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181 réflexions sur « L’INEXORABLE LOBBY BANCAIRE EUROPÉEN, par Philippe Lamberts »

  1. « ces liquidités sont réinvesties par les banques dans l’achat d’actifs à haut rendement »
    Comprendre : « dans l’achat d’actifs risqués… »

      1. @ karluss

        Le rapport entre le rendement et le risque, c’est du bla-bla idéologique si vous me permettez.
        Il est porté par une classe de gens qui en matière de risque sont assurés tous azimuts. Je ne connais personne de plus protégé contre le risque que les patrons au sens large, que ce soit par l’argent, par les relations, par les contrats d’assurance, et par les constructions législatives sur mesure – sinon par l’héritage tout simplement, et par l’habitus. Et ils diffusent une apologétique du risque à l’usage du public, puisqu’ils doivent bien de temps en temps, le moins souvent possible et le plus par la bande possible, justifier leurs émoluments.

        Je vous donne un exemple. Ce matin mardi 25 octobre autour de 8h50, à la RTBF radio première, le patron des patrons belges dit sans rire, et sans se fâcher, avec la voix douce du type rassurant qui sait de quoi il parle et qui ne se fâche jamais, parlant d’un excès de charges, comme d’habitude: « et alors les entreprises qui par souci sociétal voudraient investir ne le font pas » .
        Le journaliste ne relève pas, comme d’habitude encore.

        Une fois de plus un idéologue de service a énoncé une contre-vérité flagrante, niant le simple constat que dans le régime où nous vivons, l’on n’investit que si ça rapporte un profit comptable. Ce n’est pas une observation morale, c’est une observation tout court.
        La pensée de déni du patronat se répand quotidiennement sans être questionnée ni simplement rapportée au réel.

        C’est ça une idéologie dominante. Un discours qui domine, pardieu.

      2. pourtant c’est bien une prise de risque inconsidérée qui est à l’origine de l’ensemble des produits toxiques, junk bonds et consort.
        manque l’assurance-mort dans votre litanie, et l’assurance contre les révolutions… qui tournent toujours mal, elles aussi.
        cordialement

      3. Le haut rendement serait donc la contrepartie du risque? Ha!
        Sauf qu’elles se font dédommager par les Etats lorsqu’elles perdent leurs paris. C’est le principe délicieux du HRSR [Haut Rendement Sans Risque].

        A ce compte-là, on pourrait exiger pour nous tous le HSSSF [Haut Salaire Sans Se Fouler], ça serait sympa aussi. 😀

      4. Le journaliste ne relève pas, comme d’habitude encore.

        mince alors, vous avez les mêmes en Belgique ! ( journalistes mainstream) !
        ils doivent se reproduire par scissiparité !

  2. Il n’y a pas de crise, il n’y a que des attaques..
    Nous sommes en guerre économique.
    Quoi de surprenant avec une population mondiale constituée par 95% de guerriers ??

    1. guerre = conflit, économie = croissance, PM = 8 milliards – 5% ( je comprend pas ce Mr de tout façon )

      Ce serai plutôt la guerre de la dette, une attaque des 1% sur les 99% de guerriers.

  3. Cela n’impliquerait rien de moins qu’une nationalisation du secteur bancaire pour chacun des pays membres; la rupture entre enchantement démocratique et euroscepticisme étant consommée.

  4. De mon strict point de vue, les lobbies bancaires n’ont pas à fournir tant d’effort pour obtenir les « victoires » que vous mentionnez…
    S’ils ont un tel pouvoir, c’est parce que les décideurs politiques le leur laisse…
    La question est de savoir pourquoi le pouvoir politique cède si facilement au lobbying, tout en ayant partie de la réponse, voyant le nombre d’acteurs gouvernementaux ou élus qui accèdent à une seconde carrière « professionnelle » dans certaines institutions privées qui auraient pu bénéficier, antérieurement, de la souplesse de certaines règles « contrôlées » lorsque ces mêmes acteurs étaient encore en poste dans les ministères, préfectures ou hémicycles…

      1. « Le pantouflage terme se réfère à une pratique par laquelle de haut niveau des fonctionnaires français, les étudiants habituellement d’anciens de l’ École Polytechnique ou l’ École nationale d’administration , obtenir du travail dans l’entreprise privée. »

        tourniquet ou porte tournante ailleurs. La spécialité française du pantouflage est largement plus répandue aux USA par ex. De mémoire, ce sont d’anciens GS qui se sont retrouvés aux finances US, et bientôt à la direction de la BCE.

        Et n’oublions pas non plus, avant de sortir les couplets anti fonctionnaires, anti énarques etc, que ces pantouflages à la française sont dans le fil des privatisations…et de la mondialisation libérale.

        Entre un (ex?)banquier privé au ministère, et un (ex?)fonctionnaire à la direction d’une boîte en train d’être privatisée ou d’une boîte importante pour le fonctionnement de l’économie du pays (selon la perspective des politiques du moment)…

    1. Les politiques, ayant des cdd de 5 ans, recherchent forcément des carnets d’adresses pour leur traversée du désert éventuelle

    2. Assez d’accord que c’est d’abord grâce à l’espace que leur laissent trop de décideurs politiques que les lobbies bancaires ont un tel pouvoir. Vous citez le pantouflage comme une des raisons et il y a en effet des exemples de cet état de fait : Jean-Luc Dehaene en est un tout particulier, puisqu’il n’a pas même attendu d’être sorti de charge législative (comme eurodéputé) pour présider le CA d’une banque!

      Cependant, je vois au moins deux autres raisons pour cette attitude « laissez-faire » :

      1. Le parti-pris idéologique en faveur des banques dites universelles, supermarchés de la finance : selon ceux-là, l’existence de ces méga-institutions est essentielle à garantir le rang de la France – l’Allemagne – l’Italie – l’Espagne … – l’Europe (biffez la mention inutile) dans l’économie mondiale. Souvent, ce sont les mêmes qui voient en la dérégulation et la perte d’influence de l’Etat les sources de la prospérité. Il s’agit donc, vous les aurez reconnus, des ultra-libéraux, lesquels jouissent encore à la BCE, à la Commission Européenne et dans maints gouvernements et hautes administrations des Etats-membres, de positions solides, voire hégémoniques. Pas question pour eux de se dédire; le faire consisterait à renoncer à leur foi et l’apostasie n’est pas en vogue chez eux.

      2. L’ignorance : je constate aussi une sorte de résignation, dans une partie de la classe politique, revenant en substance à admettre que ces choses financières sont décidément trop compliquées pour être comprises par des politiciens ordinaires. D’où une disposition à prendre pour argent comptant (c’est le cas de le dire) les conseils des spécialistes, en particulier de ceux qui travaillent dans l’industrie financière. C’est malheureusement plus courant qu’on ne le pense. Quant à moi, à l’instar de Georges Clemenceau, qui estimait la guerre comme une chose trop sérieuse que pour la laisser aux militaires, je pense que la finance est un instrument trop crucial que pour la laisser aux financiers.

      1. Si la classe politique a besoin d’une remise à niveau en économie hétérodoxe, qu’elle fasse appel à Paul Jorion, Frédéric Lordon, Bernard Maris, Jacques Sapir, les bons enseignants ne manquent pas ! Serait-ce si compliqué à organiser au Parlement européen ?

        A l’université, ma soeur donne bien des cours de français aux étudiants en histoire …

      2. Ce ne sont donc pas le lobbies qu’il faut combattre, mais l’idéologie et l’ignorance des acteurs du pouvoir gouvernemental légal… (Ignorance dont je doute fortement, vu le nombre de béotiens que nous sommes sur ce blog a avoir atteint un certain niveau de culture politico-économique, merci Paul Jorion et toute son équipe, pour comprendre ce qui ne fonctionne pas et ce qu’il faudrait faire pour que ça marche, gage que les sommités politiques, payées pour ne faire que ça, comprendre et décider, ne sont pas si abrutis qu’il ne pourrait paraître… mais ça n’engage que moi…)
        Et donc, comment faire changer cette idéologie par le droit lorsque ce sont ces mêmes qui sont chargés de légiférer ?
        Nous vivons donc bien une crise de la démocratie avant toute chose, puisque celles et ceux qui devraient décider au nom et pour le bien de tous font tout le contraire par idéologie sans que personne n’ait le droit de les en empêcher…

      3. Philippe Lamberts a dit : « 1. Le parti-pris idéologique […] 2. L’ignorance […] »

        Allez ! j’en rajoute une dernière, pour la route :

        La part du rêve nunuche, la porte ouverte sur l’espoir, ce drôle de nirvana qu’on extrait à coup de névrose d’une ligne de crédit. « Ma banque, mon horizon, la joie, l’ivresse. » Une sorte de consentement mutuel quasi universel, la machine à vertus miraculeuses d’où viendrait à se pointer le messie de la réussite, celui qui se déguise en American Express Platinum ou autres joyeusetés vaguement people du même tonneau.

        Et cela ne concerne pas que quelques politiciens en charentaises dorées ou deux ou trois dévots libéraux formatés à la sauce Milton.

    3. Le pantouflage est évident et scandaleux,
      mais il faut connaitre et s’attaquer à la cause.
      L’attitude des politiciens, de « gauche » comme de droite,
      n’est que l’expression de la domination d’une classe,
      autrement dit de la dictature du capital,
      qui, par l’argent, contrôle les principaux partis, médias,
      institutions étatiques, y compris bien sûr l’appareil répressif.

      Chacun devinera la solution, désormais urgente.
      Elle dépasse le comportement de tel ou tel,
      pantouflard ou godillot.

    4. Et aussi parce que il n’y a aucun contre-pouvoir qui motiverait les professionnels de la politique pour qu’ils tiennent tête aux voix douces du lobbying bancaire … et ce contre-pouvoir ne peut venir que d’un électorat informé et éclairé. D’où l’enjeu de ce superblog, par exemple !

  5. Les députés européens sont en cela confrontés aux mêmes choix que les gouvernements : contribuer au désenchantement démocratique en cédant aux cris d’orfraie du lobby bancaire ou, au contraire, le combattre en prouvant qu’il est encore possible de remettre la finance à sa place.

    C’est pire qu’un « désenchantement démocratique » : à la clé, un tour de vis supplémentaire dans l’austérité, qui précipitera les pays dans la récession, et donc l’augmentation des taux d’intérêt et donc l’aggravation de la dette, etc. (on connaît le mécanisme grandeur nature avec l’exemple grec…).
    Quant à espérer qu’il soit « encore possible de remettre la finance à sa place », je prends un CDS sur le risque que les socialistes européens votent, comme d’hab, et comme un seul homme, avec les « populaires » (la droite)…
    Le choix le plus nul est le plus probable.

    1. Une seule solution, supprimer les monnaies et les remplacer par du temps passé à faire des bonnes actions..
      Tu fais des bonnes actions, tu manges, sinon tu jeûnes, même si tes valises sont emplies de billets de banque, d’or ou de diamants..

      Engageons résolument l’Humanité dans une spirale ascendante de bien être pour tous !!

      1. Le jeûne est excellent pour la santé comme pour la clarté des idées. Le jeûne « Dr Shelton » bien entendu, c’est à dire le jeûne hydrique strict qui peut durer sans aller au delà jusqu’à ce que la « masse critique » soit atteinte: sans préjudice pour les fonctions vitales. De préférence sous surveillance médicale régulière.
        Le jeûne forge incomparablement le caractère. Il affermit la volonté.
        Les canadiens sont les plus en avance en ce domaine. On devrait imposer à tous les politiques hommes comme femmes une sélection professionelle par le jeûne.
        Quiconque n’a jamais fait l’expérience de minimum 12 jours complets continus de jeûne « shelton » n’est pas qualifié pour en parler.

  6. 1240 milliards d’euros entre octobre 2008 et décembre 2010

    S’agit-il d’apports en capital ou bien ce montant reprend-t-il les « garanties » ?

  7. Merci pour ce bon et très clair papier.

    Personnellement, devant la fuite en avant, sous forme de procastination et de non véritable affrontement des problèmes de fond, je crois toujours plus fermement qu’il faudra toucher le fond pour avoir une véritable rebattue des cartes. Nous n’y sommes pas encore….

    Mais, en ce genre d’occurences, le TEMPS pèse très lourd.

  8. Que je sache, combattre le lobby bancaire n’a jamais été une alternative mise sur la table des négociations, même si on a cru la voir en filigrane dans certains discours d’apparence volontaire.

    Par ailleurs, il faut savoir ce que l’on met derrière cette entité. Toutes les banques ne seraient pas mangées à la même sauce par un écroulement de l’euro. Un crise majeure, c’est avant tout une redistribution des cartes à l’avantage des mieux préparés.

    Mathématiquement, quels que soient les outils brandis, cette crise n’est pas soluble, et nos décideurs le savent bien. Son aggravation systémique peut juste être retardée… La question est de savoir jusqu’à quand.

    1. Une crise majeure, ce n’est pas un jeu à somme nulle (ou une redistribution comme vous dite). Il peut très bien y avoir destruction de richesse/capital et donc uniquement des perdants: diminution de l’éducation, diminution de l’état de santé général, infrastructure non entretenues, droits sociaux limités, etc…

      Personne n’y gagne, c’est juste triste, évitable et absurde.

      1. Malheureusement, vous avez raison concernant les impacts sur la population. Mais tort quant à ceux sur les responsables de cette situation.
        Gardez en tête que Mario Draghi, qui va remplacer Trichet, était vice-président de la branche européenne de Goldman Sachs entre 2002 et 2005, lorsque cette banque aidait les grecs à dissimuler leur déficit.
        Rappelez-vous que Henry Paulson, ancien président de GS, était secrétaire d’état au trésor du gouvernement Bush lors du déclenchement de la crise. Et que c’est lui qui a élaboré le fameux plan destiné à s’en sortir.
        Goldman Sachs et sa clique, sur le moyen et long terme, ne comptent pas perdre, mais gagner. Par exemple, en rachetant à bon compte les actions intéressantes que les petits porteurs auront été contraints de vendre. Ou en prenant le contrôle de certaines des banques contraintes à la faillite.

      2. Je n’ai pas parlé des responsables dans mon post (où avez-vous lu cela?).

        Mais je suis d’accord avec vous pour dire GS a gagné malhonnêtement beaucoup d’argent avant et après la crise. S’ils sont sortis plus ou moins indemne de la crise, c’est bien grâce au gouvernement américain. Sans lui, même GS serait en faillite (ils n’ont pu l’éviter qu’en se transformant en banque classique pour avoir accès aux liquidités de la FED).

      1. Oui. Ca s’appelle du cynisme, ou la loi du plus fort, comme vous voulez. J’espère que vous n’avez pas la naïveté de penser que ces gens là ont des états d’âme.
        Ceci étant, l’histoire nous a montré que la manipulation des peuples avait ses limites. J’aime à croire qu’ils sont en train de les atteindre, et que ça ne va pas tout à fait se passer comme ils le souhaitent.

      2. @Jason

        ces gens là ont des états d’âme.

        Je ne vous demandais pas cela, les états d’âmes de ces gens là comme vous dites, je m’en moque, je demandais votre avis à vous.

  9. Bonjour,

    Merci de chercher à nous expliquer simplement le phénomène Fukushima bancaire (entrée en fusion, où est le corium fantôme, gros mensonges officiels car lobbies puissants et impossibilité de dire la réalité trop révélatrice).

    J’attends personnellement au moins – à défaut d’autre chose – de F. Hollande et son équipe, qu’ils soient moins inféodés aux pouvoirs bancaires, donc qu’ils cherchent à mettre en oeuvre des mesures de réel intérêt général.

    Après tout, ils y ont aussi, à titre personnel, quand même un peu intérêt.

    Amicalement,

    Delphin

    1. Moins inféodés ? Comment pourrait il l’être, à moins d’avoir le courage de s’élever contre les traités européens et rendre à la BDF le droit de financer l’état à taux zéro ?

      1. « Moins inféodés ? Comment pourrait il l’être, à moins d’avoir le courage de s’élever contre les traités européens et rendre à la BDF le droit de financer l’état à taux zéro ? »

        – « Moins inféodé » ne veut pas dire pas inféodé du tout.
        – On peut être moins inféodé et ne pas avoir le courage.
        – « moins inféodé », car Nicolas Sarkozy est tellement inféodé.

        Amicalement,

        Delphin

    2. « J’attends personnellement au moins – à défaut d’autre chose – de F. Hollande et son équipe, qu’ils soient moins inféodés aux pouvoirs bancaires, donc qu’ils cherchent à mettre en oeuvre des mesures de réel intérêt général. »

      >>> vous devriez parier là-dessus !

    3. Cette équipe a démontré son inféodation absolue au capital,
      ouvrant toutes les vannes aux banksters,
      et privatisant même plus que la droite.

      Premier voyage du candidat: congratuler le traitre au même titre, Zapatero.
      Ces gros mangeurs de caviar au pouvoir, à moins d’une résistance acharnée,
      et d’une révolution, dans les désastres qui approchent,
      c’est un boulevard pour un coup de force fasciste.

      C’est la troupe du Théatre de l’Alternance,
      mais cette fois avec le risque que la comédie mitterrandienne tourne à la tragédie

      1. D’après ce que j’entends et vois sur le terrain, au quotidien, le coup de force fasciste Espagnol est en train de couver gentiment dans la plus parfaite insouciance populaire…

      2. C’est exactement cela le risque dans la crise monstrueuse
        qui s’annonce.
        Si la gauche de combat n’arrive pas à mobiliser sur une alternative de civilisation,
        ce qui implique de neutraliser la bourgeoisie et son Etat,
        les fascistes auront un boulevard.

  10. Bonjour
    « les aides d’État colossales (1240 milliards d’euros entre octobre 2008 et décembre 2010) qui leur ont été octroyées »

    Vous parlez uniquement de la zone euro?
    Pour la France je croyais que ce que l’on avait prêté aux banques avait été remboursé avec un bénéfice pour l’Etat?
    Pouvez-vous donner plus de précisions sur ces 1240 milliards?

    1. CHR dit : »Pour la France je croyais que ce que l’on avait prêté aux banques avait été remboursé avec un bénéfice pour l’Etat? »

      Il ne faut pas croire au Père Noël.
      Quand un politique vous assure quelque chose, vous pouvez être sur du contraire et son corollaire : il ne faut rien croire, jusqu’à ce que ce soit officiellement démenti…

      Les garanties apportées par l’état aux banques, n’ont pas été gratuites… Elles se sont traduit par une hausse (prise en compte du risque) des taux des emprunts d’état par rapport à une situation où cette garantie n’aurait pas été offerte. Une spoliation des épargnants par rapport aux taux auxquels les banques auraient du rémunérer les déposants et les épargnants… En fait un transfert vers les banques du fruit de nos économies. Dans toute action il y a ce que l’on voit (facilement quantifiable )et ce que l’on ne voit pas (conséquences « imprévisbles » et attendues mais chuuutttt…. Y’a bambi qui dort)… cela s’est traduit aussi par une hausse généralisée des maitières premières(pas seulement du à la garantie bancaire fançaise mais elle y a participé), les financiers se remettant au casino des matières premières qu’elles avaient lâchement abandonné fin 2008, etc…

    2. Cher « CHR »,

      merci pour votre commentaire. Dans un rapport daté de 2011 sur les aides d’Etat accordées au secteur financier, la Commission européenne note que le secteur bancaire a bénéficié sur la période 2008-2010 de plus de 303 milliards d’euros sous la forme de mesures de recapitalisation, auxquels s’ajoutent 104 milliards d’euros liés aux opérations de rachats d’actifs douteux ainsi que 77 milliards d’injections de liquidité. En outre, les Etats membres ont accordé des garanties sur les prêts interbancaires à hauteur de 757 milliards d’euros.

      Dans le cas de la France, le plan de soutien aux banques (qui avait pris la forme de garanties aux banques pour leur permettre d’emprunter sur les marchés ainsi que de participations dans le capital de plusieurs établissements bancaires) a finalement rapporté 2,7 milliards d’euros aux caisses de l’État. Ceci étant, compte tenu des problèmes de refinancement auxquels sont confrontées les banques françaises actuellement, il est aujourd’hui très clair que ces dernières devront à nouveau faire appel à l’aide de l’Etat. Or, un nouveau plan de soutien des banques engendrerait certainement une forte dégradation des conditions de refinancement de l’État français sur les marchés.

      1. a finalement rapporté 2,7 milliards d’euros

        ce chiffre inclut les pertes sur les 104 mds d’actifs douteux? Ou le « finalement » est de trop?

      2. @HP
        Objection irrecevable pour ce qui concerne la France. Autant que je sache, jusqu’à Dexia aujourd’hui, l’État français n’avait eu à prendre en charge aucun actif bancaire douteux depuis 2007, formellement en tout cas puisque les garanties constituent une prise en charge virtuelle et notoirement insuffisante autant qu’illusoire.

  11. Outre les aides d’État colossales (1240 milliards d’euros entre octobre 2008 et décembre 2010) qui leur ont été octroyées

    Merci pour cet état des comptes, ça fait quand même des pépètes. J’espère qu’ils ont pris un max d’agios pour être à découvert comme ça.

  12. Mr Lamberts, n’étant pas très vieux, je vote Ecolo depuis toujours. Aux prochaines élections, j’ai décidé de ne plus voter Ecolo. Nous avions échappé en Belgique aux mesures d’austérité destinées à refinancer in fine les banques. Cela grâce à l’absence de gouvernement légitime. Grâce en grande partie à Ecolo, qui a bien aidé au déblocage de la situation en vue de la formation d’un gouvernement, les mesures d’austérité peuvent maintenant être prises. Ecolo pourra ainsi continuer à faire celui qui n’a rien à voir dans ces futures mesures anti-sociales puisqu’ils ne feront pas partie de ce nouveau gouvernement. Néanmoins, ils se sentent encore quelque peu solidaires de ce à quoi ils ont contribué lors des négociations, car sachant pertinemment de quoi il en retourne, ils se refusent pourtant à dévoiler aux petites gens à quelle sauce ils seront prochainement mangés.

    Ecolo prend le chemin qu’il voudra, après tout ce n’est plus mon affaire. Mais je voulais vous dire qu’en tant que personne opposée à ce système inique et anti-écologique, je ne voterai plus Ecolo, car il s’agit d’un parti qui n’est pas réellement opposé à cette machine infernale. En un mot et en plus clair, j’en ai marre des réformistes qui servent toujours d’idiots utiles (ce matin même à la radio le patron du FEB parlait d’un saut d’index à associer à une taxe écologique pour raison d’efficacité écologique, c’est non seulement très cohérent donc imparable mais c’est de plus double bénéf pour renflouer les banques).

    Ouf, je l’ai dit, je me sens mieux. Je l’avais sur la patate depuis un bon mois et puis là avec ce type du FEB qui parle déjà d’instrumentaliser l’écologisme, c’était trop, fallait que ça sorte.

    1. Monsieur « Moi », étant apparemment un peu plus vieux que vous, je ne vote pas Ecolo depuis toujours, mais seulement depuis 15 ans (à peu près). Aux dernières élections, j’ai hésité à voter Ecolo mais je l’ai fait quand même et je ne le regrette pas trop. Aux prochaines élections, je pense que je voterai à nouveau Ecolo, mais je n’ai pas dit que je voterais Ecolo « pour toujours ».

      Ceci précisé, je constate qu’à vous entendre, il aurait fallu qu’Ecolo joue un jeu politicien main dans la main avec les nationalistes flamands de la N-VA pour continuer à bloquer les institutions, ceci afin d’éviter la formation d’un gouvernement qui prendrait des mesures d’austérité ! La question que vous posez implicitement, c’est de savoir si il vaut mieux avoir un gouvernement, sachant que ce gouvernement va imposer des mesures d’austérité, ou bien de ne pas en avoir : voilà la vraie question ! Ou bien pensez-vous qu’un gouvernement serait capable de prendre des meilleures décisions que celles qu’il prépare ? Je vous dis, moi, c’est possible. Mais pas avec les rapports de force actuels. Les forces « traditionelles » ont trop à y perdre (croient-ils, bien sûr, parce qu’en fait, c’est leur propre suicide qu’ils préparent soigneusement).

      De plus, vous sous-entendez quelque chose de totalement faux (et que vous savez faux), à savoir qu’Ecolo aurait choisi de ne pas faire partie du prochain gouvernement, alors que c’est le CD&V et surtout le VLD (parti libéral, faut-il vous le rappeler ?), deux partis flamands se sachants indispensables à la formation de ce futur gouvernement grâce à la victoire électorale du parti nationaliste (parti ayant choisi de ne pas participer aux négociations en cours), qui ont opté pour le chantage afin d’évacuer la seule force flamande « dissonante » de flandre (dissonante avec le néo-libéralisme, bien sûr), à savoir Groen!; et par voie de conséquence son correspondant francophone, Ecolo.

      Ecolo et Groen! n’avaient pas le poids nécessaire pour garder le pied dans la porte, les voici éjectés et ce coup du sort est en fait selon moi tout à fait providentiel pour eux : jamais, ils n’auraient pu imposer le renversement de la tendance à l’oeuvre partout en Europe actuellement ! Pour ça il faut avoir du poids ! Ils ne pourront donc pas être tenus pour co-responsables de la débacle qui s’annonce. Au lieu de ça, Monsieur Lamberts invite Paul Jorion à s’exprimer et l’aide donc à diffuser ses idées… où est la contradiction ? Je vous dis, moi : il n’y en a pas.

      Et en plus, vous le dites vous-même : le libéralisme prépare déjà l’instrumentalisation de l’écologisme de manière à faire payer encore une fois sur les mêmes les conséquences de leurs propres excès ! Qui va lutter contre ça, qui ? Je vous le demande, mais je connais votre réponse, et elle n’est pas la même que la mienne.

    2. Cher « Moi »,

      je comprends votre frustration et il est des jours où, face à la violence d’un système sans avenir mais encore solidement enraciné, j’aurais envie de tout dynamiter (au sens figuré…). Cependant, l’éthique de la responsabilité me conduit à faire le choix de la transformation.

      Vous faites à Ecolo le procès d’avoir permis une solution aux problèmes institutionnels, laquelle ouvre la porte à un round de mesures d’austérité, ce qui fait de nous, si je vous comprends bien, les complices de ces politiques.

      Tout d’abord, notre pays était confronté à un blocage politique total et ce blocage rendait à court terme le gouvernement de la Belgique et à terme, mettait en péril la démocratie. Pour moi, il ne fait pas de doute que le seul moyen pour les Européens de regagner une souveraineté sur les marchés, c’est de construire (et vite) une union politique. Or, la Belgique réunit en son sein même une sorte de microcosme des défis auxquels l’Europe est confrontée; ne pas réussir à relever le défi du vivre ensemble ici rend, à mes yeux, illusoire la possibilité de le réussir au niveau européen. Les écologistes ont donc mis leur poids et leur inventivité dans la balance pour trouver un accord, et je suis fier du travail accompli.

      Croire, ou faire croire, que la Belgique pouvait poursuivre sa route sans rien changer relève selon moi de l’aveuglement. Où que l’on regarde, les défis s’accumulent : dette (98% du PIB), chômage, pauvreté grandissante, émissions de CO2, pollution des sols, poids financier du vieillissement etc… Tout cela exige des mesures politiques qui devront porter aussi bien les dépenses et les recettes, sur l’organisation de l’Etat,… Considérer le blocage politique communautaire comme une sorte de bénédiction qui nous a évité (en fait qui a reporté) ces choix politiques ne me semble pas intellectuellement et politiquement acceptable.

      Nous étions prêts à participer au prochain gouvernement et à peser sur les orientations à prendre. Il n’en a pas été ainsi, et cela n’a pas été notre choix. De là à dire que nous entérinons (explicitement ou implicitement) les mesures que d’autres prendront, il y a un pas que je ne franchis pas. Lorsque vous dites que nous ne nous opposons pas réellement à cette machine infernale, j’avoue ne pas comprendre ce que constituerait, pour vous, une « opposition réelle ».

      Avant d’être écologiste, je suis démocrate et je respecte le choix de mes concitoyens. En Flandre, il s’est porté très majoritairement sur des partis se revendiquant de l’idéologie néolibérale et dérégulatrice; c’est moins le cas en Wallonie. Mais en tout état de cause, le citoyen ne nous a confié que 13 des 150 sièges de la Chambre, ce qui nous donne un bras de levier limité sur les décisions à prendre.

      Je ne peux que respecter votre choix de ne plus voter Ecolo. Je crois lire en filigrane qu’à l’action réformiste (ce qui est un choix assumé de notre part), vous préférez un autre mode d’action, non précisé. J’accepte le reproche qu’Ecolo a peut être trop souvent donné l’impression de vouloir se contenter de « corriger les excès du système » plutôt que d’assumer une perspective de changement de système. Soyez assuré que c’est cette dernière qui est la mienne et que je porte au quotidien au Parlement Européen et en dehors. J’ose croire que nous serons capables de convaincre une fraction croissante de nos concitoyens de manière à peser de plus en plus sur les choix politiques en Belgique et en Europe.

      1. …notre pays était confronté à un blocage politique total et ce blocage rendait à court terme le gouvernement de la Belgique et à terme, mettait en péril la démocratie.

        Merci de développer un tantinet quant au dit « péril » de la démocratie, c’est possible ?

        Pour moi, il ne fait pas de doute que le seul moyen pour les Européens de regagner une souveraineté sur les marchés, c’est de construire (et vite) une union politique.

        Merci d’expliquer aussi la contradiction entre votre souhait de combattre le marché (le lobby bancaire) dans votre billet initial et votre autre souhait de continuer à le servir…

      2. @Philippe MEONI: t’es embêtant toi avec tes questions. 😉

        « Merci de développer un tantinet quant au dit « péril » de la démocratie, c’est possible ? »

        Il voulait peut-être dire que les mesures d’austérité seraient passées avec ou sans gouvernement légitime. Donc, il était urgent de sauver les apparences et continuer à faire croire que les gens décident.
        Enfin, bon, c’est en tous cas ce que je pense moi, je ne veux pas répondre pour lui.

      3. A Philippe Meoni :

        Péril pour la démocratie : il était clair que sans solution au conflit communautaire nous n’aurions plus eu de gouvernement fédéral de plein exercice, càd d’exécutif capable de mener à bien les missions constitutionnelles de l’Etat fédéral. Il est aussi vraisemblable que le blocage aurait poussé finalement une majorité en Flandre à revendiquer la séparation unilatérale. Je vois ces deux développements potentiels comme deux dysfonctionnements majeurs de la démocratie belge.

        Quant aux marchés, je ne vois pas de contradiction. Je parle bien de combattre la volonté du secteur financier de dominer le pouvoir politique et donc de reconquérir la souveraineté democratique sur cette industrie et plus largement sur le marché. Je ne parle donc pas d’éliminer ce dernier, mais bien de le circonscrire (toute activité humaine ne doit pas y être soumise) et de le domestiquer, c’est à dire à assurer par la règle qu’il serve l’intérêt général.

      4. Oui, avec ou sans gouvernement, la démocratie est de toute façon baffouée par un passage en force… D’où mon interrogation à savoir ce que ça pourrait changer, si ce n’est que compliquer les choses plus qu’elles ne le sont déjà… 😉

    3. @Olivier B: « Ceci précisé, je constate qu’à vous entendre, il aurait fallu qu’Ecolo joue un jeu politicien main dans la main avec les nationalistes flamands de la N-VA pour continuer à bloquer les institutions, ceci afin d’éviter la formation d’un gouvernement qui prendrait des mesures d’austérité !  »

      Vous avez bien résumé, c’était là selon moi que résidait le seul espoir de changement. Raté.

      « Ils ne pourront donc pas être tenus pour co-responsables de la débacle qui s’annonce.  »

      Bien sûr que si. Ils auront permis cette débâcle.

      @Philippe Lamberts: « La question que vous posez implicitement, c’est de savoir si il vaut mieux avoir un gouvernement, sachant que ce gouvernement va imposer des mesures d’austérité, ou bien de ne pas en avoir : voilà la vraie question ! »

      Et c’est bien cette question que je pose. Vous me dites qu’aucun gouvernement ne pourrait prendre de meilleures (moins pires, en fait) décisions que celle que le prochain gouvernement s’apprête à prendre. Donc, je vous demande: pourquoi permettre ce gouvernement? C’était là une occasion extraordinaire de provoquer un réel changement à grande échelle (mondiale, hein, pas seulement de clocher) avec les faibles moyens d’un petit parti wallon. Votre argumentation pour avoir refusé ce choix unique ne repose que sur la peur: que serait-il advenu sans gouvernement? Brrr, c’est vrai, l’écroulement d’un système qui conduit directement à la disparition de l’humanité. Ah, c’est sûr que le mode de vie bourgeois en aurait peut-être pris un coup. Mais n’est-ce pas le but recherché par l’écologie que de réformer en profondeur notre mode de vie pour qu’il devienne soutenable? Ah ben non, il faut croire que c’est de maintenir la destruction de notre environnement par d’autres moyens, car ne nous leurrons pas et n’essayez pas de leurrer la population, tout notre mode de vie est écologiquement insoutenable et ce ne sont pas des mesurettes qui y changeront quelque chose. Au mieux, avec votre réformisme, vous obtiendrez des mesures pour réguler le capitalisme et ainsi refaire partir la machine productrice et consommatrice.

      Ecolo a choisi de ne pas effrayer l’électeur bourgeois en mal de bonne conscience facile à obtenir (un vote, quelques panneaux solaires et hop). Soit, c’est un choix politique que celui du green washing. Mais je ne les suivrai plus sur ce terrain, qui est selon moi une trahison de l’écologie.

      1. Ah ! Ca devient intéressant ! Je prie par avance nos amis français – et autres non-belges – sur ce blog de nous excuser, mais ce petit dialogue « belgo-belge » est peut-être pour eux l’occasion d’essayer d’y comprendre quelque chose dans ce sac de nœuds que semble être la Belgique…

        Mais je ne les suivrai plus sur ce terrain, qui est selon moi une trahison de l’écologie.

        Loin de moi l’idée de vous convaincre du contraire ! Vous m’avez l’air d’avoir des idées bien trempées, ce qui est souvent le cas des gens qui votent Ecolo, et malheureusement (selon moi) aussi des gens qui arrêtent de voter Ecolo pour des raisons à mon avis mauvaises.

        Premièrement, à propos d’Ecolo travaillant main dans la main avec la N-VA. Je vois bien ce que vous voulez dire (et d’ailleurs c’est vous-même qui me l’avez dit ! 😉 ). Il aurait fallu qu’Ecolo empêche à tous prix le déblocage de la situation pour que le gouvernement, en affaires courantes, ne prenne pas des mesures d’austérité. Cette attitude aurait été selon moi totalement irresponsable. Comment auraient-ils pu justifier cela ? Au nom de quoi ? De l’écologie ? Un pays ne peut pas continuer à naviguer à vue indéfiniment, en plus avec un gouvernement (en affaires de moins en moins courantes) majoritairement (pour rester poli et ne pas dire : exclusivement) libéral et qui se soucie comme d’une guigne des questions environnementales ! Merci pour l’écologie ! Vous allez me rétorquer que ça leur fait une belle jambe, aux Ecolos, puisque de toutes façons ils ne seront pas dans le prochain (ce qui n’est pas encore dit d’ailleurs) mais attendez la suite. Qui aurait pu comprendre cette « Alliance Objective » avec un parti qui flirte avec l’extrême droite, pour des raisons complètement partisanes, dont la synthèse est à peu près : « nous sommes riches, nous les flamands, alors nous voulons garder notre richesse pour nous et ne pas la partager avec qui que ce soit ». Quel rapport avec le projet d’Ecolo d’une société multiculturelle où les gens se rencontrent ? Pas étonnant qu’à la N-VA, on vomisse les Ecolos ! Ils incarnent exactement le contraire de ce que la N-VA prône : le repli sur soi !

        Et puis, ça me paraît bien naïf de penser qu’à force de blocage, le gouvernement en affaires courantes allait rester bien sagement dans son rôle attentiste. Ils ont déjà bouclé le budget 2011, pourquoi pas le budget 2012 ? Ils ont déjà décidé que l’armée belge interviendrait en Libye, ils ont déjà racheté une banque, pourquoi n’auraient-ils pas décidé l’austérité, finalement ? Qu’est-ce qui (ou plutôt qui est-ce qui) les en aurait empêché, après 500 jours « en affaires courantes » ?

        Alors, en quoi voyez-vous dans le blocage de la formation du gouvernement un « espoir de changement » ? Espoir de changement de quoi ?

        Votre argumentation pour avoir refusé ce choix unique ne repose que sur la peur: que serait-il advenu sans gouvernement? Brrr, c’est vrai, l’écroulement d’un système qui conduit directement à la disparition de l’humanité. Ah, c’est sûr que le mode de vie bourgeois en aurait peut-être pris un coup. Mais n’est-ce pas le but recherché par l’écologie que de réformer en profondeur notre mode de vie pour qu’il devienne soutenable?

        Je pense que fondamentalement, vous confondez deux choses : l’écroulement du système tel que nous le connaissons, c’est à dire le système capitaliste, qui n’a besoin de personne, qui s’écroule de lui-même, sous le poids de sa propre bêtise, et le fait qu’un système politique pourrait s’écrouler parce que nous n’arriverions plus à nous mettre d’accord pour avoir un gouvernement. Ces deux choses n’ont rien à voir. Le système capitaliste s’écroule parce qu’il est conçu pour s’écrouler, et de cette manière-là. Il contient pour ainsi dire un vice de forme. Mais la vie politique, c’est autre chose. Il faudra toujours que les hommes se mettent d’accord pour savoir comment les affaires publiques vont être gérées, quel que soit le système économique mis en place par ailleurs. Ce n’est pas l’absence – ou la présence – d’un gouvernement qui va décider comment le système économique va fonctionner. D’ailleurs, nous le voyons bien : les hommes et femmes politiques, aujourd’hui, sont complètement impuissants. Ils regardent le système s’écrouler en gesticulant. Par contre, il faudra, une fois l’écroulement total constaté, des gens pour dire : à présent, reconstruisons autre chose. A ce moment-là, on aura besoin de toutes les bonnes volontés, de toutes les énergies. J’espère que vous serez à mes côtés à ce moment-là. A ce moment, il faudra s’occuper vraiment des problèmes environnementaux, et peut-être que toutes les conditions seront remplies pour cela.

        En attendant, vous proposez quoi ?

      2. @ Moi

        D’accord avec vous. A force de couper son vin on fini par boire de l’eau.

        Que l’on partage ou pas leurs idées, la NVA a joué tactiquement de main de maître, influençant le cours des évènements dans leur sens sans se mouiller et continuant d’ engranger des sympathies en Flandre ce qui leur donnera encore plus d’influence au prochain tour des négociations. Une spirale vertueuse en quelque sorte.

        Les écolos comme à leur habitude: ils font la courte échelle à tout le monde et restent seuls cons de l’autre côté du mur. Javaux et Van Besien cocus mais contents du gueuleton offert par Elio pour bons et loyaux services.

        Vous avez très bien résumé le concept: l’idiot utile. J’ajouterais l’idiot utile aux ambitions maximales de faire-valoir ou de comparse.

      3. Olivier B : Je prie par avance nos amis français – et autres non-belges – sur ce blog de nous excuser

        Comme on en a déjà fait la remarque, la question Belgique ou Flandre et Wallonie et les questions européennes en suspend ont de réels points communs:
        – dans un cas comme dans l’autre il s’agit de savoir si la solidarité (payer des impôts dont d’autres profitent, etc) est la meilleure solution ou si le chacun pour soi est le seul possible
        – dans un cas comme dans l’autre il s’agit de savoir si on accepte un gouvernement commun même quand il ne fait pas la politique qu’on souhaite ou si il vaut mieux des ensembles plus petits mais où l’accord sur la politique à suivre est peut-être plus facile
        – dans les deux cas il y a une solution idéale qu’on ne pourra peut-être pas réaliser parce que les erreurs du passé la rende impraticable (l’erreur pour l’Europe étant un manque certain de démocratie, pour la Belgique, étant français, je n’ai pas à avoir d’opinion…)

        (o; Si on parlait tous la même langue on aurait plus besoin de frontières ;o)

      4. @Lazarillo

        A propos du jeu tactique de la N-VA, je vous rejoins totalement. De main de maître, c’est le mot. Continuant d’engranger des sympathies en Flandre… apparemment vrai aussi. Ma conclusion : les Flamands pensent réellement comme eux. Les Flamands sont réellement dans leur repli identitaire. Que pouvons-nous y faire, en tant que francophones ? A mon avis, rien. Apprendre le flamand, peut-être ? Ca ne changerait pas grand chose à mon avis. Ils se sont enfoncés trop loin dans leur logique, c’est trop tard. Il faudra attendre un écroulement qui les dépassera aussi pour qu’ils se rendent compte que nous sommes tous dans le même bateau. Et que ce bateau est un peu plus grand que le bateau Belgique, ou même le bateau Europe. Ce bateau s’appelle « planète terre ».

        Et en ce qui concerne Ecolo, je n’ai rien d’autre à ajouter si ce n’est que vous rappeler que nous sommes, en Belgique, dans un système proportionnel, et que donc le rapport de force est déterminé par le poids de chacun.

        Et je vous pose à vous aussi la question : vous proposez quoi ? Vous comptez voter pour qui ?

      5. @ Olivier B

        Je ne pense pas que ce soit un repli identitaire, mais plutôt un repli « économique » qui trouve sa cohésion dans l’identitaire. Il est plus simple de faire preuve de solidarité en période de vaches grasses. Le phénomène du chacun pour soi ne se limite pas à la Belgique: Les nationalismes/régionalismes des bien portants véhiculent les mêmes conceptions en Espagne -Basques et Catalans vis-à-vis du sud embourbé-, Italie avec la Padanie vis-à-vis du Mezzogiorno, Europe -Finlandais vis-à-vis de Grecs-…

        Une des grandes victoires de la NVA est d’avoir réussi à fragmenter le front Francophone. La Wallonie tributaire de la manne flamande a lâché une partie des Francophones de la périphérie. Elle lâche un peu plus à chaque négociation. Son incapacité à trouver le chemin de la prospérité depuis 40 ans réduit un peu plus à chaque rendez-vous post-électoral son rôle au de pot de terre du dicton.

        Une deuxième base tactique de la NVA est que les réformes auxquelles elle aspire s’inscrivent dans la durée. Le temps joue pour eux alors que pour la Wallonie, il s’agit à chaque round d’assurer l’essentiel pour passer le cap du moment sans perspective de long terme.

        Maingain a très bien résumé dernièrement la situation, le nationalisme Flamand d’une part et l’exécrable gestion de la Wallonie de l’autre mettent Bruxelles dans une situation d’otage. Une région Bruxelloise, acteur réel avec des compétences identiques à celles des deux autres qui forcera le modèle dual Wallons/Flamands à se redéfinir en leur retirant le prétexte à s’affronter sur le terrain du devenir bruxellois, voilà un électrochoc susceptible de changer le cadre à mon sens.

        Pour ce qui est de l’avenir de la Belgique en particulier, je vais dans votre sens. Nous vivons une époque paradoxale ou les pays se désagrègent tout en aspirant à une Europe supranationale, surdimensionnée à mon sens. En toile de fond je perçois le désarroi profond de l’individu-citoyen cherchant à influencer un destin qui lui échappe et une crise profonde du système représentatif et des fondements démocratiques.

        Pour finir une petite mention sur votre référence à la proportionnalité. Je crois qu’une des frustrations exprimées par Moi est justement que par leurs concessions, les écolos se complaisent dans un rôle de tendance d’appoint qui oscillera toujours entre 10 et 15% des voix alors que son potentiel est plus important et qu’ils renoncent ainsi de devenir un parti à vocation de pouvoir.

      6. @Lazarillo

        Sur le repli « économique » : je pense sincèrement que les Flamands avaient une telle soif de revanche sur les « humiliations » du 19ème siècle qu’ils ont retroussé leurs manches et ont utilisé la richesse générée dans un but identitaire. Je pense réellement que leur moteur est identitaire, mais je peux me tromper, et finalement je ne pense pas que ça aie beaucoup d’importance : là comme ailleurs, les deux s’entremèlent sans doute.

        A nouveau d’accord sur le fond à propos de la stratégie de la N-VA. Pour tout vous dire, j’ai envisagé de voter Maingain aux dernières élections, malheureusement à l’époque, il était associé aux libéraux, et ça, c’était vraiment au-dessus de mes forces. Finalement, le fait que ceux pour qui j’ai voté – les Ecolos – restent envers et contre tout associés à leur famille politique en Flandre, j’ai apprécié la démarche même si elle ne comporte pas que des avantages.

        A propos des Ecolos et de leur poids politique : C’est l’éternel débat chez Ecolo, entre ce que j’appellerais les « irréductibles » et les « pragmatiques ». Savez-vous que dans les années 80, une motion modifiant les statuts du parti a été adoptée à une très très courte majorité ? Cette motion disait que éventuellement, dans certaines circonstances particulières, Ecolo pourrait être associé au pouvoir. Beaucoup de déçus ont rendu leur carte du parti à ce moment-là. Ca fait sourire aujourd’hui. (Est-ce que certains d’entre eux seraient revenus par hasard ? 😉 ) Je pense et j’espère que, comme je l’ai dit plus haut, quand on se sera rendu compte que sans eux, c’est la cata, peut-être qu’alors autre chose sera possible.

        Seul l’avenir nous le dira, et il est plein d’incertitudes ! 😉

    4. Messieurs Olivier B. et Lamberts, bon courage. Ça sent pas la Madame Meilland en Belgique et avec des leaders d’opinion de quartier affichant une maturité politique telle que nous la servent messieurs Moi et Lazarillo Trucmuche, j’ai la nette impression que la tendance sur le marché des futures des fragrances de l’atmosphère politique d’outre-Quiévrain soit moins au muguet de mai et aux oeillets du poète qu’à la moule douteuse et au saindou frelaté…

  13. La séparation des métiers des banques devrait-elle laisser inviolés les territoires du shadow banking ?

    1. Il devrait y avoir une règle simple : tu marques tes actifs à la valeur de marché… No trick, no game… Ton capital s’est évaporé (perte sur le porte feuille d’actifs détenu) tu dois te renseigner vite fait avant que ne soit engagé une responsabilité pénale (présentation de faux bilans) sur l’adresse du tribunal de commerce le plus proche. Cela résoudrait tous les problèmes de crise sans avoir un pataquès de régulations, de lois et que sais je encore.

      1. Hihi! Je ne parle pas des banques française, si cela devait se passer aussi simplement que ça…

        Un bilan et un compte de résultats tous les 365 jours, pour les années non-bissextiles, cela laisse de la marge.

    2. Cher François,

      Merci pour votre commentaire. A mon sens, une séparation stricte des métiers bancaires constituerait une mesure efficace pour lutter contre le « shadow banking » (qui est le sujet central du Monde Economie d’aujourd’hui). En effet, un telle mesure consisterait précisément à interdire aux banques commerciales – qui font appel à l’épargne publique et qui bénéficient de garanties d’Etat – de réaliser des opérations de « trading » (achat de produits dérivés, etc.), de créer des véhicules hors bilan pour organiser la titrisation de leurs créances, ou encore de financer les investissements d’institutions financières qui font partie intégrante du shadow banking (tels que les banques d’investissement, les fonds spéculatifs, etc.).

      1. Bonjour,

        Oui, ce serait incontestablement un bon début, si une telle stricte scission se révélait possible, ce dont je doute pour être honnête. Mais pourquoi faudrait-il laisser droit de cité au shadow banking et ne pas interdire purement et simplement les activités financières sans aucune utilité économique et sociale ? Est-ce que les 16.000 milliards de dollars de la finance grise (selon la Fed) ne trouveraient pas leur utilité pour renflouer les caisses publiques, juste retour des choses ?

      2. Mais pourquoi faudrait-il laisser droit de cité au shadow banking et ne pas interdire purement et simplement les activités financières sans aucune utilité économique et sociale ?

        Très bonne question.
        Exproprier les expropriateurs permettrait enfin de financer des dépenses publiques utiles
        et d’engager une révolution sociale et écologique.
        Les politiciens professionnels, prisonniers du capital financier, n’y apporteront jamais aucune réponse.

      3. @Philippe Lamberts Le lobby bancaire, « sur-représenté dans les 19 groupes d’experts qui conseillent la Commission sur les matières liées au secteur financier » ; C’ad, concrètement, qui désigne qui et comment ? Arrêt sur image – affiliations.  
        la troisième victoire  du secteur bancaire concerne l’absence de mesures spécifiques limitant les opérations financières entre le système bancaire régulé et le système bancaire dit « fantôme ». Ce dernier – qui englobe la plupart des acteurs financiers non régulés tels que les véhicules hors-bilan, les fonds spéculatifs, etc. – constitue pourtant un mécanisme clé à travers lequel la crise s’est propagée» (…)
        Peut-être je chipote, que ce classement procède d’une autre chronologie, la façon de raconter une histoire, par qui est-elle écrite ? pour que votre texte me soit lisible je dois qualifier de première victoire des banques, l’intouchabilité du shadow banking ce que vous désignez être leur « troisième » ; cette victoire pose et contient toutes les autres. Comment aller y voir, qu’y a t-il à voir… les commissions d’experts auraient grand intêret à ne pas s’alanguir dans les pares feux tels que; Enfin, le fait d’armes le plus cinglant du lobby bancaire est d’être parvenu à exclure du champ d’application du projet de réformes de la Commission tout type de mesure posant les prémices d’une séparation stricte des métiers bancaires (banque de dépôt et banque d’investissement) « . « Enfin » en est un corollaire.
        la seule action possible est : les interdire et les réquisitionner purement et simplement – sans contrepartie. Vous ne trouvez pas que ça commence à sentir http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/25/des-deputes-ump-veulent-interdire-le-minimum-vieillesse-aux-etrangers_1593662_823448.html

        Si vous êtes flippé ne cliquez pas (j’aurai pas dû)… mettez à l’épreuve votre bonne humeur, votre humanitude… attention tout de même aux oreilles.
        L’anniversaire kitschissime d’une banque malaisienne;
        http://www.youtube.com/watch?v=z8pdp2D_3gA&feature=player_embedded#!
        article de http://www.rue89.com/2011/08/20/lanniversaire-kitschissime-dune-banque-malaisienne-218488

      4. Merci à Philippe Lamberts de sa voix politique pour un monde civilisé. La neutralisation du shadow banking impose certainement la séparation entre les activités de dépôt et de crédit d’une part et les activités d’investissement et de marché d’autre part. Mais dans les faits cela ne suffit pas comme l’a montré le contournement du Glass Steagall Act aux États-Unis.

        La monnaie sert à la fois à régler, à prêter et à investir. Par nature, les dépôts sont transformés en crédits qui sont transformés en investissements qui produisent les dépôts dans l’avenir. Pour que la séparation des activités soit efficiente il faut qu’elle soit intermédiée par des institutions spécialisées dans les activités de compensation ; c’est à dire dans le traçage public et réglementé des opérations de transformation entre l’épargne et l’investissement ; entre les dépôts et le crédit.

        La finance de marché produit les prix par quoi s’établit l’équilibre des risques et des droits entre tous les intérêts financiers. Si le marché financier n’est pas tenu par des acteurs spécialisés dépositaires de l’application de la réglementation, alors les différents acteurs se lient par des contrats cachés dont les prix sont fictifs et iniques.

        Une finance réglementée, c’est à dire réellement soumise à la loi, ne peut pas réellement fonctionner sans la traçabilité des contrats publique et indépendante. Un contrat non compensé sur un marché transparent doit être juridiquement sans valeur. L’obligation de compenser publiquement tous les contrats financiers apporte un élément fondamental de solvabilité : la valorisation explicite des garanties portées par les finances publiques.

        La compensation intégrale de toutes les transactions financières implique l’émission d’options de capital par tous les opérateurs agréés. Alors les banques d’investissement souscrivent les primes de capital de leurs concurrents par lesquelles elles évaluent le risque d’insuffisance du capital issu des engagements objectivement comptabilisés par la compensation.

        La spéculation sur l’insolvabilité du système est transparente à proportion des investissements et des crédits jugés hasardeux par le marché lui-même. La responsabilité financière est rétablie par la transparence des contrats. Les citoyens mesurent explicitement les risques financiers qu’ils garantissent par leurs impôts. Les parlementaires constateraient objectivement la prudence des budgets publics.

    3. Je suis d’accord avec vous François. Il y a (pour l’instant) peu de soutien politique au sein du Parlement européen et du Conseil en faveur d’une séparation des métiers bancaires. L’alternative consisterait à réguler les flux financiers entre les banques et les établissements financiers non régulés (hedge funds, vehicules hors bilan, etc.). A court terme, il conviendrait de contraindre les banques à disposer de suffisamment de fonds propres pour couvrir les lignes de crédit et les garanties qu’elles octroient à leurs véhicules hors bilan, ou à rendre nettement plus coûteux les financements à très court terme qu’elles obtiennent sur les marchés de capitaux (voir la proposition du Professeur Enrico Perotti http://www1.fee.uva.nl/fm/PEOPLE/Papers/POLICY%20INSIGHT%20Perotti-SuarezOct27.pdf ).
      Mais, idéalement, je pense comme vous que les activités financières réalisées au sein du shadow banking n’ont aucune utilité sociale et, par conséquent, devraient à terme être interdites purement et simplement. Une première étape pour dégonfler de façon substantielle la sphère financière (et en particulier le « shadow banking ») serait de réguler drastiquement les marchés de produits dérivés (en rendant par exemple obligatoire le dépôt de l’actif « sous-jacent » couvert par un produit dérivé. Autrement dit, un opérateur achetant une option de vente sur un actif sous-jacent (matières premières, actions, obligations, etc.) serait obligé de posséder ce dernier).

    1. Ne jamais oublier que derrière, il y a toujours l’armée….

      Et on va bientôt y arriver.

      Si vous voyez ce que j’entends avec mon nez.

  14. Sauver les banques n’est pas nécessaire exemple Fortis Belgique perte de valeur des actions et perte d’exploitation dans l’année de la cession +- 100 milliards , épargne des belges +- 1400 milliards.
    Jamais l’épargne des belges n’a été en danger.
    Jamais l’épargne des épargnants d’un pays ne sera absorbée par la faillite des banques , c’est impossible.
    Une banque n’est que le transporteur de fonds , le caissier , jamais la caisse elle même , même si elle transporte 50 fois son capital , le teneur du capital c’est vous , le rembourseur du crédit c’est vous.
    Sauver les banques c’est uniquement sauver un systeme financier en place qui n’a plus de raison d’être , qui ne sert qu’à maintenir l’esclavage de la dette.
    Révoltons nous contre çà. C’est incompréhensible que les peuples ne bougent pas.

    1. la Corée du Nord, l’Albanie, le Cambodge de Pol Pot… incroyable ce que l’on arrive à faire comme chose lorsque l’on refuse l’ouverture sur le monde.

      1. @hatoup
        Ce n’est pas le sens des nuances qui vous étouffe !
        Du reste, je ne suis pas partisan du régime, mais comparez un pays qui est sous embargo économique d’un autre depuis 1962. Où le système de santé est-il le meilleur entre les deux pays concernés ? Et le système éducatif, le taux de mortalité infantile, l’obésité… ?

      2. Vous confondez Politique et Economique : on peut refuser sans problème l’ouverture économique sans changer de régime politique.

      3. @Campos Philippe

        on peut refuser sans problème l’ouverture économique sans changer de régime politiq

        Ouaip, dit comme ça en deux ligne, ça paraît simple.
        Sauf que c’est précisément le Big Problem sur lequel se heurtent tous les régimes politiques et donc tous les citoyens du monde aujourd’hui. Comment préserver libéralisme politique, i.e les acquis des Lumières, de la modernité, tout en encadrant strictement son pendant de l’ordre économique, à lui jusque là indéfectiblement lié : le libre échange tous azimuts, l’Ouverture, bref le libéralisme économique.
        De Rekjavik à Sydney en passant par Tripoli et de la Havane à Manille en passant par la Mecque ou Lampedusa…

    2. … et si tout est fermé, ya plus de profiteurs ?
      Logiquement oui.
      Le raisonnement et le comportement de Pascal Lamy résume à lui seul, la glissade effectuée par les partis socialistes vers la piste libérale ou une forme nouvelle du colonialisme. Il reconnait implicitement qu’il y a des gagnants et des perdants et qu’il faut choisir son camps.
      Question: quel avenir pour ce discours ?

    3. La phrase de Pascal Lamy, en postulant un rapport de cause à effet entre l’ouverture aux échanges et le développement des systèmes sociaux, constitue une proclamation idéologique.

      On peut expliquer la vie par une supposée « force vitale », mais chercher à comprendre les mécanismes du vivant, est un progrès conceptuel. On peut imaginer que telle plante a des « vertus », et qu’elle est « bonne pour ceci ou celà », mais il est préférable de comprendre quelles sont les molécules de cette plante qui interviennent dans tels mécanismes biologiques, etc…

      Les modes de pensée par « vertus », « forces », etc…, érigés en explications, révèlent une immaturité conceptuelle, et en vérité l’incompréhension des mécanismes qui sont en jeu.

      Ici, d’une façon caractéristique, l’ouverture est une vertu. Comme une plante est proclamée bonne pour la santé, l’ouverture est proclamée bonne pour le corps social.

      Dans ce blog, j’ai appris à comprendre les multiples mécanismes par lesquels une ouverture de principe, proclamée en vertu, la mise en liberté d' »homo oeconomicus », contribue à la destruction du corps social, et qui démentent d’une façon éclatante la proposition idéologique de Pascal Lamy.

      1. Je propose de retourner la logique de Lamy :

        Quand un peuple dispose de systèmes sociaux équilibrés, développés, diversifiés, avec une profondeur culturelle et historique, une solidarité effective et constitutive, bref, qu’il dispose de la seule vraie richesse dont puisse se prévaloir un peuple, alors, oui, il est en mesure de briller dans les échanges avec les autres peuples, et son ouverture est heureuse…

      2. Merci, c’est bien comme cela que je le vois aussi.
        En fait, on peut difficilement établir une relation de cause à effet entre échanges marchands et systèmes sociaux.
        Si on prend en compte la taille d’un pays, à développement égal, un petit pays comme la Belgique sera plus ouvert qu’un grand pays qui aura un marché intérieur plus développé.
        Pensons aussi au temps où nos pays étaient «ouverts» à leurs colonies et en « profitaient » (et continuent à le faire).
        Mais vous avez dit l’essentiel, le marché ne peut se développer que dans une société disposant de systèmes sociaux équilibrés (y compris éducatifs).

    4. LIrlande, le Portugal, l’Espagne: ces pays ont été extrêmement ouverts et ont attiré beaucoup des capitaux des pays de coeur de la zone euro. Quand la crise a éclaté, l’apport des capitaux s’est brusquement tari et tout s’est écroulé. Ils auraient beaucoup mieux fait de limiter le flux de capitaux, et d’être beaucoup plus « fermés ».
      http://krugman.blogs.nytimes.com/2010/02/09/anatomy-of-a-euromess/#
      http://krugman.blogs.nytimes.com/2011/10/07/notes-on-the-eurobubble/#
      http://streetlightblog.blogspot.com/2011/09/what-really-caused-eurozone-crisis-part.html

      Le Brésil est en train d’essayer de ne pas répéter la même erreur à l’heure actuelle.

    5. Mettez un renard dans le poulailler et vous verrez qui parvient le mieux à profiter.

      Libre-échange et protectionnisme sont le glaive et le bouclier du même agresseur.

      L’histoire économique enseigne que les pays champions du libre-échange(UK, USA,Japon)
      ont protégé leur industrie puis l’on lancé à l’assaut des marchés
      qu’ils ont libéré, par un rapport la force,
      dont les accords OMC sont la dernière codification.

      Partisans du libéralisme comme du protectionnisme ,
      servent le même maitre.
      Ils ne font que prolonger l’accumulation du capital,
      aux dépens des peuples.

    6. Il faut délocaliser P. Lamy et c’est urgent 🙂
      source
      http://www.lepost.fr/article/2011/03/17/2438167_le-testament-de-maurice-allais-l-economiste-prix-nobel-qui-inspire-marine-le-pen-et-toute-son-equipe.html

      extrait (date : Mardi 12 Octobre 2010)
      « La récente réunion du G20 a de nouveau proclamé sa dénonciation du  » protectionnisme « , dénonciation absurde à chaque fois qu’elle se voit exprimée sans nuance, comme cela vient d’être le cas. Nous sommes confrontés à ce que j’ai par le passé nommé  » des tabous indiscutés dont les effets pervers se sont multipliés et renforcés au cours des années  » (1). Car tout libéraliser, on vient de le vérifier, amène les pires désordres. Inversement, parmi les multiples vérités qui ne sont pas abordées se trouve le fondement réel de l’actuelle crise : l’organisation du commerce mondial, qu’il faut réformer profondément, et prioritairement à l’autre grande réforme également indispensable que sera celle du système bancaire.

      Les grands dirigeants de la planète montrent une nouvelle fois leur ignorance de l’économie qui les conduit à confondre deux sortes de protectionnismes : il en existe certains de néfastes, tandis que d’autres sont entièrement justifiés. Dans la première catégorie se trouve le protectionnisme entre pays à salaires comparables, qui n’est pas souhaitable en général. Par contre, le protectionnisme entre pays de niveaux de vie très différents est non seulement justifié, mais absolument nécessaire. C’est en particulier le cas à propos de la Chine, avec laquelle il est fou d’avoir supprimé les protections douanières aux frontières. Mais c’est aussi vrai avec des pays plus proches, y compris au sein même de l’Europe. Il suffit au lecteur de s’interroger sur la manière éventuelle de lutter contre des coûts de fabrication cinq ou dix fois moindres – si ce n’est des écarts plus importants encore – pour constater que la concurrence n’est pas viable dans la grande majorité des cas. Particulièrement face à des concurrents indiens ou surtout chinois qui, outre leur très faible prix de main-d’oeuvre, sont extrêmement compétents et entreprenants.

      Il faut délocaliser Pascal Lamy !

      Mon analyse étant que le chômage actuel est dû à cette libéralisation totale du commerce, la voie prise par le G20 m’apparaît par conséquent nuisible. Elle va se révéler un facteur d’aggravation de la situation sociale. A ce titre, elle constitue une sottise majeure, à partir d’un contresens incroyable. Tout comme le fait d’attribuer la crise de 1929 à des causes protectionnistes constitue un contresens historique. Sa véritable origine se trouvait déjà dans le développement inconsidéré du crédit durant les années qui l’ont précédée. Au contraire, les mesures protectionnistes qui ont été prises, mais après l’arrivée de la crise, ont certainement pu contribuer à mieux la contrôler. Comme je l’ai précédemment indiqué, nous faisons face à une ignorance criminelle. Que le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce, Pascal Lamy, ait déclaré :  » Aujourd’hui, les leaders du G20 ont clairement indiqué ce qu’ils attendent du cycle de Doha : une conclusion en 2010 « , et qu’il ait demandé une accélération de ce processus de libéralisation m’apparaît une méprise monumentale. Je la qualifierais même de monstrueuse. Les échanges, contrairement à ce que pense Pascal Lamy, ne doivent pas être considérés comme un objectif en soi, ils ne sont qu’un moyen. Cet homme, qui était en poste à Bruxelles auparavant, commissaire européen au Commerce, ne comprend rien, rien, hélas ! Face à de tels entêtements suicidaires, ma proposition est la suivante : il faut de toute urgence délocaliser Pascal Lamy, un des facteurs majeurs de chômage !

      Plus concrètement, les règles à dégager sont d’une simplicité folle : du chômage résultent des délocalisations elles-mêmes dues aux trop grandes différences de salaires… A partir de ce constat, ce qu’il faut entreprendre en devient tellement évident ! Il est indispensable de rétablir une légitime protection. Depuis plus de dix ans, j’ai proposé de recréer des ensembles régionaux plus homogènes, unissant plusieurs pays lorsque ceux-ci présentent de mêmes conditions de revenus, et de mêmes conditions sociales. Chacune de ces  » organisations régionales  » serait autorisée à se protéger de manière raisonnable contre les écarts de coûts de production assurant des avantages indus à certains pays concurrents, tout en maintenant simultanément en interne, au sein de sa zone, les conditions d’une saine et réelle concurrence entre ses membres associés. »

      1. On vous remercie pas Campos, ce doit bien être la dixième fois qu’on a droit(e) au refrain d’Maurice A l’aise Biaise…

  15. Et vous, Philippe Lamberts, combien avez vous pu recenser d’eurodéputés prêts à combattre le lobby bancaire ?

    1. J’avoue ne pas les avoir recensé. Mais il est clair que les partisans d’une régulation dure de l’industrie de la finance sont encore minoritaires. Ceux qui affirment ouvertement l’objectif de réduire la taille de cette industrie et sa profitabilité et de dégonfler la bulle énorme des produits dérivés demeurent minoritaires ici au Parlement. Mais je constate par exemple qu’on a pu trouver une majorité pour interdire les CDS à nu; petit progrès mais encore impensable il y a un an. Je ne désespère pas d’une évolution du parlement actuel, mais ce qu’il nous faut, c’est un véritable basculement du centre de gravité politique en Europe. On y travaille…

  16. Quand on discute avec les banquiers (dirigeants), le discours prend toujours la même direction: c’est la faute des gouvernement si nous en sommes arrivés là. Les banques font leur business, c’est tout. C’est au gouvernements de prévoir, de canaliser, de définir des règles. Ils disent que tout ce marasme serait le résultat d’une volonté politique. Les problèmes actuels seraient imputables aux dettes astronomiques des états européens.
    La classe politique ne partage pas ce point de vue, elle est satisfaite que le public se décharge sur les banques et la finance.
    Peut-on parler de torts partagés?

      1. Et qui sinon le législateur pourrait promulguer une loi interdisant les effet levier ? C’est bien une défaillance politique qui permet aux banques (et autres) d’agir le plus légalement du monde, non ?

      2. non tu n’as plus de capital, t’es mort et en faillite. imparable. pas besoin de régulation… Ils ne joueraient plus au casino. C’est pareil qu’avec les enfants… il faut la menace de la fessée pour les faire tenir sage. Et la fessée, c’est la faillite.

      3. Hatoup: tu parles comme Hoover et son équipe juste après la grande dépression de 29. En 1933, c’était encore la chute libre (4 ans après, voir les second graphique ici http://www.j-bradford-delong.net/tceh/slouch_crash14.html). Pourquoi? Parce que l’administration américaine avait décidé qu’il fallait laisser tomber en faillite les banques. En fait, ils ne comprenaient rien à ce qu’ils faisaient, ils raisonnaient sur de grands principes tombé du ciel (genre: il faut toujours laisser tomber en faillite une banque en cessation de paiement, sinon les autres se comporteront comme elle et ce sera pire pour l’économie en général). Or, ce genre de principe, qui semble être du bon sens, est en fait complètement faux. Dans une crise comme en 1929 ou en 2008, il n’y a pas de « bonne solutions », juste des solutions « mauvaises » qui sont meilleures que d’autres solutions qui sont elles catastrophiques!

      4. @mathieu

        Libre à toi de préférer la solution japonaise… Je crois que la loi sur les banques date de 1998… Tu m’appelles quand leur solution aura réglé les problèmes… Pour ma part j’en ai marre d’attendre… mais je suis quand même curieux de voir ça…

      5. @ Mathieu

        Lois qui valent pour l’un devrait valoir pour tous…
        Les règles légales du commerce, nationales ou internationales, prévoient bien qu’en cas de faillite, toute entité, personne morale ou physique, en arrive, faute d’une redressement, à la liquidation…
        Ces banques qui nous enveniment ne sont, à l’origine, que des commerces assimilables à ceux spécialisés dans la vente de ventes de godasses ; Qu’elles soient devenues « too big to fail », excuses à les laisser violer la loi des liquidations, n’est dû qu’au fait du laxisme des lois contre les monopoles…
        Et les pouvoirs politiques s’en sont aperçu pour créer des lois spécifiques au secteur bancaire, le rendant intouchable, et en l’absence d’un débat public et de la propagande diffusée, dans l’esprit de la masse, qu’une banque ne pourrait jamais faire faillite…
        L’une des mesures qui pourrait peut être offrir un compromis serait de plafonner le « chiffre d’affaires » des établissements financiers et interdire la prise de capital des plus gros dans les plus petits…
        Ceci vaudrait d’ailleurs pour toute autre entreprise… Si les boîtes les plus puissantes à ce jour font la pluie et le beau temps en économie et en politique, c’est par la concentration des moyens financiers monopolisés, arme de destruction massive de toute concurrence potentielle…

  17. « Et ça continue encore et encore c’est que le début…. » Françis Cabrel va toucher un max de royalties, puisque depuis le début de la crise avec les subprimes, il n’y a aucune modification de la représentation des politiques quand au fait que ce soit bel et bien la politique qui précéde l’économie par la fixation des cadres d’exécution de celle-ci.

    Pourtant, l’usage du terme « spéculateurs », vague au possible, sous-entendant une sorte de « syndicat du crime financier » opérant à l’ombre et hors de tout contrôle, ainsi que les discours grandiloquent sur la forme ( le ton a Grenoble, les pseudos promesses à travers tout les médias) mais qui sur le fond sont à des lieux de donner quoi que ce soit.

    Dernièrement, le plus frappant, l’exposition au risque grec pour les banques françaises, 8 milliard. Aucun ministre ne prend en compte, l’interconnexion des banques de tout petit avec l’ensemble de la dette grecque, et de facto, la restriction inter-bancaire qui suivra ce défaut, le temps que les banques refassent leurs marges, ou fond propre pour les crédules.

    Mais le pire à mes yeux, c’est l’effet que je nommerais « effet Stiglitz », pour l’heure je ne connais pas plus que cela l’œuvre du monsieur, ce que je souligne, c’est l’emballement de beaucoup, tout bord confondue, trouvant là un homme providentiel ayant fait repentance apparente de son néo-libéralisme. Pourtant, en en restant aux publications journalistiques et à l’écume de ce que d’autre me disent, je ne vois à travers la taxe sur la spéculation qu’une manière de laisser poursuivre celle-ci en la rendant morale par un « don » aux plus pauvres de la sociétés, et je ne comprend pas comment certains peuvent avancer qu’une taxe même de 5% stopperait la spéculation.
    Séparation des banques commerciales et d’affaires, c’est du bon sens, mais bon sens qui laisse intacte l’ingénierie financière actuelle sous une fausse promesse  » là s’ils se trompent nous les laisseront couler » avec ou sans les acteurs économiques dont les fonds font tourner ces banques d’affaires? ( retraites, entreprises de toutes tailles etc….)

    Si tout ces politiques continuent, bha en gros ça continue, la question étant quel sera le point de rupture.

    1. « la politique qui précéde l’économie par la fixation des cadres d’exécution de celle-ci. »

      lol… C’est bien connu ce sont les politiques qui font bouger le monde… Hum… je ne suis aps aussi catégorique que toi pour ma part… En fait d’après ce que j’ai vu… ce n’est pas les politiques qui précède l’économie…. c’est plutôt les politiques choisissent les industries (détenues par des copains) qui vont rafler le gâteau au dépens d’autres secteurs d’activité qui ne leur servent pas assez la soupe… et font donc les lois qui vont dans ce sens… (Plus un pays à de lois plus il est corrompu)

    2. Ce n’est pas qu’une crise financière même si l’orage destructeur qui arrive est poussé par le vent de la finance. C’est une défaite annoncée de civilisation. Ça ratisse large.
      En France les politiques qui gouvernent n’ont pas vus venir l’orage. Souvenirs de la campagne 2007. Ils ont même annoncés un temps très ensoleillé et recommandés des tenues légères alors que le temps se refroidissait. Rendre la météo responsable peut être une excuse… momentanée. Mais lorsque le mauvais temps persiste, il faut pouvoir quelque part s’abriter. Des solutions furent proposées laissant beaucoup de monde aux intempéries mais plus le temps passait (celui de la pendule), plus le temps se détériorait et plus le temps se détériorant plus les gens cherchaient refuges.
      On voit donc des politiques à la peine, en danseuse, un peu comme des cyclistes exténués, allant de sommets en sommets mais sans jamais pouvoir franchir le col ou terminer glorieusement une étape.
      Les observateurs que nous sommes commentent et ce blog est le meilleur lieu d’observation. En le parcourant vous y trouverait les informations sur l’état des routes de montagnes, le matériel utilisé, la composition des équipes, les techniques de courses… etc et plus encore.
      Bonne lecture je vous souhaite.

      1. « Je veux une France de propriétaires »

        « Un peuple qui ne s’endette pas est un peuple qui ne croit pas en son avenir »

        Quel couillon quand même quand on y repense.

      2. Les couillons sont surtout celles et ceux qui ont permis son accession au trône, non ?
        Pourtant, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure dès 2002… Raison pour laquelle je me suis barré de france en 2005, certain qu’il serait élu…
        C’est dire aussi ô combien je connaissais déjà bien l’espèce humaine et mes concitoyens…

      3. @ Ph. Meoni
        Oh oui! J’ai du mal à imaginer que plus de 20 % de l’électorat du Frankistan tire un réel bénéfice de la politique de l’escroc magyar. Sur les 53% de 2007, il doit donc y avoir au moins 33% de couillons de première.

        Qui avait dit « je n’ai rien contre les cons, à condition qu’on leur interdise de voter et de se reproduire », déjà? 😀

  18. D’une façon générale, la réglementation du lobbying est un des enjeux politiques majeurs du moment. (J’emploie le terme français « réglementation » à dessein, et non pas régulation, qui signifie autre chose.)

    Tant que les lobbies représenteront une puissance d’analyse, de simulation, d’élaboration conceptuelle et d’expertise procédurale sans commune mesure avec celle des malheureux élus, qui n’ont que leur petite équipe et leurs 24 heures par jour, le principe de la représentation démocratique sera, de fait, mis en échec, quelle que soient l’indépendance, la probité et le courage que l’on supposera, par principe, aux élus. L’auteur, député européen, me contredira-t-il?

    Bien sûr, il ne serait pas bon non plus que les élus soient sans contact avec ceux qui ont les mains dans le cambouis de la réalité, et qui peuvent, par exemple, apprécier les « retours de baton » qui accompagnent les meilleures intentions légiférantes.

    Les institutions doivent garantir, non pas un équilibre, mais un déséquilibre raisonnable en faveur du politique. C’est l’impératif catégorique de la démocratie. On en est loin! On est même exactement à l’opposé : la cour suprême US a autorisé le financement illimité des campagnes par les intérêts professionnels, et dans tous les pays du monde, le pantouflage et les « revolving doors », qui sont démocratiquement scandaleux, sont la rêgle.

    Les principes à mettre en oeuvre constituent un chapitre essentiel d’une nécessaire constitution pour l’économie. Leur traduction dans la législation est un vaste et délicat problème institutionnel, qui devrait faire partie du débat public, et des programmes proposés aux électeurs. Hélas, là aussi, on en est loin!

    1. @ Philippe MEONI
       » … raison pour laquelle je me suis barré de france en 2005, certain qu’il serait élu…  »
      Ôte ton faux-nez ! C’est toi , Yannick Noah !

  19. contribuer au désenchantement démocratique en cédant aux cris d’orfraie du lobby bancaire ou, au contraire, le combattre en prouvant qu’il est encore possible de remettre la finance à sa place.

    Quel suspense intenable! Monsieur Lamberts, je ne suis pas sûr que les 40% des électeurs qui ont mis en place le parlement de Strasbourg soient encore 40% à y croire. Ce Truc ne sert à rien d’autre, pour une part appréciable des députés le composant, que de planque à copains où les idéaux brillent par leur absence.

    Je partage avec vous la notion de désenchantement démocratique.

    1. Harper veut un plan rigoureux d’austérité

      Diantre fichtre « foutre » même les canadiens nous en veulent. Un plan rigoureux d’austérité ça doit faire très mal. En plus il n’emploie pas le conditionnel (voudrait), mais pour qui se prend cet homme.

      Rassurer les marchés

      c’est presqu’une complainte, une ritournelle, un refrain et visiblement un tube, mais je ne vois rien dans les charts ou le top 50. Quelqu’un connaîtrait l’auteur de cette chanson en devenir ?

      1. Toutes nos institutions fédérales depuis la réélection des conservateurs,
        dans les ambassades et bureaux fédéraux, on réinstalle le portrait de la reine d’Angleterre.
        Nous redevenons les colonisés de la Grande-Bretagne et nos représentants sont les valets de Cameron et du système British.
        *Même l’armée ,l’aviation et marine redeviennent après avoir étés canadiens(nes), des tentacules de sa majestée britannique.
        *Même ( Le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, devrait être choisi cette semaine pour diriger une importante organisation au coeur de la réforme du secteur bancaire international ), un ancien de Goldman Sachs.
        C’est pas beau ça !

      2. Euh, ‘scusez ma question naïve, mais Elisabeth II étant constitutionnellement encore et toujours reine du Canada, son portrait a sa place dans les ambassades et les administrations, non? Ça n’est point une preuve probante de ‘recolonisation’ par l’Angleterre…

      3. Sauf que depuis le rapatriement de la constitution,( Le 5 novembre 1982 au matin, le gouvernement fédéral annonce qu’il peut désormais rapatrier la Constitution. Une résolution est acheminée à Londres, et le 17 avril 1982, Sa Majesté la reine Elizabeth II proclame la Loi constitutionnelle de 1982.

        *Constitution (ou loi constitutionnelle)
        Le système de lois en vertu duquel un État est gouverné. C’est la loi fondamentale d’un pays – la loi des lois. La Constitution du Canada comprend également, depuis 1982, une Charte des droits et libertés. [voir Cc07 : concept charte canadienne des droits et libertés]

        Depuis ce rapatriement, c’étaient des tableaux d’artistes canadiens qui ornaient les murs des embassades et des édifices fédéraux.

      4. Sa Majesté la reine Elizabeth II

        moderne le monde, qu’y disaient ! non aux archaïques, qu’y disaient !

        « Gloire à la République ! » et « vive le Québec libre », nom de d’la !

  20. « À l’image du botox injecté aux actrices vieillissantes »
    Je coince un peu sur ce genre de comparaison, le choix aurait pu être « acteurs et actrices » non ?
    C’eût été une façon de ne pas stigmatiser un genre plutôt que l’autre.
    Par ailleurs, je ne suis pas certaine que cette comparaison soit appropriée, mais ce serait un autre débat.
    Alors ce n’est peut-être qu’un détail mais j’ai tendance à penser que les détails ont de l’importance.
    Et que le jour où collectivement nous aurons, aussi, dépassé ce type de remarques (quelque peu désobligeante pour à peu près la moitié de l’humanité) nous aurons entrepris un réel changement, de pensée, de comportement, de raisonnement.
    Le changement de cadre général ne nécessite t-il pas d’inclure ce changement ?

    1. Très sincèrement, quand on sera vraiment toutes et tous majoritairement dans la m…, l’égalité devant la famine sera atteinte… Un peu de patience, Camille, le féminisme vaincra bientôt…
      Sérieusement, si ce détail pouvait ne serait ce qu’un tantinet aider à trouver des solutions au péril de l’humanité, faites nous vite voir de quelle manière… Mais pour l’heure, qui est plutôt grave, d’autres combats sont à mettre en chantier, à mon avis…
      Et ne me traitez pas de « macho dégénéré », ma compagne et mois sommes, depuis longe date, participants actifs du Mouvement pour l’Égalité des Genres de Zaragoza…

      1. En fait je n’ai pas l’impression de sous-estimer les « combats à mettre en chantier » en mettant l’accent sur — un point de détail — (je précise, point de détail, compte tenu du sujet de ce fil de discussion et de ce blog en général) en revanche je ne vois pas ce qui fait obstacle à les mener de front.
        Parce que quand même.. si l’on se place au niveau du langage, ça me semble absolument simplissime de bannir certaines expressions, qui de plus ne m’apparaissent pas déterminantes quant à la démonstration.
        Et puis sincèrement, non, je ne crois pas que l’on puisse se dire que ceci ou cela, est moins important, dès lors qu’il s’agit d’individus, c’est un tout, un processus de pensée.
        Et à mon sens, je l’entends comme cela en tout cas, ceci est valable pour bien d’autres sujets.
        Maintenant @Amsterdamois, je ne prône absolument pas le pathétisme que vous décrivez ;- )

    2. Bon, pour faire plaisir à Camille :
      « À l’image du botox injecté aux acteurices vieillissantses »

      Ce n’est pas moi qui nierais le sexisme latent du langage commun, héritage d’un temps où la femme était maintenue dans une condition de mineure. Et l’on peut à bon droit déplorer en français l’absence d’un genre commun. Là ou c’est possible sans trop faire lourdingue, je pratique l’égalitarisme et la féminisation des noms de métier [la docteur, la ministre…]

      Mais bon, faut pas non plus verser dans la susceptibilité exacerbée, poison mortel de la littérature! Pourquoi n’aurait-on pas le droit de parler ici des seules actrices botoxées, et là d’individus de sexe masculin avec d’autres travers, sans que le sexe desdits individus ait l’exclusivité desdits travers? Il ne s’agit pas de textes juridiques!
      Outre que le politiquement correct et l’élégance de l’écriture font souvent un ménage mal assorti, savoir se garder du ridicule n’est point la plus inutile des vertus. Je me souvient encore, dans mes années de fac parisiennes, de ces pitoyables tracts appelant à la régularisation « des sans-papiers et des sans-papières » [SIC] Moi qui pensait qu’une sans-papier était l’égale d’un sans-papier, j’apprenais que les papiers avaient leurs papières…

      1. , héritage d’un temps où la femme était maintenue dans une condition de mineure.

        Epoque depuis longtemps révolue sur la face de notre monde…
        En fait l’assignation de genre est à la base de la société capitaliste-marchande, et La femme ou les femmes sont assignées à un rôle social toujours dévalorisé et dévalorisant, leur place dans le « privé », la famille et leur rôle de reproduction de la force de travail et de la population en général ,les confine toujours dans un espace délimité par et dans une société d’exploitation capitaliste et marchande où les Hommes sont les hommes.
        Les outrances de la féminisation du vocabulaire ne sont que peu de choses, à côté de cela.

  21. M. Philippe Séguin. discours à l’assemblée sur le traité de Maastricht :

    « Mon irrecevabilité se fonde sur le fait que le projet de loi viole, de façon flagrante, le principe en vertu duquel la souveraineté nationale est inaliénable et imprescriptible, ainsi que le principe de la séparation des pouvoirs, en dehors duquel une société doit être considérée comme dépourvue de Constitution .

    il existe en effet, au-dessus même de la charte constitution­nelle, des droits naturels, inaliénables et sacrés, à savoir pour nous les droits de l’homme et du citoyen tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de 1789. Et quand l’article 3 de la Constitution du 4 octobre 1958 rappelle que « La souveraineté nationale appartient au peuple », il ne fait que recon­naître le pacte originel qui est, depuis plus de deux cents ans, le fondement de notre État de droit. Nulle assemblée ne saurait donc accepter de violer délibérément ce pacte fonda­mental.

    La question de la séparation des pouvoirs se pose dans les mêmes termes. Aucune assemblée n’a compétence pour se dessaisir de son pouvoir législatif par une loi d’habilitation générale, dépourvue de toute condition précise quant à sa durée et à sa finalité. A fortiori, aucune assemblée ne peut déléguer un pouvoir qu’elle n’exerce qu’au nom du peuple. Or, le projet de loi qui nous est soumis comporte bien une habilitation d’une généralité telle qu’elle peut être assimilée à un blanc-seing.

    Et nous voilà confrontés à une situation tout à fait extraordinaire dans notre histoire constitutionnelle puisque, pour la première fois, on demande au Parlement de constitutionna­liser par avance des textes qui n’existent pas encore et qui, pour la plupart, ne seront même pas soumis à ratification dès lors qu’il s’agira de normes communautaires directement applicables. On demande donc au Parlement, qui n’en a pas le droit, rien de moins que d’abandonner sa compétence législative aux organes communautaires chaque fois que ceux-ci le jugeront nécessaire pour l’application du traité.

    En outre, c’est une faute politique lourde que de refuser de donner à un engagement aussi grave la sacralisation dont il a besoin. Et ne changerait rien’ l’affaire la manœuvre qui consisterait, ultérieurement, à ne faire ratifier par le peuple que ce que le Parlement aurait déjà décidé,

    Non, foin d’arguties ! Il me faut dire avec beaucoup d’autres, au nom de beaucoup d’autres, qu’il est bien temps de saisir notre peuple de la question européenne. Car voilà maintenant trente-cinq ans que le traité de Rome a été signé et que d’Acte unique en règlements, de règlement en directives, de directives en jurisprudence, la construction européenne se fait sans les peuples, qu’elle se fait en catimini, dans le secret des cabinets, dans la pénombre des commissions, dans le clair-obscur des cours de justice.

    Voilà trente-cinq ans que toute une oligarchie d’experts, de juges, de fonctionnaires, de gouvernants prend, au nom des peuples, sans en avoir reçu mandat des décisions dont une formidable conspiration du silence dissimule les enjeux et minimise les conséquences. Que l’on m’entende bien : je ne viens ici donner de leçon à personne ; mais que l’on veuille bien, en retour, respecter ma propre démarche ! Je me serais d’ailleurs bien passé d’être là. Il eût mieux valu, à l’évidence, que des voix plus fortes que la mienne engagent le combat.

    Elles ne l’ont pas souhaité, je me garderai de les juger. Je me contente de faire et d’assumer un autre choix. Ce n’est pas si facile.

    A la décharge des absents, je reconnais bien volontiers que le conformisme ambiant, pour ne pas dire le véritable terrorisme intellectuel qui règne aujourd’hui, disqualifie par avance quiconque n’adhère pas à la nouvelle croyance, et l’expose littéralement à l’invective. Qui veut se démarquer du culte fédéral est aussitôt tenu par les faiseurs d’opinion (…) au mieux pour un contempteur de la modernité, un nostalgique ou un primaire, au pire pour un nationaliste for­cené tout prêt à renvoyer l’Europe aux vieux démons qui ont si souvent fait son malheur.

    Mais il est des moments où ce qui est en cause est tellement important que tout doit s’effacer. Et je ne parle pas ici au nom d’une France contre l’autre, car dès lors qu’il s’agit de la France, de la République et de la démocratie, il ne peut plus être question de la droite et de la gauche, l’enjeu, au. delà des partis, des clivages les plus naturels, des oppositions les plus légitimes, des querelles les plus anciennes, n’est rien de moins que notre communauté de destin. Et cette communauté de destin est gravement mise en péril par les accords, alors que ceux-ci ne sont ni la condition de la prospérité, ni la condition de la paix, Dans le monde tel qu’il est, l’idéal comme le réalisme commandaient de faire prévaloir une tout autre conception de l’Europe, voilà ce que je voudrais maintenant développer devant vous.

    Monsieur le président, madame, messieurs les ministres, mes chers collègues, que l’on ne s’y trompe pas la logique du processus de l’engrenage économique et politique mis au point à Maastricht est celle d’un fédéralisme au rabais fonda­mentalement anti-démocratique, faussement libéral et résolument technocratique, L’Europe qu’on nous propose n’est ni libre, ni juste, ni efficace. Elle enterre la conception de la souveraineté nationale et les grands principes issus de la Révolution : 1992 est littéralement l’anti-1789. Beau cadeau d’anniversaire que lui font, pour ses 200 ans, les pharisiens de cette République qu’ils encensent dans leurs discours et risquent de ruiner par leurs actes!

    Écartant le fantasme de puissance qui sous-tend le projet de monnaie unique, que reste-t-il pour améliorer le système actuel sans renoncer ni à notre souveraineté, ni à la souplesse d’adaptation que procurent les parités ajustables ?

    Eh bien, il reste l’intelligente proposition défendu au Royaume-Uni par John Major et, en France, par Édouard Balladur, et sur laquelle s’accordent de nombreux économistes, je veux parler de la création d’une monnaie commune circulant parallèlement aux monnaies nationales, une monnaie commune qui serait l’aboutissement logique du S.M.E.

    Celle-ci serait émise en contrepartie des monnaies nationales par un institut d’émission européen dont le pouvoir de création monétaire serait strictement limité pour éviter toute dérive Inflationniste.

    Quels services rendrait-elle ? Elle intensifierait la concurrence monétaire en incitant chaque pays à une meilleure gestion de ses liquidités. Elle offrirait aux entreprises un instrument efficace pour mieux gérer leurs risques de change. Elle pourrait rivaliser avec le dollar et le yen sur les marchés internationaux de capitaux.

    En adoptant la monnaie commune au lieu de la monnaie unique, on choisirait, je crois, l’efficacité contre l’idéologie.

    Tout le reste est l’affaire de la coopération entre États. On observera d’ailleurs que ce qui fonctionne le mieux aujourd’hui en Europe se situe souvent en dehors de l’orbite communautaire, qu’il s’agisse d’Ariane espace, du GIE Airbus ou du CERN.

    Donc, la stratégie est claire : il ne faut pas forcément des politiques communes, avec leurs programmes lourds, leur opacité, leurs procédures inextricables, leur arbitraire, leurs gaspillages, mais plutôt un cadre souple permettant des regroupements en fonction des moyens et des intérêts réels de chacun, des priorités et des circonstances.

    Mettons en place un cadre souple qui favorise des coopérations efficaces mais aussi un cadre ouvert où chacun pourra maintenir les solidarités qu’il entretient avec le reste du monde et qui sont souvent une part de lui-même.
     » http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/revision5_philippeseguin_Maastricht.asp

  22. séduisante mais fausse analyse!
    Aucune séparation d’aucune sorte des activités de dépôt et des activités d’investissement, par voie réglementaire, ne répond au problème posé!
    Il faut savoir que tous les dépôts servent toujours à tous les investissements.
    Et c’est précisément parce que les « dépôts font défaut » que les investissements (les prêts bancaires et l’achat d’actifs à long terme) ne peuvent se faire « normalement par les banques et les assurances. S’ajoute à cela le fait que les dettes souveraines font « défaut », elles aussi, et nous avons les ingrédients du défaut systémique.
    Le refinancement central de quelques centaines de milliards ne fait que compenser les défauts les plus aigus.
    Cela sera toujours insuffisant si l’on garde à l’esprit que les dépôts, constitués par les avoirs financiers, son de plusieurs dizaines de milliers de milliards d’euros et qui représentent l’essentiel des refinancements bien entendu.
    A coté de cela, les agissements des banques centrales ne font que tenter de boucher une sorte de trou noir, avec un succès limité, car un trou noir (comme le trou noir cosmique) engloutit tout ce qui s’en approche.
    Cet engloutissement est le fait que les « dépôts en défaut » sont, en fait, des retraits supermassifs en liquide!
    Il est prouvé que les retraits liquides supermassifs sont l’exact pendant des rajouts liquides opérés par les BC en échange des dettes souveraines pourries!
    A la nuance près que le statut de la monnaie liquide lui confère une superliquidité et une capacité à opérer des transactions inégalable, et le fait de leur thésaurisation, ces liquidités ne sont plus « liquides », mais gelés. Et c’est cela qui cause la crise systémique et l’impossibilité de solder les dettes.

    1. Plutôt que des retraits je dirais plutôt que ce sont des deleveraging, et on a encore rien vu en la matière…

      1. effectivement, et c’est pourquoi une réforme d’émission du numéraire, en émettant des SMT, règlerait ce problème en une nuit!
        Les « fonds propres » des banques, c’est un faux problème, et le critères de Bâle sont de la foutaise!

    2. Il est prouvé que les retraits liquides supermassifs sont l’exact pendant des rajouts liquides opérés par les BC en échange des dettes souveraines pourries.

      Eh bé té ! Ni Cr ! La crise de la dette est résolue par J. F. ! Les retraits « supermassis » bien sûr ! De là tout le mal…
      Sauf qu’en 2008 et 2009, quand justement les retraits avaient fâcheusement tendances à devenir un chouïa massifs, la BCE s’était pas faite prier pour augmenter la base monétaire, me semble-t-il…
      Sinon, si c’est que ça, Johannes, no souci, on laisse les clés du camion aux allemands, ils rappellent le fantôme de Ludwig Erhard, et comme en 48 pour le reichsmark il va te le résoudre ton problème de « supermassif  » (central) et de thésaurisation « superliquide ».
      Tu t’rappelles ? Un nouveau Deutschmark pour un Reichsmark jusqu’à 40 Reichsmarks, un Deutscmark pour dix Reichsmarks au-delà… et ça décidé dans le secret le plus absolu évidemment et du jour au lendemain.
      Mieux que la monnaie fondante, Johannes Gesell, la monnaie « Jivaro », capito-réductrice, non ! pire ! la monnaie « Mission impossible » : « Attention ce bifton de 500 euros s’autoréduira à 50 euros dans….. trop tard, s’est autoréduit. »

      1. Il est prouvé

        que : la crise des subprimes a été causée par le fait que personne ne sait plus compter. Pensons aux ministres français du gouvernement Sarkozy incapables d’effectuer un calcul simple (règle trois, ministre de l’éducation!), ou de définition d’un hectare (pour un ministre de l’agriculture!!). Les ménages ne font guère mieux, selon une étude publiée dans l’excellent quotidien Le Figaro (dassault&cie), ces jours derniers.
        Voilà la triste vérité, toujours triste : L’Homme (oui, même les femmes) est fâché avec les chiffres, c’est sa nature profonde, insondable, et irrémédiable, diable.

      2. Disons aussi, à décharge pour les ménages, que a propension à ne plus avoir envie de compter fut largement aidée par l’accès au crédit illimité à certaines époques…
        Pour le reste, un Darcos, se ridiculisant devant les caméras de C+ donne un exemple étrange aux gamins dont son ministère de l’époque avait la charge…

      3. A.D.
        Y’a un peu de vrai dans ce que tu dis. Plus grand monde ne sait compter juste et vite de tête aujourd’hui. Et moi qui ai toujours été du genre lézard lascif et couleur de muraille près du radiateur de fond de classe de maths, une bille à bulles quoi, je suis frappé par l’insigne nullité en calcul mental comme dans l’appréhension des grands chiffres de gens « sensés » censés manier les nombres professionnellement. Globalement c’est souvent l’absence de sens des proportions qui me frappe. Pense à ces journalistes qui mélangent allègrement millions, milliards, trilliards…
        Quand je vois un commercial me sortir la calculatrice pour estimer une remise de 5 % et que je me remémore au même instant mon vieux voisin paysan Joseph qui me niquait de 10 % en me topant la main avant que je n’aie eu le temps de calculer si j’etais vraiment gagnant sur le petit deal qu’on venait de discuter rapidos, alors que ce vieux là savait à peine signer de son nom… j’me dis que oui, définitivement, the times are changing…
        Je vois un facteur évident de confusion, tout con mais rarement relevé, c’est l’abus absurde et généralisé des pourcentages. Censément exacts et neutres, ils participent souvent en fait à des erreurs d’appréciation ou de calcul élémentaire pourtant. Pourquoi dire quasi systématiquement « augmentation de 100 % » plutôt que « doublé », ou le suspect « de 200 % » là où « triplé » tombe sous le sens, ou bien « diminution de 50 % » en lieu et place de « divisé par deux », ou de « 10 % » au lieu « d’un dixième » ?
        Le plus surréaliste selon moi, je crois que c’est lorsque j’entends de très avisés commentateurs nous dire des trucs du genre : « la dette du Dettoustan est égale à 200 % du PIB ». EH patate ! Sa dette vaut deux fois sa richesse produite dans l’année, c’est pas plus clair ?

        @Méoni
        Ah ouais ? C’est à cause du « crédit gratuit » qu’ils ou elles sauraient plus compter nos braves zé bons pères de famille ou nos courageuses maitresses de maison ?
        Parce que le doublement, parallèle et corrélé à ces crédits, de leurs avoirs financiers comme de leur patrimoine immobilier ça leur aurait aussi gâter le goût et le plaisir de compter ?

      4. Vigneron a raison. Le pourcentage est maqué avec la carambouille, depuis toujours…

        Bien penser les chiffres :
        Petit cours d’autodéfense intellectuelle, par Normand Baillargeon, Lux éditeur (Illustrations de Charb). Régal! En plus, on se marre!

  23. LA SERVITUDE VOLONTAIRE
    

Pauvres gens misérables, peuples insensés, nations opiniâtres à votre mal et aveugles à votre bien ! Vous vous laissez enlever sous vos yeux le plus beau et le plus clair de votre revenu, vous laissez piller vos champs, voler et dépouiller vos maisons des vieux meubles de vos ancêtres ! Vous vivez de telle sorte que rien n’est plus à vous. Il semble que vous regarderiez désormais comme un grand bonheur qu’on vous laissât seulement la moitié de vos biens, de vos familles, de vos vies. Et tous ces dégâts, ces malheurs, cette ruine, ne vous viennent pas des ennemis, mais certes bien de l’ennemi, de celui-là même que vous avez fait ce qu’il est, de celui pour qui vous allez si courageusement à la guerre, et pour la grandeur duquel vous ne refusez pas de vous offrir vous-mêmes à la mort. Ce maître n’a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n’a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu’il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire. D’où tire-t-il tous ces yeux qui vous épient, si ce n’est de vous ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne vous les emprunte ? Les pieds dont il foule vos cités ne sont-ils pas aussi les vôtres ? A-t-il pouvoir sur vous, qui ne soit de vous-mêmes ? Comment oserait-il vous assaillir, s’il n’était d’intelligence avec vous ? Quel mal pourrait-il vous faire, si vous n’étiez les receleurs du larron qui vous pille, les complices du meurtrier qui vous tue et les traîtres de vous-mêmes ? Vous semez vos champs pour qu’il les dévaste, vous meublez et remplissez vos maisons pour fournir ses pilleries, vous élevez vos filles afin qu’il puisse assouvir sa luxure, vous nourrissez vos enfants pour qu’il en fasse des soldats dans le meilleur des cas, pour qu’il les mène à la guerre, à la boucherie, qu’il les rende ministres de ses convoitises et exécuteurs de ses vengeances. Vous vous usez à la peine afin qu’il puisse se mignarder dans ses délices et se vautrer dans ses sales plaisirs. Vous vous affaiblissez afin qu’il soit plus fort, et qu’il vous tienne plus rudement la bride plus courte. Et de tant d’indignités que les bêtes elles-mêmes ne supporteraient pas si elles les sentaient, vous pourriez vous délivrer si vous essayiez, même pas de vous délivrer, seulement de le vouloir.

Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. Je ne vous demande pas de le pousser, de l’ébranler, mais seulement de ne plus le soutenir, et vous le verrez, tel un grand colosse dont on a brisé la base, fondre sous son poids et se rompre.


    La Boétie, extrait de Discours de la servitude volontaire

  24. 15:37 – EU Finance Ministers Meeting Tomorrow Cancelled

    Oct. 25 (Bloomberg) — A meeting of European Union finance
    ministers scheduled for tomorrow has been cancelled, the U.K.
    said in an e-mailed statement.

  25. Il y a un truc que j’ai jamais bien compris voyons si quelqu’un ici peut m’eclairer : de quoi parle-t-on exactement quand on parle de « la valeur boursiere des banques » ? du prix de leur action, comme n’importe quelle autre entreprise cotee en bourse ?

    1. valeur du book. Tu prends tous les truc pourris que tu as en magasin et le reste, tu valorises tout comme étant de première fraicheur (il est frais mon poisson), tu déduis tes dettes (tu peux même aux US mettre une décote sur ta dette si elle se fait massacrer), les dépôts… Tu tiens compte de tout ce que tu as provisionné pour les mauvais jours qui vont bientôt venir, ton cash (accessoirement avant la publication de tes chiffres tu vends des actifs que tu vas racheter ensuite après publication) etc… Tu divises par le nombre d’actions et alors là tu te rends compte que les gens sont bêtes de ne pas acheter de bancaires… C’est simple, à ce prix c’est donné.

      Nb : Tu embauches Majax à la comptabilité et bibi Fricotin pour faire les PDF à destination du marché…

      1. Les boursicoteurs au jour le jour, les investisseurs long terme, les responsables de gestion de fortune, les clients de la banque qui veulent etre biens vus, les autres banques, des étrangers qui veulent avoir un pied dans la place et certainement d’autres.

    1. La butane de 13 kg en Espagne est passée de 10,60 € en octobre 2009 à 15,10 € en octobre 2011… plus de 50% d’augmentation en 2 ans… Et on lit dans toute la presse que l’inflation n’a pas dépassé 2% ??!!

      1. Ah oui, mais les ordinateurs portables ont fortement diminué de prix (et je parle même pas des actions bancaires). T’en as rien à foutre? T’es intéressé que par ton butane et ta baguette? Ben c’est que t’es pauvre.

      2. Pauvre, matériellement, et fier de l’être… C’est un choix que se libérer du consumérisme, cependant, même dans la plus drastique des situations, faut bien se loger, bouffer et se chauffer mais, même là, y’a embrouille… !!!

      3. @ Ph. Méoni
        scouzi, vu que le site a une réputation de sérieux à tenir, correction :
        une augmentation de 10,60 à 15,10 €, ça fait +42,45 %.

        Mais c’est beaucoup quand même.

  26. Petit problème cherche solution
    1 mars 2007 les actions d’une société sont à 140€54
    1 mars 2009 les actions de cette société suite à quelques problèmes , ne sont plus qu’à 18€81
    cette société va voir son banquier pour se refinancer ,il dit oui (parce qu’il est gentil)
    l’action se maintient entre 50-40€ jusqu’à aout2011.
    puis redescend à 19€ 25/10/2011
    question : cette société retourne voir son banquier , est ce que le banquier va remettre des € dans le nourrin ?
    Ah important la société c’est une banque ,mais le banquier c’est nous
    « cotations société générale » pour les autres c’est quif-quif

  27. Jean Ziegler a trouvé le ton juste pour parler de certains hauts responsables qui officient dans le insistances internationales, qualifiant l’un de « truand nommé par Bush », et les autres imprégnés d’une idéologie pire que l’obscurantisme du moyen-âge. Chez Mermet, le sujet étant la famine, en Afrique, plus précisément au Niger, pays aux mains d’Areva, riche d’uranium, et du Nicaragua en proie à la famine parce que 1% détiennent 60% des terres et les paysans sont chassés sur les pentes arides et desséchées.

    Il a évoqué aussi l’interdiction de spéculer sur les matières premières, alimentaires notamment, qui pourrait être voté par les parlements, la politique de dumping agricole, les méfait de l’éthanol à base de mais…130 millions de tonnes de mais sont brûlées.

    Voilà ce qui se passe loin des caméras occidentales, le système n’est pas seulement immoral, il est criminel.

    1. J’admire la pugnacité de Jean Ziegler à dénoncer ces crimes et ces injustices, d’autant qu’il prêche dans le désert depuis des années. Mais c’est sans doute pour ça qu’on le laisse prêcher.
      On l’entend de temps en temps à la radio, mais c’est pas demain la veille qu’on le verra au 20h.

  28. « Elle a de forte de chance d’obtenir gain de cause, il est en effet peu probable que le Conseil d’Etat considère que l’échéance électorale de 2012 soit un cas de force majeure. »

    sii le motif invoqué était vraiment celui ci élection= cas de force majeure… Il faut reconnaître que les clowns à roulette qui nous gouvernent sont vraiment des irresponsables…

  29. @Philippe Lamberts:

    Merci de ces informations et témoignage « de l’intérieur » des instances européennes.

    J’imagine que vous n’hésitez pas trop entre les deux termes de l’alternative qui termine votre billet .

    J’en suis donc à me demander le but que vous poursuivez en éditant celui-ci .

    Simplement informer et témoigner de la relative impuissance du Parlement européen dans son statut actuel ?
    Appeler à des actions contre le lobbying bancaire?
    Trouver les urgences citoyennes à défendre que vous vous engageriez à porter ?

    S’il s’agit de définir les axes pratiques pour agir vraiment en direction d’un monde ( au moins européen ) nouveau , les maîtres des lieux ont déjà, depuis pas mal de mois, écrit ici les actes forts susceptibles de faire changer de paradigme . Je crois ,comme eux ,que la simple séparation entre banques d’affaires et banques de dépôts est largement insuffisante et que l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix , pour autant qu’elle soit déclinée dans le détail pour vérification ,est la formulation simple qui s’attaque vraiment à la finance fantôme .

    Après , à votre niveau , c’est affaire de courage et d’entraînement de vos alter-égo . Vous n’avez que des coups à y prendre , et le respect des électeurs ou non électeurs qui pensent que le parlement européen peut trouver là l’occasion de sa propre révolution et contribuer à la « conception » d’une Europe plus démocratique .

    Vous avez eu ici les idées . Vous avez trois ou quatre têtes pas trop mal faites.

    A vous de jouer , mais quant à faire , il faut tout réclamer . Car sinon c’est laisser trop de billes à ceux qu’il faut ramener à leur rang .

    Vous aurez alors servi à quelque chose dans cette guerre de reconquête de suprématie de la Loi du peuple , par le peuple , pour le peuple .

    1. Cher Juan, soyez sans doute sur ma volonté politique de défendre ces actes forts pour changer de paradigme. Je me rappelle d’une de mes premières interventions où je proposais l’interdiction de certains produits ou de certaines pratiques financières réputées toxiques, faisant le parallèle avec ces produits alimentaires ou médicamenteux que l’on interdit. Vous n’imaginez pas le concert de cris d’horreur de mes collègues (et pas que libéraux…) : interdire, vous n’y pensez pas! Que faites vous de la liberté des investisseurs et des consommateurs. La logique ultra-libérale demeure hégémonique, mais c’est une hégémonie que nous devons contester en la confrontant… aux faits! Je dis souvent que c’est au nom du réalisme (càd de la prise en compte du réel) qu’il nous faut des solutions radicales (càd qui vont à la racine des problèmes). Concernant l’industrie de la finance, nous ne nous cachons pas que l’objectif est de réduire et sa taille dans l’économie et sa profitabilité; dans cette optique, la bulle énorme des produits dérivés doit disparaître, laissant exister les seuls produits qui permettent la gestion des risques liés à l’économie réelle.

      Votre message est en tous cas un encouragement à ne pas baisser le pavillon; il est plus que bienvenu. Merci.

      1. Bonjour,

        J’irais bientôt voir votre collègue Français, Pascal Canfin à Bordeaux, début novembre, si je vote pour vous l’an prochain, c’est seulement à cause de votre combat naissant (mais structuré) contre les dérives de la finance,
        Ne lâchez rien , poussez au débat les autres partis sur ce sujet (ils sont secs), profitez des échéances électorales pour informer. Quand les gens (qui n’ont pas d’intérêt direct dans l’affaire) ont compris (même en dehors de ce blog), 80% d’entres eux sont d’accord avec ce qui se dit ici.
        Tant que ce système dément est en place, parler d’écologie revient à pisser dans un violon.

      2. @ Philippe Lamberts
        Peut-être que vos collèges seront plus sensibles à une argumentation mettant l’accent sur la fragilisation du système financier. Même J-C Trichet averti de la fragilité extrême du système financier, alors les libéraux seront aussi sensibles à ce type de message. Voir par ex ce temps qu’il fait à propos de la philia d’Aristote.

        PS Je me souviens d’un certain présentateur 😉 de Paul Jorion à l’ULB qui nous parlait des coulisses des négociations entre lobbies financiers qui venaient présenter leurs copie à parapher par les ministres dans la salle voisine. Un courageux participant de Finance Watch m’a également confirmé que la plupart des politiciens n’en touchent pas une en finance. On n’est pas sorti de l’auberge !

  30. @lisztfr
    Jean Ziegler est un Suisse absolument au-dessus de tout soupçon (titre d’un de ses livres, au féminin… 🙂 ), un homme debout, totalement engagé.

    Il a ma plus entière confiance et je lui tire mon chapeau

  31. Je remets ceci en ligne.
    Paul Krugman:
    « Prenons des pays comme la Grande-Bretagne, le Japon et les Etats-Unis, qui ont des dettes importantes ainsi que des déficits mais qui malgré tout restent capables d’emprunter à de faibles taux d’intérêt. Quel est leur secret ? La réponse tient en grande partie au fait qu’ils maintiennent la valeur de leur monnaie et les investisseurs savent qu’en un clin d’œil, ils pourraient financer leurs déficits en imprimant leur monnaie. Si la Banque Centrale Européenne, dans le même temps, soutenait les dettes européennes, la crise s’allègerait considérablement. «
    http://www.rtbf.be/info/chroniques/chronique_le-trou-dans-le-seau-de-l-europe-paul-krugman?id=6974133&chroniqueurId=5032403

    La Grèce gagnerait à sortir de l’Euro et à être maîtresse de sa politique monétaire.
    Alors, quoi ?

    La suite, extraits: (c’est moi qui souligne)
    « Est-ce que cela n’engendrerait pas une inflation ? Probablement pas : (…) la création de monnaie n’engendre pas l’inflation dans une économie déprimée. De plus, l’Europe a réellement besoin d’une inflation globale un peu plus haute : une inflation globale trop faible condamnerait les états européens du sud à des années de déflation sévère, garantissant virtuellement à la fois une continuité dans le fort taux de chômage et des défauts de paiement en série.

    Mais une telle création, ne cesse-t-on de nous répéter, est hors de question. Les statuts qui régissent la banque centrale sont censés interdire ce genre de choses, bien que l’on imagine que des avocats malins trouveraient le moyen de rendre cette création possible.(…) le problème plus général est que tout le système euro a été mis en place pour combattre la dernière guerre économique. C’est une Ligne Maginot construite pour empêcher que les évènements des années 1970 ne se répètent, ce qui est pire qu’inutile lorsque le vrai danger vient d’une répétition des évènements des années 1930.

    (…)

    les Européens ont construit un système de paix et de démocratie, et ce faisant, ont bâti des sociétés qui (…) sont probablement les plus décentes de l’histoire de l’humanité.

    Pourtant, cette réussite est menacée parce que l’élite européenne, de toute son arrogance, a bloqué le continent en un système monétaire qui a recréé la rigidité du modèle d’excellence, (…) celui-ci s’est transformé en piège mortel.

    Peut-être qu’aujourd’hui les dirigeants européens vont proposer un vrai plan de sauvetage crédible. Je l’espère, mais je n’y crois pas.

    La triste vérité est que le système euro semble de plus en plus voué à l’échec. Et une vérité encore plus triste est que vu comme le système se comporte, l’Europe se porterait sans doute mieux s’il s’écroulait plutôt aujourd’hui que demain.«

    Si l’on en croit sa dernière phrase, il serait vertueux de pousser à la chute…

    1. Si l’on en croit sa dernière phrase, il serait vertueux de pousser à la chute…

      Contresens, Leboutte. C’est un « Hélas ! » que Krugman énonce là (« une vérité encore plus triste »). Ça signifie juste que si le pire ne peut être évité, alors le plus tôt serait le mieux. Le tout à relier juste au-dessus au « plan de sauvetage crédible » qu’il « espère » encore mais auquel il « ne croit plus ».
      Bref vos passages surlignés sont, disons, « sélectionnés ».
      Mais disons le tout net aussi, le Krugman automnal millésime 2011 est bon pour une cure d’antidépresseurs. Les temps sont cruels pour les néokeynésiens et les hérauts du libre-échange…

  32. le lobby bancaire – surreprésenté dans les 19 groupes d’experts qui conseillent la Commission

    Huhu… qui conseillent…
    Vu d’ici le lobby bancaire a prit le pouvoir sur la Commission, et ce n’est pas demain la veille qu’ils lâcheront l’affaire d’eux-mêmes ou laisseront aux élus la possibilité de limiter leur pouvoir sur l’argent des États.
    La solution la + saine est de ne RIEN faire pour sauver le banques, et laisser le château de cartes s’écrouler. Ensuite seulement il sera temps de poser une réglementation séparant banques publiques, limitée à son métier de base, et banques privées autorisées à spéculer, titriser etc, sans garantie des Etats.

    Pourquoi ne pas créer une banque publique européenne? Adossée à la BCE et autorisée seulement à recueillir les dépôts pour financer les projets des PME et des particuliers.
    Bien sur, c’est totalement en opposition avec l’option ultra-libérale des machins européens, mais ce serait UTILE.

    1. Dans le « petit peuple » on commence à conserver son argent chez soi.
      Les multiples petits ruisseaux pourraient se tarir.
      Laisser crouler les banques bancales serait de bonne guerre concurrentielle.
      Mais ! L’exemple de Dexia démontre le lien inextricable avec des Etats , ou en l’occurence des communes, avec le système bancaire. Lorsqu’il faut contribuer, l’Etat c’est nous.

      Donc P.Jorion a raison, c’est le cadre général qui est moisi.
      Et les belles paroles de Barroso n’y changeront rien, sauf à espérer une réaction musclée du Parlement européen dont la principale prérogative réside dans l’approbation du budget, si ma mémoire est bonne.
      Alors assaillons nos députés européens afin qu’il réagissent énergiquement.
      Des volontaires pour une lettre ouverte à envoyer dans chaque pays par les citoyens à ces dames et messieurs?
      Il y a tant d’experts et de belles et bonnes plumes sur ce blog !
      Rédigez la lettre, je suis certaine que beaucoup de lecteurs du blog l’enverront.
      Réaction au discours de Monsieur Barroso:
      http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/president/news/speeches-statements/2011/06/20110628_speeches_2_fr.htm

  33. Moi, je voudrais que tout ce beau monde commence à penser à rassurer les consommateurs et employé(e)s… avant qu’il ne soit trop tard !

    1. Ok, blake, je vous rassure : tout va trèèèèès bien… Vous êtes entre les bonnes mains des dirigeants politiques, continuez à consommer, épargner et dormir tranquillement…

  34. Divers témoignages datant de 2008-2009:
    « D’ abord, il faut bien comprendre que les marchés financiers ne respectent
    jamais les règles du marché… Ils les manipulent.
    Ensuite, nous avons pu observer que les agences étatiques ou centrales
    rachetaient massivement des actions ou des contrats à terme pour éviter
    l’effondrement du marché. Chaque fois que nous sautons, nous savons qu’un filet
    nous protège. C’est pour cela que nous sommes prêt à faire courir tellement
    de risques aux autres. »

    Au sujet des CDS:
     » Rédiger des contrats d’assurance protégeant contre des risques naturels
    n’augmentent pas la probabilité de leur occurrences. Sur les marchés financiers
    cette règle n’est pas valable. Plus il existe de personnes rédigeant des contrats d’assurance
    financière et plus la probabilité d’un désastre est grande, parce que ceux qui savent
    que vous avez vendu l’assurance peuvent s’employer à faire en sorte que le désastre
    se produise. »

    Le paragraphe sur l’abandon de souveraineté de l’ Europe, en 2004 , vis à vis de la
    dérèglementation bancaire US est trop long pour être recopié.
    En gros, Whashington a obtenu de l’Europe , et de chaque pays européen, que l’absence
    de réglementation US s’appliquera aussi en Europe. Discrétion assurée…

    Le livre est bourré de révélations tranquilles qui, mises bout à bout, donnent à réfléchir.
    2008 est déja loin, mais rien n’a changé.
    « La face cachée des banques », Eric Laurent, 2009, Pocket 14607.

  35. A propos de ce pédagogisme dévoyé
     » …Les chiffres des dépenses éducatives dont on se contente pour montrer les efforts du pays et illustrer ses performances résistent donc mal à une analyse d’ensemble. Cette analyse serait accablante si l’on tenait compte des contre performances des études primaires et secondaires consécutives aux effets d’un pédagogisme dévoyé ayant sévi à partir de la fin des années cinquante »

    Et dire que le ministère de l’Education français a appliqué ce « pédagogisme dévoyé  » américain des années 50 aux études primaires et secondaires en France dès les années 60 en France ( méthode globale de lecture) et les années 70 pour les maths . Je me souviens que l’un de mes enfants, au début de son C.P en 1979, a commencé par compter et par faire des additions DANS TOUTES LES BASES avant d’en arriver à la base 10. C’était intéressant pour les enfants qui comprenaient vite, mais cela a noyé les autres.
    Parallèlement à sa méthode globale de lecture à l’école, nous avancions page par page les week-ends, lecture et écriture ( avec un porte-plume, des pleins et des déliés afin de former les lettres dans le bon sens pour un bon départ) , dans un vieux manuel de lecture B A BA .
    La plupart de ses camarades qui se contentaient des méthodes « nouvelles » de l’école en ont subi les séquelles .

    Bref, la France imposa les maths modernes en primaire au moment où les USA laissaient tomber .

    Vers 2005, il circulait une blague concernant l’évolution, au fil des décennies et surtout des réformes issues d’un « pédagogisme dévoyé », de l’énoncé d’un même problème d’arithmétique où un paysan vendait ses sacs de pommes de terre avec un bénéfice, et surtout des consignes …

    http://www.diophante.fr/espace-d%C3%A9tente/un-peu-dhumour/780-probleme-darithmetique

    Aujourd’hui la réforme de l’enseignement supérieur français veut se calquer sur les USA : les cycles et les masters et le fait qu’un sportif de haut niveau, même quasiment analphabète, est recruté sur dossier, par le jeu des influences, en tête de liste de l’établissement d’enseignement supérieur élitiste de son choix dans la ville du club qui le recrute, pendant que des étudiants bien notés sont rejetés.

    Tant d’absurdités à réparer !

  36. qui a eu la riche idee de supprimer la possibilite d’emprunter directemement a la banque centrale sans passer par les taux prohibitifs des banques privees ? les interets de la dette payes depuis 1973 representent a peu pres la dette publique francaise. cherchez bien ! un indice : ils se sont retrouves a la tete de l’etat apres avoir fait un stage emploi jeune chez rothschild. certains malveillants disent que c’est la qu’il aurait pris gout aux diamants.

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