Envoyez par mail 'LE « PRINCIPE DU MARCHAND DE SOUPE »' à un ami

Envoyez une copie de 'LE « PRINCIPE DU MARCHAND DE SOUPE »' à un ami

* Required Field






Separate multiple entries with a comma. Maximum 5 entries.



Separate multiple entries with a comma. Maximum 5 entries.


E-Mail Image Verification

Loading ... Loading ...
Partager :

80 réflexions sur « LE « PRINCIPE DU MARCHAND DE SOUPE » »

  1. Excellent ! En particulier le rappel que le peuple devrait cesser de « croire » le boniment des marchands de soupe, cesser en fait de céder à leur chantage.

    A titre d’info, je rappelle que Eric Lombard, PDG de BNP-Paribas Assurance/Cardif, a lui aussi « commis » son laïus sur Eco89 : Finance folle : vous allez adorer la prochaine crise…. La même sauce qu’Alan Greenspan. Est-ce un signe que les grosses têtes montent au créneau ?

      1. C’est dans « La Règle du Jeu » si je ne m’abuse, que Renoir faisait une description époustouflante de ces serviteurs du château à ce point contaminés qu’ils singeaient les gestes et les pensées de leurs maîtres jusqu’à se les attribuer profondément.

        Et puis je me souviens d’une réaction de Greenspan (je ne m’intéressais pas alors aux dessous de la finance ) disant, en substance, que le système en place avait prouvé sa réussite, bien que des millions de gens soient plongés dans la misère.

  2. Même si je me suis précédemment pris les pinceaux au sujet de l’interdiction des paris sur la fluctuation des prix et des CDS, je suis toujours sceptique quant à l’opportunité d’interdire le financier d’intervenir sur tel ou tel type de marché.

    Ca me paraît plus les outils du marché qui permettent des comportements de joueurs . En ce sens, j’ai l’impression de me retrouver dans les propos de GREENSPAN, lorsqu’il dit que si les financiers n’ont plus le droit d’intervenir, ces paris seront faits par d’autres, voire même par ceux directement intéressés par le marché.

      1. Si je vous comprends bien, vous dénoncez l’inutilité du propos de Greenspan, et même celle de tout autre concernant la finance, celle-ci n’apportant rien au lien social, que l’on retrouverait si l’on cherchait de nouveau ce qui permet les un les autres de vivre ensemble, dont la source se trouverait selon vous dans le Verbe,

        Si tel est le cas, j’adhère à vos propos. Finalement, cela rejoint implicitement la conclusion de Greenspan selon François LECLERC:

        Progressant dans le domaine de la régulation financière, nous devrions nous interroger à propos de la relation – jusqu’à maintenant non démontrée – entre le degré de complexité de la finance et l’amélioration du niveau de vie.

      2. Antoine,

        Au contraire, la finance est une expression du lien social, du vivre-ensemble.

        Sur la forme : le salaire produit une monnaie excédentaire, qui dépasse la demande, qui la précède : c’est le déséquilibre vital au capitalisme : la croyance domine et précède l’existence. Les ponctions comme la finance entretiennent ce déséquilibre vital. Au même titre que vous et moi elles sont.

        Sur le fond : le capitalisme n’est pas une organisation (qu’)économique, mais Économique : c’est le vivre-ensemble. Qui s’exprime de manière économique, politique, éducative, etc. Sa mise en œuvre fut multiple : l’Ordre Divin avec ses Rois et Pharaons, l’Ordre Militaire, L’Ordre religieux, l’Ordre Salarial… : à chaque foi(s) la croyance précède et impose la demande – l’existence, et doit l’entretenir. Et si elle peut le faire c’est soit qu’on le demande soit qu’on s’en fout, qu’on sommes fous ?

        En pratique : je ne crois qu’en moi. Si vous êtes comme ça, téléphonez-moi : nous pourrons voir quelles valeurs de nos cosmogonies personnelles (c’est pas de moi mais ça fait sens !) nous souhaiterions partager, si nous le souhaitons. Et si éventuellement nous souhaitons échanger, et si cet échange doit être monétisé, alors nous pourrons faire appel au Salariat ! Avec en Superbonus un bulletin de candidature personnel et à personnaliser !

        Alors…tenté ? Non ? Alors en plus – si quelqu’un les a prévenues…- vous pourrez bénéficier de l’aide de deux bonnes âmes pour vous aider à passer le cap, avec expérience de l’humanisme garantie ! Je ne peux pas plus.

        Toujours pas ? Alors, et pour respecter le temps de parole, il y a des listes qui proposent un emploi rémunéré : c’est plus facile a priori et en plus on connaît le résultat !

        Nous n’héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants : c’est de l’anticapitalisme primaire. Bon, les catholiques, les africains, les écolos…c’est fait ! Et pour rejoindre les hindouistes : le dialogue c’est la vie, les fleurs ne se font pas toutes belles pour le même insecte : en ce sens nous nous sommes détournés de la nature, nous nous sommes déshumanisés : ne pas dialoguer sur l’ensemble de ses valeurs et de celles de l’autre mais se plier à une valeur commune imposée c’est considérer que la conscience de l’autre est figée et donc fournir la preuve que la sienne l’est : c’est antidémocratique, antihumaniste.

        « … et celui-là est-il honnête qui résiste à son génie ou à sa conscience, pour le seul amour de ses aises et d’une présente satisfaction ? … Car l’homme s’est lui-même enfermé jusqu’à ne plus rien voir qu’à travers les fissures étroites de sa caverne. » (William Blake)

        Merci.

      3. Bon, ben donc on n’a pas les mêmes vues sur les choses alors.

        Ca ne m’empêchera pas de vous lire 🙂

        Cordialement
        Antoine

  3. Entendu ce matin sur BFM lors d’un trajet en voiture:

    La Fed manipule le cours du marché, c’est flagrant, elle créée autant d’argent que nécessaire pour que l’on continue de nous dire regardez le cours monte c’est bon signe c’est donc que les difficultés sont derrière nous, mais il n’y a que 5% d’acteurs, principalement les hedge funds avec leurs machines aveugles et ultrarapides qui continuent d’acheter pour faire monter le cours, les autres acheteurs n’ayant pas d’autre choix que d’acheter car rater l’opportunité serait une faute grave; tandis que l’on prévoie une inflation à 6% cette année et que l’on s’en réjouit car les consommateurs, effrayés par l’augmentation des prix à venir, vont consommer tout de suite en prévoyance et donc relancer la machine…

    BFM: mieux que rire et chansons, même sans chansons…

      1. Le capitalisme à l’agonie

        NON
        les gents à l’agonie..

        désolé pas lus votre livre ,mais faut mettre le thermomètre la ou il faut…

        vous savez bien que nous savons pourquoi?

        respectueusement

  4. Je ne résiste pas à livrer deux passages de la fin de l’article cité par Paul, qui témoigne de la pensée acérée de son auteur (traduit rapidement par mes soins).

    Le problème est que les régulateurs, et tout le monde est dans le même cas, ne peuvent jamais avoir plus qu’un aperçu sur le fonctionnement interne du plus élémentaire des systèmes financiers modernes. Les marchés concurrentiels d’aujourd’hui, que nous sommes prêts à le reconnaître ou non, sont mus par une version internationale de la «main invisible» d’Adam Smith qui est irrémédiablement opaque. A de rares exceptions près (en 2008, par exemple), la «main invisible» globale a été à l’origine de taux de change, d’intérêts, de prix et de salaires relativement stables.

    Dans la plupart des marchés financiers réglementés, une écrasante proportion des interactions n’est jamais visible. C’est la raison pour laquelle l’interprétation du comportement des marchés financiers contemporains est soumis à une si vaste variété d’«explications», par opposition aux sciences physiques où cause et effet reposent sur des fondements.

    Est-ce que la réponse qui doit être apportée à la finance moderne complexe consiste à revenir aux pratiques bancaires d’il y a un demi-siècle ? Cela n’est pas possible, si l’on veut maintenir les niveaux actuels de productivité et de niveau de vie. Pendant les années d’après-guerre, le degré de complexité financière s’est complexifié avec l’accroissement de la division du travail, la mondialisation, et le niveau technologique.

    Mesure de cette complexité, la part du produit intérieur brut consacrée à la finance et les assurances a augmenté de façon spectaculaire. En Amérique, par exemple, elle est passé de 2,4% en 1947 à 7,4% en 2008, puis même à 7,9% lors de la sévère contraction de 2009.
    (…)
    La question épineuse à laquelle les régulateurs sont confrontés est, face à cette importance croissante de la finance, de savoir si celle-ci a été une condition nécessaire à la croissance au cours du dernier demi-siècle, ou une simple coïncidence. Progressant dans le domaine de la régulation financière, nous devrions nous interroger à propos de la relation – jusqu’à maintenant non démontrée – entre le degré de complexité de la finance et l’amélioration du niveau de vie.

    1. « A de rares exceptions près (en 2008, par exemple), la «main invisible» globale a été à l’origine de taux de change, d’intérêts, de prix et de salaires relativement stables. »

      A de rares exceptions près, les centrales nucléaires japonaises sont sures
      A de rares exceptions près , B Maddof offrait de très bon retours sur investissements.

    2. L’amélioration du niveau de vie de qui?
      La productivité pour qui?
      Face à une main invisible, autant fermer les yeux…

    3. pardonnez moi svp…

      Faire courir les fourmis humaines le plus vite possible, le plus dans tous les sens possible et le plus … inutilement possible.

      c’est un peut ce qu’explique votre post .

      vous allez pas m’en vouloir ,merci

    4. On pourrait même s’interroger sur la finance depuis qu’elle est passée aux transactions électroniques, et plus spécialement la spéculation, et le niveau de vie, ça risque de ne pas être triste.

    5. Peut-être que nous devrions nous interroger à propos de la relation – jusqu’à maintenant non démontrée – entre le degré de complexité de la finance et l’augmentation de la température sur mars… mais quel pitre!

      Le pire c’est clairement que ce type a l’air de croire aux conneries qu’il débite; alors même que toutes vertus du colonialisme -passé et contemporain- mises à part, les 30 glorieuses se sont aisément dispensé du parasite financier pour nous démontrer la corrélation bien moins hasardeuse entre 30 piteuses et finance hypertrophiée.

      Ce type est un illuminé! Peut-il concevoir l’odeur du paysan indien suicidé au Round up et celle de la neige artificielle à Dubaï sans ciller?

      La vie ne s’est pas partout améliorée. Elle a changée.
      Et la finance ne s’est pas complexifiée. Elle s’est sophistiquée, à dessein.
      Ce ne sera pas suffisant: la fin de son règne approche. Tant mieux!

    6. Yves Smith, auteur d’Econned et du blog Naked capitalism, aujourd’ hui

      « What about those regulators? Never never can they keep up with those clever bankers. Greenspan airbrushes out the fact that he is the single person most responsible for the need for massive catch-up. Not only due was he actively hostile to supervision (and if you breed for incompetence, you are certain to get it), but he also gave banks a green light to go hog wild in derivatives land. And on top of that, he allowed banks to develop their own risk models and metrics, which also insured the regulators would not be able to oversee effectively (there would be a completely different attitude and level of understanding if the regulators had adopted the posture that they weren’t going to approve new products unless they understood them and could also model the exposures).

      And the most important omission is that the we just had a global economic near-death experience thanks to the recklessness of the financial best and brightest. You’d never know that if you read the Greenspan piece, which merely argues against the idea of restricting financial activity under the guise of objecting to certain provisions of Dodd Frank.

      I keep referring to this passage of a 2010 paper by Andrew Haldane, the Executive Director of Financial Stability for the Bank of England because Greenspan, the Administration, and other banking industry cheerleaders keep pretending that the crisis was a mere blip and their ongoing propagandizing needs to be countered:

      Table 1 looks at the present value of output losses for the world and the UK assuming different fractions of the 2009 loss are permanent….

      As Table 1 shows, these losses are multiples of the static costs, lying anywhere between one and five times annual GDP. Put in money terms, that is an output loss equivalent to between $60 trillion and $200 trillion for the world economy and between £1.8 trillion and £7.4 trillion for the UK. As Nobel-prize winning physicist Richard Feynman observed, to call these numbers “astronomical” would be to do astronomy a disservice: there are only hundreds of billions of stars in the galaxy. “Economical” might be a better description.

      It is clear that banks would not have deep enough pockets to foot this bill. Assuming that a crisis occurs every 20 years, the systemic levy needed to recoup these crisis costs would be in excess of $1.5 trillion per year. The total market capitalisation of the largest global banks is currently only around $1.2 trillion. Fully internalising the output costs of financial crises would risk putting banks on the same trajectory as the dinosaurs, with the levy playing the role of the meteorite…… »
      In other words, the financial system as it is presently constituted is so destructive to society at large that very radical interventions are warranted to reduce the costs it imposes on others. To put it another way, it is an extraordinarily inefficient at looting. And Haldane’s core observation, that severe financial crises result in permanent output losses (more colloquially, a permanent reduction in the standard of living) is not controversial. And I’ve recently corresponded with Haldane and he stands by this rough and ready estimate… »

    7. A la lecture de la traduction, j’ai l’impression d’y voir l’aveu d’une personne qui, toute sa vie, a plus subi les événements qu’il ne les a orientés,et a pris pour son compte les succès de son irresponsabilité, ne pouvant crier haut et fort l’imposture… Ce qui devait l’arranger.

      Car prétendre que la régulation, c’est ajouter du magma à la nébuleuse, c’est pour ainsi dire affirmer que l’emprise sur la finance qu’on lui a attribué, il ne l’a jamais eue.

      Je suppose que, comme bon nombre d’entre nous, ses décisions quant à sa vie professionnelle n’ont pas été fait par choix rationnel… Son père était agent de change il me semble. Et comme la voie tracée semblait lui convenir à merveille, comme il a dû toujours être encensé dans son entreprise, biaisée dès l’origine, pourquoi se remettre en question…

      Jusqu’au jour on il est l’heure de se retourner, pour constater l’inutilité de tout ce qu’il a prétendûment pu effectuer. Et ainsi, il est vrai de prétendre qu’on ne peut lui attribuer la situation actuelle, qui aurait pu être tout aussi catastrophique avec un interventionnisme accru.
      D’ailleurs, qui oserait aujourd’hui prétendre le contraire? Qui oserait dire que si l’on avait pas laissé filer la finance, les régulateurs ne seraient eux même pas devenus des filous?

  5. On sent un « brin », sinon de colère, au moins d’énervement contre Greenspan… et c’est trés sain !
    Ce genre d’individus, pur produits du système, ont (semble avoir ?) un pouvoir énorme…. mais ne sont pas élues. Le jour où l’on aura fait rentrer la démocratie dans l’économie et les entreprises, un grand progrès aura été accompli…………………………………………..

  6. Greenspan a douté un instant. Il y a un très fameux moment où il a admis avoir observé une erreur dans son système. Maintenant, son système est « rétabli ». Il peut donc jouer au sage. Il peut continuer à vivre selon ce qui l’a conduit toute sa vie durant et l’a amené à de très hautes fonctions.

    Vous demandez à ce que les soeurs ne soient pas seules au casse-pipes. Elles appliquent une parole aussi simple que terrible dit parfois le principe de Mathieu. Paraphrasé, il dit qu’entre Dieu et l’argent il faut choisir. Que l’argent est un mauvais maître et un bon serviteur. Toute la finance moderne n’est pas chrétienne dans ce sens. Elle sert l’argent.

    Les lobbys vont rétamer ces soeurs. Mais dans ce domaine, ces soeurs et les autres auront posé un acte avec lequel je suis totalement d’accord. Dans la religion que je connais, il n’est pas nécessaire de gagner pour être dans le juste. C’est être dans le juste qui est demandé, pas le reste. Ces soeurs affirment qu’il faut choisir entre Dieu et l’argent.

    Rome est obligée de suivre. Moi, je dois être avec elles. J’ignore comment. Mais s’il y a un chemin, je suis disponible. Naturellement, un affrontement direct entre le Vatican et Wall Street amènerait des temps très durs pour l’Eglise. Mais je me demande si ce serait pire que maintenant.

    En plus, elles sont dans le juste et disent la vérité. Aller là contre est aussi une très grosse prise de risques. Aller là contre, c’est s’assécher soi-même, devenir une sorte d’ombre de soi-même, une sorte de simulacre d’humain. Le prix est une perte de toute créativité, de toute exploration des chemins de traverse, de toute sortie d’une impasse. Wall Street va gagner. Mais elles ne seront pas mortes. Wall Street le sera.

    Je me demande ce que Wall Street fera pour continuer à imiter la vie. Des congrès où des perroquets réciteront une leçon. Des congrès du PCUS sont célèbres pour cela.

      1. Il y a plus de Paris là-dedans que si l’on voulait recoller tous les morceaux éparpillés partout dans la mémoire et le temps. La ville était plus boisée, davantage de grands arbres, maintenant ils n’y en a que des petits (Etoile) et les arbres autour du Panthéon n’existent plus en tout cas je ne les vois pas. J’y étais le 19 mars…

        C’est triste !

        Etonnant qu’avec du matériel si mauvais on arrive à rendre plus de poésie qu’avec une caméra moderne ! Filmer la fontaine de la Concorde aujourd’hui, quel intérêt ? Ce film fait de chaque objet une gravure, une estampe à l’eau forte.

        merci idle 🙂

      2. « Paris, ville de plaisirs, où les quatre cinquièmes des habitants meurent de chagrin. »
        Nicolas de Chamfort

      3. Excellent octobre… pareil pour Henry Miller (T du Capricorne) et …Der Rosen Kavalier, qualifiant Paris de désert humain.

  7. C’est que les marchands reviennent envahir le temple aussitôt qu’on a le dos tourné : ils encombrent désormais les couloirs à New York, Chicago, Londres et Bruxelles. Moïse en a pété les plombs, Aristote a crié casse-cou, Jésus-Christ, l’agneau de Dieu, s’est transformé en casseur. Comme on l’a vu, les Sœurs de la Présentation et de la Très Sainte Vierge Marie prennent le relais et montent au créneau. Il ne faudrait pas qu’elles s’y retrouvent toutes seules.

    Elle ne sont pas seules, Jorion de répéter à l’envie

    interdisons les paris sur les fluctuations des prix.

    😉
    J’espère qu’il existe quelque part un Jorion ou une Jorionne, travaillant dans une grosse agence de com, ne marchant pas dans leur combine et qui viendra nous dire comment une partie des propositions de lois et d’amendements sont aujourd’hui conçus et rédigés puis glissés dans les mains de tel ou tel député pour aboutir dans les textes de lois. Certains appellent ça du lobbying, mais je crois qu’il s’agit aussi d’une des mille et unes façon dont les marchands du temple colonisent la cité au profit d’avantages particuliers. Etonnant après ça que la défiance s’accroîsse? Tout ça pour se payer une Roll-ex avant 50 ans!

    1. J’entends et je réfléchis fortement à ces dernier propos, M Martin

      J’ai eu l’occasion il y a a qq mois de proposer de m’y coller avec l’aide de qui voulait ici car votre serviteur fait (un peu) de communication et de marketing. Notamment à l’attention des politiques.

      J’ai reçu ici même sur ce blog une volée de bois vert dont je me souviens encore.

      Je continue pourtant de prétendre qu’il y a bien 2 métiers à distinguer entre
      – les penseurs qui s’expriment ici et dont je ne prétends pas hélas avoir le quart du talent,
      – et les abeilles dont je prétends être, qui mettent en valeur les pensées des premiers et les promeuvent à travers l’éveil du désir chez leurs consommateurs.

      Les secrets d’une idée qui remporte l’adhésion avec fulgurance :
      – son évidence,
      – sa séduction dans l’élégance et l’esthétique
      – le lien direct entre la réponse qu’elle apporte et les enjeux qu’elle sert
      – la justesse de son positionnement, ni trop intello, ni trop émotionnelle
      – le débat qu’elle suscite dans les conséquences positives/négatives de son adoption
      – bien souvent une pointe d’humour

      Nos démocraties sont ainsi faites que c’est nos députés et nos sénateurs qu’il faut séduire. C’est le rôle même des lobbies tant décriés ici.

      Soyons un lobby efficace, pas seulement un foyer de réflexion.
      Je veux bien recommencer à faire des propositions, ça vous intéresse ?

      A vous lire.

      1. @ Thom Bilabong

        Je comprends qu’il soit difficile d’entendre que certains intellectuels (la plupart dignes de ce nom) ont le sentiment de trahir leur pensée lorsque celle-ci ne se conçoit plus seulement comme rationnelle mais comme outil de propagande.

        et les abeilles dont je prétends être, qui mettent en valeur les pensées des premiers et les promeuvent à travers l’éveil du désir chez leurs consommateurs.

        Cet extrait de votre message est assez emblématique du fossé qui peut exister : certains souhaitent subvenir aux besoins des gens, là où votre approche est de manipuler les émotions en créant du désir chez des consommateurs.

        J’étais de cette « volée de bois vert » (bienveillante pour ce qui me concerne). Je n’ai pas changé d’avis, on ne gouverne pas les pays et les gens avec des Powerpoint.

      2. C’est directement avec Paul Jorion qu’il faut travailler, vous ne trouverez dans les commentateurs de ce blog que des pessimistes qui se complaisent dans leur impuissance.

      3. Hem hem, Thom Bilabong, je n’ai pas été assez clair dans mon comentaire. Si je partage l’idée que certains penseurs, comme PSDJ ont besoin de traducteurs, certains autres comme Paul Jorion n’en ont pas vraiment besoin pour être compris. Ce que je voulais dire va plutôt à l’encontre de votre proposition, à savoir qu’aujourd’hui, un certain nombre de projets de lois et d’amendements émanent de grandes agences de communication qui les rédige et recherche des députés pour faire le portage. Je trouve cela plus que critiquable parce que cette façon de faire opère un mélange entre politiques et marchands qui me semble faire partie des raisons pour lesquelles on assiste à une forte défiance vis à vis de nos élites.
        Quand je souhaite qu’un clone de Paul Jorion travaille dans une agence de communication, c’est pour qu’il en sorte, de même que Paul Jorion est sorti du milieu financier, afin qu’il nous en fasse une critique de l’intérieur.

      4. Bon, je reprends.

        Ce n’est pas parce qu’une idée est bonne, par ex la fin des paris sur les fluctuations de prix à laquelle je crois beaucoup (l’interdiction, pas la fluctuation)
        1) qu’elle va nécessairement être mise en application
        2) qu’elle va être rapidement et efficacement mise en application

        Il suffit de bons et loyaux passéistes, bien « larbinisés » pour reprendre les termes du dernier clip désopilant en vogue, pour que rien ne bouge.
        Ce n’est pas aux systémiciens et autres anthropologues que je vais l’apprendre.
        A quoi servent les Spin Doctors à votre avis ? A ne servir justement que les intérêts de ceux qu’ils servent par la communication (ou la manipulation). Après, le mal est fait. Durablement.

        Je crois beaucoup à ce qui est dit ici et à la nécessité impérieuse de mise en action. Je ne peux pas me contenter de commenter sans fin. Désolé, je suis « opérationnel », c’est ainsi. En revanche, je sais me battre avec les armes des fameux Spin Doctors et les Lobbies.

        Autant le faire au profit de ce en quoi je crois comme ce qui est dit ici.

        Bon assez de paroles, des actes.
        Je m’y mets et proposerai dans quelques temps 2 ou 3 idées à faire relayer dans les bons…relais.

        A bon entendeur.

      5. Thom Bilabong,
        je n’ai rien contre mettre votre expertise en comm pour faire avancer efficacement la mise en pratique de règles d’intérêt général, c’est une démarche politique.

        Ce que je pointais, c’est la démarche de comm à des fins marchandes, donc pour des profits particuliers, qui vient interagir avec l’appareil législatif qui est censé se préoccuper de l’intérêt général.

        Bonne chance dans votre démarche pour laquelle je crains de ne pas être en mesure d’avoir la moindre utilité, ne connaissant ni les méthodes ni les circuits ad hoc.

      6. @Claire :

        vous ne trouverez dans les commentateurs de ce blog que des pessimistes qui se complaisent dans leur impuissance.

        Nôôôôôn ?! Pas moi en tout cas ! Je suis de loin le plus optimiste et le plus entreprenant des « commentateurs de ce blog » !…

      7. Claire agite un chiffon rouge provocateur apte à redresser la virilité de tous les commentateurs et qui fonce droit dedans: le crapaud rouge! Ah la vie des bêtes!

      8. @ J A et d’autres
        Remettons les pendules à l’heure.
        Le marketing « noble » que je défends est exactement le contraire de ce que vous décrivez.
        Il ne s’agit pas de manipuler les esprits et les désirs pour arriver à des fins plus ou moins avouables, voire utiles, à ceux que l’on cherche à satisfaire. Ça, c’est le marketing « de l’offre » de papa dans les 30 glorieuses. On habillait de la camelote pour la vendre davantage mais elle répondait à de tels besoins insatisfaits que tout se vendait. Surtout la cochonnerie (pourtant je voue une passion sans borne au cochon, surtout le cochon de lait :)).

        Dans la société où nous sommes aujourd’hui, où les offres pullulent, seules les entreprises qui savent identifier et satisfaire les besoins survivent et cartonnent. N’allez surtout pas croire que leurs succès sont dus au hasard, vous vous fourrez le doigt dans l’œil jusqu’à l’omoplate. Au contraire, des gens très affutés détectent les besoins et leurs manifestations (souvent des signaux faibles) et imaginent très en amont comment les satisfaire. L’appât du gain les entraine parfois à amplifier le mouvement, c’est vrai. Mais aucune, je dis bien aucune, offre totalement déconnectée des besoins ne percent jamais.

        En revanche, une bonne réponse à un besoin qui se perd dans la masse des mauvaises réponses, ça oui, cela arrive fréquemment. C’est ce qu’on appelle la concurrence.
        Dans ce combat là, je prétends savoir un tout petit peu ce qu’il faut faire pour amplifier l’engouement. Et Dieu sait que les coups bas y pleuvent.

        Alors quand les idées sont bonnes, et c’est le cas ici, autant leur donner le maximum de chances d’être reprises, adoptées, exploitées, bref de parvenir à un succès.
        Voilà, c’est tout.

      9. Thom Bilabong

        Rien ne vous empêche de promouvoir les idées diffusées sur le blog par les moyens que vous jugez appropriés, au contraire.

        Btw, there’s no such thing as « noble » marketing. Il faudrait que l’on tombe d’accord sur une définition du terme « besoin », que je crois très large chez vous (le tourisme par exemple, c’est un « besoin » ?), pour approfondir un sujet que je connais également bien de l’intérieur…

      10. @ M MARTIN
        Pour en finir, je suis un peu comme beaucoup ici : je crois très peu à la génération spontanée des politiciens éclairés. Trop technocrates ou trop terre-à-terre. Ils ne font évoluer l’appareil législatif, comme vous dites, que s’ils croient que cette évolution
        – sert l’intérêt général (le plus souvent, ils y croient et sont assez sincères contrairement aux idées reçues)
        – sert également leur intérêt propre (la réélection, le besoin d’être aimé, etc.)

        Tout l’art de la « comm » à leur usage est de faire converger les arguments d’intérêts généraux comme ceux mis au point ici, de transcrire ces derniers en enjeux et solutions politiques pour politiciens, et de le leur en servir les éléments pour des joutes ou discours simplissimes. N’oublions pas en effet les ravages des plateaux TV qui coupent systématiquement toute pensée exprimée durant plus de 20 secondes…

        Une goutte de rouerie (je l’avoue) doit permettre de servir à gauche et à droite des arguments différents pour que quelque soit celui qui est élu, il assume à peu près le même programme que son opposant tout en étant persuadé qu’il a « clivé » comme ils disent dans leur jargon.

        La note historique. Un bon cliveur jusqu’à il y a peu est notre bien aimé Lapin Duracell à l’Elysée. Il s’est pris un peu les pieds dans le tapis ces temps derniers mais comme cliveur, persuadé et persuasif au dernier degré, on n’a rarement fait aussi efficace depuis longtemps. De Gaulle était pas mal non plus (vous voyez, je peux aussi me référer aux classiques) dans son genre. Il avait ainsi tout l’art de « cliver » par rapport aux collabo, aux excités communistes, aux excités résistants (je parle des revanchards) . C’est un métier vous dis-je.

  8. Demander aux agences de notation leur avis, ça devrait être « est-ce que vous achéteriez cela ? », et donc, finalement, « prouvez nous que vous pensez que votre note est la bonne, et donc achetez en vous même ».
    Autrement dit, les agences de notation devrait avoir un certain « capital/investissement » à utiliser pour acheter les dettes qu’elles notent (la quantité dépendant de la note elle même). Et si elles se trompent, elles font faillite, et bon débarras.

  9. « On ne va quand même pas laisser fermer l’usine d’obus à uranium appauvri, dit-on. Si on le faisait, ce seraient les autres qui les fabriqueraient à notre place ! ».

    Trés marrant, pas fukushima-pardonnable. Bien venu. A pic.
    Vous avez raison de sonner la charge et d’envoyer la cavalerie pour soulager les petites soeurs.
    Sus à l’infâme!
    Greenspan Kadafy même combat !

    1. Qui est méchant ?
      Que sait-on à part la propagande de guerre de l occident
      Que sait-on des désirs des libyens
      Qui peut nous dire s’il n y a pas plus de pro Kadhafi que de rebelles
      J ai vécue six ans en Irak durant la guerre Iran Irak
      Je n ai pas constaté un peuple malheureux
      J ai participé a la construction et la maintenance d une ville
      J ai vus les chrétiens les musulmans bien amis
      Donc ou est la vérité

    2. « On ne va quand même pas laisser ferner l’usine d’obus à uranium appauvri »…
      À ce propos, dans un reportage aux nouvelles de la chaîne Radio Canada, (le 28 mars 2011) ; Falloujah la rebelle en Irak qui a résisté un temps aux assauts des américains, pour finalement être matés avec force munitions de cette nature , reconnues pour leur dureté et leur compétence à perforer le béton à des profondeurs stupéfiantes.
      Quelques temps après ce traitement libérateur, le taux de leucémie dans la population a littéralement explosé,de même que le taux de malformations à la naissance; hallucinant, la naissance de véritable monstres sous l’oeil ahuri de médecins impuissants. Un nouveau né était tellement effrayant que sa mère en le voyant a sombré dans une folie hystérique. Un autre n’avait qu’un oeil au milieu du visage surplombant un bec de lièvre: un cyclope hors légende.
      Et encore une multitude d ‘autres cas tout aussi désespérants.
      Falloujah présente une fiche de santé tout à fait hors normes depuis l’arrivée de l’armée américaine et leur offensive contre la ville. Même les soldats américains ont développé les maladies les plus sordides à la seule manipulation de ces munitions.
      Tout ça pourquoi?…Pour leur apporter la démocratie ,la liberté, la sécurité…nos valeurs quoi.
      Si tout ça était vrai , il me semble qu’on aurait pu s’y prendre autrement.
      Et je revois cet oeil, seul au milieu d’un visage, qui nous regarde; que voit-il?
      Et je pense au Japon
      Et je suis triste comme un menhir.

    3. « Greenspan Kadafy même combat ! »

      La constitution Lybienne aurait presque à donner des leçons de démocratie. Kadhafi n’étant qu’un simple «guide» sans autorité constitutionelle. (Mal)heureusement le ridicule ne tue pas !

      Déclaration sur l’avènement du Pouvoir du Peuple (1977)

      Article 3.

      1. La démocratie populaire directe est la base du système politique de la Jamahiriya arabe libyenne populaire socialiste, dans laquelle le pouvoir est entre les mains du peuple seul. Le peuple exerce son pouvoir par l’intermédiaire des Congrès populaires, des Comités populaires et des syndicats professionnels. Les règles des congrès, des comités et des syndicats professionnels, ainsi que les dates de leurs réunions, sont déterminées par la loi.

      2. Le pouvoir du peuple est exercé par les organes suivants :
      – les Congrès populaires ;
      – les Comités populaires ;
      – les syndicats professionnels [Professional Unions] ;
      – le Congrès général du peuple.
      ….

      1. Merci fujisan ! L’exemple libyen prouve (après bien d’autres) que changer la structure du pouvoir ne change rien, car le pouvoir reste ce qu’il est : anti-démocratique par constitution. C’est pourquoi « prendre le pouvoir », en espérant faire mieux que les autres, est impossible. Il faut chercher à « prendre des contre-pouvoirs », et pas seulement consultatifs, – à l’instar des innombrables institutions gouvernementales censées « éclairer » le pouvoir -, mais capables de bloquer le pouvoir.

  10. Monsieur Jorion,
    je voudrais simplement vous remercier pour la qualité de vos analyses et de vos articles qui sont très rafraîchissants; Croyez-moi, plongé dans l’atmosphère de morosité et de fatalité idéologique dans lequel peut baigner aujourd’hui, l’étudiant en science sociale que je suis, lire votre blog est une bouffé d’oxygène pour ne pas suffoquer.

  11. Bonsoir à tous

    Nous savons maintenant que lorsque la « main invisible » du marché est fatiguée d’apporter des joujoux par millions aux financiers, elle va au stade se mêler des match de foot. Là on l’appelle « la main de Dieu!  » Mais sa nature se révèle inchangée dans son mode d’intervention : un petit coup de transgression des règles en douce. Là encore ce sont des « garçons en or  » qui en profitent.
    les transgresseurs de tabous qui survivent sont de fait bénis des dieux… Celà fait bien l’affaire des pervers..

    Cordialement.

  12. Alan Greenspan, c’est cet incroyable tricheur qui s’est fait pendant plus de 20 ans passer pour un génie en trichant sur tout, un peu comme un autre, disciple de Ponzi, : Madaoff.

    Sauf que Madoff, était un minable : la preuve il s’est fait prendre alors que Greenspan continue à se pavaner dans les médias. Pourtant il est évident que Greenspan c’est Madoff exposant 10, au moins.

    La régulation financière du jour présente le même intérêt qu’une pomme pour un poisson.
    C’est totalement nul et inadéquat.

    En ce qui concerne les agences de notation, je rêve qu’un jour on nous présente au JT de 20H00
    une scène semblable à celle qui démarre le film « les 3 jours du condor » .
    A la seule différence que cette fois le monde entier saurait pourquoi tous (même les plumitifs de bse) ont été refroidis.

  13. Quand ce monsieur évoque les succès de la « main invisible du marché », il oublie sans doute par simple distraction de préciser que c’est « la main invisible de l’État » qui les a tirés d’affaire en 2008…

  14. Est-ce que la réponse qui doit être apportée à la finance moderne complexe consiste à revenir aux pratiques bancaires d’il y a un demi-siècle ? Cela n’est pas possible, si l’on veut maintenir les niveaux actuels de productivité et de niveau de vie. Pendant les années d’après-guerre, le degré de complexité financière s’est complexifié avec l’accroissement de la division du travail, la mondialisation, et le niveau technologique.

    il a raison, ce n’est pas possible… c’est terrible, mais le proverbe « on n’arrête pas le progrès » est juste… tout ce à quoi vous pourrez arriver (même en supposant que vous obteniez la reddition de tous les le boucher du monde et que vous ayez tous les décisionnaires politiques de votre coté), sera un truc boiteux et lourdingue de type HADOPI, qui pénalisera les petits porteurs tout en laissant les vrais méchants continuer à faire ce qu’ils veulent…

    la seule voie de salut exigerait de rompre avec la notion même de progrès et vivre comme des « quackers » chers à jorion, autant dire que c’est pas gagné…

    1. C’était impensable, ce n’était pas possible… et pourtant.
      C’est arrivé.
      Ni quackers ni âge de pierre mais quelque chose de bien différent.
      Un peu d’imagination ne fait pas de mal et permet de bouger sans trop dépenser d’énergie.

      1. ça c’est le prix du progrès. tout comme la financiarisation…
        (sérieusement, je ne vois pas le rapport)…

        (et quackers, c’est parce jorion apelle comme ça les décroissants…)

  15. discours de colporteur, dans une feuille de choux, au service d’une administration de boutiquiers.

    Rien de nouveau sous le ciel, sauf qu’un jour ils se retrouveront avec de la monnaie de singe entre leurs mains.

    1. Zébu,
      Elle a du style, c’est sûr !
      Mais vous en oubliez un, et pas des moindres !

      « FRANCOIS RABELAIS

      COMMENT UN MOINE DE SEUILLE SAUVA LE CLOS DE

      L’ABBAYE DU SAC DES ENNEMIS

      ( Gargantua Chapitre XXVII )
      « Frère Jean, ce disant , mis bas son grand habit et se saisit du bâton de la croix, qui était de cœur de cormier, long comme une lance, rond à plein poing et quelque peu semé de fleurs de lys, toutes presque effacées. Ains
      Fri sortit en beau sayon, mit son froc en écharpe et de son bâton de la croix donna si brusquement sus les ennemis, qui, sans ordre, ni enseingne, ni trompette, ni tambourin, parmi le clos vendangeaient, – car les porte guidon et porte-enseigne avaient mis leurs guidon et enseignes l’orée des murs, les tambourineurs avaient défoncé leurs tambourins d’un côté pour les emplir de raisins, les trompettes étaient chargés de moussines, chacun était desrayé, – il choqua donc si roidement sus eux, sans dire gare, qu’il les renversait comme porcs, frappant à tort et à travers, à vieille escrime.
      Es uns ecrabouillait la cervelle, ès autres rompait bras et jambes, ès autres deslochoit les spondyles du cou, ès autres démoulait les reins, avalait le nez, pochait les yeux, fendait les mandibules, enfonçait les dents en la gueule, déscroulloit les omoplates, sphaceloit les greves, descgondoit les ischies, debezilloit les fauciles.
      Si quelqu’un se voulait cacher entre les ceps plus épais, à icelui froissait toute l’arête du dos et l’esrenoit comme un chien.
      Si aucun sauver se voulait en fuyant, à icelui faisait voler la tête en pièces par la commissure lambdoïde.
      Si quelqu’un gravoit en un arbre,pensant y être en sureté, icelui de son bâton empalait par le fondement. (..)

      Les uns criaient : Sainte Barbe !
      Les autres : Saint Georges !
      Les autres : Sainte Nitouche !
      Les autres : Notre Dame de Cunault ! de Lorette ! de Bonnes-Nouvelles ! de la Lenou ! de Rivière !
      Les uns se vouaient à St Jacques ;
      Les autres au saint suaire de Chambéry, mais il brûla trois mois après, si bien qu’on en put sauver un seul brin ;
      Les autres à Cadouin ;
      Les autres à St Jean d’ Angély ;
      Les autres à saint Eutrope de Saintes, à saint Mexme de Chinon, à saint Martin de Candes, à saint Clouaud de Sirnays, ès reliques de javarzay et mille autres bons petits saints.
      Les uns mouraient sans parler, les autres parlaient sans mourir. Les uns mouraient en parlant, les autres parlaient en mourant.
      Les autres criaient à haute voix :  » Confession ! Confession ! Confiteor ! Miserere ! In manus !  »
      Tant fut grand le cri des navrés que le prieur de l’abbaye avec tous ses moines sortirent…. »

      http://www.renaissance-france.org/multimedia/pages/pagerabelais/extrait2/quicktimejean.html

  16. @ Paul Jorion:
    « Aristote avait déjà fait remarquer que la fièvre de l’or est une maladie professionnelle des marchands – excusable chez eux, précisait-il – mais contre laquelle les gens ordinaires devraient être vaccinés.  » Quel escroc ce Pasteur qui aprétendu inventer la vaccination plus de 2000 ans après !!

      1. Et plein d’autres choses que l’on s’imagine inventées ici. Après on les accuse d’être des copieurs.

  17. Le potage du jour a un arrière goût de la soupe du Père Duchesne, encore un effort vers les nuls et la couverture du populisme sera dénoncée ; aucune assurance pour couvrir ce risque de la soupe populaire. Quitte à être populaire, mieux vaut la faire mijoter par le peuple asservi, plutôt que se la faire servir par les marchands qui se servent.

    1. Je vous en prie Rosebud1871, précisez votre pensée. Au moins pour un pauvre vigneron qui se perd un peu dans les multiples lectures possibles de vos deux phrases sybillinissimes. Quel masque pour Hébert, lequel pour de Méreville ?

    2. Vigneron supposable, vous me faites découvrir François Louis Jean-Joseph de Laborde de Méréville, qui grâce à quelques âmes charitables, n’a pas échappé à la seconde mort, celle où plus personne jamais ne pense à vous. Je vous accorde que ma pensée formalisée en quelques lignes puisse vous paraître sibylline. C’est que je n’ai pas réussi à être plus clair et transparent. C’est la moindre des expériences humaines que d’être embarrassé à arrêter les fils d’une pensée fuyante pour en délivrer tel un arrêt sur image, la quintessence, mais je n’ai pas d’alambic à vous proposer pour ce faire. Néanmoins les « nuls » provient de ce qu’un type proposait à PJ à la libraire Tropiques. Le « Père Duchesne » réfère à d’anciens échanges sur le blog et s’articule à la notion de populisme en renvoyant aux campagnes de sa dénonciation, comme à Mélenchon puisque Julien venait d’en parler sur un autre fil. Les assurances pour couvrir les risques, est une pierre dans le jardin de PSDJ. Le peuple asservi, c’est La Boétie et par anagramme la Béotie des béotiens. Les marchands, ce billet que j’ai bien aimé pour son franc-parler et son humour. Non, je ne prends pas PJ ni pour Hébert ni pour De Méréville. Si bilan de l’agitprop jorionnesque il fallait, je voterais globalement positif même si je lis des flous qui ne visent pas forcément à flouer. Il est des intellos qui méprisent un Medvedkine pour avoir caricaturé la complexité d’un réel inaccessible à des illettrés et leur avoir servi de la soupe. J’ai bien aimé Le Bonheur, même s’il n’y a pas eu Le Bonheur 2 comme à Hollywood.. Claro ? Non ? Je me méfie de la clarté, ça aveugle souvent.

      1. @ Rosebud1871 et @ Vigneron résumey

        J’ai entendu du couloir. Je me suis permis d’intervenir à cause du « au moins » de Vigneron.

        Cela m’a fait découvrir Medevkine : un stal burlesque, Le Bonheur ! diantre !, si ça c’est pas dialectique… ça donne envie. Sinon j’avais plutôt pensé La Borde, j’ai feuilleté hier un bouquin du Oury (pas le burlesque ni les mille et une irrésistibles harpies, fussent-elles sécularisées en soeurs), Création et Schizophrénie ; mais si universitaire le style du psychiatre (poutre vue de la paille de mon point aveugle, certainement), je préfère vos proses.

        Enfin, sur la jorionnification des esprits (je m’autorise puisque les adjectifs « jorionniste » et « jorionnesque » sont apparus dans la « culture numérique »,mais c’est pour rire), j’aime bien l’expression « des flous qui ne visent pas forcément à flouer » : ça peut flouer à l’insu… (sans reprendre le célèbre pléonasme d’un coureur cycliste), mais au lecteur d’y prendre garde.

      2. Ohé du couloir, vous faites bien, heureusement qu’il n’y pas trop de politesses sur ce blog, je préfère débattre à dialoguer. J’avais remarqué l’absence de « bourgeois » dans le lexique de PSDJ, je remarque la répétition de stal dans le vôtre. Dans toutes les bonnes médiathèques municipales vous trouverez le coffret qui comprend aussi le film de Chris Marker, très instructif. Les frères Oury ont tenu une place certaine et pour la psychiatrie et l’enseignement. Votre pseudo bleulerien m’avait invité à hésiter entre la sophia et le genre féminin du prénom, j’ai opté pour la sophia puisque vous vous conjugez au genre masculin (ça fait pas preuve, mais à défaut de signes contradictoires…). Oui ça floue aussi à l’insu, et Virenque avait fabriqué une des définitions de l’inconscient. S’il y avait une jorionnification des consciences (j’préfère à « esprits ») ce serait un gain par rapport à l’étant.
        Le troubillon, euh le tourbillon des messages fait que j’ai laissé tomber de vous répondre au 26 mars 2011 à 12:54 . (D’autres casseroles sur le feu…) Vous disiez autrement ce que j’ai cru écrire, à savoir que les passages comptables de Marx ne sont pas fondamentaux au contraire de « travail abstrait moyen socialement nécessaire pour produire une marchandise donnée à une époque donnée » comme écrit Jean Nîmes. Sur les relations d’autorité ou de domination, il y a cette remarque qui m’avait bien plu, et largement vérifiée depuis.
        « …des gens de pouvoir, excédés par le dynamisme de certains, par leur efficacité réelle qui gène les cadres établis, se sentent comme menacés et, pour garder leur importance, ils cassent l’élan des ces importuns où ils l’embourbent. C’est que l’homme incompétent à un poste de pouvoir, fait très mal : il est assez intelligent pour se savoir menacé – par ceux qui ont du savoir faire. Il est terrorisé, donc terrorisant, ou inhibant. Les gens de pouvoir incompétents refusent de vous reconnaître une valeur parce qu’eux même ne se reconnaissent pas de valeur, pas d’autre valeur que leur pouvoir d’empêcher, et d’inscrire leur place dans l’empêchement qu’elle engendre. Car eux aussi souffrent d’un manque de reconnaissance, mais veulent la gagner à bon compte : en forçant l’autre à s’incliner (et à renoncer) devant le mur qu’ils lui opposent » Extrait du Journal Le Monde vendredi 15 mai 1992 page 2 « la non-reconnaissance » par Daniel Sibony
        Mao aurait signé…pour les autres.

      3. @rodolphe B 31 mars 2011 à 23:02
        Merci de votre à-propos : j’avais oublié la scène quoique la cryptomnésie…allez savoir !
        N’empêche aujourd’hui : 1 aux champs et combien à table ? 5000 ?

      4. Bien aise d’avoir appris ça : Medvedkine (ça y est j’ai chopé la graphie) Alexandre, mais aussi un style, un groupe, des groupes, en tout cas une influence. Un parallélisme avec le godardien groupe Dziga Vertov.

        Au regard de ces images, de celles du site renvoyant à ces films que je n’ai pas vus, un effet d’éloignement, de zoom arrière plus affectif que temporel, troublant.

        Expérience récente. Revoir Alphaville m’avais donné l’impression de rire là où je ne riais pas et de ne plus rire là où je riais, presque comme une parfaite inversion, le contraire de la compulsive répétition de l’effet radio Nostalgie. Rassurant donc, mais contrariant tout de même. Ce n’est pas pourtant exactement que ce qui était certain apparaisse dérisoire ni que ce qui portait à rire fasse « souci » désormais (selon le moche usage récent du mot dans l’expression si en court dans les boîtes ou terrasses de café ou strapontins de transports en commun pour employés nomades liés par leur (télé)fil à la patte « j’ai un souci »). Comment voyons-nous ce passé qui regardait son avenir ?

        Sa fronde semble passée, mais n’est-ce pas une illusion que diffusent les images elles-mêmes, peut-être surtout les photos ? Je veux dire l’illusion que les choses – enfin l’environnement, le contexte – ont tellement changées, comme si les photos imprimaient un surplus de viscosité à nos mémoires personnelles. Peut-être les sons impriment-ils l’effet inverse, un surplus de liquidité. Et entre les images et les sons, les mots… M’enfin, je spécule là.

        « Bien aise » commencè-je : plus tant, « ça va mieux en le disant » dit-on.

        PS. L’expression « gain par rapport à l’étant » sonne drôlement, « gain d’étant », mais résonne un peu territorialiste à mon entendement. Qu’en faire : « gain des temps », « gant d’étain », « gant déteint »… Cela dit d’accord avec la signification que Rosebud y donne eu égard à l’influence de Jorion ; mais dans le contexte d’un temps où des Le Boucher sont surexposés, gain à si peu de frais, ce contexte n’est évidemment pas dû au propriétaire de ce blog.

      5. @schizosophie 1 avril 2011 à 09:59
        Dès qu’on essaye de transmettre un savoir sous une forme un peu simplifiée pour le rendre accessible, on flirte avec la caricature, dans l’intention de faire émerger le coté saillant d’un savoir. Si ce savoir là est contestation de celui établi par les élites au pouvoir, on prête donc le flanc à l’accusation de populisme cad de manipuler le peuple ignorant face aux élites savantes. C’est ce point de vue qui m’a rappelé le travail d’un Medvedkine dont ce kine dans son nom n’a peut être pas compté pour rien dans son destin cinématographique. Je sais bien que l’extrême droite est maîtresse du populisme, mais l’histoire a montré que c’était pour maintenir ses maîtres au pouvoir, changer pour que rien ne change.
        Je n’ai jamais vu Alphaville, ça sera réparé un jour !
        J’ai une grosse tendance à utiliser le mot souci, sous l’influence de Foucault et son souci de soi, qui est une jolie expression et un vaste programme ! Électoral à l’occasion…
        « Comment voyons-nous ce passé qui regardait son avenir ? » Chacun pas de la même façon et cette façon continue de découper les positions politiques actuelles…pour combien de temps encore ? la réponse est dans le futur pas encore écrit mais qu’aujourd’hui et hier préparent !
        On trouve souvent des références au Kairos et au Chronos comme opérateurs d’une autre façon de poser les choses, mais pour ma part l’invention de l’horlogerie a enterré d’autres rapports au temps que le téléphone cellulaire fait encore empirer !
        « les images et les sons, les mots », vaste affaire !
        Je me noie dans le maelström du blog faute d’y être scotché, et je ne suis pas certain que si je disposais de plus de temps, je m’y collerai à plus intervenir.

    3. @ rosebud1871
      5000?10000?Je m étais posé effectivement aussi la question. 7 comme le nombre de jours dans une semaine, c est peu ! 🙂
      (Comme si ça justifiait le prix exhorbitant d ailleurs,certains chefs étoilés améliorent sans cesse la productivité au sein de leur cuisine – ou l art de bien manger ,dans l excellence !?)
       » la modification du goût général est plus importante que celle des opinions …comment se modifie le goût général ? »(le gai savoir )

      1. En France, de mémoire, on doit tourner, sans les emplois indirects et ceux de l’agro-alim, aux alentours de 1,5 millions d’emplois équivalents temps plein dans « les champs », soit 40 à table pour 1 aux champs, pas plus. Faut pas rêver. Si on y ajoute tous les emplois indirects liés, on doit descendre à 25. Croyez moi, ya encore du monde qui se caille les meules en février et se crame le mélanome en juillet pour garnir les frigos et les tables.

      2. @vigneron 1 avril 2011 à 09:53
        Bon la Fedé UMP de la Gironde dit : « 400 000 : c’est le nombre d’agriculteurs en France, soit environ 3,5% de la population active ». 65 million/400000= 165 personnes. Même avec ces calculs ont est très loin des 5000 mais je pensais aux Beauceurs des vastes plaines mécanisées.
        Les emplois indirects sont sujets à extensions indéfinies…
        On peut aussi compter les morts, Archimède, Thalès, Lavoisier, Pasteur, Diesel etc. sans lesquels pas d’agriculture « moderne ». C’est une des réponses possibles à une question de Kabouli du genre pourquoi un paysan éthiopien ne gagne t-il pas la même chose qu’un gars d’ici, la valeur du travail mort.
        Les mormons devraient ajouter à leur compil en plus du baptême, profession : paysan !

Les commentaires sont fermés.

*Le seul Blog optimiste du monde occidental*