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89 réflexions sur « Voyages, partis et urgences »

  1. Pourquoi répéter à nouveau des plans sur la comètes contre les lobbies financiers suite à cette « crise » que tous les médias annonçaient comme historique? ..

    Nous ne voyons toujours pas d’impacts de cette soit-disante crise « historique » sur les populations (hormis les chômeurs supplémentaires, mais qui restent encore et heureusement une grande minorité)

    – les français ont été aussi nombreux que les autres années à partir en vacances, Paris s’est vidé en ce mois d’août, comme à son habitude.
    – Les français partent toujours en WE
    – Les terrasses sont pleines au moindre rayons de soleil
    – Les français restent encore, dans leur majorité, des priviliégiés
    – Mr Jorion nous a annoncé il y a maintenant plusieurs semaines, la fin de l’Euro d’ici 3 semaines à 3 mois, je ne vois toujours rien venir, et cette échéance annoncée se rapproche !
    – la croissance, certe molle, a quand même préservé l’essentiel pour la majorité d’entre nous
    – …

    Je ne comprends pas ces analyses pré-révolutionnaires ici et là sur le web, alimentées par les titres des médias aguicheurs (Crise Historique, Grande Crise, rien ne sera plus comme avant .. ) et j’en passe.

    J’ai bien peur que tout celà n’accouche que d’une souris, d’une côté comme de l’autre

    1. Vous avez raison glissade-reveil-coucou : vous ne comprenez pas. Vous nous en avez déjà donné de multiples illustrations au fil de vos différents pseudos.

    2. C’est la décomposition de l’existant qui créée les analyses qui ne semblent pas vous plaire.
      Et nier cet effondrement d’un système, qui avait su convaincre et trouver de nombreux sectateurs, n’est pas si facile aujourd’hui.
      Cet effondrement est à vrai dire, bien que prévu, désespérant, et comme le désespoir est difficile à surmonter !

      Paul Jorion est très aimable de dire que vous ne comprenez pas ce qui arrive, ou plutôt qui est déjà arrivé.

      Je pense que vous croyez avoir un intérêt à dire que la catastrophe, déjà là, n’arrivera pas.

      C’est à vous de savoir si c’est VRAIMENT votre intérêt (à tous les sens du mot) de le dire et aussi de le dire avec plusieurs voix.

    3. Il reste quelques semaines avant l’échéance mais j’en suis encore à me demander sur quoi vous vous êtes basé pour établir cette prévision datée (je n’ai aucun doute sur le fait que la zone Euro va devoir changer mais c’est la période de trois semaines à trois mois qui m’étonne).

      Pour le reste de la remarque de monsieur « glissade-reveil-coucou », tout va très bien madame la marquise…

    4. C’est lamentable. Tout dans ce commentaire est avancé – et avec beaucoup de conviction – de façon à n’entrevoir aucune solidarité à l’intérieur ou à l’extérieur du territoire français. Puisqu’on vous dit ici qu’il y a une majorité de privilégiés. Les autres peuvent sans doute faire partie du derrière de l’humanité. Sans dépasser le quota naturellement. Allez, glissade, bas les masques, qui êtes vous ? Faites-vous partie de ces privilégiés quelconque et cyniques ?

    5. Quand il comprendra il sera peut être bien trop tard.
      Je propose de faire effectuer à tous les laissés pour compte qui vivent dans les banlieues défavorisées une glissade du coté des quartiers favorisés, de nos beaux villages aux villas luxueuses et de nos ports de plaisance. Glissade conduira le cortège et pourra ainsi constater les inégalités criantes et scandaleuses d’écarts de patrimoines.
      Cette remarque est inspirée de la technique du chat devant apprendre l’hygiène élémentaire.

    6. @coucou : « Mr Jorion nous a annoncé il y a maintenant plusieurs semaines, la fin de l’Euro d’ici 3 semaines à 3 mois » : vraiment ? Ben mince, alors ! J’ai loupé quelque chose !

    7. @Crapaud Rouge
      Non pas que je sois d’accord avec l’intervenant aux trois pseudo, mais il est vrai que monsieur Jorion avait pronostiqué la fin de la zone euro (ou sa scission entre celui du sud et celui du nord) d’ici le 21 septembre 2010. Cette spéculation ne me semble d’ailleurs pas fantaisiste. Reste tout de même un mois pour égaler le poulpe footballistique.

      http://www.pauljorion.com/blog/?p=13156

    8. pour ma part je laisse à paul jusqu’à mars 2011 pour que survienne un évènement impactant concrètement le quotidien des gens. j’entends par là quelque-chose comme l’éclatement de la commission ou un changement de monnaie.

      je dis bien des français, car observant les difficultés de ceux-ci à agir sur les orientations de leur classe politique j’ai abandonné l’idée, qui s’apparente en fait à un fantasme, d’influer sur ce qui se passe en italie ou en angleterre, et à présent en allemagne.

      nous monterons un autre projet européen voilà tout.

  2. « l’espérance de vie de la finance justifie-t-elle l’effort nécessaire à la mise en place d’un contre-lobby ? »

    Oui, oui, mille fois oui ! Car la finance ce sont les banques : celles qui ont succombé à la crise ont été soit sauvées par les gouvernements, soit rachetés par celles qui en ont profité.

    Bank Of America et Citigroup et bien d’autres sont dans un sale état certes, mais quid de Golman Sachs ou JP Morgan ?
    Un contre-lobby est-il souhaitable ? Oui, mille fois oui puisque les gouvernants sont vendus au système. Les séminaires sont utiles pour réfléchir, mais c’est à peu près tout.

    1. un contre-lobby serait contre-productif car:
      _ se serait reconnaitre la place des lobbys et ainsi jouer contre la democratie: celui qui a le plus d’argent a raison (a l’americaine en somme
      _ vous n’arriveriez jamais a avoir plus d’argent que le milieu financier … donc la bataille serait perdue d’avance

    2. Qui dis lobby dis moyens financier qui financeras ce lobby ou trouveras t il ses ressources ?
      Et que d énergie perdue et de moyen pour changer le monde
      Ce contre lobby ne se nommerait t il pas révolution ?

  3. Un de mes premiers commentaires sur ce blog, il y a 2 ou 3 ans (?) était « Ne prenons-nous pas nos désirs pour des réalités et la fin de la finance spéculative qui parasite l’économie est-elle vraiment pour bientôt, sans que l’on doive se battre beaucoup et longtemps pour la mettre à bas? »

    Je retrouve votre optimiste Paul, dans votre phrase « l’espérance de vie de la finance justifie-t-elle l’effort nécessaire à la mise en place d’un contre-lobby ? »

    Je ne sais pas, je ne sais plus… Il y eu des moments où j’ai cru que le début de la fin était là et puis.. rien. Je crains de plus en plus que la finance spéculative aille, de fait, de plus en plus mal, qu’elle accumule les pertes et les échecs, qu’elle mène à la dépression, ou déflation, ou hyperinflation Mais je redoute aussi que cela n’empêchera pas que la finance dérégulée ne continue à sévir car les rares profiteurs du système sont tellement forts, influents et surtout égoïstes que, même si 98% de l’Humanité basculent dans la misère, ils feront en sorte que les pouvoirs en place les protègent de leurs propres fautes

    Vision plus proche du pessimisme de la science-fiction traditionnelle que de votre optimisme de politique fiction… J’espère que vous avez raison et que l’ai tort…

    1. Je suis assez d’accord et l’avantage des lobby par rapport au partie, c’est justement d’être hors période électorat et hors nation, greenpeace est un bon exemple, que les syndicats devraient reproduire, à quand une gève renault dacia, franco-Roumaine.
      je dis ça par mon vécu jeter du lait en sachant par internet que des basques des bavarois des belges des tchèques le faisaient ma donner l’impression de construire plus l’Europe qu’aucun vote depuis 1962 et il a eût un éffet minime certe, mais le mot tabou régulation a été employé par les libéraux de la commission et on a fait sauté Fischer-Boel, pour un roumain marié à une française Dacian Colios, qui évidement doit rester dans les rangs, mais c’est déjà ça, fasse au plan de planification libéral (et quinquennal, comme quoi les opposés d’un aimant s’attire) de l’agriculture

    2. Malheureusement, vous avez raison…

      Lorsque la majorité de la population décidera de se débarasser de la dictature du capital,
      celui-ci disposera de l’appareil d’Etat, avec ses formes classiques et modernes de répression,
      qui dépassent ce que Orwell a imaginé,pour violer la volonté majoritaire, par la violence ou sa menace.

      La grande crise qui commence n’est pas la fin du capitalisme.
      Elle n’exprime que l’urgence de mettre fin à la barbarie économique, sociale et écologique.
      Seule l’organisation et la préparation des affrontements à venir
      peut donner aux travailleurs une chance d’éviter la barbarie de la maladie sénile du capitalisme.

      Ni rire, ni pleurer, agir!

  4. La logique de parti parait obsolète. Ces pauvres verts me paraissent une secte, surtout quand ils défendent une approche lobbyiste. Ca serait donc une logique de lobby qui ferait avancer le schmilblic.

    Ils sont graves…

    Ca serait bien qu’on sorte de ces infantilismes, même si charmants.

    Je m’interroge sur une candidature d’Eva Joly en 2012. Quel programme ?

    Même question d’ailleurs pour les autres partis.

    1. Le programme d’Eva Joly ? : entendu hier elle-même annoncer qu’ils feront en sorte d’apporter les 50 à 150 euros qui manquent à tous ces pauvres gens pour finir leur fin de mois. Je vous laisse juger du vaste et ambitieux programme.

    2. Le programme des candidats qui ne peuvent pas être élus est double (ou triple, ou…)

      1. Se faire connaître ; accéder à une forme de notoriété spectaculaire.

      2. Détourner le fleuve de la révolte (il paraît même qu’ils sont payés pour cela).

    3. @ fnur

      Plus que le programme de 2012 (« quel sera l’état du monde l’année prochaine »), la vision de société sous-jacente est plus importante.

      Lisez et participer, tout cela se décide en ce moment

      @ octobre

      c’est tout de même un poil réducteur 😉

    4. à Grosjean

      Vous avez raison. Je me suis souvenu uniquement de « ça ». Évidemment, il y a tout le reste, càd la partie immergée de l’iceberg.

    5. Le programme minimum d’Europe Ecologie : gimini criquet des autres partis d’opposition. Stop aux contre-vérités, mensonges, langues de bois, cynismes et prise en compte effective des contraintes majeures de notre planète afin de ne pas se contenter d’un programme écologique de surface.
      On sent déjà à plein nez le thème « de surface » de l’écologie d’apparence de la majorité, « les pesticides », nucléaire et OGM à la trappe ?

    6. Il y a de moins en moins d’emplois. Il ne faut pas négliger les possibilités offertes par la politique. Ces possibilités augmentent en période troublée. La politique est un métier exigeant, notamment pour la morale et l’estime de soi, mais elle peut nourrir son « homme ». Leur système de retraite est le plus performant. Il faut seulement aimer n’être jamais chez soi, entre autres !

    7. Dans le programme d’Europe Ecologie, au hasard, ce qui me vient à l’esprit: semaine de quatre jours, revenu universel élevé, revenu maximum, sixième république (avec au minimum un régime parlementaire et l’initiative populaire)… Déjà avec ça on change pas mal de choses!

    8. @fnur et octobre

      quelle hypocrisie! comme un programme engageait à quoi que ce soit…

      les choses sont si complexes de nos jours que le français moyen n’y entend plus rien, et encore bien plus quand les médias à la solde du privé travestissent toujours plus le domaine du possible.

      en vérité, le programme importe peu, tout le monde connait ‘en haut’ les leviers sur lesquels il est possible de jouer. dans ce cas c’est le sens des actions qui pose question. et l’une des première chose serait d’éradiquer la corruption, soit d’engager une vaste… purge.

      pour cela il faut des gens irréprochables et incorruptibles. franchement peu importe le programme de madame joly, je sais qu’elle fait parti de ceux là autant qu’il est possible. je le sais parce que mon instinct le sens. et il y en a quelques autres, dans le champs politiques ou non.

      étrangement monsieur woerth ne m’a jamais fait cet effet: l’aura de l’honnêteté c’est quelque-chose qu’un pourri ne peut simuler. c’est comme le courage, on ne fait pas semblant d’être courageux.

      alors fnur et octobre, on desserre les dents et on y croit, tant pis si on se ramasse.

    9. @ K

      Non, les mots ne changent rien. Les « Verts », écologistes de facade,
      se sont contentés de bouffer du caviar sous les ors de la République de la Gauche Plus Rien…
      et de nous faire broyer du noir.

      Il remettent les couverts d’argent pour 2012, avec les mêmes, sans plus.

  5. Bonjour Monsieur Jorion,

    La question que je me pose, vraiment, est celle de savoir s’il est possible de changer, de passer à autre chose que l’économie dominée par la finance sans passer par la case dictature.
    Il est notoire de constater qu’aujourd’hui à peu près toutes les catégories sociales sont mécontentes, à l’exclusion non moins notoire des tenants du grand capital (économique ou politique), ce qui, au demeurant fait peu de monde content du présent et confiant dans l’avenir.
    Mais voilà, on a déjà tellement constaté que ces situations d’impasse politique débouchaient sur des Terreurs, comment les éviter pour demain ?
    Je reconnais que mon message est un peu, beaucoup, triste et inquiet mais vraiment, il me semble qu’il faut aborder ce point car je perçois beaucoup de radicalité dans les discours émergents.

    Cordialement, et bon retour parmi nous,

    1. Je suis tout à fait de cet avis : beaucoup de références historiques sont fréquemment invoquées sur ce blog, et la question de la nécessité de la violence (à travers une révolution, ou une dictature, ou …) est de plus en plus soulevée.
      Seulement, j’ai la sensation qu’il faut davantage se demander si cette transition violente est inéluctable, bien plus que nécessaire. A ce propos, l’opinion de Paul Jorion sur l’attitude chinoise pendant la crise va dans ce sens : lorsque le consensus est impossible à trouver (pour toutes les raisons évoquées dans le blog), peut-on changer quelque chose sans passer par une transition autoritaire (ce qui expliquerait les décisions a priori plus raisonnables prises par les autorités chinoises) ? Et si on fait l’hypothèse de cette transition violente, faut-il chercher à l’éviter ou se contenter d’en réduire les effets dévastateurs humainement ?

      Finalement, j’oscille également entre le même pessimisme que VB, qui concerne le court terme, un un optimisme davantage tourné vers un long terme que j’espère atteindre vu mon jeune âge.

      La révolution qui nous est promise va toucher des domaines très variés (et non pas seulement le monde économique), et lorsque justement on écoute les révolutions qui sont annoncées çà et là, il est étonnant de constater que le pessimisme des uns contraste avec l’optimisme des autres : je pense notamment à la révolution technologique qui en est à ses balbutiements et qui suscite les espoirs les plus fous d’un monde meilleur (!!)…
      Sans tomber dans une technophilie aveugle, je vous engage vivement à (re)voir la conférence de Michel Serre sur la révolution technologique : il nous accroche dès les premières minutes, et on ne le lâche plus jusqu’à la standing ovation que lui réserve le public de l’Inria.

      Alors, optimisme, pessimisme, entre les deux mon coeur balance, et il s’agit à mon avis avant tout d’une question d’échelle : court ou long terme, et globalité des domaines considérés…

      Cordialement

    2. Nous ne devons pas craindre la terreur.

      Nous vivons déjà dans un régime de terreur, pas nécessairement vous ou moi dans notre vie, mais beaucoup d’habitants de la planête.

      Et aussi, je crois que vivre au quotidien avec l’ idée d ‘une terreur indéfinie à venir prochainement, c’est déjà vivre dans la terreur.

      Il reste à surmonter le désespoir.

      La lutte est donc notre but et notre moyen.

    3. @ Simplet

      Passionnante la conférence de Michel Serre. Merci pour ce lien.

      Pour l’optimisme et le pessimisme, j’ai fait mienne depuis longtemps une citation de Benoït Malon, fondateur de la Revue Socialiste et écrite en 1892 : « La suprême sagesse de ce temps consiste peut-être à penser en pessimiste, car la nature des choses est cruelle et triste, et à agir en optimiste, car l’intervention humaine est efficace pour le mieux-être moral et social et nul effort de justice et de bonté, quoiqu’il puisse nous apparaître, n’est jamais complètement perdu. ».

      Penser en pessimiste pour agir en optimiste. Joli programme, non??

    4. à Jean-Luc D.

      « Penser en pessimiste et agir en optimiste »

      Je crois que l’écrivain Bernanos, que plus personne ne semble lire, a formulé dans des termes très proches, son attitude dans le contexte de la deuxième guerre mondiale, plus particulièrement après l’annonce des accords de Munich.
      « La vraie vertu, disait’il, est le désespoir surmonté. »

      On peut lire à ce sujet des textes de certaines de ses conférences d’après guerre dans lesquelles il aborde le développement des « trusts » et le thème : bien que la guerre soit officiellement finie, elle n’est pas finie.

      Ces textes ont été rassemblés dans un recueil au titre évoquateur « La liberté, pourquoi faire » qui renvoie à Lénine. Editions Gallimard.

      J’ajoute que je ne suis pas catholique, ni croyant en quelque dieu que ce soit (sauf l’Argent), puisque de nos jours il faut montrer patte blanche pour exprimer quelque idée qui ne va pas de soi.

  6. Les verts ne sont ni pires ni meilleurs que les autres (quoique, quand même difficile de faire pire que celui avec 3 lettres), en ce sens qu’ils raisonnent FORCEMENT en fonction du système actuel.
    La finance pose problème ? Qu’à cela ne tienne !! Inventons un lobby contre-finance.
    Mouiiiii … mais non, merci.
    Ce type de pensée reste ‘prévisible’ pour la finance et de fait, on peut se poser la question de l’intention véritable de ceux qui émettent de telles idées (s’ils parlent en conscience, ce qui est encore un autre problème) : souhaitent-ils réellement exercer leur pouvoir de transformer le monde (rôle du politique) ou, finalement, ne souhaitent-ils qu’agir à la marge, un peu comme les économistes marginalistes, afin de préserver un système où ils ont leur propre place, leur propre légitimité ?

    A mon sens, il n’y aura que par une nécessaire et suffisante pression sociale appliquée sur la réalité politique que l’on pourra obtenir des réponses différentes de celles que vous reproduisez de la part des partis politiques.
    Il me semble que des personnalités à parcours atypiques et/ou de culture différente pourrait ‘saisir’ (dans les deux sens du terme) les mouvements magmatiques en cours. Quelqu’un de culture ‘nordique’ par exemple, comme Eva Joly, avec une véritable appréhension, professionnelle, de ce qu’est la finance et de ses conséquences.

    Avez-vous eu l’occasion d’échanger avec elle ?

    1. +1 Zebu,

      les verts ne sont pas intéressants pour eux même (juste lire la vision « moi je » de JV Placé qui me navre), et justement l’ouverture à d’autres profils comme Eva Joly (que personne ne peut taxer de show business), et beaucoup d’autres très différents est la grande force de ce mouvement.

    2. @ Zébu,

      « finalement, ne souhaitent-ils qu’agir à la marge, un peu comme les économistes marginalistes, afin de préserver un système où ils ont leur propre place, leur propre légitimité ? »
      =>
      Comme l’OCDE et les paradis fiscaux, comme l’OMC, le FMI etc. Beaucoup de diversions pour éviter de s’attaquer au véritable problème qu’est l’organisation de la vie en société. Ce comportement nous mène collectivement à une impasse, et monsieur Jorion a raison : ces gens qui nous gouvernent sont fous ou inconscients (en tout cas inconséquents), ils ne savent (perçoivent, comprennent ?) pas où ils nous mènent, et sont dangereux car ils nous y mènent surement depuis la fin de la seconde GM.

      Cordialement,

    3. Ce n’est pas la finance qui cause le capitalisme.
      C’est le capitalisme qui a créé la folie financière.
      La folie est le vrai visage de la société libérale.

    4. Les verts mais surtout Europe Ecologie, nous amènent un gros bol d’air frais, de « real-politique », à cent lieues des politiciens et de leurs querelles, mensonges, mises en scène, cinéma.
      Les verts (EE) + PG = ça décrasse et par-dessus tout ça un petit coup de Daniel et Jean-Pierre, roulez bolide.

    5. Au final, un parti est constitué de personnes. Ces personnes sont les acteurs du parti. La personnalité des acteurs est importante. Elle donne son orientation réelle au parti. Pensez-vous que toutes les personnes appartenant à un groupe catalogué comme néfaste aient le même degré de nuisance ? Sûrement, non. Et cela est vrai à gauche comme à droite. À l’intérieur des poncifs relevés, il y a bcp de nuances. Un exemple que j’ai entendu citer hier : « Staline aurait trahi le communisme ! » Dans les partis, il y a souvent des luttes de pouvoir et ce pouvoir donne l’orientation politique et prend les décisions, à cela près qu’on ne connait pas toujours les accords secrets conclus entre des hommes de partis différents parce qu’ils entrevoient déjà qu’ils sont les vainqueurs et qu’ils auront à débattre pour former un gouvernement. Cela, on l’apprend subitement, un jour, quand les discussions achoppent.

    6. Je ne suis pas sûr que les Verts + Europe Ecologie forment un attelage sain.
      Je m’explique : j’y vois des gens qui ont voté avec enthousiasme le traité de Lisbonne et d’autres qui ont fait campagne contre lui… Et je n’entends rien ni personne qui relève cette contradiction !

      J’attends aussi que les Verts + EE m’expliquent comment ils pensent pouvoir faire avancer leurs idées écologistes avec un traité qui interdit toute harmonisation sociale et fiscale… Bon courage à Eva Joly !

      Quant au contre-lobby financier c’est une absurdité antidémocratique, l’équivalent des minorités agissantes chères aux anarchistes des siècles derniers avec leurs bombinettes.

    7. @jeannimes
      L’incompatibilité pro-Lisbonne/anti-lisbonne a été tranchée dans le programme des européennes, il y a plus d’un an: les Verts et Europe Ecologie demandent tous un nouveau processus constituant, avec élection d’une assemblée constituante.

    1. Et puis aussi, la Chine fermerait des centaines ou des milliers d’usines polluantes…
      Polluantes ou sans avenir dans le marché mondial ?

    2. Concernant le problème des gens du voyage et des roms.
      Chapeau, quelle leçon de courage absolu d’attaquer ainsi une communauté durant une période des plus opportunes où chaque français expatrié dans son lieu de vacances craint un max les vols à la tire, il y aurait préméditation que cela ne m’étonnerait pas.
      Super digression d’une simplicité époustouflante, quelle intelligence, j’en suis ébloui, béat d’admiration.
      Pour avoir lu plusieurs articles édifiants parus dans le Monde je trouve que les gens du voyage n’ont pas besoin d’un habit de moine ou de prêtre (chemise blanche et boutons de manchette) pour recueillir toute ma sympathie.
      J’ai connu en son temps des commerçants itinérants comme les gens du voyage, il s’agissait tout simplement de camelots ou vendeurs qui exerçaient leur commerce sur les foires expo. Ils possédaient une caravane + un « tracteur » mais aussi un ou plusieurs agréables « pieds à terre » pour l’hiver.
      D’autres commerçants sédentaires possèdent bien plus de biens que ces gens du voyage qui font les marchés et je ne cause pas des grands commerçants.
      Alors être bêtement jaloux de leurs caravanes et de leurs « tracteurs » c’est « petit, très petit joueur ».
      Conclusion : plus tu t’élèves dans la société, moins on t’embête, tu peux même décrocher des médailles ou mieux des croix.

  7. Bonjour Paul, tous

    n’ayant pas pu me rendre Nantes ces derniers jours, je dois bien admettre que je suis en attente impatiente des videos/podcasts des nombreuses interventions, dont la votre. J’ai tellement appelé de mes vœux la rencontre Larrouturou/Jorion que je regrette vraiment.

    Néanmoins, deux ou trois petites remarques me viennent en tête :
    – d’abord je pense que EE est une réponse politique pertinente à nos petits soucis du moment (sic) dans le sens ou je n’ai pas trouvé d’organisation qui prenne la situation actuelle dans sa globalité (crise sociale, économique, environnementale), même si tant l’intitulé de votre intervention que certaines des idées de M. Canfin laissent présager du contraire. On peut penser que c’est un choix par défaut, mais je n’en vois vraiment pas d’autre possible à la lumière des dernières semaines/mois/années.

    – puis j’ai toujours été en faveur de mesures fines (« chirurgicales ») et efficaces dans un cadre existant, je ne crois pas au Grand Soir, lequel laisse toujours derrière lui les plus faibles encore plus faibles et les plus puissants encore plus puissants (ou morts pour certains, mais ça ne change que rarement les choses profondément), il est très difficile de construire sur un tas de cendre, et dans ce cas les bâtisseurs ne sont jamais les plus déshérités. Il est par contre toujours possible pour les plus débrouillards de profiter du chaos. Les ventes de voitures de luxe en Irak, Afghanistan et dans les pays émergeants sont un bon indicateur, bien avant l’étude du PIB, du salaire moyen, du niveau de vie et de l’indice de développement humain. Une société plus juste, simplement tolérable en termes sociaux et environnementaux ne peut pas être créée ex nihilo.

    – par contre, un certain nombre de points me semblent importants dans les idées portées par EE, parmi lesquelles je citerai volontiers celles qui sont les plus proches du blog : Intégrité, disparition des paradis réglementaires, à défaut interdiction des relations avec tout acteur qui est lui même en relation avec un paradis réglementaire/fiscal, répartition plus équilibrée des rémunérations (pas uniquement salaires), baisse significative du temps de travail pour une répartition plus juste, transparence et lutte contre la corruption (le lobbying est la pire forme de corruption), plus forte taxation des revenus du capital, orientation vigoureuse de l’économie vers les technologies qui nous rendent indépendants de l’énergie fossile, priorité à l’enseignement, à la recherche et à l’innovation, interdiction du cumul temporel/spatial des mandats, implication plus forte des citoyens dans la vie publiques, fin des carrières politiques, dépersonnalisation, … Les seules interventions pendant les dernières semaines qui m’ont paru aller dans le bon sens ont été portées soit par des euro députés EE, soit par des conseillers régionaux EE.

    bref, tout ça pour dire que si EE n’est pas une solution en soit, je suis déjà très heureux de voir qu’un groupuscule qui il y a 3 ans représentait 3% de l’electorat est capable de dépasser les querelles de personnes et d’égo pour tenter la construction d’une alternative crédible.

    On peut penser ce qu’on veut de Daniel Cohn Bendit, mais on ne peut pas lui enlever la parternité de cette naissance. Infantilisme peut être, mais construction quand même.

    J’aurais même tendance à penser que c’est un très bon signe de vitalité que des personnes aussi différentes que les verts ultra (dont je ne partage pas toutes les idées) et DCB (dont je ne partage pas du tout la passion du foot mais dont je respecte pleinement la vista politique) soient capables de se parler, d’échanger et de se retrouver sur une plateforme commune. On ne peut pas prendre le pouvoir sans être majoritaire, et la majorité implique des concessions. Faire accepter ça est déjà un pas de géant dans le paysage politique. Faire que ces compromis autour d’une plateforme commune soient de plus publics, partagés et issus de négociations est aussi un signe encourageant.

    Enfin, Paul, quel a été la réponse de Pascal Canfin à vos questions ?

    1. Je vous rejoins tout à fait. Vive EE et longue vie à eux, qu’ils grandissent avec nous, l’avenir est là, pas dans le conservatisme & la sclérose dictés par la défense absolus des privilèges acquis, à qui ?

    2. Les bonnes intentions, c’est très facile et cela reste vague dans la réalité des faits.
      Ce qui compte c’est ce qu’un homme politique fait dans la réalité. Et cela n’est pas toujours perceptible immédiatement. Je dirai même qu’on peut, malheureusement, le percevoir très tard, longtemps après. Il y a d’ailleurs des délais de prescriptions pour ça : 30 ans, 50 ans et même plus ! Alors, les bonnes intentions !
      En Belgique actuellement, on tente de réaliser un accord « impossible » afin de former un gouvernement. Oui, toujours le même problème.
      Il y a ce qui est dit tout haut et, puis, il y a ce qui est dissimulé, dont une étincelle jaillit parfois de manière voulue ou non voulue !
      Il faut faire une réforme de l’État qui favorise les desiderata des électeurs qui ont gagné (?) et qui soit utile aussi aux partis qui vont partager le pouvoir.
      Il faut aussi faire des économies et là ça commence à coincer.
      Le travail va donc consister à noyer le poisson tout ayant eu l’air de le sortir de l’eau : on va manipuler les budgets nationaux, régionaux, communautaires, provinciaux, communaux.
      Au nom de la réforme de l’État, on va trouver un semblant d’accord sur le dos des contribuables, en fait, puisqu’en réalité il est difficile de partager les dettes.
      Il « vaut mieux » les déplacer vers ceux qui ont le moins de pouvoir.
      Le nouvel ensemble constituera-t-il un progrès, une économie dans les dépenses globales ? Rien n’est moins sûr.
      Utiliser l’esprit astucieux des experts financiers est sûrement une solution provisoire.

  8. Cher Paul Jorion,

    Votre honneteté vous honore, et les partis devront faire avec les intellectuels inalignables.

    Je voulais simplement vous faire partager un commentaire de Daniel Gros avant les  »stress-tests »
    bancaires, dans le cadre d’un entretien dans le NRC néerlandais, faisant remarquer que le lobbying bancaire a une autre forme de puissance en Europe, en raison de sa prxomité aux politiques, donc un caractère ‘organique’, qui rend casi-impossible ( également l’avis de François ) la mise en place d’une instance de régulation pan-européenne, qui semblerait nécessaire à un observateur non-européen en raison de l’ ‘interconnectedness’ du système, pardon my French, et aux ‘couts directs’du séisme ( 500 millions d’euros injectés directement par les pouvoir publics dans les banques européennes plus le Royaume-Uni, hors concours, 1 à 1,5 trillions de livres ) ; à la place de cela, un Comité Europeen du Risque Systémique, un cénacle aussi inutile que le CEBS, dont il est une sorte de calque, ‘Mr Euro’ et les gouverneurs des banques centrales…Vaya desmadre !

  9. « l’espérance de vie de la finance justifie-t-elle l’effort nécessaire à la mise en place d’un contre-lobby ? »
    dieu vous entende , mais j’ai de gros doutes (et pas que concernant l’existence de dieu)….
    Le système de la finance mondialisée , est utile pour recycler les surplus des gagnants de la mondialisation des échanges de biens ( Allemagne, Chine, Pays pétroliers et les classes supérieures des pays developpés) et tant que cette mondialisation déséquilibrée des échanges ne se grippe pas , je ne voit pas la finance crouler.
    Et comme je l’ai déjà exprimé sous les fort bonnes analyses de M LECLERC je ne vois toujours pas un début de point d’appuis pour le levier du changement de cette mondilalisation.
    Ceux qui en souffrent sont en position de faiblesse ( le salariat des pays developpés), non je ne vois qu’accentuation des rapports de forces (voir a ce sujet , la politique de rigueur en Europe , les « réformes » des retraites et bientot de la santé et éducation ) il faudra a mon avis encore quelques années avant que ce système qui n’est plus idéologiquement aussi impérial s’éfondre réellement et voit apparaitre des tentatives concrètes concurentes.

    Je pense que l’analyse , produit une « grille de lecture » du réel , et oson le mot une idéologie…mais pour qu’une idéologie devienne dominante ou prise au sérieux , encore faut il que les groupes sociaux qui la portent puissent êtres moteurs du changement.

    J’avais un secret espoir en Europe dans une alliance entre les entrepreneurs du « petit capital » au marché national ou européen et sous traitant des groupes multinationaux avec la classe salariale.
    Les uns et les autres ayant le même « marché » la donne socialdémocrate me paraissait pouvoir etre remise au gout du jour dans une europe protectioniste . L’évolution actuelle de l’Allemagne qui accentue sa politique non coopérative entamée depuis 10 ans déjà me rend pessimiste a court terme.

  10. mais allez voir aussi Mélenchon, c’est un admirateur de Saint Just, pour le meilleur !
    vous finirez par passer pour un utopiste franc-tireur, il vous faut pourtant une structure politique pour donner corps à vos idées et les rendre moins ésotériques. La démocratie ne peut survivre et s’épanouir qu’à condition de baigner dans le savoir et la connaissance.
    au jeu de paume ! …
    (lisez mes commentaires à François Leclerc sur son dernier billet)

  11. C’est tres drole ce que dit Glissade c’est comme si on proposait de donner du prozac a tous les chomeurs en fin de droit comme solution a la crise sociale.
    Encore plus drole paris se vide en été? oui Paris quel arrondissement , le 16 eme ?
    Parlons de privilégiés on atteint avec glissade le niveau 0 de la réflexion, on dirais qu’on a affaire a quelqu’un qui n’a jamais travaillé de sa vie je veux parler d’un travail productif ou l’absence d’efficacité peut réduire les revenus a néant et ou les charges par contre demeurent.
    Oui dans le monde son monde merveilleux les chomeurs sont sans doutes des personnes qui n’ont pas besoin ni envie de travailler; ou qui travaillent au noir, la crise est finie , les entreprises font des profits comme jamais (c’est vrai pour les grandes entreprises internationales après restructurations)
    Oui la vie est belle en france, les francais ont de l’épargne, les chomeurs des indemnités, les pauvres la CMU, et les personnes qui n’ont rien a dire ni aucune conscience économique et sociale le droit de s’exprimer sous différents pseudos sur un site qui traite justement de conscience économique et sociale.
    Ca me fais penser à cette remarque lue sur un forum boursier: « vous pensez fraiment que les entreprises s’amuseraient a faire des fusions acquisitions si nous étions a la veille d’un crack boursier? »
    Ca revient a dire au moment du naufrage du titanic  » vous pensez vraiment que les musiciens continueraient a jouez si le bateau était en train de couler? »
    On se rassure comme on peut.
    D’après ce que j’ai compris ce site n’est révolutionnaire que si on considère que réfléchir est révolutionnaire, apparemment pour certains la réflexion et l’observation des faits est une activité révolutionnaire. Merci a glissade pour ses lumières sur la situation en france pour aller plus loin il ou elle devrait se demander qui sont ces personnes a la terrasse des cafés quels sont leurs revenus, l’évolutions de leurs revenus…Moi aussi je prends un verre a la terrasse des cafés pourtant je n’ai aucun revenu depuis deux ans, je n’ai ni projets professionnels, ni perspectives ni assurance maladie
    , je vais meme au restau et je fais des voyages aussi parce que j’ai épargné quand je travaillais avant, quand je n’aurais plus d’épargne j’irais toujours à la terrasse des cafés vu que je vis chez ma mère je pourrais y dépenser mon rmi que je demanderai quand je ne pourrais pas faire autrement car j’ai ma fierté et mon sens de l’équité et glissade pourra dire en passant devant moi et en regardant mes amis rmistes a la terrasse d’un café que tout va bien , que nous sommes des privilégiés en france…
    Merci à glissade de repousser toujours plus loin les limites de la conscience politique et sociale ,glissade devrait essayer de les repousser dans l’autre sens de temps en temps.

  12. Rien a rajouter KARLUS,

    Melenchon me parait le mélange d’homme politique , tribun et j’ose « humaniste » qu’il nous faut….
    Il y a dans ses discours la prise en compte et l’essai de synthèse de la critique anticapitaliste , de l’impase social démocrate actuelle et de l’écologie….avec peine , des zones d’ombres …..mais lui est dans le concret ….comment organiser un mouvement politque pour AGIR.
    Et ne me renvoyez pas démagogie et populisme , UN discour s’adresse à UN public.

    Chacun son rôle, je suis sur que Méluche passe par ici !

  13. Paul,

    Je connais les endroits que vous citez. Les noms de vos interlocuteurs sont par contre moins connus.

    Puisque pour certains, je joue au trouble fête, je vous proposerais un retour aux sources.
    Peut-être que votre visite par ici, en Belgique, pourrait aussi mettre un peu d’ambiance.
    Ici, c’est un concertium à 7 à la recherche d’un avenir commun.
    Des verts, nous en avons autour de la table.

  14. Mr Jorion, voilà pas mal de temps que je vous lis, une question me hante que je n’arrive pas a comprendre vu les injections massives de liquidité, les abus de crédits consentis… : on m’a toujours apris que les excès de liquidités provoquent l’inflation, pourquoi celle-ci ne s’est pas encore manifestée, et surtout quand surviendra t ‘elle? Hyperinflation? et les conséquences, pour les états déficitaires ok mais l’immobilier par ex?
    Cordialement, Marc Janssens

    1. L’inflation non maitrisée mêne au chaos (désordre complet) et fait peur à tous, même aux plus fous, qui en outre, ont beaucoup à perdre.

  15. Encore un voyage , dans le temps cette fois-ci

    Séance extraordinaire de l’École belge de psychanalyse, le 14 octobre 1972. Paru dans Quarto (supplément belge à La lettre mensuelle de l’École de la cause freudienne), 1981, n° 5, pp. 4-22.

    Les appareils sont déjà en question :

     » JORION – Il y a un autre mot qui a été prononcé hier, c’est le mot organisation, et vous l’avez relevé.
    LACAN – Oui,… et bien voilà, parlons-en de l’organisation. Dites-moi quelle idée vous vous en faites. Il y a forcément une organisation ici (hm). Quelle idée vous faites-vous de cette organisation en tant que telle ?
    JORION – C’est justement le problème. Mais je me situe de manière différente, dans la mesure où je ne suis pas encore dans l’organisation. Mon acte de venir ici est un premier pas.
    LACAN – En tout cas, vous restez sur la réserve.
    JORION – J’en ai parlé avec certains qui sont dans l’organisation, de ce qui se passait, et cela m’a laissé sur ma réserve.
    LACAN – Oui, vous êtes là au bord de… Vous êtes sur la réserve, mais vous y êtes quand même porté, et la preuve en est que vous êtes là.
    JORION – Je puis un peu justifier le fait que je sois au bord, qui est qu’il me semble que l’organisation joue le rôle de prothèse pour certains qui ne trouveraient pas en eux-mêmes la puissance suffisante que de se réclamer que d’eux-mêmes.  »

    Apparemment , 38 ans plus tard , cet échange a conservé sa fraîcheur .

  16. @janssens
    concernant l’absence d’inflation ou d’hyperinflation mr jorion a déja répondu sur ce point
    pour qu’il y ait hyperinflation il faudrait que l’argent circule, que ceux qui détiennent le capital investissent dans l’économie réelle.Pour que l’argent circule il faut que les gens , les investisseurs, les consommateurs aient confiance en l’avenir, or c’est assez difficile d’obliger des chomeurs et des retraités a consommer massivement. Le chomage et la précarité sont donc en quelque sorte un frein a l’inflation et a l’hyperinflation, une reprise réelle serait donc un véritable danger pour l’économie.Ce qui semble évident c’est que le systeme monétaire a en lui les germes d’une hyperinstabilité, son avènement est inéluctable mais l’histoire a montré que ces phénomènes peuvent prendre plusieurs années avant de se manifester et qu’une hyperinflation peut etre précédée d’une déflation

  17. Euh…, en gros, Paul Jorion, vous lui avez dit:
    – un lobby contre des lobbies, est-ce bien raisonnable?
    – vu l’urgence, sachant que l’on risque d’avoir la rapidité et l’inertie du Titanic devant un iceberg, un lobby est-ce vraiment raisonnable?

    C’est dommage qu’il n’y ait pas de vidéo.
    J’aurais bien voulu voir la tête de Pascal Canfin quand vous lui avez demandé ça.

    D’ailleurs que vous a-t-il répondu?

  18. Je remets ce post et compte le remettre de temps en temps jusqu a ce que le modérateur me vire :

    A propos du droit a la propriété : « faire disparaître la propriété, au bénéfice d’un usage partagé, est le premier acte fondateur qui pourrait être retenu. » écrit M Leclerc : reparlons un peu de l’accès à internet:

    Pour suivre ce blog par exemple il faut :

    1 un domicile et une ligne téléphonique

    2 assez de revenus pour assurer plusieurs centaines d’euros de frais de connection par an.

    Ce qui exclut beaucoup de monde d’une information fiable : les jeunes sans travail, les chomeurs et précaires, les minima sociaux, beaucoup d’étudiants et bien sur les itinérants et les sdf.

    Exclusion totale et sans faille : la France est un des rares pays ou on ne trouve pratiquement aucun accès public au web : quasi aucun cybercafé, un réseau de cyberbases qui est une triste plaisanterie, je ne vois que Mcdo pour offrir ce service qui devrait être maintenant un service public comme l’accès au téléphone par cabine publique autrefois. Coté internet le français pauvre est plus mal loti qu’un paysan des Andes en Equateur.

    Pour des raisons de marketing, Neuf et maintenant Sfr ont mis en place un réseau d’ accès wifi public (« hotspots ») très dense, accessible un peu partout en ville mais aussi en campagne. Pour avoir accès à ce réseau il faut un identifiant et un mot de passe, qui sont donnés à tous les abonnés internet adsl de Sfr. Free fait la même chose mais son réseau semble plus limité.

    Suggestion : que les propriétares d’un abonnement Neuf-sfr ou Free, mettent ici en ligne leur identifiant et mot de passe d’accès au réseau wifi public : un geste simple, gratuit, de solidarité, de partage et une preuve de leur sincérité.

    Aucune réponse jusqu’a présent. Vigneron pour une fois n’a rien à dire sur le sujet. Zebu m’accuse d’exagerer mais j’ai vécu en Equateur et j’ai vu des paysans indigènes descendre de leurs montagnes à la ville pour le marché hebdomadaire et aller s’installer avec beaucoup de naturel devant un ordinateur au cybercafé de la place… D’autres invoquent la trouille que cause la loi Hadopi … Va-t-on vous mettre au cachot si vous fautez ? (Au fait si tout le monde dé-sécurise, la loi Hadopi n’existe plus ) Comment pouvez-vous parler de « changement de paradigme » si ce petit geste vous fait si peur ? Seriez-vous de tristes baratineurs sans plus ? On joue la révolte, la résistance, etc etc, mais on ne prendra pas le moindre risque . Bref vous êtes bien décevants …

    Ps je ne preche pas pour ma paroisse, je vie ailleurs et j’aurai quitté ce beau pays dans quinze jours, ce post avait surtout pour but de tester votre sincérité. Bonne continuation.

    1. Comme vous avez fait l’effort de le remanier un peu, ça passe. A la troisième, ce sera considéré comme du flooding et ça ne passera plus.

    2. Les médiathèques municipales permettent un acccès aux heures d’ouvertures pour 15 euros par an
      en tout cas c’est le cas dans ma ville.
      Ca semble être assez accessible.


    3. que dire ?

      un paquet de cloppes à 6 €, un abo internet à moins de 20€/mois, soit 3 paquets de cloppes, c’est pas mal non ?

      vu le nombre de jeunes, chômeurs, RSAistes qui fument 1 paquet par jour, ça en fait des connexions internet !

      Je passe bien sûr la nourriture de merde préparée qui revient à 4 fois le prix des ingrédients de base pour des qualités nutritionnelles abérantes, …

      Sans compter que chaque municipalité un poil avancée dispose d’accès wifi libres, que presque tous les cafés le font aussi, FON, aussi, toutes les ANPE (pardon Pôle Emploi) qui en disposent …

      Je crois que la question du logement est plus importante que la question de l’accès internet universel, là ça vaut le coup de tenter la phrase de trop (bien que je ne crois pas que les modérateurs soient tentés par ce type de limites)

      bref, votre post ne sert à rien (je m’étais juré de ne jamais écrire ce genre de chose)

    4. « Coté internet le français pauvre est plus mal loti qu’un paysan des Andes en Equateur. »
      « Zebu m’accuse d’exagerer mais j’ai vécu en Equateur et j’ai vu des paysans indigènes descendre de leurs montagnes à la ville pour le marché hebdomadaire et aller s’installer avec beaucoup de naturel devant un ordinateur au cybercafé de la place… »

      C’est clair et je réitère ma remarque : elle n’a évidemment pas trait à ce que vous avez pu observer en Equateur mais avec le parallèle que vous faites avec le français pauvre (à supposer que l’on ait une définition de ‘pauvre’ commune). Car en termes d’accessibilité, dites moi combien de km le dit paysan devra faire en Equateur pour accéder à un cybercafé, sans compter que le dit cybercafé n’est pas gratuit. En France, on peut accéder maintenant à des espaces wifi gratuits (mais non sécurisés, cf. plus loin), hors cybercafés et des cyberespaces associatifs le plus souvent, gratuits aussi, ont cours un peu partout en France (sans hotspot, c’est bien mieux comme cela).
      Sans compter que le coût d’accès en France à internet à domicile n’a rien à voir avec celui en Equateur (toute proportion gardée) …
      Au Maroc aussi, on voit pleins de cybercafés, y compris dans des coins reculés mais pas du tout gratuits et même assez chers au regard du pouvoir d’achat d’un paysan. Ce que vous avez pu voir en Equateur est très certainement plausible mais assez rare, reconnaissez le (j’ai aussi vécu au Mexique).

      Maintenant sur le fond, j’ai du mal à savoir si vous prêchez innocemment ou si vous êtes bien autre chose. A savoir notamment si vous êtes de ceux qui prêchent le partage des autres pour tous (y compris et surtout pour ceux qui prêchent), sans partager non plus.
      Je veux dire, je n’ai pas vu, non plus, vos codes hotspot sur ce blog. Eheh.
      Comme on dit, l’exemple vient de …

      Ensuite, puisque vous parlez technique, vous n’êtes pas non plus sans savoir qu’un hotspot peut se faire ‘snifer’ sa connexion et bien pire, tout ce que vous émettez.
      On en parle ici :
      http://gnu-vautes.eg2.fr/les-dangers-du-wifi-public/
      Me dites pas ‘parano !’, je vous répondrais autre chose.
      Pas de sécurisation en protocole SSL (sauf sites protégés) et comme le dit l’article, à moins de mettre en place un tunnel SSH, aucune protection.
      Un gars dans un reportage montrait comment il choppait toutes les émissions dans le fameux train TGV wifi : trop ‘drôle’.

      Si vous êtes effectivement un prêcheur inconscient, je vous dirais donc :
      1/ arrêtez vos prêches, vous allez foutre le bronx.
      2/ évitez personnellement d’utiliser des hotspots non sécurisés, pour votre propre bien.

      Si vous n’êtes pas de cette catégorie, allez prêcher ailleurs. En Equateur, par exemple.
      Non, ça c’est pas gentil pour les paysans équatoriens.

    5. Tiens, rien qu’en Auvergne, 157 Espace Publics Internet :
      http://www.netpublic.fr/net-public/espaces-publics-numeriques/repertoire-national/
      Et des lieux pas faciles faciles d’accès non plus (évidemment, si tu veux accéder à internet partout et gratuitement, de chez ta maison au fin fond de la Creuse comme si c’était à Paris, on parle pas le même langage. C’est néanmoins un sacré bon sujet à intégrer dans des ‘biens communs’ mais pas présentés de la même manière, aussi !!).
      Je bosse dans un organisme où il existe un EPI : c’est gratuit, suffit juste de s’inscrire et no limit de time. Et tu reviens quand tu veux.
      Bref, ton intervention me semble de plus en plus suspecte : « la France est un des rares pays ou on ne trouve pratiquement aucun accès public au web », « un réseau de cyberbases qui est une triste plaisanterie ».

      Bin, si t’es honnête, t’es pas dégourdi non plus : en France, y a pas que les cyberbases, y a aussi (surtout) des associations. Et c’est gratuit, la plupart du temps.

      PS : au total sur le site NetPublic, c’est 4 706 ‘fiches’ (EPI) existantes. Celles que l’Etat a recensé : il y en a certainement d’autres. Alors, toujours « une triste plaisanterie » ?

    6. Bonjour
      Entre le ton paternaliste et condescendant de grosjean et l’aggressivité pleine de sous entendus vagues de zebu ….
      Je savais bien que mon post serait mal accueilli, les gens n aiment pas etre mis devant leur contradictions, mais à ce point là….
      Je n ai pas mis mes codes neuf pour la seule et unique raison que je n’en ai pas, j utilise macdo, c’est pas tres bon pour la santé, c’est pourquoi je ne suis pas la aussi souvent que j’aimerais, et quand à vos associations, elles n’ont pas pignon sur rue, elles sont faites pour les sédentaires, ou du moins ceux qui sont pratiques du coin. Or comme beaucoup maintenant en France,
      je suis nomade, c’est une tare dans ce pays, expate pour un court séjour dans la mere patrie comme on dit.
      Mais si zebu, tu es un vrai parano, la trouille de l autre prend des proportions inquiétantes dans ce pays, crois-tu vraiment que le monde est peuplé de hackers prets a sauter sur ton ordi pour piquer tes photos de vacances ?
      Je suis photographe itinérant freelance, j ai parlé de l’equateur , j aurais aussi bien pu parler de la turquie ou de la malaysie ou des iles du vanuatu, ou de la png, je corresponds avec des amis « indigenes » là-bas au fin fond de la brousse … ils ont internet par satellite, chez les « sous-developpés » … Incroyable comme l’occident se croit toujours au top du top inégalé.
      En bref c’est vraiment dommage de voir ici une si formidable infrastructure, tous ces hotspots dans le moindre village, et de rencontrer par ailleurs des tas de gens extremement frustrés de n avoir pas acces a internet. Un peu comme les gens qui dorment dans la rue et toutes ses residences secondaires inoccupées la plupart du temps. Mais c est une autre histoire, je crois, encore un sujet tabou même à gôôche, meme chez les grands changeurs de paradigme. Bisoux a tous

    7. @Sud

      j’aurais pas pensé paternaliste, mais on …

      Ceci dit, au final vous pensez aussi que la question du logement ou plutôt du mal logement au sens large est plus importante que l’accès internet, c’est déjà bien !

    1. La croissance, c’est comme le travail, il en faut, c’est même obligatoire, mais en même temps c’est impossible, il faut rembourser les dettes qui ont permis la croissance, et puis pour faire de la croissance il faudrait faire de nouvelles dettes, ce qui n’est pas raisonnable, à moins de prévoir un remboursement sur un millénaire avec un différé d’un siècle.
      Le travail, c’est comme la croissance, il en faut, c’est même obligatoire, mais en même temps c’est impossible, il faut augmenter les profits des patrons, des actionnaires et de ceux qui les servent, et pour donner du travail il faudrait renoncer au profit, ce qui n’est pas raisonnable, à moins de demander à ce que le travail ne soit plus payé et que ce soit le travailleur qui paye, en empruntant sur mille ans, mais sans différé.

      Debord, l’auteur préféré de Marlowe après son père, le vieux Raymond, a réalisé un film dont il a tiré un livre : IN GIRUM IMUS NOCTE ET CONSUMIMUR IGNI (Nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes dévorés par le feu)
      Mais comme la critique de Debord est passée de mode ou n’est pas utile dans les luttes d’aujourd’hui, il faut bien convenir que tout ce que radote Marlowe est périmé.

  19. Le gouvernement espagnol va restreindre les allocations chômage

    lundi 23 août 2010, 16:38
    Le gouvernement socialiste espagnol va restreindre les conditions d’attribution des allocations chômage, pour mieux inciter à la recherche d’emploi, a-t-il annoncé ce lundi, alors que le pays affiche le taux de chômage le plus élevé de l’Union européenne, à 20,09 %. Le délai pendant lequel un chômeur peut refuser des offres d’emploi et de formation tout en touchant une allocation sera réduit « de 90 à 30 jours », a déclaré à la radio Cadena Ser le ministre du Travail Celestino Corbacho. « Si quelqu’un refuse des formations ou des offres d’emploi il est dans une situation incompatible avec l’allocation-chômage », a-t-il ajouté. « Nous ne pouvons pas continuer avec un taux de chômage qui est le double de (la moyenne en) UE », a-t-il estimé.

    lesoir.be

    1. Le gouvernement espagnol, après le gouvernement grec, mais à une autre échelle, est chargé par le FMI, les marchés et les autres gouvernements de TESTER la résistance populaire, pour savoir jusqu’à quel point la domination peut aller.
      Le retour de la Révolution espagnole est programmé.

  20. bonjour mr jorion,

    j’avoue être un peu déçu, tous les partis cités sont classés à gauche en quelque-sorte, quand à cap21 pour moi ce n’est pas sérieux.

    et madame eva joly, des nouvelles? j’apprécie beaucoup cette personne.

    1. Eva ne sera pas élue président de la république en 2012, mais ne le répétez pas, c’est un secret que nous serons seuls à partager.

  21. est-il vrai que Paul Jorion manifestera au côté des Verts le 07 septembre ?

    quelles sont les consignes de François Leclerc concernant cette manifestation ? L’agitation des banderoles de la Charte devant les médias serait un excellent remède pour amplifier la diffusion de l’action ?

    la communauté du blog doit rejoindre les frères de la lutte !

    Crapaud rouge, crapauds verts, en avant !

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