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39 réflexions sur « Richesse et pouvoir, une confusion utile, par Pascal »

  1.  » l’égalitarisme imbécile de la vieille dictature communiste dont on sait tous ce qu’elle est devenue. »
    Juste une remarque : c’est justement l’inégalité avec la création de l’oligarchie qui a perdu la « vieille dictature » pas du tout communiste de l’URSS. Staline a joué le même rôle que Napoléon chez nous.
    « Devant certains écarts abyssaux, certains invoqueront d’urgence la raison éthique et même la morale mais ces deux là relèvent de la discipline personnelle de chacun et ne regardent en rien la société. »
    Au contraire, l’éthique et la morale sont éminemment sociétaires et contribuent au contrat social.
    J’aimerais ajouter une réflexion qui peut paraître naïve :
    La masse monétaire étant par définition limitée, il arrive ce que nous pouvons tous constater : plus les riches deviennent riches, plus les pauvres s’appauvrissent.

    1. Euh… « La masse monétaire étant par définition limitée »… ben non, justement, c’est la politique monétaire qui définit la masse monétaire… en Europe, on a délégué ça à la BCE, et heureusement, elle augmente la masse monétaire à un rythme très rapide… (qu’on payera un jour ????) On appelle ça du quantitative easing. Le problème, c’est que les représentants des peuples, (au Parlement Européen) n’ont aucun pouvoir sur la BCE.

    2. « La masse monétaire étant par définition limitée » : Essayez de vous documenter sur le sujet, vous changerez d’avis. Bon courage.

      « il arrive ce que nous pouvons tous constater : plus les riches deviennent riches, plus les pauvres s’appauvrissent » : c’est vrai. Lisez Piketty, vous aurez un début de réponse

      1. J’ai lu Piketty, que j’apprécie beaucoup. Et j’avoue que je ne vois pas le rapport avec la masse monétaire. Maintenant, si vous avez une référence, ça m’intéressera. Je m’intéresse un peu aux problèmes monétaires, et d’Aglietta à Orléan en passant par Jorion (bien sûr), je n’ai jamais vu que la masse monétaire était « limitée par définition ». C’est une ânerie.

        Si les riches deviennent plus riches, c’est parce qu’ils sont, en connivence totale avec le politique (quand ils ne sont pas directement au pouvoir), ils ont les moyens de capter chaque année un peu plus de la richesse produite, et d’en donner un peu moins aux salariés et autres fournisseurs… et donc les pauvres deviennent plus pauvres. Cela se passe sur fond de mondialisation (mieux vaut fabriquer en Asie, pays à salariés low cost), d’automatisation, et de robotisation, etc. Toutes choses qui modifient à toute vitesse le rapport de force en faveur des propriétaires du capital versus les travailleurs.

  2. Comment peut-on sous-estimer le marché des plus pauvres, la croissance, (pas trop écologique), elle est là.

    Un pauvre avec un peu plus d’argent pourrait s’acheter la Twingo qui lui manque, un riche avec un peu moins d’argent pourra continuer à profiter de sa résidence secondaire sans difficulté.

    Comment se fait-il que ce raisonnement de base n’ait pas été fait par ceux qui nous gouvernent ? Aucun intérêt à le faire ? Polluer par les experts économistes qui calent leur croissance potentielle sur le passé, période durant laquelle les pauvres devenaient de plus en plus pauvres ?

    Quand l’égoïsme prend le pas sur le bon sens, on bassine le public avec le risque de sortie de la Grèce de l’Euro alors que la messe était dite.  Mr Yarouflakis, professeur d’économie le savait pertinemment et en tenant bon, il a réussi à nous faire aller dans la bonne direction. Merci David. Merci au blog de Paul Jorion.

    1. @PYD

      Merci , ça fait du bien à entendre !

      je taf dans le social et c’est pire que ce que tout le monde peut dire au sujet des pauvres, il y a plein d’individus cassés qui sont croyez moi magnifiques à l’intérieur et c’est sur cette petite lumière, ce joyau qu’il faut s’accrocher pour leur apporter un soutien qui peut parfois leur redonner l’envie de se redresser. Dans les états de grande solitude intérieure et de souffrance qu’ils traversent ; chaque pas franchi est une montagne enjambé, un miracle de la vie qui dit encore oui et on ne sait même pas pourquoi …une fois ça passe  et la suivant ça casse…même le sytème de « soutien » et du « social » est totalement à reconsidérer, et pas seulement d’un point de vue pécunier……Il y a des aidants bénévoles ou pas , qui sont vraiment de belles personnes, mais les structures actuelles , mises à part des assos qui font du trés bon boulot, sont psychorigides et obsolètes donc totalement inadaptées !

      Etre amenuisé materiellement c’est dur; mais c’est quand le moral et l’espoir sont brisés chez un individu que c’est le plus difficile et qu’il faut être le plus précautionneux et attentif à sa souffrance car c’est là que tout peut basculer,  et ce que cela demande en énergie et en présence va au delà, bien au delà de la simple protestation et de la  foi, demandez à une infirmière ou à un juge pour enfants ou à la brigade des mineurs, la résistance ne se fait pas que sur les barricades, encore merci.

      1. En fait c’était à Yves Vermont que je répondais, mais ces propos n’ont pas trahi PyD, ni Vigneron, il me semble. Merci à vous tous.

  3. Interdire toute discrimination fondée sur la fortune, revient de fait à inscrire dans la loi (ou presque) les inégalités de fortune comme étant inaliénables et incontestables.

    Évitons le ridicule du contresens s’il vous plaît; l’interdiction de la discrimination selon la fortune de la Charte est précisément là pour protéger formellement les moins fortunés de toute diminution de droits et nullement autre chose. Ne serait-ce que le principe de l’impôt progressif serait sinon inadmissible.

    1. Je crois qu’on peut légitimement qualifier ce genre de billets comme étant une nouvelle manifestation symptomatique d’un certain « conspirationnisme juridique ».

      1. De faux billet même…

         

        On dirait que le gars a tout compris à l’envers non ? ! Enfin moi, c’est l’effet que cela me fait.

    2. D’accord mais si c’était réellement l’intention, il aurait mieux valu écrire :

      « Est interdite, toute discrimination fondée notamment sur , la pauvreté, …. »

      1. Est interdite, toute discrimination fondée notamment sur …, la pauvreté

        C’est ça, génial…

        Et sur la sottise, on peut discriminer m’sieur l’agent ?

      2. Discrimination sur la pauvreté: la discrimination pourrait être positive…

        Discrimination  positive, la pauvreté étant élargie à toutes les défaveurs.
        La chose n’offre pas, paraît-il, des résultats à long terme très convaincants aux USA, sauf pour les originaires de pays asiatiques.

        Deux possibilités:
        1- Les USA sont dans une mauvaise passe. Quoiqu’ils fassent actuellement, ça rate. Y compris quand ils se démènent guidés par la générosité.

        2- Les USA ne sont plus un modèle fiable. Il va falloir modifier des croyances collectives établies depuis une éternité. – Je me souviens de mon coiffeur qui,  pour établir les hautes qualités d’un de sa pratique, disait souverainement:   » D’ailleurs, il a fait le débarquement avec les Américains « -.   Espérons que nos dirigeants cesseront de reproduire systématiquement les mêmes erreurs qu’eux, avec dix ans de retard.
        Oui, regarder ailleurs…

    3. Vigneron signale avec raison qu’une redistribution  constitutionnellement acceptée de la richesse se donne pour but d’éviter que la « bonne fortune » ( entre autres  sous la forme particulière de richesse personnelle acquise) ne vienne favoriser des discriminations ( sous la forme d’une prise de pouvoir ). On ne saurait confondre, ou contester,  l’inégalité de fortune  interindividuelle, mais la  pratique politique du droit peut en effet tendre à rééquilibrer des inégalités (naturelles ou culturelles)  qu’il faut bien constater.

    4. Oui, sans aucun doute. En Belgique, un propriétaire vient d’être condamné pour avoir exclu dans une annonce immobilière les candidats locataires n’ayant pas un contrat d’emploi à durée indéterminée. Le juge a considéré qu’il s’agissait là d’une discrimination basée sur la fortune.

      1. 1/ Le propriétaire est complètement con : il lui suffisait d’attendre les visites et les dossiers des locataires pour faire le tri, le mentionner comme un pré-requis le mettait inutilement en porte-à-faux. En France, sur toutes les zones urbaines tendues, la sélection se fait systématiquement sur base du CDI. Pas besoin de l’écrire dans une annonce.

        2/ Un CDI ne signifie presque rien en Belgique, étant donné qu’un salarié en CDI peut-être mis à la porte sans aucune justification. Rien à voir avec le régime qui prévaut en France. À la limite avec un CDD d’un ou deux ans, le proprio est à peu près tranquille sur cette période 😉

  4. Richesse = pouvoir, c’est évident.
    Aujourd’hui le contrepoids politique ne semble même plus agir efficacement. Bien au contraire, il participe à l’accentuation du phénomène, que ce soit de manière rhétorique ou par des choix de société.
    Mais il y a plus grave : quel que soit le penchant ou l’opinion politique, c’est tout de même la « justice » qui devrait garder une parfaite intégrité. On peut, à la limite se satisfaire du « deux poids deux mesures », mais quand il suffit de franchir une frontière pour s’exonérer de la loi, ou des impôts, la limite est atteinte. Encore pire, lorsque les lois sont conçues pour préserver les intérêts de quelques privilégiés. Car autant on peut garder l’espoir de pouvoir luter contre les inégalités, autant l’inégalité érigée comme loi est difficile à contrecarrer.
    Il suffit de voir les tentatives en cours de « protection du droit commercial ». Les politiques s’y précipitent, en quête de la fameuse croissance éternelle, croyant un peu bêtement au mirage. Comme si à défaut d’idées, il fallait trouver du carburant.

    1. Quand il y a une permanence dans une situation il est possible que les déterminants de celle-ci ne soient pas factuels mais structurels.

      Est il possible modifier durablement la structure d’ une communauté humaine?

      Selon que vous serez puissant (riche) ou misérable (misérable),
      Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. (Jean de la Fontaine)

      http://www.jdlf.com/lesfables/livrevii/lesanimauxmaladesdelapeste

    2. Richesse = Pouvoir a très bien été démontré par Paul Jorion:

       

      Pour rappel, les prix sont fixés non pas sur une prétendue valeur intrinsèque d’une marchandise, mais sur le rapport de force entre le vendeur et l’acheteur.

      Bref, un prix illustre un rapport de force.

      Il est donc logique au final que le riche soit celui qui maitrise le rapport de force, en d’autres termes, il est inévitable (à moins de réglementer) que le riche ait le pouvoir.

       

  5. Aujourd’hui à Luxembourg le ministre grec des affaires étrangères Kotzias s’est courageusement abstenu d’opposer le veto grec à l’extension jusqu’à fin janvier 2016 des sanctions européennes contre son ami Putin. 🙂

    1. ??? Cela voudrait donc dire que les adeptes du seul intérêt de l’argent ont réussi à faire exploser un gouvernement issu d’un vote démocratique, ou c’est plus compliqué  ?

      Et si l’on donnait le pouvoir à l’homme le plus riche au monde, au moins on saurait pour qui on travaille. Et en échange on n’aurait plus à s’occuper de gérer les comptes, les salaires, les impôts, les factures, les taxes… que du bonheur.

      Je plaisante.

      1. Voici les premières instructions à exécuter par la population:
        PROMPT
        TASKLIST
        CMD            
        CHKDSK
        MOVE   € =>  $
        COPY *.* C : W :
        format c:
        CLS     
        EXIT

  6. De même qu’a été instauré un revenu minimum, il faudra bien aussi parvenir à instaurer un revenu maximum par individu (nature et numéraire).

    Et également parvenir à plafonner la réserve d’épargne et le capital individuel.

    Le débat « gauche vs droite » prendrait alors un sens chiffré dans l’établissement du dit plafond et du ratio Revenu max / RSA .

    1. Rêvons…

      Mais attention aux tomates et œufs pourris,  jusqu’au mépris et autres agressions verbales, quand on s’écarte du droit chemin.

      La Religion est sans pardon.

      J’ai entendu cet après midi un commentateur respecté (?) dire que les ministres de l’euro allaient enfin être libérés des « cours d’économie marxiste puérile » que leur délivrait Varoufakis…

  7. Y’a une coquille dans le papier de François Leclerc il faut lire

    Mes trois premières leçons se dégagent déjà…

    Et non pas

    Mais trois premières leçons se dégagent déjà…

  8. Pourtant, « la concentration des richesses » ainsi que « les inégalités de richesses », comme le prétend le libéralisme anglo-saxon empreint du rigorisme protestant, ne seraient que la résultante du labeur de certains qui mieux que d’autres ont su faire fructifier leur business.

    Bon, c’était il y a longtemps, la composante écologique et les limites des ressources sont passés par là. C’est ce qu’évoque la partie environnementale du soliton de Paul Jorion. Un business ne peut fructifier qu’en consommant des ressources planétaires et en détruisant l’environnement.

    Intégrer cette partie dans votre billet et les conclusions sont toutes autres, sans tenir compte de cela il n’est pas possible de résoudre le problème.

  9. Pourtant, « la concentration des richesses » ainsi que « les inégalités de richesses », comme le prétend le libéralisme anglo-saxon empreint du rigorisme protestant, ne seraient que la résultante du labeur de certains qui mieux que d’autres ont su faire fructifier leur business.

    Bon, c’était il y a longtemps, la composante écologique et les limites des ressources sont passés par là. C’est ce qu’évoque la partie environnementale du soliton de Paul Jorion. Un business ne peut fructifier qu’en consommant des ressources planétaires et en détruisant l’environnement.

    Intégrer cette partie dans votre billet et les conclusions sont toutes autres, sans tenir compte de cela il n’est pas possible de résoudre le problème.

      1. +1 , y a du monde…. 🙂

        ps : Denis Robert récit sur Cavanna, holaaaa…., super je plussoie 1 max, l’un comme l’autre déchainés , libérateurs et jubilatoires !

  10. Ce billet qui vise à poser le poids de la « richesse » dans l’acquisition et la conservation du  » pouvoir », me semble tomber dans le piège de la double face ( en français, mais pas dans d’autres langues) du mot  » pouvoir »:

    – autorité institutionnelle

    – capacité  , aptitudes , ressources nécessaire à .

    Sur le premier sens ,on peut traduire démocratie .

    Sur le second , on peut inclure la « richesse » et plus largement le marché .

    Ce combat entre démocratie et marché , cher à Attali , est d’ailleurs dans l’actualité gréco-européenne et mondiale , et l’issue , forcément négociée et imparfaite pour les deux « camps » , peut être riche d’enseignement pour révéler les pistes qui auront pu être trouvées pour dénouer l’éternelle bataille entre pouvoir démocratique ( qui est pour le coup , un vouloir ) , et le pouvoir au sens de la disponibilité des ressources , dont financières .

    Sur le fond , mo intuition est que les voies de « mise en synergie » des deux combattants , peut avoir à gagner de s’s’inspirer des analyses multiples sur la notion de pouvoir dans les organisations au sens large .

    Au plan strict des lois institutionnelles et de la première d’entre elles , la Constitution , plutôt que de « richesse » ou de « fortune » ( comme ce dernier mot est révélateur !), c’est la sacralisation de la propriété qui me parait justiciable d’une purge ( sinon d’un complot !) .

    Peut être faudrait-il aller voir du côté de la Chine , où il me semble que la propriété est , maintenant ,conditionnelle et limitée dans le temps , pour trouver quelques voies opérationnelles afin de maîtriser la bête .

  11. Question confusion sémantique, notons que le mot fortune a, dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, pour équivalent dans la version en langue anglaise le mot property (source : http://www.europarl.europa.eu/charter/pdf/text_en.pdf ).

    Je pense qu’il serait intéressant d’articuler chaque élément de cet article en fonction de ce que l’avoir permet comme surplus d’être ; et inversement ; et négativement.

    Colossale entreprise pour un simple commentaire.

    Intuitivement, j’ai dans l’idée que cette étude mettrait en évidence une distinction plus profonde entre droits sur une communauté antérieure d’une part et, d’autre part, droit sur toutes les communautés postérieures ; et je ne serais guère étonné si, parmi les éléments de cet article, seule la fortune/la propriété répondait à ce dernier critère (auquel cas, ne serait-ce pas plutôt une assurance ?)

    Finalement, on reviendrait sans doute à la question centrale : doit-on permettre à la fortune/la propriété de décider de l’avenir commun ?

    1. La réponse circonstanciée est sans doute plus intéressante que la question .

      C’est pourquoi je suggérais d’aller chercher dans les analyses des conditions du pouvoir dans « les organisations  » ( Crozier ou pas mal d’autres ) , une représentation des « rouages » qui définissent et conditionnent le « pouvoir », et des rétroactions entre « vouloir » et « pouvoir », entre « être » et « avoir » si vous le préférez ainsi .

       

      Je reconnais par contre que dans ce que j’ai pu lire , au titre des « moyens » et « ressources « , je n’ai encore pas trouvé de focus particulier sur le phénomène d’accumulation financière aussi déséquilibrée et énorme qu’aujourd’hui .

  12. Un nouveau livre de Paul, chez Odile Jacob, référence en sérieux ( pas à 100%, mais pas loin.) , gage de bonne qualité et estampillée sciences ( pas à 100%, mais peu de spéculatif abscons.)

    Et Keynes. Prochain achat.

     

  13. Edgar Morin : «Plus l’homme est puissant par la technique, plus il est fragile devant le malheur»

    INTERVIEW
    A bientôt 94 ans, le sociologue et philosophe est toujours aussi engagé. De la lutte contre l’évasion fiscale à la montée de la conscience écologiste, il revient sur ses combats. Et prône une civilisation du «bien vivre».

    « L’argent de l’évasion fiscale pourrait-il financer la transition écologique ?

    Oui, mais aussi une véritable transition de civilisation. Aujourd’hui, à travers la puissance financière, c’est celle du calcul qui s’impose. PIB, sondages, statistiques… On ne voit plus les êtres humains, on ne voit que des chiffres, c’est anonyme, barbare. On accélère tout au nom de la compétitivité. Ce qui conduit au licenciement ou au burn-out. Ce qui nous sauve, face à la pression de ce monde glacé et contraire à nos rythmes profonds, ce sont nos petites oasis d’amitié, de famille, d’amour. On aspire toujours à un peu de poésie dans la vie. Il faut une civilisation du «bien vivre» où cela puisse s’exprimer.
    Las, la «civilisation» actuelle a de plus en plus d’emprise…

    Parce qu’elle tient le système éducatif ! On nous apprend à séparer les choses et à ne pas voir la globalité. La civilisation occidentale a ignoré que nous faisons partie de la nature, de l’univers. Dans la Bible, Dieu a créé l’homme à son image. Pour Descartes, mais aussi pour Marx, l’homme est le seul sujet conscient et doit maîtriser la nature. On a vécu dans cette idée jusqu’à la conscience écologique des années 70. Il faut faire régresser cette civilisation dominante, viriloïde.

    N’est-ce pas pourtant l’enjeu clé du XXIe siècle, qui conditionne les autres ?

    Mais bien sûr. Nous sommes des somnambules. Cela me rappelle ce que j’ai vécu adolescent, dans les années 30. La montée vers la guerre s’est faite dans l’inconscience la plus totale. Et à Vichy, non seulement on ne s’est pas réveillés, mais on est devenus encore plus abrutis. Aujourd’hui, il y a le cynisme des obsédés du profit. Mais il y a surtout un aveuglement. Ceux qui mènent la course effrénée à l’argent sont possédés par celui-ci. Je définis l’homme comme «homo sapiens demens».

    Le «vrai» changement ne peut-il venir que des citoyens ?
    Actuellement, oui, mais cela peut venir d’un dirigeant éclairé. Le pape François en est un. Il régénère un esprit de bonté, le souci des miséreux. Malgré ses échecs, Mikhaïl Gorbatchev a eu conscience qu’il fallait sortir du système totalitaire, l’ouverture est venue d’en haut à partir d’un besoin de la base.

    Comment faire pour que nous soyons plus nombreux à nous réveiller ?

    On ne peut pas télécommander la prise de conscience. Il faut continuer à prêcher dans le désert et, à un moment, il y aura une étincelle, et peut-être un feu qui se propagera. »

    http://www.liberation.fr/economie/2015/06/19/edgar-morin-plus-l-homme-est-puissant-par-la-technique-plus-il-est-fragile-devant-le-malheur_1333061

    et

    ETHIQUE ET FINANCE DÉFINIR LA DÉONTOLOGIE FINANCIÈRE
    Guillaume Eliet ‘

    « Définir la déontologie par rapport au contenu de la norme .Distinguer la déontologie financière de l’ordre juridique n’est pas aisé. Ni le critère de l’auteur de la norme, ni celui de sa sanction ne sont pleinement satisfaisants. Aussi convient-il de se poser la question suivante : la distinction ne résiderait-elle pas dans le contenu même de la norme?

    La déontologie pourrait alors être définie par rapport à son domaine d’intervention ou par rapport à l’effet qu’elle recherche.

    Le domaine d’intervention de la norme

    – La déontologie n’entre pas directement dans la sphère du droit

    La plupart des commentaires financiers récents ont placé la déontologie en amont de la sphère du droit, en la rattachant soit à la morale, soit au droit naturel, soit enfin à la coutume.

    Relier la déontologie à la morale conduit à en faire, non plus un ordre juridique, mais un ordre social. La déontologie peut alors être définie comme « la recherche et la mise en oeuvre des règles morales dans le domaine professionnel » . La démarche vise à atteindre un « bien commun universel », permettant de « discerner et de choisir entre les différents devoirs qui s’imposent à la conscience » .

    Etablir une déontologie consisterait donc à traduire, par une démarche collective, les règles de comportement que la vie sociale impose aux professionnels. Rien ne pourrait alors s’opposer à introduire dans la
    déontologie des textes de valeur législative ou réglementaire, dés lors qu’ils mettent en oeuvre une morale professionnelle.

    On rapproche souvent, dans un langage désormais courant, les termes de « morale » et d’« éthique ». Les deux notions – la morale est d’origine latine alors que l’éthique est d’origine grecque – font référence à un phénomène commun : celui des moeurs. Pourtant, certains auteurs estiment que ces deux concepts recouvrent des rapports différents à la norme, au permis et au défendu. Paul Ricoeur entend réserver le terme d’éthique à l’ordre du bien et celui de la morale à l’ordre de l’obligation. »

    « Conclusion :
    Les difficultés auxquelles se trouve confrontée la démarche déontologique appliquée à la vie économique et financière sont certaines. Il convientd’élargir le champ de la réflexion pour définir les normes par rapport aux objectifs qu’elles doivent atteindre. »

    http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ecofi_0987-3368_1995_num_33_2_2489

    et

    « La politique atteint l’individu au niveau des pouvoirs dont il est capable et de son désir de la vie bonne qui définit la dimension éthique de l’action. La justice, vertu première des institutions susceptibles d’actualiser ces pouvoirs et ce désir, marque par son légitime formalisme et son appareil de normes et ses obligations la transition du plan éthique au plan moral. Contre la tendance de l’Etat à se constituer en instance transcendante, la tâche critique est de rappeler les paradoxes qui affectent l’exercice du pouvoir politique et le soumettent lui aussi à la règle de justice. »

    http://www.revue-pouvoirs.fr/Morale-ethique-et-politique.html

    Quelqu’un aurait il des nouvelles de BasicRabbit ? Tom Tom Basic si vous m’entendez je voulais vous dire que vous me manquez et j’espère bientôt vous « revoir » parmi nous , amitié Gudule 🙂

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