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131 réflexions sur « WOODSTOCK ET LE MONDE OÙ NOUS VIVONS AUJOURD’HUI, par Asami Sato »

  1. Parce que, Woodstock n’en appelle pas à l’intelligence, comme mai 68 d’ailleurs. Donc lorsqu’on vient pour se distraire, il ne faut pas s’attendre à des miracles.

    Il fallait faire un Woodstock avec les Cantates de Bach, l’intégrale doit faire 50-60 heures. Après on aurait été au paradis. L’intelligence aurait scintillé dans le regard de chacun.

    Dieu doit tout à Bach mais il est le seul à l’écouter, le Rock en l’occurrence est blasphématoire. Ce n’est pas avec le rock que l’on conquiert le monde, qui n’est qu’un trépignement sur place.

      1. J’avais posté à Liszt : « pauv’ tarte !  » mais apparemment c’est trop violent , ça n’est pas passé … ou bien faut-il s’expliquer …
        Arrive un moment où la bêtise et l’inculture mêlées d’ostracisme dépassent les bornes !

      2. Ce n’est pas avec le rock que l’on conquiert le monde, qui n’est qu’un trépignement sur place.

        Les grands compositeurs, Bach ou Mozart ne font pas de l’ombre
        au meilleur du rock, qui heureusement n’a pas l’ambition de conquérir le monde.
        Mais il peut contribuer à combattre les conquérants, justement.

        A ce propos, voici l’appel à rassemblement demain à Paris
        à soutenir les Pussy Riots, emprisonnées et menacées de 3 ans de camp de travail:
        (Place Stravinsky, bonne inspiration pré-rock…à 12:30) et ailleurs en province:
        http://www.npa2009.org/content/libert%C3%A9-pour-les-pussy-riot

      3. Ouais.
        Notre dernier Woodstock à nous : http://www.dailymotion.com/video/xj5t7_arret-du-teknival-de-tcheki-2005_music

        A notre dernière Tekno Libre, « Czech Tek 2005 » en Tchéquie, 40000 personnes, venues de toute l’Europe des peuples, des milliers de CRS ont mis deux jours à évacuer le camp. Le procès des Doors à côté, c’est quoi? Sans compter les 3 millions d’euros de matos saisis en 2009 rien qu’en France.
        http://systematek.web.free.fr/gargouilles/

        Combien parmi vous s’en foutent, sont ravis et même soulagés de voir disparaître ce que nous avons mis plus de 20ans à construire? Quand vous nous dîtes que la politique c’est arrêtée à votre génération, ça me fait rigoler. Mais bon, il y en aura toujours pour faire l’éloge de la lenteur sans savoir ce que c’est.

    1. whoua la vache ! Vous transpirez l’humilité ! C’est probablement votre intelligence supérieure qui vous a poussé à venir vomir votre m’épris de ce que vous n’aimez (ou surement du fait de votre génie : ne comprenez…) pas… à moins que ce ne soit la frustration engendrée par vos enfants qui vous forcent à écouter justin bieber?

      1. Ici et aujourd’hui, il ne faut pas s’arrêter à la seule musique.
        J’imagine qu’elle peut être, pour chacun, un tremplin vers plus d’épanouissement. Toute musique aussi particulière soit-elle, reste un médium potentiel pouvant nous conduire vers d’autres univers, bien sûr musicaux, mais aussi artistiques et donc plus universels encore. Allant vers cette quête de l’universalité suprême, via l’exercice de son art, sûr que sur cette voie, J.S. Bach est déjà en bonne place… Lisztfr sur ce dernier point, n’aurait donc pas tort.
        Mais pourquoi faudrait-il nous restreindre à un seul cercle musical ? À vrai dire, dans ce domaine, il n’y a pas d’obligation. Il serait stupide de nous isoler les uns les autres en opposant nos univers musicaux… 
        Enfin, Woodstock n’est qu’une manifestation parmi d’autres où des personnes réunies en grand nombre ont voulu exprimé librement leurs sentiments, leurs désirs, douées sans doute, d’une aptitude plus forte pour partager ensemble cette musique Rock. Une musique ne doit pas être un facteur d’aliénation entre nous ou comme le philosophe des Lumières, J.J. Rouseau,  le disait plus généralement : « Toute Société partielle s’aliène de la grande ». Alors retrouvons-nous enfin autour des musiques du monde, anciennes et nouvelles, colorées de nos diversités. À chacun de se recueillir dans son salon musical, à chacun de se retrouver en grande communion dans ce « chant planétaire », entouré… du silence éternel des espaces infinis et inconnus… Bon Bain !

      1. Merci Kercoz, ça fait du frais par où ça passe…
        Après je vais enchaîner sur Hey Joe, mais version perso soldée sur mon imitation Les Paul..¨¨

    2. Qui a bien pu vous apprendre que « mai 68 n’en appelait pas à l’intelligence » ?
      Certainement de saines lectures.
      Laissez-moi deviner.

      1. @Marlowe

        Parce qu’ils n’ont pas été convaincus que le capitalisme allait vers l’agonie. Ils n’ont pas lu J.B.Say, ils n’ont pas rompu logiquement avec le capitalisme, ni d’ailleurs vraiment moralement (vu le résultat). Le matérialisme historique de Marx est sociologique, il n’est pas forcément logique, c’est une théorie qui se réfère à elle même.

      2. à Lisztfr,

        Pensez-vous vraiement que j’ai quelque désir d’avoir des échanges avec vous ?
        Ne vous souvenez pas de ce que vous m’avez écrit très récemment ?
        Je suis toujours un peu étonné de constater que les gens de votre sorte ne semblent pas comprendre que ce qu’ils disent et écrivent en dit beaucoup plus sur eux que ce qu’ils prétendent en savoir et veulent faire croire.
        Vous êtes un apologiste de Céline, vous n’aimez pas la jeunesse et ses rêves et vous confondez le « matérialisme historique » et le goût de la liberté.
        Passez votre chemin.

      3. @Marlowe

        J’essaye d’être rigoureux, plutôt qu’aimable. Je ne me souviens de rien de particulier vous concernant, et je continuerais, à commenter vos messages intéressants. Avec votre premission bien sur !

      4. à Litszfr,

        Perte de mémoire.

        Voici ce que vous m’avez proposé le 14 août 2012 à 14 h 40 :

        On va organiser une bataille rangée, et je vais ressortir la grosse artillerie et vous n’aurez plus qu’à appeler « maman ».

    3. T’as raison Liszt.fr, le Rock c’est la « Musique du Diable » et, qu’est-ce que c’est bon…

    4. Hello Liszt,

      Je m’inscris totalement en faux avec vos allégations concernant le rock.
      Si vous voulez du  » rock » intelligent, allez donc écouter Rush et traduire les textes de Mr Neil Peart.
      Cela devrait je l’espère du moins vous faire changer d’avis sur un style de musique que vous classifiez comme blasphématoire.

      Enfin, ce n’est pas parce que l’on écoute du Rock que l’on doit se priver d’écouter du Bach.

      Allez, bonne soirée.

    5. Lisztfr.
      Je suis peut-être le seul à te comprendre.

      Mais … faire la fête de temps en temps est AUSSI nécessaire à tout humain normalement constitué.
      Bouges ton corpeuse, Camarade.

      Et EVITES de mêler un éventuel « dieu » à de la Musique, même si cette dernière a AUSSI été récupérée par les religions. N’oublions jamais que le fond de commerce des religions est la peur de la mort.

      1. Parlant de Dieu, le mieux est encore de rendre Cioran ce qui lui appartient :

        « S’il y a quelqu’un qui doit tout à Bach, c’est bien Dieu. »
        (/ Syllogismes de l’amertume / 1952)

        😉

    6. Ben didon!!!!! quelle ouverture d’esprit.
      Franchement vous devriez fonder un mouvement pour l’écoute obligatoire de Bach et l’interdiction des autres musiques à « trépignement ».
      Il est vrai, qu »en d’autres temps, on massacrait « intelligemment » en écoutant wagner. O tempora o mores… à woodstock, 500 000 abrutis se sont contentés de baiser et de vibrer ensemble, sans bagarre, sans haine et surtout sans vous.

      1. c’est drôle les coïncidences .. je relis  » Glenn Gould  » de Michel Schneider et chapitre 5, il écrit :  » Il détestait la musique rock car la bêtise le rendait bête: il ne la comprenait pas » mais plus loin « écouter Barbara Streisand…le laissait sans mots » : quiconque apprécie B. Streisand ne peut être foncièrement mauvais.. LOL

        trop bizarre, j’vous dis…LOL

    7. « Il n’y a ni de grande ni de petite musique, il n’y a que la bonne et la mauvaise » (Ravel). Cela est vrai pour la musique dite « classique » comme pour le rock ou n’importe quelle autre musique de par le monde de n’importe quelle époque.
      Evidemment, je ne souscrits pas à vos jugements de valeurs. Vous êtes contre un certaine façon de voir le monde, vous en avez parfaitement le droit; mais s’il vous plaît, ne soyez pas insultant.

    8. C’est beau la tolérance!
      A tout prendre, une soirée avec Keith Richard ça doit être un peu plus marrant qu’une heure avec toi. Ce qui serait drôle c’est de savoir ce que Bach penserait de tout ça. Il aurait peut être joué de la gratte si il était né en 1940 … à Woodstock!
      JB and the Family Bach ça aurait eu de la gueule!

    9. Vu du Québec donc de l’Amérique on croit rêver quand on lit des choses pareilles Monsieur Litzzzzz..On entendait ça il y a 50 ans au Québec
      Ce qui est cocasse Monsieur Litzzzzz (les zzz pour l’endormitoire que vous me procurez) c’est que votre pseudonyme est en fait le pseudonyme de la première rock star du monde musical “classique” et qu’en plus ce fut un un mauvais compositeur: flamboyant et n’ayant rien à dire
      Ouf Merci Mon Dieu de ne pas vivre dans cette France profonde et pourtant Dieu sait comment j’aime la France…le problème n’est pas là…devinez il est où le problème?

  2. j’aime Bach et j’aime le rock, l’un n’empêche pas l’autre, la musique c’est la musique, pas de hiérarchie en musique, sauf pour les racistes

  3. Bon exemple de la raison pourquoi cela ne fonctionne pas : il y a toujours des gens qui se sentent supérieurs aux autres, qui connaissent les « vraies » valeurs .Quelle petitesse d’esprit.

  4. Merci pour Cet Hendrix …!
    Poignant ce calme ….pour illustrer par les horreurs du vietnam qu’ il a je crois vécu , un hymne national , Métis noir indien ….et joué , si ma mémoire ne me fait défaut ….au petit matin .
    Pas de smartphone et si on cherche un uniforme, …on ne trouvera ds le public que son absence, en tout cas rien qui ne se commercialise .

    1. Merci pour Hendrix , un très bel instant ; et cela n’empêche pas d’entendre et d’apprécier les lieder de schubert ; excellent accord :il n’y a pas de vraies valeurs .

    2. A la guitare.

      Entends-là supplier,
      La guitare suppliciée,
      Elle te montre la forme
      Qu’a une âme torturée.

      Elle déchire le silence
      Du sort des enfants perdus,
      Du cri des sanglants demains,
      Elle pleure la Terre livrée au crime.

      Entends-là s’essouffler
      Au sommet d’un vertige,
      Au coeur du savoir suprême,
      Entends-là t’appeler.

      Elle s’arc-boute dans l’espace,
      Comme une émotion modulée,
      Noyée dans la complainte électrique
      Des poètes qui ne trouvent pas les mots.

  5. Une tentative à Biot en 70, mais déjà des problèmes phynance :

    « Seuls 4 000 des 30 000 spectateurs payèrent les 30 francs réclamés à l’entrée. Ce qui ne fut évidemment pas suffisant pour payer les cachets des têtes d’affiche. Seule Joan Baez, arrivée la première, Country Joe et quelques seconds couteaux acceptèrent finalement de jouer. Les autres tournèrent aussitôt les talons, brisant les rêves hippies de partage et de fraternité. »

    http://www.nicematin.com/article/cote-dazur/popanalia-a-biot-cetait-woodstock.227476.html

      1. J’y étais pas, encore en culottes courtes. En revanche, j’y ai travaillé plus tard des années, juste à côté, c’est devenu une technopole avec Amadeus, high techs, école d’ingés et de commerce. Pas le même trip… Mais la mer et le soleil ça reste là tout de même.

        Ce sont des voisins Biotois qui m’en ont parlé en se marrant.

  6. Si la génération woodstock avait voulu un monde meilleur pour d’autres qu’eux mêmes -contemporains laissés pour compte et futurs occupants de la planète- ça se saurait.

    Elle est LA génération douillette qui a tout englouti de ses prédécesseurs et laissé un piètre héritage à ses successeurs. Après moi le déluge…

    Changer de cadre c’est déjà leur ressembler le moins possible.

    1. Sauf que la génération Woodstock ce n’est pas un bloc homogène.
      Ceux qui avait une conscience politique à l’époque étaient aussi peu nombreux qu’aujourd’hui.
      Ou l’on voit que le rock, le sexe et la fumette, ça ne suffit pas. Changer de cadre, oui bien sûr, mais c’est de l’incantation, un peu comme d’autres font des danses de la pluie pour plus de croissance.
      Non mon gars, ce n’est pas une question de génération.
      Si c’était vrai, ça se saurait.

      1. A l’échelle de l’Histoire, woodstock est un évènement mineur qui, fondamentalement, n’a pas influencé le cours de choses. Il aurait été déterminant si ses acteurs avaient pu convaincre leurs contemporains d’être une génération, si pas homogène, majoritairement convaincue de la nécessité d’oeuvrer pour un monde meilleur pour tous. Nés et à naître.

        woodstock n’était qu’incantation.

        Je ne vois pas de pertinence à le sacraliser ni même à l’utiliser comme exemple.

    2. Yep. La génération suivante ne leur ressemblait plus du tout : ce furent les yuppies des années ’80. Costard, fric facile, crédit gratuit, grosse bagnole, rolex. C’était tout de même nettement mieux! Ils pensaient à l’avenir et aux laissés pour compte, eux au moins, et ils nous ont laissé un bien bel héritage. 😀 😀 😀

    3. Génération,

      Comme le dit Paul Jorion, les idées ne marchent pas par génération.
      Il y a seulement des générations qui ont connu Woodstock et le beau mois de mai 68, et des individus qui ont connu la révolte et d’autres non.
      Certains ont conservé leur colère contre le monde après que deux générations soient passés.
      Pour d’autres, il suffit d’un événement pour que le refoulé revienne à la conscience.

      1. Ca m’a fait particulièrement marrer d’entendre les bedonnants Daltrey et chauve Townsend chanter
         » i wanna die before get old… » en clôture des jeux de Londres…

    4. Si la génération woodstock avait voulu un monde meilleur pour d’autres qu’eux mêmes -contemporains laissés pour compte et futurs occupants de la planète- ça se saurait

      Ca se sait, justement, dans toute la gauche nord-américaine !
      Et surtout au Vietnam, car sans cette génération
      (j’ai passé un an aux States dans ces années…)
      l’impérialisme US n’aurait pas connu sa première grande défaite historique.

  7. woodstock
    le temps du bâton de bois…
    c’était avant le temps du plastic c’est chic
    et de l’emprisonnement et l’endoctrinement au dogme du profit par la société des écrans
    qui amena les gens à prendre pour un loisir le fait de manger du pop corn devant la télé et le différé de la réalité prémâchée.
    désormais ils prennent leur téléphone portable pour leur vigie.
    leur ange gardien
    surtout gardien
    dans la poche , sur le coeur
    dans la main

    plutot que de se prendre par la main

    prendre un enfant par la main
    pour l’emmener vers demain…

    le téléphone portable prend tous les humains pour des enfants et les prend en main pour les emmener vers le demain qu’on a prévu pour eux.
    le réseaux des ondes s’amplifiant change invisiblement le contexte entier sur le mode vibratoire des ondes, troublant jusqu’aux ondes qui maintiennent la cohérence des ADN
    la musique d’aujourd’hui est une onde imperceptible à l’oreille, encore plus maléfique que la radioactivité, qui n’en est qu’à ses débuts dans la malfaisance.

    1. Et le top du top du « rendez-vous au tas d’bois », Townshend qui vire Abbie Hoffman d’la scène à grands coups de Gibson SG sur l’coin du baigneur… « Fuck off ! Back off my fucking stage ! »
      Ouarf ouarf, excellent, le choc des civilisations, hyppy-hero ricain east-coast sous acide vs guitar-hero british baba pré-punk sous speed… et armé…

  8. « La question qui se pose à nous quarante-trois ans plus tard, c’est pourquoi cela nous semble-t-il aujourd’hui absolument impossible ? »

    Alors pour ma part je vois 3 explications (parmi tant d’autres)…

    1- On veut nous faire croire que c’est impossbile de se rassembler sans heurt et donc qu’il faut, des policiers, des caméas de surveillance, des contrôles etc… Mais dans une ville en hollande par exemple, le maire a fait retirer tous les signalisations. je vous laisse lire les résultats….
    http://www.ecologieurbaine.net/exemples/pays-bas/makkinga-le-village-sans-panneaux-de-signalisation

    2- Je suis née en 66… Alors evidemment j’étais plus que jeune en 68, mais mes oncles et mon père me disait, qu’à l’époque, celui qui voulait trouver du travail en trouvait… On pouvait facilement refaire sa vie dans un autres pays, planter son boulot pour en retrouver un autre etc…
    Il y avait selon moi un potentiel de vie que je ne trouve plus à notre époque…
    J’ai le sentiment qu’on est à bout de course, et que comme un animal en détresse, un HOMME qui n’a plus vraiment d’espoir de jour meilleur, devient hargneux….

    3-et la dernière c’est que les gouvernements (les oligarques) pour mieux régner nous ont sacrément séparé…
    La méfiance s’installe entre les différentes religions, entre les salariés et les fonctionnaires, entre les écolos et les capitalistes, entre tout le monde et le monde de la finance, entre ceux qui écoutent du classique et les autres du rock (cf 1er commentaire) etc….
    Il y a une atmosphère pourrie en ce moment qui se dégage, ce n’est pas tellement propice à faire la paix….

    ?

    1. Juste un petit point, les fonctionnaires sont eux aussi des travailleurs salariés (et ont souvent plus d’obligations et moins de garanties que leurs camarades salariés sous contrat de droit privé…)

  9. J’avais 20 ans en 69 et malheureusement je n’y était pas.
    Je suis peut-être un vieux con maintenant, mais j’ai l’impression de vivre la fin d’un âge d’or, pas seulement à cause de l’esprit Woodstock perdu, mais quand je vois la daube musicale qu’on nous sort depuis 20 ou 30 ans…
    Bien sûr, on va me sortir des exceptions; Muse, Radiohead, Blur, Red Hot CP, Placebo, White Stripes, mais comparé à Dylan, les Beatles, les Stones, Queen, Deep Purple, Pink Floyd, Led Zep, ZZ Top, Jimi Hendrix, Cream, Frank Zappa…, c’est quand même des second couteaux.

    1. D’accord avec votre liste, Merlin, sauf pour Radiohead : c’est un groupe majeur dans l’histoire de la musique contemporaine. Il sert de référence à de nombreux autres groupes, il mêle le rock et la pop à de la musique électronique expérimentale. On parlera de Radiohead encore longtemps 😉

      1. Bon, va pour Radiohead.
        Mais c’est maigre.
        Et encore, ma « liste » est loin d’être exhaustive (Chuck Berry, The Who, The Kinks, Rory Gallagher, Santana, The Beach Boys, Blood Sweat and Tears, CCR, John Mayal, Clapton, Black Sabbath, ACDC, Simon & Garfunkel, Janis Joplin, Joan Baez, etc, etc…)
        J’aimerais pouvoir en citer autant pour les années 80, 90, 2000.

      2. bien d’accord avec merlinll et je suis né en 64 ; la musique depuis 30 ans n’est vraiment pas terrible (à quelques exceptions) et la musique rock des années 60 70 surpasse largement ce qui existe aujourd’hui ; pour moi, le vrai tournant ça a été les punks (époque 76-78), les derniers purs.. après bof ; la new wawe avait un côté nouveau certes, mais tellement pompeux par moment et triste, voir dépressive (la fin d’une époque..) ; après les radios (et leurs maisons mères les maisons de disque)ont pris le pouvoir et supprimer toute créativité ou nouveauté (15 titres par jour en boucle maximum…) ; quelques indépendants ont survécu

      3. Arrêtez le délire. Le rock avait un pied trois quarts dans la tombe avant l’arrivée des punks. Restait quoi? Allez, Neil Young (et encore… Harvest… bref), Townsend qui bougeait encore un peu, Springsteen, Gabriel, Joe Ramone, Zappa mais toujours « à coté » et l’ Iggy qu’était pas loin de calancher et puis c’est tout. Le reste ronronnait ou partait en vrille dans le symphonique merd eux ou dans le free bas de gamme, voire dans le disco ou le planant inécoutable.
        .

    2. Il en va pour les courants musicaux comme pour toutes choses : ils naissent, se développent, s’épanouissent, connaissent un âge d’or puis s’étiolent et meurent. Parfois du fait même de leur complexité, (ars subtilior). Complexité … voilà qui me rappelle quelque chose en ces lieux.

    3. C’est peut être pas vous le vieux con aujourd’hui, c’est peut être eux, comme votre Dylan, conspué par la foule de ses fans suite à sa prestation cet été à ce festival aux 250000 entrées d’une petite ville de Bretagne jumelée avec… Woodstock

    4. Oui, d’accord aussi avec le coup de la liste sauf que dans les exceptions, j’ajouterais Dire Straits… A mon oreille, ce groupe a réussi un savant mélange pop-rock que j’apprécie bien…

    5. Tears for Fears, Simple Minds, Sade, Dave Matthews Band, Red Hot Chili Peppers, Rage Against The Machine, The Fugees, Mint Condition, D’Angelo, The Roots …. non?

      1. Laisse tomber RaGe, j’connais un paquet d’connards finis amoureux de baroque sur lequels ne serait-ce que le son d’un piano forte provoque des éruptions proches de l’oedème de Quincke, qui considèrent que l’histoire de la musique s’est arrêtée à Mozart, non-inclus…
        Alors…

      2. rofl @vigneron

        Moi a Woodstock en 1969 j’avais -5 ans! 🙂
        De la daube musicale il y en avait en-veux-tu-en-voila dans les années 60-70, comme il y en aura toujours d’ailleurs, le travail du temps faisant que des années passées on ne retienne que le meilleur.
        Évidemment, je le concède, de nos jours la bonne musique n’est plus « mainstream », ya qu’a écouter la FM … ouh la j’ai des nausées rien que d’y penser …

        Quand j’étais jeune (!) il suffisait d’allumer la radio; la bonne musique était de facto la bande sonore de notre jeunesse (d’où le nostalgique « ah c’était mieux avant ») mais il existe toujours de l’excellente musique.

        De la tentation de ne pas devenir un misérable vieux con!

        RaGe

  10. Woodstock, la marque d’une époque
    La marque aussi, en musique, d’un virage vers un avenir radieux qui est maintenant notre présent.

    1. je crois que ça a surtout fait peur aux autorités
      et peut-être même à l’inconscient de l’humanité elle-même effrayé à l’idée de vivre libre
      et d’en devenir responsable.

  11. La question qui se pose à nous quarante-trois ans plus tard, c’est pourquoi cela nous semble-t-il aujourd’hui absolument impossible ?

    On a bien essayé en 1999.
    Le bilan de Woodstock 1999: violence, vandalisme, harcèlement sexuel, viols…

  12. Hendrix et Dylan avaient tout compris à la finance :

    « There must be some kind of way out of here, »
    Said the joker to the thief,
    « There’s too much confusion,
    I can’t get no relief.
    Businessman they drink my wine,
    Plowman dig my earth
    None will level on the line, nobody offered his word, hey »

  13. Il faudrait envoyer ce billet en express à Mariani.
    C’est avec ce genre de brun qui ne jure que par la violence d’Etat et le racisme institutionnel qu’on mitonne des cervelles sécuritaires, encourage le nationalisme de comptoir, le chacun-chez-soi façon bouteilles cassées sur les murs mitoyens et la tremblote sécuritaire poussant le plus inoffensif à voir dans le voisin un terroriste qui foutra sa vie en l’air s’il approche à moins de dix mètres de lui.

  14. Je suis votre blog depuis quelques années déjà sans y intervenir (ou alors très peu) et j’aime également beaucoup lire les nombreux commentaires à vos billets (et ceux de vos confrères) tellement humains, souvent intelligents, quelques fois élégants, artistes ou bouffons et cela me réconcilie positivement à l’humanité. Mais surtout, je suis agréablement étonné par vos billets récents, Monsieur Jorion, alors que vous venez d’obtenir un poste à la VUB, vous pourriez aller vers plus de sagesse , mais non vous augmentez la vitesse; je pense à votre billet au sujet du massacre de cet homme noir à New York, je pense au présent message.
    Continuez comme cela…

    1. Je suis content de voir que ce ne semblait pas qu’une de mes impressions, Paul Jorion semble se dévoiler de plus en plus et révéler le véritable rebelle qu’il a dû cacher en lui durant tant de temps ?

      1. Ceux qui m’ont connu au fil des années ne partagent sans doute pas votre sentiment que je cachais grand-chose en moi – mes divers patrons en particulier (j’ai, par exemple, été viré de la Wells Fargo pour « insubordination » : j’avais refusé de poursuivre une étude [j’étais le seul dans notre département à savoir comment la mener] qui visait à développer une stratégie qui aurait reproduit fidèlement celle qui avait conduit les Savings & Loans [caisses d’épargne] à leur perte à la fin des années 1980).

      2. Pardon pour ma maladresse, ne connaissant pas votre parcours personnel, et le blog que depuis peu, je pensais à la nécessité d’une certaine réserve de votre part pour ne pas heurter une frange du public que vous essayez de toucher, les décideurs et influents, avec lesquels le langage doit être choisi sous peine d’être passé à la trappe…
        Ceci dit, sans offense, je note la même « évolution » qu’évoque DCP-560CN, et ça renforce mon intérêt pour vos billets.
        Avec mes excuses renouvelées si je vous ai froissé, je n’en avais pas l’intention.
        Attentamente

    2. Vous m’étonnez un peu, je n’ai personnellement pas le sentiment d’une évolution, consultez par exemple les billets « Questions essentielles » des débuts du blog en 2007.

    1. Wyatt un titan comme Hammill! Kevin Ayers aussi mais dans un autre registre (plus vers la légereté insoutenable) alors buvez et fumez (moi je touche plus à rien depuis des lunes) et baissons les lumières comme dirait Kevin…car le monde lui tire les volets tranquillement sur ce qu’il reste d’humanité! Vite allez tous acheter le IPad 5!l’avenir est là! The future now!
      Du Québec où on massacre les phoques et où les chanteurs et les humoristes merdiques envahissent tout l’espace!
      Et où les intellectuels font peur.!

  15. Hmm… il faut aussi savoir aller voir au-delà du mythe, dans une démarche d’historien et de sociologue
    http://www.woodstockpreservation.org/Essays/SMcKean.htm
    d’autant qu’à côté de cela, dans « le monde où nous vivons aujourd’hui », des festivals, en Bretagne notamment, fonctionnent très bien et cela dans une démarche d’économie sociale et solidaire. Celui des Vieilles Charrues en est l’un des meilleurs exemples, depuis 20 ans…
    cf sa présentation de sa démarche « éco-citoyenne » http://www.vieillescharrues.asso.fr/lasso/festival-eco-citoyen (voir notamment la rubrique économie sociale et solidaire)

    1. J’y « travaille » pour une association qui a déjà fait un travail sympa a Dar El Salam au Sénégal (puit, cantine scolaire…). Les vieilles charrues donnent une somme forfaitaire à l’association par heure effectuée. C’est relativement symbolique, mais vu qu’on manque semble-il de symboles à l’heure actuelle :-).

  16. Le contexte =la guerre du Vietnam ,la contestation des appelés,des étudiants,l’assassinat de ML King un an avant,…R Nixon président,la guerre froide,les mouvements sociaux contre le modèle traditionnel,la remise en cause du capitalisme et de l’impérialisme américain,la révolution culturelle prolétarienne en Chine,rock,protest song,recherche du bonheur immanent(jouir ici et maintenant) par tous les moyens y compris artificiels,la naissance du mouvement libertaire,Woodstock c’est un un peu la quintessence de ce moment de l’histoire,notre présent fait pâle figure,comateux,atone,pas rock du tout,plutôt soap.

  17. La question qui se pose à nous quarante-trois ans plus tard, c’est pourquoi cela nous semble-t-il aujourd’hui absolument impossible ?

    Ce sera de nouveau possible dès que la prochaine hécatombe, à l’instar de celle qu’a constituée la guerre de 39/45, ne pourra non plus avoir pour autre résultat que de faire réinvestir, d’une façon massive, la vie qui aura de nouveau été foulée aux pieds.

    Un certain docteur le dit très bien ici :

    Pourquoi alors 39/45 tout de même et plus que 14/18 ?
    D’abord parce que la Guerre de 14/18 a été une guerre du XIXème siècle et que le contexte religieux et social favorisait encore la cellule familiale classique.
    Et ensuite parce que l’hécatombe de 39/45 a comporté deux facteurs dont on ne mesure toujours pas assez les conséquences :
    • La shoa – parfait exemple de l’extermination de masse : gigantesque, délibérée et gratuite …
    • et l’usage de la bombe atomique : un mode d’extermination qui a si bien fait ses preuves que, loin de le condamner ou de le fuir, nombre de pays en sont fascinés …
    Jamais jusque-là, la mort n’avait à ce point envahi le quotidien de chacun, bouleversant insidieusement tous les modes de penser.
    Jamais jusque-là, la mort n’avait été perçue comme imminente et faisant partie d’un processus suicidaire qui pouvait très sérieusement constituer une option de l’espèce.
    Jusque-là, la mort était pensée comme une ponctuation du règne de la vie.
    À partir de là, la vie a été pensée comme une ponctuation miraculeuse dans le règne de la mort. Il fallait donc en profiter et la remplir en particulier… de plaisir

    1. Pas du tout d’accord pour 14-18, pas du tout. La « Grande Guerre » a été une boucherie ignoble et sans nom, sans précédent au XIXe. Elle a blessé à mort l’Europe. En France, les morts de 14-18 sont un multiple de celles de 39-45, il n’y a qu’à regarder les monuments aux morts. Dans ma famille, je ne sais pas combien de morts pour l’Alsace-Lorraine, zéro en 39-45, malgré quelques actes de résistance.

    2. J’ajoute qu’on nous bassine avec 39-45 parce qu’il y a un « méchant » hollywoodien. Le Mal est ailleurs. 14-18 pose des questions gênantes sur notre civilisation. Il n’y a que des méchants en 14-18.

      1. « Moi mon colon celle que j’préfère… »
        Euhhh et les guerres napoléoniennes un siècle avant ou les guerres coloniales en suivant ? Tankonyé.
        Manque des monuments aux morts, ça doit être ça, probable…

  18. Hors sujet….Mais MDR quand même….

    Ils ont trouvé plus con que Walter le libraire….

    http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_budget-apres-joe-le-plombier-americain-walter-le-libraire-belge?id=7081553

    ….. »Mettez des soldats à la frontière, et commencez à tirer. Je vous garantis que nos problèmes migratoires seront rapidement résolus », a vanté le candidat républicain….

    http://www.lalibre.be/actu/international/article/755221/joe-le-plombier-suggere-de-tirer-sur-les-illegaux-mexicains.html

    Maman, ….je n’arrive pas à croire ce que je lis ! :….-)

    1. A force de vouloir promouvoir  » l’American way of live » partout sur le globe, les USA sont maintenant « victimes » de cette immigration.
      Juste retour de bâton ou syndrome de l’arroseur arrosé…?

  19. lien : http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Libor_7_banques_assignees_a_comparaitre_aux_USA_dont_JPMorgan_56150820122209.asp

    ALERTE – Libor: 7 banques assignées à comparaître aux USA dont JPMorgan

    NEW YORK – L’Etat de New York et celui du Connecticut ont assigné sept banques à comparaître, dont JPMorgan Chase et Barclays, dans le cadre de leurs enquêtes sur les manipulations de taux d’intérêt entrant dans la composition du Libor, a indiqué à l’AFP une source proche du dossier.

    Citi, UBS, HSBC, RBS et Deutsche Bank font aussi partie des banques à qui les ministres de la Justice des deux Etats ont demandé des documents pour leur enquête, a ajouté cette source.

    (©AFP / 15 août 2012 22h06)

    1. Allez ! Au pire, dans 1 ou 2 mois les poursuites vont être abandonnées, au mieux les peines vont être ridicules.

  20. Même si j’aime la musique de cette époque, la plupart des musiciens et chanteurs présents lors de ce festival, même si je comprends et respecte les idées et les aspirations des « woodstockiens » (et plus généralement de ceux qui avaient 20 ans en 69), même si je lis avec avidité le contenu de ce blog en remerciant ses auteurs et son créateur, je dois avouer qu’il y a quelque chose qui me dérange dans ce billet… Pour lutter contre un pouvoir, quel qu’il soit, il faut un contre-pouvoir fort. Pour lutter contre le lobby du nucléaire, et donc pour lutter contre les répercussions très néfastes que cette industrie engendre, il faut une opposition forte. Or, cette force ne pourra pas s’obtenir si l’on colle éternellement l’image du « hippie-soixante-huitard-flower-power-écologiste avec des chèvres-rêveur avec une éolienne sur le toit de sa cabane en bois » (pour schématiser :-)). Donc j’aimerai que le mouvement, la pensée anti-nucléaire se débarrasse une fois pour toute de cette image-là… Regardons ce qui se passe au Japon, regardons ceux qui manifestent dans les rues de Tokyo contre le nucléaire, il n’y a pas de cheveux longs, de chemises à fleurs, de joints à la bouche, de musique rock ou folk, d’animaux de compagnie bêlants, de combi volkswagen, de foufounes à l’air (bon ça on peut le déplorer certes :-)), et que sais-je encore… il y a des gens humbles face à l’incompréhensible logique du profit financier annihilant la vie elle-même. En partant de ce point de vue là, je m’interroge sur le bien fondé de choisir un concert rock pour soutenir les sinistrés de Fukushima (billet précédent)… même si je considère que toute action pour aider les victimes du nucléaire japonais sont les bienvenues ainsi que tout billet ou article… car, de l’autre côté, le côté obscur et bleu fluorescent, la force influence les pensées via les médias : voir le JT du mercredi 15/8 de France 2 ici (http://www.france2.fr/jt/13h/) de 23’25 » à 23’30″… le « journaliste » précise bien « pour l’instant », mais est-ce suffisant pour ne pas induire en erreur ces chers téléspectateurs…

    1. Pour lutter contre un pouvoir, quel qu’il soit, il faut un contre-pouvoir fort.

      Bien d’accord avec vous, et c’est bien là le problème.
      Un concert rock ça reste au niveau de l’émotionnel. C’est bien mais ça ne fait pas ne fait avancer le schmilblick. Surtout que la musique, même assortie de paroles « intelligentes et protestataires » est trop facilement formatée et recyclable en produit commercial.
      Il y en a qui vont à la fête de l’Huma juste pour les concerts.
      L’analyse politique, sociologique, c’est une démarche personnelle (je ne crois pas au militantisme)

  21. Et ça continue !
    Mais quel REFOULÉ sévit actuellement sur bon nombre de blogs, dont ici,
    pour s’en prendre ainsi à « Mai 68 », terme générique et impensé ?
    Qu’est-ce qui a été TUÉ – je répète : TUÉ – en vous (pour certains) pour gloser ainsi ?
    Que les spécialistes freudo-lacaniens du site – je suis sérieux – l’analysent.
    Beaucoup ont réagi, tout en tombant parfois dans le piège
    (la « comparaison » des musiques ; Woodstock, que je défends,
    n’étant cependant qu’un épiphénomène partiel, mais merci à Asami Sato,
    que l’on souhaiterait connaître plus).
    Alors citons.

    Liszt (les mânes de l’autre souffrent sans doute) ouvre le feu :
    « Woodstock n’en appelle pas à l’intelligence, comme mai 68 d’ailleurs »
    Ne rentrons pas dans le jeu de cette posture du mépris pitoyable. Petit dialogue.

    L’offensé : « Qu’est-ce que vous en savez ? Vous y étiez ? »
    L’attaquant : « Non, mais j’ai le droit d’en parler ».
    L’offensé : « Absolument ! Comme moi de 1936. Alors, parlez de Mai 68 (mondial),
    et non de la RÉCUPÉRATION de Mai 68 qui vous arrange tant ! ».
    Le pianiste lettré (serait-il le seul ?) est-il d’accord sur ces bases ?

    Et ceci encore.
    Lazarillo de Tormes (que vient faire le pauvre petit picaro là-dedans ?) :
    « Si la génération woodstock avait voulu un monde meilleur pour d’autres qu’eux mêmes -contemporains laissés pour compte et futurs occupants de la planète – ça se saurait.
    Elle est LA génération douillette qui a tout englouti de ses prédécesseurs et laissé un piètre héritage à ses successeurs. Après moi le déluge… Changer de cadre c’est déjà leur ressembler le moins possible ».

    Ahurissant. Il faudrait reprendre chaque mot, chaque phrase, chaque sous-entendu
    (en aurait-on le temps, M. Alexandre ?).
    Ceci simplement : comme ce qui est suggéré ici (à approfondir),
    C’EST DU CADRE ACTUEL DONT IL FAUT SORTIR, picaro !
    Il ne s’agit pas de « ressembler » (là, il y a du refoulé). Qui vous le demande ?
    Ceci posé, que l’on retrouve ce qui a été clamé en 68 (et bien avant, et bien après), qu’y puis-je ?

    Ne prenons qu’un pays : les mineurs asturiens ? Avez-vous VU ?
    les supermarchés dévalisés avec remise de nourriture aux nouveaux « damnés », avez-vous VU ?
    l’occupation de terrains, en Andalousie, avez-vous VU ?
    Les émeutes de la faim en Europe, pas mal, non ?
    (Pour 68, voir Fauchon, vous connaissez ? Et « Tout va bien », de Tonton Jean-Luc ?).
    Etc, etc…

    Il ne s’agit pas « d’accuser » (et, on l’imagine, pas vous),
    mais de récuser que dans des têtes, a priori bien faites, puissent se perpétrer
    de tels lieux communs plats, moutonniers et contre-productifs.
    Et en particulier ici (mais pas uniquement).

    Sur ces bases, on pourra alors discuter, critiquer, démythifier bien des aspects
    de ce malheureux « 68 ».
    Et vous verrez : on retombera toujours sur la fameuse et irrécusable RÉCUPÉRATION,
    et, je vous en rends acte, sur les célèbres « traîtres »,
    qui facilitent tellement la tâche des détracteurs
    (dont à ce moment-là, vous ne serez peut-être plus tout à fait).

    Sinon, « rendez-vous en enfer » (il se rapproche).
    Serviteur.

    .

    1. Ce qui est refoulé, partout, c’est le désir de révolution mais aussi la honte pour ceux qui se sont vendus à la logique de la marchandise.

      1. Ce qui est refoulé, partout, c’est le désir de révolution mais aussi la honte pour ceux qui se sont vendus à la logique de la marchandise.

        Les ex- soixante-huitards n’ont honte de rien , bien au contraire ils affichent pour la plupart leur réussite mercantile.
        N’est pas Jacques Massacrier qui veut….
        Sans l’appui des forces syndicales ouvrières, le pouvoir de l’époque n’aurait pas fléchi et les quelques avancées , certes non négligeables, post soixante-huitardes seraient restées au stade de simples revendications.

      2. « Les ex-soixante-huitards n’ont honte de rien »

        C’est le résultat d’une étude statistique, ou bien parlez-vous de deux ou trois énergumènes pas nécessairement très représentatifs ?

        Relisez ici Insistance de 68 de Christian Laval, et revenez-nous ensuite.

      3. D’accord avec Rendez-vous

        Et à Marlow :

        Est ce le « désir de révolution » qui est refoulé ou le passage à l’acte ?

        Est ce que ce désir fait l’unanimité, ou même une simple majorité ?

        Comment interpréter les émeutes récentes d’Amiens ? Un bande de gangsters qui n’ont d’autre vocation que foutre le bordel pour s’amuser ou une vraie désespérance qui les pousse à agir, comme l’ont fait les mineros, étudiants, fonctionnaires… espagnols ?

        La révolution doit être à la hauteur de la violence des décisions des gouvernants, et ne sera possible que par la force physique… pour preuve, se demander à quoi ont réellement servi les révolutions « orange douces » en nord afriques de l’an passé… Qu’est ce qu’elles ont fait changer là bas ?

        Seulement, qui est prêt à cet engagement « physique » pour vraiment changer les choses ? Alors, on se dit tranquillement et confortablement que l’esprit est le plus fort et qu’on gagnera par la bataille par la plume et l’esprit… Foutaise !! Jusqu’au jour où on se trouve réellement confronté à la misère physique, la faim, qui oblige à des actes de légitime défense de voler pour donner à bouffer à ses gosses et là, parce que, démarche isolée, on ne devient pas rebelle ou révolutionnaire, juste délinquant parmi tant d’autres…

        Nous allons voir ce que donne l’appel d’anonymous à occuper le congrès espagnol le 25 septembre prochain… J’y serai, mais combien d’autres ?

      4. à Pedro Gil,

        Je n’ai pas le temps de vous répondre, mais j’essaierai de le faire sous 24 heures.

        Merci de noter que Marlowe doit être écrit avec un e final.
        C’est le nom du détective privé imaginé par Raymond Chandler (Le grand sommeil, etc.)

      5. Pardon pour le « e » manquant, Marlowe, je ferai attention la prochaine fois 😉

        Et merci par avance pour votre prochaine réponse

    2. @rdv

      En bon promoteur de l’esprit woodstockien vous ne prétendriez pas ôter à qui que ce soit le droit de cracher sur l’une ou l’autre tombe, y compris celle de vos espoirs déchus? C’est mon petit woodstock à moi, qui n’avais pas 20 ans en 69, et vous, vous voudriez lâcher un crs alexandrin pour matraquer mes « sous-entendus »? (au passage bonnes vacances à Julien, il va y avoir du taf à la rentrée à lire François Leclerc)

      Si votre pseudo et vos méthodes sont l’indice de ce qui reste de vos amours, je ne peux pas m’empêcher de questionner la rémanente promotion au rang de mythe de ce non-évènement. Avec un minimum d’esprit critique vous pourriez analyser ce qui lui a manqué pour en être un et qui vous réduit a nous donner rendez-vous rien de moins qu’en enfer.

      Le confort a rarement été le nid des révolutions. Lacan et Freud ne sont en effet pas de trop pour analyser le phénomène.

    3. Bravo! Je ne participe jamais à des blogues j’écris assez comme ça..mais en effet je suis ahuri devant la piètre logique des blogueurs et le refoulement et le n’importe quoi qui jaillit ici!
      Maître et serviteur

  22. je suis sidérée…
    par l’effet du passage de la comète Woodstock sur le ton de ce fil

    ça fume sec!

    1. @rahane : eh bien , j’aime quand ça fume sec ! je ne suis pas noyée dans la nostalgie de Woodstock, mais quel bonheur de secouer ses neurones un jour de 15 Aoùt ; up up

  23. … Hendrix résumant la guerre du Viet-Nam avec sa Fender Stratocaster, c’est quand même quelque chose…

    1. Tout est là..et ça vaut toutes les mièvreries pianistiques de Litzzzzz et sa pompeuse prétention musicale…reprise d’ailleurs par le non moins pompeux Rick Wakeman
      Please shoot that piano player!

  24. « La question qui se pose à nous quarante-trois ans plus tard, c’est pourquoi cela nous semble-t-il aujourd’hui absolument impossible ? »

    Przystanek Woodstock: 700000 personnes en 2011 et 2012.

    Love Parade de Duisbourg, Allemagne, 2010: 1.4 millions de personnes pour une prévision de 350000. (15 morts au passage)

    Rock in Rio: 1.5 millions de personne en 1985, 1.2 millions en 2001

    Et ce n’est qu’une recherche rapide. Ce type d’évènements de masse n’est donc pas en voie de disparition. C’est juste que Woodstock est rentré dans la légende. Aprés, chacun aura sa propre réponse à la question: pourquoi spécialement Woodstock ? J’aurais tendance à penser qu’il s’agit de la rencontre entre une génération de musiciens exceptionnels et une culture populaire particulièrement avide de sensations…

    PS Qu’est ce que le nucléaire vient faire là ?

    1. « Qu’est ce que le nucléaire vient faire là ? »

      Violon ou guitare électrique ?
      Je rajoute un peu d’huile sur le feu 😉

  25. Pour essayer d’y voir clair….

    Il y a plusieurs angles d’attaque concernant le capitalisme.

    1) La critique marxiste, qui repose sur le matérialisme historique, ce qui suppose l’adhésion à cette doctrine, l’acceptation du corpus doctrinal, qui inscrit le capitalisme dans un processus historique de développement qui le dépasse finalement. Il y a là derrière de l’hégélianisme, plus précisément de la dialectique qui impose, de façon idéaliste puisque ceci n’est pas démontré, le changement.

    Donc pour faire accepter la critique marxiste à un individu, il faut un sacré travail de persuasion, il faut carrément reprendre toute l’histoire du développement économique humain, il faut faire accepter l’idée de dialectique qui elle, est non scientifique, c’est-à-dire une métaphysique pure. Voilà pourquoi à mon avis la critique marxiste est extrêmement complexe, et compliquée à faire admettre. Elle est une vision du monde à part entière, fondée en dernier lieu sur une métaphysique, élément de philosophie pure qu’il s’agit de croire, comme il faut croire les Témoins de Jéhovah sur parole et c’est pourquoi un esprit scientifique ne peut adhérer d’emblée, sinon jamais, au marxisme… Donc d’un point de vue pédagogique et stratégique, c’est une impasse, qui a pourtant singulièrement réussi, et c’est là son paradoxe ! mais le Coran (Bible, etc) réussit lui aussi très bien.

    2) Il y a la critique jorienne du capitalisme, qui insiste sur les méfaits de la concentration du capital, et qui s’approche de ce fait d’une critique logique. Elle se borne en fait à constater les dysfonctionnements du système, et c’est déjà beaucoup ! il est plus radical que Keynes, dont l’intelligence pénétrante s’automutile à mon avis…

    A) Une critique logique du capitalisme est-elle possible, puisque l’économie est un entrelacs de faits scientifiques mesurables et de décisions politiques et d’appréciations de divers agents rationnels ? Mais c’est aussi un système dont les axiomes sont simples…

    Ce que j’essaie de proposer ici c’est une critique logique… encore que cela n’a peut-être pas plus de chances de réussir. Une critique logique ET morale.

    Lorsque les trotskystes m’ont abordé fin des années 80, je suis resté totalement hermétique à leurs thèses. Je leur demandais par exemple si le marxisme n’était pas mort… si la concurrence n’était pas le meilleur des principes. Alors de regret peut-être je me dis que s’ils avaient su trouver les arguments irréfutables, simples, logiques, j’aurais compris quelque chose.

    Comment être persuadé ? Comment être armé contre le doute ? faut-il croire au « rêve » d’une jeunesse, ou miser sur la logique…. Telle Athéna, sortant armée et casquée du crâne de Zeus.

    1. Vous oubliez la critique libertaire (ou anarchiste) : Proudhon, Bakounine, etc. Pas vraiment des copains de Marx.

  26. N’oublions jamais que le fond de commerce des religions est la peur de la mort.

    mais non, ça c’est pour la galerie. en coulisse, la mort est la question . dire qu’elle existe revient à donner du prix à la seconde mort , ou l’extinction définitive . or, ça , toute notre civilisation et toutes nos conceptions sont fondées là dessus . on croit ceci ou cela ; alors que rien n’est joué .
    celui qui pense que les jeux sont faits, dans un sens ou un autre , se trompe .
    si on ne trouve pas notre vie ( ou à la rigueur notre mort ) ici, on prend le risque de se paumer , d’être sidéré, et désemparé, surpris par la puissance des phénomènes et de ce qu’ils « recouvrent » .
    c’est pour ça que j’aime bien le rock, ou le métal, la pop, la world, etc. et le silence . et tous les sons de la terre, ses oiseaux, ses vents, et ses orages, les ressacs de l’océan . on n’a pas fait mieux . et nous à travers ces mystères, on cherche le notre, notre réel. on se positionne . dans le doux, ou la violence . on est bien obligé de tout prendre .
    parce que l’autre rive, c’est pas évident …
    et mettons qu’on découvre un peu de notre mort , de notre être , cela seul est décisif, sur tous les plans , sur tout ce qui découle dans nos relations, nos choix contingents . ce n’est pas le conditionné qui nous nous délivre de quoique ce soit , c’est l’inconditionné . le transcendant oublié . la « pensée » de Dieu, dont on peut se demander si c’est la sienne ou la notre .

    1. on n’a pas fait mieux

      même notre intériorité secouée de milles lames , tourments, tout ce que vous voulez, vous ne pourrez jamais les transcrire mieux que le réel . toutes écriture, musique, peinture ne sont qu’une copie des mouvements naturels ou antinaturels , de ce jeu de rapports de forces , de tensions qui nous mènent malgré nous en bateau ., tantôt nous terrifiant , tantôt nous émerveillant.
      bon, c’est un peu faux, parfois l’art peut aussi nous restituer un fac-similé de ce qui se passe dans les entrailles de la terre ou des gens . alors la carte atteindrait-elle la dimension du territoire ???

  27. Je suis très étonné par l’ensemble des réactions. J’ai relu le billet de Asami Sato. Il me semble bien que ce n’est pas le fait musical qui est souligné, pas même le fait politique. C’est le fait que plus de 500 000 personnes aient pu se retrouver de façon quasi imprévue au même endroit, sans vraiment de cadre préalable à part une scène prétexte du rassemblement, et que cette masse se soit auto-organisée instinctivement, ait en quelque sorte auto-protégé chacun de ses membres provisoires.
    Cela m’avait semblé à l’époque (je suis né en 1940) un fait extraordinaire qui renversait tout ce que qu’on nous avait inculqué sur l’organisation sociale, l’ordre, la sécurité… l’irresponsabilité. Bien plus important que le phénomène rock, quasiment anecdotique.
    C’est cela qui me semblait porter à réflexion. Comme d’autres faits de 68 dont on ne retient que les effets de manche de quelques cabotins médiatiques d’alors et de maintenant.

  28. L’exemple cité de Woodstock 1999 avec ses violences et exactions est intéressant : cette fois on avait prévu ! organisé (et non plus laissé auto-organiser), il y avait… un service d’ordre !
    Dans le premier woodstock, j’avais noté que dans cette masse s’étaient auto-créées une multitude de micro-organisations. L’auto-organisation n’était pas celle de la masse mais naissait de l’interrelation et de l’interaction entre ces petits groupes provisoires et assurait leur survie.

    1. un peu radio nostalgie tout ça non ? vous pensez vraiment nous faire croire que l’auto organisation ne serait plus possible aujourd’hui etc.. franchement les gens sont les mêmes aujourd’hui qu’il y a 40 ans, ni plus ni moins intelligent, ni plus ni moins individualiste.. ç’est le contexte qui a changé ; à l’époque il y avait des utopies, maintenant on cherche du boulot ou on sert les fesses pour le conserver..
      franchement les ex soixante huitards me gonflent parce qu’ils pensent avoir tout inventé et parce qu’en quarante cinq ans en ayant eu et conservé tous les pouvoirs, ils n’ont pas été capables de faire mieux que leurs ainés

      je suis né en 64 et j’adore la musique de l’époque

  29. A propos du vaste gag de  » l’atome de la paix  » :
     » La prolifération du fallout. (  » fall out  » ,  » retombées  » )
    La doctrine internationale en matière nucléaire distingue l’atome explosif de l’atome non explosif, l’atome de la guerre de l’atome de la paix et pose la frontière infranchissable en pratique. L’atome non retraité de la paix n’explose pas. Tout serait donc dit comme si l’atome guerrier n’était dangereux que parce qu’il détonne et non avant tout parce qu’il est radioactif. Comme si l’immanquable fallout radioactif qui suit la détonation n’avait lui aussi et à lui seul le pouvoir d’anéantir autrement un territoire, en le laissant intact en apparence mais invivable là où la radioactivité particulaire se dépose trop. Comme si de surcroit seulement une explosion atomique savait engendrer un fallout radioactif. Comme si le déconfinement guerrier des déchets civils pulvérisés était impossible, plus inoffensif et moins dissuasif que l’arsenal militaire. Que l’atome de la paix n’explose certes atomiquement pas (sagement empilé dans sa longue minigaine de zircaloy refroidie à l’eau borée) ne l’empêche pas de retomber une fois en l’air, ne l’empêche pas d’exhiber si besoin est la grandeur dissuasive (et persuasive) de son sale fallout radioactif. Et si l’atome de la paix n’a effectivement pas le pouvoir explosif immédiat de la bombe, il a néanmoins un pouvoir majoré de provoquer des retombées qui contaminent sans remède à jamais. L’atome de la paix est matériellement en mesure de transformer la terre entière en un vaste camp de concentration atomique à l’air libre mieux que ne saurait le faire l’atome militaire. Acclamer cet atome de la paix qui génère en plus grande quantité les mêmes déchets que l’atome de la guerre c’est pour autant promouvoir l’holocauste nucléaire que l’industrie civile prépare.
    La terreur asymétrique
    Du point de vue de la sécurité des états même cette doctrine de l’atome de la paix est gravement trompeuse car elle efface l’impact stratégique du fallout atomique dont les bombes n’ont pas l’exclusive et dont les déchets sont de fait l’émissaire premier. C’est une doctrine suicidaire qui croit la superpuissance limitée à la détention de la bombe, qui confondant dissuasion et explosion oublie que le terrifiant fallout n’est pas monopole de la bombe. L’explosivité, en rien négligeable bien sûr, n’est cependant une condition nécessaire de la superpuissance que pour ceux qui ignorent que les bombes atomiques sont l’enfer non pour massacrer en masse d’un seul coup par la seule force de leur détonation et de leur prompte radioactivité neutronique et gamma, s’il en était ainsi l’entier arsenal atomique mondial ne suffirait pas à emporter l’humanité car ses explosions ne couvriraient pas toute la surface habitée, mais pour empoisonner de manière irréversible le monde entier et continuer en silence à tuer bien après la bataille pour des centaines de millénaires en propageant partout les résidus aérosolisés des charges radioactives. Quoi qu’en dise la vulgate, une bombe atomique tue plus à retardement que sur l’instant. Mais elle tue alors d’une autre manière (surtout par contamination particulaire interne des êtres vivants mais aussi par le rayonnement gamma artificiel qui s’élève des sols pollués), sur une terrifiante durée et dans un espace sans frontières. Si l’arme atomique est bien l’arme de la fin du monde par excellence c’est en raison de son fallout ubiquitaire. Il est bon de s’en souvenir. On vit peu et mal sur une planète réduite à zone interdite par ce vent mauvais. Le day-after des survivants n’est pas de tout repos… C’est donc bien cet indélébile fallout sale qui rend l’arme atomique, et le nucléaire en général, si démoniaque et non l’horrifiant carnage instantané ou l’amas de ruines immédiat promis par sa détonation. Or ce sale fallout guerrier peut également et très facilement surgir décuplé des déchets nucléaires de l’industrie civile. Il n’est nul besoin d’une bombe atomique pour amorcer un fallout. John Gofman, co-découvreur du plutonium et ami regretté de l’AIPRI, l’avait écrit tout cru et à la lettre, le nucléaire est avant tout un « Poisoned Power ». Il n’y a dès lors meilleur furtif guerrier du fallout que l’atome de la paix. Il n’y a meilleure prolifération directe de la dissuasion sale que l’atome de la paix. L’AIEA arme quiconque. La guerre asymétrique sale prolifère sans moratoire sous sa tutelle.
    L’atome de la paix constitue par conséquence la plus grave menace atomique concevable, plus superpuissante en terme de contamination, plus discrète (les retombées n’ont pas le bruit des bombes) et plus élémentaire que la menace atomique militaire. L’atome de la paix fabrique sans entraves les poisons de la guerre radiologique sale tôt comprise avant la bombe en 1943 dans le memorandum « Use of radioactive material as a military weapon » du brigadier général Leslie Groves, responsable du « projet Manhattan ». L’atome de la paix n’est en définitive que la poursuite de la guerre atomique totale par d’autres et plus rudimentaires moyens. L’atome de la paix prépare l’enfer sur terre.  »
    AIPRI, Août 2012

  30. A tous :
    Je vous invite à écouter les deux émissions de Ruth Stégassy , consacrées au nucléaire en France.
    Samedis 6 et 13 septembre de 7h.05 à 8h.
    Edifiant .

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