer la trajectoire d’un paquebot, même un paquebot tout rouillé aussi gros que les USA.

    Quand on voit les dégâts que ça a causé pour la Grèce, on a du mal à imaginer les effets d’un telle attaque sur les US. Je préfère ne pas y penser…

    1. cela n’empêche pas qu’il faudra aussi tôt ou tard aborder aussi la question de l’usage de l’argent, à quoi sert-il ?? qu’est-ce qu’on en fait ??
      (les spéculateurs, nous ont joué les violons : l’autorégulation, le risque, la création de richesse, l’attractivité fiscale …
      mais visblement ….

  19. « Dans l’Ethique à Nicomaque, Aristote appelle philia l’affection qui fait que nous aimons un être pour ce qu’il est et non pour ce qu’il peut nous apporter. » (Wikipédia)

    La troisième forme d’évolution de l’amour humain pour les Grecs, juste avant l’agapé, au delà de l’éros, et plus encore de la porniéa, désir du nourrisson qui tête sa mère et absorbe son corps.

    Pour Patrick Viveret, l’humanité se débattrait essentiellement dans des problèmes de pornéia, c’est à dire que l’autre n’est pas même reconnu. Si aux stades de l’éros et de la philia l’altérité est acceptée, « cette acceptation se situe encore dans un donnant-donnant, qui ne sera dépassé de façon inconditionnelle qu’au niveau de l’agapé. Plus on monte, plus s’enrichit la qualité de don et de conscience. »

  20. Je réfléchis à m’assurer contre le risque de ne pas voir le capitalisme crever et Soros avec. Ou l’inverse ? « licence to kill » dit-il ?

  21. J’ai une proposition a faire!
    Bon, on s’affole pas, ça casse pas trois pattes à un canard!
    Juste histoire de pas perdre ses repères, je propose qu’on cite au moins une phrase d’un « grand penseur » néo-lib tous les jours! On serait pas obligé de la commenter (en général ça mérite plutôt no comment!). Au pire ça attirerait quelques mouches néo-néo-lib, et on sortirait le Fly-Tox, voire on les convertirait.
    Mais ça nous aiderait à nous souvenir à quel point cette idéologie s’est incrustée partout et comme elle est coriace. Et puis en rire! Jaune un peu…
    On appèlerait ça notre Loi Saline, en l’honneur de notre éminent ex-président de la Société du Mont Pèlerin (1994-1996) et toujours prof à Dauphine. Et puis surtout parce que ça manque pas de sel!

    Bon, je me lance. A tout seigneur..; Pascal Salin (Libéralisme, 2000 Odile Jacob):

    « On peut multiplier les exemples, ils aboutissent tous à la même conclusion : seules l’instauration du capitalisme, c’est-à-dire d’un régime de droits de propriété privés, et la suppression du collectivisme permettent de défendre les espèces animales menacées et l’environnement. »

    1. … sauf l’espèce humaine apparemment et quant aux espèces animales qui disparaissent chaque année, n’en parlons pas . Les marées noires dont celle de BP qui détruisent les réserves naturelles d’animaux marins et le plancton qui les nourrit proviennent bien d’entreprises privées, que je sache . Ah l’ironie « saline » sans doute involontaire .
      En avez-vous d’autres du même tonneau, mon cher Vigneron ? Après la « conversion » opportuniste de Soros, il nous faut bien au moins une citation libérale drôlatique par jour pour nous remonter le moral .

    2. @ Vigneron,

      et si vous proposiez chaque jour vos PROPRES phrase, CONSTRUCTIVES pour avancer vers une société plus Humaine.

      Vous êtes englué comme un oiseau dans la marée noire du capitalisme.
      Secouez-vous et repartez vers le ciel!

    3. Laurence, certes, allons de l’avant ! mais vigneron a raison : tout ce qui nous permet de nous désintoxiquer de l’air ambiant, autrement dit une bonne connaissance de « l’ennemi » est très très utile

    4. @Laurence.

      « L’attelage suait, soufflait, était rendu.
      Une mouche survient, et des chevaux s’approche,
      Prétend les animer par son bourdonnement,
      Pique l’un, pique l’autre, et pense à tout moment
      Qu’elle fait aller la machine,
      S’assied sur le timon, sur le nez du cocher.  »

      On me bat, je me débats, je débats, je combats, je me libère…
      Dit autrement: sommeil, cauchemar, éveil, lever, élévation…

      Le cormoran mazouté est entre le stade 2 et 3… faut du détergent…

      The Rising (Springsteen)
      « Can’t see nothin’ in front of me
      Can’t see nothin’ coming up behind
      I make my way through this darkness
      I can’t feel nothing but this chain that binds me
      Lost track of how far I’ve gone
      How far I’ve gone, how high I’ve climbed
      On my back’s a sixty pound stone
      On my shoulder a half mile line »

      @Cécile
      Ou « ce que j’ai est aussi ce que je suis ».
      Pour Locke,lumière et « père fondateur » du libéralisme, ce que j’ai est une partie inattaquable de ce que je suis, je suis propriétaire de mes biens comme de ma personne,de ma vie, de mon corps, vouloir m’en dessaisir serait comme violer mon intégrité physique, mon identité.

    5. Tony Blair a explicitement formulé sa vision de ce genre d’institutions dans un discours devant le Sommet mondial de l’ONU, en septembre 2005 : « A l’occasion de ce sommet, pour la première fois, nous nous mettons d’accord que les Etats n’ont pas le droit de faire ce qu’ils veulent au sein de leurs propres frontières, mais que nous, au nom de l’humanité, avons le devoir commun de protéger les peuples là où leur gouvernement refuse de le faire. »
      En 1999, Blair avait déjà réclamé le bombardement de la Serbie/Yougoslavie par l’OTAN, sous prétexte de protéger le Kosovo et l’Albanie contre les Serbes. Le rejet par Blair des principes des Traités de Westphalie de 1648 est emblématique de l’ère moderne de guerre préemptive.

  22. Je vous l’ai demandé plusieurs fois: Qu’entendez vous par « interdiction des paris sur les fluctuations de prix » ?

    Si l’expression concerne le Credit-Default Swap, les positions nues, la VAD et autres acrobaties, ça n’a simplement aucun sens. Démonstration en a été faite, par exemple, par l’interdiction de la VAD sur les financières, en France, dès le début de la crise: Aucun effet. Absolument aucun.

    La seule formule que je pourrais comprendre, serait de demander la fermeture de la bourse et donc l’autofinancement ou le financement publique des entreprises. A contrario, l’interdiction des paris, sans fermeture de la bourse, suggérerait que les « investisseurs » (ce terme m’a toujours fait rire) prendraient position à la hausse sur une valeur en s’attendant à sa baisse. Juste absurde.

    Une remarque plus vicieuse encore:

    Celui qui achète quand une valeur a baissé et qui vend quand elle a monté, tend à stabiliser son cours, tout en jouant de façon purement spéculative sur les fluctuations de son prix.

    Alors ? On ferme, ou on « corrige » ? Que les plus gros vadeurs en viennent à se dire qu’il leur faudrait un maître d’école pour faire la loi dans la cour de récréation, devrait, à mon sens, plutôt vous inquiéter que vous réjouir. Ils comprennent, semble-t-il, que quand ils se seront bien plantés, ils ne pourront plus jouer à leurs jeux favoris, et que pour pouvoir continuer à spolier le monde, ils ont besoin de quelque modération. Est-ce cela qui vous fait plaisir ?

  23. soros est chinois ,enfin sa fortune est libellée en yuans ,il roule pour la chine , ceci explique cela .

    la chine a demandé au entreprises etrangeres de ne détenir qu’une seule entreprise chinoise ,un sorte de steall glass act unilatéral qui contraste avec les erreurs occidentales (barne stearnes ,la soc gé qui controlait une une assurance californienne ,enron etc ) .

    la chine compartimente les activités financieres alors que le reste de la finance mondiale agit comme une concentration par centrifugation : l’argent le plus lourd est expulsé vers on ne sait quel paradis fiscal alors que les cds titrisés -dévalués ou je dirais moins denses – restent au centre (au peuple) .

    la concentration par centrifuagtion est modélisée en granulométrie (on sait où on va la plus part des sols terrestres étant connus ),utilisée dans le nucléaire et le géntique ( bah ça marche aussi ) , « les marchés » forcement chaotiques pourraient plus s’apparenter aux modeles de distribution des gouttes de pluies en météorologie .

  24. Peut-on parler de pessimisme « éclairé » sans citer JP Dupuy et discuter, éventuellement, sa dialectique ? Vous l’avez lu, bien sûr, cher P Jorion ? Sinon, faites-le vite en commençant par La petite métaphysique des tsunamis !

  25. Le culte du cargo:
    Le culte du cargo a pris naissance en Mélanésie. Quasiment toute la Mélanésie, des îles Fidji à la Papouasie-Nouvelle-Guinée l’adopta simultanément – à l’exception de la Nouvelle-Calédonie. Mais ce culte ne connaîtra une longévité exceptionnelle qu’à Tanna.
    L’appellation générique de « cargo » réfère aux bateaux (ou avions) de marchandises transportant des biens et des richesses à l’usage exclusif des Blancs. Ces mouvements culturels, dit millénaristes ou messianiques, représentaient la réponse mélanésienne face aux nouvelles réalités imposées par les gouvernements coloniaux, tels l’économie de marché, la privatisation des terres, le travail salarié, etc. Non seulement ces bouleversements menaçaient l’ordre social traditionnel mais la nouvelle économie de marché, imposée par les Blancs, contrecarrait les valeurs d’échange, de réciprocité et de redistribution propres à la logique économique et communautaire mélanésienne. Face aux crises et aux ruptures sociales engendrées par le colonialisme, les cultes du Cargo furent des mouvements à la fois de transformations sociales et de résistance face aux pratiques et aux valeurs européennes.
    Des indigènes, ayant constaté que les radio-opérateurs des troupes au sol semblaient obtenir l’arrivée de navires ou le parachutage de vivres et de médicaments simplement en les demandant dans leur poste radio-émetteur, eurent l’idée de les imiter et construisirent, de leur mieux, de fausses cabines d’opérateur-radio — avec des postes fictifs — dans lesquels ils demandaient eux-aussi — dans de faux micros — l’envoi de vivres, médicaments et autres équipements dont ils pouvaient avoir besoin. Plus tard, ils construiront même de fausses pistes d’atterrissage en attendant que des avions viennent y décharger leur cargaison.
    Cette observation a conduit à un nouveau paradigme : ne sommes-nous pas parfois conduits à appliquer des méthodes par mimétisme, sans réelle réflexion sur le bien-fondé de nos démarches, en pratiquant une sorte de pensée magique alias pensée sauvage[1] ?
    En science [modifier]
    En 1974, Richard Feynman prononça, à Caltech, un discours de rentrée académique célèbre intitulé « Cargo cult science » (la science du culte du cargo) pour mettre en garde contre la science approximative[4],[5],[6].
    En informatique [modifier]
    En informatique, on parle de culte du cargo lorsqu’un programmeur emprunte un bout de code (le copier-coller) sans le comprendre et espère qu’il fera la chose attendue dans un tout autre contexte. À un niveau supérieur, ce phénomène peut également se retrouver dans l’adoption d’une méthode de développement logiciel par le chef de projet.
    Larry Wall parle aussi de culte de cargo pour qualifier la pratique de certains concepteurs de langages – comme ceux du Cobol – qui essaient d’imiter la forme superficielle de l’anglais sans en comprendre les mécanismes, et en outre sans les adapter à ceux propres aux langages de programmation.

  26. Le 1er février 1989, la Commission des opérations de bourse (COB), le gendarme des marchés financiers en France, à la suite de mouvements suspects sur les actions de la Société Générale, ouvre une enquête. Son rapport est transmis au parquet, qui ouvre une information judiciaire pour délit d’initié. Onze personnes sont mises en examen entre 1990 et 1993, parmi lesquelles le spéculateur milliardaire américain « pro-britannique » George Soros.
    Sur les quatre prévenus finaux, seul Soros sera condamné pour « délit d’initié ». En principe, il aurait dû écoper de 2 ans de prison. Il est condamné à payer une amende de 2,9 millions d’euros, soit un peu plus que son bénéfice. Soros fait alors appel, mais la Cour d’appel de Paris confirme sa condamnation le 24 mars 2005. Soros saisit ensuite la Cour de cassation qui elle aussi confirme le verdict le 14 juin 2006, bien qu’elle abandonne l’amende car une partie des transactions ont eu lieu à Londres et se trouvent donc hors de la juridiction de la Cour française…..

    Vous avez de drôles de recrut Paul…..
    C’est vous qui m’avez fort justement conseillé de surveiller mes fréquentations.
    C’est vrai qu’il est parfois dur d’aller aux renseignements.

  27. Fantastique, interdisons les CDS. Et après? Est-ce qu’il n’y aura pas un autre produit de la même veine voir plus dangeureux qui sera imaginé? Et il faudra encore une bulle pour qu’on se rende compte que ce nouveau produit doit être interdit, etc.

    La régularisation de la finance semble alléchante mais l’expérience nous a suffisamment montré je crois que partout ou des verrous sont installés, ils sont contournés non?

  28. Ayant parcouru rapidement la (longue) série des commentaires, je constate que personne ne s’avise du fait que cette position de Soros n’est pas si nouvelle que cela. Si j’avais le temps je retrouverais les références précises mais il me semble bien, en lecteur quotidien du FT et du Wall Street Journal depuis des années, que Soros avait déjà qualifié les CDO et les CDS d' »armes de destruction massive » dès la fin 2008 et réclamé carrément leur interdiction.
    Sur Soros il faut par ailleurs préciser deux choses:
    -on ne comprend pas le personnage si on ne sait pas qu’il se vit comme un intellectuel raté. Il le dit d’ailleurs explicitement dans certains de ses livres. Le fait est que ses idées sur la « réflexivité » ne sont pas du tout dénuées d’intérêt, comme le reconnaissent d’ailleurs, sans trop le dire publiquement, des économistes comme André Orléan ou Michel Aglietta. Il se trouve simplement qu’étant donné ce qu’il est professionnellement, ce qu’il dit sur le plan des idées est quasi-inaudible. Je me permets de penser (et depuis longtemps) que c’est dommage.
    -c’est un vieux monsieur dont on peut penser qu’à plus de 80 ans il peut se permettre de dire franchement ce qu’il pense, d’autant plus qu’il n’a plus rien à prouver sur les marchés.

    1. Bonjour,

      Merci de votre message qui est en effet de nature à éclairer le personnage de Soros. Ne connaissant pas ses idées sur la « réflexivité », pourriez-vous m’en donner un bref aperçu ainsi que les références d’éventuels livres dans lesquels ces idées apparaîtraient ?

      Merci par avance,

      Cordialement,

  29. Y a t’il une difference entre interdire la spéculation sur les fluctuations de prix, et la spéculation tout court ?

    Par exemple, faudrait il interdire les ventes à découvert, les produit derivés comme les call ?

  30. Paul Jorion,

    Lors de l’émission sur Public Sénat, Jacques Attali vous a donné en clair la réponse à votre question:

    – pourquoi les spéculateurs veulent maintenant l’interdiction sur les transactions nues ?

    Soit vous refusez d’entendre, soit vous ne voulez pas que l’on entende !

    Il a dit que de nouveaux automates bancaires, avaient été mis en place dans les paradis fiscaux, susceptibles grâce à leur capacité de centraliser les transactions mondiales avant que celles ci arrivent sur les marchés, d’anticiper sur les tendances, et donc de créer (avant même le passage d’un ordre lancé par quiconque) un ordre qui profite de cette connaissance (un sorte de délit d’initié automatisé) pour anticiper sur les tendances et en tirer forcement profit.

    Pour résumer, un nouveau monstre encore plus puissant a été créé, et donc on peut à grand coups de communication, se vanter des mérites d’abandonner le premier !

    Si vous ne relayez pas cette information de Jacques Attali en personne qui le fera ?

    1. Bonsoir,

      N’ayant pas entendu l’émission : est-ce vrai cela Monsieur Jorion ?
      Si oui, il faut absolument le faire savoir… Le feu se propage plus vite que prévu alors ?

      Cordialement,

    2. C’est vrai que c’est ce qu’a dit J.Attali, et on peut le remercier pour cette info incroyable!

  31. @VB (puisque je ne peux vous faire de mail directement, je le fais ici)
    Si on essaie de le dire d’une phrase, Soros parle de réflexivité pour « décrire une relation à double sens entre la pensée des acteurs et la situation dont ils sont partie prenante ». L’application aux marchés financiers vient du fait que les décisions des investisseurs, qui produisent matériellement les évolutions des cours (et les automates de trading ne font que repousser la question d’un cran puisqu’il y a bien des acteurs qui les programment et les mettent en oeuvre), sont prises au moins en partie en fonction de ces évolutions et de la façon dont elles sont interprêtées. Il n’y a donc pas simple détermination de l’évolution des cours par les décisions des acteurs qui seraient elles déterminées par une réalité extérieure indépendante de ces acteurs (schéma linéaire qui est présupposé dans toute, je dis bien toute la théorie financière académique, y compris comportementale) mais relation à double sens entre évolution des cours et décisions des acteurs.
    On peut lire là-dessus de Soros « La vérité sur la crise financière » (Denoël, 2008) par exemple. Sa « réflexivité » est assez proche de ce qu’Aglietta et Orléan ont appelé « intersubjectivité » et de ce qu’on retrouve dans un cadre socio-historique bien plus large avec l' »interdépendance » telle que la conçoit Norbert Elias.
    Cela permet aussi de sortir complètement des débats du type « les investisseurs sont-ils non rationnels? », qui n’ont de sens que dans le schéma de pensée linéaire dont je parlais, et aussi de l’individualisme méthodologique puisqu’il s’agit d’abord selon moi de comprendre en tant que tels les modes d’interdépendance dans lesquels les acteurs sont inscrits et qui les déterminent en grande partie.

    1. Bonsoir,

      @ Jacques-Olivier Charron,

      Merci pour vos explications, certes, de ce point de vue monsieur Soros a évidemment raison, les marchés s’auto-influencent, c’est une évidence.

      Merci à vous,

      Cordialement,

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