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113 réflexions sur « LE MONDE ECONOMIE, LUNDI 10 – MARDI 11 JANVIER 2011 »

  1. (hors sujet)

    Etonnament, l’Esprit public sur FR CUlt dénigre allègrement le livre de Stephane Hessel, sous prétexte de « conservatisme », et de « faire société » autour du pessimisme ou quelque chose dans ce genre. Ne pas oublier donc que le libéralisme c’est le progrès… qu’on se le dise.

    Sur France Culture il est très rare que l’on doute de quelque chose, sauf à partir d’1 heure du matin. Les bonnes émissions (savantes) sont reléguée dans la nuit profonde.

    1. Sans doute n’écoutez-vous jamais France Culture de 12h30 à 12h50: le Journal de la mi-journée, modèle de concision, de hiérarchie, LE rendez-vous d’information radiophonique à ne pas manquer (pas de fait-divers, de people, de foot…), est souvent l’occasion d’entendre interrogées des « personnes qui doutent »… même avec leurs « certitudes », mais aussi des arguments, au moins de la pensée dominante (Paul Jorion, par exemple); c’est déjà beaucoup. Ceci dit, j’ai eu la même réaction que vous à l’écoute de L’Esprit public. Remarque (un peu) plus surprenante dans la bouche de Jean-Louis Bourlange que dans celle de l’animateur Philippe Meyer, ineffable membre d’un groupuscule d’extrême-centre. « Avant 1 heure du matin », écoutez ainsi/aussi (la liste est loin d’être exhaustive) Répliques par Alain Finkielkraut, Hors-Champs par Laure Adler, Du jour au lendemain par Alain Veinstein (et leurs invités), Les Nouveaux Chemins de la connaissance par Raphaël Enthoven, La Fabrique de l’humain par Philippe Petit. Franchement, si tout le monde écoutait France Culture, surtout avant 1 heure du matin, plutôt (au mieux) que France Inter, RTL (« toujours en tête »), Europe 1, Radio Monte Carlo (bétonne votre cerveau), ou pire encore (c’est possible) ces entreprises de crétinisation que sont NRJ, Skyrock, ou autre Chérie FM, le monde aurait fait un petit pas en avant. Je vous incite aussi, comme @hafidi jacqueline, à ne pas manquer Terre à terre le samedi de 7 heures à 8 heures.

    2. « Etonnament, l’Esprit public sur FR CUlt dénigre allègrement le livre de Stephane Hessel,… »
      Vous êtes si « étonné » que cela?

    3. Finkie, monsieur et madame Adler, Enthoven et quelques autres sont des néo-cons qui nuisent fortement à France Culture…Ils prouvent tous les jours le divorce entre savoir et raison, engagement et rationalité. Entre autres faits d’armes, ils ont obtenus l’éviction de Miguel Benasayag de l’antenne. Et sans doute, ce qui gêne le plus ces petites personnes, outre les deux pages pro palestiniennes (ou devrais je dire, anti coloniales) incluses dans le court essai « indignez vous », est le fait que M Hessel à 93 ans n’a jamais renié ses convictions humanistes.

    4. Je suis loin (Michel) de partager votre optimisme sur F Culture (exception faite c’est vrai de « Terre à terre », émission montée et organisée, ce qui est rare ; et le journal d’Antoine Mercier à la mi -journée, le meilleur sans doute) les émissions que vous citez.
      En effet une simple consultation du site http://www.acrimed.org/ qui analyse les médias (placez « Finkielkraut » dans leur moteur de recherche ! ) vous permettra un peu de distance…
      La parole des journalistes est souvent médiocre : ainsi ce matin J Clarini dit à JP Chevènement  » notre analyse de la dérive de la gauche vers le néo libéralisme à partir de 1983 est intéressante… » Ce à quoi l’intéressé répond heureusement : « non , elle est étayée  » !!

    5. Les mediacrates fonctionnant avec les ploutocrates main dans la main, le niveau a nettement baissé même dans les radio type France Culture …en tout cas en ce qui concerne la politique et le capitalisme fou …les uns étant en « service commandé », d’autres ne pouvant pas démordre de leur attachement viscéral au système depuis 30 ans, et refusant de voir le réel. Impossibilité d’une analyse critique. Un certain nombre ayant ingéré – atmosphère ambiante – la fabrique du consentement,et n’en ayant pas conscience, ne peuvent s’en désengluer.

    6. Le niveau sur France Culture a bien baissé depuis M Benassaiag. C’est effectivement devenu un repère de néo conservateurs, moulés dans la pensée « TINA » (there is no alternative).
      Il subsiste quelques poches de résistance et quelques invités faire-valoirs (comme Paul Jorion) mais ceux qui ont voix au chapitre au quotidien sont très orthodoxes sur l’économie libérale et ses bienfaits comme sur le rôle bénéfique des US et de leur alliés dans le monde. Il n’y a qu’à voir l’arrivée d’Hubert Védrine qu’on a connu plus inspiré il y a … une éternité !
      Ils ne se rendent pas compte comme ils font partie de la nouvelle Pravda avec cette notion de « bilan globalement positif » qui transparait de partout

    7. France Culture c’est pas le pire et je l’écoute régulièrement, même la tête au carré.
      N’oublions pas F Inter et Mermet, toujours au top comme ces 2 derniers jours +++ sur la finance et aussi des témoignages en direct de la Tunisie.
      Il nous faudrait la radio numérique pour accéder aux stations de la Suisse romande par exemple et bien d’autres qui nous changeraient du langage t’unique.

  2. L’Esprit public a aussi évoqué longuement le cas de la Hongrie, notamment sa démarche de nationalisation des fonds de pensions privés, sans indemnisation.

  3. oui, mais vous n’ignorez pas que « les investisseurs » sont en fait tous ceux qui ont des avoirs en banque, du plus petit épargnant au plus gros bien sûr. En « garantissant » leurs avoirs, il est exact que les pertes sont à nouveau collectivisées, et on charge un peu plus la mule. A l’arrivée, cela ne change pas le problème des insolvabilités.
    C’est, je le rappelle, une partie de mistigri où certains ont les bonnes cartes.

    1. On est bien d’accord

      TOUT est en train de leur filer entre les doigts.

      Ce serait amusant de pouvoir chopper quelqu’un comme DSK « live » dans une émission en prime time et lui poser la question sur la tromperie avérée par les propos de King.

      Qui osera ?

  4. La gravité de l’information contenue dans ce câble ne peut pas être exagérée.

    Pour le taux de chômage US, j’ai vu passer une information (pas noté la source) selon laquelle il est à 20 % si l’on comptait les chômeurs comme on le faisait dans les années 30. J’ai aussi vu passer une information s’étonnant que le taux de chômage est bloqué à 10 %.

    Dans ce cadre, je reste encore rêveur de ceux qui considèrent que Wall Street et le monde financier n’a rigoureusement aucune responsabilité de près ou de loin dans cette crise.

    Je déteste les trois choses ci-dessus. Elles reviennent à dire que l’on peut créer la réalité. Dans ce cadre, je trouve cela répugnant. Je me console en me disant qu’il existe d’autres cadres.

    1. Bonjour,

      Tout est dans la réponse de Jean Valjean. Normal, après avoir connu le bagne pour vol d’un pain… être devenu industriel de génie puis maire respecté, on sait tout sur la vie et ses réalités temporelles, et mêmes impermanentes. Ce pseudo est un art de savoir vivre à lui tout seul 🙂

      Cdt.,

    2. Ces gens arrivent à imposer leur réalité. Ce n’est pas La Réalité. Ce qui me choque est que leur réalité est celle qui dirige nos vies, notre monde. Ce truc marche quoique vous en pensiez. Ces gens sont au pouvoir et y sont bien accrochés. Donc leur réalité, selon le critère du succès, est la bonne. Le rapport des forces est en faveur de ces gens. Cela me fait croire que le critère de vérité est le rapport de forces. Le plus fort crée la réalité. La Réalité ne se crée pas. Mais alors où se trouve la limite entre ce que je peux changer et ce que je ne peux pas modifier. Ces gens ont passé les bornes mais ils ont le pouvoir. Donc, leur vision du monde peut être jugée bonne. Les faits sont en leur faveur.

      Allez voir là la parole d’un croyant dans cette réalité. Comparé à lui, le pape Benoît XVI ne croit pas en Dieu.

      Millesime,
      M’indigner ne va rien changer aux rapports de forces qui définissent la vérité. C’est le critère actuel.

      Jean Valjean,
      On peut créer plus d’une réalité. Allez voir du côté des religions, des philosophies, des partis politiques etc… Comment voulez-vos retrouver LA réalité dans ce fatras.

      VB,
      Vous répondez à ma critique de Jean Valjean. La réalité est humaine. Elle passe par les humains et par l’expérience humaine. Maintenant, que faites-vous quand vous êtes dépassé par la situation ? Jean Valjean est devenu un honnête homme quand l’évêque qu’il vole lui fait cadeau de tout ce qu’il lui a pris. Victor Hugo montre un volé pas du tout troublé et un voleur secoué jusqu’au fond de son âme, totalement changé en quelques paroles sérieuses et inouïes. Cette scène est aussi racontée en Chine dans le cadre du bouddhisme zen.
      Cordialement,

    3. « Il est des livres qu’on préférerait ne pas écrire. Mais la misère de ce temps est telle que je me sens obligée de ne pas continuer à me taire, surtout quand on cherche trop à nous convaincre de l’absence de toute révolte.

      Avec le naturel des saisons qui reviennent, chaque matin des enfants se glissent entre leurs rêves. La réalité qui les attend, ils savent encore la replier comme un mouchoir. Rien ne leur est moins lointain que le ciel dans les flaques d’eau. Alors, pourquoi n’y aurait-il plus d’adolescents assez sauvages pour refuser d’instinct le sinistre avenir qu’on leur prépare ? Pourquoi n’y aurait-il plus de jeunes gens assez passionnés pour déserter les perspectives balisées qu’on veut leur faire prendre pour la vie ? Pourquoi n’y aurait-il plus d’êtres assez déterminés pour s’opposer par tous les moyens au système de crétinisation dans lequel l’époque puise sa force consensuelle ? Autant de questions qui me sont une raison de ne pas garder le silence. »

      Annie Le Brun – Du trop de réalité.

    4. octobre dit :

      Merci octobre! ça fait du bien !

      Didier F dit :

      Se résigner n’est pas une forme de sagesse …
      Garder la capacité de s’indigner, c’est rester jeune ( les petits enfants : » c’est pas juste »!), après, en effet, il est nécessaire d’agir, même avec ses petits moyens et à son petit niveau.
      Au moins essayer. Je pense, à contrario du système ambiant, que dans la vie, on est tenu d’essayer, et non pas de réussir (forcément, s’entend).

      Dans un entretien de Stéphane Hessel, j’ai retenu, à peu près, ceci :
      … » Un Homme ( au sens humain ) n’est un Homme véritable que s’il a détecté ce sur quoi il peut faire agir son énergie. Le mot « résister » est trés important. L’indignation, au sujet des valeurs essentielles ( à ne pas transgresser ), doit pousser à l’action.
      S.Hessel est tout le contraire d’un gourou ( au sens sectaire du terme ); c’est le poids de sa vie qui parle . Les gens ordinaires entendent bien cela. S.Hessel est au dessus des contingences. Il alerte, c’est tout.
      Mais, ce peut être toute personne ayant « accompli » sa vie.

    5. Merci octobre,

      Ça fait du bien.

      Le succès planétaire de Disneyland montre que le coup de force est en train de réussir. Car ce ne sont plus seulement nos rapports à l’espace et au temps qui y sont manipulés. C’est notre pouvoir ancestral de nier l’un et l’autre au nom du merveilleux qui s’y trouve littéralement pétrifié. Aussi, le seul fait que le monde des contes de fées y soit réduit à la plus grossière réalité tridimensionnelle constitue une catastrophe comparable à la dévastation des grands ensembles forestiers.

      Annie Le Brun – Du trop de réalité.

      « C’est notre pouvoir ancestral de nier l’un et l’autre au nom du merveilleux qui s’y trouve littéralement pétrifié« . C’est la sagesse qui se rend compte que la pensée – la philosophie avec -, est prisonnière, qu’elle s’est coupé de l’individualité, du rêve, au point d’en arriver à considérer le rêve comme un accident infantile. C’est la tyrannie de la raison, qui est parvenue à ce que l’imaginaire se raisonne, à ce que le rêve de l’individu, la conscience qu’il a de soi, soit passée au crible de la raison avant de lui être rendue. La force de Big Brother est qu’on ne se rend pas compte de sa présence. Tout est fait pour tuer le rêve. Tout est fait pour éviter la prise de conscience, ce dernier rempart !

      Tain octobre, vous m’avez redonné le moral avec cette Annie-là ! Cette Annie-là !

      Tu vois Idle, lau, qu’il suffit de considérer le chemin pour qu’il existe. Bon, d’accord : il faut encore pour le moment passer par la voie officielle : écrire un livre, se construire sa notoriété, être écouté, puis entendu…pour que l’idée de considérer son propre chemin germe dans les esprits… Mais le jour où l’homme saura que c’est à lui d’écrire sa vie sur une page blanche et sans la pression du groupe, ce jour-là les arbres n’auront plus rien à craindre de cet animal qui aura enfin compris que ça ne lui servait pas à grand chose de péter plus haut que son cul, qu’en prison ce n’était pas une obligation de s’agiter pour se prouver son existence, mais qu’il pouvait au contraire suffire de s’interroger sur son existence pour se créer sa propre dynamique.

      Merci encore octobre. Et j’espère que quelqu’un tient les comptes de tout ce que nous sommes en train d’accumuler comme capital de découverte de nous-mêmes ! Parce que le jour où notre économie sera basée sur ce capital-là les intérêts seront non négligeables.

      Bonne journée.

      Annie Le Brun, si vous nous entendez…

    6. Pardon : il s’agit de cette Annie-là !

      Comme si le sérieux dépendait désormais de l’absence de toute référence sensible. Et c’est en cela que j’ai aussi parlé d’un retournement du langage au sens policier du terme, dans la mesure où celui-ci parvient ainsi à nous désinformer sur nous-mêmes en nous désapprenant à ressentir pour mieux nous désapprendre à discerner.

      Cohérence passionnelle de ce qui nous unit au monde et nous en différencie, cohérence passionnelle essentiellement singulière, surtout quand la collectivité ne se rappelle plus à chacun que pour nier la vie individuelle en la diluant dans la multitude de ses spectacles indifférenciés, sans doute pour mieux nous faire perdre de vue que nous devons la plupart de nos malheurs à ignorer ce qui nous lie à tout ce que nous ne sommes pas. Alors aujourd’hui, que nous sommes de plus en plus exilés, n’est-ce pas cette nouvelle cécité qu’il importe de débusquer par tous les moyens ?, je sais bien, en matière de révolte aucun de nous ne doit avoir besoin d’ancêtres, mais il est des pisteurs comme Jacques Hassoun qui nous rappellent l’éternité de cette contrebande, et c’est aussi cela la transmission.

      L’avenir du progrès est là.

    7. octobre,

      Vous me faites goûter à Annie Le Brun et à Odilon Redon. Deux inconnus absolument remarquables par leur texte et leur peinture.

      Je retiens de la première le « système de crétinisation dans lequel l’époque puise sa force consensuelle » et « on cherche trop à nous convaincre de l’absence de toute révolte ». Elle répond à cela par « je me sens obligée de ne pas continuer à me taire », pour des « adolescents assez sauvages » des « jeunes gens assez passionnés » et des « êtres assez déterminés ». Depuis ma perspective, je reprends l’idée que Jean Valjean m’a inspirée. La réalité est humaine. Un être humain peut en changer un autre par un acte inouï et simple. Les mots ne sont qu’un support. Ce qui m’apparait décisif est cet engagement d’un humain en faveur d’un autre.

      Je retiens du tableau d’Odilon Redon la lumière du personnage central. Elle est entourée de rouge puis de noir. Autour d’elle, tout est tourment. C’est même de la torture quand je pense à la façon dont Jeanne D’Arc est morte. Dans ce cadre, elle exprime paix et sérénité. Elle exprime également un caractère très décidé et intelligent. Ce calme et cette force ont été emportés par les puissants de l’époque. Mais elle a changé l’histoire avant de mourir. Elle a soulevé et réuni les ancêtres de ceux qui se nomment Français. C’est paradoxal. Elle a été tuée, a perdu la vie et a vaincu ceux qu’elle a affronté car elle a entraîné beaucoup de monde. Elle a transformé les rapports de force son époque.

      De ces deux personnes, je garde l’existence de gens de valeur ou de très grande valeurs, d’humains au sens le plus noble du terme. Je garde l’idée que ces gens peuvent être réveillés, mis en branle, remués, secoués, transformés par l’action d’une personne qui trouve quelques paroles ou actes sincères marquant son engagement. C’est un peu comme si une source de vie se trouvait en chacun. Cette source se met à couler si on y place un peu de son eau à soi.

      M,

      J’ajoute mes remerciements à octobre aux vôtres.

      J’accepte aussi que se résigner n’est pas une forme de sagesse. Je me sens simplement perdu face à ce que je vois. Je constate tristement qu’une partie de ma réalité est une création humaine insatisfaisante, que le sentiment d’insatisfaction est général, que l’impuissance est trop visible, que les relations humaines sont devenues mécaniques, qu’elles n’ont aucun sens, que les valeurs essentielles ne sont pas partagées, que je suis infiniment petit dans un monde aux mains de quelques puissants, que l’argent est devenu la vie et j’en oublie certainement d’autres.

      Face à cela, s’indigner est normal, clair, sensé et intelligent. Résister l’est aussi. Ce qui me tue est le mot « valeurs essentielles ». Si nous étions d’accord sur leur nature, j’y croirais. Nous pourrions agir. Mais de telles valeurs sont discréditées au départ car elles sont vues comme la source d’un système. Quand elles sont exprimées, elles me semblent incohérentes ou délirantes. J’ai bien une idée mais elle n’est pas défendable de façon rationnelle.

      Par exemple, je considère qu’être humain contient l’affirmation avoir une valeur infinie, une dignité absolue. Cette valeur, cette dignité implique la responsabilité de l’affirmer chez soi et de la soutenir chez les autres. Exercer cette responsabilité, c’est être libre.

      Ce point de vue s’oppose radicalement à l’idée que la liberté implique la responsabilité, qui implique la dignité (tiré entre autres de http://www.letemps.ch/Page/Uuid/45215c10-1c39-11e0-818c-243b17333d61/Le_lib%C3%A9ralisme_est_un_antidote_%C3%A0_la_crise_morale_de_lEurope). Ce point de vue s’oppose radicalement à l’individualisme. Ce point de vue rend l’argent secondaire par rapport aux humains.

      Bref, je pense avoir raison. Cet avis n’est pas partagé et je ne suis pas Don Quichotte. Je ne peux pas avoir raison contre tout le monde. D’où mes doutes. En plus, si mes idées sont inefficaces, j’ai une autre bonne raison d’en douter.

    8. Fab,

      Vous êtes arrivés pendant que je répondais à octobre et à M. Vous êtes toujours un plaisir à lire. Vous mélangez agréablement intelligence et sensibilité. J’apprécie. Vous me provoquez de façon tout à fait sympathique.

      Vous connaissez et citez Annie Le Brun du même livre. Je comprends son « coup de force » à travers ce que vous dites plus bas comme « la tyrannie de la raison » et ses conséquences.
      Dans ma compréhension de la question, je pense n’avoir que des capacités fort limitées. Je vois très vite et très souvent mon ignorance, ma faiblesse, mes erreurs. Je vois très vite la différence entre ce que je pense être vrai et ce que je vois ou reçois d’un autre. Je suis limité. Une réponse à laquelle j’ai cru longtemps est la Raison. Elle permet très souvent quelque chose de fantastique. Elle permet d’aller au-delà de ma vision, de mon savoir, de mes capacités. Vous décrivez très bien le drame de cette approche. Vous avez raison pour la prise de conscience. Être rationnel au sens du « coup de force », c’est perdre conscience.
      Toujours selon ma compréhension de la question. « Ecrire sa vie … sans la pression du groupe » me semble utopique. Je déteste Gustave Le Bon, mais il a observé quelque chose. Si vous prenez une foule, vous avez un comportement différent de ce que tous ses éléments auraient. Une belle explication de ce comportement est donné par l’idée qu’une foule se comporte comme un individu avec un conscient, un inconscient avec son ça, son moi et son surmoi (ou autre chose selon votre vision du psychisme humain). Le conscient est donné par la ou les personnes qui parlent. L’inconscient est donné par ceux qui écoutent et qui ont des sentiments. Si les gens dans la foule ne sont pas d’accord entre eux, il y a schizophrénie, etc… Tout ce qui est dit de la psychologie d’un individu se transpose à la foule. J’ignore la valeur de cette idée, mais elle pourrait bien tenir la route. Dans cette optique, la question devient comment avoir un groupe sain d’esprit. Dans cette optique, un individu dans le groupe devient une source de santé ou de folie. Dans cette optique, nul n’est une île. Par contre, échapper au groupe me semble illusoire. Pensez simplement à tous les gens nécessaires pour que la toile que nous utilisons marche. C’est un groupe.

      Annie Le Brun a de sérieuses références en sa faveur sur ce blog.

    9. Didier F,

      Merci. Ça fait chaud au cœur. Plaisir partagé. Je signe dès demain ce que vous avez écrit.

      Il ne s’agit pas d’échapper au groupe, mais à sa pression. Notre civilisation s’est spécialisée dans le clonage, ce qui est décrit et critiqué sur ce blog pour preuve : l’uniformité, la tyrannie de l’activité sociale, socialisante (pouah !), son économie unique et imposée.

      C’est à l’homme de construire la société en lui apportant son rêve sur la manière de remplir l’espace-temps dont il dispose, seule manière pour que la société s’enrichisse. Seule manière pour qu’elle accepte la diversité. Seule manière pour qu’en s’enrichissant par la diversité elle ne puisse plus s’opposer – pour sauver sa peau – à ce que chacun fasse le constat « qu’être humain contient l’affirmation avoir une valeur infinie, une dignité absolue. Cette valeur, cette dignité implique la responsabilité de l’affirmer chez soi et de la soutenir chez les autres. Exercer cette responsabilité, c’est être libre« .

      Cette vision, ce point of vue, se trouve chez tous les spécialistes sincères. Ensuite se pose effectivement la question de la foule et de sa psychologie, et c’est là que les (nos) avis divergent*.

      « Laisse-moi vivre ma vie, tolère-moi, enrichis-toi de mon expérience ! », crié-je au groupe.

      « Changeons les règles pour que chacun puisse s’épanouir, qu’il puisse vivre sa vie, être toléré, pour que le groupe puisse s’enrichir de l’expérience de chacun », disent les spécialistes.

      Le changement envisagé dans les deux approches est d’une telle importance, ça tient du système D, qu’il semble difficile voire complètement insensé de se passer de l’un ou de l’autre, l’histoire nous ayant montré l’inefficacité d’agir seul dans l’un comme l’autre cas.

      Cela dit, ce serait vraiment sympathique qu’Annie Le Brun nous rejoigne.

      Bonne journée

      * non, rien.

    10. Didier F dit :
      12 janvier 2011 à 09:48

      je ne parviens pas à l’article que vous postez …

      Je pense que l’on peut être « un » et solidaire …pour moi, ce n’est pas antinomique.
      un groupe de « un », de « je » …va faire un « nous », un « nous » qui, va pouvoir oeuvrer ensemble pour le bien commun, par ex. …
      « Je » peux décider de faire du lien avec d’autres « je » …
      « je »n’est pas mon nombril.
      « je » n’est pas « tout pour moi, et crèvent les autres » . Je pense qu’il y a tout simplement une question de limite dans tout cela …
      Il est donc question aussi du corps, dans tout cela . D’ailleurs, les mots ont du corps . Pas la nov-langue. Et aussi d’une certaine transcendance de l’homme …dont il n’y a pas à avoir honte. ce n’est pas ringard. Par transcendance, je veux dire, être capable, au moins, l’espace d’un instant, de surmonter …sa fatigue, sa détresse, sa lassitude …et de passer au dessus, pour agir.

      « on », indifférencié, ne le peut pas …rien n’a d’importance… »on », c’est la fusion ; mais, y a-t-il possibilité de responsabilité dans le « on » ? non, puisque l’autre, en quelque sorte est effacé …
      c’est là-dessus que table les gouvernements : sur l’indifférenciation, qui empêche la résistance
      , ne serait-ce que mentale, à tout abus .

    11. M,

      Je ne peux que vous dire trois mots : « Très bonne idée ! » Le « Je » dans un groupe s’affirme responsable. L’indifférenciation entre les personnes est totalement inhérente à notre organisation actuelle de la société. Voir des patrons de Goldmann Sachs et d’un autre groupe de financiers très riches s’annoncer comme simples intermédiaires correspond totalement à votre idée. La prise de pouvoir de ces gens se traduit par ce « on » fusionnel.

      Comment construisez-vous votre « Je » ?

      Pour le lien de l’article, le journal hôte a changé de politique. Il n’est plus possible d’y aller directement sans donner au minimum un nombre ahurissant d’informations sur votre personne. Si vous voulez y aller quand même, c’est le journal « Le Temps » et le titre de l’article est « Le libéralisme est un antidote à la crise morale de l’Europe » signé par un certain Philippe Nemo. Son approche de la liberté, de la responsabilité et de la dignité est parfaitement symétrique de la mienne. Il a d’autres déclarations que je juge hallucinantes au point que je me dis que le nom de Nemo est un pseudonyme. La photo ne prouve rien.

      Fab ,

      Si je comprends votre texte, vous ne voyez pas comment concilier les richesses des individus et le savoir des spécialistes. Les deux sont indispensables et inconciliables. L’idée du groupe assimilé à une personne me plaît. Cela ne signifie vraiment pas qu’elle est juste. Les spécialistes y seraient la partie logique de nos personnes. Les richesses personnelles seraient transmises à tous les contacts entre les membres du groupe. Tout cela est évidemment utopique.

      Vous me faites penser à une chose. Dans un groupe, chaque individu est limité par la présence des autres. Il serait impossible à chacun de fonctionner comme s’il était seul. Je vois à cet endroit une importante difficulté de mon idée. Cette limite rend les relations fusionnelles tout à fait possibles.

      Comment les éviter ? Je l’ignore.

  5. En espérant que vous ne soyez pas le seul écho dans les medias de cette information divulguée par wikileaks.
    Et les politiques dans tout ça?

    1. Les politiques, faut pas leur lâcher la grappe sur une telle révélation… vous, moi, tout le monde se doit de ne pas oublier.. de le leur rappeler, toujours… sans cesse

  6. Le vent maudit.

    Je l’entends me couper la parole
    Je le vois me couper le bout des doigts
    Je le sens brûlant dans ma poitrine
    Je le sais mauvais comme la tourmente.

    Le vent

    Le vent qui rue dans l’horizon
    Tellement de nuages pour demain
    En épilant sur son passage
    Quelques battures misérables

    Le vent

    Le vent qu’on maudit près du feu
    Le vent si fort venu des glaces
    Froid comme l’ombre des falaises
    Sec comme les vocalises d’un fouet

    Le vent

    Le vent qui gifle les drapeaux
    Dans des frontières illisibles
    Le vent meurtrier des clameurs
    La guillotine horizontale.

    1. Ne dites pas du mal des nuages.
      “L’épiderme du nuage – sa peaulustrée, portée aux nues par les poétes- reflète la suavité de sa constitution et la noblesse de son emploi : il colporte l’eau douce. Sans lui pas de vie sur la planète ». André Ar Vot

  7. C’est clair et sans appel.

    Et ça va mieux lorsqu’une personnalité telle que vous l’écrit.

    Après la crise des subprimes et de leur titrisation, les médias « autorisés » y allaient de leurs explications : les produits fomentés par les financiers sont tellement compliqués qu’eux mêmes n’y retrouveraient pas leurs kopecks etc. etc.

    Les Français eux, après avoir reçu le choc de la crise en pleine poire, sont restés un peu sonnés, puis se sont divisés en deux catégories :

    -> ceux qui préféraient croire à ces sornettes plutôt que de tomber en dépression en regardant les choses en face : quelques individus ayant mis à tous les postes clé leurs hommes de main, faisaient un hold up sur l’occident.

    -> ceux qui narquois, s’asseyaient sur ces explications dignes de conteur de bonne aventure.
    En effet, statistiquement, il ne pouvait pas exister que des idiots qui ne savaient pas ce qu’ils avaient fait.

    Aujourd’hui, il ne s’agit plus que d’une preuve par neuf. Mais morbleu ! qu’elle fait plaisir.

  8. Dans ce blog, par ce billet et en prenant le problème pas le biais de l’économie, certains prendront conscience qu’il y a un ou plusieurs groupuscules d’oligarques qui arriveraient à avoir un impact majeur et monstrueux sur le monde. Certains se rendront compte aussi qu’ils ont été aveuglés par la presse main stream, c’est très clairement énoncé dans ce billet.

    J’ai fait ce chemin il y a quelques années. Ma vision du monde a alors changé. D’éducation de droite classique, tout s’est écroulé. Je n’appartenais plus au camp des bons qui apportaient liberté et démocratie dans le monde. Oh non. J’ai re-visité l’histoire moderne avec un goût amer, réalisant que j’aurais pu comprendre cela, comme d’autres, bien avant. Les dossiers ne manquent pas. Quand le voile de la propagande s’efface, le tableau est sombre et sanglant. « Et si j’avais été allemand… » Le refrain me revient en tête, mais on peut maintenant enlever le conditionnel.

    Un de mes grands pères a fait de la résistance, torturé par les SS avant de finir à Dachau. L’autre a rejoint l’angleterre pour être mécanicien sur les bombardiers.

    Nous n’aurons pas cette chance. Nous n’aurons pas de combat. Le comportement des masses a été finement étudié, théorisé. J’ai bien lu le billet qui comparait notre époque à l’époque des révolutions. Mais c’était un comparatif différentiel, et non pas absolu. Je m’explique : à une certaine époque révolutionnaire, X% des riches possédaient Y% des richesses, et aujourd’hui c’est pire. Je pense que c’est une mauvaise approche. L’approche absolue plutôt : à l’époque, une grosse frange de la population avait faim ou avait peur de manquer de nourriture, à l’époque, ils avaient froid, un confort très faible, leur sécurité était précaire, à l’époque les forces du pouvoir étaient mesurées par rapport aux armes des citoyens ordinaires. Mais tout ceci a changé. Regardons la pyramide de Maslow ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins_de_Maslow ). Le premier étage est assuré pour 90% de la population. Pourquoi aller risquer sa vie ? De plus, que peut-on espérer contre des polices si bien équipées et entraînées ?

    Dans l’émission de Taddéi, Paul Jorion disait, en parlant de l’idée des retraits bancaires de Eric Cantona, qu’il y avait d’autres méthodes plus sophistiquées. Mais malheureusement, je ne crois pas. Je crois qu’il n’y a rien. Pouvez-vous empêcher TF1 de remettre en place un commis du pouvoir lors d’une prochaine élection ? Pouvez-vous amener une révolte ? Pensez-vous que la mécanique de la crise va nous entraîner dans une période assez sombre pour que la population aille risquer sa vie dans les rues ? Nous sommes tous ici crispés aux accoudoirs de nos fauteuils, à regarder le grand spectacle contemporain, en espérant que cela arrive.

    Je doute de tout ceci.

    Aller un autre refrain me vient, tout aussi joyeux : « je peux rien faire, spectateur du désespoir »

    1. Ne désespérez pas : le faim reviendra, grâce aux crises énergétique et climatique. Les inondations du Queensland donnent un avant-goût de ce que peuvent faire des catastrophes climatiques vraiment sévères : impact sensible sur la production minière et agricole. Et nous avons remplacé des millions d’agriculteurs par du pétrole : si le pétrole est hors de prix, que se passe-t-il ? On renvoie des millions de citadins aux champs, avec des boeufs et des percherons ?

    2. Bonjour thelast.

      La révolution avec les mêmes armes que celles employées par les délinquants politico-financiers : LE FRIC…
      Si le peuple affame financièrement l’état, ce dernier risque l’insolvabilité.
      Si l’état est insolvable, les banques n’ont plus de ressources et retombent dans la faillite où elle se trouvaient en 2007.
      Si les banques sont reconnues en faillite, de surcroît frauduleuse, la justice procède à la liquidation et la saisie de tous les actifs des actionnaires et investisseurs.
      L’état n’a plus qu’à nationaliser le système, en ayant récupéré la quasi totalité des richesses produites par les peuples depuis 40 ans et qui avaient été bradées, par la privatisation, au profit des nantis…
      Tout n’est pas perdu et vous aurez bientôt aussi votre part d’action pour changer les choses.
      Cordialement – Philippe

    3. Thelast
      C’est vrai que le présent billet de Paul est l’un des plus fort, l’un des plus clairs, donc l’un des plus désespérants. Mais vous nous dites avoir pris conscience de cela depuis quelque temps déjà, bien que non destiné à être un révolté. Reste donc un petit espoir que d’autres vous suivent.
      Mais il est vrai qu’à 2%, 6%, 10%, même 20% à être conscients de l’arnaque sociétale ne fait pas que l’on sente possible les nécessaires changements. Que peuvent faire ceux qui se trouvent dans cette situation de conscience du tragique du politique (une analyse superbe de ce tragique se trouve dans un article du philosophe Edouard Delruelle: « Faut-il prendre le politique au tragique? » : http://www.etopia.be/IMG/pdf/Politique_au_tragique.pdf )?
      Je crois que ceux qui s’en sortent le mieux (au sens psychologique du terme) sont ceux qui, malgré le pessimisme de l’intelligence, continuent à agir pour élargir le nombre de ceux qui ont pris conscience (en créant un blog économique super pédagogique et par interactif par exemple) et qui tentent d’échapper au système en renonçant à élargir les deux premiers étages de la pyramide de Maslow et en agissant dans les étages supérieurs. Les décroissants, les partisans de la sobriété volontaire, parfois décriés ici, sont de ceux-là. Échapper au système (partiellement s’entend, il n’y pas assez d’herbe sur le Larzac pour tous les apprentis bergers en puissance…) est une bonne base pour prêcher d’exemple autant que de paroles.

    4. @Alain,
      tant que les gens on assez de sous et ne manquent de rien ils refusent d’envisager la Réalité.
      Nous sommes d’affreux Cassande..

      Cette difficulté majeure a déjà été souvent évoquée mais est chaque jour plus tragique…

  9. Quelle différence entre « comploteurs » et « coteries » ? Elle est ténue : les premiers ont clairement l’intention de nuire, de s’attaquer à une cible, alors que les seconds prétendent vouloir le bien de tout le monde. C’est sans doute parce que les premiers ne mentent pas qu’ils doivent se cacher, les seconds pouvant avoir pignon sur rue parce qu’ils ne font que mentir.

    1. Et on en vient rapidement à comprendre pourquoi Wikileaks a tout avantage à conserver une grande partie de ses activités occultes.

    2. Dans l’essentiel de l’actu / Mediapart, mardi 11:

      « WIKILEAKS. La demande d’extradition de Julian Assange, le fondateur du site WikiLeaks, formulée par la Suède, sera examinée par la justice britannique les 7 et 8 février prochains. D’après son avocat, il risque la peine de mort aux États-Unis. Cette affaire n’arrange rien à la situation financière du site WikiLeaks, qui se trouve en difficulté et «ne pourra pas survivre au train où vont les choses», selon M. Assange dans une interview diffusée mardi par Europe-1, tout en assurant sur France Info qu’il continue «le combat». (AFP, Europe 1, BBC) »

  10. Mais qui a pu penser un instant que nous avions affaire avec des gens corrects???

    Prendre systématiquement LA mauvaise décision (toujours en défaveur de la population) , il fallait ëtre bien naïf pour penser que l’incompétence seule le justifiait….. Ou le ‘paternalisme’)

    Nous sommes dans un mortel rapport de force.
    Il faudra finir par intégrer cette donnée.
    Que cela plaise ou non.

  11. Bonjour Monsieur Jorion,

    Merci d’enfoncer le clou dans la thèse que nous étions quelques uns à défendre depuis le début de cette crise, a savoir que la situation infernale que vit l’économie ne pouvait pas être qu’accidentelle mais au contraire, n’est en fait qu’un plan savamment piloté par des gens, sans conteste, très compétents et ingénieux.
    Permettez moi d’ajouter que ce plan était tout à fait prévisible et visible dans la mesure où, l’appareil financier consommant le risque à produire du crédit « tout venant » à des particuliers ou TPME dont la solvabilité reste totalement aléatoire, mieux leur valait s’assurer de prêter, désormais, à des agents économiques dont les risques de faillite sont quasi inexistants : Les états.
    Quant au rempart, brisé, des nobles fonctionnaires à la vocation étatique irréprochable, vous avez raison : Sans nul doute, sans la complicité des élus décideurs, jamais ce nouveau système n’aurait pu voir le jour. C’est pourquoi je clame clairement, aussi, que les classes dirigeantes sont corrompues par la promesse d’une suite de carrière confortable offerte, par le financiers, au sein de « grandes » entreprises privées, cotées en bourse, dont elles ont aussi les commandes.
    C’est pourquoi je déclare également légitime tout acte de rébellion et désobéissance civile face à cette corruption organisée et légalisée.
    Et pour mettre un terme à cette délinquance d’état, sans le recours à la violence de la rue, la seule option reste de « l’affamer »…
    Merci encore pour votre billet de ce jour et tout l’excellent travail que vous fournissez depuis s longtemps, persuadé qu’il finira par porter ses fruits…
    Bien à vous – Philippe

    1. « Merci d’enfoncer le clou dans la thèse que nous étions quelques uns à défendre depuis le début de cette crise, a savoir que la situation infernale que vit l’économie ne pouvait pas être qu’accidentelle mais au contraire, n’est en fait qu’un plan savamment piloté par des gens, sans conteste, très compétents et ingénieux. »

      Relisez d’urgence mon texte : ce n’est absolument pas cela que je dis.

    2. Mille excuses, j’avais cru à un sous-entendu partant de cette conclusion :

      les instances dirigeantes faisaient-elles preuve d’incompétence ou de rouerie ? La réponse est claire désormais : il ne s’agissait pas d’incompétence.

    3. Il ne s’agissait donc pas, comme on le constate parfois, d’une ruse paternaliste permettant de faire valoir l’intérêt général contre des intérêts particuliers mal avisés, non, il s’agissait exactement de l’inverse : il fallait faire prévaloir l’intérêt particulier de la coterie à laquelle appartiennent ces preneurs de décision, contre l’intérêt général.

      Et pardon si je m’égare, mais, que comprendre du sens de votre présente phrase sinon que ce que je dis d’une autre manière ?

    4. @ Philippe Meoni

      Il y a une grande différence entre dire que les dirigeants nous ont précipité volontairement dans la crise (votre lecture) et dire que les dirigeants, une fois le monde plongé dans la crise, ont choisi de sauver la finance au détriment des citoyens (le propos de Paul). Dans le premier cas, vous faites du complotisme, dans le deuxième, il s’agît simplement de constater que les dirigeants défendent l’intérêt particulier au détriment de l’intérêt général. D’où la sentence de Paul : ils n’étaient pas incompétents, ils ont simplement fait preuve de rouerie.

    5. @ Julien,

      certes.
      Nous parlons bien, Philippe et moi , de ce qui s’est passé ENSUITE.
      Et là, même sur ce blog on a longtemps voulu croire que les décideurs ‘étaient incompétents et/ou ‘tout perdu’.

      Soyons clairs.

    6. Philippe
      Je crois deviner (?) que Paul aurait souhaité que vous finissiez votre 1er paragraphe par « …mais au contraire, n’est que la conséquence de l’addition d’actes égoïstes commis par les membres, compétents mais cyniques, du club des privilégiés qui profitent du système ».
      Me trompe-je ?

    7. Effectivement, je viens de relire attentivement pour me rendre compte que dans le texte, lorsque vous parlez de décisions, ce ne sont que juste celles relatives à dire ou non la vérité au public ?

      …tant les décisions prises contrevenaient à celles qu’il aurait fallu prendre…

      Cependant, n’ayant pas votre culture, ni votre niveau intellectuel, j’espère un peu de clémence de votre part quand à cette équivoque dont ma seule sottise est coupable…

      Bien à vous – Philippe

    8. Bonjour Julien,
      Merci de votre intervention cependant, je ne dis pas que les dirigeants (politiques) nous ont précipités dans la crise…
      Initialement, seules les banques l’ont fait pour avoir pris un risque qui s’est avéré en initiant le système des prêtes « subprime » qui leur a pété à la figure.

      C’est seulement ensuite, que les dirigeants ont empêché, de concert avec les financiers, le déroulement normal de la justice, laquelle aurait dû prononcer la faillite de la quasi totalité des banques américaines, dans un premier temps, suivies des autres banques occidentales détentrices de produits financiers toxiques.

      Et c’est là qu’il y a défense de l’intérêt particulier de la coterie, coterie dans laquelle les pouvoirs politiques ont été invités en échange des « bonnes décisions » qu’eux seuls pouvaient légalement prendre.

      De ce constat, il est naturel de déduire que la rouerie ne se borne pas à simplement taire une certaine vérité au public, elle est également employée pour ne pas expliquer pourquoi, pendant que se dégrade dramatiquement la situation sociale des états US et EU, leurs banques soient revenues dans le top 10 des sociétés qui ont fait des profits en 2009 et 2010 et qui continuent à distribuer des dividendes…

      non ?

      Bien à vous – Philippe

    9. Bonjour Alain A, effectivement, je vois que d’avoir voulu faire l’économie de redire une lapalissade, ce que vous exprimez du reste fort bien vous même, j’ai involontairement faussé la bonne compréhension de mon commentaire, et prie tous les lecteurs éventuels de m’en pardonner. Merci par avance.
      Cordialement – Philippe

    10. ? et si, par pur hasard, l’exercice et les conséquences
      d’une telle rouerie, coïncidaient avec quelque forme de prise
      d’encore plus de pouvoir, ou bien, osons l’inimaginable ! de prise d’encore plus de fric ?
      … encore faudrait-il en présenter les preuves
      et comment, alors, pourraient être désignées autrement que : rouerie,
      de telles pratiques ?

    11. « Il ne s’agissait donc pas, comme on le constate parfois, d’une ruse paternaliste permettant de faire valoir l’intérêt général contre des intérêts particuliers mal avisés, non, il s’agissait exactement de l’inverse : il fallait faire prévaloir l’intérêt particulier de la coterie à laquelle appartiennent ces preneurs de décision, contre l’intérêt général. »

      Paul Jorion, Julien Alexandre, comment définissez vous un complot ? Auriez vous peur d’être allé trop loin dans une dénonciation « populiste » du système en place ? C’est pourtant ce que vous faites à demi mot depuis le début de ce blog ! Je perçois comme un manque de clarté ou un frein à la volonté réelle de dénoncer ce système. C’est peut être dangereux ou ça peut le devenir ? Ben oui, mais il faut savoir ce qu’on veut !

    12. Bonjour domini CB

      Les preuves apparaîtront peu être un jour dans wikileaks.
      En attendant, il faut juste constater que malgré la banqueroute, le système financier fait encore plus de profits, répartit des dividendes plus gros, des primes hors norme à ses traders… D’où vient le fric à votre avis, puisque les volumes des crédits de financement des particuliers et entreprises, qui sont le principal support de revenus des banques, ont chuté en regard de ceux d’avant 2008.

      http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/credits-aux-entreprises-et-aux-particuliers-en-baisse-pour-la-1ere-fois-14-09-2009-638371.php

      Il faut juste se poser la question de savoir « à qui profite le crime » de voir tomber en déliquescence le niveau social des peuples d’europe, chômage, retraites, santé, sécurité sociale… pendant que les nantis ont vu leur fortune tant augmenter malgré la crise…

    13. @Philippe Méoni

      Il faut juste se poser la question de savoir « à qui profite le crime »

      Ouhla ! Dangereux de ce limiter à ce type de questions de mauvais romans policiers, d’abord simplement parce que quelquefois le crime peut très bien profiter aux innocents, ensuite parce que les criminels peuvent être des victimes innocentes (légitime défense), et enfin parce que le crime peut profiter à beaucoup de monde. Qui peut être légitimement désigné, en tout cas provisoirement et de toutes façons à son grand soulagement, comme profiteur du crime si ce n’est celui qui a vu ses comptes bancaires et autres, comme ses actifs immobiliers « bullés », protégés de l’effondrement grâce à l’intervention des États, pressés de s’interposer face à l’insolvabilité avérée du système par la gentry financière et capitaliste ? Des conspirateurs ? Des complotistes par dizaines de millions, aux US, en GB, en Suisse, en France, en Allemagne, en Belgique ou en Espagne jusqu’à Saragosse ? Où des canards sauvages qui préfèrent le chant des sirènes à celui des Cassandres et le glouglou que fait la soupe qu’on verse d

    14. « …Dans une plaine, assis et perdu ses pensées, il recouvre de son pied une pièce de 40 sous qu’un petit ramoneur Savoyard qui passait à ce moment, appelé Petit-Gervais, venait de faire tomber. Irrité par celui-ci qui cherchait à récupérer sa pièce, il le fait fuir. Quand il voit la pièce et réalise ce qu’il vient de faire, il est désespéré, se perçoit comme un voleur, et, pour la première fois après dix-neuf ans, se met à pleurer. Ce sera donc son dernier forfait et il décide de devenir un homme honnête…. »

      Vous n’avez pas répondu, à moins que raillerie ne vaille réponse ? Ce n’est pas moi qui ai créer un blog pour dénoncer les turpitudes de l’oligarchie en place, ce n’est pas moi, a priori, le donneur de leçon ! Vous semblez ne pas assumer ce que vous écrivez.

    15. Assurément, si Gulli n’est plus « vert », il n’est point rouge ! …

      Gulli craindrait-il pour ses éconocroques ?

    16. Il apparait que tant que les manettes seront aux mains des cyniques compétents, les périodes de paix relative comme les périodes de crise seront favorables à la concentration du pouvoir et des avoirs aux mains d’une minorité.
      Toutefois, les deux dernières années prouvent, me semble-t-il, qu’en période de crise, la stratégie du choc chère à Naomi Klein accélère encore la concentration des richesses et détruit les capacités de résistance des faibles. Pas besoin de thèse complotiste pour cela: le chaos favorise toujours les plus cyniques car les occasions de détruire (les autres) sont nombreuses et les protections sociales lentement élaborées volent en éclats.

  12. Bon, et après ?

    Que risquent-ils ces individus, sinon notre mépris ?

    La collusion entre les politiques et les financiers les rend invulnérables.

    Notre indignation est bien inoffensive ; ça doit les faire sourire.

    1. Bonjour Rébus.

      « Bon et après »… Bonne question à laquelle s’ajoute celle-ci :

      Qu’êtes vous prêt(e) vous même à faire pour que notre indignation soit plus offensive ?

      Êtes vous capable de résister, même pacifiquement et prendre le risque de conséquences sur votre existence ?

      Bien à vous – Philippe

    2. et oui après l’indignation ……

      en europe vu que les petits blancs ( dont je fais partie ) sont moins touché que les dernières générations d’immigration et leurs enfants ( presque 50% de chomage chez les jeunes des quartiers « difficiles » ) pour l’instant ça va pour le système

      car que sommes prêt à perdre en nous engaeant plus ?

      de toute façon, les élites ont déjà leurs petites dérivatifs tout prêts : chez nous c’est la marine , ailleurs ça sera quelqu’un d’autre ; de toute façon, les droites extrèmes attendent le feu vert des possédants.

      vision pessimiste mais au combien réaliste : n’est ce pas puisque tout sauf le communisme/socialisme/arnarchisme (mettez le terme qui vous convient ) !! vous ne voulez pas de la révolution, vous aurez la guerre extérieure et la guerre civile

      les élites n’ont que faire des peuples : il y a 100 maçons, mais il n’y a qu’un Minc . voilà le fond de leur pensée élitiste . Alors mener les peuples à la boucherie où est le problème. ça a toujours existé , ma bonne dame.

      sociaisme ou barbarie

    3. c’est que, voyez-vous, l’on ne fait pas de bonne gouvernance
      sans casser des êtres humains
      … ainsi en est-il aujourd’hui, de la réalité, ma bien chère Tina

  13. @ Monsieur Jorion,

    « Ce câble offre une réponse tardive à une question que l’on se posait alors, tant les décisions prises contrevenaient à celles qu’il aurait fallu prendre : les instances dirigeantes faisaient-elles preuve d’incompétence ou de rouerie ? La réponse est claire désormais : il ne s’agissait pas d’incompétence. »

    Je décode peut-être mal ?

    S’il ne s’agissait pas d’incompétence, de quoi s’agissait il alors??

    1. Relisez l’article ! Il s’agit de mentir aux peuples, Monsieur Jorion l’écrit par défaut, et c’est clair.

    2. Bonjour lau,

      J’avoue que moi aussi je me suis laissé surprendre par le « non dit » et cru avoir compris le sous entendu évident… Cependant, Monsieur Jorion dément ce sous entendu…
      Il serait dommage de ne pas en avoir une explication un peu plus éclairée.

      Bien à vous – Philippe

    3. @ Thierry Mercier,

      nous parlons bien de la même chose. Mentir au peuple, dissimuler.
      Et cela profite à qui ???

      Sinon, il faut me réexpliquer clairement les choses.
      Sans ambiguïté.

    4. @lau
      De rouerie, comme il est dit…
      Belle définition, tout à fait ad hoc, en particulier dans ses exemples littéraires, donnée par le dico de l’académie et le wiktionnaire :

      Rouerie : nom féminin

      1. Action de roué, tour de roué.
      * « Oui, nous nous avouons les ennemis de l’ordre, de cet ordre qui ne profite qu’à ceux qui, à force d’exploitation et de roueries, sont parvenus à empiler des millions dans leur coffre-fort. « (Virginie Barbet, dans le journal Égalité du 13 mars 1869; cité dans L’Internationale, de Oscar Testut , 1871)
      * D’ailleurs, autorisé par son état d’apprenti ministre à se permettre bien des roueries, le poète calculait tout ; … . (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
      2. Ruse, dissimulation, caractère d’un roué.
      * Une manœuvre pleine de rouerie.

      Synonymes de rouerie, du plus proche au plus éloigné, donnés par le Centre National de Ressources Lexicales sur son portail lexical :

      artifice ruse astuce truc finesse matoiserie roublardise habileté finasserie machiavélisme stratagème malice intrigue ficelle finauderie fourberie manège simulation sournoiserie maquignonnage malignité diplomatie cautèle bonhomie singerie

      Antonymes du substantif « rouerie », tous aussi valides :
      droiture ingénuité innocence simplicité

      Elle est pas riche cette langue ?
      On pourrait en trouver maints autres, synonymes, mais l’important est de voir que le terme choisi par Paul n’est ni le fruit du hasard ni de l’approximation. C’est le mot juste pour ce qu’il estime être l’interprétation juste à donner du câble Mervyn King / Kimmits / Tuttle et donc, par extension, des suites artificielles données par toutes les « autorités » au déclenchement effectif, constaté officieusement et dorénavant officiellement de la crise de solvabilité du système financier. Officiellement, veux-je dire, désormais et après mars 2008 pour le moindre historiographe de la crise un tant soit peu pertinent, ou innocent, non roué quoi…

    5. @ Philippe Mercier,

      je confirme : nous sommes sur la même longueur d’ondes :
      APRES le déclenchement de la Crise, TOUT n’a été que roueries -et
      le mot est faible- du fait des dirigeants aux ordres.

    6. @Philippe Méonie

      Pardonnez moi, mais entre la rouerie de décideurs défendant et vendant une version édulcorée de la crise pour défendre ex-post des intérêts particuliers et la volonté délibérée ex-ante de provoquer ne serait-ce qu’une crise de liquidité du système financier mondial, sans même parler de solvabilité, on a à peu près l’écart entre l’action d’un maquignon qui vend un mulet pour vainqueur du prix d’Amérique et un docteur No du monde équin qui s’amuserait à diffuser une pandémie mortelle pour la gent chevaline terrestre à seule fin de refiler ses baudets du Poitou immunisés et en stock dans ses écuries secrètes au fond de l’Antarctique… Il faut nuancer, un peu, un minimum, non ?

    7. Bonjour Gullirouge, merci pour ces précisions sémantiques… qui n’empêchent en rien, comme le dit lau, qu’ensuite, tout n’a été que rouerie…

    8. @Gullirouge

      Ce qui es embêtant, c’est que la mémoire fait défaut dans les blogs…

      Le banques inventent des subprimes qui leur pètent à la figure = la crise

      Je n’ai jamais dit que ce sont les dirigeants politiques qui ont provoqué la crise, je dis simplement depuis fort longtemps qu’ils ont contribué à masquer la vérité au public en concluant officiellement que cette crise est une crise de liquidité alors que le câble nous confirme que c’était, depuis le début une crise de solvabilité. Et parmi ceux qui étaient présents à décider, à ce moment là, de tromper le public, il y avait Robert Kimmitt, alors Sous-Secrétaire au Trésor américain, à savoir, un des dirigeants politiques US.

      Mais, que faut-il constater des suite de cette crise ?

      Que les banques ont fait encore plus de profit qu’en 2006 alors même que le volume des crédits accordés aux particuliers et TPME, principale ressource d’une banque, a chuté drastiquement.

      CQFD, c’est que le système banquier a banni le risque de ce type de prêts au profit d’un autre produit moins dangereux, le développement du financement des états, contre des intérêts de plus en plus exorbitants.

      Et là où les classes dirigeantes sont coupables de complicité et de corruption, c’est d’accepter sciemment d’appauvrir leurs peuples, de sacrifier le secteur public et la démocratie au profit des intérêts de la coterie. Et là encore, il y a rouerie lorsque ces chefs d’état disent encore une fois officiellement : TINA (There is no alternative)

      Et dans ce cas de figure, pour reprendre votre exemple hasardeux, le maquignon ne propage pas une maladie, il laisse simplement crever les chevaux les plus faibles qui coûtent trop cher en frais d’entretien, limitant ses dépense, pour qu’il lui reste de quoi continuer à faire la fête au fouquet’s avec ses potes…

      M’enfin, n’est pas théoricien de la conspiration qui veut, pas vrai ?

    9. @Philippe Méoni

      le maquignon ne propage pas une maladie, il laisse simplement crever les chevaux les plus faibles qui coûtent trop cher en frais d’entretien, limitant ses dépense, pour qu’il lui reste de quoi continuer à faire la fête au fouquet’s avec ses potes…

      Euh, je sais pas si vous êtes un expert de la conspiration mais en tout cas je sais que vous n’en êtes pas un de la parabole, et encore moins du maquignonnage pour en sortir une aussi énôôrme… Des maquignons qui laissent crever des bêtes plutôt que les vendre, Hé ! faut bien chercher, non ? Ça se trouve pas sous le sabot d’un cheval c’t’engeance, milladiou !

    10. … tout cela est bien compliqué décidément ;
      mais, Gullirouge, quand vous parlez du mulet,
      s’agit-il bien de l’animal issu du croisement du baudet
      et de la jument ?
      … ou bien, du poisson de mer

  14. Cher Monsieur Jorion,
    Avez-vous lu dans la presse française, depuis la publication de ce câble par Wikileaks, d’autres commentaires que le vôtre sur ce sujet? Moi pas… Silence assourdissant?
    Merci
    th M

  15. Au sujet de ceux qui ne pensent qu’en termes de « bien particulier », il me semble bien que Paul Jorion himself avait utilisé le terme « parasites ».
    Cette métaphore avait l’avantage de souligner « tout le mal que peuvent faire les parasites sur le dos de la bête », mais elle avait l’inconvénient, en terme animalier, de laisser penser, à ceux qui veulent essayer de penser, que ces vilaines bestioles « agissaient pour leur intérêt vital sous le coup d’une pulsion biologique inconsciente » — si l’on admet que la conscience est une propriété récente rattachée essentiellement au cerveau humain.
    Ne serait-il pas plus juste de parler actuellement d’association de malfaiteurs dont les actes nuisibles au bien général doivent tomber sous le coup de la loi, de la justice ?
    Oui, mais quelle loi ? Quelle justice ? Comment contrer ce holdup sur les peuples et les états ?
    En commençant, entre autres, comme le fait ce site par revisiter les fondamentaux sociologiques et politiques…
    En continuant peut-être nécessairement à revisiter quelques fondamentaux psycho-philosophiques
    sur la notion « d’individus dont la somme ferait le peuple » mais qui continueraient « à se vivre comme individu par essence » et donc avec le risque d’être prisonnier d’une pensée binaire « moi OU les autres » sans parvenir à la synthèse « moi ET les autres »…
    Avec une question pour terminer « où est mon véritable intérêt et que puis-je faire si je ne veux pas scier la branche sur laquelle je suis assis (la terre) et pouvoir vivre en paix avec mes congénères sans laisser faire leur attitude destructrice ?

  16. Tunisie: au moins 35 morts après les violences du week-end
    AFP

    « Le chiffre de 35 morts s’appuie sur une liste nominative mais le nombre total des victimes est plus important. » a déclaré la présidente de la Fédération internationale des ligues de droits de l’homme (FIDH), Souhayr Belhassen
    Le nombre de morts dans les émeutes en Tunisie s’élève à au moins 35, après les violences du week-end dans des localités du centre-ouest du pays, a indiqué mardi à l’AFP la présidente de la Fédération internationale des ligues de droits de l’homme (FIDH), Souhayr Belhassen.

    « Le chiffre de 35 morts s’appuie sur une liste nominative », a-t-elle déclaré. « Mais le nombre total des victimes est plus important. Ca tourne autour de la cinquantaine mais c’est une évaluation », a-t-elle dit.Le bilan humain de cette révolte sociale, enclenchée le 17 décembre après l’immolation par le feu d’un jeune Tunisien de 26 ans, a « tragiquement augmenté » après les manifestations pendant le week-end dans les localités de Regeb, Thala et Kasserine, a-t-elle ajouté.

    […]

    1. Bon, je crois que Ferguson pense qu’il faudrait plus d’État, en particulier fédéral, dans les universités et moins de financements privés pour sortir de l’impasse tragique de la collusion-corruption de la « science » économique officielle avec la finance et les intérêts « particuliers supérieurs ». Ok.
      Et Mme Pécresse comme notre président chéri, qu’est-ce qu’ils nous ont proposé (et imposé) comme nouvelle université dans la Loi de 2009 ? Entre autres friandises, ça :

      http://www.nouvelleuniversite.gouv.fr/-principales-dispositions-de-la-loi-.html?artpage=5#outil_sommaire_7

      Des partenariats renforcés et des ressources diversifiées

      Afin de diversifier les ressources des universités et de renforcer les relations des universités avec leur environnement économique et d’engendrer de nouvelles sources de financements, la loi met en place deux nouveaux types de fondations : les fondations universitaires, sans personnalité morale, et les fondations partenariales, réunissant les universités et d’autres organismes publics et privés intéressés par leurs activités de formation et de recherche. Elle encourage le mécénat en faveur des universités en assouplissant ou en étendant plusieurs régimes de réduction fiscale pour les dons effectués par les entreprises ou les particuliers en faveur de l’enseignement supérieur et de la recherche (financement des établissements, des thèses de doctorat, élargissement du dispositif de dation aux versements effectués en faveur de l’enseignement supérieur et de la recherche).

      Mais j’extrapole sans doute, rien à voir avec le schmilblick…

    2. Bien vu, Gulli pas vert,

      Mais le point de départ est si différent aux US (Harvard assis sur une montagne d’or, l’Ivy League…) et ici (Jussieu au hasard). On ne peut vraiment pas transposer naïvement ce qu’on dit sur les meilleurs facs US aux facs et labos français.

      Je n’ai pas de chiffre, mais par exemple on disait assez volontiers que le pôle Paris-Sud, capitale scientifique de la France était aussi le lieu de plus faible émergence de brevets et valorisations industrielle par chercheur (décennie 1990 2000) . Ne pas prendre cela au premier degré : il n’y avait pas d’hostilité des chercheurs contre la valorisation (Albert Fert en est une demi-preuve), mais surtout :
      —> il n’y avait jamais eu de discours dans ce sens tenus aux équipes de recherche.
      On ne peut critiquer des gens qui n’ont pas rempli une mission qu’on ne leur a pas dit de remplir.

      Ce qui risque de se passer, c’est effectivement un balancier renvoyé trop fort et avec un paramétrage très mal à propos. Comme on le voit sur l’ANR aussi, outil qui transforme le chercheur en hamster ou en cadre dépressif à la France télécom.

  17. L’importance du sujet de cet article paru dans le « Monde économie » aurait dû lui fournir la « Une », si le journal Le Monde avait un tout petit peu la volonté de sortir d’un clientélisme-consensus mou. Recherche qui lui fait donner indistinctement la parole : -à beaucoup d’économistes diverses qui sont en même temps conseils de banques et dont la liberté de parole est donc sujette à caution,- parfois simplement à des médiocres…

  18. et alors que fait on rien ? qu’est ce qu’on attend pour la révolution? Les tunisiens en ont le courage.
    Debout les français , au moins mourrez debout et non asservis.
    Allez aux armes citoyens. Allez , allez , c’est l’heure.

    1. bertrand dit :

      Nous attendons de suivre votre panache blanc !…

      Zétiez pas à la manif° il y a quelque temps : vous ai pas vu !

  19. A ceux qui épanchent ici leur fréquentation d’autres média, et louent des émissions :
    Je suis assez atterré souvent par la médiocrité de ce que je lis ou j’entends. Lire Paul Jorion se situe aux antipodes, par contre.
    Mais à lire ce blog, on dirait que bien peu savent décrypter le niveau de sérieux d’un écrit ou d’une parole. En effet , ne pas prendre la position institutionnelle de quelqu’un pour « argent comptant » est une nécessité : Sinon on lui délivre d’emblée un brevet de bonne conduite -voire de « bonne parole »- sous prétexte qu’il exerce en « haut lieu » . En l’occurrence, beaucoup d’émissions telles que l »Esprit public » sont d’une médiocrité effarante par les choix des sujets, l’absence de références dans ce qui est proféré, la banalité du fond des propos, la rhétorique pauvre, par le plagiat involontaire du ce-qui-va-de-soi, etc…

    1. Oui

      sur Fr Culture : C’est vrai que à « Répliques », l’immarcescible quart d’heure ou A F entonne son couplet « tout fout le camp dans l’éducation » a quelque chose d’obsédant comme le boléro de Ravel. D’une certaine façon c’est aussi beau qu’un jardin Zen, on sait que ca sera fait de petits cailloux, de grosse pierre et de bonsai, seule la syntaxe de la phrase du jour est une surprise.

      De mon côté, j’ai aussi été étonné du bas niveau des commentaires sur le texte récent (5 janvier) de B Stiegler à Libé sur le populisme. C’était du genre « va te faire voir au CNRS, t’es payé à la ligne ou quoi ». Que le texte de Stiegler ait des faiblesses, ce n’est pas impossible, mais prétendre qu’il n’apprend rien à personne et ne fait que blablater, c’est un peu fort de café.

      Le cas du blog de J Généreux (aux idées aussi très intéressantes) m’a laissé à moitié sur ma fin. Pas assez vivant aussi ?

      Mais enfin, je remercie encore F Culture pour m’avoir fait connaître Richard Sennett, le sociologue américain.

    1. Zont demandé pardon ? j’ai rien entendu ! …j’ai attendu, attendu, sont jamais venus, lai lai lai lai !

      A mon avis, le chef de choeur a des difficultés : veulent pas chanter à l’unisson : savent pas ce que c’est ! veulent chanter plus fort que le voisin-concurrent, commencent avant, démarrent après !
      quand il faut chanter pianissimo, vous font un mezzo Forte …Et puis les paroles ne leur plaisent pas :
      Faut dire que chanter : « Mea culpa, mea maxima culpa » ! C’est pas facile !

      Va falloir monter une chorale, et un de ces jours, les inviter à un concert :
      Que dites-vous du  » Dies irae »!

    2. J’ai vu deux nouvelles superbes dans ce domaine. La votre, où ce monsieur bien nommé Diamond, considère que la période des excuses est terminée. Dans ce domaine, ce monsieur a également déclaré que les gros bonus sauvent le secteur financier. J’en ai oublié une autre de ce calibre. L’autre disant qu’il faut remonter les taux d’intérêts car au niveau actuel, ils sont une incitation à l’emprunt irresponsable. Je précise que ce personnage considère la loi Dodd Frank comme une régulation au delà du tolérable.

      Les financiers sont de retour. Ils n’ont rien appris, nient toute responsabilité, se voient en victimes expiatoire d’une injustice que nous commettons et le font savoir.

      Je m’indigne et pose la question : « Est-ce que mon indignation fait avancer le schmilblick ? »

    3. ce ne sera pas simple …raison de plus pour ne pas se décourager …
      ni de laisser « avoir » par ces paroles d’un culot astronomique …

      cela me rappelle « Le mage » / Pierre Dac et Francis Blanche

      .. »- Si vous êtes si intelligent, dites-moi donc qu’est-ce que je dois vous demander à présent ? Votre Sérénité, pouvez-vous me dire, c’est très important, concentrez-vous, pouvez-vous me dire quel est le numéro du compte en banque de monsieur ?
      – Oui.
      – Vous pouvez le dire?
      – Oui!!
      – Vous pouvez le dire ?
      – Oui!!
      – Il peut le dire!!! Bravo! Il est extraordinaire, il est vraiment sensationnel. « …

  20. A priori,il y a encore des problèmes de liquidité.

    ( aimez vous le vin gullirouge?….. parce que vos commentaires ont un tanin qui m évoque un peu la « madeleine « de Bacchus.Vinteuil me direz vous. )

    1. Commodities,

      L’eau en est une. Il y a énormément d’argent à y faire. Ces entreprises sont réputées riches.

  21.  » Les défenseurs des intérêts particuliers l’ont emporté, sous le prétexte – né à Vienne et grandi au département d’économie de l’Université de Chicago – que l’intérêt général, même s’il existait, est impossible à définir, alors que les intérêts particuliers de ceux qui disposent des moyens de se faire entendre sont eux parfaitement clairs. »
    Tout à fait
     » There is no such thing as society » ( Margaret Thatcher)

  22. Merci Fab…Entièrement d’accord avec ce qui suit :
     » Cohérence passionnelle de ce qui nous unit au monde et nous en différencie, cohérence passionnelle essentiellement singulière, surtout quand la collectivité ne se rappelle plus à chacun que pour nier la vie individuelle en la diluant dans la multitude de ses spectacles indifférenciés, sans doute pour mieux nous faire perdre de vue que nous devons la plupart de nos malheurs à ignorer ce qui nous lie à tout ce que nous ne sommes pas. Alors aujourd’hui, que nous sommes de plus en plus exilés, n’est-ce pas cette nouvelle cécité qu’il importe de débusquer par tous les moyens ?, je sais bien, en matière de révolte aucun de nous ne doit avoir besoin d’ancêtres, mais il est des pisteurs comme Jacques Hassoun qui nous rappellent l’éternité de cette contrebande, et c’est aussi cela la transmission.

    L’avenir du progrès est là.

    Enfin des survivants au formatage, je n’ose y croire.

  23. Article concis, clair et net que j’ai particulièrement apprécié surtout pour sa pertinence sur l’intérêt général et l’intérêt particulier et qui rejoint ma propre conclusion depuis que l’on ferraille au sujet de Wikileaks : masquer la réalité, mentir, omettre oui, mais à la seule condition de défendre l’intérêt général et en aucun cas un quelconque intérêt d’un particulier.
    Sinon, nos élus qui sont à notre service (et non l’inverse), nous doivent une transparence totale.
    Il nous faut donc un porte parole à part entière et des conférences de presse effectives.

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