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34 réflexions sur « Cours d’économie : les leçons de la crise ? »

  1. Encore une preuve avérée du pragmatisme des universitaires belges…., ils ne sont pas prêts à entonner la ‘Tyrolienne’ 😉

  2. Pauvres belges, isolés dans les brumes de leurs plat pays, et tentés par l’hérésie !
    Vite ! Envoyons-leur des Tirole, des Macron, des Minc, pour leur faire retrouver le droit chemin de l’économie quantitative et l’amour du Saint Marché !
    Bon, s’ils en profitent pour inaugurer la recette du waterzooi de missionnaire, on ne leur en tiendra finalement pas trop rigueur… Mais ils risquent alors de s’attirer les foudres du Grand Inquisiteur Vallsemada.

    1. T’inquiète !
      Les bruxellois se farcissent déjà les eurocrates. C’est pas mal, non ?

    1. Structure d’université puissante plutôt que de Grandes Ecoles, Napoléon n’a pas eu le temps d’en faire trop là-bas. Ces universités ont plus de légimité sur « le savoir », mais sont davantage « attendues au tournant », visiblement.
      Je connais un peu Gand, l’Université côté Science est très efficace, et assez en prise avec la formation de tous les jeunes, à première vue. Ce n’est pas l’impression de marasme que je peux voir en-deça du Quiévrain où la séparation GE/U se fait toujours peu ou prou sentir.

  3. De la maternelle à l’université, nous sous estimons grandement l’importance des informations inculquées.
    (mais d’où peut bien venir ce changement rassurant chez M.Colmant?? 🙂 )

  4. La jeunesse reste notre espoir, ne jamais cesser de lui expliquer que la culture de masse est toujours celle du pouvoir et des vainqueurs.

    Le premier devoir d’un enseignant est de prévenir son public que, tandis qu’il va raconter une histoire qu’il aime bien et qui sonne bien, ses auditeurs doivent se garder de s’y laisser pendre. Le premier devoir d’un enseignant est de dire à son public: vous en savez beaucoup plus que moi, mais peut-être ne trouverez-vous pas mon histoire déplaisante

    . Feyerabend Paul, Dialogues sur la connaissance

  5. des jeunes qui refusent d’être des petits soldats du Grand Capital ?…un rêve passe…

  6. Si je ne m’abuse, il s’agirait encore ici d’une brèche…Il faut croire en elles et à leur béance!…

  7. Cela me fait penser à « inside job ». La science économique doit rentrer dans le cadre de l’économie politique qui construit notre contrat social. Pour l’instant, c’est la vision, le dogme des vainqueurs de la crise qui est déversé principalement dans les auditoires. Ceux à qui profite le crime. Et les vaincus restent vaincus ? Ils ont l’air de vouloir remuer. C’est un bon début.

  8. Beaucoup de retard de la part des étudiants en Belgique par rapports aux étudiants en France… largement compensé par la flexibilité dont fait preuve l’enseignement belge par rapport à l’enseignement français !

    1. Julien, une question subsidiaire (et explicative?) pour ce qui est de l’enseignement de l’économie. En Belgique y a-t-il ce réseau grandes écoles de commerce qui en France ( je suppose) domine l’enseignement de l’économie (cf. TSE et M. Tirole) ?

      1. L’enseignement de l’économie en Belgique s’appuie essentiellement sur 3 réseaux, par ordre de « prestige » ==> un tout petit noyau de business schools, qui sont en fait rattachées à des pôles universitaires (Vlerick Management School, Solvay Business School, UAMS, HEC Liège, Louvain School of Management), les universités (essentiellement UCL, ULB, UGent, KUL, HUB et UA, dont seules Liège et Gand sont des universités publiques, les autres ayant une autorité privée) et enfin les Hautes Écoles, qui n’ont de « hautes » que le nom, puisque ça n’a rien à voir avec les « grandes écoles » en France.

      1. Les mouvements de protestation des étudiants ont fait parler d’eux en France il y a déjà plusieurs années. Ce n’était pas le cas en Belgique. C’est compensé par le fait qu’en Frnce ils se sont heurtés à un mur alors qu’en Belgique, on accepte de changer la tapisserie au moins sur un des murs de la pièce.

      2. Pas vu pas pris…
        Je ne vois pas à quoi tu fais référence. Bon je suis bien loin de la fac en éco la plus proche, alors je ne dis rien.

  9. Ils ont la chance de ne pas avoir de prix dit Nobel d’économie… et d’avoir Paul Jorion et Bruno Colmant

    1. Quelques petits cours d’ETHIQUE,d’abord pour les « gestionnaires »,ensuite pour les économistes,
      C’EST UNE VERITABLE PLAISANTERIE.Bizarre,Mr Colmant a l’air de trouver cela suffisant.
      Se moque-t-il ? A vrai dire,seul(e)s celles et ceux qui ont suivi de tels « cours » d’éthique
      savent à quel point c’est réellement d’une pauvreté absolue.J’en connais,je parle des étudiants.
      C’est l’ensemble de ce qui est enseigné en économie et en « management science » qui est à
      revoir du tout au tout.Certains le savent depuis longtemps.Le camouflage volontaire (ou non…)
      de l’ESPRIT CRITIQUE et de la CURIOSITE,sans lesquels la démarche scientifique ne saurait exister, a fait le reste,et voilà maintenant où l’on en est.Un BLOC IDEOLOGIQUE.Bravo !

      1. La question est la suivante : est-ce un progrès ou un pas en arrière ? Progrès assurément. À moins d’imaginer que du jour au lendemain tout l’enseignement soit passé à la moulinette d’un coup et que Keynes redevienne l’alpha et l’oméga d’un coup de baguette magique.

      2. En France et ailleurs, il y avait de façon récurrente des cours d’épistémologie et d’histoire des sciences, pour pousser à une curiosité « au-delà des équations ». Souvent s’en chargeait le prof le plus vétilleux ou aigri du coin, c’était pas terrible.
        Ce n’est que depuis une décennie qu’on ressent vraiment en sciences « dures » des effets de saturation, amplifiés par les financements ciblés (ERC) et la rengaine de l’Excellence. Du coup, il existe des bulles scientifiques plus visibles et plus « vaines » que les précédentes, à mon avis. Mais il y a encore énormément de marge avant que le prestige soit émoussé, parce que le vocabulaire reste riche et basée sur une physique riche, le storytelling « systémique mais innocent » a encore de beaux jours devant lui pour recruter des gens assez dociles par rapport à ce que diront les aînés : pas de « crise » à cuver notamment en sciences dures

      3. @ timiota
        Un peu hors-sujet, me que voulez-vous dire par « les effets de saturation en sciences dures amplifiés par les financements ciblés » ? Merci.

      4. @ Krasci
        Je veux dire les modes et les buzz, tout le monde qui se met à faire un peu la même chose. Quand c’est un début inattendu comme le graphène ou les supra haute Tc, c’est assez normal pendant quelques années. Quand c’est l’exploitation d’un filon dont on peut dire « puisque ça ne marche pas si bien, nous devons continuer », c’est un peu plus inquiétant.
        Exemple assez précis, ce qu’on appelle aujourd’hui la « plasmonique », mais ce me semble un peu trop spécialisé pour le blog. Allez voir les agrégateurs comme « Eureka » et autre de nouvelles scientifiques. On retrouve vingt fois un thème assez connu, avec la phrase « pourrait conduire à » suivi de « des innovations fantastiques » ou quelque chose d’approchant. On approche du dogme, disons.

        Autre effet, la multiplication de journaux en haut et en bas de l’échelle : N versions de Nature dans lesquelles il faut publier pour exister, les journaux institutionnels des sociétés établies qui périclitent (l’Opt Soc Am, l’IEEE ) ou modifient leur modèle pour boucher les trous dans le style « si on rassemble tout et n’importe quoi on sera bcp cité » (Optics Express de l’OSA) ou font « leur » excellence (NanoLetters de l’Am Chem Soc).
        Physical Review a a peu près maintenu la barre, mais la revue phare Phys Rev Lett a quand même perdu son statut « horizontal », on peut passez à côté du truc vraiment important si on s’en contente, ce qui n’était pas le cas.

        Je reprends le fil du « pourrait conduire à » de maintenant et d’avant :
        Une référence de « ce qui marche » pour la génération de mes ainés (des babyboomers…) à été les semiconducteurs et l’optoélectroniques, ou les innovations réllement applicables se sont succédées rapidement entre 1950 et 2000, version Bell Labs entre autres.
        Je ne sais pas très bien présenter les choses proprement pour un outsider. Je pense qu’il y a quelques articles qui régulièrement se plaignent de la situation, ceux de Michael Berry à Bristol par exemple, un penseur hors pair de la physique qui a décidé de longue date de ne plus publier dans les revues à succès.

      5. Même réaction que devillebichot concernant le cours d’éthique.
        Sans revenir à Keynes, un renforcement des enseignements d’histoire des faits économiques en début de cursus serait déjà un grand pas en avant. L’étudiant y trouvera nombre d’occasions de prendre le discours dominant à contre-pied (par exemple l’apogée de la première mondialisation de 1890 à 1914 était une période protectionniste). Il y découvrira également nombre de mécanismes économiques implicites pour comprendre le fonctionnement de l’économie (oui, les représentations mathématiques ne sont pas toujours un passage obligé pour aborder certaines choses).
        Cela nous évitera, peut être, un prochain prix Nobel d’économie inculte qui fera un contresens historique en parlant de la crise de 29.

  10. Pendant ce temps là en France…

    Ce matin

    Sur France Culture
    Gérard Collomb : « Il faut continuer à faire des réformes et à tout réformer (comprendre casser un peu plus le code du travail) »

    Sur France Inter:
    Jean-Christophe Lagarde : « Retour aux 39 h sans hausse de salaire…., l’UDI préfère le contrat à la loi chaque fois que c’est possible….il faut alléger notre code du travail….faire sauter les seuils sociaux…On doit redonner de la compétitivité à nos entreprises… »

    Sur BFM
    Alain Madelin (l’anti-Piketty) : « Pour doper la croissance, le capital doit être encouragé (comprendre moins taxé) et le talent récompensé (comprendre plus de primes et bonus) »

    Tout va bien braves gens, dormez en paix, la science économique veille sur vous.

    1. Mr Madelin fut,en France,Ministre de l’industrie.Comme il était « libéral » jusqu’au bout des ongles,
      il a pu vivre assez  » paisiblement »sa fonction;en effet son principe essentiel était de « laisser faire ».
      Une pente à laquelle on ne pense pas:plus on est  » paresseux »,plus on est libéral quand on se
      trouve « aux responsabilités »…..

    2. Sous le masque de la blanche Collomb (sans « e » et sans ailes) le rapace qui jamais ne descend de son train de privilégiés ? pour aller se frotter, un peu, avec les invisibles, ceux qui morflent dans le réel et dans les fins de mois qui sonnent creux. Après ça joue les vierges effarouchées qui reprochent aux autres d’aller voter FN.
      Ce dernier n’étant pas la solution bien entendu. Pauvre France.

  11. Un jeune voisin (étudiant universitaire) nous appelle de temps en temps parce qu’il pète les plombs. Il suit les cours de master en droit dans une université flamande et il est outré des conflits d’intérêt. De très nombreux professeurs sont avocats d’affaires et viennent donner quelques cours à l’université. Il n’y a pas de préalable au moment de la présentation du contenu du cours, jamais il n’est dit : « Voilà c’est ma vision du droit fiscal, du droit financier… C’est mon opinion que je donne et vous en faites, ce que vous voulez, faites-vous la vôtre ». Les étudiants sont plongés dans un bain de droit libéral, neo-libéral, mais jamais défini comme tel. Le discours universitaire fait comme si le droit était une matière neutre alors qu’il est politique. Tout est fait pour que ce mot n’apparaisse jamais.
    Comme on l’a vu, c’est la même chose en économie. Très bon reportage de la RTBF
    Quand j’étais jeune, nos professeurs d’unif étaient souvent des intellectuels, ils développaient une pensée critique(dans le sens du « crino » grec qui veut dire discernement) sur notre époque, et qui pour ce faire écrivaient. Ce type d’intellectuels ont pratiquement disparu des universités. Ils ont même perdu toute crédibilité quand il en reste. « Intellectuel » est devenu un gros mot. On voit bien dans ce reportage que les étudiants ne trouvent pas de réponse à leurs questions puisqu’il leur est répondu en termes de cours d’éthique, de développement durable…. Ce n’est pas cela la réponse à la question qu’ils posent. Ils risquent très fort de se retrouver comme les Grecs sans interlocuteur à hauteur de la question posée. Seuls.
    Tout cela notamment parce que nous vivons dans un mépris du « politique » et de « l’intellectuel ». Lire un éclairage sur ce qui nous arrive, c’est celui de Fred Turner.
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/02/19/l-antipolitique-peche-originel-de-la-silicon-valley_4577534_4408996.html et http://rue89.nouvelobs.com/2014/12/21/fred-turner-google-uber-lideologie-silicon-valley-treize-mots-256671

    1. Il serait trés intéressant de faire une analyse de ce qui s’est passé avec le Minitel (Médium interactif par numérisation d’information téléphonique presenté comme remplaçant l’annuaire du téléphone) et de l’influence qu’ont eu sur lui les idées politiques de ceux qui l’ont mis en place (époque Giscard si je ne me trompe.) Comme pour Internet son utilisation n’a pas vraiment été celle prévue au départ mais Internet a été conçu dés le début pour des communications d’egal à égal (pair to pair) et le Mintel pour une communication du haut vers le bas (impossible d’envoyer quelque chose d’un Minitel vers un autre Minitel.)

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