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57 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT LE 24 OCTOBRE 2014 – (retranscription) »

  1. On ne convainc personne. Les adversaires de vos idées finissent par mourir de vieillesse, et les jeunes, qui ont compris tout de suite ce que vous disiez, eh bien ceux-là, eh bien ils continuent, et c’est eux qui les remplacent.

    Hier, au potager collectif dont je fais partie, j’ai eu la chance grâce à mon petit fils d’expliquer ma vision des choses en matière d’agriculture à une classe de gosses de huit ans.
    Avec l’institutrice nous nous étions mis d’accord pour un exposé d’une durée d’une demi heure, plus d’une heure après nous étions toujours là avec toujours autant d’attention malgré quelques signes de dissipation .
    Que pouvez vous répondre à une question comme celle-ci d’un gosse de huit ans!
    C’est vrai que si les abeilles disparaissent nous disparaissons aussi?
    Alors j’ai expliqué.
    C’était la première rencontre de cet ordre là et je me suis rendu compte qu’à huit ans ils peuvent aussi se poser des questions et comprendre.

  2. On a eu « remonter à l’amont », puis « insérer un grain de sable », maintenant c’est  » explosez le cadre ». Tous ensemble, bien sûr.

    Il est à craindre , comme vous le dites, qu’à ce jeu de la vérité et de l’ intelligence, le risque soit que vous ne soyez plus invité.

    Le dilemne est vôtre. Mais je crois que la TV classique est en perte de vitesse. Sa crédibilité est aussi faible que celle des quotidiens de référence.
    Si, par bonheur, vous décidez de ne pas perdre votre âme…
    Internet est votre/notre ami.

    1. Je ne suis pas trop d’accord avec l’idée d’exploser le cadre, à mon sens il faut le reconsidérer à la lueur des événements, des nouvelles idées, des nouvelles donnes, des nouvelles opportunités etc…
      Exploser le cadre aurait à mon sens la conséquence de détruire des réalités qui pourraient nous être nécessaire si nous considérons la construction d’un nouveau cadre.
      A mon sens, l’avenir sera bien plus l’adaptation quotidienne de l’existant des « petites gens » que le grand soir sorti d’un débat au plus haut niveau.
      Je peux me tromper et je ne sais si c’est votre cas, mais je suis sûr que depuis internet j’ai plus appris que pendant la première cinquantaine d’années de ma vie.
      Je possède encore une télévision mais je ne la regarde pratiquement plus

      1. 1- Il va de soi que j’approuve Paul quant au cadre qu’il « faut faire sauter ».
        Vous dites « Exploser le cadre aurait à mon sens la conséquence de détruire des réalités etc… »
        Vous faites erreur: le cadre ne représente pas les réalités. Mais celles que l’idéologie dominante veut nous faire absorber. Je trouve que Paul est particulièrement clair: les questions de la journaliste sont orientées et biaisées. Elles n’ont aucun lien avec la réalité.

        2- Internet et la radio si ils sont maitrisés sont un outil indispensable d’information.

        3- TV: je vous bats: 30 ans que je n’en possède pas. La dernière, N et B au standard PAL m’a servi de moniteur vidéo pour un micro-ordinateur ( flex09).

      2. Effectivement, le cadre ne représente pas les réalités, mais dans le cadre il peut y avoir de réalités, encore faut-il se comprendre sur la signification du cadre.
        Si vous parlez du cadre qui nous est imposé et qui impose à la journaliste des questions biaisées là je vous suis, mais on peut aussi considérer le cadre dans notre vivre ensemble et là tout n’est pas à démolir, c’est en ce sens que je définissais le cadre.
        En ce qui concerne la TV j’avoue ma défaite.

      3. La TV OK sauf quelques exceptions : ARTE, France 24, …..
        La radio : et comment, je suis super branché sur la radio et j’apprend tous les jours.
        Mais aussi : les périodiques, les livres, le cinéma, sans oublier le théâtre qui peut atteindre à la perfection.
        L’essentiel : savoir distinguer les crédibles, experts véritables, de la masse des autres

  3. Ils comprennent très bien ce qu’est un taux d’intérêt mais ils jouent d’abord sur le fait de l’ignorance des gens et ensuite sur le fait que les riches ne veulent pas abandonner ce système basé sur la rente, tant qu’il y a à prendre et bien prenons.
    Vous avez tout à fait raison: déconstruisons les questions qu’on nous pose notamment celle de l’emploi qu’on confond avec activités.
    Il y a d’énormes besoins en activités pour réparer la planète mais on ne pourra jamais les transformer en emplois, cela n’a aucun sens.

    1. @ Michel Lambotte 24 octobre 2014 à 20:18

      Ils comprennent très bien ce qu’est un taux d’intérêt mais ils jouent d’abord sur le fait de l’ignorance des gens et ensuite sur le fait que les riches ne veulent pas abandonner ce système basé sur la rente, tant qu’il y a à prendre et bien prenons.

      Hélas non Michel, détrompez-vous ! Le niveau d’éducation a beaucoup baissé. Voyez ce que dit « lou » le 15 février 2012 à 15 :21,en suivant ce lien : http://www.pauljorion.com/blog/2012/02/15/m-stiglitz-nest-pas-au-courant/

      Par contre on leur a très bien fait comprendre que le problème vient des riches. C’est pour cela qu’en France, le gouvernement qui aime les pauvres, s’emploie à les multiplier.
      http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/02/05/31003-20140205ARTFIG00159-la-gauche-aime-les-pauvres-et-les-multiplie.php

      Bien cordialement.

      1. Bonjour et merci de m’avoir répondu.
        La dernière phrase de votre dernier lien dit ceci

        Preuve que le progrès social annoncé à cor et à cris par la gauche n’existe qu’à quelques conditions: qu’il y ait de la croissance, de la liberté pour entreprendre et que l’on soit bien convaincu que l’État, loin d’être une solution, est un problème.

        Qu’ils me disent comment faire de la croissance avec un approvisionnement énergétique qui diminue et des revenus qui diminuent?
        D’autre part les inégalités n’ont jamais cessé d’augmenter au Etats-Unis et c’est votre Figaro qui le dit. http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/01/18/20002-20140118ARTFIG00280-aux-etats-unis-les-inegalites-se-sont-creusees.php
        Cela prouve bien la concentration des richesses par le système capitaliste qui est une des dénonciations de ce blog.
        Je ne rejette pas le capitalisme, mais il est au bout d’une logique qu’il faut transformer, c’est pourquoi sur ce blog je parle de la rente sobriétaire. Mais comme me l’a écrit Paul Jorion, il n’y a qu’indifférence sur ce sujet.
        Je me réjouis de voir comment les choses vont se passer en Belgique avec un gouvernement à la limite de l’extrême droite.
        D’autre part, dois-je m’étonner que vous ne commentez pas ma dernière phrase?

      2. @ jducac,
        J’ai relu le fil que vous m’avez proposé et permettez moi d’en déduire que ce qui est important n’est pas ce qu’on sait mais bien la manière d’apprendre, la rencontre au potager collectif avec la classe de mon petit fils me conforte dans cette idée.
        Ceci dit lorsque je disais « ils » je parlais des représentants de la Troïka, comme il est dit dans le billet.

      3. @ Michel Lambotte

        Je ne rejette pas le capitalisme, mais il est au bout d’une logique qu’il faut transformer, c’est pourquoi sur ce blog je parle de la rente sobriétaire.

        J’avoue avoir du mal avec cette expression « rente sobriétaire ». Je présume (?) qu’il s’agit des économies qui résulteraient d’un système économique devenu sobre, comparativement à l’actuel, mais n’en suis pas certain.
        Pour moi une rente est un revenu que l’on tire d’un capital, mais la sobriété n’est pas un capital. Du coup cette expression « sonne » bizarrement, et c’est peut être la raison pour laquelle elle n’intéresse personne. Alors que sur le fond, elle touche bien le cœur du problème (si j’ai bien compris l’expression)

        J’ai l’habitude de qualifier le capitalisme actuel d « agitation économique désordonnée », (ou encore de « bruit économique ») qu’il convient de maximiser, pour maximiser les profits. Cette expression souligne le rendement énergétique déplorable, et amène à penser à un système « cohérent », infiniment plus efficace du point de vue énergétique.
        Le système n’a (encore) jamais été pensé en ce sens (du moins je n’en ai jamais entendu parler, si ce n’est dans des domaines restreints tel l’agriculture).
        Alors que tout est bord de l’explosion… C’est hallucinant.

        de Wikipédia:
        « Le mot cohérence caractérise la liaison étroite des différents éléments constitutifs d’un ensemble. Toutes les parties de cet ensemble ont un rapport logique, comportant une absence de contradiction entre elles, et sont intimement unies. Elles présentent un rapport harmonieux entre elles, un rapport homogène et sont organisées dans une progression ordonnée »

      4. @ Michel Lambotte 25 octobre 2014 à 13:29

        Il y a d’énormes besoins en activités pour réparer la planète mais on ne pourra jamais les transformer en emplois, cela n’a aucun sens

        Hélas, il est vain de croire en la possibilité de réparer la planète. Comme tout dans l’univers, elle est vouée à devenir stérile et à disparaître.
        http://www.notre-planete.info/terre/fin_du_monde/mort_soleil.php

        Avant que le soleil nous lâche, tout au plus, peut-on œuvrer à freiner la détérioration de notre planète qui s’use plus ou moins rapidement. Cela nécessite de le faire comprendre aux êtres humains qui sont les organismes les plus destructeurs de la planète.
        Cette tâche d’éducation constitue bien de l’emploi du temps consacré par les uns à aider les autres à le comprendre. On peut donc considérer qu’aujourd’hui, le monde enseignant consacre une plus grande part de son temps à l’écologie et que, par conséquent, le souci de préservation de la planète a créé des emplois qui n’existaient pas encore sur ce sujet, il y a une quarantaine d’années.

        Ça n’est pas à vous que j’apprendrai l’existence d’importants gisements d’emplois dans l’écologie.
        http://www.reporterre.net/spip.php?article4287
        Voila pourquoi je n’ai pas commenté votre dernière phrase.

        @ Michel Lambotte 25 octobre 2014 à 14:53

        ….ce qui est important n’est pas ce qu’on sait mais bien la manière d’apprendre…..

        Je partage totalement votre avis. On accède véritablement au savoir que lorsqu’on a compris, lorsqu’on s’est approprié le sujet, lorsqu’on l’a assimilé, ingéré, digéré, pris en soi…… dans ses trippes. On est alors en mesure de justifier et d’argumenter ses pises de position.

      5. @ Dominique Gagnot

        Pour moi une rente est un revenu que l’on tire d’un capital

        Exactement, mais ce capital peut-être autre chose que de l’argent, comme la connaissance, le savoir, le capital humain http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_capitalisme#L.27.C3.A9mergence_du_.C2.AB_capital_humain_.C2.BB
        Ce capital étant utilisé afin de développer des façons de vivre sobres dans le but d’économiser les matières premières.
        Les économies de matières premières réalisées pourront devenir des rentes ajoutées au capital humain pour encore engendrer plus de sobriété, d’où rente sobriétaire.
        Pris simplement sur le plan énergétique il s’agit tout simplement d’augmenter le rendement énergétique.
        A l’heure actuelle beaucoup d’associations se tournent, sans la définir comme telle, vers cette idée de rente sobriétaire et mon optimisme me dit que cette nouvelle vague va supplanter celle
        de la rente financière, ce n’est qu’une question de temps.
        Je m’oriente résolument vers la construction en dépassant les constats.
        Des gens comme ceux-ci font de même
        http://agriculture-de-conservation.com/COMMENT-PASSER-DE-L-EBRIETE-A-LA.html?id_mot=19
        «  » »Si c’est notre ébriété énergétique qui nous a conduits dans cette impasse, c’est la sobriété qui nous en sortira même si la recherche de « croissance » est favorable au raisonnement inverse. Ainsi, et comme nous nous employons à le démontrer, avec l’agriculture de conservation, il est possible de réduire drastiquement notre consommation sans beaucoup enfreindre notre confort ni même nos niveaux de production ; bien au contraire. » » »
        Plutôt que de rester les bras croisés, inventons et battons nous pour investir sans intérêts financiers pour cette rente sobriétaire.

      6. @jducac
        Effectivement il sera difficile de réparer la terre lorsqu’elle sera absorbée par la géante rouge, mais je pense que la réparation dont parle Paul Jorion est beaucoup plus proche de nous et concerne la génération de nos petits enfants.

      7. @ jducac

        Cela nécessite de le faire comprendre aux êtres humains qui sont les organismes les plus destructeurs de la planète…

        On s’éloigne du sujet, encore que cela concerne les fausses bonnes idées véhiculées par les médias, et le courant dominant en général.

        Croire que les problèmes écologiques ne sont liés que aux comportements des individus, et qu’il suffirait de les éduquer, dénote une profonde mal-compréhension du problème.

        Le gaspillage des ressources, les pollutions, sont certes liés au comportement des individus, – et des entreprises – mais leur comportement est principalement dicté par les règles du jeu économique!
        Eduquer les joueurs ne peut que modifier leur comportement à la marge, puisqu’ils se doivent de se soumettre aux règles du jeu, et à défaut d’y laisser des plumes (de disparaître pour une entreprise).
        Ce sont les règles du capitalisme mondialisé qu’il faut revoir… pour maximiser son efficacité du point de vue de la gestion des ressources!
        Or ce système impose de maximiser les profits, au dépends des ressources, (et des humains). Ces objectifs sont évidement incompatibles, et il faudra bien faire un choix.
        Choix que l’on refuse de faire, puisque la règle N°1 est la sauvegarde du système actuel (pour préserver la rente)
        L’éducation consiste donc à faire comprendre cela, et non pas de culpabiliser les « joueurs », puisqu’ils ne peuvent agir que de manière très marginale.

        Pour illustrer mon propos, imaginez que l’on demande aux coureurs automobiles de réduire leur consommation, et donc de rouler moins vite!!
        Ben non. Peut être qu’il faut jouer à autre chose…

        Enfin on peut remarquer à quel point tout est fait pour éviter (!) que le citoyen ne comprenne justement cela… en reportant la responsabilité sur lui, comme d’habitude. (voir les chômeurs rendus responsables de trouver des emplois… qui n’existent pas). Est ce un simple oubli?

      8. @ Michel Lambotte 25 octobre 2014 à 21:06

        Plutôt que de rester les bras croisés, inventons et battons nous pour investir sans intérêts financiers pour cette rente sobriétaire

        Merci pour l’explication sur la « rente sobriétaire », je comprends mieux, et partage.
        Je suis aussi bien d’accord sur votre proposition que je cite, mais voyez vous que cela remet en question rien moins que le système économique dans son ensemble. Il s’agit là d’une révolution d’une extraordinaire envergure, puisqu’elle remet en question les intérêts des puissants, et l’organisation économique toute entière.

        Changer de modèle agricole est déjà très difficile, voire impossible, dans le contexte économique actuel, (bien que réalisable à petite échelle), mais dès lors qu’il s’agit d’industries mobilisant d’énormes capitaux, c’est totalement impossible sans remettre en question la propriété privée.

        Avant d’envisager ce que vous souhaitez (nous souhaitons), il faut donc mettre à plat la Constitution, et nationaliser le Capital pour le mettre au service de la collectivité et non plus de la rente privée! (ce que je souhaite)
        Etes vous bien d’accord sur ce point, et sinon comment envisagez vous le problème?

        J’aurais dit: « Plutôt que de rester les bras croisés, inventons et battons nous pour passer du capitalisme actuel à l’investissement sans intérêts financiers pour cette rente sobriétaire »

      9. Cher Dominique,
        Je me réjouis de l’intérêt que vous portez à ma proposition et par conséquent je me dois de répondre à votre question.

        Avant d’envisager ce que vous souhaitez (nous souhaitons), il faut donc mettre à plat la Constitution, et nationaliser le Capital pour le mettre au service de la collectivité et non plus de la rente privée! (ce que je souhaite)

        On peut voir les choses comme cela mais je ne suis pas certain que ce soit la seule manière, la nationalisation du capital ne pourrait peut-être qu’être la conséquence d’autres initiatives.
        On peut aussi surfer sur la vague des taux pratiquement nuls http://www.pauljorion.com/blog/2014/10/25/larme-des-taux-a-la-croisee-des-chemins-par-francois-leclerc/ , sans pratiquement rien n’y connaître (c’est mon cas) on peut constater qu’il pose des problèmes.
        Concernant notre épargne avec des taux aussi rikiki il me semble qu’il serait avantageux de les investir dans la sobriété, cela nous rapporterait plus en nature, c’est aussi une autre proposition.
        Le lien http://www.reporterre.net/spip.php?article4287 que notre ami jducac nous a signalé concernant la transition énergétique va aussi dans la bon sens, mais enfin pourquoi faut-il en faire exclusivement une occasion de relancer l’emploi.
        L’emploi fait partie du capitalisme, si on n’a que cela comme objectif dans la transition énergétique on ne résout aucunement le problème.
        Il faut envisager d’autres possibilités telles que l’autarcie seul ou en groupe, la prosommation, le salaire à vie (Bernard Friot) ou le revenu de base etc…
        Comme le dit très bien Olivier Brouwer, http://www.pauljorion.com/blog/2014/10/24/le-temps-quil-fait-le-24-octobre-2014-retranscription/#comment-491400 il s’agit de masse critique et j’ajoute de bottom-up, je ne pense pas que commencer par le sommet soit la seule ou la meilleure solution.
        Je ne pense pas non plus à un écroulement complet du système suivi d’une construction totale d’un nouveau système mais le changement par vagues me paraît plus crédible, une nouvelle vague dépassant l’ancienne.
        Sans la volonté d’une masse critique de citoyens il n’y a pas moyen d’avancer, et rassurez vous si vous parlez de toutes ces choses autour de vous serez étonné qu’après une certaine inertie vous serez écouté.
        A mon sens, c’est ce que nous ne devons pas cesser de faire et c’est le but de ce blog et celui de Paul Jorion

      10. @Dominique Gagnot 25 octobre 2014 à 21:56

        Croire que les problèmes écologiques ne sont liés que aux comportements des individus, et qu’il suffirait de les éduquer, dénote une profonde mal-compréhension du problème.
        Le gaspillage des ressources, les pollutions, sont certes liés au comportement des individus, – et des entreprises – mais leur comportement est principalement dicté par les règles du jeu économique!

        Il me semble que c’est la somme des comportements individuels qui détermine le comportement d’ensemble, étant entendu que certains individus contribuent plus que d’autres à orienter la tendance générale.
        Quant au système économique, qui s’est maintenant imposé sous forme capitaliste sur toute la planète, il pénalise surtout ceux qui refusent d’en accepter les règles. Le processus capitaliste s’appuie sur le fait qu’on ne peut vivre qu’en consommant de l’énergie et que pour la capter et éviter de la voir se dissiper inutilement, il est nécessaire de mettre en œuvre un capital, c’est-à-dire une accumulation d’énergie utilisée pour permettre aux humains de s’adapter à l’évolution de leur environnement, et à la satisfaction de leurs besoins de sorte à vivre et à faire survivre leur espèce.
        L’accumulation d’énergie nécessaire peut être vraie, comme celle qui s’est réalisée par suite de bouleversements géologiques anciens qui nous ont amenés à pouvoir abondamment puiser dans les réserves fossiles depuis plus de 2 siècles.
        Mais comme tous les individus de la planète ne peuvent pas œuvrer directement à la captation de l’énergie vraie, quelle que soit sa forme (fossile, nutritionnelle, ou autres), certains ont compris l’utilité d’accumuler de l’argent ou tout autres valeurs marchandes qui, chez les humains, servent à être échangées contre des biens et services consommateurs d’énergies vraies.
        En final les humains finissent par s’échanger l’énergie sans laquelle ils ne peuvent vivre. Ceux qui se sont, à tort, persuadés des vertus de l’anticapitalisme, se retrouvent sans accumulation de valeur, sans capital, pour l’échanger contre les travaux d’adaptation nécessités par l’indispensable transition énergétique à opérer.

        Voila ce qui arrive quand, porté par l’esprit 68ard, on prétend qu’il est interdit d’interdire et qu’on ne se refuse rien, en allant même jusqu’à rejeter les règles du jeu économique qui sont vielles comme l’humanité et ne sont qu’une conséquence des lois de la physique.
        http://www.pauljorion.com/blog/2010/12/04/une-economie-entiere-par-repartition-par-vincent-wallon/#comment-129478

      11. @Michel Lambotte

        je ne pense pas que commencer par le sommet soit la seule ou la meilleure solution.
        Je ne pense pas non plus à un écroulement complet du système suivi d’une construction totale d’un nouveau système mais le changement par vagues me paraît plus crédible, une nouvelle vague dépassant l’ancienne.

        Je suis également très heureux de discuter de ces questions avec des personnes impliquées, et ouvertes à la discussion. Merci encore à Paul de nous offrir cet espace de discussion unique.

        Je ne dis pas qu’il faille commencer brutalement par le sommet, (ma formulation maladroite le laisse penser), mais tant que ce cap ne sera pas franchi, rien ne sera acquit.

        De même que l’effondrement du système ne signifie pas qu’il sera carbonisé.
        Il peut simultanément se désagréger (moins rude que « effondrement ») sous l’aspect social,
        comme c’est le cas depuis 40 ans avec l’envolée du chômage de masse dans les pays développés,
        stagner éternellement dans les pays sous développés pris au piège du libéralisme économique,
        poursuivre avec ardeur son développement technologique, tout en détruisant ses ressources.

        Ou encore aux yeux des exclus il s’est déjà effondré, voire ne s’est jamais développé, alors que aux yeux des super riches, il ne s’est jamais aussi bien porté!

        Mais inéluctablement, de par ses principes de base, il ne peut que poursuivre sa « déconstruction ».
        Ce qui n’empêche pas en effet que, parallèlement, des micro systèmes se forment de ci de là, comme vous le mentionnez. Mais je ne crois pas (à ce stade) que ces micro systèmes puissent un jour l’emporter si la propriété privée reste sacralisée. Et donc j’en revient à la nationalisation des Ressources.

        Pourquoi les propriétaires de l’essentiel des ressources, du Capital, abandonneraient ils – spontanément – leurs biens à la collectivité, ou encore comment la collectivité pourrait elle se passer de ces ressources ? Quel y serait leur intérêt
        Bien sur on peut accepter (comme vous le faites?) de vivre en marge, et de subir toutes les contraintes qui vont avec, mais je ne crois pas que les populations l’accepteraient, sauf contraintes et forcées.

        Ce qui me parait le plus plausible, est que tandis que des micro-systèmes innovateurs (dont vous parlez) se développent, le système principal se désagrège plus ou moins vite, et que l’effondrement financier qui s’annonce pourrait enclencher le processus révolutionnaire que nous espérons.
        (En faisant tout pour que cette révolution se fasse avec le moins de heurts possibles, bien sur)

        Par ailleurs, il serait bon de définir le système économique, écologique, social, et humain idéal, même s’il est inaccessible, ne serait ce que pour fixer des objectifs… Vaste sujet que je ne prétend pas être capable de maîtriser.
        Il faudrait là des équipes multidisciplinaires sans oublier les sociologues, etc. Il ne s’agirait pas de conquérir la Lune mais le Monde, ce qui est une tâche d’ampleur plus grande encore.

      12. @jducac

        Ceux qui se sont, à tort, persuadés des vertus de l’anticapitalisme, se retrouvent sans accumulation de valeur, sans capital, pour l’échanger contre les travaux d’adaptation nécessités par l’indispensable transition énergétique à opérer.

        Nous sommes parfaitement d’accord, mais il y a un gros malentendu!

        Lorsque nous disons que nous sommes anti-capitalistes, il ne s’agit pas de nous priver des vertus du Capital, bien au contraire.
        Il s’agit de retirer la gestion du Capital des mains de propriétaires privés (les capitalistes), qui s’en servent d’abord pour en tirer une rente, quel que soit les catastrophes qui peuvent en résulter, au détriment du plus grand nombre. Et de gérer ce Capital en cohérence avec des objectifs écologiques, sociaux et humains, dont la rente se moque éperdument.
        Voyez que nous ne sommes pas anti-capital, mais anti-capitalistes!
        (ok, les 68ards n’ont pas trop bien compris…)

      13. @ Dominique Gagnot 26 octobre 2014 à 13:39

        Voyez que nous ne sommes pas anti-capital, mais anti-capitalistes!

        Bravo ! Votre culture d’ingénieur vous aide à ne pas verser dans le déraisonnable. Vous reconnaissez que le capital, c’est-à-dire la réserve d’énergie est, dans un système fusse-t-il économique, très utile pour absorber les discontinuités de régimes à savoir, écrêter et stocker les excès d’énergie et compenser les insuffisances le moment venu, de sorte à maintenir la permanence de fonctionnement.

        Là où il m’est difficile de vous suivre dans votre raisonnement, c’est quand vous reconnaissez l’utilité du capital en tant qu’accumulation d’énergie et que vous vous opposez à ceux qui s’emploient à ne pas consommer tout ce qu’ils gagnent de sorte à constituer à leur niveau, une accumulation, une réserve utilisable lorsqu’inévitablement le besoin d’utilisation s’en fera sentir.

        Pour moi, celui qui est animé d’un esprit capitaliste comme c’était le cas de la majorité de la population, même pauvre, au début du siècle dernier, est bien plus vertueux que l’anticapitaliste qui ne pense qu’à consommer au maximum de ses possibilités et même au-delà, en allant jusqu’à s’endetter. Au passage reconnaissez que cette attitude de consommation au maximum de ses possibilités est loin d’être écologique.

        Êtes-vous bien certain de ne pas avoir été victime, à votre insu, peut-être depuis votre plus jeune âge, d’une forme d’endoctrinement de la part de votre entourage, visant, par un raisonnement tronqué à vous faire condamner l’esprit capitaliste et les capitalistes petits ou grands, alors que votre raisonnement logique vous amène à reconnaître l’utilité de l’accumulation ?

      14. @ Dominique Gagnot 26 octobre 2014 à 13:39

        Il s’agit de retirer la gestion du Capital des mains de propriétaires privés (les capitalistes), qui s’en servent d’abord pour en tirer une rente, quel que soit les catastrophes qui peuvent en résulter, au détriment du plus grand nombre. Et de gérer ce Capital en cohérence avec des objectifs écologiques, sociaux et humains, dont la rente se moque éperdument.

        Votre objectif ne tient pas compte de l’expérience acquise, tant française qu’internationale.

        Au plan international, la gestion collective a été expérimentée dans les régimes communistes, en ex URSS, en Chine et ailleurs et elle a été abandonnée par les tenants eux-mêmes de ces systèmes. Ils ont bien vu que cela les avait conduits à un retard de développement et de liberté de vie que leurs populations ne pouvaient plus accepter. Ils ont opté pour le capitalisme de marché ce qui leur a permis de décoller économiquement. Certes cela a permis l’émergence de quelques milliardaires mais sans nuire au développement général des pays dont la population a bénéficié dans l’ensemble.

        Au plan Français, et c’est probablement la même chose en Belgique, depuis 40 ans la gestion démocratique des finances publiques, par la droite comme par la gauche, au lieu d’avoir conduit à une accumulation de richesse a conduit à une accumulation de dettes. De plus, l’excès de laxisme dans l’art de collecter les impôts et taxes destinés à soutenir la consommation, au détriment du maintien et du renouvellement du capital productif (l’investissement), a rendu le pays incapable de subvenir à ses besoins et incapable de sortir seul de l’impasse dans laquelle il s’est placé tel un inconscient immature, incapable de se conduire seul.

        L’expérience du communisme pratiqué à grande échelle, dans divers pays et sur une longue période (70 ans) ne vous suffit pas ?

      15. @jducac

        Là où il m’est difficile de vous suivre dans votre raisonnement, c’est quand vous reconnaissez l’utilité du capital en tant qu’accumulation d’énergie…

        Bien sur je reconnais l’utilité du capital! et mieux je reconnais les aspects positifs du capitalisme que vous mentionnez, qui ont permis le formidable développement que nous avons connu les 2 derniers siècles, jusqu’au début des années 70.

        Après quoi ce système, qui en effet a amélioré les conditions de tous les « travailleurs » (dans les pays développés), s’est retourné contre eux, pour ne plus favoriser que les possédants (les capitalistes).

        … et que vous vous opposez à ceux qui s’emploient à ne pas consommer tout ce qu’ils gagnent de sorte à constituer à leur niveau, une accumulation, une réserve utilisable lorsqu’inévitablement le besoin d’utilisation s’en fera sentir.

        Non, ce n’est pas exactement ça, voyez bien les nuances avec votre propos:
        Je m’oppose à ceux qui s’emploient à ne pas consommer tout ce qu’ils gagnent, car ils gagnent tellement qu’ils ne peuvent tout dépenser en, de plus, gaspillant énormément de ressources non renouvelables, et accumulent de manière déraisonnable des ressources qui manquent à d’autres.

        Cette évolution malsaine du capitalisme vient de ce que le rapport de force qui conditionne la répartition des richesses, et la gestion des ressources, a basculé en faveur des possédants, puisque les « travailleurs » ne leur sont plus indispensables pour générer le profit, du fait du progrès technique (mécanisation/robotisation)

        Êtes-vous bien certain de ne pas avoir été victime, à votre insu, peut-être depuis votre plus jeune âge, d’une forme d’endoctrinement

        Certainement pas. Je viens d’un milieu issu du monde agricole, très attaché à faire fructifier le capital laborieusement accumulé (ce qui était encore possible/facile à l’époque de l’après guerre).

        Mais, face aux désastres, en particulier sociaux que nous connaissons, j’ai réfléchi seul à cette question, puisqu’en matière d’économie on entend tout et son contraire.

      16. @ jducac

        L’expérience du communisme pratiqué à grande échelle, dans divers pays et sur une longue période (70 ans) ne vous suffit pas ?

        Mais pourquoi voulez vous que nous reproduisions cette catastrophe, qui, avant d’être communiste, était surtout une dictature dirigée par des personnages motivés par une idéologie simpliste?

        Je ne me base pas sur une idéologie, mais sur un raisonnement logique.
        Je souhaiterais que la question économique soit mise à plat et étudiée de manière scientifique, en incluant avant tout l’humain dans son ensemble (et non en tant que simple estomac), par des équipes pluridisciplinaire, disposant de moyens à la hauteur de l’enjeu (qui est de loin le plus essentiel que nous connaissions.)
        Je ne prétends pas que d’une telle étude découlerait une solution parfaite, mais ça risque quand même d’être infiniment mieux que les idéologies.

        Paradoxalement (mais cela n’est pas du au hasard), cela n’a jamais été fait, et on se contente de faire appel aux croyances de pseudos-experts.
        Alors que pour décider de la forme d’un flacon de parfum, on fait appel à des méthodes beaucoup plus sérieuses, et avec des moyens conséquents!

  4. On a l’impression que l’Europe de la zone euro s’approche de ce que l’Allemagne a vécu au temps chancelier Brüning, à l’époque surnommé « Brüning de la famine ». Il a réduit de manière drastique les aides sociales, les salaires…..Le pouvoir d’achat de la population était à la baisse, la misére gagnait chaque jour du terrain. La différence par rapport à aujourd’hui c’est que le chômage officiel était beaucoup plus important à cette époque, accompagné par une déflation galopante. On connaît la suite.
    A ce moments de l’histoire, les peuples sont sensibles à toutes sortes de chamanes.

  5. Bravo pour ce Temps qu’il fait, excellent (à part que je n’ai pas compris l’avant-dernière phrase mais il est tard). Bravo et merci vraiment M’sieur Jorion.

  6. On ne peut pas plaire à tout le monde, alors…
    Ce soir ou jamais ! et après ?
    http://youtu.be/RLPHFBeZwHE
    Est-ce donc le « prix » à payer pour cette liberté de ton qui vous distingue, pour qu’un des principaux médias télévisuels français tienne à vous le faire sentir si longuement ?

  7. Cher Mr Jorion,

    Je consulte, presque depuis le début, votre blog, avec un intérêt constamment renouvelé.
    J’y participe un peu, et seulement depuis peu.
    Effectivement, il me paraît très important et utile pour vous de vérifier si vos positions d’homme devenu désormais « public », produisent un effet bénéfique chez les « vrai gens ».
    Et la réaction positive à vos propos, des intermitents présents à la fin de l’une de vos prestations télévisuelles, constitue un peu « le bain de foule » dont les politiques ont parfois besoin pour vérifier qu’ils sont compris et appréciés (et accessoirement sur la bonne voie).
    Mettre des visages (et aussi identifier les situations particulières, les métiers et les expériences différentes qui leur correspondent) sur des manifestations d’adhésion (et bien-sûr même d’opposition) à vos thèses est probablement la façon la plus passionnante de progresser toujours dans la conception comme dans la formulation des idées et des idéaux qu’il vous faut en dégager.
    Les indications données par l’interlocuteur, dans toute conversation constructive, sur sa propre situation sociale, morale, professionnelle, sont donc à mon sens des éléments indispensables à l’enrichissement du débat quel qu’il soit, et je regrette que bien souvent le web en écarte toute possibilité…
    C’est dans cet esprit que je me permet de vous soumettre une idée, qui me semble-t-il n’est pas difficile à mettre en oeuvre, et qui serait apte à combler quelques lacunes dans les possibilités d’une bonne appréciation, par vous même et tout à chacun, des idées et concepts échangés sur ce blog.
    Loin de moi l’idée de classifier ou d’instrumentaliser tel ou tel groupe social ou individu, mon propos est de permettre une meilleure personnalisation des interventions, pour les rendre plus audibles et peut-être encore plus lumineuses pour chacun.
    Il s’agirait d’inviter, sans en faire une condition indispensable pour la participation aux débats, chaque intervenant du blog, à préciser sans détail inutile sa situation sociale en donnant des indications générales sur son statut actuel : retraité ou actif , secteur public ou privé, salarié ou non, etc, tout en restant le plus général possible.
    Chacun restant libre d’accéder ou non à cette invitation, je pense que cela permettrait de rompre le côté un tantinet impersonnel de certains échanges, et d’établir une certaine transparence dans l’actuel anonymat ambiant…
    A moins que je ne me trompe… Chacun veut peut-être rester caché derrière son écran?
    C’est un peu trop déresponsabilisant à mon goût de parler en son nom à autrui lorsque l’on ne dit rien de soi, et le plus souvent même pas son nom!
    Allez, je me jette à l’eau:
    Eric, 50 ans indépendant, à mon compte en nom propre (dans le privé bien sûr), secteur construction/bâtiment, humaniste forcené et moralisateur (faute avouée est paraît-il à demi pardonnée!), riche mais uniquement de bonne volonté, de foi, de doutes, de questions, d’imagination, d’amour de l’autre( et de ma femme et de mes trois enfants) … Et j’oubliais: Agnostique pratiquant.
    Voilà! pas difficile de faire figurer ça (un peu résumé quand même) à côté du pseudo! Non?
    Libre à chacun de se définir au mieux le plus honnêtement possible. Facile, et tellement plus personnel!
    Faire sauter les cadres disiez vous… on peut essayer de les agrandir d’abord!
    A plus tard, sans doute…

      1. En effet, chacun sais bien qui vous êtes et comment vous fonctionnez, à travers votre blog, vos livres, ou vos interventions dans les média.
        Je parlais plutôt des intervenants auteurs de billets (certains ont pu déjà donner des bribes de leurs parcours) qui dégainent de belles démonstrations sans qu’on sache d’où cela sort exactement et sur quelle expérience vécue ils se basent, ainsi que des simples contributeurs, qui vont parfois jusqu’à échanger avec une véhémence inutile qui pourrait sans doute être un peu tempérée (voire expliquée et justifiée) par une meilleure connaissance des interlocuteurs.
        Le blog y gagnerait certainement encore en chaleur humaine…

      2. Bonjour,

        Ce qui fait écho à une simple demande faite par moi il y a quelques jours à Vigneron (le commentateur) si c’était le même que celui qui avait écrit l’article récent sur Hong Gong. Question qui n’avait pas passé le filtre de la modération ou alors qui c’est perdue dans les méandres du WWW et que l’occasion me fait reposer.

        A bientôt

    1. « Il s’agirait d’inviter, sans en faire une condition indispensable pour la participation aux débats, chaque intervenant du blog, à préciser sans détail inutile sa situation sociale en donnant des indications générales sur son statut actuel : retraité ou actif , secteur public ou privé, salarié ou non, etc, tout en restant le plus général possible. »

      Bref, une déclaration de CSP, façon course à l’échalotte de la classe moyenne, si désireuse de faire passer ses critères comme étant « naturels ».
      En quoi le débat serait-il amélioré?
      Imaginons un SDF écrivant sur un PC portable volé, installé avec ses cartons sous un pont, en profitant d’une liaison WiFi non codée. En quoi sa déclaration de CSP changerait sa prestation? Si elle est nulle, elle le restera, toutes les nuances entre les extrêmes étant aussi vrai.

      Bref pour ce qui me concerne : Non merci, sauf si ponctuellement une déclaration d’environnement ou d’ambiance faciliterait la compréhension de mes maladroits vagissements.

      1. Pardonnez-moi daniel, C’est quoi une déclaration CSP? Encore un nouveau prélèvement fiscal?
        Très impressionnant en tout cas ce jargon! Je suis scotché.
        J’imagine assez mal votre SDF( là je sais ce que c’est:) dans la situation que vous exposez, et si c’est votre situation, je peux comprendre vos réticences à le déclarer, mais je trouve alors que ça peut éclairer vos propos d’un jour plus précis et permettre à chacun d’ apporter réponse à vos questionnements vitaux que j’imagine quotidiens.
        Bien amicalement.

      2. Ne vous méprennez pas, je n’en sais pas beaucoup plus mais Wikipedia dit:
        « CSP: Catégories socioprofessionnelles, une nomenclature sociologique française élaborée par l’institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et remplacée depuis 1982 par les professions et catégories socioprofessionnelles (PCS).

        Le reste de votre de texte est un ravissement -un délice- pour un type comme moi qui a absorbé un seul truc du marxisme (scolaire). Il dit, à gros traits, que notre PCS déteint sur nos préoccupations et que la majorité – le PCS le plus fourni- croit que ses préoccupations sont celles de tout le monde et tend à les généraliser à tout autre CSP.
        A mon avis, on est en plein dans ce que Paul expose. Donc, un grand merci.

        Ce « glissement » agit aussi au sein de la société des Etats, « préoccupations » prenant alors la forme de culture, d’arsenal juridique et finalement de forces aéronavales conséquentes.
        Le phénomène prend le nom d’impérialisme, variété plutôt soft actuellement et sans garanti d’achèvemment.

    2. Il s’agirait d’inviter, sans en faire une condition indispensable pour la participation aux débats, chaque intervenant du blog, à préciser sans détail inutile sa situation sociale en donnant des indications générales sur son statut actuel : retraité ou actif , secteur public ou privé, salarié ou non, etc, tout en restant le plus général possible.

      J’adhère à cette proposition. Notre « profil » fait partie du contexte de nos propos, et permettrait souvent de mieux les comprendre. Bien sur chacun est libre!
      Y accéder en cliquant sur le pseudo, serait un must. (par contre il serait peut être bon de pouvoir les modifier/supprimer au cas ou…)

      Dominique, 64ans, retraité ex ingénieur (de labo) R&D industrie électronique grand public, ayant subit les mutations très rapides du secteur, avec relativement pas mal de chance.
      Education « classique » (bête et disciplinée) des années 50/60. Mauvais élève, réfractaire au bourrage de crâne de l’époque, doutant du monde des adultes dont je ne percevais ni la logique ni les motivations (j’ai compris depuis…), j’ai toujours préféré chercher à comprendre par moi même plutôt que de faire confiance aux « experts ». En décalage avec l’environnement « humain », (surtout avec les « 1er de la classe ») je me suis réfugié très tôt dans la technique qui, elle, ne dit jamais de bêtises. Trop direct dans mes propos, je suis le contraire d’un diplomate (et n’en suis pas fier)

      J’apprécie énormément Paul Jorion et quelques (très rares) autres qui réussissent le tour de force de se faire inviter sur les plateaux, et d’en profiter pour les aérer… Mais je ne me fais pas trop d’illusion sur les limites de l’exercice.

      1. Moi qui en sait un peu plus sur les intervenants : enseignants, ingénieurs, programmeurs, médecins, juristes, artisans, paysans. À peu près dans cet ordre-là.

        46% femmes, 54% hommes. Beaucoup de commentatrices utilisent des pseudos qui font probablement penser qu’elles sont des hommes.

        Classes d’âge :
        18-24 : 27,5 %
        25-34 : 33,5 %
        35-44 : 15,5 %
        45-54 : 12,5 %
        55-64 : 5,5 %
        65+ : 5,5 %

      2. Plus de 60 % ont moins de 35 ans… Aller, ça donne de l’espoir pour la suite.

        Par contre, que des femmes n’osent pas montrer qu’elles sont des femmes, ça me rend un peu triste (je me suis toujours demandé pourquoi il y avait tellement plus d’hommes que de femmes sur ce blog…)

  8. Sortir du cadre…

    C’est aussi sortir du système de corruption qui permet de tolérer qu’une femme qui interviewe l’homme « qui ose » se fasse exploiter depuis trois ans.

    Corruption, que je côtoie également non seulement dans mon quotidien professionnel ( notariat) mais aussi depuis ma tendre enfance.

    Ca a commencé dans les années blanches de ma jeunesse, où je grandissais paisiblement dans un lotissement de personnes aisées: le maire de la commune, instit, avait eu la bonne idée de regrouper dans un même lotissement les bien pensants Professeurs, ingénieurs se disaient bonjour en tondant leur pelouse. Evidemment, pour ne pas que ça se voit trop, il y a quand même eu une famille « en décalage ». D’aucun dirait des parvenus. Le père, sans diplôme, formé sur le tas, avait réussi à faire sa place dans une boîte du coin, et sa dame était dans la même boîte.
    Le malheureux était amoureux fou de sa femme, qui elle prenait ses aises avec un peu tout le monde. Il soulageait sa douleur sur son aîné, mon ami, qui ressemblait à sa mère. Elle est décédée, et le père n’a pas cessé ses habitudes, au vu et au su de tous le voisinage qui savait fermer sa gueule au lotissement et donner des leçons de morale à l’école.
    Résultat, mon pote a sombré dans la drogue. Il s’est retrouvé avec un groupe de pieds nickelés comme lui à gazer une vieille pour lui piquer son sac. Evidemment, ils se sont fait arrêter, et tout laissait penser qu’ils allaient prendre cher. C’était sans compter que l’un des zigs avait des parents proches d’un député dont je tairais le nom, qui s’est rapproché du juge…

    Plus tard, mon bac en poche, j’ai un autre ami, élève brillant, qui se retrouve à science po Paris.
    C’est à l’époque de l’affaire de la MNEF, et DSK se retrouve à démissionner du gouvernement, et à donner des cours à la fameuse école. Un week end à glander avec l’ami, il me raconte, sourire aux lèvres, que des parties fines étaient organisées avec DSK et d’autres compères et stars de la chanson has been dont je tairais le nom au sous sol de Bercy. L’affaire DSK éclate, mon pote est pris d’amnésie.

    Et je passe les bruits de couloirs dont j’ai eu vent sur l’état des mœurs à l’assemblée nationale.

  9. Si l’on vous suis, il faut éclairer le plus possible la jeunesse! Cela me semble être une excellente idée(et rare).

      1. oui pour sûr, pas mal de jeunes sont à l’écoute, attendent un ‘combat’, et il suffit parfois de pas grand choses pour qu’il soit juste…

  10. Il est très vaniteux, voir stupide, de tromper le public en lui disant qu’un modèle informatique est capable de prédire le climat de la terre dans 50 ans. En plus de nous faire croire qu’il existe des domaines écologiques encore « sous contrôle », ce genre de sport de modélisation est devenu la pseudo-science par excellence pour légitimer des taxes en tout genre, tout cela est bien loin de la vraie écologie.

    1. Et oui, Sapristi!
      Et quand on voit comment l’Economie est « sous contrôle », ça donne une idée de ce que ça peut donner avec l’Ecologie!

  11. Cher Mr Jorion,

    46% femmes, 54% hommes. […]
    Classes d’âge :
    18-24 : 27,5 %
    25-34 : 33,5 %
    35-44 : 15,5 %
    45-54 : 12,5 %
    55-64 : 5,5 %
    65+ : 5,5 %

    Calamité! Encore des statistiques! Mon urticaire se réveille!
    Dommage que vous ne nous ayez pas sorti un beau Camenbert en couleur, je vous aurais fait le « coup du corbeau et du renard »…: Maître Jorion sur un arbre perché…
    Plaisanterie mise à part, d’où viennent donc ces chiffres, sont ils fiables? J’aurais parié sur sensiblement moins de jeunes ( vos plus de 75% me paraissent optimistes)à cause du traditionnel « fossé entre les générations ». L’auriez vous adroitement comblé? Ce serait inespéré!
    Cordialement,Eric.

  12. Plus j’observe, je lis, j’écoute et plus cela me conforte dans le fait que la vérité et le réel ne sont diffusés (à grand peine) que par une minorité de gens honnêtes et parfaitement crédibles.
    Sauf exceptions, la proportion des réels experts décroit avec leur niveau de notoriété et surtout leur présence sur les plateaux, dans les médias.

    Terre à terre, mon émission radio fétiche traitant de l’environnement, a consacré 6 volets au « blues des experts ».

    1er volet – Avec Bernard Laponche pour introduire le sujet en prenant en exemple le traitement du nucléaire en France.
    http://www.franceculture.fr/emission-terre-a-terre-le-blues-des-experts-1-2014-09-13

    La suite :
    . « Projet ITER : eau dans le gaz à tous les étages » – une histoire folle.
    . « Reproduction artificielle et marchandisation du vivant » – ciel qu’allons-nous devenir ?
    . « Les nanotoxiques » – le pire, on nous cache tout ou presque, il y en a partout et les nanos vont partout, c’est du (OGM + Pesticide + PE) puissance n
    . « Le Blues des experts – 2 » – Avec : François Veillerette, président fondateur de Générations futures (ex-MDRGF) et président du réseau européen Pesticide Action Network (PAN Europe), Ouf, la résistance est là.

    http://www.generations-futures.fr/sinformer/pesticides/
    « Avec 62700 tonnes de matières actives utilisées par an, la France est, de loin, le premier utilisateur européen. Elle est le 3° utilisateur au monde après les Etats-Unis et le Japon !

    Heureusement qu’il nous reste de véritables experts crédibles face à la puissance écrasante des lobbies trop souvent soutenus pas nos « zélites ».

    Et pour finir : « Les dangers des pesticides » Un sujet qui me tient particulièrement à cœur car il traitait surtout des abeilles.

    « La disparition des abeilles, avec Thierry Dolivet, responsable de la commission apiculture et Jean Sabench, chargé du dossier pesticides à la Confédération paysanne. »

    http://www.franceculture.fr/emission-terre-a-terre-les-dangers-des-pesticides-2014-10-18

    « Si l’abeille venait à disparaître, l’homme n’aurait plus que quelques années à vivre. » C’est l’une des versions de la phrase attribuée à Albert Einstein et conforté par Hubert Reeves :
    « Le sort de l’humanité est lié à celui des pollinisateurs. Et ce sont surtout des insectes, dont les abeilles. »
    http://www.hubertreeves.info/chroniques/pdf_jdm/20080302.pdf

    Le site de l’émission Terre à terre qui poursuit son super travail d’information sur le thème « Territoires sans ménagement ».
    Le 1er volet était saisissant et nous fait découvrir les relations élus locaux et nationaux, résidents, défenseurs de l’environnement.
    Heureusement que force reste à la loi….ou presque.
    http://www.franceculture.fr/emission-terre-a-terre-0

    Et pour conclure, le comble, où l’on navigue entre tromperie, affabulation, mensonges à des niveaux inimaginables.

    Le Monde des 13/10 et 20/10, 2 chroniques décoiffantes de Stéphane Foucart
    « Le chlore aux temps du choléra »
    http://lemonde.fr/planete/article/2014/10/13/le-chlore-au-temps-du-cholera_4505153_3244.html

    « Choléra en Haïti : autopsie d’une légende urbaine »
    http://lemonde.fr/planete/article/2014/10/20/la-rumeur-etait-presque-parfaite_4509106_3244.html

    Cela commence par une anecdote géante rapportée par un sociologue libéral et libéré qui s’est heureusement dédit et se poursuit par un vice-Pdt de l’Académie des sciences (excusez du peu) en passant par le Pérou et même l’industrie du tabac !
    Je comprends mieux pourquoi le principe de précaution subit des attaques organisées, que les écologistes sont affublés d’épithètes frisant la calomnie et je serais dorénavant encore plus sceptique à la lecture de certains articles de journaux mais aussi de revues scientifiques.

  13. Concernant la question de fond du jour, à savoir « Paul Jorion va-t-il encore être invité à Euronews ? », j’ai envie de dire tout simplement ceci : si un jour la réponse est « oui », ça voudra dire qu’une masse critique suffisante aura pigé, en tout cas chez Euronews. Un point de bascule aura été dépassé. Et pour tous les autres médias, c’est pareil.

    Si après tous ces efforts, Paul Jorion se mettait vraiment à être écouté par les médias, c’est que la fêlure entre le pouvoir (sous toutes ses formes) et les gens « normaux » sera devenue tellement flagrante auprès des hommes de pouvoir qu’ils ne pourront plus ne pas en tenir compte, faire comme si elle n’existait pas ou combattre ceux qui la leur mettent sous le nez.

    Et ça, ce serait une très, très bonne nouvelle…

    1. la fêlure entre le pouvoir (sous toutes ses formes) et les gens « normaux » sera devenue tellement flagrante auprès des hommes de pouvoir qu’ils ne pourront plus ne pas en tenir compte…

      Cela pourrait bien se réaliser lorsque le système financier et l’économie toute entière vont partir en vrille pour de bon.
      Et cela ne saurait tarder si j’interprète bien les billets de François Leclerc et de Paul Jorion.

      1. la fêlure entre le pouvoir (sous toutes ses formes) et les gens « normaux » sera devenue tellement flagrante auprès des hommes de pouvoir qu’ils ne pourront plus ne pas en tenir compte…

        A moins que cette félure ne deviennent une faille tellement vertigineuse que les hommes de pouvoir décident de ne plus en tenir compte du tout…C’est ce qui amène à des dictatures.
        Faudrait-il prier pour que l’économie toute entière tombe en vrille avant cela?

  14. Bonsoir,
    c’est l’un de ceux (« le temps qu’il fait ») que je préfère. Le contenant et le contenu, le fond et la forme ! Amicalement.

  15. Paul Jorion
    25 octobre 2014 à 15:39
    Moi qui en sait un peu plus sur les intervenants : enseignants, ingénieurs, programmeurs, médecins, juristes, artisans, paysans. À peu près dans cet ordre-là.

    Cher Mr Jorion,

    Permettez- moi de rebondir un peu tardivement… …Billet d’humeur…(mauvaise)
    Artisans et paysans seraient-ils à la traîne? Dommage, ce sont peut-être ceux là même qui produisent le plus d’efforts pour alimenter au sens propre comme au sens figuré nos besoins les plus fondamentaux…
    Et ceux-ci que pensent-ils donc, occupés qu’ils sont à tenter de gagner leur vie par leur seul travail, alors que nos intellectuels se croyant déchus de leur appartenance à la « classe moyenne » étalent sans retenue leurs considérations existentielles, regrettant un immobilisme des « masses » face aux trahisons publiques de nos élus?
    Ces « vrai » gens là travaillent, sans filet, sans vacances,sans allocation chômage ou revenu minimum, ils s’adaptent tant bien que mal à la situation et sont probablement responsables du peu de croissance qui nous reste!
    Mais si il ne disent rien, c’est peut-être qu’ils ne pense rien (ces bougres d’illettrés!Ces « sans-dent » tout juste bons à coiffer des bonnets rouges et à déraciner des portiques « écotaxe »..!)…

    Les travailleurs manuels salariés bien-sûr, mais surtout indépendants, petits entrepreneurs, ou agriculteurs ont aussi un cerveau, et leur différence avec les travailleurs intellectuels, c’est que leurs liaisons nerveuses cerveau/mains fonctionnent encore parce qu’elles y sont habituées de longue date.
    Alors, je dirai aux « beaux parleurs » que nous sommes tous un peu, malgré nous, ici, et qui déplorons, sans la comprendre, cette apparente « apathie populaire » pour l’action concrète qu’ils devraient, ou pourrait initier à notre place pour que nous leur emboîtions ensuite le pas, si la cause nous paraît juste:

    -Souffrez qu’ils hésitent encore à envahir les rues pour arracher le pouvoir aux mains de nos élites, ils sont bien seuls, et préfèrent attendre un peu d’avoir tout perdu, pour n’avoir plus rien à perdre.

    J’ose espérer qu’il y en a au moins quelques rares échantillons sur ce forum, conformément à ces glaciales statistiques de fréquentation (tout en redoutant qu’il ne s’agissent que de statistiques!)…
    Je les invite à se signaler afin qu’ils puissent aider à tempérer les ardeurs des théoriciens pour canaliser les énergies à construire, et non à toujours démolir et diviser verbalement ou par écrit, uniquement parce que le défaitisme plus facile.
    Mr Jorion, il faut faire aussi parler les « sans-quenotte », car ils sont sur les dents et il ne faudrait pas qu’il s’engagent tous dans « la Marine »..!

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