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98 réflexions sur « SÉMANTIQUE COMPARÉE »

  1. « Inscrire la liberté d’entreprendre dans la constitution »

    Je reposte ici ce que j’ai déjà posté aujourd’hui à kercoz (file « le temps qu’il fait »), et à Delphin (file du Crapaud Rouge).

    Décourager l’innovation

    Les sociologues et les politologues modernes ont beaucoup insité sur l’importance de l’innovation dans nos sociétés. on y voit l’indispensable moteur du progrès et -actuellement [années 1980]- le remède quasi-magique à la crise économique présente; les « élites novatrices » seraient le coeur même des nations, leur plus sûr garant d’efficacité dans le monde compétitif où nous vivons. Nous nous permettrons de soulever ici une question. Il est maintenant pratiquement admis que la croissance (de la population et de la production) ne peut être continuée car les ressources du globe terrestre approchent de la saturation. une humanité consciente d’elle-même s’efforcerait d’atteindre au plus vite le régime stationnaire (croissance zéro) où la population maintenue constante en nombre trouverait, dans la production des biens issus des énergies renouvelable, exactement de quoi satisfaire ses besoins: l’humanité reviendrait ainsi, à l’échelle globale, au principe de maintes sociétés primitives qui ont pu -grâce, par exemple’ à un système matrimonial contraignant- vivre en équilibre avec les ressources écologiques de leur territoire (les sociétés froides de Lévi-Strauss). Or toute innovation, dans la mesure où elle a un impact social, est par essence déstabilisatrice; En pareil cas, progrès équivaut à déséquilibre. Dans une société en croissance, un tel déséquilibre peut facilement être compensé par une innovation meilleure qui supplante l’ancienne. On voit donc que notre société, si elle avait la lucidité qu’exige sa propre situation, devrait décourager l’innovation. Au lieu d’offrir aux innovateurs une « rente » que justifierait le progrès apporté par la découverte, notre économie devrait tendre à décourager l’innovation ou, en tout cas, ne la tolérer que si elle peut à long terme être sans impact sur la société (disons, par exemple, comme une création artistique qui n’apporterait qu’une satisfaction esthétique éphémère -à l’inverse des innovations technologiques, qui, elles, accroissent durablement l’emprise de l’homme sur l’environnement). Peut-être une nouvelle forme de sensibilité apparaîtra-t-elle qui favorisera cette nouvelle direction. Sinon, si nous continuons à priser par-dessus tout l’efficacité technologique, les inévitables corrections à l’équilibre entre l’homme et la Terre ne pourront être -au sens strict et usuel du terme- que catastrophiques.

    René Thom, EU.

    1. L’innovation est, dans une société de croissance, la fuite en avant qui permet au capitaliste de lutter contre l’inévitable « baisse tendancielle du taux de profit ».

      C’est-à-dire qu’elle n’est pas pour apporter à l’humain, mais pour enrichir le capitaliste.

      Il arrive cependant qu’innovation pour enrichir ses introducteurs et intérêt humain se rejoignent, rien n’est parfait.

      Dans une société à l’économie qui ne soit pas de croissance, l’innovation est véritable, socialement et écologiquement, à court et long terme. La bicyclette est, pour moi, l’innovation la plus extraordinaire de l’humain : faire le tour de la terre en un temps raisonnable, sans énergie externe.

      Delphin, doctrinaire parfois, mais maladroitement.

    2. « Or toute innovation, dans la mesure où elle a un impact social, est par essence déstabilisatrice »

      A l’exemple de la bicyclette de Delphin (et j’y ajouterais volontier d’autres innovations la concernant telles que des freins, un éclairage et un changement de vitesse qui fonctionnent réellement) je suis tenté d’ajouter les moyens contraceptifs permettant d’éviter les naissances non désirées et de compenser l’absence des décès dus aux mauvaises conditions d’accouchement, famines, guerres et épidémies auxquelles le rythme « naturel » des naissance correspond.

      En fait, bien que je n’ai aucune attirance pour leur doctrine religieuse, j’ai beaucoup d’admiration pour les Amishs qui tentent de déterminer quelles sont les innovations compatibles avec le mode de vie qu’ils ont choisi et de refuser les autres.

      Il est clair que c’est pas facile mais c’est quoi qu’on en pense une tentative instructive.

      1. (A propos des Amishs)

        Rien de tel qu’un sectarisme de l’autre bord pour pointer le sectarisme ennemi.

        Delphin

      2. @ GL
        « déterminer quelles sont les innovations compatibles avec le mode de vie qu’ils ont choisi et de refuser les autres. »

        C’est en effet ama comme ça que je vois le fonctionnement démocratique d’une société. Si, comme le prédit Dmitri Orlov, l’effondrement des USA sera bien pire que celui de l’URSS (qu’il a vécu), on redécouvrira peut-être l’intérêt de ce genre de communauté.

        La course effrénée au « progrès » n’a été et n’est encore autre qu’une démentielle course à l’armement. Si nous avions collectivement la lucidité qu’exige notre situation je pense que nous envisagerions les choses différemment. Par exemple comme suit: d’une part on ne risque pas d’avoir envie de quelque chose tant qu’elle n’a pas été inventée, d’autre part on laisse cet éventuel plaisir à notre descendance, en résumé tant qu’il n’y a pas le feu, laissons Prométhée enchaîné à son rocher.

      3. GL,

        je suis tenté d’ajouter les moyens contraceptifs permettant d’éviter les naissances non désirées et de compenser l’absence des décès dus aux mauvaises conditions d’accouchement, famines, guerres et épidémies auxquelles le rythme « naturel » des naissance correspond.

        Euh, tant que vous y êtes, utilisez les chiffres des « pro-vie », n’est-ce pas ? Un milliard d’enfants évités légalement depuis la dépénalisation de l’Ivg… 50 millions par an. Surement un coup des malthusiens genre Rockfeller, Harriman et cie, hein ?

      4. Merci GL ! Il y longtemps que je cherchais comment définir la philosophie du lapin rustique sans y parvenir. Vous avez tapé dans le mille; c’est du pennsylvanisme.

      5. @ Mor
        Je pense que grâce à des gens comme vous le TINA a hélas encore de beaux jours devant lui. (bis)

      6. Oui, Basic. Je vais de ce pas m’affilier au tinisme. Ama sans lol tina ptdr – stop- wysiwyg cqfd – stop – Mor.

      7. @ Mor
        « Je vais de ce pas m’affilier au tinisme »

        Je ne vous le conseille pas; un cré pourrait se coller devant. 🙂

      8. Ah oui, mince, c’est vrai qu’il faut faire la queue. Heureusement, y’a de la musique d’ambiance, comme dans Full Monty.

    3. Or toute innovation, dans la mesure où elle a un impact social, est par essence déstabilisatrice; En pareil cas, progrès équivaut à déséquilibre.
      On voit donc que notre société, si elle avait la lucidité qu’exige sa propre situation, devrait décourager l’innovation.

      Pas si sur :
      en 2012, la recherche sur le rendement des cellules photovoltaïques est en effervescence. Différentes voies sont explorées.
      Si demain le « progrès » abouti à des rendements « meilleurs » seront nous confrontés à un déséquilibre ?
      Non, simplement à une plus grande quantité d’énergie disponible . . .
      on pourrait dire la même chose des différentes techniques d’extraction de l’énergie de la mer.
      Nos ressources ne proviennent pas uniquement du globe terrestre, notre écosystème participe grandement de notre voisinage solaire, dont la quantité d’énergie disponible, à l’échelle de nos civilisations, est inépuisable.
      Aujourd’hui, et c’est nouveau dans l’histoire technique de nos sociétés, nous sommes en mesure de capter directement l’énergie solaire.
      Que l’innovation puisse avoir une charges émotionnelle et artistique, certainement, mais pourquoi vouloir la confiner dans un rôle hors champ ?
      La lucidité n’est pas de décourager l’innovation mais de gérer les ressources à notre disposition, dans le respect non pas de l’impact sur nos sociétés mais sur celui de notre écosystème,
      et pourquoi pas d’en trouver de nouvelles, et si des innovations peuvent y contribuer pourquoi s’en priver.

      1. @ RV
        Thom dit plus haut « vivre en équilibre avec les ressources de son territoire ». Cela laisse ama de la marge pour les innovations dont vous parlez.

      2. en 2012, la recherche sur le rendement des cellules photovoltaïques est en effervescence. Différentes voies sont explorées.
        Si demain le « progrès » abouti à des rendements « meilleurs » seront nous confrontés à un déséquilibre ?

        Ce n’est pas de l’innovation mais de l’amélioration de l’existant.

      3. à Basic :
        ///// Thom dit plus haut « vivre en équilibre avec les ressources de son territoire » /////
        Pour une fois je co-incide exactement avec Thom ( Vous auriez du prendre « Jerry » comme pseudo !) .

        Si , bien sur des échanges sont nécessaires , additionner la Beauce et l’Irak , c’est autoriser à ces pays une densité obscène de population .
        Il me semble que la solution passe par des echanges bi-latéraux , pour freiner l’ Ubris du système.

      4. @ kercoz
        Je me vois plutôt en petit lapin duracell (c’est comme ça qu’Angela avait paraît-il surnommé Nicolas!): je fais tom-tom avec mon tambour. 🙂

      5. à Subotai

        Comment discriminer dans un laboratoire de recherche ce qui aboutira à une innovation ou à une amélioration ? Le principe même de la recherche fondamentale est bien d’ignorer les éventuelles applications des résultats obtenus. Un très intéressant communiqué du prix Nobel Albert Fert sur cette page : http://www2.cnrs.fr/presse/communique/420.htm
        Ces nouvelles mémoires qui équipent nos gadgets informatiques sont-elles des innovations ou des amélioration et qui auraient bien pu le prévoir ?

    4. Priez de ne jamais avoir besoin ne serait-ce que d’un IRM ou d’un traitement par radiothérapie. A moins que bien sûr, vous n’appliquiez pas les principes que vous vendez (comme tant d’autres).

  2. Pacifier l’acte de guerre économique qu’est le licenciement, ça tombe sous le sens, bien sûr. Et puis après on pacifiera les assassinats par drone, les lâchers de bombe sur les populations civiles, les virus numériques, etc.

    Bon, on apprend tout de même dans cette déclaration que ces gens semblent au courant qu’il y a une constitution, car à voir comment ils passent leur temps à s’asseoir dessus, on en doutait !

    1. Bonjour Julien. Il y a un art de dévoyer le sens des mots (appeler « pacification », par exemple, une guerre non conventionnelle qui donnera un goût de poudre à toute paix future) qui méconnaît la rétroaction syntaxique. La syntaxe de Parisot en dit plus long que ses mots. Privée de tout objet défini, la « liberté d’entreprendre », dans sa position absolue, est une liberté d’autocrate. Le caprice se chargera de fournir le COD, en lieu et place de ce que permet une juste estimation des distances de sécurité à respecter avec les autres libertés garanties par la constitution. Il y a même un lapsus mal camouflé dans l’expression « la liberté d’entreprendre dans la constitution », si l’on oublie un instant que « liberté d’entreprendre » est COD d' »inscrire ». En réalité, Parisot rêve de pouvoir s’insinuer dans la loi, de mener à bien dans un cadre législatif remodelé d’après ses normes à elle ces affaires assez inavouables pour qu’elle n’ose pas les constituer en objet. Mieux, les entreprises patronales visent la constitution elle-même. C’est l’objet tacite de leur convoitise, leur Amérique. S’asseoir sur la constitution n’est pas suffisant, à leurs yeux, il leur faut pouvoir la tripatouiller à l’aise.

  3. Bof, rien de neuf sous le soleil : elle défend encore et toujours une conception dépassée du libéralisme ! A moins que que ce soit le libéralisme lui-même qui soit dépassé…

    1. Conception dépassée, peut-être, mais qui dirige toujours le monde !! A force de vouloir pacifier tout et n’importe quoi, on file droit au conflit. CQFD
      Quoiqu’il en soit, vivement le clash Jorion/Parisot !! BFMTV ??

    2. Le libéralisme ….Déjà au départ , y’en a deux qui ne s’accordent pas . Le libéralisme Anglais avant tout économique (Adam Smith , Ricardo …), et le libéralisme Français , avant tout politique ( Montesquieu , Tocqueville , …).
      Quand les deux essayent de s’incarner en un , exemple Gladstone on aboutit à des résultats
      curieux , ok émancipation des Irlandais (mais sous occupation Britannique ) , mais contre le chartisme , les syndicats (ouvriers) et la libération des Noirs . C’est étrange quand méme .

      1. moneyistime, les physiocrates français, précurseurs du libéralisme, le tableau économique d’un Quesnay ou les Turgot, Condillac, Say, du libéralisme politique d’abord ? Locke, fondateur officiel du libéralisme, économique d’abord ? Pas de simplifications sauvages please-siouplait.

      2. Libéralisme. Toujours sauvage, toujours ultra. Tonner contre, ou tenter de l’édulcorer par des drogues douces telles que : commerce équitable, développement durable, économie solidaire, crédits coopératifs, énergies renouvelables, ou encore fonds éthiques.
        Bardadrac (Entrée Médialecte) – Gérard Genette – Le Seuil – 2006

  4. Vouloir inscrire dans la constitution « la liberté d’entreprendre » pour se donner le droit de supprimer tous les droits des travailleurs au nom de la compétitivité?

    « Il faut pacifier la question des licenciements ».
    là, on atteint le sommet de l’ignominie!

    La compétitivité c’est la guerre et comme l’écrit Paul Valéry
    La guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas. 

  5. Je propose que l’on instaure Md Parisot Reine de France, ça évitera d’inscrire n’importe quoi dans la Constitution et enfin elle fera ce qu’elle voudra. Article 1 Md Parisot est reine de France. A partir de là on lui épargne la fastidieuse obligation de triturer la Constitution tous les mois.

      1. « D’accord, je propose très symboliquement de la surnommer « Marie-Antoinette » et ensuite « tchac!!!) »

        …Il semblerait que celle-ci aie perdu la tête bien avant qu’on ne lui coupe 😉

  6. La différence entre Laurence Parisot et Paul Jorion est double.
    Laurence Parisot a été élue par ses pairs qui tiennent dans leurs mains le destin de la France, de ses habitants et du reste du monde.
    Paul Jorion est connu et respecté non pas pour son mandat – il n’en a pas – mais pour la qualité de ses idées et de sa manière de les exprimer.
    Dans un monde démocratique, Paul n’est rien, Laurence est tout.
    Laurence représente l’avenir et Paul représente le passé.
    Paul, comme ses complices, n’a pas d’avenir.

    1. Si l’autre n’a pas d’avenir, vous n’en avez pas non plus. Pas se leurrer là-dessus. Z’avez la vue qui baisse Marlowe ?

      1. Je ne vois pas en quoi savoir qu’on n’a pas d’avenir indique que la vue baisse.
        Par ailleurs, je n’ai pas écrit ce qui serait souhaitable, mais ce qui est .
        Parisot et les siens tiennent le monde dans leurs mains. Ils voudraient le tenir plus serré, d’autant plus qu’ils savent que tout pourrait leur échapper, et ils y arriveront tant que personne ne les empéchera de le faire.

    2. Faut pas s’y fier….. 🙂
      Une constitution intelligente mais artificielle est-elle préférable à une constitution artificieuse ?
      Liberté d’entremettre et de soumettre, de promettre et de compromettre, de prendre et de comprendre l’entreprise par l’entremise du compromis chose due…….
      Nous naissons libres et égaux en droit…… d’interprétation.
      Hauteur, conspirateur, inter prêtres !

  7. « Pacification de l’Algérie (Wikipédia en anglais) »
    Je ne savais pas que j’étais si bon en anglais. 🙂

  8. Novlangue. Lire à ce sujet LQR, d’Eric Hazan, chez Raisons D’agir.

    Par exemple, on ne dit pas éradication du service public, mais révision des politiques publiques. C’est tellement plus serein comme ça n’est ce pas ?

      1. Dans le monde démocratique, c’est à dire dans le monde dominé par la logique de la marchandise, c’est à dire l’accumulation du capital, on ne dit pas liberté d’exploiter on dit liberté d’entreprendre.

    1. novlangue :

      on ne dit pas goinfrer l’actionnaire d’argent public , on dit PPP partenariat public privé

      1. @Gorban

        Le partenariat public-privé est sans doute une des plus grandes escroquerie des trente dernières années. Ce n’est ni plus ni moins qu’une façon de privatiser l’impôt. Il est aussi bien entendu une arme idéologique pour effacer des mémoires l’existence d’un secteur public indépendant, sa façon de fonctionner etc…

  9. La guerre, c’est la paix !
    …encore un peu et on en sera là. Il faudra expliquer à ces gens que 1984 n’a pas été pensé comme un manuel à leur usage…

  10. « Inscrire la liberté d’entreprendre dans la constitution », …pour l’intérêt général ?…avec la liberté de Résister, de se syndiquer, d’être athée, la liberté de punir celles et ceux qui exploitent, qui spéculent, qui privent de logement, de nourriture, de culture, qui crée la pauvreté, ….
    c’est à voir !!

  11. Le sens du mot compétitivité est assurémment , comme aurait dit un interlocuteur de Socrate , celui que Paul Jorion attribue à MMe Parisot à propos du Bangladesh , si celui produisait quelque chose d’autre que du riz pour lui-méme .
    Heureusement il y a l’innovation , l’innovation c’est comme la multiplication des pains . Mais qu’entends-t-on par là au juste , au delà d’un glissement sémantique .
    Si je vous fais des glaces , avec du lait uht , j’innove , cette glace dure plus longtemps , je peux la vendre dans le commerce (supermarché s’entend ) , mais le gout et la valeur nutritive sont passés à la trappe . Si je vous produit une voiture , controlée électroniquement , j’innove , mais vous ne pouvez plus la réparer parce que vous ne connaissez pas le programme . Elle économise l’essence entr’autre , certes mais pas votre portefeuille , parce que l’ingénieur ( c’est un ingénieur parce qu’en informatique il n’y a que des ingénieurs) qui répare votre éléctronique , vous coute plus cher . Lui ne roule pas dans une voiture controlée électronique , mais dans , au moins une BMV , qui est moins bonne en informatique mais meilleure en mécanique .
    Je veux dire par là que l’innovation pose aussi un pb de sémantique .

  12. Encore une fois à propos de Parisot, et pour essayer de ne pas me faire censurer : certes, elle est dans son rôle, mais certains mettent bien du zèle à tenir leur rôle

  13. il n’y a pas de vacances pour les agents du capitalisme comme Mme parisot
    Tous ces ouvriers oisifs quel manque à gagner

    On se demande pourquoi elle n’en a pas parlé avec Nicolas Sarkozy
    Ah oui c’est vrai elle n’avait pas besoin de demander.

  14. Privatisation du boson de Higgs.

    TRENTON — Gov. Chris Christie today called for the privatization of the Higgs boson. “Binding the earth together is something that could be handled much more efficiently by the for-profit sector,” the Republican governor and deeply available vice-presidential prospect said. “Auctioning off the rights to the Higgs boson will create American jobs and balance American budgets.”

    When a reporter noted that the boson was discovered in Switzerland, Christie called him “stupid” and “off-topic.”
    http://www.nytimes.com/2012/07/07/opinion/our-political-black-hole.html?_r=2&hp

  15. Pour « faire la paix » ou « pacifier », il faut deux ennemis en guerre. Les patrons tirent toujours les premiers.

  16. Il y a bientôt quinze ans que le baron de la baronnie de Wendel a réformé les statuts et le règlement du Medef avec comme nouveau credo et nouvelle mission du syndicat la promotion de la liberté d’entreprendre et l’association des salariés au développement et la performance des entreprises à la condition expresse du partage par les salariés des… objectifs de rentabilité économique. Bref du Max Weber dans le texte dans la définition de l’entreprise. Et quinze ans après, ça mérite bien un p’tit article dans une constit moribonde, mhh ? Vu l’excellence des résultats de nos glorieuses entreprises, même plus foutues de prendre en charge les cotisations patronales…

    1. Le plus drôle c’est que l’illustrisime baron a voulu appliquer dans sa baronnie son principe de liberté d’entreprendre ( toujours selon la magnifique formule du renard dans le poulailler) mais que maintenant il se retrouve devant la justice à la suite d’une plainte d’un lointaine cousine…
      Je suppose que comme d’habitude notre bonne justice lui permettra de passer entre les gouttes… de cette dégoutante histoire de fric…

  17. L’Angola vient de réaliser que les trop bas salaires, en empêchant le développement d’une classe moyenne prospère, peuvent provoquer quelques menus problèmes assez embêtants. Je me demande combien de temps il faudra à Médème Parisot et aux autres satrapes européens pour s’en rendre compte.

    http://www.afriquinfos.com/articles/2012/7/4/kilamba-ville-fantome-plus-grande-monde-205681.asp

    (Mais comme le dit toujours notre bonne Médème Parisot : « la vie, la santé, l’amour sont précaires. Pourquoi l’argent et le pouvoir ne le seraient-ils pas? »).

    1. http://fr.wikipedia.org/wiki/CITIC_Group
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Kilamba_%28Angola%29
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9_Eduardo_dos_Santos
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_Domingos_Vicente
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Sonangol

      Selon l’ONG américaine Human Rights Watch (HRW), une somme colossale s’est évaporée des caisses de l’Etat angolais. Un trou de 32 milliards de dollars, soit 25% du PNB de l’Angola, a été identifié entre 2007 et 2010 par le FMI. La somme, qui a disparu des caisses de l’Etat, proviendrait de la Sonangol, qui gère la manne de l’or noir en Angola. Il faut supposer, que les milliards du pétrole manquants ont été transférés vers des investissements étrangers, principalement dans ceux de la famille du président angolais, José Eduardo dos Santos et sa fille Isabel dos Santos.

      Ze french touch :
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_ventes_d%27armes_%C3%A0_l%27Angola

  18. CHARABIA dominical
    Il suffirait donc de nous convaincre qu’en vertu de cette compétitivité reconnue et admise, en plus du droit à la liberté d’entreprendre : tout particulier lambda ne soit plus jugé de par sa qualité intrinsèque personnelle, mais comme quantité spécifique et conventionnelle.
    Que conformément à ce droit impérieux, la classe politique justement policée en la matière règle cette question constitutionnellement. L’intérêt de chaque personne-objet ainsi redéfini sémantiquement ne deviendrait à son tour qu’une donnée quantitative et séquentielle sans autre existence banale que celle d’être potentiellement réévaluer, toujours à la baisse, il va de soi !
    En résumé : si j’ai, je ne suis. Et qu’avoir peu pour que d’autres aient plus, peut me suffire.
    Il n’ est jamais trop tard pour bien faire… N’ est-ce pas Mme la Présidente.
    Or, nous consommons paradoxalement plus de produits par plus d’achats fragmentés, de plus petites tailles, pour nourrir toujours celui qui vit pour s’enrichir. Ce dernier accomplit en vérité une immense tâche, celle qui doit nous mener tout droit au chaos, criant à tue-tête :
    Il me faut toujours croître par la compétition, détruire vos compétences en tant que peuples de vous rassembler en oppositions solidaires…
    Alors, ne tombons pas dans ce tourbillon sémantique mêlant valeurs de jouissance et de vertu, si l’on veut sortir de cet engrenage inégalitaire. Il faut se défaire véritablement de cette entreprise financière ultra-libérale en pleine déconfiture et que suivent imbécilement ces politiques embrigadés.
    Mieux vaut tôt que tard.

  19. Une des conséquences inattendue de la guerre civile nord-américaine fut l’interdiction de réduire en esclavage les individus n’ayant pas commis de crime. On précisa même – au cas ou – que l’on naissait de condition libre.

    On fait tout pour décourager la liberté d’entreprendre dans ces pays là.

  20. La vie est précaire….
    L’amour est précaire…
    Pourquoi le travail ne serait-il pas précaire?

    Laurence Parisot,philosophe….

    1. Oui, je me souviens… de ses propos.
      Avant on disait : pas de haut-salaire sans travail à la sueur de son front !
      Parisot dirait : pas de travail sans bas-salaire par peur de la compétition.

    2. Le bon côté de Parisot, c’est qu’elle dit tout haut ce que des générations de bonne éducation bourgeoise ont appris à taire et à travestir !!!

  21. Dans une novlangue pas si éloignée, les grandes entreprises du BTP (Vinci, Eiffage Bouygues), voulant se sentir libre d’entreprendre en France, en rajoutent sur les km d’autoroute et les LGV.
    Des tenants et aboutissants non dits et pourtant a posteriori évident à questionner sont mis à jour dans l’enquête de Jade Lindgaard dans Mediapart sur cet excellent sujet de « déconnomie » appliquée.
    http://www.mediapart.fr/journal/france/060712/des-grands-travaux-routiers-de-plus-en-plus-inutiles.
    Gardons dans nos têtes, sinon dans la Constitution, le droit d’être intelligent, d’avoir l’intelligibilité la plus complète possible de ce qui est fait et des stratégies qui sont choisies dans tous les grands domaines (et les petits au passage).

  22. Au sujet de la Novlangue, ce n’est bien sur pas « un animal moins égal que les autres » qui se privera de lire et relire Animal Farm ou 1984 mais il faudra aussi ajouter « La Langue du Troisième Reich » de Victor Klemperer qui montre de façon exemplaire la genèse d’une langue nazie et son inscription progressive dans les esprits.
    Dans toutes les « bonnes » écoles de management on vous enseigne la « stratégie du ballon d’essai ».
    Si ça passe, c’est une divine surprise… si ça bloque on réessaie un peu plus tard… , l’important est de créer le précédent qui permet ultérieurement de s’en prévaloir comme d’une question ouverte et non « tabou »…

  23. F Hollande devrait FAIRE COMPRENDRE aux ouvriers que … certaines usines et certains emplois disparaîtront…Il faut ACCEPTER des ajustements d’effectifs,des restructurations… REJETER une loi interdisant les licenciements boursiers,elle PLAIDE pour un licenciement économique =RUPTURE CONVENTIONNELLE COLLECTIVE prévalant sur la hiérarchie normative (la LOI)
    C’est obsessionnel chez elle,je traduis:
    Il faut que les politiques(démocratiquement élus par une majorité souhaitant le changement) fassent comprendre au peuple  » ex souverain » qu’il faudra accepter des licenciements même boursiers(compétitivité oblige) avec calme,quiétude et tranquillité en toute illégalité partant du principe que des accords contractuels (individuels) seront désormais la norme.

  24. L’analogie c’est comme l’excès de vitesse : plus c’est gros, plus ça passe !

    L’analogie, l’abandon du raisonnement, c’est toujours un bon refuge pour justifier n’importe quoi. Ce sont généralement les gens qui défendent des propositions ridicules qui soutiennent qu’on ne peut rien savoir avec certitude, que tout est relatif, que c’est pareil, que la paix c’est la guerre, etc.

    Extrait de Prodiges et vertiges de l’analogie, de Jacques Bouveresse (bis repetita) :

    Le meilleur commentaire qui ait été écrit sur l’« affaire Sokal », sur le livre qui a été publié ensuite par Sokal et Bricmont et sur les réactions qu’ils ont suscitées l’avait probablement été déjà en 1921 par Musil dans son compte rendu du Déclin de l’Occident de Spengler. Après un passage consacré aux chapitres mathématiques du livre, dont il tire la conclusion que la façon de faire de Spengler « évoque le zoologiste qui classerait parmi les quadrupèdes les chiens, les tables, les chaises et les équations du 4è degré Musil donne une démonstration brillante de la façon dont on pourrait, en appliquant ce genre de procédé, justifier la définition du papillon comme étant le Chinois nain ailé d’Europe centrale :

    « Il existe des papillons jaune citron ; il existe également des Chinois jaune citron. En un sens, on peut donc définir le papillon : Chinois nain ailé d’Europe centrale. Papillons et Chinois passent pour des symboles de la volupté. On entrevoit ici pour la première fois la possibilité d’une concordance, jamais étudiée encore, entre la grande période de la faune lépidoptère et la civilisation chinoise. Que le papillon ait des ailes et pas le Chinois n’est qu’un phénomène superficiel. Un zoologue eût-il compris ne fût-ce qu’une infime partie des dernières et des plus profondes découvertes de la technique, ce ne serait pas à moi d’examiner en premier la signification du fait que les papillons n’ont pas inventé la poudre : précisément parce que les Chinois les ont devancés. La prédilection suicidaire de certaines espèces nocturnes pour les lampes allumées est encore un reliquat, difficilement explicable à l’entendement diurne, de cette relation morphologique avec la Chine ».

    C’est, quoi qu’ils en pensent, à peu de chose près ce que font les auteurs dans les passages les plus typiques qui ont été cités et commentés par Sokal et Bricmont. La méthode repose sur deux principes simples et particulièrement efficaces dans les milieux littéraires et philosophiques : 1) monter systématiquement en épingle les ressemblances les plus superficielles, en présentant cela comme une découverte révolutionnaire, 2) ignorer de façon aussi systématique les différences profondes, en les présentant comme des détails négligeables qui ne peuvent intéresser et impressionner que les esprits pointilleux, mesquins et pusillanimes.

    1. Pas d’analogie conceptuelles scabreuses Gus ici, juste un rapprochement sémantique direct franco de port.
      Imagine que tu lis la dépêche AFP de Parisot et que, par acquis de conscience, tu googuelise Pacification, comme ça pour voir. T’as quoi qui s’affiche ?
      https://www.google.fr/search?q=pacification&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&rls=org.mozilla:fr:official&client=firefox-a
      et même l’Académie, pire manipulatrice analogisante que Jorion, dion ! :

      pacification /pa.si.fi.ka.sjɔ̃/ féminin

      1) Action de pacifier. — Note : Se dit même (surtout ?) si la paix est obtenue par l’écrasement de l’adversaire ou de l’ennemi.
      En 1957, il fallait une force de protection de 24 hommes pour 300 travailleurs, en 1960, 10 pour 500 000 travailleurs ce qui indique le degré de pacification obtenu. — (Bachaga Boualam, Les Harkis au service de la France, p.32, France-Empire, 1963)
      Puis, très volubile, il me donna un « digest » de la pensée politique des officiers de pacification : « Nous ne partirons pas », c’était le leitmotiv. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
      2) Apaisement des dissensions, des différends.
      La pacification des esprits.
      Ils étaient tous divisés dans cette famille, c’est lui qui a travaillé à la pacification de leurs différends.

    2. @ Gu Si Fang

      « ’L’analogie, l’abandon du raisonnement, c’est toujours un bon refuge pour justifier n’importe quoi. »

      Je pense que le fait que vous juxtaposiez analogie et abandon du raisonnement signifie que, pour vous, comparaison n’est pas raison.

      tout le monde ne pense pas cela.

      1. Il faut dire que les Gu Si Fang, depuis 30 ans, ont montré la toute puissance de leurs raisonnements car eux n’ont pas abandonné la raison.

        et ce n’est que parce que ce sont les communistes qui sont au pouvoir en occident depuis les années 80 que les pays de l’ouest sont dans cet état économique déplorable …………

    3. @ Gu Si Fang

      « L’analogie, l’abandon du raisonnement, c’est toujours un bon refuge pour justifier n’importe quoi. »

      Je pense que le fait que vous juxtaposiez analogie et abandon du raisonnement signifie que, pour vous, comparaison n’est pas raison.

      Si c’est bien le cas, sachez que tout le monde ne pense pas comme vous. Ainsi Konrad Lorenz a déclaré lors de son discours Nobel que toute analogie était vraie, ce qui est sans aucun doute excessif. Des psychiatres envoient au cabanon des gens dont ils considèrent qu’ils ont fait des analogies, disons, non standard. Je pense que de ce point de vue Jacques Bouveresse a eu raison de mettre des bornes au tout et n’importe quoi.

      Plus sérieusement Aristote a fait une théorie de l’analogie et on pourra par exemple consulter à ce sujet un article de Philippe Hunemann « Sur la conception aristotélicienne de l’analogie » dispo en pdf sur le net. Il me semble que des analogies aristotéliciennes telles que « les écailles sont au poisson ce que les plumes sont à l’oiseau » ne peuvent pas être balayées d’un revers de main comme étant déraisonnables.

      Plus récemment D’arcy Thompson, dans son célèbre « On growth of forms » a fait une série d’analogies qu’il me semble également imprudent de qualifier de déraisonnables: ainsi la comparaison entre la forme d’une méduse et la forme d’une goutte d’encre au moment de son contact avec l’eau.

      Plus récemment encore René Thom a fait, avec sa théorie des catastrophes, une théorie de l’analogie, « la première depuis Aristote ». Pour lui toute analogie dans un contexte conflictuel est vraie. Ainsi pour lui, « les situations dynamiques régissant les phénomènes naturels sont fondamentalement les mêmes que celles qui régissent l’évolution de l’homme et des sociétés ». Ses analogies sont assez osées, je le reconnais. En contemplant un modèle en plâtre de gastrulation de grenouille où figure une fronce, Thom fait une analogie avec la catastrophe « fronce » qui apparaît dans sa classification des catastrophes, analogie qu’il étend entre la différentiation des fonctions (avec un « t ») et la différenciation cellulaire (avec un « c »). C’est le point de départ de son oeuvre majeure « Stabilité structurelle et morphogénèse.

      D’après ce que j’ai lu dans Wiki Bouveresse fait partie de l’école philosophique dite analytique, mouvement qui se fonde sur le renouveau de la logique initié par Russell et Frege et poursuivi par Tarski et Gödel. Wittgenstein fait partie de cette mouvance jusqu’à s’apercevoir de l’inadéquation de l’atomisme logique (lié à l’atomisme ensembliste) et de l’insuffisance de la notion de prédicat introduite par Frege.

      La rationalité de l’analogie ne peut qu’échapper aux philosophes analytiques, faute ama d’un langage adéquat pour la concevoir. René Thom: J’exprime ma conviction qu’il y a un immense fossé entre la pensée « naturelle », le bon sens, et cette logique mathématisée, artificielle, qui a pris naissance avec Boole et s’est imposée comme un parangon de rigueur avec le formalisme et l’axiomatique hilbertienne.

      Le cadre mathématique naturel dans lequel la notion de prédicat doit être décrit est ama celui des catégories, la catégorie des ensembles étant l’une des catégories les plus simples (objet initial ou final, je ne sais plus).
      On voit l’immensité du fossé en parcourant par exemple « La neige est blanche ssi… » de Jean Petitot.
      Paul Jorion, à la suite de Wittgenstein, a vu le problème et, si j’ai bien compris, c’est pour pallier les tautologies des logiciens formels (l’assertion « la neige est blanche » est vraie ssi la neige est blanche!) qu’il utilise les treillis galoisiens dans « Principes pour les systèmes intelligents ».

      La logique causale traditionnelle (classique, intuitionniste), celle qui part d’hypothèses et aboutit à des conclusions par application de règles d’inférence, que j’appelle pour cette raison ordologique, a écarté jusqu’à présent tout un pan de la logique (voir Hunemann) en décrétant que comparaison n’était pas raison. A la suite d’Aristote et de Thom je suis convaincu au contraire qu’il y a une forme de rationalité analogique et que la véritable logique, la véritable rationalité, est au minimum une (subtile) combinaison de cette analogique avec l’ordologique.

  25. La vie est précaire, l’amour est précaire, pourquoi le travail ne le serait-il pas ? ….LP
    C’est sûr que la connerie ne l’est pas… Mais la propriété privée !!!??? niak niak !!!

  26. Il faudra également inscrire dans la constitution le droit au port d’armes pour tous les entrepreneurs…madame Parisot, vous voilà bien timide.. Il sera nécessaire de défendre vos droits d’écraser les autres sans qu’ils puissent crier…

  27. La sémantique du Medef est au sens ce que la musique militaire…

    Inscrire la liberté d’entreprendre dans la Constitution, c’est d’une part redondant. La Constitution précise que la liberté est partie intégrante de la devise de la République.
    D’autre part, entreprendre est un concept abstrait qui ne pourrait s’incarner que si on lui accolait un sujet et/ou un objet. Exemple : « un patron a le droit d’entreprendre », ou « chacun a le droit d’entreprendre de monter une entreprise ». Truismes qui n’ont aucune valeur, puisque la constitution pose des lois qui ont valeur universelle. Il faudrait donc inscrire dans la Constitution « Tout citoyen a le droit d’entreprendre ». Truisme encore.

    En réalité, Parisot voudrait inscrire dans la Constitution qu’entreprendre est un droit sacré et que, corrélativement, les patrons sont sacrés. Supérieurs donc, organiquement, aux salariés qui ne sont pas inscrits dans la Constitution, si ce n’est par le passage relatif au travail, « chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi ».

    Passage qui range dans la même case salariés et patrons finalement. Les salariés ont droit d’obtenir un travail des patrons. La chaine de l’exploitation a deux bouts. Sans oublier que les patrons sont de plus en plus souvent de super-salariés et sont donc déjà rangés dans la même vilaine case que ceux qui ne sont pourtant pas de même essence, vu qu’ils n’entreprennent pas mais effectuent.

    Allons, madame Parisot, encore un effort…

  28. Si je bien compris l’esprit du Medef et ses finalités, le patronat souhaite démanteler peu à peu le satut salarié pour le remplacer par une sorte de « self employed », très nombreux déjà en Angleterre qui se résume au chômage déguisé ou à une existence durable en tant que précarisé. En d’autres termes: un déplacement des risques vers ceux qui doivent vivre de leur travail.

    1. Compris la même chose, sécurisation des rentes, et précarisation du travail,
      Avec une telle position de départ de la part de MEDEF, il ne reste plus aux syndicats de travailleurs qu’a demander, en entrée de négo, la nationalisation immédiate et totale de toutes les entreprises de plus de 1000 salariés.
      Si nous avons des syndicats un tant soit peu virulent, la discussion de lundi et mardi devrait être assez « Rock & Roll »,… mais je fais le pari que dans notre belle république pacifiée, normale…, où tout va aussi bien que possible, tout ce monde finira par s’entendre.

      1. @hema
        Thibault étant sur une fin de mandat peu glorieuse, peut-être va-t-il pour une fois taper sur la table manière de montrer qu’il n’est pas si couché que ça…^^
        Evidemment Chérèque va lâcher la rampe au moindre froncement de sourcil du patronat, et Mailly va proposer autre chose, qui n’a rien à voir avec le coeur du sujet.
        Ceci dit, le ras-le-bol de ce qui comptent toutes les fins de mois est beaucoup plus profond que ne le perçoivent les élites et le moindre appel à manif pourrait embrayer, d’autant que jusqu’à présent la gôche a pris uniquement des mesures de droite et ne nullement intéressé au vrais sujets, chômage et prix, si ce n’est avec des mesures dilatoires.

  29. Je rappelle, à titre d’exemple, que ma définition de « compétitivité » est :
    « alignement des salaires européens sur ceux du Bangladesh ».
    (Paul)

    Dura lex sed lex , Il en faut du courage pour la défendre.
    On ne dira jamais trop que les défenseurs du libre échange ont besoin d’un coeur
    gros comme ça pour s’infliger la peine de défendre cette évolution.
    Mais la loi des avantages comparatifs est formelle:
    dans quelques siècles , les échanges seront équilibrés à la satisfaction de tous.
    Ce que nous connaissons actuellement, en particulier la désindustrialisation
    massive, n’est qu’un phénomène transitoire, hors équilibre.
    Courage , et haut les coeurs !
    Un avenir serein récompensera les plus déterminés.

  30. Je retiens la phrase en bout d’article : « ma définition de « compétitivité » est : « alignement des salaires européens sur ceux du Bangladesh « . Question : et si on refusait les produits du Bangladesh – et d’autres pays aussi ‘compétitifs’ que le Bangladesh – pour privilégier les produits identiques, fabriqués chez nous (dans l’UE) ?
    Il est vrai qu’il faut être – l’UE – souverain, autosuffisant pour une part très importante, capable de produire tous les biens et services, même les plus pointus et grâce à tout cela être en mesure de négocier les produits que nous nous ne possédons pas. Qu’en pensez-vous ?
    C’est ‘simpliste’, fort bien objectez alors. Il est vrai que cela suppose quelques changements politiques et … culturels
    Jérôme Grynpas

    1. Cher Jérôme,

      Faire cela, c’est continuer de se placer sous le paradigme de la compétitivité. Ne faut-il pas se demander plutôt comment faire pour que les pays dits « compétitifs » ne soient pas dépendants de leurs exportations au point de devoir sacrifier leurs populations locales ?

      1. Cher Alexandre, c’est façon de dire. Si nous refusons la prétendue compétivité, ce n’est pas seulement pour éviter l’effondrement de notre capacité de production de biens et de services, c’est pour permettre aux travailleurs explotés de ces poays émergents de secouer peu à peu le joug de l’exploitation qu’ils subissent. En effet, au fur et à mesure que nous reprenons nos capacités productives, leurs patrons (tant nationaux qu’internationaux) auront le choix ne rien gagner du tout (façon de dire) ou – comme l’a fait Ford après la première guerre mondiale – élargir leur marché intérieur. Donc; plus de prospérité pour les travailleurs de ces pays et … plus de démocratie. C’est gagnant-gagnant. La globalisation actuelle est strictement pan-capitaliste. Opposons-lui des entités autosuffisantes de plus en plus démocratiques pour atteindre le seul gouvernement mondial qui vaille : celui d’une démocratie toujours grandissante. Dans cette voie, l’Europe, si elle est SOUVERAINE, est potentiellement capable de s’engager.
        C’est cette problématique que je tene d’exposer dans le livre que j’écris..
        Amicalemen
        Jérôme

  31. http://www.lacan.com/badwagnertwo.htm

    Il serait nécessaire que l’on tente un effort pour construire une pensée de sortie de crise qui évite d’avoir à se poser la question plus tard s’il est encore possible de faire de la poésie après la nouvelle catastrophe. Une pensée post-Auschwitz, selon la minerve qui arrive après la bataille, n’exclut pas une pensée pré-quelque chose d’encore plus inconnu et inquiétant, sans vouloir comparer ce qui ne saurait l’être. Dans les deux cas, on a affaire à ce qui ne peut entrer dans la philosophie, d’une part parce que c’est souffrance du vivant, passivité radicale ou identité meurtrière, d’autre part parce que cela dépasse nos capacités d’imagination conceptuelles et d’anticipation du futur (économique et politique). Et ce n’est pas parce qu’Auschwitz est arrivé que ce qui est devant nous est moins inquiétant, le danger n’est pas définitivement derrière nous pour la seule raison qu’il est situé dans le passé.

    « …ce qui veut dire que sa tâche revient à construire une philosophie de la non-identité, c’est-à-dire une philosophie qui admette qu’elle a affaire à ce qui est absolument autre qu’elle, qui se propose de ne pas rendre semblable à elle-même ce qui est dissemblable, c’est-à-dire de ne pas rendre identique à elle-même le non-identique. »

    Exactement la pensée économique doit s’atteler à ce qui est dissemblable.

    Actuellement aucun effort de penser le non-identique n’est fait puisqu’on persiste lourdement dans le même, sans aucune remise en cause des dogmes. Par parenthèse, le Penseur de Rodin signifie une secrété perfidie, car sa position croisée suggère une aporie ou une contradiction interne. Le croisement des membres apparemment naturel et obéissant à des critères formels interroge…

  32. Je vous trouve très dur envers madame parisot car en tant qu’entrepreneure, elle est le prototype de la femme qui créé et de la valeur et des emplois.

    ah pardon on me dit dans l’oreillette que c’est papa qui lui a payé sa boite ……………………….

    1. Et merde tout fout le camp !!!
      V’la ti pas que les pauvres ont des exigences !!!

      Mais qui cé qui va fabriquer nos bibelots et notre fameux âne en plastique qui cague une cigarette quand on lui tire l’oreille, fleuron de la créativité et du bon goût occidental?
      A quand les anarcho-autonomes de l’ultra gauche au pouvoir et les chars nord coréens sur les champs Élysée ?

  33. Jolie rappel que les mots ont un sens, en effet…

    Mais quand à aligner les salaires européens sur ceux du Bangladesh, pensez-vous vraiment que ce soit longtemps évitable?
    Et avec quelle justification d’ailleurs, celui d’un droit seigneurial des populations aryennes à être payées 20 fois plus pour le même travail?

    La question véritable est bien plutôt de savoir dans quel sens doit se faire cet alignement, et c’est là que les combats les plus durs mais aussi les plus fructueux sont peut-être à mener.

  34. Heureuse référence que celle de la pacification de l’Algérie. A noter qu’autant Abdelkader que les jeunes généraux français auxquels il s’est vu confronté, furent considérés des traîtres à leurs respectives patries. Le premier par les fanatiques des théocraties islamiques tandis que les derniers par les obsédés de la grandeur impériale française.
    En effet, ces mêmes généraux, qui sauvèrent la mise de la bourgeoisie en évitant de massacrer le peuple de Paris en 1848, seront enfermés par l’usurpateur napoléonien de service lors de son coup d’état de décembre 1851. Lors de la commune, le massacre aura lieu.
    Quant à l’émir soufi Abdelkader, et malgré qu’il soit considéré comme le fondateur de l’Algérie moderne par la majorité des algériens, son héroïque défense des chrétiens de Damas, les différents traités signés avec les français ou son initiation à la maçonnerie par exemple, sont autant de sources d’inspiration pour ses, de plus en plus nombreux, détracteurs.

  35. Parisot est sur la défensive et ne peut s’avancer que masquée : c’est pourquoi elle tend un piège grossier, cousu de fils blancs, dans lequel Hollande ne tombera pas (ni même un libéral, disons « classique » ; pour ceux qui ne le savent pas encore, Parisot est une libertarienne pur jus).

    Le postulat – qu’elle n’énonce évidemment pas- est que la liberté d’entreprendre n’existe pas en France : ce qui est, bien sûr, archi-faux ; n’importe quel(le) français(e) peut créer son entreprise si cela lui chante.

    Alors où veut-elle en venir avec sa préconisation ? A ceci : en faisant inscrire la liberté d’entreprendre dans la Constitution (loi fondamentale intangible ou, du moins, difficilement modifiable, par exemple moyennant une majorité qualifiée), passer à la moulinette tout le droit du travail, le droit social etc… sans (voilà le piège et aussi l’hypocrisie) avoir à (faire) déposer au Parlement des propositions ou des projets de lois abrogatives. Il suffirait à Parisot et ses semblables de décréter que telle ou telle disposition légale de protection des travailleurs viole la sacro-sainte liberté naturelle et imprescriptible d’entreprendre (avec tous ses attributs), pour rejeter l’application de cette disposition, sans autre forme de procès, si ce n’est une saisine de la Cour Constitutionnelle.

  36. Sémantique déclinée (ou comment décoder le message parisotin).
    Pacifier. O pacifier. Fo pas s’y fier.

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