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268 réflexions sur « Les deux formes du désespoir »

  1. Bonjour,

    Vous avez souvent raison en effet, mais attention à ne pas trop prendre la grosse tête.
    De plus vos citations de la bible risquent de vous faire passer pour un Gourou.
    Vous avez travaillé dur pour en arriver là, et j’apprécie votre travail. C’est pourquoi je n’aimerais pas que vous soyez discrédités.

    Cordialement…

    1. C’est clair que Paul le Poulpe avec sa tête démesurée, lui a tapé dans l’oeil (Théodore Monnot pensait que ce sont les poulpes qui succèderont aux êtres humains car ils sont l’espèce qui a le plus rapidement progressé dans les derniers millénaires… et maintenant ont découvrent qu’ils font de la voyance).

    2. @ Suricat

      Dans un monde où le cumul de l’avarice, la bêtise et l’arrogance s’apparente de plus en plus à un déluge qui peut nous emporter tous, je trouve que la Bible peut nous offrir de quoi garder notre calme et notre sérénité.
      Donc, après avoir longtemps hésité, je n’hésite plus à partager avec ceux qui veulent bien ce passage du livre de Jérémie qui était un homme, ( lui aussi !! ), qui a fait tout son possible pour empêcher le pire de s’abattre sur ses compatriotes. Vous pouvez, si vous désirez, remplacer le mot « Paix » par le mot « Confiance » ou « Croissance » …
      Chap. 6; versets 13 – 15

      « Car du plus petit au plus grand, tous sont avides de rapine; prophète comme prêtre, tous ils pratiquent la fraude.
      Ils pansent la blessure de mon peuple à la légère, en disant :  » Paix ! Paix !  » alors qu’il n’y a point de paix !
      Ils auront honte de leurs actes abominables. Mais déjà ils ne se sentent plus la honte, ils ne savent plus rougir… »

    3. J’ai déjà eu souvent l’occasion d’adresser mes chaleureux remerciements à ces âmes généreuses qui nous font partager leur préoccupation que je ne me discrédite un jour accidentellement. Vous avez dû remarquer comme moi, qu’il s’agit toujours de leur premier commentaire sur le blog et toujours de leur dernier aussi. Il s’agit donc pour elles (ces âmes) d’un détour. Qu’elles en soient tout spécialement remerciées.

    4. Raison de plus pour aller dans le bon sens, Monsieur Jorion.
      Je n’ai toujours pas reçu vos livres dédicacés et je réitère ma demande de mise en commun de réflexion pour la suite.
      Certes, nous n’avons aucune boule de cristal. Ne pouvons dire quand le système ira dans le mur.
      Mais cela n’empêche pas de préparer la suite.

    5. Je ne peux que suivre un peu votre commentaire.
      Je n’aime pas que l’on présente la corde pour me pendre.
      Pas croyant, les versets de n’importe quel Bible, ne me touchent pas de près.
      Du désespoir résigné au désespoir indigné, à l’espoir pour ceux qui restent en course.
      Désolé, j’ai pas aimé.

  2. « Avant d’être totalement engagé, l’hésitation nous tenaille, il reste une chance de se soustraire à l’initiative. Toujours la même impuissance devant la création. Il existe une vérité première dont l’ignorance a déjà détruit d’innombrables idées et de superbes projets : au moment où l’on s’engage totalement, la providence éclaire notre chemin. Une quantité d’éléments sur lesquels l’on ne pourrait jamais compter par ailleurs contribue à aider l’individu. La décision engendre un torrent d’évènements et l’individu peut alors bénéficier d’un nombre de faits imprévisibles, de rencontres et du soutien matériel que nul n’oserait jamais espérer. Quelle que soit la chose que vous pouvez faire ou que vous rêvez de faire, faites-la.
    L’audace a du génie, de la puissance et de la magie.
    Commencez dès maintenant ».

    GOETHE

    1. « Quelle que soit la chose que vous pouvez faire ou que vous rêvez de faire, faites-la. »

      Heu… vraiment ? Je peux ?

    2. Bonjour,

      Goethe ou le génie de la lampe d’Aladin. Vraiment, l’occident a quand même engendré des êtres d’exception, dans le « bon sens » du terme…
      Merci pour cette citation…

    3. @ Louise
      Oui, nous le pouvons, mais pas TOI !

      @ Pad
      Une des grandes richesses de ce blog, ce sont les citations offertes par les intervenants et la variété de leurs horizons et centres d’intérêt.
      Merci pour ce Goethe !

    4. @ Méthode

      « can » = la version anglo-saxonne de la moitié d’une danse française excentrique et tapageuse, où l’on fait beaucoup de bruit autour de l’idée d’entrer dans la ronde tout en se gardant de se lever de sa chaise.

    5. @PAD et menard
      Je n’ai jamais ouvert un livre de GOETHE et j’ai trouvé magnifique cette citation (transmise par PAD), quand j’ai lu le commentaire de ménard, il y a eu un déclic supplémentaire.
      Décidément, j’adore les blaireaux, je me demande si ne vais pas annuler mon RV chez mon psychothérapeute.

      Merci à vous 2

    6. Oui oui c’est bien joli Goethe, mais figurez vous que cette même citation, une de anciennes amours l’avait ENCADRÉE dans la cuisine! Et son regard ou son doigt, et en tout cas son esprit se tournait vers ce cadre maudit à chaque fois que j’exprimais un doute, une inquiétude ou une moue sceptique sur un projet quelconque…

      L’affaire s’est évidemment assez vite compliquée, et mon goût pour le prestigieux outre-rhénan s’en trouve depuis quelque peu atténué…

    7. @méthode
      Nous avons tous vu ce que donne la méthode de l’homme qui se voyait grand, mais finalement est minuscule, pour ne pas dire le plus grand escroc de l’amérique. « yes we can », il a fait rêver beaucoup de monde pour rien.

    8. @vigneron,

      Je crois que je vais faire comme votre ancien amour, ignorer superbement vos propos, par contre je ne pourrai pas vous envoyer les assiettes à la figure (désolé pour la nostalgie)

      Cordialement

    9. Aie!
      À ma décharge, j’ai attendu neuf heures avant de commenter… Mais bon la tentation était trop forte. Mon mauvais esprit de sale gosse reprend immanquablement le dessus. M’en va prendre rendez vous avec mon pepsichologue!

    1. Je sais qu’ici n’est pas l’endroit pour parler politique mais faut quand même signaler que ce qui se passe en ce moment dans notre contrée aide très fortement l’indignation.

  3. Si un dieu a dit ça, il devait être assez compléxé, le gars. Ou alors, comme d’habitude, un paravent commercial pour expliquer des « petites » faiblesses, peut-être…
    Nul n’est parfait.

    Sinon, je me rappelle d’un certain Paul Jorion qui avait annoncé que nous bosserions sur la suite…
    Désolé d’avoir de la mémoire.

    1. Il fut une époque dans ma jeunesse où je détruisais les blokaus allemands ayant résisté pendant 40 ans à l’usure du temps à coups de masse.
      La masse ne sert pas qu’à ça, en réalité. Elle est utile, si bien utilisée, pour détruire un mur de pierre fait de pavés. Tout est question d’angle de frappe.

      Surtout. Ne croyez pas qu’un humain tout comme un instrument soit dépourvu de force. Sinon, l’un comme l’autre auraient déjà disparu dans le monde de la rentabilité.

  4. « du désespoir résigné au désespoir indigné… ou révolté »

    A mon avis, il faut distinguer deux phénomènes distincts (et distants) le comportement des élites, de celui des peuples. Elites qui non seulement ne ressentent pas la morsure de la crise, mais peinent à se la représenter autrement que sous une forme conceptuelle et rhétorique. Ce sont pour l’essentiel des gens qui vivent dans une réalité retranchée du pays réel, dont l’avenir est pleinement assuré et qui ne connaissent pas l’incertitude du lendemain et les fins de mois difficiles. Même si je m’efforce de réfléchir à tout cela, je m’inclus quand même dans cette catégorie puisque je suis salarié, et que ma femme est prof. Et puis il y a les autres, ceux qui connaissent le chômage, les emplois précaires, les délocalisations, l’humiliation constante du gagne-petit (sans la conscience de feu la classe ouvrière). Ces gens, paradoxalement ne peuvent « penser » la crise puisqu’ils la vivent dans leur chair même. Pour faire un bon mot, je serais tenté de dire que là où certains la vivent dans leur « chaire », craignent les fins de « moi » d’autres la vivent, et la subissent. Tout simplement. D’où cette apparente résignation émaillée d’accès de fièvre ou de colères passagères. Le fossé grandissant entre le pays réel (les vrais gens)et ses représentants à différents degrés (élus, chefs d’entreprise, journalistes, intellectuels…) se traduit dans les urnes: en effet, l’abstention, de scrutins en scrutins gagne du terrain renforçant le terreau propice à la montée des populismes. Allons-nous vers un « effet de seuil » qui verra le pays se fracturer à ciel ouvert, ouvrant ainsi des fronts inédits? ou connaîtra-on une période de changements profonds, de sursaut démocratique qui verra l’émergence de nouvelles élites, plus proches du peuple, ayant la confiance de ce dernier pour mener enfin des réformes de bon sens?

    L’avenir nous le dira.

    Bonne journée.

    VM

    1. Ils ne peuvent pas penser la crise ?? je vous arrête: ils se sont vus classe moyenne broyée et laminée pendant 20 ans, regardant leurs amis « profs de gauche » acheter-revendre et louer… Donc le désespoir indigné voyez-vous, c’est un sentiment qu’ils ont eu le temps de bien explorer. Cynisme et misanthropie sont les effets secondaires de cet état, mais après tout, on ne fait pas de bonne littérature avec des bons sentiments, hein …

    2. En ce qui concerne « l’avènement de nouvelles élites » on peut se faire du soucis. Si je regarde les candidats potentiels à l’élection présidentielle de 2012 période on ne peut plus propice à des changements importants, voire de paradigme, il y a foule tant à gauche qu’à droite.
      Mais QUI dans cette cohorte est « nouveau » ?
      La procèdure choisie par le PS (primaires) disqualifie d’entrée tout nouvel entrant tant l’attente de DSK, la légitimité de Martine et l’opportunisme de Ségolène (tous sexagènaires) font, avec le support condescendant d’une presse plus avide de « peoplelitude » que de concepts novateurs, la part belle aux « connus ».
      A droite, les ambitions s’affichent avec plus de discrétion et la majorité en place à tout intérêt, également, à tuer dans l’oeuf (ou à pendre à des crochets de boucher), les vélléités des mêmes sexagènaires.
      Mais QUI, de droite comme de gauche, propose un programme réellement novateur qui remette les choses en place pour le plus grand bien des populations, casse les concepts éculés, renvoi à leurs chères études les profiteurs de la caste des « élites »?
      Nobody…

    3. alainloréal, si vous voulez, on peut parier une choucroute.

      Vous commenceriez une campagne politique à deux ans du vote, vous..???

    4. Té..
      On retrouve d’ailleurs exactement le même raisonnement que les avocats qui déposent leurs conclusions à l’extrème dernière limite du délai.
      Afin que l’adversaire ne les exploite pas…

      Et c’est LA, le piège de l’électeur.
      Qui, comme moi, voudrait qu’un politique s’engage dans le détail sur une politique ferme et de long terme.

      Long terme et argent par gains faciles ne vont pas ensembles, à priori…
      L’argent nous tue par exigence.

    5. @ Yvan

      Elle a déja commencée (La Campagne).

      2 ans c’est (très) court

      Je suis fin prêt !

      Une choucroute au mois de juillet ? Prociuto con melon me sied davantage…

    6. Nouvelles élites? Réforme? Faux problème.
      Ce ne sont ni des « elites » (qui auront toujours intérêt à conserver le système, jusqu’au précipice), ni les réformes qui sonneront du capitalisme.
      C’est effectivement, comme le rappelle Paul, le « désespoir indigné ».
      Le désespoir indigné, c’est quand il sera patent au grand nombre, à l’issue de luttes de résistance, qu’il n’ y plus d’autre alternative que de remettre les humains et la planète aux commandes, en substitut du profit, ses larbins (élites) et son théatre d’ombre (réformes).

    7. @alainloreal

      Yves Cochet est candidat aux primaires d’europe écologie.
      Il est, je pense, capable de donner une dimension d’envergure à la présidentiele française.

      Vive Yves !

    8. Nous retrouvons en Yves Cochet l’écologie.
      Maintenant, je vais vous faire bouillir un peu le cerveau, vous en avez besoin.

      L’écologie…
      Est bien la conséquence de l’exploitation outrancière de la finance de notre planète, non..???
      Dans la série cause et effet, si on arrête le fric à gogo, on arrête aussi l’exploitation de la planète… NON???

      L’écologie est donc un pseudo-contre pouvoir qui cautionne donc le pouvoir argentifère en place.

    9. @ Yvan

      Votre conception de l’écologie est très minimaliste.

      Les Humains ont été écolos bien avant l’invention de l’argent (question de survie) et les Paysans du Monde entier étaient encore écolos jusqu’au milieu du XX ème siècle ; jusqu’à ce qu’ils perdent leur bon sens (question qu’il n’y avait pas le pétrole et les produits phytos qui en dérivent).

      L’écologie, c’est d’abord une science, une vraie science ; ce que n’est pas l’économie ou la finance.
      Et c’est parce qu’il y a destruction de la Nature et combustion de pétrole que jusqu’à présent il y a de l’argent dans le système économique actuel.

      Dans le système que prône Monsieur Yves Cochet, le respect des Lois de la Physique et la captation de l’énergie renouvelable sera de l’argent. Cela s’avère une bien meilleure solution pour une sortie de crise que les non-solutions que débattent nos dirigeants pour un paradigme qui ne peut plus compter sur le pétrole ne serait-ce que parce que c’est, au moins, une solution.

      Et voyez par exemple ce qu’est l’ESR (Évaluation des Services rendus par les Écosystèmes aux entreprises) pour vous rendre compte que même de très grandes multinationales se rendent compte enfin qu’elles dépendent complètement de la biodiversité et des écosystèmes. Et que ce n’est pas l’inverse ! (Tapez  » ESR – services écosystémiques  » sur Google).

    10. @Yvan. En effet je bous car je pense que la finance n’est qu’un amplificateur de l’exploitation des ressources par l’homme, la finance n’est pas une condition de l’exploitation. Supprimez la finance et lancez des politiques natalistes style ‘croissez et multiplissez-vous quitte à vivre dans la misère’ et l’épuisement des conditions de l’existence de l’homme peut continuer.

      La gâteau qui rétrécit est principalement du à une croissance démographique exponentielle incontrôlée et Yves Cochet est un des rares (même chez les verts) a se permettre une réflexion type néo-malthusienne.

    11.  » … une croissance démographique exponentielle incontrôlée »

      Ce n’est pas ce que l’on observe. Avez-vous quelques chiffres pour soutenir ce point de vue ?

    12. @Paul Jorion

      On peut observer qu’il y a un ralentissement de l’accélération de la croissance démographique depuis la fin du XXème mais il y encore et toujours accélération ce qui veut dire que nous sommes encore dans un profil exponentiel. Je rappelle à tout hasard que tout taux de croissance suppérieur à zéro est une croissance exponentielle.

      L’évolution du taux de croissance depuis 2000 ans.
      http://www.theoildrum.com/uploads/12/LongTermPopulationGrowthRates.gif

      Ceux qui prévoient 9 milliards de terriens en 2050 n’endorsent-ils pas l’idée selon laquelle nous sommes dans un profil exponentiel ? C’est ce qu’il semle car à raison d’une croissance d’1% par an il ne faut pas plus de 70 ans pour avoir un doublement de la population, donc 35 ans pour une augmentation de 50%. Si nous devions nous stabiliser à raison d’1% par an pour les siècles à venir, nous serions pas moins de 800 milliards en 2500. Et ben dis !

      Je ne crois pas une seconde que nous atteindrons 9 milliards car notre civilisation ne sera pas capable de les supporter. La fin de la croissance n’est plus très loin mais le tout est de savoir comment cela va se passer concrètement ensuite, va-t-on réussir à se stabiliser (croissance zéro) ou n’arriverons-nous pas à éviter une décroissance subie, par la famine, le guerre, la peste et le choléra ?

  5. « Rassurez-vous, cela ne durera qu’un temps, Léo qui a dit un jour : « Comme une fille, la rue se déshabille, des pavés s’entassent, et les flics qui passent les prennent sur la gueule » (Beau fixe, 26° dans le nord, 27° dans le sud), est de retour dans les bacs. »

    Cela fonctionne aussi avec le mot « soldats ».

    😉

  6. Préferez-vous mourir de désespoir indigné ou de désespoir découragé ?

    Le fait de connaître la réponse adoucira-t-il notre mort ?

    1. @ Louise

      Je ne peux pas parler au nom de Paul Jorion, mais je crois que son billet est une invitation « subliminale » à passer à l’action « révolutionnaire » (cf. mon commentaire ci-dessous), sans aucune garantie de réussite (c’est le côté « désespoir ») mais avec la plus grande détermination (c’est le côté « indignation », qui me fait penser à la « Juste Colère » de Orwell (il n’était pas non plus un optimiste), seule motivation de son ralliement à la classe ouvrière de son époque.

    2. Pourquoi mourir, Louise..??
      Pour quoi mourir, Louise..??

      Juste un espace..??
      Ou plutôt le sentiment de s’être battu(e) pour une « juste » cause.
      Aucune raison de mourir, à priori.

      On ne démarre pas en tout cas une révolution sur un blog, mais dans la vie réelle en évitant de se faire repérer par les RG toujours à l’affut. Point. Circulez, y’a rien à initier, ici, on réfléchit.

    3. La Bible, si l’on veut bien se dégager des idées qu’on s’en est fait, fait réfléchir. Ainsi Yahvé invite l’homme à la colère comme ici par exemple alors qu’il répond à Job du sein de la tempête :

      « Allons, pare-toi de majesté et de grandeur,
      revêts-toi de splendeur et de gloire.
      Fais éclater les fureurs de ta colère,
      d’un regard, courbe l’arrogant…. »
      Job (Second discours)

      La colère peut, dit Yahvé, assurer le salut par ta droite.

  7. Encalminé comme nous tous, dans l’œil du cyclone ,M. Paul Jorion ,pêche à la palengrotte.
    Qui va mordre aux hameçons?

    1. Le comité de Baal ? C’est facile, j’avoue ! Mes excusé à cette ancienne divinité mésopotamique des usages que l’on en fait actuellement.

    2. Bâler, du verbe chariot de paille, est utilisé depuis le 12ème siècle avant la crise.
      On retrouve au cours de l’histoire des expressions indiquant une action similaire dans :
      – déposer délicatement en vrac,
      – décaisser avant séchage,
      – décharger par inadvertance,
      – démouler à la hache,
      – dévisser au marteau,
      – etc…

      La première analyse fait clairement ressortir que tout comme les verbes commençant par dé… le hasard s’en est mélé…
      La deuxième est que l’intention initiale était bonne, sauf que la suite des événements, un peu moins.

      Ceci n’ayant aucun rapport avec la dimension philosophique de l’arrache. Qui inclue, elle, une notion temporelle sustantatoire de prise d’avance.

      Nous pourrons en déduire qu’il faut éviter de tomber dans un trou, qu’il fut temporel ou de bâle.

    3. Les banquiers ont-ils leur « carnet de Bâle », où toutes les danses successives sont listées, où sont notées les instances devant lesquelles elles devront être exécutées ?

  8. Le désespoir – même découragé – est quand même un sentiment, un signe de vie. Devant l’inéluctabilité de la catastrophe, l’absence de désespoir serait un état psychologique plus inquiétant encore.
    Par exemple, si on disait (comme le personnage de « 1984 » ): « Nous sommes les morts », ce serait se placer au delà du désespoir – là où il n’y a plus rien, plus rien du tout.
    Par contraste, le désespoir porte en lui un certain optimisme – l’optimisme du vouloir vivre.

    (« 1984″, d’Orwell:
     » ‘We are the dead,’ he said.
    ‘We are the dead,’ Julia echoed.
    ‘You are the dead,’ said an iron voice behind them. »)

  9. L’attitude des tenants du système financier – que l’on a l’habitude de personnifier par l’appellation générique les banques – obéit à une logique irréductible. Celle de sa propre reproduction.

    Dans un contexte économique où les marges sur les activités d’intermédiation sont amoindries, et où ils ne peuvent pas prétendre à une part substantielle du gâteau dans les pays en plein essor, car les places sont déjà occupées par de nouveaux riches, ils n’ont d’autre solution pour les préserver que de continuer à jouer au casino.

    C’est pour cette même raison – préserver la rentabilité du capital avant tout – qu’ils ne veulent pas de renforcement des fonds propres des établissements financiers, car le coût s’en élève au détriment de celle-ci.

    Mais plus la masse des capitaux flottants nés de la spéculation financière s’accroit, plus il est nécessaire de constituer un coussin de protection proportionné pour quand survient l’éclatement d’une bulle.

    La baisse tendancielle du taux de profit avait été analysée par Karl Marx comme signant par avance l’acte de décès du capitalisme. Au stade financier auquel il est parvenu, on voit dans l’impossibilité dans laquelle il est de se prémunir des effets dévastateurs des éclatements des bulles financières qu’il génère le même résultat se profiler.

    La question est de savoir jusqu’à quel point il sera possible de maintenir cette activité en la déconnectant de l’économie réelle… Elle n’est pas seulement financière.

    On parle bien de l’énergie du désespoir.

    1. je traduis que c’est la question qui n’est pas seulement financière . Elle est sans doute aussi très largement morale , institutionnelle , militaire et d’usage de la force , judiciaire , éducative , médiatique , ….constitutionnelle .

    2. Monsieur Leclerc…
      Juste un « détail »…
      Une dernière enquète d’un des organismes financiers américains (ocde ou autre bétise) faisait ressortir que 50 % OUI, 50 % de l’activité mondiale était du travail au noir.
      (ce qui est logique vu la masse de population de pays comme l’Inde ou la Chine et tout aussi logique dans nos sociétés réglementées où l’on « aide » par le travail ou le matériel sa sphère proche) (et ce qui gène tout financier, d’ailleurs)

      Nous pouvons donc encaisser tranquillement un effondrement complet de la finance qui ne demandera que de légers ré-ajustements d’habitudes. C’est tout.

    3. @François Leclerc

      « La question est de savoir jusqu’à quel point il sera possible de maintenir cette activité en la déconnectant de l’économie réelle… Elle n’est pas seulement financière. »

      Si je vous ai bien compris, cette déconnection entre économie réelle et économie financière n’est qu’apparente? La démesure prise par la sphère financière ne serait rien d’autre que la résultante de contradictions survenues dans l’économie dite réelle (hausse des profits donc baisse des salaires donc problème classique de débouchés compensée par l’endettement)? Il serait donc vain de vouloir réguler la finance si on a agit pas sur les contradictions qui existe dans l’économie réelle? Cette soit-disante déconnection m’apparaît depuis le début comme une aporie dans l’analyse de la crise actuelle.
      C’est plus une remarque intuitive qu’autre chose, je manque des outils d’analyse pour l’expliquer plus clairement.

      Un texte intéressant de M.Husson qui recoupe ces questions (un peu technique tout de même)
      http://hussonet.free.fr/debaprof.pdf

      Merci pour vos analyses
      Cordialement

    4. Exact. C’est une crise dont la racine est bien la contradiction de fond de l’accumulation capitaliste. Je n’ai vu aucune étude qui démontre le contraire.
      Pour son exposé, il suffit de lire l’étude de la banque Natixis

      Une lecture marxiste de la crise, Flash n°002, janvier 2010
      http://gesd.free.fr/flas0002.pdf

      Et pour saisir ses spécificités, notamment la dimension inédite de crise aussi écologique:

      Crise de suraccumulation mondiale ouvrant sur une crise de civilisation, par François Chesnais
      http://orta.dynalias.org/inprecor/article-inprecor?id=859

    5. La logique de sa reproduction et en même temps de son autodestruction, quitte à tout détruire dans le même mouvement.

  10.  » Je veux bien offrir à dieu mes souffrances, mais j’aimerais bien savoir ce qu’il en fera .

    Enfin bref , non seulement dieu n’existe pas mais il ne fait que des bêtises .

    Mais si dieu était une femme , je serais polythéiste . »

    J’avais aussi une contrepèterie belge : qui voit ses veines voit ses peines .

    1. « Peu de science éloigne de Dieu, beaucoup de science en rapproche. »

      « Si juan nessy se fout de Dieu, Dieu ne se fout pas de juan nessy »

      « Si juan nessy n’est pas fou de Dieu, Dieu n’est pas fou de juan nessy »

    2. juan nessy dit :
      15 juillet 2010 à 13:38

      Enfin bref , non seulement dieu n’existe pas mais il ne fait que des bêtises .

      En version plus philosophique, ma préférée:
      « Non seulement Dieu n’existe pas, mais il est très difficile de trouver un plombier pendant le week-end »
      Woody Allen

      Et plus classique, de Karl Marx : « Elle [la philosophie] fait sienne la profession de foi de Prométhée : « Je hais tous les dieux. » Cette profession de foi est sa propre devise qu’elle oppose à tous les dieux du Ciel et de la Terre qui ne reconnaissent pas pour divinité suprême la conscience que l’homme a de soi. »

    3. zéro pointé karl marx, Shiva est la conscience humaine divinisée.

      quand à prométhée, il est un mythe, un mythe se rapprochant du luciférisme, pensée religieuse individualiste..

    4. Je me fous que dieu se foute de moi !

      Mais je reconnais que bouffer du curé n’a jamais nourri son homme .

      Quant à être fou de dieu ou de quiconque ça n’est jamais une preuve d’amour , ça n’est que la signature de l’amour propre .

      En tous cas je compte bien garder assez d’humour pour que ma mort soit le dernier de mes soucis .

      Ps : Merci au défunt Yvan Audouard . Et à Woody Allen .

  11. 2 commentaires:

    L’un pour souscrire à celui de ‘Suricat’ sur le fait que les citations bibliques ne me semblent pas bienvenues pour étayer le propos. Je le dis d’autant plus librement que je suis catho pratiquant, mais qu’il me semble important de ne pas mélanger les genres.

    L’autre pour applaudir à l’analyse très fine et pertinente (AMHA) de vmigeat.
    Je la complèterai en émettant l’idée que in fine, les politiques sont malheureusement grandement responsables de ce laisser-aller tout azimuth.
    Et quitte à en choquer certains, si seulement on pouvait les choisir par un autre système que l’élection au suffrage universel, si incontestable philosophiquement mais si inefficace politiquement car théâtre de tant de mensonges et de promesses démagogiques…

    1. Ben voyons! Une république des experts d’inspiration platonicienne ou quelque despote éclairé et humaniste? Un conseil des sages aussi tant qu’on y est! Billevesées! Le peuple a les politiques qu’il mérite et le gouvernement que sa naïveté ou son aveuglement autorise. C’est au peuple à s’affranchir de sa bêtise et de sa lâcheté, point barre. Le reste suivra sans homme providentiel ou conseils de sages!

    2. Vous ne connaissez pas le coté belgo-ludique de Paul…
      Votre réaction offusquée était parfaitement attendue et maintenant archivée.

    3. personnellement , je suis pour un blog laïc .
      les citations ne sont que ce quelle disent et sont la que pour
      compléter le texte

    4. mmm, l’élection au suffrage universel serait donc philosophiquement ‘incontestable’?
      Il se trouve que si! Dans l’Athène du Ve S, la plupart des charges citoyennes étaient attribuées au moyen du tirage au sort.
      Et, quand on y réfléchit, il n’y a pas plus démocratique.

    5. @ brouxd et amsderdamois
      Je suis pour le tirage au sort; la qualité des décisions devient alors uniquement un problème d’échantillonnage qui a été résolu dans nombre de secteurs industriels (je ne parle pas ici des sondages ou il y encore quelques progrès à faire)

      Cordialement,

  12. « Les plus désespérés sont les chants les plus beaux ,
    et j’en sais d’immortels qui sont de purs sanglots … »

    Mais le désespoir absolu serait cette éternelle résurgence de l’élistisme éclairé qui se défie du suffrage universel .

    Personne est-il allé jusqu’au fond du désespoir ? On y est peut être bien .

    Mes quelques forces restantes se joindront à la rage des jeunes indignations .

    1. diable mais de quel fond parlez-vous?

      il n’y en a pas..

      il n’y a que Connaissance.

      la pauvreté peut être douce, c’est la misère qui ne l’est pas.

    2. Le désespoir absolu.

      J’ai vu l’amour s’éteindre et l’amitié tarir ;
      Les vierges se voilaient et craignaient de mourir.
      M’enveloppant alors de la colonne noire,
      J’ai marché devant tous, triste et seul dans ma gloire,
      Et j’ai dit dans mon cœur : « Que vouloir à présent ? »
      Pour dormir sur un sein mon front est trop pesant,
      Ma main laisse l’effroi sur la main qu’elle touche,
      L’orage est dans ma voix, l’éclair est sur ma bouche ;
      Aussi, loin de m’aimer, voilà qu’ils tremblent tous,
      Et, quand j’ouvre les bras, on tombe à mes genoux
      Ô Seigneur ! j’ai vécu puissant et solitaire,
      Laissez-moi m’endormir du sommeil de la terre!  »

      Moïse, Alfred de Vigny

    3. methode, votre connaissance vient certainement
      de l’expérimentation et de l’enseignement retenu
      des deux : douce pauvreté et rugueuse misère

    4. @ Paul Jorion et Yvan :

      je sens que la cote des poètes symbolistes ou romantiques va remonter !

      A mon tour , grâce a Lamartine et  » la vigne et la maison » , de soulager l’âme d’un papa soixantenaire et de rappeler à un jeune bachelier que la référence à l’histoire , nécessaire , ne doit pas devenir un alibi pour se dédouaner d’avoir à parier sur l’avenir :

       » Toi qui fit la mémoire, est-ce pour qu’on oublie?…
      Non , c’est pour rendre au temps à la fin tous ses jours,
      Pour faire confluer , là-bas , en un seul cours,
      Le passé , l’avenir, ces deux moitiés de vie
      Dont l’une dit : jamais, et l’autre dit : toujours. »

    5. @ paul et à tous les damnés de la terre..

      Rêver un impossible rêve
      Porter le chagrin des départs
      Brûler d’une possible fièvre
      Partir où personne ne part

      Aimer jusqu’à la déchirure
      Aimer, même trop, même mal,
      Tenter, sans force et sans armure,
      D’atteindre l’inaccessible étoile

      Telle est ma quête,
      Suivre l’étoile
      Peu m’importent mes chances
      Peu m’importe le temps
      Ou ma désespérance
      Et puis lutter toujours
      Sans questions ni repos
      Se damner
      Pour l’or d’un mot d’amour
      Je ne sais si je serai ce héros
      Mais mon cœur serait tranquille
      Et les villes s’éclabousseraient de bleu
      Parce qu’un malheureux

      Brûle encore, bien qu’ayant tout brûlé
      Brûle encore, même trop, même mal
      Pour atteindre à s’en écarteler
      Pour atteindre l’inaccessible étoile.

      La Quête, l’homme de la mancha.

  13. Paul, vous disiez il y a quelque temps dans un billet que les banques tiraient ce qu’elles pouvaient des plans de sauvetage au profit de leurs dirigeants, avant de mettre définitivement la clé sous la porte, et qu’en fait beaucoup de ces décideurs financiers savent très bien où l’on va.

    En parlant de passage du désespoir découragé au désespoir indigné, j’y lit une crainte du chaos social qui suivra l’effondrement financier. Aux USA où des millions d’armes à feu sont rangées dans les placards, qu’est-ce que cela peut donner ?

    Parallèlement aux impasses financières, les problèmes d’approvisionnement en pétrole apparaissent de plus en plus visibles, et les USA se doivent de sécuriser le leur, I.E. contrôler son exploitation et son commerce.

    Ces trois points me semblent faire écho aux récents propos tenus par un très vieux monsieur nommé Fidel Castro, qui annonce froidement une possible guerre nucléaire sur l’Iran. Je ne connais pas son opinion sur le fond d’une telle opération, mais il détaille l’arsenal en place, et le blanc-seing implicite qu’auraient donné, via l’acceptation du contrôle des bateaux iraniens, la Russie et la Chine, et même le calendrier (bon, il faut relativiser, Fidel cherche aussi à exister depuis que Raul a pris les rênes de Cuba).

    So what ? par une guerre « dure », les USA ressoudent la nation contre un ennemi identifié et s’épargnent un remise en cause de leurs décideurs, ils lancent une économie de guerre où les comptes seront faits plus tard, et par leur (encore) suprématie militaire conservent leur leadership sur le monde. Il va de soit que les pays satellites suivront.

    Ce scénario de fuite en avant pour conserver les intérêts acquis des dominants, je n’ose toujours pas y croire, mais il commence à devenir un peu trop réaliste.

    1. Le pétrole et l’eau salée,

      La foi inconditionnelle de certains dans la Science permettait d’envisager de dessaler l’eau de mer pour y trouver de l’eau douce.

      Le Progrès étant passer par là, il faut constater que dans un pays économiquement développé, en filtrant l’eau de mer, on récupère du pétrole.

    2. On peut penser qu’entre les grandes puissances se livre déjà une guerre secrête, faite de menaces, de manipulations en tout genre, où la menace nucléaire (toute sauf iranienne) est un des aspect déterminant du jeu.

      Une chose est sûre, les USA détestent l’autosuffisance des peuples, ils ont trop soif de la ressource de l’autre, et pour changer cela ils sont prêts à avoir recours à tous les stratagèmes possibles. Ils ne sont pas les seuls mais il détiennent la palme, celle de super impérialistes.

      Maintenant la question est de savoir quelle limite se fixe un empire orgueilleux qui est sur le déclin et qui possède la bombe et qui a très soif de ce qui reste chez les autres.

  14. L’économie globale est un vaste mécano dont les monnaies sont simplement un reflet. Celles qui sont prépondérantes aujourd’hui nous disent combien les échanges réels sont déconnectés de la spéculation voire de stratégies géo – politiques. Le yuan malgré l’ampleur de la Chine ne vaut que 6,79USD alors que le dollar US représentant la principale monnaie de réserve reste continuellement dévalué par rapport à l’Euro (1,23 USD il y a encore quelques semaines) !

  15. BFM radio 28 juin 2010 : « La fifa repousse toutes les questions sur l’arbitrage »… Au sujet de Villiers le bel et du retrait de témoins :« C’est sur ces témoins que reposait une grande partie de l’accusation ».

    J’y ai entendu aussi la phrase, au moment de Davos: « Moins de restructurations, ce n’est pas possible. »

    J’y ai lu des incitations à spéculer contre l’euro.

    J’y ai entendu une interview hyper complaisante de l’industrie pétrolière après l’accident de BP. L’investissement dans la sécurité écologique n’a pas été correctement mentionné.

    J’y ai entendu des excuses de la violence policière: « Le policier a laissé la personne entre la vie et la mort. Il a expliqué que cette personne l’avait insulté. »…

    Ils savent donner le change si nécessaire (ce que veut le grand public) mais ils sont un élément moteur des folies financières actuelles.

    D’après le Canard Enchainé, BFMRadio a tenté de gruger un de ses fournisseurs de logiciels…
    Transparence, régulation, France, honneteté ?

    Aujourd’hui, qui connait la gauche grecque, notamment « Syriza » de Alexis Tsipras et Iro Dioti, pourtant en première ligne de la lutte contre la martyrisation des populations grecques ? Est-ce que l »Avgi a peur de lui, puisque ce journal les montre rarement sous un jour favorable, alors qu’ils défendent la population? Qui connait le scandale de corruption Siemens en Grèce?

    Tout cela ne me plait pas.

    Faibles et corrompus se rejoignent lorsqu’il s’agit de brouiller les pistes. Comme l’huma, le 13/7:
    « Le chef de l’État consent toutefois à reconnaître que tout n’est pas parfait, mais souligne son leitmotiv : « honnêteté, clarté et transparence. ».

    Honte à eux.

    1. J’ai déjà eu l’occasion de l’entendre. Critique interstielle ou oxygénation du système par des critiques modérées donnant l’illusion que tout est pris en compte ? Critique intersticielle ou art du double jeu?

    1. donc en toute logique,si j’ai bien compris ,il faut acheter des actions jipé morgan cheese ?

      c’est rémunérateur ou c’est un nouveau Ponzi ? jp morgan chase demandera des taux d’interets usuraires aux banques centrales pour payer les divendes à ses actionnniares ou c’est l’inverse :

      jp morgan ne risque pas ausi de se faire absorber par le trou noir de la finance ?

    1. Hhmm… Non.
      Même les Suisses ont manisfesté contre leurs banques…
      Le virus de l’argent ayant été communiqué urbi et orbi, c’est à se poser la question, non..??

  16. Y a des jours, comme ça, où t’as l’moral dans les chaussettes. Bon, ça arrive à tout le monde…
    Faut pas désespérer Paul !
    J’ai une bonne nouvelle: la dix-septième lame du tarot, celle après « la maison Dieu », se nomme « l’étoile » et c’est un signe d’espoir…

    1. L’As de Pique.
      Tu dois aussi connaître bash DTC, n’est-ce pas…?
      Ce site qui te fais horreur car il révèle tes avantages, mais AUSSI tes faiblesses.

      Ne dis pas le contraire, je ne te croirais pas…
      Je te pardonne d’avance.

  17. @ Paul Jorion :
    Vous semblez croire en l’hypothèse de l’hyperinflation.

    Donc, suite à la déflation, on risquerait plutôt la stagflation plutôt que la dépression ?
    Et moi qui pensait qu’on sera bouffé cuits au four alors qu’on sera grillé sur le barbecue …

    Petites questions : tant que la création monétaire ainsi produite par la planche à billets reste dans sa bulle financière, il n’y a pas de risques d’hyperinflation, non ?
    Comment cette création monétaire pourrait entrer dans la sphère des activités économiques ‘réelles’ ?

    1. Quel terme économique faut-il utiliser pour parler d’une économie qui souffre d’une croissance économique faible, d’une déflation, et d’une baisse de l’accessibilité ? … et on peut rajouter à cela une baisse de la crédibilité pour saucer le tout.

      Je serais tenter par « L’entrée en décroissance », ou encore

      « Vous prendrez bien une entrée n’est-ce-pas? Nous avons quelque chose très bien à vous proposer, c’est l’âge mûr sauce cleptocrate, vous nous en direz des nouvelles ».

    2. Si les gouvernements aux abois avaient recours à la planche à billet, la masse monétaire augmente, et son augmentation face une offre de biens et service qui ne peut suivre à la même vitesse, doit provoquer, dans toute économie de marché, une augmentation des prix.

    3. @ Monsieur Jorion,

      je me pose la même question que Zébu…

      Hyperinflation alors que la monnaie créée irait quasi directement aux rapaces ?

      Merci de nous éclairer…

  18. Attention Paul ! Le pilule rouge à un goût amer.
    Et encore … ce que n’est que le sommet de l’iceberg …
    Vous commencez seulement à comprendre.

    1. Selon certains peakistes, on pourrait se retrouver à 3 milliards sur Terre d’ici 10 ans.

      A raison d’une déplétion pétrolière de 6% par an (selon l’AIE) pour les champs en l’état (ceux qui tournent), on pourrait voir le profil de la population mondiale continuer à suivre le même profil qu’il a suivi depuis 150 ans, à savoir s’alligner tout simplement sur le production-consommation mondiale d’énergie fossile. C’est une simple arithmétique réductrice, certes, mais qui a du sens et qui devrait nous alerter.

      On aurait jamais du prendre cette pilule noire-or … trop belle pour nous …

  19. … il se forme, partout sur notre belle planète,
    d’immenses et solennels cortèges humains ;
    silencieux, calmes, recueillis…

    vers quoi marchent-ils ?

    1. @Domini CB,
      Ces gens entreprennent une marche solennel vers le siège social de la Banque :

      « Le bâtiment est un symbole, tout comme le fait de le détruire. C’est le peuple qui valorise les symboles. Isolé, un symbole est dénué de sens, mais soutenu par toute une foule, le fait de détruire un édifice peut changer le monde. » (V comme Vendetta)

  20. @ suricat

    « Vous avez souvent raison en effet, mais attention à ne pas trop prendre la grosse tête.
    De plus vos citations de la bible risquent de vous faire passer pour un Gourou.
    Vous avez travaillé dur pour en arriver là, et j’apprécie votre travail. C’est pourquoi je n’aimerais pas que vous soyez discrédités. »

    On est quand même loin d’un président qui parle de complot dans une affaire de fraude fiscale et de financement politique occulte, non ?

  21. Bonjour Paul, tous,

    l’ensemble du texte est explicite, comme d’habitude (hélas ai je envie d’écrire), je ne vois qu’une petite limite sur la référence biblique (comme beaucoup ici), l’intérêt de votre vision est de rendre palpables les sous jacents de cette crise, et ces derniers n’ont rien de mystérieux ou fantastique.

    Le système s’est bloqué en 2007 et certains (dont vous) avaient vu cette crise arriver sans avoir besoin de marc de café ou d’entrailles de poulet.

    Laissons, Paul, la religion pour d’autres sujets, je préfère de loin les explications plus factuelles ;-))

    (ou bien je n’ai pas d’humour, vous jouez de votre barbe blanche au deuxième degré, et je me suis fait berner)

    Auquel cas honte sur moi et bonne journée

  22. « Les banques centrales ne tombent pas : elles font comme les autres dans ce domaine, elles se discréditent, et elles le font en engendrant l’hyperinflation et la misère qui se déverse sur le monde »

    Il me semblait que l’on se dirigeait plutôt vers une déflation, surtout avec toute cette rigueur (oups, pardon ri lance) et ce désendettement total des acteurs économiques! c’est ce que laisse penser une majorité des billets de F Leclerc et certains des votres.

    Tant que l’argent imprimé n’arrive pas dans l’économie réelle…..je ne vois pas d’hyper inflation venir.

  23. @ Paul,@ TOUS,

    « ..passer, comme le dit Kant, du désespoir résigné au désespoir indigné. … »

    certes,Paul, nous passons tous par ces moments pénibles (de désespoir) , par les temps qui courrent…

    mais laissons le caractère perenne de ce sentiment à ces « fossoyeurs » qui ne font que creuser leur tombe un peu plus chaque jour et PROTéGEONS NOUS , car ils risquent de nous entrainer par perversité dans leur chute….
    INDIGNONS-NOUS !!!! et que notre indignation nous donne la VOLONTé de construire un appareil politique posant les bases d’un autre ordre social et économique entre autre) plus juste..

    ils nous faut leur laisser leur désespérance , car venir en aide à un noyé qui désire vraiment en finir avec la vie , ne peut que nous conduire TOUS au pire…..et je pense qu’ils en sont là…à constater leur comportement suicidaire…

    l’heure TRAGIQUE des choix est là!

    « ..des individus complètement discrédités du fait de leur incapacité ….ont le pouvoir que l’on constate d’empêcher toute modification de la réglementation de leur secteur (sauf celle qui les arrange parce qu’elle le modernise), alors, je vous le demande, pourquoi voudriez-vous qu’ils n’aient pas aussi le pouvoir de maintenir … »

    notamment celle de nommer ces « individus » dont vous parlez….je crains que celà ne commence par là..NON?

    cordialement à tous.

    1. Faire une liste de criminels est délicat.

      Déjà que le patron de goldman sachs est en mission divine, on hésite à le déranger.

  24. Monsieur JORION,

    Une justesse cet article…

     » Dehors les chiens, les magiciens, les débauchés, les meurtriers, les idolâtres, et quinconque aime et pratique le mensonge !  » L’Apocalypse, 22, 15

    Signé d’un jeune bachelier.

    1. Je préfèrerais que la jeunesse bachelière regarde devant plutpot que derrière .

      Signé d’un vieil abonné EDF .

    2. Il me plait bien, cet auteur, nommé Apocalypse. 22 15 sont ses coordonnées GPS..???

      Avec le chassage des marchands du temple et la résurection qu’on ne saura plus où les mettre, a-t’il fait d’autres livres que le dernier testament..???
      D’ailleurs, qui est finalement le bénéficiaire..???

      Saint Damoclès est-il d’ailleurs toujours en vie..?? Onseuldemande.

      Et revenir sur terre histoire de rêver un peu moins, c’est possible..???

      Merci de répondre aux questions en numérotant les réponses.

    3. Faux, Juan. Je m’excuse, mais…
      Tout, dans le système que l’on nous a mis devant les yeux nous fait espérer un avenir radieux basé sur un oubli ou des tromperies de l’histoire.
      Hors, ceux qui ne connaissent pas l’histoire sont condamnés à la revivre.
      Combien d’exemples de conquérants qui ont faussé l’histoire en imposant leur vérité… Une foultitude.

      Pourquoi fais-je la promotion de Machiavel ou de Pareto..?? pour le sport..???
      Ai-je un intérêt financier quelconque..??
      Allooons. Soyons réalistes.
      S’appuyer sur le passé pour construire un avenir pas trop délirant est impératif.
      Mais cela passe par l’étude du passé. Impartiale et réel.

    4. Il faut préserver les espèces en voie de disparition…
      C’est un impératif écologique…
      La biodiversité,bon sang!

    5. @au vieil abonné EDF

      Un peu péremptoire et hasardeux comme réflexion, non? D’ailleurs la faute de frappe traduirait plutpot un mouvement d’humeur qu’une quelconque réflexion…

    6. @ Vigneron :

      Pas un mouvement d’humeur , juste la vue et la précision du doigté qui baissent .

      Pour la jeunesse montante , j’ai précisé ma pensée dans la file de mon post de 14h00 en appelant Lamartine à la rescousse pour consoler Paul Jorion et répondre à Yvan .

      Il y est question de passé , d’avenir …et de vigne .

    7. On n’a pas parlé de résilience .

      Cette résilience que l’on invoque avec d’autant plus de facilité que l’on n’est pas celui sur qui l’on cogne .

      Les nouveaux damnés de la terre sont à la porte de résilier le bail de ceux qui ne se contentent plus de les affamer au sens propre .

      Les grandes révolutions française , russe , chinoise sont nées dans les greniers vides et pillés .

      C’est de la privation de toutes les « nourritures » que le peuple mondial souffre .

      On cherche un talent pour réécrire  » debout les damnés de la terre  » , ces damnés qui ne se satisfont pas ou plus de la ration minimale de calories OGMisées que le seigneur leur octroie .

      L’affaire n’est -t-elle pas encore assez grave pour que les leaders de partis républicains puissent écrire ensemble cette nouvelle partition et la donner à chanter dans la rue , dans les bois , sur les mers et les montagnes ?

  25. Ce qui me chagrine est que le passé ne nous fourni aucune clef, aucun mythe et finalement rien qui permette de penser le présent… Job, la mélancolie (Durer, pentaèdre), etc; Marx, un cimetière de théories, aucune n’est définitive.

    Un peu comme un analysé en manque d’interprétation.

    Tirer la corde de l’arc vers le passé pour viser le futur. Mais chez Zénon, La flèche n’atteint jamais le but.

    Il faut peut-être considérer une crise du capital intellectuel aussi, qui « fond », avec les neurones. En psychanalyse il est très mal vu de plaquer une théorie sur un sujet, c’est une aliénation là aussi, eh bien nous devons faire le deuil peut-être de la compréhension ultime de ce qui arrive.

    Le présent ne se ramène pas à du connu. Le nouveau monde doit s’inventer aussi dans l’esprit, ce qui suppose un lâché prise.

    Nous nous concevons comme continuation et résumé, comme ultime spirale dialectique de l’incarnation de la Raison hégélienne dans l’histoire, comme justification et récupération, la « Aufhebung » du passé, dans une trajectoire téléologique vers un avenir meilleur mais toujours à venir…

    Ce genre de crypto-mythe existe comme le crypto alcoolisme, et les AAA = alcoliques anonymes d’agences de cotations.

    Que faire sans le sens, sans repères, sans certitudes, en devant se passer du « trésor du signifiant », de tout ce qui est dépassé, de tout ce qui a pris un sacré coup de vieux ! Moise a du tout laisser derrière lui …

    Le passé, dans le passé il n’existe aucune parole et aucune pensée qui a été pensée pour nous ici et maintenant c’est ça qu’il faut voir. Ils ne s’attendaient pas à ce qui arrive et ne nous ont rien légué. Aucun shéma, aucun sagesse ne nous prescrit ce qu’il faut faire. En ce sens le monde n’a jamais été aussi ouvert, et aussi béant, c’est un gigantesque trou vers le futur, comme une éclipse; La peur vient du passé qui ne fait plus sens et auquel on essaie de se raccrocher… Le plus difficile est de dire au revoir à 20 s de civilisation occidentale, qu’il faut dépasser et lâcher; C’est ça, lorsqu’on change de monde, le plus difficile est de lâcher l’ancien. Même Zarathoustra ne l’a pas fait, et même Nietzsche ?; Mais Liszt…? après une lecture de Dante.

    1. La révolution française a eu comme ressorts populaires l’indignation devant les privilèges des aristocrates et la recherche de l’égalité. Aujourd’hui, comme en 1789, le peuple n’a plus aucun lien avec ses élites et les voue aux gémonies.

    2. ( suite)
      …aristos, financiers, à la lanterne. Mon intuition est que nous marchons lentement vers une explosion sociale qui risque d’être violente, comme le furent les années 1789/1794…
      Le passé peut servir à éclairer le futur…

    3. Nietzsche avait le don du cursif  » Les pensées qui mènent le monde arrivent sur des pattes de colombe.  » ce qui ne veut pas dire que l’inattendu sauvera quoique ce soit, puisqu’il est reconnu comme tel par après… une source d’attention, de questions, de vigilance.
      En vrac, de Kostas Axelos, que j’ai eu la chance d’avoir trop brièvement pour prof: le jeu du monde
      http://www.dailymotion.com/video/x9tkkg_le-jeu-du-monde_webcam
      les philosoph(i)es clandesti-né(e)s:
      http://www.dailymotion.com/video/x9t3d3_les-philosophies-clandestinees_webcam
      et puis sur ce qu’il en est de nos motivations, pulsions, et la façon dont elles se transforment selon le qui le le quoi de la rencontre (et l’illusion ou la paresse qu’il y a à croire ou devoir se connaître soi-même)
      LES HERBES FOLLES d’Alain Resnais:
      http://www.youtube.com/watch?v=QLxen_jr32c

  26. reflexions :

    1) Mr jorion lit St Just – Mr sarkozy cite St Just : OK j’ai compris , ils se sont vus a Compiegne
    2) Mr jorion est desespere car il ne lis que la bible , Le bouddhisme apporte des solutions
    3) En tant que breton , plus il y a du vent , plus je me sens bien
    4) l’eglise catholique punit fermement l’ordination des femmes , le bouddha disait qu’autoriser des nonnes diminuerait de 500 ans l’histoire du bouddhisme , je ne comprends pas pourquoi vous laissez les femmes s’exprimer sur ce blog.
    5) on ne parle jamais du role des troupes bretonnes au champs catalauniques , pourquoi ????
    6) c’est la cavalerie bretonne qui a ecrasé les anglais a la bataille de castillon : 17 juillet 1453
    7) Kerviel est en fait un agent secret breton
    8) je suis desespere de la mediocrite du site http://www.france.fr , quelle vulgarite , la poesie seule peut nous sauver.

    1. Oui. Plus il y a de vent, plus on sait que la terre de l’océan est comme nous, toujours présente.

      Pour le reste de vos réflexions, il faudrait que vous veniez prendre le vent sur une mer houleuse, juste histoire d’oxygéner la pensée.

  27. http://www.amazon.fr/gp/product/images/2080812882/ref=dp_image_0?ie=UTF8&n=301061&s=books

    Pour Thom la Prédiction serait de l’ordre du quantitatif. l’Explication de l’ordre du qualitatif.
    Ce qu’il y d’interessant dans la crise actuelle c’est qu’elle manifeste une crise non du capitalisme mais de la compréhension économique qui avait cru démontrer que le monde auparavant hostile était enfin pacifié.Ce qui est en crise est une crise de l’explication économique du monde c’est à dire la réduction de l’homme à des besoins alimentaires d’où découleraient des besoins culturels pour digérer en paix – base des utilitarismes libéraux et marxistes….surtout marxistes.

    1. C’est parce qu’ils ont tous voulu ranger Malthus dans un placard, ne s’autorisant plus du même coup, cette réflexion économique.

    2. Rien lu?…sources l’idéologie allemande; Vous connaissez?…

      « Avec les Allemands dénués de toute présupposition, force nous est de débuter par la constatation de la présupposition première de toute existence humaine, partant de toute histoire, à savoir que les hommes doivent être à même de vivre pour pouvoir «faire l’histoire» 1. Mais pour vivre, il faut avant tout boire, manger, se loger, s’habiller et quel­ques autres choses encore . Le premier fait historique est donc la production des moyens permettant de satisfaire ces besoins, la production de la vie matérielle elle-même, et c’est même là un fait historique, une condition fondamentale de toute histoire que l’on doit, aujourd’hui encore comme il y a des milliers d’années, remplir jour par jour, heure par heure, simplement pour maintenir les hommes en vie.  »
      Un peu plus loin Marx ajoute même comme troisième besoin celui de se reproduire…de baiser donc et celui-ci donne … la famille…Beau programme.
      Vous remarquerez le « avant tout ». Ces phrases ne veulent pourtant malgré leur onction matérialiste strictement rien dire au point de vue humain ou voudrait se placer Marx car les animaux eux aussi doivent avant toute chose manger, boire et copuler etc…ce qui fait la spécificité des hommes c’est que ses besoins sont des prétextes à communiquer et qu’il dépend donc essentiellement de la communication avec ses semblables.
      Mais Marx a raison d’un autre point de vue c’est que cette société capitaliste nous a rendu si misérables que notre existence ne se différencie pas essentiellement pour la plupart d’entre nous de celle des animaux…du moins c’est cette existence que l’on nous présente comme le résultat merveilleux de notre sortie de la sauvagerie

    3. à kabouli

      Lu… mais à l’envers, comme il est usuel avec ceux qui se contentent de citations de Marx.

      Dans l’Idéologie allemande, Marx part en guerre contre les idéalistes allemands qui se nourrissent d’Idées platoniciennes et de concepts, il leur rappelle « qu’avant tout » il faut manger… pour vivre et pouvoir philosopher. Que la preuve du bifteck, c’est qu’on le mange ! Ce qui reste, en gros !, vrai aujourd’hui.

      Marx est un matérialiste qui n’est pas vulgaire : il est de ceux qui considéraient que les humains sont des êtres de désirs avant d’être des êtres de besoins et qu’on ne pouvait à aucun moment réduire les « besoins vitaux » aux besoins matériels, même si les besoins matériels ne pouvaient pas être négligés…

      Car Marx était aussi un philosophe dialectique. Ce qui vous a manifestement échappé, à vous comme à bien d’autres commentateurs de ce blog, malheureusement.

    4. @kabouli

      Votre source ne montre pas que Marx (les « marxistes » c’est une autre histoire) « réduit l’homme à des besoins alimentaires », mais que manger, se loger, s’habiller, etc. est une prédisposition nécessaire à l’existence humaine. Autrement dit, il s’agit de conditions nécessaires et non pas de finalités. Ces conditions sont aussi nécessaires à ce que vous considérer comme l’essentiel : communiquer. Un autre matérialiste disait, avant Marx : « L’homme n’est pas comme un empire dans un empire ».

      Pour nuancer avec les animaux, on peut simplement remarquer qu’ils ne s’habillent pas et que s’ils logent c’est dans des niches écologiques et sans l’intermédiaire de la dynamique historique qui socialise et individualise.

      « L’idéologie allemande » visait précisément ces congénères de Marx qui ne considéraient pas ces besoins et parlaient de l’homme comme on parlerait d’un ange. D’un autre côté, considérer quelque chose comme préalable et comme une nécessité quotidienne incontournable, à la manière du besoin chez Marx, cela ne signifie ne considérer que cela.

      La dialectique que l’histoire entretient avec la nature n’implique pas une négation qui se confonderait soit avec une annulation, soit avec une préservation exclusive des conditions naturelles de la nécessité. Elle consiste, non pas en une dépassement définitif, mais en un dépassement tendanciel et continu, quoique très oscillant, de cette aliénation animale fondamentale mais, négativement, fondatrice de la libération humaine dont l’histoire est l’enjeu et dont le cyborg n’est pas le but, pas plus que le post-moderne communicant n’en est l’accomplissement.

    5. Il est symptomatique que quand vous citez Marx ses admirateurs ne le reconnaissent pas car il en est de lui comme de Freud ou même de jésus l’on se réfère plus à ce que ses épigones ont dit de lui qu’à ce qu’il a réllement proféré. Défigurées depuis cent cinquante ans sous les commentaires – j’aimerais bien savoir jean nîmes à mon tour ou Marx parle de l’homme comme d’un homme de « désirs »?.., Ses propres paroles apparaissent celles d’un autre comme cet extrait que je cite – comme on m’y invite – de l’idéologie allemande pourtant très clair puisque cette phrase constitue le postulat de l’économie politique dont Marx veut faire une sciences.
      Marx évidemment reprochait aux philosophes allemands leur spitualisme mais c’était au nom de la philosophie utilitariste qui venait de triompher en Angleterre et qu’il voulait simplement adapter au besoin de l’Allemagne. Le matérialisme marxiste loin d’être une critique du spiritualisme allemand était une critique des insuffisances de l’idéologie utilitariste anglo saxonne trop vulgaire, trop pratique pour une cervelle allemande.
      Avec Marx l’idéologie anglo saxonne recevait ses lettres de noblesse et pouvait sortir de son isolement insulaire et conquérir le monde. Grace à Marx l’économie politique revisitée put conquérir la terre de l’Allemagne jusqu’à la Russie et la Chine et tant d’autres ou les conditions pratiques n’étaient pas encore assez développées et où le besoin se faisait sentir de s’adapter nationalement ou de disparaitre tout simplement comme le firent tant de nations colonisées.

    6. Votre deuxième paragraphe est très étrange.

      A la première phrase vous dites : « Marx évidemment reprochait aux philosophes allemands leur spitualisme (…) » tandis qu’à la seconde vous dites « Le matérialisme marxiste loin d’être une critique du spiritualisme allemand (…) », soit exactement le contraire, pour autant que pour vous « Marx » soit synonyme de « Le matérialisme marxiste ».

      A la première phrase vous dites que Marx se situait « au nom de la philosophie utilitariste », comme s’il en adoptait le point de vue, tandis qu’à la seconde « Le matérialisme marxiste (…) était une critique des insuffisances de l’idéologie utilitariste anglo saxonne trop vulgaire », soit, une nouvelle fois, exactement le contraire, pour autant que pour vous « Marx » soit synonyme de « Le matérialisme marxiste ».

      Vous détruisez si parfaitement votre propre argument que cela en est confondant. Je flaire que vous n’imaginez pas, ainsi, faire de la dialectique. Ce que vous ne faites pas. Cela dit, en disant une chose et son contraire, vous êtes tombé juste : effectivement Marx opère « une critique des insuffisances de l’idéologie utilitariste anglo saxonne ». Ce que vous ne vouliez pas démontrer. Cela nous épargne l’effort de repérer les moqueries dont Marx affuble Bentham ou John Stuart Mill.

      Cela est symptomatique de fréquentes lectures de Marx défiguré par ses propres lecteurs, qu’elles d’admirateurs ou de lecteurs horrifiés.

    7. A schizozophie…….
      Reprocher a quelqu’un son spiritualisme ne veut pas dire qu’on y parvienne surtout si c’est au nom d’un spiritualisme déguisé appellé « économie » ou si vous préférez et pour parler comme Marx d’une « idéologie ». j’ai remarqué que vous êtes un piètre dialecticien car la dialectique ne consiste pas en la confrontation inextinguible des contradictions mais en leur résolution.
      Pour la seconde phrase vous vous emmelez encore les idées car si on critique les insuffisances d’une théorie ce peut être en se placant soit même dans la logique de cette théorie. Comme Marx qui se plaçait au nom de l’économie politique pour reprocher aux théoriciens anglais que tout en ayant fait oeuvre salutaire leur théorie est encore entachée de principes de la classe dominante. Pour Marx le maure une véritable économie politique est celle qui montre que c’est le travail qui est la source de la richesse et non le Capital comme voulait le faire entendre les économistes anglo-saxons. Sa critique ne consistait donc pas à faire comme les situationnistes c’est à dire à minorer le rôle de l’économie mais bien plutot à en critiquer le non-achèvement par les théoriciens anglais.
      Dans les exemples que vous citez je ne fais pas se confondre une chose et son contraire mais j’ai tenté plus simplement de démontrer que Marx était un économiste critique mais un économiste tout de même et qu’il se moquait de la philosophie allemande non pas au nom de la réalité mais au nom d’un reflet de celle-ci c’est à dire d’une idéologie.
      Marx révolté contre la situation politique de l’ Allemagne de son époque essaie de faire honte à celle-ci en faisant la publicité de la philosophie anglaise mais il adapte cette philosophie purement pratique et triomphante aux conditions allemandes et européennes en la transformant de fond en comble. Son matérialisme historique ou dialectique en fait développe l’utilitarisme en le critiquant. Il n’y a rien là de dialectique, Marx fasciné par la réussite pratique du Royaume Uni et constatant la stagnation de son pays transforme le message anglais en gommant ses particularités insulaires et en l’universalisant. L’on sait maintenant que le marxisme fut un remarquable outil de propagation et d’intégration des peuples au capitalisme par la critique de celui-ci.
      Vous dites que je n’ai pas remarqué que Marx critiquait les insuffisances de l’idéologie anglo saxonne alors que je n’ai fait que ça. Je vous remercie de l’avoir remarqué bien qu’en le niant .

    8. @kagouli

      J’avais donc mal flairé. Vous faites de la dialectique au sens d’une dialectique qui résout les contradictions. Puisque vous en faites, c’est donc que cette dialectique existe. Je désignais évidemment la dialectique initiée par Hegel en 1807, renversée par Marx entre 1843 et 1845 et en voie de dépassement encore inaccompli par les situationnistes. Il s’agit-là de la dialectique qui dépasse (je souligne « dépasse ») les contradictions. Le dépassement dialectique ne résout pas les problèmes à la manière d’une conciliation (et il ne saute évidemment pas non plus par dessus les contradictions comme si elles constituaient un obstacle). Le dépassement dialectique fait apparaître toute la problématique autrement du fait que de la nuit de la conscience et de la réalité de l’histoire émerge un négatif faisant apparaître de nouvelles polarités.

      Pour Marx, ce n’est pas « le travail » qui est la source de la richesse. Cela les économistes, et notamment Adam Smith, l’avaient compris aux dires mêmes de Marx, pour qui Smith avait trouvé, mais sans en montrer le processus dynamique, que « l’activité créatrice de richesse » était « le travail en général, mais en tant que travail passé, objectivé dans un objet » [in Introduction à la critique de l’économie politique]. Smith voit le travail comme résultat, la richesse, par comme dynamique, la prolétarisation. C’est beaucoup plus précisément « le temps de travail social moyen nécessaire » qui anime et condense toute les formes de pressions propres au mode de production capitaliste, comme s’il en était le centre de gravité. D’un côté, le capitalisme réduit ce temps ; d’un autre côté, il n’autorise la survie, par la diffusion de l’argent saturant l’espace vital, que selon ce temps.

      C’est ce concept — le secret du Capital — qui met en œuvre la contradiction entre valeur d’usage et valeur d’échange de telle manière que cette dernière l’emporte au moyen d’une appropriation et d’une sophistication indéfinies de l’appareil de production et des forces productives, et des emplois du temps et de l’espace, y compris hors des lieux et temps de travail, qu’elles induisent. Donc, si, d’un côté, cette source est source de richesse ; d’un autre côté, elle est source de l’opposition radicale entre (pour le dire avec les mots d’un des Manuscrits de 1944) « le propriétaire privé [qui] est donc le parti conservateur, [et] le prolétaire le parti destructeur. Du premier émane l’action qui maintien la contradiction, du second l’action qui l’anéantit. »

      Je reprends votre excellente expression de « contradiction inextinguible » en soulignant que tant que le mode de production capitaliste ne sera pas dépassé, les contradictions entre valeur d’usage et valeur d’échange et entre capitalistes et prolétaires resteront inextinguibles. Vous aurez compris que l’expression décisive, dans cette phrase, est « tant que »…

      À défaut d’être fertile cette polémique a l’avantage de cerner de vieux blocages. Il se trouve en effet que la Postface à la seconde édition allemande du Capital, écrite en 1873, a été l’occasion pour Marx lui-même de répondre aux incompréhensions suscitées par son livre que vous relayez 137 ans plus tard.

      On y lit que c’est précisément parce que l’utilitariste cherche à résoudre la contradiction, « que Marx opère « une critique des insuffisances de l’idéologie utilitariste anglo saxonne » » comme j’ai dit que vous le disiez très bien en ayant voulu prouver le contraire puisque vous teniez Marx pour un utilitariste, s’il on peut comprendre ainsi votre expression « au nom de la philosophie utilitariste » de votre première phrase déjà évoquée dans les échanges précédents. Nommément, il s’agit de John Stuart Mill « meilleur interprète » de cet « éclectisme édulcoré » qui « cherche à concilier l’économie politique du capital avec les réclamations du prolétariat », autrement dit « à concilier des inconciliables ».

      On y lit aussi Marx se gaussant de la réception du Capital par la Revue positive qui lui « reproche d’avoir fait de l’économie politique métaphysique et — devinez quoi ? — de » n’avoir pas « formul[é] des recettes (comtistes ?) pour les marmites de l’avenir ». Autrement dit, de ne pas faire de propositions positives, comme s’il fallait être un conseiller du prince et chercher un programme. Autrement dit, comme s’il s’agissait « comme le montre l’exemple de Mill, de représenter la production, à la différence de la distribution, comme enclose dans les lois naturelles, éternelles, indépendantes de l’histoire, et à cette occasion de glisser en sous-main cette idée que les rapports bourgeois sont des lois naturelles immuables de la société conçue in abstracto. » [in Introduction à la critique de l’économie politique]. Comme s’il s’agissait de subvertir la méchante économie spéculative en y substituant la gentille économie réelle.

      Enfin, on y lit encore de longs extraits d’un texte de Illarion Ignatevitch Kaufman critiquant sans y adhérer la « manière dialectique » de Marx que Marx lui-même reprend comme une excellente description de sa « méthode dialectique ». Je vous y renvoie comme Marx y renvoie ses lecteurs.

      Je vais maintenant, après avoir été bien didactique et bien chiant avec ce kärcher de citations, vous le dire d’une autre manière. La dialectique révolutionnaire pose le positif comme négation de la négation. Lorsqu’elle s’occupe d’économie politique elle ne cherche pas à en poser une bonne, mais à en ronger les fondations de manière que l’édifice, bel et bien idéologique, s’écroule. Il s’agit, du point de vue révolutionnaire, de creuser l’édifice théorique et pratique de l’économie pas d’en édifier une juste. Et ce précisément parce qu’elle existe. L’enjeu de l’abolition du salariat consiste en ce que rien de ce qui relève de l’économie — c’est-à-dire presque tout — ne relève pas des délibérations de chacune et de toutes les personnes concernées, et ce à tout moment, et selon des critères qui auraient dépassé cette célèbre notion vide, celle de valeur.

      Moult lecteurs de Marx, marxistes ou capitalistes, cherchent à en extraire du positif, à l’exploiter au sens propre. C’est pourquoi Marx est considéré comme un économiste et c’est pourquoi ils prennent son approche délibérément scientifique de la vie économique pour une science économique, voire économico-politique. Cette projection bourgeoise consiste à confondre la taupe, qui creuse et fabrique du négatif, avec le castor, qui construit en surface. C’est ce que j’appelle « le syndrome taupor ». Certains parmi eux se croient rebelles, se prennent pour de vraies taupes et au moins se considèrent comme plus taupes que Marx qui serait un castor, plus ou moins malgré-lui selon les contextes, et parmi ceux-ci certains confondent Marx et les utilitaristes. Ils pensent ainsi s’élever du concret à l’abstrait, affranchis des besoins. Mais eux aussi souffrent (en souffrent-ils d’ailleurs ?) du même syndrome taupor.

    9. @kagouli

      J’avais donc mal flairé. Vous faites de la dialectique au sens d’une dialectique qui résout les contradictions. Puisque vous en faites, c’est donc que cette dialectique existe. Je désignais évidemment la dialectique initiée par Hegel en 1807, renversée par Marx entre 1843 et 1845 et en voie de dépassement encore inaccompli par les situationnistes. Il s’agit-là de la dialectique qui dépasse les contradictions. Le dépassement dialectique ne résout pas les problèmes à la manière d’une conciliation (et il ne saute évidemment pas non plus par dessus les contradictions comme si elles constituaient un obstacle). Le dépassement dialectique fait apparaître toute la problématique autrement du fait que de la nuit de la conscience et de la réalité de l’histoire émerge un négatif faisant apparaître de nouvelles polarités.

      Pour Marx, ce n’est pas « le travail » qui est la source de la richesse. Cela les économistes, et notamment Adam Smith, l’avaient compris aux dires mêmes de Marx, pour qui Smith avait trouvé, mais sans en montrer le processus dynamique, que « l’activité créatrice de richesse » était « le travail en général, mais en tant que travail passé, objectivé dans un objet » [in Introduction à la critique de l’économie politique]. Smith voit le travail comme résultat, la richesse, par comme dynamique, la prolétarisation. C’est beaucoup plus précisément le temps de travail social moyen nécessaire qui anime et condense toute les formes de pressions propres au mode de production capitaliste, comme s’il en était le centre de gravité. D’un côté, le capitalisme réduit ce temps ; d’un autre côté, il n’autorise la survie, par la diffusion de l’argent saturant l’espace vital, que selon ce temps.

      C’est ce concept — le secret du capital défloré par le Capital — qui met en œuvre la contradiction entre valeur d’usage et valeur d’échange de telle manière que cette dernière l’emporte au moyen d’une appropriation et d’une sophistication indéfinies de l’appareil de production et des forces productives, et des emplois du temps et de l’espace, y compris hors des lieux et temps de travail, qu’elles induisent. Donc, si, d’un côté, cette source est source de richesse ; d’un autre côté, elle est source de l’opposition radicale entre (pour le dire avec les mots d’un des Manuscrits de 1944) « le propriétaire privé [qui] est donc le parti conservateur, [et] le prolétaire le parti destructeur. Du premier émane l’action qui maintien la contradiction, du second l’action qui l’anéantit. »

      Je reprends votre excellente expression de « contradiction inextinguible » en soulignant que tant que le mode de production capitaliste ne sera pas dépassé, les contradictions entre valeur d’usage et valeur d’échange et entre capitalistes et prolétaires resteront inextinguibles. Vous aurez compris que l’expression décisive, dans cette phrase, est « tant que »…

      À défaut d’être fertile cette polémique a l’avantage de cerner de vieux blocages. Il se trouve en effet que la Postface à la seconde édition allemande du Capital, traduite en français par Joseph Roy, écrite en 1873 a été l’occasion pour Marx lui-même de répondre aux incompréhensions suscitées par son livre que vous relayez 137 ans plus tard.

      On y lit que c’est précisément parce que l’utilitariste cherche à résoudre la contradiction, « que Marx opère « une critique des insuffisances de l’idéologie utilitariste anglo saxonne » » comme j’ai dit que vous le disiez très bien en ayant voulu prouver le contraire puisque vous teniez Marx pour un utilitariste ou qui s’exprime « au nom de la philosophie utilitariste » selon votre première phrase évoquée dans nos échanges précédents. Nommément, il s’agit de John Stuart Mill « meilleur interprète » de cet « éclectisme édulcoré » qui « cherche à concilier l’économie politique du capital avec les réclamations du prolétariat », autrement dit « à concilier des inconciliables ».

      On y lit aussi Marx se gaussant de la réception du Capital par la Revue positive qui lui « reproche d’avoir fait de l’économie politique métaphysique et — devinez quoi ? — de » n’avoir pas « formul[é] des recettes (comtistes ?) pour les marmites de l’avenir ». Autrement dit, de ne pas faire de propositions positives, comme s’il fallait être un conseiller du prince et chercher un programme. Autrement dit, comme s’il s’agissait « comme le montre l’exemple de Mill, de représenter la production, à la différence de la distribution, comme enclose dans les lois naturelles, éternelles, indépendantes de l’histoire, et à cette occasion de glisser en sous-main cette idée que les rapports bourgeois sont des lois naturelles immuables de la société conçue in abstracto. » [in Introduction à la critique de l’économie politique]. Comme s’il s’agissait de subvertir la méchante économie spéculative en y substituant la gentille économie réelle.

      Enfin, on y lit aussi de longs extraits d’un texte de Illarion Ignatevitch Kaufman critiquant sans y adhérer la « manière dialectique » de Marx que Marx lui-même reprend comme une excellente description de sa « méthode dialectique ». Je vous y renvoie comme Marx y renvoie ses lecteurs.

      Je vais maintenant, après avoir été bien didactique et bien chiant avec ce kärcher de citations, vous le dire d’une autre manière. La dialectique révolutionnaire pose le positif comme négation de la négation. Lorsqu’elle s’occupe d’économie politique elle ne cherche pas à en poser une bonne, mais à en ronger les fondations de manière que l’édifice, bel et bien idéologique, s’écroule. Il s’agit, du point de vue révolutionnaire, de creuser l’édifice théorique et pratique de l’économie pas d’en édifier une juste. Et ce précisément parce qu’elle existe. L’enjeu de l’abolition du salariat consiste en ce que rien de ce qui relève de l’économie — c’est-à-dire presque tout — ne relèverait pas des délibérations de chacune et de toutes les personnes concernées, et ce à tout moment, et selon des critères qui auraient dépassé cette célèbre notion vide, celle de valeur.

      Moult lecteurs de Marx, marxistes ou capitalistes, cherchent à en extraire du positif, à l’exploiter au sens propre. C’est pourquoi Marx est considéré comme un économiste et c’est pourquoi ils prennent son approche délibérément scientifique de la vie économique pour une science économique, voire économico-politique. Cette projection bourgeoise consiste à confondre la taupe, qui creuse et fabrique du négatif, avec le castor, qui construit en surface. C’est ce que j’appelle « le syndrome taupor ». Certains parmi eux se croient rebelles, se prennent pour de vraies taupes et au moins se considèrent comme plus taupes que Marx qui serait un castor, plus ou moins malgré-lui selon les contextes, et parmi ceux-ci certains confondent Marx et les utilitaristes. Ils pensent ainsi s’élever du concret à l’abstrait, affranchis des besoins. Mais eux aussi souffrent (en souffrent-ils d’ailleurs ?) du même syndrome taupor.

    10. Corrections d’un extrait de mon envoi précedent :

      « Smith voit le travail comme résultat, la richesse ; pas comme dynamique, la prolétarisation. C’est beaucoup plus précisément le temps de travail social moyen nécessaire qui anime et condense toutes les formes de pressions propres au mode de production capitaliste, comme s’il en était le centre de gravité. D’un côté, le capitalisme réduit ce temps ; d’un autre côté, il n’autorise la survie, par la diffusion de l’argent saturant l’espace vital, que selon ce temps. »

  28. Je rejoins Yvan quant à son post (http://www.pauljorion.com/blog/?p=13841#comment-95597).
    Le travail pour demain devrait être engagé.
    Comme le montre cet article, il n’y a plus rien à espérer de quoi que ce soit de ce système.
    La question est : sommes-nous suffisemment désespérés ?

    Pour ma part, je le suis ‘raisonnablement’ (lol).
    Mais je manque d’outils, d’où mon a(pelle) à construire et à utiliser d’autres outils … pour produire.
    Qui, quoi, comment, …

    J’avais pris en exemple le LKP, comme forme innovante de mobilisation sociale et les raisons de son ‘succès’ et ce ‘malgré’ un vision marxisante qui aurait pu en limiter la portée, par ‘simples’ préhensions des autres organisations partenaires, parfois bien éloignée ne serait-ce que du phrasé utilisé (CFTC par exemple).
    Peut-être pourrions-nous en tirer enseignement ?
    Elie Domota connaît-il la péninsule de Gâvres ?

  29. Je ferai le parallele entre le dogme economico financier actuel et le dogme de l’eglise au temps de l’inquisition.
    La doctrine a raison et fait le bonheur de l’humanite. Qd l’humanite souffre c’est pour gagner le paradis de la consommation plus tard, ce que garanti le dogme et comme le dogme a raison …

    Tout ce qui ne respecte pas le dogme divin sont donc des tentations diaboliques qu’il faut extirper de ces corps livres au demon. Nous sommes des heretiques pour ne pas rendre grace aux guides (aux gourous ?) de la doctrine neo-liberale. Ils sont le salut de l’humanite.

    Regulierement les heretiques sont donc soumis a la question et ejectes de la communaute. Journalistes, moralistes, republicains, pays d’une culture arrieree qu’il faut convertir par les armes etc …. Les tortures de la nouvelles inquisition s’appellent chomage, harcelement moral, humiliation etc …

    On meurt sous le fer de la question par un suicide qui delivre l’ame d’un corps vicie et vicieux, en soulageant la dette de la communaute d’un inutile.

    Oui les gourous du neo-liberalisme nous torturent, mais c’est pour nous sauver et nous ramener a l’eglise Wall-Mart du coin, la ou on peut psalmodier son numero de carte bleue dans le benitier de la caisse.

    Il est impossible de se cacher de la neo-inquisition et c’est toute la gloire de nos guides. Chaque jours disparait par un miracle parfait la juste contribution aux necessites, incomprehensibles pour nos ames simples, de la vie de nos gourous.

    Les mysteres sacres de notre sainte-democratie ne sont pas accessibles aux faibles d’esprits que nous sommes, pauvres manant ignorants. Rendons grace aux esprits superieurs capbles de miracles inouis faisant pleuvoir sur nous l’or et la myrrhe.
    Mille ans de gloire a eux!!!

    L’inquisition a dure un certain temps ….. la neo va durer longtemps …. longtemps ….

  30. On a déjà cité Ferré plus haut, je vais le faire également de mémoire :

    « Le désespoir est une forme supérieure de la critique
    Pour le moment, nous l’appellerons bonheur
    Les mots que vous employez n’étant plus des mots
    Mais une sorte de conduit à travers lequel les analphabètes se donnent bonne conscience »

    (La Solitude)

    Devons-nous être désespérés? Peut-être… Mais seulement si « désespérés » parce que « critiques », « désespérés » parce que « lucides »…

    A une époque où, effectivement, comme le disait déjà Ferré, les mots sont vidés de leur sens pour devenir une espèce de novlangue où tout se mélange, je préfère, en ce qui me concerne, repousser l’euphorie préfabriquée de nos sociétés bidons pour tenter de construire cette « forme supérieure de la critique » que l’on peut, selon moi, en effet qualifier de « bonheur ».

    Ce blog et l’ensemble de ses contributeurs y contribuent grandement!

    Merci.

    1. « Sociétés bidons » ! Concept intéressant… Je connaissais les bidonvilles mais bidonpays bidonnation bidonétat bidonpeuple bidonmonde bidonhumanité bidonbanque bidonlibéral bidoncapital bidonbonheur et bidondésespoir… ça me va comme projet.

      Savez quoi? Le Désespoir est comme toujours notre dernier Espoir. Pour moi c’était même le premier…

  31. Entreprise de démoralisation : « l’important c’est de participer. »
    Apprécions les facilités de notre temps où la vérité ne colle plus à la réalité!
    « En vérité, je vous le dit » :
    Les premiers mensonges sont ceux que l’on s’impose à soi-même.

  32. Malheur à celui par qui le scandale arrive.
    Disait JC (pas Van Damme non!)
    Où est le tribunal international qui condamne la corruption du politique par « la » banque.
    Où sont les preuves irréfutables « écrites » de la soumission à la ploutocratie des représentants du Peuple?
    Qui peut porter plainte?
    Une class action géante…

    Le système n’est en équilibre apparent qu’en prolongeant l’injustice ad lib.
    C’est çà le scandale ,et il n’y a pas grand chose à faire avant qu’intervienne une grande et chaotique colère.
    Tout ce qu’on peut faire c’est répandre le scandale; quant à organiser la « mutation » vers un équilibre plus juste,çà , nous autres hommes, on sait pas faire dans le calme et la sérénité.

    1. Ha non non, Tartar.
      Ce coup-ci, il ne faudra pas espérer un sauveur. Ca, c’est la version américaine.

      Le sauveur est chacun de nous.

    2. Hhmm… Tartar. Mauvaise réponse.

      Je n’ai rien à gagner ni rien à perdre. Ce qui fait que je suis un peu quelque part dangereux, car je donne mon avis sans contrainte. Et en étant extraverti à la base, je suis presque à tuer. De la part de ceux qui vivent naturellement des contraintes imposées, bien sûr….
      Mais nature et humaniste.
      Néanmoins, nous ne sommes pas là pour Paul et Mickey. Mais pour réfléchir de façon commune afin de voir dans ce brouillard.
      Construire, encore et toujours non pas pour nous, mais pour éviter de détruire le monde que nous laisserons à nos enfants.

      Nous ne comptons pas dans l’histoire. Sauf certains qui comptent trop l’argent.

    1. Nul besoin de l’inventer. Il est partout et en chacun, omniprésent, omnipotent qui sommeille. Débarrassons la vie des scories bienveillantes qui l’encombrent et rendons lui son éclat noir. Ugh!

  33. De Clément Rosset in La Force majeure
    “ Il reste pourtant une dernière hypothèse : celle d’une satisfaction totale au sein de l’infini même, semblable à la jubilation amoureuse telle que la décrit La Fontaine dans une fable célèbre (« Tenez-vous lieu de tout, comptez pour rien le reste »). ”

    1mn 20’ de pur bonheur : Hiroshima Mon Amour

    Hiroshima Mon Amour: ruas from Virginia Primo on Vimeo.

  34. @ Paul Jorion et à tous.

    « passer, comme le dit Kant, du désespoir résigné au désespoir indigné. »

    J’ entend cela comme suit:

    Tant que l’on a de l’espoir, on se contente de tenir en attendant des horizon lumineux. Quand le désespoir nous gagne, on dégringole tout au fond de nous même, puis animé d’une juste colère on enfile son désespoir en bandoulière et l’on reprend son chemin.

    Sans être ni tout a fait un autre, ni tout à fait le même.

    Mon grand-père disait cela autrement, il disait mettre son « désespoir dans sa poche et son mouchoir par dessus ». Il avait fait sienne cette phrase: l’humour est la pudeur du désespoir, » il ne manquait pas d’humour.

    Un jour un monsieur passait de porte en porte , il vendait des bouquins traitant de la cosmogonie hindoue . Nous l’avons fait entrer et avons discuté sagesse hindouiste. Il a eu cette métaphore du lâcher prise:

    Nous étions assis autour d’une table sur laquelle reposait toutes sortes d’objets.

    « On peut prendre tous ces objets un à un, » dit-il , « ou s’appuyer sur la table qui les contient tous ». Cette image m’a marqué, elle vaut ce qu’elle vaut.

    Il en est ainsi du désespéré indigné, se redressant de toute la saine indignation de sa dignité de petit d’homme, il se redresse, ouvert à tous les possibles. Il a ainsi passé la porte de l’espoir et celle du désespoir pour entrer dans la vie. Il est disponible, le coeur ouvert l’esprit dégagé.

    C’est alors que tout commence.

    Entre désespéré amoureux de la vie, des êtres, des choses, on se comprend.

    Nous sommes invité à entrer dans la bataille, chacun ou il se trouve, avec les armes de son esprit, son coeur, ses compétences ,son intelligence. Son humanité quoi!

    La prochaine fois je vous raconterais le syndrome du Phénix. J’en souffre…..épuisant! Enfin avec l’âge ça s’adoucit, vieillir à aussi du bon!

    Amitié
    @+++ la Compagnie

  35. Paul,
    Juste pour le fun, vous savez que le verset suivant, Genèse 6:8, dit « Mais Noé trouva grâce aux yeux de Yahweh. « .
    Ouf, tout n’est donc pas perdu…

    Plus concrètement, et pour faire avancer la réflexion, une idée m’est venue en lisant un article (http://www.liberation.fr/economie/0101646656-liliane-bettencourt-paie-t-elle-des-impots).
    En effet, pourquoi ne pas taxer LOURDEMENT le capital « immobilisé » dans des SIV, SPV, et autres structures d' »optimisation fiscale », et alléger la taxation du capital « actif ».
    Par capital « actif », j’entends celui qui participe à la vie économique, par opposition à celui qui se contente de produire des dividendes ou des bonus (qui lave plus blanc grâce aux « pays à fiscalité privilégiée », autrement dit les paradis fiscaux. Pardon, je m’égare…).

    Je sais parfaitement que la réglementation qui permettrait la mise en place de ce mécanisme serait excessivement compliquée à rédiger, pour de nombreuses raisons évidentes. Ce genre de réglementation devrait exclure du capital actif celui des banques qui est par essence improductif, bien au contraire, comme nous le savons tous…

    Bien à vous.

    1. Finalement tout le monde veut taxer les banques, mais l’anarchie règne au niveau des prix (économie de marché)

      L’on veut réguler les banques, mais pas les prix, ce qui est illogique : d’un côté on souhaite reprendre un peu de pouvoir économique et pas de l’autre.

      Et une taxe sur l’inflation ?

    2. @ghost dog

      A l’époque, un critique, je ne sais plus lequel (peut-être bien Daney?), a pu écrire: « c’est l’acteur qui aurait dû s’appeler Zardoz et le Film Connery ».

    3. Liliane Bettencourt paie 1 % d’impôt sur ses revenus, selon l’article, et vous voulez dispenser les dividendes de l’impôt que vous proposez…Mais c’est la raison même du profit.
      Supprimez les dividendes, et vous supprimez le capitalisme. On entre alors dans la production du bon sens, pour la satisfaction des besoins, pas du profit.

  36. la méthode du dernier président américain à avoir résolu une crise financière majeure est la seule à pouvoir nous sauver d’affaire

    http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091121-2298.html

    Lorsque Harding a pris ses fonctions en 1921, la Panique de 1920 faisait grimper le chômage américain de 4% à près de 12%. Le PIB s’était effondré de 17%. A l’époque comme maintenant, les subordonnés du président le poussèrent à intervenir. Herbert Hoover, secrétaire au Commerce US, voulait se mêler de la situation — comme il le ferait dix ans plus tard. Mais Harding résista. Pas de renflouages. Pas de plans de relance. Pas de politique monétaire. Pas de politique budgétaire. Harding avait une meilleure approche : il réduisit les dépenses gouvernementales et partit jouer au poker.

    « Nous tenterons une déflation intelligente et courageuse, nous lutterons contre l’emprunt gouvernemental qui aggrave le mal et nous nous attaquerons aux dépenses gouvernementales élevées avec toute l’énergie et les moyens dont dispose la capacité républicaine… ce sera un exemple permettant de stimuler l’épargne et l’économie au niveau individuel. »

    Reste plus qu’à mettre ces généreux préceptes en pratique…

    1. le monde de 1920 n’est pas le même que celui d’aujourd’hui!

      Le protectionnisme était important!

      L’europe semble suivre ce principe de réduction budgétaire! on va donc pouvoir tester votre théorie, mais j’ai peur que le résultat ne soit pas celui que vous recherchez!

  37. Paul,

    N’écrivez pas « voire même », voire signifie « et même » (et vous subissez, comme bcoup, l’influence impalpable de « voir même ».
    Votre texte est très intéressant, merci, et d’une clarté qui le distingue d’autres.
    Mais, à force, ne faudra-t-il pas se rapprocher de l’action, d’une façon ou d’une autre ? Il est vrai que vos textes – et votre pensée – sont une action. Alors, continuez, svp, à les diffuser par de multiples canaux.

  38. Mais…est-il démontré que des banques correctes, honnêtes(conditions à préciser) ne peuvent pas exister?
    Si la régulation ne vient pas des Etats sous influence, ne peut-elle pas venir,et n’est-il pas préférable qu’elle vienne, des clients, des citoyens?
    Sommes-nous une si négligeable minorité à vouloir nous extraire de cette folie?
    Et qu’importent après tout les colorations affectives du désespoir?
    Si l’espoir, ne passant pas nécessairement par les Etats, est possible, il favorisera une disposition à agir, entre les deux excès équivalents de l’indifférence et de la rage.
    1000 excuses si il a déjà été répondu sur le blog à la première question.

    1. Le critère n’est pas l’honnêteté, mais la finalité.
      Les banques privées ne sont pas au service de la collectivité, mais de l’accumulation privée. Elles ont très bien joué comme les autres secteurs capitalistes.
      Ce sont les citoyens qui sont responsables de ne pas avoir exproprié le capital et évité la catastrophe qui commence. Mais pour cela il faut toucher le fond de la contradiction du capitalisme et une révolution. On s’en approche.

  39. « Désespoir indigné » tout à fait d’accord, mais où va-ton ensuite une fois que toutes les banques, le FMI et la BCE auront reconnues ne rien pouvoir faire ?
    Une fois que les gens n’auront plus pour but de travailler pour une valeur numérique affichée sur leur compte en banque.
    Est ce que la majorité du peuple s’assiéra calmement autour d’une table à discuter d’un futur plus correct ou est ce qu’une phase de transition un peu plus brutale se dessinera ?
    Anarchie, révolution, guerre ou discutions ? Si l’on se base de manière rapide sur le passé il y a de quoi se faire des frayeurs…

    1. @ Greg qui écrit Est ce que la majorité du peuple s’assiéra calmement autour d’une table à discuter d’un futur plus correct ou est ce qu’une phase de transition un peu plus brutale se dessinera ?
      Anarchie, révolution, guerre ou discutions ?

      Je vous conseille de vous assoire dès maintenant pour discuter calmement de comment mettre l’économie au service des besoins. L’expérience montre qu’il faut une révolution. Donc s’assoir pour discuter du projet et de tous les moyens nécessaires avec les gens qui ne mettent pas la tête dans le sable, qui ne rêvent pas de révolution par les urnes.

  40. On devrait rester toujours jeune et plein d’illusions. Avec l’âge on gagne en expérience, parfois
    en sagesse, mais on perd en fraîcheur d’âme. Mais bon comme on dit: « C’est la vie! »
    Il nous faut être optimistes par nécessité, car le combat est perdu d’avance.
    C’est pourquoi il faut savoir aussi profiter de l’instant: « Carpe diem », comme disaient les romains.
    Et demain sera un autre jour…

    1. « Il faut être optimiste par nécessité  »

      Cela me semble pire que le désespoir. On peut désespérer de la société, l’individu en société est le plus souvent insupportable. Mais garder foi en l' »Homme ».

      Mes illusions je les ai lourdées , encombrantes . En vieillissant on peut retrouver la fraicheur d’âme de sa première jeunesse, un peu sagesse en plus. Plus rien à prouver à personne, plus rien à conquérir et tout à vivre et à partager………….le pied! On sait que l’on ne sait pas grand chose, voila de quoi se sentir léger.

      Mon compagnon et moi étions en dépression en même temps ,las physiquement et moralement. Nous nous sommes tenu la tête hors de l’eau mutuellement . C’est notre amour de la vie , de nous, et des autres, notre capacité de nous réjouir ensemble du plus petit clin d’oeil de la vie, qui nous a permis de passer outre.

      Nous ne sommes pas des optimistes forcenés , mais nous aimons la vie sous toutes ses formes.
      C’est tout .

      Alors on se bat , avec notre petite boite , on essaie de s’en sortir dignement . Un de nos client nous a dit que l’on ne serait jamais riche , par ce que nous sommes honnêtes.

      Il a raison , c’est notre force. Une façon de faire de la politique au quotidien.

      Nous avons fort peu de vie sociale, pas de gout pour cela, on s’occupe de nos mamies , on soutient nos mômes , on se soucie des autres .Qui nous le rendent bien de temps à autre.
      On s’est fait pigeonné parfois, mais tant pis, on en sourit . On s’en tamponne , nous « on s’a ».

      Sur ces joyeuses paroles.

      http://www.youtube.com/watch?v=jm6ktYq0Yxk&feature=related
      Louis Armstrong et Danny Kay

      http://www.youtube.com/watch?v=uPfCDhGzIYA&feature=related
      Louis Armstrong « what a wonderful world »

      Bonne nuit.

  41. Paul @
    Ty coz,ty coz !
    autrement dit, à quoi cela sert-il de prêcher aux goélands ? Autant pisser dans le dessert pour faire pousser des palmiers
    La classe sociale supérieure a délocalisée sa fortune en Suisse ou bien dans d’autres lieux plus sûrs.
    Ceux qui de  » bonne bourgeoisie » ont en France du bien matériel tangible et non fongible (immobilier, art, objets de valeurs, or, etc…) se disent que ce qu’ils ont est protégé. Ils ont des conseils appointés.
    Ceux moins habiles qui n’ont que peu de biens (surtout transmis par leurs géniteurs) pensent que de toute façon ils ne perdront pas grand chose vu le peu qu’ils ont. Leur préoccupation est de conserver leur job. L’immobilier ne craint pas.
    Ceux qui tirent leurs ressources de l’Etat ou des collectivités locales pensent qu’on prendra d’abord « aux riches ». La jalousie, l’envie et au mieux le sens du devoir sont leur moteur quotidien
    Ceux qui n’ont rien et qui n’ont jamais eu avant (migrants 1er et 2ème degré soit plus de 25 %) sont bien contents de ce qu’ils ont obtenu et pensent que leur avenir sera meilleur. Ils ont à l’esprit l’exemple de leur parents.
    Ceux qui n’ont plus rien mais qui avaient auparavant (une minorité ruinée), n’espèrent plus rien.
    Annoncer des périodes difficiles est une chose.
    Trouver un public et des classes dirigeantes qui admettent et passent aux actes est une mission impossible pour un futurologue quand il est question de remettre en cause des droits acquis.
    Les gens voient un intérêts immédiatement pratique à lire la météo. En est-il de même pour votre blog ?
    « Just for the record » est-ce votre motivation ?
    Peut être pouvez vous infléchir sur la durée certaines décisions ? De la mouche ou du cheval, lequel fait avancer le coche ?
    Au mieux pouvez vous espérer préparer les esprits, car tout part de là.

    1. Le lien entre le désespoir et la privation de « biens » est un cri du  » coeur » !

      ça , ce n’est pas forcément  » surprenant « .

      Ma propre indignation plutôt que désespérance , c’est que les « biens  » ne soient pas plus en accord avec l’essence et le maintien de la vie .

      L’indignation et la désespérance ultime c’est quand la vie ne pet plus être .

      On arrive sans doute à l’ère où la terre elle même met un genou …à terre , et où il ne suffira pas d’un disque et d’une chanson (  » We are the world , we are the children … » disaient ils ) pour coller un sparadrap et oublier .

    2. @Albin :
      En vous lisant je me dis que vous n’avez jamais été adolescent, vous n’avez jamais voulu changer le monde ! Alors il vous manque un « truc » … 🙂

  42. C’est vrai que ça frôle le pessimisme, certainement du pessimisme éclairé…
    Le piano nous tomberait-il sur la tête si oui, poussons-nous.
    Enfin comme je dis souvent les pessimistes n’ont pas tord et je ne dois pas être l’unique à le penser.
    Mais j’oppose toujours le pessimiste de raison et l’optimisme de volonté…
    Pourtant cruelle inversion chez nos oligarques : optimisme de raison et pessimisme de volonté.
    Vraiment fâcheux, quand je repense aux souhaits de Keynes ou d’un Marx/Engels…
    Reste qu’à espérer que ce pessimisme soit révolutionnaire, critique de l’ordre en place.
    Car c’est bien à trop pêcher d’optimisme (suivez mon doigt dirigé vers Smith) qu’on en est là !

  43. Enfin rentré. Home, sweet spéculation.

    Un zarticle de mass-média « intéressant pour montrer la propagande :
    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/07/15/la-reforme-de-wall-street-en-detail_1388553_3222.html
    « La réforme de Wall Street en détail
    LEMONDE.FR avec AFP | 15.07.10 | 18h41  »

    2300 pages, pour empêcher une nouvelle crise…

    Premier point évoqué : les produits dérivés.
    Sauf que seuls les produits dérivés et en plus normalisés sont ciblés. La dérive des non normalisés est évidemment hors champs de la loi, bien sûr.
    Rien que le mot normalisé fait rire, par ailleurs. Lorsque l’on connait ne serait-ce que le scandale des formats de fichiers propriétaires imposés aux instances de normalisation informatiques.

    Les fonds spéculatifs. J’espère que vous êtes assis.
    Les fonds seront désormais soutenus par l’état, quoiqu’il arrive, pour éviter que le système financier se retrouve en péril. Le pauvre.

    La titrisation.
    Obligation pour l’émetteur de prendre 5% du risque. Le reste est pour l’état. La loi oblige à fournir la transparence de la plaquette commerciale du produit.

    Création d’un « conseil au risque systématique ».
    Ils vont tout faire pour éviter qu’une crise se reproduise, en regardant en amont.
    Le conseil sera créé sur le budget de 2134, en fonction d’une relance de l’économie.

    Fin des renflouements de l’état.
    L’état s’engage à cacher toute impression de billets qui serait une pure coïncidence indépendante de sa volonté.
    Il pourra par contre s’endetter un max sur le dos des générations futures. Eux, au moins, ne peuvent pas nous emmerder.

  44. Comment Le Monde via AFP fait passer une très mauvaise nouvelle en bonne nouvelle (sur le plan du chômage US).Visiblement les journalistes de l’AFP n’ont aucune formation pour lire un communiqué correctement, de la pure désinformation:

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/07/15/etats-unis-le-plus-bas-niveau-d-inscriptions-au-chomage-depuis-deux-ans_1388496_3234.html#ens_id=863164

    La réalité :

    The Initial Jobless Claims came in at 429,000 from 458,000 the week before, a number made irrelevant after various automakers announced they would continue summer production in autoplants that otherwise get shutdown for the period, thus skewing the seasonal adjustment. Indeed the Non Seasonally Adjusted number for the week surged from 468,492 to 513,347. Perhaps most relevantly for the economy, the collapse in those collecting EUC and extended benefits continues, with both categories coming in lower, at -236,162 and -18,580.

    http://www.dol.gov/opa/media/press/eta/ui/eta20100962.htm

    1. Pour utiliser la métaphore d’Attali, parfois le piano nous tombe sur la tête un peu moins vite et les gens qui sont dessous trouvent la nouvelle formidable…

      Et il n’y a pas que l’AFP:

      Washington (Reuters) – La réforme bancaire et financière audacieuse voulue par […] Obama a été définitivement approuvée après un vote du Sénat américain par 60 voix contre 39…

      Eh oui: AUDACIEUSE…

    2. Bien plus lucide:

      « Réforme de Wall Street: ce qui change vraiment »

      Son dernier paragraphe:

      De fait, presque toutes les mesures ont été édulcorées. « Les Représentants sont en grande partie captifs des donations électorales et de l’influence du lobby bancaire, explique Michael Dorsch. Nous l’avons constaté au moment du vote pour le TARP, il y a eu une nette corrélation entre la somme d’argent donnée par les banques à l’élu et une forte tendance à voter « oui » au plan de sauvetage » Et l’emprise des lobbies n’est pas près de se desserrer : en début d’année, la Cour Suprême a levé la règle interdisant aux entreprises privées de puiser directement dans leur trésorerie pour financer des spots électoraux en faveur ou en défaveur d’un candidat.

      http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/reforme-de-wall-street-ce-qui-change-vraiment_235755.html#xtor=AL-189

  45. Une autre pluie de mauvaises statistiques US :

    Ugly Economic Data Continues Validating Double Dip: Deterioration In Empire Manufacturing, PPI And NSA Initial Claims

    http://www.zerohedge.com/article/ugly-economic-data-continues-validating-double-dip-deterioration-empire-manufacturing-ppi-an

    Another Day, Another Baltic Dry Decline: Longest Sequential Drop In 15 Years

    http://www.zerohedge.com/article/another-day-another-baltic-dry-decline-longest-sequential-drop-15-years

    Latest Economic Deterioration Confirmation: Philly Fed Plunges To 5.1, Consensus At 10.0, Previous At 8.0

    http://www.zerohedge.com/article/latest-economic-deterioration-confirmation-philly-fed-deterioration-continues-51-expectation

  46. « …il ne reste qu’une chose [,,,] passer, comme le dit Kant, du désespoir résigné au désespoir indigné.  »

    « C’est une règle éternelle de morale et de politique qu’il ne faut jamais pousser son ennemi jusqu’au désespoir. »

    (Joseph de Maistre)

  47.  » J’aimerais terminer sur un message d’espoir. Je n’en ai pas. En échange, est-ce que deux messages de désespoir vous iraient ?  »

    (Woody Allen)

     » L’humanité est à un croisement : un chemin mène au désespoir, l’autre à l’extinction totale. Espérons que nous aurons la sagesse de savoir choisir.  »

    (Woody Allen)

    1. « Chez-moi, on mangeait à la carte. Celui qui tirait l’as de pique mangeait ».
      (W. Allen aussi, en espérant – tiens ! – qu’on n’en arrive pas là).

  48. Je reviens toujours à la même observation: Les états et les tireurs de ficelles de la finance font tout pour maintenir un système vermoulu, avec la complicité des gouvernements nationaux qui depuis longtemps sont leur otage. Il y a beaucoup d’intérêt en jeux, donc on repousse l’effondrement du château de cartes tant la planche à billets fonctionnera. Ce qui est scandaleux à mon sens: Avec cet argent virtuel, exempt de contrepartie de richesse concrète, on achète des valeurs physiques, des entreprises. C’est vraiment l’escrocrie du siécle……

  49. mais non , paul ,il n’y a pas de crise….
    90% des français sont tombés dedans quand ils etaient petits
    et donc ils ne voient rien
    ce sont les autres qui devront s’habituer …

  50. Ouh là là! Dieu n’a rien à voir dans cette histoire! Nous nous sommes mis dans une sacrée merde, Nous allons nous en sortir, tous ensembles, enfin ceux qui le veulent et qui y croirons, coûte que coûte! Ceux qui serons prêts à accepter la possibilité de vivre quelque chose de NOUVEAU, mais vraiment une façon d’être qu’aucun d’entre nous n’a expérimenté encore! C’est donc sans rien, nus d’esprit et de coeur, sans plus aucune référence, que cela pourra se faire! Il n’y a aucun doute!

    1. D’une certaine façon oui. N’est ce pas ce que j’ai écrit plus haut… ? Mourir c’est répéter sans cesse les mêmes choses, les même mots d’ordre, les injonctions dénuées de sens (travailler plus, tu seras un bon père, etc) moisir dans la répétition et se laisser traverser par la « rumeur du monde », le discours ambiant et passé qui n’est qu’un ressassement….

      Les éclaboussures du génie.

      Une société qui a tout prévu, organisée les loisirs, les vacances, les carrières, la mort anonyme, évacuée les questions sur la finitude, – le crime était presque parfait ! Tout était pré-pensé, prémâché, préfabriqué, il n’y avait qu’à endosser les vêtements de ceux qui nous précédaient.

      Il faut rejeter toute la civilisation, la conserver à l’état de musée, de souvenir, « Aufheben ». Tout ce qui vient d’ici a été dit par des esprits non préparés à l’avenir, qui n’ont aucune idée de l’avenir, nous mêmes sommes hommes du passé, au seuil de l’inconnu.

      L’accoucheur Platon était un artisan. Un individualiste. Ici nous devons accoucher de tout autre chose, seul « la mère » de Gorki peut nous aider… ce sentiment d’amour et de générosité.

    2. Avec « La mère » de Gorki, je viens d’être touché au coeur.
      Lisez vite, vite, pour le pur bonheur auquel vous nous avons droit.

    1. Nous pouvons surmonter le désespoir, et justement soyons mystique !
      Il faut revoir le sens de l’histoire d’un point de vue téléologique…et l’ami Kant revient en boucle.
      Savoir où est l’Homme et vers quoi il doit tendre.
      Mais comment oublier qui nous sommes à ce point ?

    2. @Jus de Pomme

      Mystique? Téléologique?

      J’espérais qu’on était revenu de ce genre de fadaises.

      La fin de cette histoire là risque d’être douloureuse.

      « Ainsi la bourgeoisie a fait connaître et a imposé à la société un temps historique irréversible, mais lui en refuse l’usage » Debord

    3. Le désespoir ne se surmonte pas. Il s’apprivoise, il s’utilise, il se transmute, s’instrumentalise. Il accompagne, gentiment, ou pas.

      Pas vraiment passionné par le jeu intellectuel kantien des questions réponses aux Que m’est-il permis de connaitre? , Que dois je faire? , Que m’est-il permis d’espérer? .

  51. Le secret de mon adaptation à la vie ? J’ai changé de désespoir comme de chemise.
    (Cioran. Syllogismes de l’amertume)

  52. A propos de dette, pour ceux qui croient encore dans la capacité de « réforme » ou réparation d’une classe dirigeante aux abois, voici l’annonce officielle de la restitution à Haiti des 90 millions de Francs or extorqués au titre de dette vis à vis des anciens colons expropriés par les esclaves révoltés lors de la Révolution haitienne qui a abouti à son indépendance (1804):
    http://www.diplomatiegov.fr/rubrique.fr-14-07-2010.html

    1. Euh, comme je ne sais pas si c’est au 1er ou au second degré, j’indique juste que le site en question a été ‘plagié’ (‘.gov’, au lieu de ‘.gouv’).
      Le coup de la signature d’un accord cadre le 14 juillet sur la dette est franchement bien joué : ‘voici ce qui aurait pu se passer si la République Française était fidèle à ses valeurs’.
      Petit détail aussi : le site plagié a été créé par un certain … Toussaint Louverture, un des héros de l’indépendance avec Dessaline.
      http://www.liberation.fr/monde/0101647205-le-site-du-quai-d-orsay-plagie-pour-que-la-france-regle-sa-dette-a-haiti

  53. Il n’y a qu’un égo qui peut désespérer; le moment est venu de sortir de cet oeuf pourrissant, et de laisser naitre l’être que l’on y a enfermé depuis si longtemps! A chacun de s’y mettre bon gré mal gré! Il semble n’y avoir que deux choix, de toute façon! Je le ferais moi-même, oui ou non! Je me ferais vivre ou je mourrais! Je prend la barre, ou je laisse le bateau à la dérive comme j’ai toujours fait, en accusant « tout ce qui n’est pas « moi » » si ça déconne! Plus le temps passe plus le choix s’impose avec force! C’est si simple, que c’est presque impossible! Le cerveau est tellement ENCOMBRE! Culture, éducation, croyance, etc… tout cela pèse, pèse, pèse………

  54. Vous avez vu, sur le site du Monde.frLagardère, le jeu de l’été s’appelle pour eux: « je perds, donc je pense ». Très amusant… Ils doivent être intellectuellement très désespérés pour en arriver là. Faire du faux journalisme doit être tellement dur…
    Changer le capitalisme? Si déjà le marché était vrai: vraies informations, pas de monopoles abusifs, vrais chiffres de l’économie, pas de paradis fiscaux, imposition fiscale obligatoire dans un pays ou l’autre, etc.
    « Libre et non faussé »

    1. Merci Charles. On constate simplement qu’un monde où « ce qui n’est pas vrai » a pris tellement d’importance- cela conjugué à la puissance de l’industrie et des armes- ne peut qu’aller vers la catastrophe (le phénomène « publicitaire » est une illustration de la séparation entre la vérité des faits, et le discours sur les faits). C’est pourquoi je lutte, car, contrairement à nombre de spéculateurs, à ce qu’il semble, moi j’aime l’avenir. Et je suis toujours heureuse lorsque je vois que je ne suis pas la seule.

  55. Dieu « consulte en ce moment son calendrier » : je confirme ! Il prépare avec son état major d’archanges un plan d’invasion de la planète pour y remettre de l’ordre. Malheureusement, notre calendrier grégorien n’étant pas synchronisé avec celui du Paradis, impossible de donner des dates précises.

    1. Il est où Julien Coupat en ce moment ? Où sont les intellectuels ….ils font comme les autres qui thésaurisent pour théoriser ensuite à des milliers d’exemplaires à couvert ! Zut y en a marre des manipulateurs de la plèbe…on a vu ce que ça donne.
      Si le désespoir ça se surmonte…dans le cerveau y a de la dopamine et c’est fait pour ça !
      Allez voir la mer, écouter les vagues…ça ira mieux !

  56. « Anthropologie du point de vue pragmatique », si je suis votre citation (anthropologue un jour, …).

    Kant disait que pour tenir une position, il fallait du courage mais aussi de la colère et du ‘désespoir indigné’, donc.
    Et qu’on peut s’indigner quand on ‘souffre dans l’innocence’.

    Souffrir, oui.
    Mais sommes-nous dans l’innocence ?

    Je veux dire, dans ce système où il y a de quoi souffrir et s’indigner, sommes-nous dans l’innocence, nous qui savons, nous qui participons, parfois à notre corps défendant, à perpétuer ce système ?

    Mais l’innocence est-elle ‘nécessaire’ à l’indignation ?

    1. Hhmm.. non. Mais, quelque part, oui.
      Tout dépend des valeurs que nous avons en nous.
      Les 5 piliers de l’humain. Qui en a 2 à 3 principaux et 1 à 2 qui vont le faire réagir par haine comme moi pour la religion.
      Un au milieu est forcément neutre. Voire deux chez pas mal de personnes.

      Ceci n’est pas le plus important. Car c’est la situation dans laquelle va se retrouver un humain qui va principalement faire ses réactions. Ne jamais sortir un élément de son contexte. Rêgle absolue.
      Sinon, on devient politique. Donc, manipulateur.

      A partir de quand y aura-t’il révolution : quand trop de gens n’auront plus à manger et que le « chef » de l’état ne sera plus crédible. C’est tout.

      L’innocence n’a rien à voir là-dedans. Après environ 7 ans, on est plus innocent. Nos valeurs sont construites et ancrées. Pour le meilleur comme le pire.

    2. Concernant la révolution, le second terme est déjà atteint.
      Reste que pour le premier terme, il y a encore largement de la marge : heureusement (pour nous comme pour ceux qui ‘président à nos destinées’) que nous avons la sécu et la CAF, thanks Front Populaire & CNR.
      J’y ajouterais un autre terme, à cette équation : la dignité.
      Quand un homme ou une femme voit dans les yeux de ses enfants que sa dignité est atteinte, la faim laisse la place à la rage.
      Mais là aussi, heureusement, nous avons encore quelques ressources historiques, sociales et éthiques.

  57. … passer, comme le dit Kant, du désespoir résigné au désespoir indigné.

    Eh bien du coup je suis passé à l’optimisme indigné.

  58. Mais enfin, de toutes façons et les choses étant ce caleçon (comme disait l’autre) qui a pu croire que le système financier pouvait être régulé ?????????????

    Qui a pu croire cela ?
    Même Yvan ne parierait pas une choucroute sur un truc pareil !
    Même pas en rêve, comme dirait ma fille.

    Mon désespoir est tellement indigné qu’il en oublie d’être désespéré !

  59. J’espérai, comme ne l’ai pas lu, voici ce qui me semble le plus avisé:
    « Il faut allier le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté ».
    Merci à ce roc d’humanité, Antonio Gramsci.

  60. Monsieur JORION,

    deuxième commentaire d’une « âme errante »…
    la masse silencieuse de ces âmes errantes sur le net constitue votre public et vos « spéciaux remerciements ironiques » nous font sourires.
    cette masse silencieuse erre de blog en blog traitant de toutes sortes d’actualités, jour après jour, dans l’attente des « signes  » de l’apocalypse, avide de nouvelles qui viennent conforter les raisons de notre attentisme.
    cette masse silencieuse ne lit pas ou survole les commentaires de la trentaine empilant auteurs, citations…
    cette masse d’âme silencieuse ne descendra pas dans la rue faire « 1789 » ou « mai 68 » ou n’importe quelle autre révolution socio-économique bien trop « terrestre », tout au plus des violences urbaines, des guerres.
    cette masse se fiche d’une poignée d’intellectuels qui proposent des idées d’action, car elle sait que le monde ne changera plus par l’économie.
    votre citation biblique ne nous surprend pas non plus, car vous êtes vous aussi dans l’attente d’évènements « céleste qui vous soulageront de votre « mission » qui consiste à fournir du contenu à votre blog, nous comprenons votre « pression », votre « chemin de croix »
    ne nous en veuillez pas de nos « détours », nous sommes vos « fidèles  » lecteurs
    ne méprisez pas notre silence car nous constituons nos forces en vue de la seule prochaine révolution possible qui « sera spirituelle ou ne sera pas » au détriment de notre humanité

    cordialement de la part d’une âme errante incognito…
    « 

  61. Bonjour M. Jorion,

    faute d’être français, vous ne pouvez renier votre appartenance à la culture linguistique française, si cela n’était pas votre désir, la première phrase de votre article vous y classe pourtant automatiquement, et même mécaniquement:

    « Puisque je ne me trompe que rarement jusqu’ici dans mes prévisions (quand je me trompe, c’est parce que mes cris d’alarme rencontrent un écho et je ne me plains donc pas) »

    Comment en effet une personne de votre qualité, ayant une telle perspicacité, une telle connaissance de ce monde et un tel don de voyance ne trouve t’elle pas un emploi à la hauteur de sa réelle valeur, obligé que vous êtes de vous abaisser à diffuser vos thèses au travers d’un blog, certes très fréquenté, mais qui reste comme tous ces supports, totalement inutile.

    Mao, Lénine, Trotsky, et bien d’autres avant eux ont eu également les mêmes certitudes, qu’ ils se sont ensuite révélés incapables de mettre en œuvre, car entre faire des suppositions dignes de Nostradamus et la réalité, existe un gouffre que vous semblez pourtant avoir franchit allègrement.

    Donner les numéros gagnants du loto est très facile le lendemain du tirage, et gagner l’est également si on joue tous les combinaisons possibles, s’agit il pour autant de clairvoyance ?

    Les blogs et les partis politiques sont aujourd’hui remplis de ces personnes pleines de certitudes sur la marche à suivre. L’histoire a pourtant prouvé qu’une fois en place, ces mêmes personnes issues de la société civile sont aussi médiocres que leurs homologues énarques.

    Il ne s’agit pas la de suppositions gratuites, mais de constatations vérifiables.

    Le hasard que vous semblez mépriser a fait que quelques heures avant de lire votre billet, j’ai publié cet article sur mon très modeste site traitant de la Chine, pays pour lequel, moi, je serais bien incapable de faire la moindre prédiction:

    http://www.refletsdechine.com/les-predicateurs-du-2-eme-siecle.html

    Si vous avez un peu de temps entre deux séances de boule de cristal, lisez le, vous y êtes un peu, et hélas pas seul…

    1. Bien dit . Un peu réducteur . Et encore moins efficace .

      Il n’est effectivement pas très utile de simplement annoncer l’orage , mais ce qu’on a dit et partagé peut servir quand la foudre éclate .

      Entre temps il est sans conteste bon d’être dans les champs avec tout le monde pour y partager les travaux et les métiers .

    2. @hengxi

      2 remarques:
      – Vous semblez confondre auscultation, diagnostique et remèdes. Encore faut-il que ceux-ci existent.
      – Comment peut-on accorder le moindre crédit à une chose (La Chine) qui navigue sur la seule rente de ses peuples esclaves et dont l’histoire même atteste que cela l’a été tout au long de son histoire.
      Imagineriez-vous un seul instant, la possibilité d’une consommation chinoise comparable à la nôtre?
      Que les financiers essayent de nous le faire croire, delà à la réalisation…

    3. Les sinoc-délirants font assurément partie, avec les malthuséco-apeurés, de ces populations foisonnantes d’animalcules improbables que l’on se doit d’observer, pour d’abord et enfin, s’en gauder. De loin en loin bien sûr. L’abus oterait tout son charme à l’opération.

    4. Une bonne nouvelle : paul jorion n’ a ni police ni armée.

      Une correction : il a quand même une petite police de la circulation sur son blog, mais comment faire autrement dans un monde où le citoyen a des droits et plus de devoirs…

    5. « Comment une personne de votre qualité…..ne trouve-t-elle pas une emploi….. »
      Il n’y a plus aucune corrélation entre « qualité » personnelle et professionnelle d’une part, et « trouver un emploi » d’autre part. Ce que l’on recherche, ce que l’on veut: des gens « adaptés », qui correspondent à certaines conventions formelles en ce qui concerne la formation sup. et le parcours de carrière (notamment en France), des gens qui ne dérangent pas, qui glissent sur le mainstream…..J’ai rencontré un tas de gens intéressants comme Paul Jorion et qui sont dans une situation semblable. Leur seul issu: rester maître de son oeuvre. Et c’est peut-être pas si mal comme option (forcée). Cela permet, entre autres, de rester honnête.

    6. Bonjour,

      je pensais que ce blog était fréquenté par une majorité de personne sinon intelligentes, du moins instruites, les commentaires sur mon intervention montrent visiblement que non.

      L’être humain a toujours eu besoin de suivre un gourou, un dieu, un messie, un berger …

      Bonne promenade !

      Cela n’enlève nullement son talent à M. Jorion, le tout étant de trouver dans quel domaine il peut l’exercer:

      La politique, l’économie, le spectacle ? remarquez qu’aujourd’hui les trois seont intimement liés, don il u a de l’espoir.

      M. Jorion, il ne s’agit nullement d’une critique à votre égard, car vous semblez être un bon berger. Ce n’est hélas pas le cas de certains mouton…

    7. Un petit oubli de ma part sur ceci:

      « Imagineriez-vous un seul instant, la possibilité d’une consommation chinoise comparable à la nôtre? »

      l grande différence est que cette consommation dont vous êtes si fier, vous en avez seulement hérité de vos ancêtres, les Chinois eux se la construisent.

      Énorme différence. Pour ce qui est d’être à égalité, on en reparle dans 15 ans, lorsque vous aurez de descendre, et eux de monter !

    8. « Comment en effet une personne de votre qualité, ayant une telle perspicacité, une telle connaissance de ce monde et un tel don de voyance ne trouve t’elle pas un emploi à la hauteur de sa réelle valeur, obligé que vous êtes de vous abaisser à diffuser vos thèses au travers d’un blog, certes très fréquenté, mais qui reste comme tous ces supports, totalement inutile. »

      C’est l’inverse : je m’élève à diffuser mes thèses au travers d’un blog très utile.

      PS : on pense cependant ici et là à des boulots possibles pour moi. Ainsi, si vous lisez l’allemand,

      Wenn Herr Wulff seine Idee von Schloss Bellevue in die Tat umsetzt, wird es vor allem darauf ankommen, wie er dem basso continuo des politischen und ökonomischen Credos dieser Republik neue Stimmen beimischt: von Stephan Schulmeister bis Paul Krugman, von Simon Johnson, Yves Smith und Tyler Cowen bis Paul Jorion.

      Hans Hütt, Antrittsrede eines Brückenbauers am reißenden Strom

    9. @ Hengxi

      Que de violences et sacrifices sur nos terres européennes pour pouvoir, aujourd’hui, nous exprimer librement, sans risquer une balle dans la nuque !

    10. PAD, votre remarque aurait eu plus de poids si elle avait été actualisée, car vous ne faites là que sortir un de ces vieux clichés. Il est vrai que ces pauvres Chinois n’ont jaais eu la chance d’utiliser la guillotine.

      Sachez également que que les Chinois ont délaissé depuis pas mal d’années l’habit à col droit, cela vous évitera une nouvelle méprise. Cela arrive souvent lorsque l’on veut parler d’un sujet que l’on ne connait pas…

      Bonjour M. Jorion, et merci d’avoir perdu quelques instants à me répondre.

      Sans renier nullement ce que j’ai écris, même si cela a été mal interprété par vos « adeptes », qui comme vous pouvez le ire ne sont pas encore au top dans le domaine de votre défense, j’avoue que c’est votre première phrase qui m’a quelque peu « choqué », l’erreur étant ce qu’il y a de plus humain.

      Qu’ensuite vous ayez souvent (pas toujours, je maintiens) raison est une évidence, mais hélas, quelle est l’utilité de ces erreurs si vous n’avez pas derrière vous une « armée » pour défendre vos idées ?

      Ne comptez pas trop sur vos ardents défenseurs virtuels, pour mettre quoi que ce soit de vos thèses en application, car ils n’en ont pas le pouvoir, même en démocratie.

      C’est d’ailleurs pour cette raison qu’ils viennent chercher leur « Jorion » quotidien.

      Bonne continuation, et bon courage (il vous en faudra)

  62. tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

    Qu’ils le veulent ou pas, il y aura de la régulation
    Qu’ils le veulent ou pas , le capitalisme est en train de tomber

  63. « Révélation » aussi « soudaine » « qu’à propos »…..
    « La société démoralisée », titre J Attali sur son blog.
    Vous vous êtes donné le mot ou est-ce l’air du temps?

    « Comme la morale vise à faire respecter par chacun les droits des autres, la déloyauté produit des sociétés dé-moralisées, au sens propre. La société se divise alors en deux catégories : ceux qui n’ont plus les moyens de payer l’impôt et ceux qui ont les moyens de ne pas payer l’impôt. » J Attali
    http://blogs.lexpress.fr/attali/

    Je me demande bien comment nous en sommes arrivé à cet « inéluctable » processus que j’observe depuis trente ans ?
    Sommes-nous en droit d’envisager toutes les hypothèses, tant morales qu’amorales ?
    Qui sont les « gardiens du temple » et les « idiot utiles » qui le servent?

    Nous serons pour nombre d’entre nous bientôt fixés.
    On ne construit rien de stable et d’acceptable sur le mensonge et la déloyauté.
    Le « vieux monde » n’a plus aucun crédit.
    Le rideau se lève, et il n’y a aucun moyens de mettre les voiles pour les plaisanciers de la vie…..

    1. Oui j’ai trouvé l’article d’Attali très fort et à propos dans le calendrier. Je l’ai lu à sa sortie en attendant le « truc télévisé » grandiose de ce lundi soir.

  64. Vous avez dit :

    « … Et ensuite ? Euh… il reste le Fonds Monétaire International qui tirera tout le monde d’affaire. Non, soyons sérieux, après, il ne reste qu’une chose – mais on peut déjà s’y préparer : passer, comme le dit Kant, du désespoir résigné au désespoir indigné »

    Il ne s’agit peut-être qu’une question de vocabulaires, mais j’aurais préféré voir deux formes très différentes de réaction contre le désespoir. La résignation et l’indignation sont également passives. L’autre forme, plus efficace et plus virile : passer à l’action. C’est donc la forme active.

    Ou tout au moins faire comme les bonnes femmes à tu tête gueuler et engueuler comme une dingue !

    1. Après avoir zoné collectivement autant qu’individuellement dans le monde virtuel,
      l’action la plus vraie (et la plus sure) serait de renouer avec le corps, seule preuve de notre existence.
      On découvrirait que l’on n’a pas cessé de le zapper au profit de l’intellectualisme.
      Le désespoir n’est que tromperie s’il est intellectuel.

  65. Bel effort de lucidité que de découvrir la spéculation est à ce point constitutive du système qu’à présent c’est elle qui le fait presque tenir.

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