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101 réflexions sur « Alstom : des licenciements à l’insu du plein gré de l’État, par Roberto Boulant »

  1. Comprendre pourquoi ALSTOM, à la fois, licencie en France et prospère aux USA (récente super-vente de matériel pour TGV de toutes sortes)

    Buy American Act

    C’est la clause que l’administration Obama a introduite dans son premier plan de relance 820 milliards de dollars, adopté en 2009 (Ottawa avait alors réussi a obtenir une exclusion pour les entreprises canadiennes), et celui qu’il a déposé il y a quelques jours, de 447 milliards.

    Cette disposition du Buy American Act concerne tous les achats de biens du gouvernement américain, mais elle ne s’applique pas aux services.

    Ainsi, en vertu de cette loi (adoptée en pleine dépression, dans les années 1930), les marchandises pour usage public (articles, matériaux, fournitures) achetées par le fédéral doivent être produites aux États-Unis.

    De plus, les produits manufacturés doivent être fabriqués dans le pays, et ce, avec des produits américains.

    Il y a toutefois certaines exceptions.

    Buy America Act

    Cette loi ne concerne que le transport public aux États-Unis.

    De plus, le Buy America s’applique aux achats liés aux transports publics évalués à plus de 100 000 $US, pour lesquels le financement inclut des subventions du gouvernement fédéral.

    Prenons l’exemple du Bay Area Rapid Transit (BART), la société de transport public dans la région de San Francisco

    Quand ses achats sont supérieurs à ce seuil, 60 % du contenu du projet doit provenir des États-Unis, tandis que l’assemblage final, lui, doit être complètement fait en sol américain.

    En dessous de ce seuil, les PME étrangères peuvent vendre sans problème leurs produits aux sociétés de transport aux États-Unis.

    Aussi simple que ça.
    Quant à la conformité avec les règles de l’OMC, vous aurez compris que Outre Atlantique, ils en ont rien à foutre.

    1. Faudrait passer des accords commerciaux entre l’UE et ces salauds de Ricains pour interdire ça, on pourrait les appeler, euh… Brocard ? Taffetas ?

      1. Et avec la Suisse aussi ?
        Cat s’y connait bien en broderie semble t il ?
        C’est sur, 400, 500 ; pourquoi pas mille de moins, tout est bon dans le cochon; sur toutes les coutures et pas qu’en Irlande la fiesta…

        Caterpillar Belgium SA, la principale filiale du site de Gosselies, est depuis 2001 « une société prestataire de services de production » pour le compte de Caterpillar SARL, une société de droit suisse basée à Genève, révèle vendredi Le Soir, qui a consulté le contrat signé à l’époque.

        « L’outil de production est ainsi entre les mains d’une société étrangère, ce qui rend une réquisition du site, comme évoqué par plusieurs mandataires politiques, très difficilement envisageable.

        L’entité helvétique décide dès lors des quantités à produire à Charleroi, procède aux ventes et détient les brevets.

        Selon un professeur de droit fiscal interrogé par le quotidien, la société genevoise détient aussi « à tout moment le droit de propriété concernant les stocks, encours de production et les produits finis ». « La société belge est traitée comme un sous-traitant » chargé d’assembler les machines, explique Thierry Afschrift (ULB). »

        Celui-ci estime qu’il est probable que Caterpillar ait noué un accord avec le service des rulings fiscaux, ce qui signifierait que l’État n’a aucun moyen de se retourner contre l’entreprise. »
        http://trends.levif.be/economie/entreprises/caterpillar-belgium-depend-d-une-societe-de-droit-suisse-depuis-2001/article-normal-548641.html

  2. « Les rames seront fabriquées à Hornell au nord de l’Etat de New York qui abrite un site de production d’Alstom. Celui-ci sera agrandi, affirme par ailleurs le groupe français qui assurera aussi la maintenance de ces trains pendant quinze ans avec une option de 15 années supplémentaires.

    Ce contrat d’1,8 milliard d’euros (2 milliards de dollars) permettra la création de 400 emplois dans l’Etat de New York, indique Alstom qui n’a pas donné dans l’immédiat la date de mise en service de ces nouveaux « TGV ». »

      1. Le peuple demande 2×400 emplois .

        Et la fierté de son travail .

        PS : si je crois pouvoir imaginer l’appel à jouer un coup plus loin , qu’il peut y avoir derrière la question , il y a une chose avec laquelle je ne joue pas de façon ambiguë , c’est la détresse des êtres .

      2. C’est 2 000 emplois créés dans le monde sur l’exercice 2015/2016 pour Alstom.
        Et aussi 700 millions d’euros d’amende record payée dans le cadre d’un accord avec le département de la justice US pour innombrables cas de corruption sur des marchés obtenus dans le monde. Et 500 millions de créance d’impôts non reconnue par le fisc… et pas de dividendes versés depuis deux ans.

  3. Dans la presse, il est indiqué que cette usine ferme suite à un contrat SNCF de 140 millions d’euros perdu au profit d’un constructeur allemand.
    Donc la SNCF a gagné quelques millions sur un contrat.
    La collectivité va prendre en charge 400 personnes au chômage pour quelques millions.
    Une entreprise publique joue contre la collectivité qu’elle est sensée servir.
    C’est une bon affaires vu de la concurrence libre et non faussée.
    Décidément, seule la connerie se porte bien.

    1. En même temps , au cas particulier , l’état étant actionnaire à 20 % , il peut avoir été contaminé par la fièvre de la rentrée du fric lors de la distribution annuelle des dividendes , en tablant plus sur la garantie de son chèque , que sur la préférence nationale et la sérénité des employés belfortains .

      En tous cas , ça n’est apparemment pas la recherche exacerbée d’économies qui a poussé la DGA à exclure de fait des fabricants français, mais elle y est parvenu au détour d’une clause qui mériterait explication :

      http://www.msn.com/fr-fr/finance/actualite/l%E2%80%99arm%C3%A9e-fran%C3%A7aise-l%C3%A2che-son-famas-pour-un-fusil-dassaut-allemand/ar-AAiFQcN?li=AAaCKnE&ocid=spartandhp

      Il faut dire que les orientations stratégiques des haut gradés ont conduit , déjà depuis quelques années , à la transformation de la MAS en musée du design .Bernard Lavilliers est vraiment mort !

      Les Verney Caron devront se contenter de continuer à vendre des fusils de luxe à quelques happy few .Je me demande s’ils ont toujours leurs hall expo rue de la Paix à paris .

      1. Là je suis un peu d’accord ( en particulier quand il interprète à près de 40 ans de distance Léo Ferré dont on reparle ces temps ci ) , mais c’est la chanson et ses paroles qui comptent , pas le bonhomme ( qui au passage n’a pas été apprenti très longtemps , mais ça n’empêche pas qu’il rend bien compte de ce qu’il n’a pas forcément vécu , comme la plupart des artistes vrais ! ) .
        Il ya un passage de la chanson où il raconte qu’il coûte moins cher à ne rien faire plutôt qu’à travailler, qui situe bien l’enjeu des obstacles à vaincre pour passer d’une civilisation assise sur le salariat, à une civilisation encore floue où le « travail  » sera plus rare et le lien ressources /considération personnelle plus complexe et multiple .

      2. Merci beaucoup Juan !
        Bon je vais faire groupir et merci à vigneron pour les barbares que j’aime beaucoup….

        « C’était dur, harassant : les températures étouffantes, la manutention pénible… Il y avait pourtant une poésie du geste. Rien de romantique, mais une précision, une attention obligatoire… On transformait l’acier ! »
        « comment fait un guitariste, un peintre, un sculpteur,
        un poète… quand tout est fracassé ? Il nous reste notre imagination, notre richesse intérieure, et le verbe. Ne jamais perdre les mots… Ce serait perdre sa liberté. » B Lavillier (extrait)

        Alors ? Vivre encore 😉 !

        https://www.youtube.com/watch?v=Z8co7nlNymI

        https://www.youtube.com/watch?v=FX0_QoGiAU8

      3. Avec les années d’expérience il est bien plus consistant votre anarchiste.
        Celle-ci est sublime :
        https://youtu.be/zY3dnHlGggY
        ……
        Question d’amende record, Big Pharma bat tous les records justement
        http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/07/02/gsk-paie-une-amende-record-de-3-milliards-de-dollars-aux-etats-unis_1728187_3222.html
        http://www.lesechos.fr/22/09/2014/LesEchos/21776-071-ECH_corruption—gsk-ecope-d-une-amende-record-en-chine.htm
        Si au moins cela se résumait à de la cupidité, mais non, ils n’avaient pas hésité à rendre malades et dépressifs des bien portants. Le rhume de l’âme, il fallait une sacré dose de cynisme pour empoisonner un peuple aussi ancré dans ses traditions que le Japon

    2. Le co-actionnaire de la SNCF dans Akiem, la Deutschebank, a apparemment été plus convaincante sur le coup et c’est Kiel et Vossloh plutôt que Belfort et Alstom. On est européen ou on l’est pas ?

    3. Il y a une situation similaire avec l’armée française qui serait sur le point de remplacer le Famas par un fusil… allemand.

      1. Oui le HK416 A5 (http://www.heckler-koch.com/en/products/military/assault-rifles/hk416-a5/hk416-a5-145/overview.html) dans ses différentes longueurs de canons. Et pour le sniping léger, les ‘milieux informés s’autorisent à penser’ que le HK417 A2 remplacera le FRF2 actuellement en service dans les forces.

        Pour la petite histoire, la firme française Verney-Carron était sur les rangs, mais elle a été écarté de la compétition par une clause du cahier des charges excluant les entreprises dont le CA est inférieur à 80 millions d’€.

        Notons aussi dans la série ‘souveraineté nationale, mon amour’, que nous n’avons plus de production de poudre militaire et de munitions de petit calibre en France. Tous les achats se font à l’étranger.

  4. « dividendens versées aux actionnaires »
    L’actionnariat ne date pas de hier, mais il s’est enraciné dans les sociétés occidentales depuis les années 80. On m’a parlé de très nombreux cas où les actionnaires ont exigé de délocaliser une société qui marchait bien, direction Irlande (paradis fiscal pour les entreprises) pour augmenter encore davantage le bénéfice des actionnaires. Le destin du personnel ne tourmente jamais les actionnaires, ce n’est pas leur problème – il est vrai qu’un actionnaire ce n’est pas la Caritas. Il peut compter sur n’importe quel gouvernement pour défendre « le système ».
    Bref, c’est « le système » qu’il faut démanteler.

  5. Alsthom 1955
    mon père ajusta les boggies de la loco qui établit le record de vitesse dans les Landes (331km/h).
    Peu de temps après: lock-out.
    Sochaux n’était pas loin.

    Alstom 2016
    Combien de temps pour retrouver un job, à quelle distance ?

  6. l’annonce des licenciements est faite le jour même où le candidat Hollande prononce son discours préélectoral pour la campagne de 2017

    Quels licenciements, Boulant ?

  7. Je propose une devinette.
    quel est le point commun entre Alstom, la SNCF et le Ministère de l’industrie?
    Tic tac tic….

  8. Le salarié mis hors du processus de production, que devient-il? Il n’existe plus, un ministre du reclassement pour l’orientation ou un du débranchement, ou un ministre du patriotisme économique, du redressement, de l’élan, du renouveau, de la passion made in France, du désir? Le droit de propriété asservit bien plus lourdement qu’il ne protège soupçonneusement, les salariés licenciés et reclassés peuvent mettre à jour leurs modèles de lettre de motivation, développer leurs réseaux, devenir auto-entrepreneur tous en même temps dans le Belfort, il faudra une politique industrielle humaine, une vision néo-globale qui intègre le coût humain de la connerie afin d’en réduire les frais, favoriser le partage coopératif plus qu’un avantage comparatif.

  9. « 400 postes vont être supprimés, 400 familles détruites, »

    Euh… il y a eu des promesses de reclassement dans d’autres activités.

    Perso, j’ai changé de multiples fois d’emploi, région, pays et personne n’en a fait un fromage. Je me suis fait viré de multiples fois alors que mes idées et analyses avaient et continuent de rapporter des millions d’Euros annuellement aux entreprises, et je n’ai gagné que très peu.

    Ma seule rétribution, morale et immense, consiste à constater que j’ai permis à des cadres, dirigeants, ouvriers à continuer de mener leur vie, souvent de sous merdes, grâce à mes prestations très mal payées. Des pauvres types tous aussi idiots et médiocres les uns que les autres, quelques soient leurs salaires.

    Grâce à leur stupidité et médiocrité intellectuelle, j’ai reçu la grâce de pouvoir contempler de façon insultante toute cette bouse humaine, œil de Syrius. Ça vaut d’une certaine façon toutes les fortunes monétaires. Voir d’infects cafards se débattre dans la merde et les avoir nourris économiquement de mes idées est un plaisir de « dieu » méritant la beauté des étoiles du firmament infini.

  10. @Roberto

    Syllogisme libéral :
    Si Paul Jorion vends plus de livres que vous, il sait mieux que vous. Puisque Patrick Kron a gagné plus de pognon que dans nos deux misérables vies, alors il sait mieux que nous.
    Quand ils ont implanté l’usine, tu n’as pas choisi, pourquoi lutter quand ils débarrassent le paysage ?

    1. La fermeture d’une grosse unité de production marque toujours les esprits. Mais il ne faut pas oublier que le gros du bataillon des nouveaux chômeurs provient de la destruction, moins spectaculaire mais continue, des emplois dans le tissu des PME-PMI et des micro-entreprises. Dans le cadre de la disparition programmée du travail humain (sans mauvais jeu de mot), quelle autre solution à terme que l’intégration de nos outils de production dans les ‘communs’, et le partage des richesses produites ? À ce jour cela relève bien sûr de l’utopie la plus débridée, tant les fameux cliquets sont nombreux pour maintenir le modèle actuel. Mais partant du constat que le résultat en est la destruction des écosystèmes et l’érosion continue de la démocratie, nous risquons de nous retrouver très rapidement à devoir choisir entre l’utopie et la guerre.
      Un problème purement politique.

      1. On peut se souvenir que les désindustrialisations rapides et massives ne datent pas d’aujourd’hui . Je connais mieux l’histoire de la dégringolade du tissu stéphanois qui depuis 1960 a eu à subir la disparition accumulée sur 40 ans de presque tout ce qui était les fleurons de sa prospérité et la fortune de la grande bourgeoisie entrepreneuriale ( active ):
        – Soierie et tissus
        – Décolletage et machines outils
        – Houille, Aciéries , laminoirs ,
        – Manufacture d’armes et cycles ( 6000 emplois d’un coup)
        – Manufacture d’armes de Saint-Etienne ..;

        Il a fallu la légende des verts pour garder le moral et accepter , comme la plupart des communes des grands centres industriels français de la même veine , de compter parmi les communes au plus fort taux de pauvreté .

        Indication que c’est aussi le capitalisme sinon le marché qui fait grossir , dans le système actuel , la catégorie « gratuité individuée » que j’évoquais ailleurs .

      2. destruction, moins spectaculaire mais continue, des emplois dans le tissu des PME-PMI et des micro-entreprises

        Ah bon ? Des chiffres ?

      3.  » …quelle autre solution à terme que l’intégration de nos outils de production dans les ‘communs’, et le partage des richesses produites ? À ce jour cela relève bien sûr de l’utopie …  »
        Utopie ? vous avez dit « utopie » ?
        Utopie réalisée à Notre Dame des Landes depuis quelques années .

  11. La « Manu », oui beaucoup de dégat. Sainté c’était aussi la Mine, mais là ce sont mes parents et grand parents qui ont connu les fermetures successives, à part quelques nostalgiques, ce changement là a été plutôt positif surtout pour la santé pulmonaire des stéphanois. La ville n’est plus aussi noire et on y respire mieux. Merci Juan 🙂

    http://lesgagas.over-blog.com/pages/Les_mines_de_SaintEtienne-939949.html
    http://www.emse.fr/AVSE/mine.htm

    Ce fut douloureux, mais Sainté a bien réussi sa reconversion : un de mes oncles a pu faire toute sa carrière jusqu’à son départ à la retraite chez Angénieux.
    https://www.aderly.fr/2016/04/saint-etienne-metropole-un-passe-industriel-en-reconversion/

    1. C’est vrai que les maires successifs ont eu bien du mérite de maintenir en vie ou reconvertir ce qu’ils ont pu ( souvent seuls car il n’y avait plus de grandes figures locales d’envergure nationale comme Pinay ou Neuwirth pour accélérer les dossiers et drainer le fric ) , mais sur 40 ans et au prix de la « dégradation » sociale du plus grand nombre , le départ sous d’autres cieux des plus jeunes ( dont j’étais), l’abandon d’une richesse de convivialité solidaire qui était la marque de la vie ouvrière ( en gros ce qu’il faut retrouver aujourd’hui pour refaire société dans un monde où le travail de plus en plus rare , rend de plus en plus rare l’apprentissage de cette convivialité ), que de « déchéance » humaine pour payer le prix de la concentration des richesses qui anime « l’économie » .

      PS : il me semblait bien que Gudule était un peu jarjille …

  12. donc si je comprends bien quand c’est l’état qui possède 20% des actions d’une boite, il ne peut rien.

    par contre quand on s’appelle bollore et que l’on possede 14,4% de vivendi, on peut faire la pluie et le beau temps.

    les possédants et leurs larbins les politicards, journaleux et pseudo économistes ne prendraient pas les salariés pour des cons.

    1. En même temps , si on veut vraiment être le chef , il vaut mieux avoir au moins 50 % des actions et participations ;

      Ceci étant Paul Jorion nous redit souvent ( 670 000 000 fois) que les actionnaires ne sont pas propriétaires de l’entreprise .

      1. Quelles entreprises sont concernées par cette affirmation ? Nier à un type qui monte son EURL qu’il en est le propriétaire serait pour le moins cocasse.
        Le statut de prêteur existe déjà par ailleurs : emprunts bêtes et méchants auprès d’une banque, émission d’obligations..

      1. Simple. Dépendre de fournisseurs étrangers pour des approvisionnements stratégiques, signifie de fait accorder un droit de regard sur votre politique extérieure (sans même parler de la sécurité des chaines logistiques en cas de conflit inter-étatiques).

      2. Je fais une erreur si je dis qu’il aurait alors fallu écrire :  » la souveraineté ne s’use que si l’on ne s’en sert pas  » ?

    1. Dépendre de fournisseurs étrangers pour des approvisionnements stratégiques, signifie de fait accorder un droit de regard sur votre politique extérieure

      Je saisis pas le rapport entre ce truisme et cette souveraineté qui ne s’use que si l’on s’en sert.
      Si on n’avait pas consommé le gaz de Lacq on serait moins gêné par l’avis de Putin sur Bachar ou l’Ukraine ? J’ai bon ?

      1. On peut déléguer à  » l’étranger » ( si possible pas trop hostile) des tas de choses , surtout dans un jeu d’interdépendance , et c’est souvent le meilleur moyen d’être « partie prenante » du plus grand nombre d’enjeux .

        Comme dans tout système qui se veut maître de son avenir , et c’est aussi un des B.A BA de la gestion des RH , on ne devrait cependant jamais déléguer ce qui est stratégique .

        Au delà ( ou plutôt auparavant ) , il faut être d’accord sur ce qui est stratégique en faisant le tri de ce qui l’est vraiment , de ce qui ne l’est pas , et de ce qui est fantasmé .
        Le tri et la façon plus ou moins « open » de le faire , étant lui même stratégique .

      2. On peut craindre , de ce point de vue , que la seule chose qui soit stratégique pour les « candidats -avec -programme  » qui « s’emparent » du cas Alstom éventuellement élargi , ce soit de se faire élire à tout et n’importe quel prix .

        On préfèrerait qu’ils aillent chercher du côté d’un certain triptyque socialiste .

        Pas assez « circonstanciel » ?

    1. Ah ok, le contraire, et donc l’Etat fait bien d’user de sa souveraineté en facilitant les ventes d’armement français au Proche-Orient ou ailleurs pour maintenir l’indépendance nationale sur son propre armement, en n’hésitant pas à laisser complaisamment Alstom corrompre à tout va pour faire tourner ses ateliers français ou en mettant, simultanément ou pas, son nez dans les affaires des pays gazo-pétroliers pour préserver ses intérêts liés aux approvisionnements gazo-pétroliers nationaux.

  13. Précisons, concernant la reprise de fabrication de poudre militaire pour les petites munitions, qu’il y a bien sûr un gap entre les déclarations du Ministre de la défense (et par ailleurs élu local), et la réalité.

    Le directeur de la section technique de l’armée de terre (STAT), le général Charles Beaudouin a rappelé lors de son audition à l’Assemblée nationale en février dernier qu’on « ne peut pas acheter des munitions moins bonnes sous prétexte qu’elles sont françaises. Or la concurrence est exacerbée et le niveau mondial très relevé. Si un Français peut s’aligner, tant mieux pour lui ! S’il est bon, il sera retenu. Et s’il est un peu plus cher que les autres ? Il appartiendra à la DGA de décider, puisque c’est elle qui est responsable des acquisitions. Mais dans un marché en concurrence, il faut justifier le choix d’un fournisseur plus cher que les autres. D’autant que le futur fusil d’assaut (programme AIF-Armemennt individuel du futur) sera une arme au mécanisme plus classique que le FAMAS et au standard OTAN. Nous aurons moins de problème de sources d’approvisionnement pour les munitions ».

    Selon un rapport de l’AN, la rentabilité serait assurée à partir d’une production annuelle de 60 millions de cartouches sous réserve qu’un niveau de commandes constant soit assuré durant les cinq premières années.

    D’autres industriels comme Nexter, restent très réservés sur ce projet. Son PDG, Stéphane Mayer, estimant lors de son audition à l’Assemblée nationale début mars « qu’il serait techniquement possible de recréer la filière des munitions de petit calibre mais que cela impliquerait des coûts très élevés, nous empêchant d’atteindre une compétitivité suffisante par rapport à nos concurrents qui disposent déjà d’une base industrielle et de marchés. Faute de perspectives de rentabilité satisfaisante, nous n’envisageons donc pas de nous relancer dans cette activité sur nos fonds propres ».

    Le dernier mot reviendra-t-il à ceux qui pensent comme le général Charles Beaudouin ? « Le FAMAS était conçu avec sa munition et Nexter fabriquait les deux. L’arrêt de la filière relève d’un choix de politique industrielle qui se pose dans d’autres domaines. Peut-on maintenir toutes les filières et acheter systématiquement français ? Je ne le crois pas ». D’autant que selon lui ce marché des armes de petit calibre est « assez erratique ». Après des déboires avec un fournisseur des Émirats Arabes Unis (EAU), les forces armées s’approvisionnent désormais auprès du groupe américain, Alliant Techsystems Inc. (ATK), qui répond aux besoins.

    Pour le moment, malgré les déclarations reprises abondamment par la presse locale en début d’année, rien n’est encore fait. D’autant que les chances de M Le Drian d’être encore Ministre de la défense en mai prochain sont somme toute.., assez minces.

    1. C’est vrai qu’il y a un lien entre arme et munitions qu’elle utilise , et autant que je me rappelle d’ailleurs , un des premier péché de jeunesse du Famas ( qui tire en rafale) était la mauvaise synchro entre vitesse de tir et puissance des munitions , qui pouvait le faire ….fondre au bout de quelques tirs . Ce qui était un peu gênant et a été vite corrigé par des modifs de nuance d’acier je crois .

      Sur le cas particulier des petites munitions , ça me parait loin d’être aussi stratégique que ce qui a failli se passer quand certains ont proposé que , par souci de gestion financière , nos armées « louent » systématiquement leurs moyens aux entreprises privées , sans donc en être propriétaire ni fabricants . Il s’est heureusement trouvé quelques généraux pour convaincre le chef de l’état que là , on attaquait vraiment la souveraineté .

      Ceci étant le Rafale est produit par Dassault , mais comme Dassault est mort sans l’état …

      1. « Sur le cas particulier des petites munitions , ça me parait loin d’être aussi stratégique que ce qui a failli se passer quand certains ont proposé que , par souci de gestion financière , nos armées « louent » systématiquement leurs moyens aux entreprises privées , sans donc en être propriétaire ni fabricants . »

        Effectivement. Je me souviens avoir commis un billet humoristique (enfin, à prétention humoristique) où un CEMA s’énervait un tantinet au téléphone, devant la secrétaire d’une boite privée lui annonçant que le PAN Charles-de-Gaulle n’était pas disponible, car loué à un prince saoudien pour une fête d’anniversaire…
        Plus sérieusement, il convient de saluer nos BdD qui soutiennent les unités. Ça n’est qu’en essayant d’appliquer le protocole ‘suivi-qualité-du-contrat-de-service’ pour changer une simple ampoule électrique que l’on peut réellement se rendre compte de l’efficacité de la chose…, 15 jours plus tard !
        Une gouvernance par les chiffres et le tableur Excel à laquelle nul ne saurait se soustraire. Moralité : l’arme absolue pour détruire n’importe quelle armée (et sans aucune retombée radioactives), s’appelle ‘coast killer’.

        Et que dire du ‘Balardgone’ (http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20151105.OBS8928/2-000-euros-la-prise-14-000-euros-l-imprimante-les-devis-astronomiques-du-balardgone.html) qui va engraisser l’ami Bouygues pendant de très très longues années !?

  14. @ écodouble
    Oui c’est tout à fait exact. Mais en même temps le COS ne rassemble que quelques milliers d’hommes, et les opérations menées sont si spécifiques, que l’achat de matériels ‘de niche’ sur étagère (plus les adaptations ‘maison’ en unité) ne parait pas scandaleux. Et puis les FS restent de l’infanterie légère engagée dans une dialectique du faible au fort, là où les impératifs de discrétion et de foudroyance restent des facteurs déterminant dans la réussite de la mission ; leurs budgets (acquisition, entrainement, MCO) sont sans commune mesure avec ceux des unités de mêlés. Au-delà du ratio coûts/bénéfices, sans doute une des raisons de l’intérêt que leur porte le niveau politique.

    1. L’important, le stratégique, c’est que nos armes à létalité atténuée, conçues et dédiées exclusivement aux professionnels et aux différentes forces étant confrontées à des opérations de maintien de l’ordre, de sécurisation de zones et de gestion démocratique des foules soient Françaises and made in France.
      Imaginez la honte, l’inqualifiable perte de face et de souveraineté, si en cas d’émeutes généralisées dans notre beau pays (menées par les fafs évidemment), un ou une quelconque ministre des affaires étrangères d’un quelconque pays soi-disant ami en venait à déclarer devant son Assemblée Nationale que ses industriels étaient prêts à subvenir à tous nos besoins de réapprovisionnement en armes à létalité atténuée, conçues et dédiées exclusivement aux professionnels et aux différentes forces étant confrontées à des opérations de maintien de l’ordre, de sécurisation de zones et de gestion démocratique des foules !
      http://www.verney-carron-security.com/fr/flash-ball/29-flash-ball-super-pro-fbsp.html
      https://youtu.be/Y-52hqs1PLA
      http://www.civipol.fr/fr/que-faisons-nous/nos-champs-d-actions/police-gendarmerie
      http://www.sapl-sas.com/fr/produits/index/id:23/
      http://www.alsetex.fr/accueil_produits.php

      1. vigneron ! Le sniper sans fusil du BdPJ !
        Il vise toujours juste. Même si des fois, rarement, très rarement, et même très très rarement, ça passe à coté. On ne peut pas être totalement parfait kamème. Le vigneron n’est pas une machine et c’est bien ainsi.

    1. Je crois par ailleurs que Bernard Stiglitz doit participer ce soir , à 18 heures , sur la même chaine à l’émission « Un jour dans le monde  » de Nicolas Demorand , sur le thème de l’euro et de l’Europe .

    1. Il est vrai… laisser fermer le site de Belfort tout en faisant la promotion du mode de transport lent et polluant que sont les ‘cars Macron’…

      1. Nombre de dirigeants des boites françaises sont des nuls, copains du pouvoir trop souvent, comme certains énarques J6M, et parachutés PDG dans des secteurs dont ils ne connaissent rien, mauvais stratèges, mauvais managers, mauvais dans l’innovation et la qualité, des syndicats pas impliqués dans les décisions en amont, dans ces conditions… il y a un moment où les carottes sont cuites :

        http://sites.arte.tv/28minutes/fr/sabine-menet-licenciements-plans-sociaux-letat-est-il-impuissant-28minutes

    2. Il faut que  » l’équipe de France du ferroviaire – la SNCF, Alstom, la RATP – se serre les coudes  » dit Montebourg, ce grand stratège. Et il croit sauver tous les sites ferroviaires Alstom tricolores avec sa Seuneuceufeu et sa Reuteupeu le Naunaud ?

      1. Montebourg est un baveux membre de la secte des avocats gérée par les Bâtonniers, il a jamais produit un clou de sa vie, connait rien à l’économie ou à l’industrie, il est ridicule.

    3. L’Etat n’est pas vraiment dirigeant d’Alstom …..

      http://www.alstom.com/fr/decouvrez-nous/gouvernement-dentreprise/equipe-de-direction/

      Au passage , je ne vois pas comment un quelconque gouvernement socialiste pourrait conduire bien longtemps une stratégie conforme à l’idée qu’il pourrait se faire du meilleur équilibre Economie vs Social , dans un système mondial économique libéral , en se faisant décideur au sein de l’entreprise ( sauf totalement nationalisée , mais alors dans un environnement mondial totalement hostile ).

      Il ne peut y avoir d’étatisation efficiente , dans le système global actuel, que sur des créneaux vitaux que l’on décide arbitrairement de soustraire au marché ( le nucléaire par exemple).

      Ou alors , il faut que les programmes politiques proposés fassent bouger le système .

      Comme l’interdiction de la spéculation par exemple .

      Mais je ne crois certainement pas que les échecs , lorsqu’il y en a , soient le fait d’une expérience publique vs privée supposée plus ou moins pertinente . J’ai croisé des têtes bien faites partout ( et elles sont souvent interchangeables ) , et la mesure des réussites industrielles devrait être corrigée du poids des attentes du système ( la rémunération des actionnaires et des dirigeants ), et de celui du prix social à payer visible ou plus caché .

      A qui profitent les crimes , est le fond de l’affaire .

      1. Je ne vois pas pourquoi, en principe, une entreprise d’état serait vouée à l’échec sur le marché. Elle aurait en effet une avantage considérable: elle pourrait rétribuer largement moins ses actionnaires, donc son coût du capital serait bien plus faible, et donc ses coûts seraient plus faibles. Si ça ce n’est pas un avantage en économie de marché…

      2. @ Mathieu Van Vyve :
        Cette « économie » de dépenses serait réelle , comme serait réel le surcoût social qu’un entrepreneur « Etat » aurait pour vocation de porter ( avec ou sans taxe Sismondi)

        Mais c’est surtout que la concurrence privée capitaliste mondiale saura ( sait ) vite lui faire la peau, quitte à perdre du pognon pendant quelque temps . C’est le système capitaliste qui est  » too big to fail » , et qu’il nous pompe lesang pour ne pas agonir .

      3. Mathieu Van Vyve

        L’état est un actionnaire très gourmand concernant les entreprises où il est actionnaire et, quand il en contrôle une, il ne nomme pas si souvent des directions compétentes, cf. Areva, Crédit Lyonnais et bien d’autres exemples où des entreprises étatiques se sont révélées être des gouffres renfloués par le contribuable.

      4. Une émission qui recadre un peu ce théâtre purement symbolique : Ah ! Belfort le fief du lion républicain nationaliste Chevènement, pensez donc, où chacun gesticule pour être en tête de gondole. Bombardier le canadien fabrique en France les rames utilisées… en France, oh la la pourraient dire les canadiens !

        http://www.france5.fr/emissions/c-dans-l-air

      5. http://blogs.univ-poitiers.fr/o-bouba-olga/2016/09/14/le-cas-alstom-la-question-du-sens-de-la-causalite/?utm_campaign=shareaholic&utm_medium=twitter&utm_source=socialnetwork

        Bombardier dispose de la plus grande usine ferroviaire de France à Crespin, dans le Nord, et que CAF a son usine à Bagnères-de-Bigorre, dans les Haute-Pyrénées. Ce n’est donc pas le Canada où l’Espagne, qui vont perdre, mais certains territoires français contre d’autres. Mais le symbole Alstom à Belfort est trop fort pour que le gouvernement ne vole pas au secours de ce site.

  15. Ces pauvres Yankees n’ont décidément aucun sens de la souveraineté. Laisser gober leur joyau Monsanto par un vulgaire conglomérat teuton comme Bayer…

    1. Merci Vigneron, mais en fait le ? était par ce que j’avais un problème pour éditer le comment on the blog, impossible d’envoyer un comment pendant la mise à jour de la nouvelle mouture de la page d’accueil du blog PJ, alors je faisais un test…
      merci kamême pour l’info.

      1. « Mon héroïne est bavaroise. »

        Bayer mieux que monsatan : « dieu en kit », poison et contre-poison (quoique…).
        Spread your legs and enjoy : Science for a better life…

  16. https://www.bloomberg.com/gadfly/articles/2016-09-14/monsanto-does-right-by-accepting-a-bayer-s-reasonable-offer
    Sinon y’a une ex comptable de chez Monsatan qui vient de battre le record des chasseurs de prime, pardon des lanceurs d’alerte, à hauteur de $22 millions.
    Pour un crime horrible contre l’humanité.
    Menfin pour l’humanité qui compte, celle des zactionnaires de Monsatan. Ce diable avait gonflé artificiellement (horreur !) d’un total de $30 millions ses résultats sur les exercices 2009 et 2010 en repoussant sur l’année 2012 les ristournes faites à la clientèle sur le Roundup pendant ces années là, because la crise et surtout la concurrence des glyphosates génériques vendus au rabais par les petits démons copieurs.
    Voilà voilà…

  17. Le fond de l’affaire, c’est que des salariés d’Alstom vont devoir déménager vers l’Alsace du Nord de Strasbourg. Ah le drame ! Des culs terreux francs-comtois éventuellement FN que les gouvernements auront encouragé à acheter leur bicoque vont se sortir les doigts du cul pour se bouger de 200 km est un drame.

    Ca commence à bien faire d’angéliser les ouvriers quand les conditions proposées sont plutôt convenables comparé à beaucoup de gens qui eux se font virer sans aucun reclassement.

    Leurs baraques Merlin ne perdront pas de leur valeur achetées à crédit, c’est proche de la Suisse, Belfort. Aucune perte.

    1. Il faut raconter ça au maire LR (Meslot) de Belfort ainsi qu’aux commerçants et autres professions qui vivent en partie de ces 480 salaires . Mais après tout , ils n’ont qu’à déménager à 200 kms ou aller grossir les rangs des transfrontaliers , ça fera plus de place pour les prochaines Eurockéennes .

      1. Ah bon, les commerçants et le maire de Reichshoffen comptent pour du beurre ?

        La vérité, c’est que vous ne savez strictement rien de l’impact réel pour Belfort et Reichshoffen, les paramètres sont nombreux et multiples.

        Les bâtiments d’Alstom à Belfort libérés peuvent être une aubaine immobilière pour y installer d’autres activités que celles d’Alstom.

        En quoi le travail transfrontalier pose problème ?

        C’est une source de revenus pour les régions frontalières françaises, leurs maires, leurs entreprises et leurs commerçants.

        Faites pas votre petit Chevènement sapirien. Chevènement n’a pas à se plaindre de la proximité de Belfort avec la Suisse et l’Allemagne. Sans elle, sa région serait aussi peu développée que la Creuse.

      2. Ho moi vous savez , je ne peux pas dire que je connais Belfort après y avoir travaillé 4 ans ,et fréquenté en action JPC et ,un transfrontalier , Raymond Forni ( un immigré), décédé depuis .

    2. Sont vraiment cons ces ouvriers. Une bonne fois pour toute, qu’ils comprennent : In – ter – changeables. C’est ça, ou les robots.

      Des zentreprises pleines de gens interchangeables, des déchetteries pleines de gens remplaçables. Euh. Pardon. Des cimetières.

    3. Merci Paul Jorion de les laisser dire sans fioriture. Le fond est là, limpide, simple, se voulant invulnérable, complexe :

      Ouvrier crois, ploies ET crève.
      C’est un terrorisme.

  18. Un chiffre intéressant. En juin 2001 le chômage sur le territoire de Belfort était descendu à 5,6%, soit quasiment le plein emploi (on était à un peu moins de 8% au niveau national).
    Moins d’un an plus tard, le 21 avril 2002, Le Pen faisait 22,5% devant le Poulidor local de l’étape 19,4, Chirac 14,2 et Jospin 9,9 seulement.
    Aujourd’hui c’est plus de 11% le taux de chômage belfortain.

      1. Ma vie privée ne vous regarde pas et la CGT ferait bien de revoir son fonctionnement, comme beaucoup de syndicats français qui sont très souvent achetés d’une manière ou d’une autre par le patronat français.

        Je connais le milieu de l’industrie française et d’autres pays pour y avoir travaillé et travailler encore, pas certain que ce soit votre cas.

        Le patronat et le syndicalisme français ont un mode de fonctionnement exécrable, quasi mafieux, qui explique beaucoup de problèmes.

      2. Il y a quelques jours, le Groupe PSA a annoncé des chiffres de ventes en hausse au premier semestre 2016, à 1,54 million de véhicules écoulés, soit 13,4% de plus qu’en 2015.
        Révélé en avril dernier, le plan « Push to Pass » porte déjà ses fruits chez PSA. Il a en effet permis au groupe français de multiplier par deux son bénéfice net au premier semestre 2016, à 1,21 milliard d’euros. Sur les six premiers mois de l’année, PSA a notamment réalisé une marge opérationnelle de 6,8% pour sa division automobile, alors que son objectif sur la période 2016-2018 était fixé à 4%.

        http://news.autoplus.fr/news/1506960/PSA-Peugeot-Citro%C3%ABn-DS-R%C3%A9sultat-2016
        Les ouvriers de Sochaux vont encore croquer du bonus sur les bénéfices mondiaux.

      3. Le directeur R&D de Peugeot est un ancien pote de promo d’IUT breton avec qui j’avais fait pas mal de beuveries, fumettes , boites de nuit et conneries en tous genres sur les routes des côtes de granit rose, possible qu’il ait apporté quelques idées pour redresser la barre. Le gus est assez malin et séducteur… un ancien joueur de water polo aussi.

        N’empêche que le patronat et encadrement francais des entreprises est globalement complètement con, confit dans ses préjugés d’un autre temps et pingre à un point pas possible.

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