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41 réflexions sur « LE CAPITALISME EST-IL LIMITÉ PAR UNE MORALE ?, par Pierre Sarton du Jonchay »

    1. Ce billet est la synthèse de ma contribution à un colloque qui s’est tenu à l’Institut de Droit Public de Poitiers. Le thème du colloque était la compréhension de l’excès par le Droit et les sciences sociales. Les conclusions qui s’en dégagent sont les mêmes que la vôtre : les sciences politiques et sociales ne parviennent plus à dégager des lignes d’action qui favorisent le vivre ensemble.

      Ma suggestion est de revenir aux sciences morales qui construisent les outils de discrimination entre ce qui est bien ou mal pour l’homme. Les produits financiers dérivés qui attribuent des prix à des options permettent d’organiser et d’ordonner la discussion économique sur l’hypothèse d’un bien commun. Pour faire exister cette hypothèse, il faut un marché financier international unifié et régulé par les démocraties. Créer ce marché est un acte simple à la portée immédiate des peuples et gouvernements qui croient à l’existence d’un bien commun humain qu’ils conviennent de construire.

    1. La Grèce a assez de cash jusqu’au 18 juillet prochain. Une solution doit être effective à cette date ou avant pour éviter le défaut de paiement.

  1. Ce n’est pas une panique morale ,c’est la pétoche .Quant au droit ,vous savez bien qu’il est à géométrie variable,n’en déplaise à Aristote et au bon Dieu.Tout cela n’est que billevesées .

      1. Sans peur.

        Mais qui nous y encourage ?

        Autre aspect :

        Le blog trouve sa limite sur ce dossier, ou de très bons théoriciens du  » vivre ensemble  » sont, si ça se trouve, des névropathes solitaires, vivants chez leur mère.

      2. Thomas,

        Votre réponse « Sans peur » est un modèle de théorie vide de tout sens. C’est vraiment se tirer du problème du vivre ensemble avec une pirouette. Les sociopathes sont sans peur. Les guerriers sont sans peur. Les financiers de très haut vol sont sans peur. Les terroristes du fameux 11 septembre étaient sans peur.

        Vous me rappelez ces gens qui disent que si on laisse le marché agir sans contraintes, il va arriver à un équilibre optimal assurant la prospérité à tout le monde.

        Vous me faites penser à ces gens qui considèrent que si toutes les discriminations contre les homosexuels sont levées alors tous les problèmes du monde seront résolus.

        Vous me faites penser à une personne violemment pour la paix.

        Votre suggestion que les théoriciens du « vivre ensemble » pourraient être des « névropathes solitaires, vivant chez leur mère » confirme mon opinion sur le vide abyssal de votre idée du monde.

        Ètes-vous sans peur ? C’est possible si vous croyez à un de ces trucs que j’ai cité plus haut ou à un analogue, i.e. une solution ultra-simple à tous les problèmes, absolument tous, vous mettant à l’abri d’un truc appelé êtres humains.

      3. Oh Oh, je sens que je vous agace, voyons voir :

        Une théorie ne tient pas en deux mots.

        Pour moi, les sociopathes, terroristes et financiers sont au comble de la peur, dans le sens ou je l’entends, leur trajectoire est une fuite désespérée. Et la question de vivre ensemble ne se pose pas pour eux.

        Ils utilisent les peurs comme un moyen de mieux agir sur le monde. J’ai un troupeau de soixante brebis, qui marche pareil, à l’occasion.

        le sens de mon propos était juste de dire qu’il est surement plus facile de parler de vivre ensemble et de faire de longs paragraphes là-dessus, que de le vivre effectivement.

        On sera moins vite repéré qu’un quidam parlant de physique nucléaire sans aucune connaissance.

        Non, je n’ai pas une solution simple pour tout le monde, je crois à de multiples solutions diverses, et comme tout le monde ou presque, j’essais de faire mon possible sans dicter leur conduite aux autres.

        Suis-je sans peur ? Pas le temps de répondre à cette vaste question ce matin.
        Mais, vous, quel sentiment guide vos choix ?

      4. Ce n’est pas une question à laquelle on répond par oui, ou non.

        Piotr dit « Ce n’est pas une panique morale ,c’est la pétoche  »

        Vous dites « Dans ce cas, comment vivre ensemble ? »

        Je répond « Sans peur » Sur la base de quoi vous me sautez dessus.

        Donc je précise. La facilité, c’est de laisser libre cours à sa peur, c’est en plus rentable à l’occasion. Ce n’est pas la pente naturelle, c’est au contraire la pente artificielle.
        Et vivre ensemble, c’est accepter, tout simplement.

        Mais la peur qui aiguillonne ces choix est là pour tout le monde, moi, vous. Parce que nous vivons.

  2. Vous avez de ces raccourcis…
    Le monothéisme est la libre progression vers un bien supposé commun et universel.
    Dans le langage juif, la monnaie forme le prix par l’interprétation de la volonté monothéiste.

    Du point de vue social, le monothéisme consiste à intégrer dans une même échelle de valeur tous les individus ou familles d’une population quelle que soit leur système de valeurs (morales) propres.
    Comme tous les systèmes de valeur il faut que la religion en question, peu importe laquelle, soit commune à la très grande majorité de la population pour que ces valeurs (morales) soient toujours respectées sans conditionnalité de religion et devienne « universelle ». Elle impose des règle du jeu identiques à tous, un espace moral unifié.

    Rome n’a pas apprit la démocratie de la Grèce mais des Étrusques, et l’ont abandonnée au début de l’empire, elle n’était pas idéologique mais l’évolution d’un fonctionnement collectif naturel sur base d’une assemblée.

    Le christianisme est né au moyen-orient dans la zone de culture grecque d’une part (celle de St Paul), et dans la zone romaine de culture juive pour le judéo-christianisme d’autre part, en tant que réforme de la religion juive héritée de l’exil de Babylone.
    Rome a réussi à intégrer les deux et même d’y inclure des restes de polythéisme et diverses traditions étrangères tout à fait curieuses.

    Ceci a titre documentaire, rien qui remette en question la logique de l’article.

    Les excès du capitalisme libéral sont patents, il faudrait une « religion économique » posant des règles universelles (= respectées par tous), l’absence de règles conduisant à l’oppression du plus grand nombre et à la faillite.
    A mon avis on peut se passer de religiosité mais pas d’un système fiscal universel imposé par des états non-soumis à la finance, incluant notamment la disparition des paradis fiscaux.

    1. Merci HP. Si je comprend votre terme de religiosité par sa racine étymologique de lien, je poserais que votre système fiscal universel est la matérialisation d’un lien humain universel. La fiscalité universelle est une religiosité d’un bien commun à l’humanité qui se concrétise dans une solidarité minimale ; une production effectivement commune de richesse sur quoi tout individu a des droits minimum par sa seule humanité. Effectivement, cette universalisation de la fiscalité délégalise la mystification religieuse du paradis fiscal. L’absence de fiscalité se redéfinit comme enfer d’humanité. Et la finance non soumise à l’État et non soumise au prix fiscal du bien commun est humainement infernale.

    2. Et la plupart des rituels et des dogmes associés au christianisme résultent d’emprunts patents aux religions préexistantes, principalement égyptiennes, dans un syncrétisme très alexandrien (la New-York cosmopolite de l’antiquité est Alexandrie, principale ville juive de l’époque et capitale de l’hellénisme).

    3. Si déjà, il pouvait être songé dans l’esprit des règles, dont se déclinent les mises en pratique de notre économie, l’impératif catégorique de « d’abord essayer de ne pas nuire »
      (plutôt que poursuivre de cette règlementation proclamée sous l’esprit du temps d’aujourd’hui qui ne s’intéresse qu’à l’impératif absolu de « gagner », « gagner », « gagner » …

  3. Poser comme une vérité que le monothéisme est supérieur au polythéisme, ne me semble nullement démontré ….
    Si l’ athéisme se pose comme supérieur au déisme , le polythéisme en semble plus proche .Le monothéisme ne peut que stigmatiser toute déviance et exclure celle ci sur une reference qui ne pourra jamais etre confirmée …D’ou la nécessité des miracles .
    La « démocratie » n’a pu exister sans esclaves (9 pour 1 en grece) …vivants ou virtuels (KW naguère gratuits) …
    La morale préexiste a la religion qui ne la squatte que depuis tres peu de temps , et le monothéisme achève le travail de réduction des diversités et des variétés …
    L’altérité est nécessaire a la survie des especes , me semble t il , c’est une source de richesse , mais elle s’use quand on s’en sert…trop vite

  4. Bonjour à tous

    Il est vrai qu’il y a encore assez peu de croyants pouvant penser le rapport à la transcendance comme le fait maître Eckardt: l’impossibilité radicale de penser et donc de dire quoi que ce soit de juste de « Dieu ». De nos jours on peut se référer à E. Lévinas pour qui passer du sacré, pétrification mortelle, au chemin de sainteté passe par la profanation ( rien à voir avec le blasphème ou le vandalisme) Ceci accompli, « l’être séparé  » ( de toute théologie du salut ou représentation de la transcendance) se trouve alors et seulement alors en possibilité d’entrer en relation avec « une voix de fin silence » ?
    Dans la bible, l’épisode de la tour de Babel est bel et bien une mise en place de la diversité nécessaire , impérative même, pour contrer la tendance à l’universalisme réducteur du monothéisme envisagé par des esprits frustres.

    Pour ce qui est des rapports entre l’empire romain et la religion chrétienne, on peut adopter le point de vue d’Alain Peyrefitte : l’église catholique romaine est le dernier avatar de l’empire romain.
    La pensée grecque et la pensée juive se situent dans des référentiels très différents quand aux outils même de la pensée; ainsi par exemple la légende apocryphe qui accompagne la traduction dite de la Septante prouve la validité de cette traduction dans la pensée grecque alors qu’elle l’affirme fausse en pensée et endroit juif .

    Une des grandes difficultés pour réaliser une entente mondiale sur des règles de fonctionnement tient à la diversité des fondements philosophies des droits: beaucoup de propositions trouvées ici sont de toute évidence le produit d’une pensée s’exerçant dans un référentiel originel de droit « canon », principiel, alors que beaucoup de pays fonctionnent en droit d’origine coutumiere. Même s’il y a interpénétration. C’est en partie ce qui explique par exemple l’incompréhension que nous manifestons envers le droit étasunien où la « négociation » relativisant la culpabilité est possible alors qu’en france les principes, imposés par l’Autorité Supérieure, supposée raisonnable depuis la révolution et son culte rendu à la Déesse Raison, ne permettent même pas de penser une négociation….
    De ce fait , établir un « étalon » mondial en quelque domaine que ce soit ne peut donc être une décision simple résultant de la volonté de tels ou tels états comme d’aucuns ici semblent le penser!

    La diversité ce n’est pas seulement la langue, l’habitat, les modes d’alimentation ou de vêture, ce sont aussi de profondes différences dans la manière de penser et de penser le monde!
    Il faut peut être se poser la question, à partir du constat rappelé par Michel Serres, que l’utilisation de l’ardoise et de la craie ne mets pas en jeu les mêmes réseaux neuronaux que l’utilisation d’un écran et d’une souris, ce qui fait que les jeunes enfants informatisés ont un cerveau différent du nôtre, I ou 2 générations précédentes, d’une différence de réseaux neuronaux entre humains parlant des langues différentes et classant les êtres culturels différemment. ( pour certains peuples, l’avenir est derrière soi car on ne le voit pas alors que le passé est devant puisqu’on le voit)

    Cordialement

    1. @Steve,
      Ce que vous dites me conforte dans l’idée que l’homme mesure par la monnaie le prix de ses conceptions métaphysiques personnelles. Les Juifs, les Grecs, les Romains et les Chrétiens ont en commun de construire leur métaphysique sur les mathématiques monétaires. Si l’on va jusqu’au bout de ce constat et en appuyant la théorie mathématique des probabilités sur une métaphysique de la pluralité humaine, on dispose d’un langage universel d’échange de la valeur.

  5. « La liberté d’initiative personnelle se soumet à une même règle de marché applicable à tout intérêt public et privé : toute promesse de prix nominal est garantie par l’obligation d’imputer sur la prime négociable dans le marché la différence entre le prix réel à terme et le prix à l’origine. »
    Voilà bien une phrase longue certes, mais à retenir…Merci Pierre vous êtes excellent comme à votre habitude.

    1. c’est pas clair …une compensation entre prix de vente et prix d’achat ???

      un capitalisme gagnant/gagnant ??? une neutralisation de la spéculation ?

      ce n’est pas possible , le systeme ne fonctionne que parcequ’il y a difference de potentiel , creation de besoin et rapport de force , frustration et deception post achat !

      creer un systeme macroéconomique stable , hyperstable ou homéostatique est difficilement concevable pacifiquement et rationnellement !

      sans agressivité ni ce concept récent d’argent greffé aux circuits neuronaux de recompense ,l’humanité aurait une chance d’évoluer …

      1. La compensation entre prix de vente et prix d’achat n’a de sens que :
        1) si le prix s’attache à un droit -> alors il faut vérifier que les droits de l’acheteur sont équivalents à ceux du vendeur
        2) si le prix est objectivement incertain -> il faut vérifier que le risque de l’acheteur est équivalent au risque du vendeur
        3) si le prix est subjectivement variable dans le temps -> il faut vérifier que la prime potentielle de l’acheteur dans le temps est équivalente à la prime potentielle du vendeur.
        La compensation que pratique le système financier actuel est hyper-simple et hyper-rémunératrice. On se contente de vérifier que le prix nominal comptant du vendeur est le même que celui de l’acheteur. Les asymétries de droit, de risque et de prix du temps sont captées par l’intermédiaire financier. L’acheteur et le vendeur du réel sont tenus dans l’ignorance.

      2. La vraie différence de potentiel qui anime l’homme est celle qu’il voit entre son présent et son futur s’il croit pouvoir entreprendre ce à quoi il rêve. La spéculation financière consiste à faire rêver au-delà du réellement faisable de manière à vendre le prix au présent de ce qui n’existera jamais. Renoncer à nos rêves ne nous en rendra pas la valeur.

  6. Le mot « juif », n’oblige pas ni à l’adhésion, ni à la pratique de la religion israëlite, il existe des juifs laïcs qui donc ne croient pas plus que moi en la « parole » d’un Dieu unique

  7. J’adore votre conformisme à l’histoire officielle, celle du XIX siècle, pour laquelle les autres européens sont des « barbares », les musulmans des quasi sauvages et les « peuples premiers » des phénomènes de foire. Voilà enfin une pensée qui vise à l’universel.

    1. @Eole,
      Historiquement les barbares désignent les peuples qui ne sont pas de la même culture politique et religieuse que les Grecs et les Romains. Les Musulmans désignent les disciples de Mahomet qui a reçu de l’Ange Gabriel la vraie révélation monothéiste. Et les peuples premiers historiques sont très difficiles à mettre en scène dans des foires ; ils ont laissé peu de traces spectaculaires de nature à satisfaire le voyeurisme.

  8. COucou,

    Ppour revenir a votre idée de bancor avec options, la monnaie commune europeenne ne serait elle pas le prémice à son etablissement et en même temps une solution pour un transfert equitable des dettes (ou des remboursements puisque c’est la même chose) ?

    Un leger retour en arrière, de la monnaie unique à la monnaie commune, n’est il pas préférable un un éclatement politique ? Est ce possible ? souhaitable ?

    Bonne journée

    Stéphane

    1. @Baloo,
      La monnaie commune dont l’UE se dotera si elle décide de ne pas se suicider sera une monnaie objective de démocratie ; monnaie acceptable et utilisable par n’importe quelle démocratie hors d’Europe (cette monnaie serait bien utile aux démocraties egyptienne et tunisienne qui ne parviennent pas à contrôler la corruption financière du personnel politique). Cette monnaie commune serait un outil efficace de partage des dettes creuses entre créanciers et débiteurs, publics et privés, nationaux et internationaux.

      Si nous n’avons pas encore cette monnaie commune, c’est que les hedge funds et autres spéculateurs achètent des assurances sur les dettes pourries qu’ils multiplient pour faire monter les primes (les méga-banques européennes achètent des primes d’assurance crédit pour faire baisser nominalement leur exposition aux dettes publiques et refourguer toutes les pertes à la BCE qui les refinance). Ils réinvestissent une partie de leurs bénéfices dans la récitation du catéchisme néo-libéral aux autorités européennes pour qu’elles ne procèdent pas à l’apurement négocié des faux crédits accumulés par le système financier.

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