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37 réflexions sur « Paul Jorion pense tout haut le 17 septembre 2014 à 7h42 »

  1. Bonjour Monsieur,

    Je réagis à votre réaction. La religion n’est pas une distraction, ni un lieu, ni un contenu où l’on mène les individus contre leur gré. Je vous parle là de la religion catholique, celle que je pratique, c’est bien la seule que je connaisse ; les autres , pas assez pour en dire quelque chose. Nous sommes libres d’adhérer ou pas (la liberté dans toute sa largeur et profondeur). La religion permet de donner du sens à sa vie, puisque fondée sur des écritures. Et la prière constitue le moyen direct d’entrer en relation avec Dieu.
    Maintenant que vous suggériez par vos propos qu’il y ait des perversions. Oui, bien sûr tant qu’il y aura des Hommes. Il ne faut pas être naïf. mais le fondement de la religion est hautement spirituel. D’ailleurs la plupart des psy… parlent de Dieu en toutes références.

    A propos de la disparition du capitalisme qui va disparaître inéluctablement. Certainement, peut-être un jour! Il ne sera que le fait d’Hommes, cela est sensé. Mais qui mettront-ils à la place? Pour le moment sur la longueur, on note une amplification de ce mouvement, pas une fin, pas encore. Et pourtant, les solutions existent, il suffit de regarder le fonctionnement des sociétés primitives car leur enjeu est le bonheur!

    Je partage la plupart de vos propos.
    Bonne journée et merci d’avoir ouvert aux commentaires
    Alain

    1. Bonjour ,
      C’est bien ici le blog des sans dents et des illettrés ?
      Je tenais juste a souligner mon athéisme face a cette assaut obscurantiste !
      Merci !
      Moi c’est la liberté et la certitude de l’éphémère qui donnent un sens a ma vie ,pas besoin d’adorer un extra terrestre fantasmé a mon image pour cela…
      PS : l’enjeu des sociétés primitives , comme de toutes les autres ,est de perdurer , le bonheur comme l’amour sont des luxes de oisifs !

    2. si le capitalisme est à l’agonie (ceci dit il prend son temps), Dieu lui est mort, comme l’annonçait notamment Nietzsche (et d’autres). Un retour du religieux semble improbable, peut-être l’islam, mais Malraux s’est trompé sur ce point. Il est vrai qu’à l’aube du chaos naissant, on cherche à se rassurer à l’aide de valeurs fleurant l’éternité.

    1. @Je compte sur l’Opinion pour que ce blanc-bec de ministre fasse de foudroyants progrès en matière de langue de bois. Il est impératif, Manu, de laisser le mot « illettré(e)s » aux statistiques de l’INSEE et de ne parler que de « lutter résolument contre l’illettrisme ».
      M’enfin réjouissons nous, on a échappé aux Bécassines, voire aux « BéGADines »…

  2. Religion(S), « Religere » relier = ECHEC ERROR

    Quand la religion empêche la raison, elle est plus nocive que la drogue, je crois!
    Et chacun défendra la sienne, et en avant la perte de temps.
    L’univers, lui, est universel, et réellement.
    (folie cette religion)

  3. A la perte d’intelligence des choses qui découle de la prise en charge de tâches anciennes et nouvelles par les logiciels lesquels apportent de la complexité à l’ensemble d’un système qui n’est dès lors plus maîtrisable on peut ajouter aussi la perte de certains savoir faire manuels qui sans être purement intellectuels comportent forcément une part intellectuelle mais qui est comme incorporée dans les gestes. Je crois que Marx avait déjà évoqué ce problème lorsqu’il évoquait « l’esprit mort des machines », aujourd’hui quelqu’un comme Stiegler a prolongé ce type de réflexion en évoquant les machines et pas simplement les logiciels, mais il est vrai la plupart des machines comportent désormais une composante informatique.
    Et la tendance pourrait déboucher sur ce que Gustav Anders nommait la mégamachine sociale, tous les membres de la société humaine se voyant alors dicter leurs conduites, pensées, au gré des flux d’informations opérées par le réseau interconnecté de toutes les machines dont dépendraient tous les domaines de la vie, nous n’en sommes plus très loin. Nous vivons déjà au gré des flux interconnectés des cours de la bourse, qui a New York, Londres, Bruxelles, Shangai, Tokyo alimentent et justifient les décisions des gouvernants technocratiques qui se réunissent dans les grandes organisations, qu’il s’agisse des transnationales ou des bureaux de l’Union à Bruxelles … Nous recevons les flots de publicité directe et rédactionnelle qui en retour déclenchent les actes d’achat qui enrichissent les personnes qui se situent aux carrefours de ces réseaux.

    Il est heureux que certain type de travail pénible disparaisse, pour sa pénibilité, mais peut-on et doit-on pousser jusqu’au bout la logique qui aboutirait si on la poussait à son terme à une extériorisation complète de notre humanité qui aboutirait y compris via une intelligence artificielle qui fonctionnerait selon les Principes des systèmes intelligents à notre dépendance complète des machines et autres robots intelligents qui en quelque sorte penseraient à notre place pour toutes les grandes et petites orientations de nos vies. Car alors nous nous retrouverions dans la situation où non seulement nous serions tributaires de nos inconscients, déjà pas facile à appréhender, les psychanalystes en savent quelque chose, mais également tributaires de l’inconscient propre développé par la mégamachine en quoi consiste l’association de tous ses réseaux mnésiques intelligents, dont nous ne pouvons rien préjuger quant à son comportement, mais qui tout au moins laissée aux mains d’un capitalisme à l’agonie pourrait précipiter notre fin tant ce système capitalisme comporte en lui de « mauvaise mémoire ».

  4. Je ne pensais pas pour l’heure que l’on pouvait avoir des visions optimistes du capitalisme, mais je me rangerais volontier dans les optimistes de la deuxième catégorie.
    Le capitalisme est voué à s’effondrer, non pas à cause de la baisse tendancielle du profit, mais par sa nature même qui impose la croissance.

    Par le passé, les crises se révélaient quand la croissance devenait impossible; le porblème se résolvait « naturellement » par une bonne guerre (on casse tout et on recommence).
    Mais aujourd’hui, nous touchons à l’impossibilité totale de croissance, car nous dépassons les limites terrestres. Même une guerre ne résoudra rien sur le long terme car ce serait gâcher les ressources indispensables à la croissance (comment relancer une économie si tout le pétrole aura été utilisé par la guerre, si tout les métaux auront été transformés en munition, si l’atmosphère sera saturée de CO2 laissé par les avions de chasse).

    Mais j’aurai du mal à qualifier cette vision de fin du capitalisme d’optimiste. Pour répondre à la question de l’optimisme, il faudra d’abord répondre à celle-ci: la capitalisme mourra

  5. Brrr

    Mon message précédent a été envoyé par erreur (faute de frappe). Je n’ai pas pu le finir, et en plus il est plein de fautes d’orthographe.
    Pouvez-vous ne pas le publier et me l’éditer svp ?

  6. Je ne pensais pas pour l’heure que l’on pouvait avoir des visions optimistes du capitalisme, mais je me rangerais volontier dans les optimistes de la deuxième catégorie.
    Le capitalisme est voué à s’effondrer, non pas à cause de la baisse tendancielle du profit, mais par sa nature même qui impose la croissance.

    Par le passé, les crises se révélaient quand la croissance devenait impossible; le problème se résolvait « naturellement » par une bonne guerre (on casse tout et on recommence).
    Mais aujourd’hui, nous touchons à l’impossibilité totale de croissance, car nous dépassons les limites terrestres. Même une guerre ne résoudra rien sur le long terme car ce serait gâcher les ressources indispensables à la croissance (comment relancer une économie si tout le pétrole aura été utilisé par la guerre, si tous les métaux auront été transformés en munition, si l’atmosphère sera saturée de CO2 laissé par les avions de chasse, etc…).

    Mais j’aurai du mal à qualifier cette vision de fin du capitalisme d’optimiste. Pour répondre à la question de l’optimisme, il faudrait d’abord répondre à celle-ci: « le capitalisme mourra-t-il avant l’humanité ou entrainera-t-il celle-ci dans sa chute »

  7. Peut-être que le capitalisme finit d’être un système mais juste un outil de domination bancal sans aucune véritable cohérence scientifique en coulisse.
    Monnaie imprimée à gogo, fausses annonces des politiques (cycles bidons, croissance et chômage trafiqués), répression violente (espionnage systématique, drônes), propagande constante…

  8. la mort « naturelle » du capitalisme de par ses contradictions internes n’est pas chez Marx. Si cela était, nul besoin d’intervenir dans le mouvement politique de l’époque, ni de fonder l’internationale, le parti social démocrate allemand, etc. L’histoire est faite par les hommes.

  9. étrange, cette vidéo possède une teinte sépia, est-ce déjà la nostalgie qui gagne et enterre les utopies passées, rêvées, ébranlées. Le crépuscule s’étire lentement…

  10. Je ne comprends pas pourquoi vous donnez autant d’importance à Freud.
    Pour moi , il s’agit de quelqu’un d’insignifiant à qui on accorde une influence démesurée.
    L’instinct de reproduction se justifie non pas seulement dans la survivance de l’espèce mais aussi parce qu’il permet d’offrir une enveloppe charnelle à une entéléchie humaine qui s’incarne et se réincarne.Le comprendre suppose de travailler sérieusement sa capacité à conceptualiser.Car la conscience conduit à la soi-conscience et éventuellement au moi supérieur(en cas de développement initiatique).Chaque être humain possède un Je en propre.
    Poser de manière statique et quantifiée le conscient et l’inconscient(vous accordez une plus grande part à l’inconscient) c’est oublier qu’il est possible de réaliser un élargissement de la conscience.Non pas en s’écoutant parler de manière un peu narcissique, mais en faisant des efforts pour intégrer par exemple ce que des chercheurs peu connus ont établi.
    Choisissons non pas un obsédé du zizi , limité intellectuellement comme Freud, mais par exemple Augusto Rol,
    Franz Bardon , Nizier Anthelme Philippe ou bien encore Rudolf Steiner.
    Il existe des expériences humaines appartenant à des plans supra-sensibles.
    Le savoir obtenu à l’université , aussi prestigieuse ou reconnue soit -elle est de la rigolade à coté du savoir occulte obtenu par développement initiatique.Les grades de pacotille obtenus dans les loges maçonniques occidentales positionnent leurs récipiendaires à des postes d’influence certes.
    Mais il s’agit d’un réchauffé virtuel bien éloigné des mystères antiques.Je ne fais donc pas référence à ce savoir plus ou moins occulte.De sorte qu’il ne faut pas s’étonner que l’Occident soit tellement destructeur étant donné la « qualité  » de ses « pseudo-élites », formatées dans les loges en question!
    L’élargissement de la conscience permet d’ouvrir des perspectives sur ce qui se passe avant la naissance, pendant la vie(notamment la nuit qui d’habitude reste énigmatique) et après la mort.La vie de tous les jours s’en trouve enrichie.Le sens des responsabilités se développe lorsqu’on saisit qu’il existe des conséquences précises selon la nature de l’acte social.
    Donner de la joie ou aider autrui n’engendre pas les mêmes conséquences qu’agir par cupidité (comme un boursicoteur par exemple).La déchéance du langage est manifeste: qu’appelle-t-on aujourd’hui un délit d’initié, qu’est-ce qu’une icône , ou un avatar?!
    Je ne ne peux faire qu’une brève introduction sur la question , sachez simplement que si vous êtes en recherche sincère d’éveil de la conscience, votre conscience en acuité sera un jour saisie par un humain plus éveillé que vous.Percevoir le contenu de la conscience d’autrui n’est pas inaccessible.
    Il pourra vous aborder sans cérémonie pour vous aider à élargir votre conscience.
    Lorsque l’humain se saisit comme être cosmique (en plus d’être un habitant temporaire de la terre), il ne craint pas le devenir historique(bien sombre actuellement).
    Le pouvoir d’intervention est fonction de la conscience de la personne en question.
    Chercher à être maitre de soi est certes un programme moins spectaculaire ou gratifiant , selon la doxa officielle, qu’être un leader ou une star.Toutefois cette voie est porteuse d’avenir pour qui a le courage de l’emprunter.

    1. @ George

      Pardonnez-moi si je ne suis pas notre hôte mais votre intervention m’interpelle de diverses manières.

       » Poser de manière statique et quantifiée le conscient et l’inconscient(vous accordez une plus grande part à l’inconscient) c’est oublier qu’il est possible de réaliser un élargissement de la conscience. »
      Supposons que l’élargissement de la conscience existe…
      Pardonnez-moi de dire que l’élargissement est une extension de distance, donc la conscience n’est pas a priori incommensurable d’après vos propres termes.
      Si je vous comprends bien, on ne peut pas la mesurer actuellement.
      Mais qu’est-ce qui l’interdirait a priori ?

      Grace à l’expérience de Libet, l’inconscient et d’ailleurs le rôle de veto du conscient ont été proouvé.
      Bien.
      Qu’est-ce qui interdit de faire des recherches plus poussées sur ce que vous dites ?
      Ainsi des gens pourraient vouloir élargir leur conscience sans se dire qu’ils vont à la chasse au dahut ou pire sombrer dans la plus grande malhonneté ou du moins illusion intellectuelle possible.

      Il me semble que si il existe vraiment des initiations élargissant la conscience, il est possible de se servir des techniques d’élargissement pour prouver l’existence de la conscience et son élargissement et donc :
      – D’encourager les gens en prouvant que c’est possible.
      – Par l’expérience initiatique et la science, renouveller et la science et l’initation. Il me semble que bien des progrès se sont fait par la rencontre de pratiques différentes.

      Je dirais que votre esprit rivalitaire se manifeste encore en enfonçant ce pauvre Freud.
      Il a cru trouver ce qui mène le comportement humain.
      Que je n’y crois pas plus que rien d’autre improuvé ne discrédite pas le fait que ses théories ingénieuses ont fait réflechir et se trouvent à la base de pratiques qui amènent des gens à se connaitre un peu mieux et peut-être se porter moins mal;
      Toute recherche me semble, pardonnez à quelqu’un d’initié à rien, déjà méritoire. A l’époque de Freud, parler de sexe demandait du courage si aujourd’hui cela sent la fausse audace à plein nez, ne donnons pas dans l’anachronisme.
       » Le savoir obtenu à l’université , aussi prestigieuse ou reconnue soit -elle est de la rigolade à coté du savoir occulte obtenu par développement initiatique »
      Facile à dire, moins à croire.
      Et puis votre formulation (j’espère que la forme est infidèle au fond) me semble plus sentir la rivalité que l’élargissement de conscience qui me parait, profane que je suis, devoir être orienté vers la recherche voire la transmission de la vérité plutôt que la moquerie pour les gens ou disciplines moins avancés.

      Imaginons que vous désiriez transmettre par une certains moquerie.
      Qu’est-ce qu’on ne peut pas imaginer, n’est-ce pas ? Je ne crois pas que la méthode soit extrémement pertinente.
      Du moins quand elle va trop loin. Seule Modeste proposition et autres ne vont pas trop loin car proportionnés aux drames qu’elle dénoncent.
      On n’écrase pas un insecte avec une masse d’arme.
      Trop remettre quelqu’un en cause le force à se défendre, ce qui commence par se faire en se réaffirmant.
      Exit donc tout doute sur ce qu’il croit et redoublement d’impossiblité pour son évolution future.

      Sans m’imginer je ne sais quel complot d’initiés, la seule chose fascinante chez eux , chez les religieux et d’autes d’ailleurs, m’a toujours semblé les dissonnances que j’entends chez eux, ça doit être ma « mauvaise oreille ».

      J’avoue que je compléterais ma connaissance de la nature humaine par votre réponse. Qu’est-ce qu’un « initié » pourrait bien me répondre ?

  11. Le capitalisme est à l’agonie, soyons humains, comment peut-on procéder afin d’abréger ses souffrances, quelle potion lui faire avaler?
    Mais, comme la plupart des religions – dont celle-là, la féroce – réprouvent le suicide assisté, nous serons bien obligés d’attendre sa mort avant d’organiser ses obsèques.
    De profundis

  12. La place que vous n’arrivez pas à nommer, ne serait-ce pas “la place du mort” , ce copilote de notre vie… C’est votre inconscient qui parle alors, ou plutôt qui se tait ?

    Comme vous parlez souvent de l’inconscient permettez moi de faire un peu de publicité pour ma soeur qui a publié un livre qui vous intéressera peut-être: “Des fantômes dans la voix. Une hypothèse neuropsychanalytique sur la structure l’inconscient” Bazan Ariane, Coll. Voix psychanalytiques, Éditions Liber.

  13. Ce qui est sûr c’est que:
    si le « devenir » de ce qui succédera au capitalisme n’est pas clairement énoncé et définit à l’avance ou à son installation, hé bien, ce serait très bête…

    1. hé bien, ce serait très bête…

      Mais comment pourrait-il en être autrement ?
      Imagine-t-on qu’un « modèle » si parfait soit-il puisse s’imposer sans l’assentiment des millions de gens qui seraient censés en être les bénéficiaires ?
      Et imagine-t-on qu’un seul modèle, par sa propre vertu puisse convenir et convaincre des populations aussi diverses que des citadins, des agriculteurs, des poètes, des petits patrons, des commerçants, des artistes, des fonctionnaires…des écolos, des militaires, des nomades…dont les orientations et les intérêts sont si divers et contradictoires.
      La vérité c’est que si le système capitaliste s’effondre sous son propre poids, grand chaos il y aura et nul ne sait ce qu’il en sortira.

      Voyez par exemple la difficulté qu’il y a à simplement poser la question d’une sixième République. Et quand bien même on s’y résoudrait, rien n’est joué, et pour quel résultat ?

  14. …l’apparition du logiciel conduit à …une dés-intellectualisation du travail

    Bernard Stiegler parle de « prolétarisation » du travail quand la machine, le logiciel…, concentre et confisque le savoir qui auparavant était incarné chez le travailleur.

    1. prolétarisation des individus à qui leur savoir-faire ou savoir-vivre échappe, ce sont les termes de Stiegler, mais plutôt sur les gens que sur la prolétarisation « du travail ». Pour lui, même Greenspan est un « prolétarisé » quand il s’avoue en 2008 dépassé par l’irrationalité du marché (la crise de 2008, quoi).
      Sartre insistait davantage sur le fait que les finalités de leur travail échappe aux prolétaires, je trouve l’analyse de Stiegler plus profonde au final (mais pas de zone de coïncidence si évidente).

      1. @ Guy Leboutte
        Stiegler est de ceux qui font beaucoup pour les Creative Commons et autres choses de cet acabit, le procès « Apple =evil » est un peu facile, non ?

  15. Je veux dire, laissons les cycles de côtés et pourquoi ne pas partir d’un devenir commun (englobant ou transcendant ces cycles) pour réfléchir?

  16. Bonjour à tous, Mr Jorion vos réflexions sont toujours captivantes, ce que j’apprécie chez vous par rapport a d’autres qui voient la fin du monde partout et tout le temps c’est que vous y mettez du sens:Restons honnête je ne suis pas un lecteur de tout ces penseurs je n’ai ni le niveau ni l’envie de me plonger dans des explicatifs de nos sociétés quelles qu’ils soit, je l’avoue cela m’ennuie profondément.

    L’être humain est étrange,il a besoin de croire et de croire encore.De croire que la terre a été créer par un individu lui ressemblant ,il a cru que la terre était plate et quelle était le centre de l’univers.il a cru aussi qu’il était l’espèce élu de dieu pour régner sur l’univers.
    Il croit donc encore qu’il va coloniser la galaxie maintenant que sa maison et en dessus dessous il préfère en chercher une autre plutôt que de la ranger.

    Ce que je veut dire c’est que l’humain est imparfait je ne vous apprend rien bien sûr,nous nous croyons intelligent parce que nous nous sommes dégagés de l’état de nature qui a fait de nous ce que nous sommes et contrairement a nos ancêtres nous n’arrivons plus a maitrisez l’âtre.Nous sommes sortie de la forêt a poil et nous y retournerons en guenille.

    La pente est raide

    1. Nous sommes sortis de la forêt a poil et nous y retournerons en guenille.

      J’aime bien l’expression. Encore heureux s’il reste de la forêt.

  17. Très intéressant « ce pense tout haut », je ne le pensais pas forcément tout bas, on en apprend dans toutes les disciplines sur ce blog, c’est très instructif.
    Ceux qui parviennent à une analyse aussi bien construite que Lacan ont peut-être raison de ne pas partager avec la foule leurs conclusions, si cela n’engendre que le chaos, mais on ne peut pas dire que l’harmonie enchante notre quotidien non plus lorsque l’on est insouciant et ignorant. Donc je suis partisan pour que tout soit partagé avec ceux qui sont intéressés par la pensée d’un auteur, et contre une auto-censure préventive et désabusée. Mais parfois, comme vous l’aviez déjà souligné, il est aussi bon de relater des faits et de laisser chacun tirer une conclusion. C’est peut-être tenir l’humanité en piètre estime que de lui cacher des vérités (ou des interprétations, des représentations) si l’on est persuadé de la pertinence de celles-ci, pour la raison qu’on les juge inabordables pour leur pleine et juste compréhension qu’elles méritent, avec le sens de la mesure toujours à l’esprit que l’on craint de ne pas partager avec celui qui écoute. Merci de continuer à partager vos analyses.
    De toute façon, lorsque Chirac déclare je ne sais plus quand que « la maison brûle et nous regardons ailleurs », ou Fillon que « la France est en faillite », ils n’ont pas semé la panique ni changé le monde.

    1. @ Corbeau

      Je pense qu’il est de toute façon trop tard pour dissimuler quoi que ce soit au peuple.
      A quoi bon maintenant qu’on croit moins au bouc émissaire ?
      Pour rappel. Je désire un truc, l’autre aussi par conséquent (chacun imite le désir de l’autre donc nommé désir mimétique).
      Donc beaucoup de rivalité de plus en plus violente. Comment ça se purge ? Par la purgation, la première, le bouc émissaire. Tout le monde, de moins en moins rationnel, se met à polariser le désir-violence sur un bouc émissaire.
      Ce que tout le monde se sent mieux ! Un nouvel ordre en sort, on se dit que mort l’homme, tout va bien, donc sa vie était la mort. Premier paradoxe du sacré, intention des mythes et rites sur le cadavre, la culture qui nait de la tombe.

      Bref, quand Jésus, à la suite des prophètes, dénonce le mécanisme, il dit apporter la guerre et non la paix car la paix fut toujours trouvée sur le dos des victimes.
      Quelques Grecs, mais surtout les prophètes et Jésus auraient-ils dû se taire ?
      Peut-être.
      Car moins les gens croient au bouc émissaire, plus il faut faire de victimes pour se réconcilier. Alors…

      Alors maintenant, au point où nous en sommes, il faut, à mon avis, tout dire.
      Je ne parle pas de baver sur la vie privée de ses ex.
      Je parle de défendre toutes les victimes et élucider tous les mécanismes naturels, ce que nous pouvons faire depuis qu’on ne cherche plus à tout expliquer par les mythes dissimulateur de lynchage.

  18. Diable! 7h.45 et déjà sur le pont pour une causerie prémonitoire sur le fait qu’il ne faudrait pas « désespérer Billancourt » ( et non pas Béttencourt ) car comme chacun le sait, lorsque Renault s’enrhume, c’est la France qui tousse!
    donc, traduire que si l’on ne dit pas toujours leurs 4 vérités aux gens, c’est pour leur bien!
    En tous cas, il y en a un qui n’a pas bien compris le message, un certain Emmanuel Macron ( GAD, les employées illettrées…) voir la suite dans les gazettes!
    L’ami Ricoré ( sobriquet dont j’affuble le ci devant ministre ) a encore frappé!

  19. Jacques Attali, le 15 septembre 2014, HEC Débats :

    Quelques extraits retranscrits…

    Au sujet de la France :
    « […] Le scénario optimiste c’est un scénario où dans les deux trois ans qui viennent à commencer par demain avec le discours du Premier Ministre, on prend conscience de ce qu’il y a un certain nombre de réformes qui sont évidentes qui sont un consensus général qu’il faut faire, […] on arrive progressivement dans les six mois qui viennent à prendre cette conscience et à le faire, et à ce moment là le pays peut retrouver la voie de son énorme puissance. Parce que je vous le dis, la plus grande puissance de l’Europe du XXIième siècle c’est la France, ce n’est pas l’Allemagne, l’Allemagne est condamné au déclin pour mille et une raisons. […] Il faudrait simplement avoir du courage. »

    François Mitterand au sujet de la qualité principale d’un homme d’Etat :
    « Je voudrais vous répondre le courage, mais ce n’est pas le courage, c’est l’indifférence. »

    Appel du pied à François Hollande ?
    « A partir du moment où on a un projet, il faut être indiffèrent à toutes les difficultés, il faut le faire. Le courage c’est un des moyens après il faut le faire. […] La démocratie ce n’est pas les sondages. La démocratie ça consiste à être élu tous les cinq ans […] et à l’intérieur de ce mandat de faire au mieux, et quitte à être impopulaire autant le mériter en ayant fait des réformes plutôt que de ne pas le mériter en ayant pas fait des réformes. »

    Au sujet des réformes justement :
    « Les mesures qui doivent être prises dans les quinze jours qui viennent […] :
    – la réforme des collectivités territoriales (fusionner les communes autour des agglomérations)
    – la réforme de la formation permanente
    – la réforme du logement
    – la réforme de réglementation/dérèglementation en terme de seuils sociaux, le travail du dimanche et l’ensemble du marché du travail
    – la maitrise des dépenses publiques
    – la création d’un grand projet européen de fédéralisme politique »

    Au sujet de l’Europe :
    « Aujourd’hui le consommateur est Roi. [… ] Il y a une longue tendance entre le long terme et la tyrannie du court terme. […] Il faut créer la chambre des générations suivantes. […] La grande bataille de demain c’est entre la liberté et le totalitarisme, entre le court terme et le long terme. Si le totalitarisme est le seul à incarner le long terme, la démocratie mourra. L’intégration du long terme dans la démocratie c’est la clé de la survie de la démocratie. »

    Le débat complet est ici :
    http://www.youtube.com/watch?v=SMqhyflj_dg

    1. On dirait souvent, quand on lit Attali, qu’il a le plan pour la dissert’ de Philo, avec l’axe 1 et l’axe 2 (faut pas être manichéen, hein), et le salut le long de l’axe 1 vient certes, assurément, forcément, en se préoccupant très fort de l’axe 2. De quoi ne pas donner prise en réalité, j’ai l’impression (oui j’ai forcé le trait…).

      1. Non, tu ne rêves pas.
        En langage clair — et sans forcer le trait — Attali nage en pleine contradiction.

        Ce n’est pas possible de préparer l’avenir, le long terme, en dérégulant le marché du travail, en abaissant les seuils sociaux et en donnant un tour de vis supplémentaire dans les dépenses publiques. Au contraire, on aggrave la situation notamment en amenuisant les rentrées fiscales pourtant nécessaires pour mener les grands travaux que lui-même préconise, et on s’éloigne alors des solutions « en amont » . On apporte aussi un stress négatif supplémentaire à tous ceux qui s’interrogent sur leur avenir ou qui n’ont ni l’argent ni le temps de réfléchir à ce que pourrait être un société autre.

        Où est passée l’économie positive chère à Jacques Attali ? L’augmentation du domaine de la gratuité ? La redéfinition juridique de l’entreprise visant à lui donner une dimension sociale ? C’est pour demain, après-demain, quand il sera trop tard ? Quand les peuples sont exsangues ?

        Non, la grande bataille entre la liberté et le totalitarisme ce n’est pas « la bataille de demain », car c’est aujourd’hui qu’elle a lieu. On ne prépare pas le long terme en préconisant des mesures de court terme qui relèvent d’un monde de la finance par définition court-termiste.

        Quid de la démocratie, du fédéralisme si d’abord il n’y a pas d’abord une puissante volonté de dire trop à une finance qui est la négation d’une vison pacifique de la société ?

  20. Bonsoir.

    @celuiquilit
    Tout d’abord j’aimerais glisser un p’tit mot pour tous ces malheureux, les discrédités du sifflet, quand leur vient l’idée d’écrire un truc dont ils ne vont pas maîtriser l’orthographe, et qu’ils perdront de fait, toute crédibilité, que leurs dires soit justes ou non.
    Petite pensée pour eux. Et pour moi aussi. Et toi aussi certainement. et Jérôme qui s’est enfilé un calmant à 16 heures parce-qu’il fait un coquillage.

    @Pierre Paul Jacques et les @utres,

    Message intercepté dans les hautes sphère magnétiques:

    « M. Jorion is passing a dangerous cap. »

    « God save Paul Jorion. https://www.youtube.com/watch?v=Ho0PwxeO8Pk« 

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