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232 réflexions sur « Oui, nous avons encore le droit de voter pour le PS !, par Roberto Boulant »

  1. Excellentes réflexions Roberto Boulant que je me permets de compléter, si cela ne vous dérange pas, par une interprétation personnelle de l’actu à laquelle vous semblez faire référence.

    « Le « positif » sans négatif : Ou qu’est-ce que la « réalité augmentée »…?

    Il paraîtrait que « Les Français ne sont pas conscients du coté positif du bilan… ». C’est en substance ce qui est dit pour la défense du quinquennat de M. Hollande par l’un de ses proches semblant vouloir rebondir sur un « rebond de la croissance » fin 2016 (dernier trimètres). C’est un exercice périlleux, plutôt risqué voir casse gueule, que de faire rebondir l’actualité présidentielle, sur l’incertain rebond d’une « courbe »… ne reflétant le plus souvent que ce que peuvent faire mentir les chiffres, auquel nous a habitué cette mandature (et d’autres) qui a inscrit dans nos coutumes et « traditions » l’inversion de la hiérarchisation (des normes, valeurs, etc) : traduite par le qualificatif de traître à celui qui ose se révolter contre la « brutalité des 49.3 », les renoncements abandons, etc…

    C’est aussi une autre manière de faire de la « novlangue » comme l’avait fait le fameux « ça va mieux »… Comme d’habitude « les français » soit votent comme leur pied… quand ils votent ou pas… bien entendu… soit ont ils qu’une paille dans l’œil qu’il faut qu’ils se plaignent que de la poutre. Ce dernier cas de figure ne concerne que la droite « buissonnière », extrême (mais bien des « gens de gauche » s’y retrouvent, savent changer leur veste), et l’extrême droite puisque ces deux » familles » (du népotisme en entreprise comme dans « l’Etat de droit ») se retrouvent à copuler dans le lit du « poujadisme » et « ras le bol fiscal » et semblent se plaindre de ne pas en avoir assez (des fraudes aux cotisations sociales patronales, à la TVA, etc qui sont non combattues, même pas en contrepartie d’assistanat patronale exorbitant…?) Et ce alors que ces délits fiscaux restent « dégrisés » seulement, ils attaquent le vivre ensemble, grèvent les comptes publics et équilibre des caisses sociales déficitaires… rien de cela n’est négatif pour elles et celui commentant le « coté positif »…?

    A défaut de ne pas pouvoir demander des comptes aux renoncements du président Hollande, jouant à ce que les « leçons de morale » paternalistes de « l’exception culturelle » vendent son dauphin « macronesque » aux temps de cerveaux disponibles… c’est gentil de sa part de faire parler notre « conscience »… et d’y répondre à notre place…

    De même qu’on n’a toujours pas eu de définition claire de ce que pense M. Hollande du seuil à partir duquel « on est riche », ou à l’opposer de celui seuil « médian » (à ne pas confondre avec « revenu moyen » – qui n’intègre pas non plus les patrimoines (immobiliers, etc) – que se plaisent à faire confondre et rendre confus les « chiens-nes de garde » et « prêtres de la religion féroce » tout comme les politiques)… ou on peu plus vite sombrer dans la pauvreté, précarité, que de s’en sortir (hausse du nombre de personne sous le seuil de pauvreté, désertification des services publics dans les milieux ruraux…)… ce rebond de la croissance ne dit pas grand chose de qui à consommer quoi à noël, au dernier trimestre 2016, pour avoir réussi à infléchir cette « courbe » vers le haut…

    Combien des plus riches (Ou combien d’armes faudrait-il avoir vendu à tous les belligérants de tous les conflits…?) faudrait-il faire consumer quoi au juste pour qu’à eux seuls, ils infléchissent cette courbe de croissance du « pib », sans qu’il n’ait « ruissellé » quoi que ce soit (pas de hausse réelle et conséquente des dépenses sociales, pour plus de solidarité et justice sociale – NON RECOURS, etc – sur fond d’austérité) sur les pauvres, chômeurs-euses, précaires, discriminés-es à l’embauche à l’accès aux droits sociaux (refus du droit de vote… contrôles aux faciès, etc. 49.3 des lois « travail » et Macron I, pacte de responsabilité…) aux contribuables indirects, toujours plus nombreux à subir les hausses des dépenses contraintes débridées, « libérées » (logement énergie, etc) et notamment du financement du CICE (pour moitié par la hausse des taux de TVA) n’ayant lui pas réussi à inverser la « courbe du chômage »…

    A moins de considérer que ce que des investissements DEFISCALISES dans des robots, automates, algorithmes, logiciels, etc, aient été cette « bonne chose » devant donner lieu à un franc réconfort du « pauvre pib » tant chahuté ces temps ci, ce qui réjouit ce « pib » n’ait en rien identique à la satisfaction ressentie de retrouver un emploi, du travail, qu’ils, ces mécanismes symptomatiques de la disruption de «l’uberisation et ordinisation », vont faire à la place d’êtres humains, qu’ils vont remplacer… jeter aux oubliette, éradiquer du « coût du travail » en en faisant une « externalité négative », une « variable d’ajustement », les reléguant ses vies collatérales désincarnées, désensibilisées, à la misère et précarité de masse institutionnalisée, d’une courbe du chômage (elle même géré par un service public de l’accompagnement du chômage, numérisé, automatisé, déshumanisé) qui elle restera d’autant stagnante que la concurrence démographique l’alimentera avec ferveur… Quelle moralité et éthique devront avoir perdu ces jeunes générations, individuellement et collectivement, pour gagner une de ces si rares places « élitistes », « méritocratiques », au soleil, que même des robots, etc occuperont mieux qu’eux, cette question semble être le cadet des soucies de voir que le coté positif de la « complexicité » réduite au populisme…?

    Alors qu’il est fêté le « positif »… de chiffrage abstrait, et pour qui des « ennemis sans visage » devenus comme par « magie »… de « l’externalité négative » des amis (optimisation…)… dont les comptes offshores, trusts, fondations (panama papers footleaks, swisleaks luxleaks, etc) croissent plus vite que s’inverse la courbe du chômage, que revient la « croissance » de moins en moins souhaitable si elle pollue, les océans, si elle accroît la déforestation en masse, et perte de biodiversité, si elle dérègle gravement le climat et provoque des sécheresses, inondations, si elle spolie des terres arables de l’eau potable aux populations des pays pauvres et/ou émergents, et qu’elle augmente les inégalités et poches de pauvretés, si elle accentue et augmente les risques des « crises des réfugiés-es », et des guerres, etc, et alors qu’explose l’illégitimité et l’illégalité de dettes publiques odieuses – Dexia, libor, Subprimes, etc – en même temps que la disparité des monnaies augmente… le « pib » se réconforte que les exportations de nos entreprises se soient améliorées, même si les ressources (matières premières, énergies, etc) se raréfient de plus en plus et sont de plus en plus mal partagées de manière équitable et égalitaire… et sources de conflits…

    Rien ne dit des chiffres et commentateurs de ceux ci si les exportations se confondent avec les « externalités négatives » d’activités « économiques » de Bouygues, Vinci, etc qui exploitent des ouvriers népalais réduits en esclavage (plus de 400 en sont morts déjà) au Qatar (ou en France à la RATP, à la construction de centrale nucléaire, etc) pour préparer le prochain mondial de foot. De même qu’on ne serait être réellement optimiste que des familles d’ouvrières et d’enfants du Bangladesh morts-es sous les décombres des immeubles du Rana Plaza, etc, que ces vies humaines perdues n’aient en rien été indemnisé, dédommagé des préjudices causés (sociaux environnementaux etc) n’ont en rien acquis de meilleurs droits et protections sociales égales aux nôtres (au meilleur sens universel du terme)… pour avoir conforté la croissance des dividendes indécents des actionnaires et patrons du secteur de la « grande distribution », alimentaire et de textile, puis de notre « cher pib »…

    Comment « optimiser » la mort d’enfants africains dans des mines illégales de coltan (ou de diamants, pierres précieuses), qui sont réduits en esclavage pour extraire ce minerais si rare, et autres produits de luxe, si indispensable à la « mémoire vive » des « promesses d’objets connectés de demain » (smartphone, ordi portable, tour, et montre connectées, etc), et si futile, mais utile pour faire briller la façade du « pib » de milles éclats…? Comment « optimiser » tout cela si ce n’est en le taisant, en en faisant du « moins disant informatif »… ? Comment rendre optimiste l’idée que des enfants du monde pauvre tout entier sont réduits en esclavage pour récolter, planter, etc des fèves de cacao, de l’Huile de palme (Bolloré, etc), afin entre autre de confectionner ce chocolat qui fut dégusté pendant que notre « pib » augmentait… ? »

    https://www.facebook.com/pierro.sanslalune/posts/667653096747461

  2. Analyse courte et pertinente. Sur l’échiquier européen où se décide réellement notre avenir, on rêve tous de voir le pion Hamon face à la reine Merkel.

    1. Il est des pions qui vont à Dame (la promotion) mais en fait de promotion, je crains fort que celui-ci, comme son predecesseur, n’aille à la soupe.
      S’il souhaite tant la 6ème, il a un devancier à sa gauche, qu’il le soutienne !

  3. Et le résultat de ce merveilleux quinquennat, c’est que nous aurons le choix entre une droite pure jus et une droite extrême.
    Bravo pour ce socialisme moderne et réaliste comme le répètent les bons médias.
    Quant à ceux qui se disent vraiment de gauche, ils vont se partager les voix en trois pour arriver au choix exprimé ci-dessus.
    C’est lamentable. Comme c’était dit dans l’émission de Mermet, là-bas si j’y suis, on n’a pas le cul sorti des ronces…….

      1. Ben autant avoir gardé Hollande dans ce cas, au moins il avait un peu d’expérience. A moins qu’on le reprenne comme premier ministre de Macron à la tête d’une belle assemblée de soupeurs bien purgée de ceux qui crachaient dans la soupe.

      2. oui mais encore ?
        sur ce French cowboy déguisé en marquis lisez « Dans l’enfer de Bercy » de Marion L’hour et Frédéric Says. … As usual …

      3. « Macron, c’est le grand flou.
        Entre l’électeur de gauche et l’électeur de droite qui votent pour Macron, l’un des deux, forcément, sera cocu. Mais toute l’intelligence de Macron est de faire croire à l’un que ce sera l’autre et inversement. »
        Jean d’Ormesson, le Figaro, 20 janvier 2017.
        Personnellement, je pense qu’il y en a un des deux qui a beaucoup plus de chances que l’autre d’être cocu.

      4. Macron, le type qui a créé la Loi Travail – El Khomri ?
        Le père Uber ?
        L’idéologue de chez Rotschild ?
        Le promoteur de l’esclavagisme post-moderne ?
        L’admirateur de Margaret Thatcher ?
        Le roi du Diésel ?
        L’Empereur de l’industrie Nucléaire ?
        Le Manuel Valls puissance 100 ?
        Vous plaisantez, j’espère ?

      5. Né, sur le mode de l’immaculée conception, du ciel de la finance et de médias, le deus ex machina Macron ne fonctionnera pas sur la durée, encore longue, du spectacle des élections. Foi de charbonnier !
        Il ne vit que de la lumière des artificiers.

      6. Pour faire avancer des solutions à l’endroit où elles se trouvent, au niveau européen, ouais, je préfère un ancien de chez Rothschild comme Macron (et Emmanuelli) que deux éternels sous-apparatchiks du PS.
        Pas vrai Varouf ?
        https://youtu.be/pXwcrX0LCA0

      7. Préparez vos mouchoirs, vos pinces à linge et vos anxiolytiques pour aller voter Rothschild/Thatcher/Attali/Lecanuet le 7 mai.

      8. Le jeu de massacre ne semble pas devoir connaître de répit.
        – Juppé a été quelque temps le prochain président.
        – Cela a été ensuite le tour de Fillon, actuellement dans une période difficile de sa trajectoire, communément appelée « descente en flammes ».
        – Le plus récent prochain président est le jeune Macron.

        C’est bien ce dernier, grand architecte de la politique économique hollandesque – qu’il en soit éternellement remercié – donc artisan et non des moindres de la haute cote de popularité du président sortant, qui prétend se faire élire à la présidence sur la foi de sa belle gueule, agrémentée d’une vague orientation pro-européenne et pro-libérale, et muni d’un « projet » vide au point d’être… inexistant. Et le pire, c’est que ça semble marcher : c’est lui que les sondages voient accéder au second tour derrière Le Pen, donc l’emporter pratiquement à coup sûr. Du moins, c’est ce qui se produirait si l’élection était dimanche prochain.

        Comme l’élection cependant est dans onze semaines, rien ne garantit que Macron soit le dernier de la liste des « prochains présidents ».

        Et c’est une litote.

      9. « Pas vrai Varouf ? »

        Pour le moment Y Varoufakis a dans l’idée de présenter son projet européen progressiste. C’est vrai que pour pouvoir présenter, argumenter et faire évoluer certaines propositions, à ce niveau, il faut un, voire et/ou un groupe d’individus, ayant un tant soit peu d’envergure et de charisme, une individualité forte avec des convictions, être résolu, avoir une vraie vision et « faire le poids ». Entre autres. Et encore…avec Herr Schaüble zé consorts, ça peut très vite devenir compliqué et lourd, Varouf sait de quoi il parle…

        http://greece.greekreporter.com/2017/02/01/varoufakis-western-democracies-need-a-new-deal-video/
        https://www.project-syndicate.org/commentary/new-deal-for-europe-by-yanis-varoufakis-2017-01

    1. @Djodan +1
      C’est bien le problème de la Vè république qui, pour accoucher d’une VIè, aurait besoin que des institutions différentes (genre VIè) fussent déjà là pour préparer l’enfantement.
      En mathématique (et en physique) certains appellent cela un puits de potentiel (ou une vallée). Dans ce cas, pour en sortir, il faut un apport d’énergie externe, ou du chaos. Sinon la bille reste au fond et le cul dans les ronces.

    2. Fais pas l’innocent Vigneron, tu sais très bien que les belles gueules ni-ni gauche ni-ni droite sans Gross Partis derrière eux z’ont pas eu beaucoup d’avenir en politique. Y va avoir l’air bien couillon ton Macron avec sa ribambelle de vieux barons du PPS (Parti Prétendument Socialiste) qui lui lèchent les pompes (la décence m’interdit d’énoncer la partie réelle de son anatomie qu’ils convoitent)

      1. Des économies de cirage ou de PQ, c’est bon à prendre, demande à Aquilino…
        ( j’te rassure l’Aquilino sera pas de la bande pour s’occuper des pompes à Macron, il restera dans celle de son pote Montebourg qu’il a retrouvé, et donc celle de Hamon)

    3. @Djodan

      Macron, « vraiment de gauche » ?
      J’ai cru comprendre que, pour notre taulier, le macronisme c’est de l’ultra-libéralisme à visage humain.

      1. Faut pas se formaliser, pour Jorion, tout ce qui paraît plus libéral que Piketty, c’est de l’ultralibéralisme.

      2. Et encore ça s’est arrangé, j’me souviens d’un temps où le Capital au XXIe plaçait Piketty du mauvais coté de la boussole jorionienne, rapport à la controverse des Cambridge. J’imagine que Piketty a fait amende honorable.

      3. @vigneron

         » l’Humain d’abord »
        ———-
        Mais oui, vigneron, mais oui !
        C’est effectivement très humain, d’un côté, de mépriser les gens ordinaires (au sens de Orwell) (souvenez-vous : les travailleuses illettrées, les travailleurs portant un polo) et, d’un autre côté, d’inciter les jeunes français à devenir milliardaires (sic! pas moins!).

        Dites-moi, vigneron, mépriser les gens ordinaires, n’est-ce pas les jeter dans les bras du FN ? Inciter les jeunes français à devenir milliardaires, n’est-ce pas, nécessairement, au détriment des gens ordinaires ?

        Vous avez toujours joué, sur le blog de PJ, le rôle de Gardien de la « Révolution » (macronienne, bien sûr!) en charge de la lutte contre le vice et de la promotion de la vertu. Vous avez usé et abusé, quasi-exclusivement, de la corde « lutte ». Maintenant que vous êtes enfin sorti du bois, pincez la seule corde « promotion ».

        Il parait que les anglais ont inventé un nouvelle « insulte », suite au Brexit : « espèce de Cameron ». Il serait opportun d’en inventer une « autre », suite à la candidature de Macron à la présidentielle : « espèce de Macron ».

      4. Mais bien sûr, c’est typiquement ultralibéral et méprisant de pointer du doigt l’illettrisme subi par des ouvrières d’un abattoir finistérien qui ferme ou l’alcool qui tue deux fois plus dans le Nord-Pas de Calais que dans le reste du pays, le tabac se contentant d’un gros tiers de plus. Que de progrès depuis Mendès…

      5. @André
        « mépriser les gens ordinaires (au sens de Orwell) (souvenez-vous : les travailleuses illettrées, les travailleurs portant un polo)  »

        Oui, cela fait partie des raisons pour lesquelles j’imagine assez mal Macron « tenir la longueur ». Ce genre de sortie assez révélatrice du personnage ne manquera pas de lui être rappelé. Et à notre époque où la sensibilité au mépris de classe est exacerbée, parler de « sans-dents » (Hollande) voire de « basket of deplorables » (Clinton) peut coûter très cher.

        Ça, et le programme qu’il va bien falloir qu’il sorte, un jour… or, « on ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment ».

        Je ne sais pas ce qui est en train de se passer. Mais j’ai l’impression que Bayrou a raison de dire constater « un trouble énorme chez les Français, un chaos sans précédent ». La France, le peuple français, la situation.. il y a quelque chose qui couve. Quelque chose qui est sur le point de se faire jour.

        Quoi ? Aucune idée.

        Je ne crois pas que ce soit Le Pen. Les sondages lui donnent vingt à trente points de retard au second tour, pratiquement irratrapable.

        Je ne crois pas non plus vraiment à Mélenchon. Pas avec Hamon comme candidat PS, division du vote de gauche qui rend difficile à envisager l’accès au second tour.

        Je ne crois pas non plus à Macron, pour les raisons indiquées.

        Alors… quoi ?

    4. « Vigneron, souviens-toi de Servan-Schreiber, de Lecanuet et de Balladur. »

      …et de Thierry Breton, le prototype Macronesque…

    5. « Vigneron, souviens-toi de Servan-Schreiber, de Lecanuet et de Balladur. »
      .. et Thierry Breton, prototype Macronesque..RIP

  4. De toute façon, Hamon est bien seul, ne détient pas les rênes du parti ni les investitures pour les législatives. Comment pourrait-il gouverner alors que les caciques du P.S. se ruent vers Macron pour tenter de préserver leurs fauteuils ? Dans mon département, ils sont déjà deux sur trois à l’avoir annoncé.
    Mêmes remarques pour J.L. Melenchon et M. Lepen.
    On s’achemine vers un avenir chaotique et incertain.

    1. « On s’achemine vers un avenir chaotique et incertain. »
      C’est peut-être la solution (voir ma remarque ci-dessus)

    1. vigneron,
      Le problème c’est que dans cette optique de Leszek-Kolakowski – Hollande-Macron, on voit pas bien tout de suite où est mis le curseur pour déterminer la dose de social et de libéralisme souhaitables, une ambiguïté est savamment entretenue, qui laisse la place au doute, à la suspicion. En effet, le titre évoque d’abord un  » conservateur libéral-socialiste » et l’article se termine en inversant les termes de la proposition en disant : « on peut donc être un conservateur socialiste-libéral. » S’agit-il du même concept ?
      Si je m’en tiens à la deuxième formule, le socialiste libéral, ce peut être le « social-libéralisme » d’aujourd’hui, dans ce cas on devrait conditionner le social à la liberté … inclus donc la liberté d’entreprendre et de … s’enrichir. Autant dire que liberté et social ne pèsent pas du tout d’un même poids dans la balance. Je me vois conforté dans cette interprétation lorsque je lis par ailleurs que l’esprit des Lumières qui voudraient rendre les gens heureux est dangereuse, de même que l’idée, je cite « d’une grande internationale » qui en quelque sorte s’attaquerait à renverser ou tout au moins combattre un certain ordre historique des choses, ce n’est pas dit aussi explicitement, mais c’est ce que j’en déduis. En cela il s’agit donc bien d’un conservatisme. Non pas que je récuse tout conservatisme, car il y a bien des choses qui valent la peine qu’on les conserve, comme les amis, les ressources naturelles, la solidarité … mais l’idée que serait en soi néfaste toute une vision de progrès social, comme si toute avancée devait se faire au détriment des libertés.. Comme si vouloir rendre les gens heureux n’était pas une noble cause lorsque à certaines époques de l’histoire un certain ordre des choses concoure au malheur du plus grand nombre. Je comprends bien que l’idée est qu’il ne faille pas rendre les gens heureux malgré eux, ce qui aboutit alors à la dictature ou au totalitarisme, mais il ne va pas de soi pour autant que la bonne société serait un mixte à part égales de contrainte et de liberté selon un modèle immuable, conservateur donc.

      Il me semble que cette attitude est devenue impraticable, de plus en plus préjudiciable pour nos sociétés et l’humanité dans son ensemble », parce qu’elle laisse intellectuellement et pratiquement la main au moteur capitaliste, lequel comme le sait a mécaniquement tendance à concentrer les richesses. Il y a donc une aubaine laissée à la liberté de s’enrichir, écrasant en quelque sorte de tout son poids l’exigence sociale.
      Il me semble donc urgent de revenir au socialisme, non pas comme sécurité sociale au détriment de la liberté de création individuelle, mais société fondée sur le principe qu’il n’y a d’existences et de créations individuelles possibles et souhaitables que bornées par une constitution ou tout au moins des règles qui interdisent la possibilité de la violence provoquée par l’usage de certaine liberté, celle de s’enrichir quasiment sans limites. Je ne verrais donc pas d’inconvénient à ce que l’on qualifie de libérale une société qui accorde une place aux libertés — les libertés individuelles qui impliquent une dimension sociale sans donc forcément prescrire des formes sociales spécifiques — , à condition d’avoir mis hors d’état de nuire les dispositifs institutionnels, légaux, qui permettent l’organisation de la violence économique (le capitalisme.)
      Mitterrand et consorts, jusqu’à Macron, que je sache, n’ont jamais eu comme ambition (si ce n’est dans les intentions affichées dans le programme commun et au début du septennat mittérrandien), comme projet effectif, de s’attaquer à la violence inhérente au capitalisme et donc aux libertés nuisibles.

      Un libéral-socialisme selon ma perspective socialiste est l’antithèse de l’ultra-libéralisme en tant que ce dernier est absolument l’ennemi du social et de la liberté de création à l’exclusion de la liberté de s’enrichir aux dépends de la société. Le social-libéralisme quant à lui joue le jeu de l’ultra-libéralisme en tant qu’il se contente d’en amortir les effets les plus indésirables. Il met le curseur loin du social, et sans doute sans parfois même le savoir ou se l’avouer concoure à la destruction du social.

    2. Les colles à Kowki résonnent d’un galimatias de références mal apprises, et d’une logique qui tient du couteau sans lame auquel il manque un manche. L’école centriste ?

      1. Non, école marxiste bien digérée, manche et lame. Pas celle d’un lacanien qui lèche sempiternellement le manche sans connaitre la lame.

      2. Ah, Vigneron l’insulteur, et l’argumentum ad personam… c’est questionnant cette tolérance de l’usage de l’insulte, courante chez les anars qui tirent sur tout ce qui bouge, d’où mon très long aveuglement sur ton centrisme. Le grand Timonier t’a rencontré en personne mais ne dira rien de plus que « si un ABPJ se réveillait demain matin Macronien, je publierais ses billets avec la même philosophie ».
        C’est vrai que c’est tellement intéressant le point de vue d’un centriste, et tellement rare, qu’il ne faut pas hésiter à lui tendre le mégaphone à perpétuité…J’espère que Macron t’offrira au moins un billet de bus pour le prochain sacre.
        Quand à l’école à Kowski, on a suffisamment de disciples prêchant ici que le marxisme contient en germe le stalinisme qu’on se demande pourquoi « Ducros » ne s’est pas décarcassé à modifier le gène théorique, pour un marxisme OGN.

      3. Détrompe toi, machin mélenchiste, je laisse pas deviner le centième de ce que je pense de toi, j’ai des manières moi, Monsieur.

  5. Les barons du PSOE espagnols ont destitués le premier secrétaire général élus par la militance pour avoir ne serais ce qu’insinué qu’il pourrait y avoir un pacte avec Podemos. Que vont faire les Barons du PS français d’un candidat élu par une primaire citoyenne qui montre les mêmes aspiration ? Il semble que les premiers rats quittent le navire, quid du gros du peloton? Tout n’est plus qu’un jeu en eau troubles pour essayer de conserver son poste de député 5 ans de plus c’est la seule chose qui est en question pour ces gens là, l’intérêt collectifs il n’en ont que faire. On vas avoir affaire à deux types de vote sanction : à gauche on vas voter méluche pour sanctionner le ps et à droite le pen pour sanctionner la politique d’opposition inexistante de la doite conventionnelle (qui n’a cessé d’applaudir le tout le quinquenat de Hollande tout en se payant grassement sur la bête). Le PS maintiendra sa candidature car c’est le moyen de garantir que la gauche dure ne sera pas au deuxième tour. La victoire de Hamon est la conséquence directe de la non participation de melenchon à la primaire sinon c’était Valls qui serait sortit. Aux USA on s’est débrouillé pour éliminer Sanders à la primaire, en espagne on à préféré s’abstenir en faveur de la droite, en angleterre no comment, en france on divise la gauche dure pour la sortir du deuxième tour. Seule la gauche dure au pouvoir n’est pas envisageable par le système, on nous fait croire à des surprises électorales pour nous convaincre que les choses changent sous la pression des peuples mais au fond ça reste toujours buziness as usual, on est même prêt à supporter les frasques d’un trump ou d’une lepen le temps d’un mandat s’il le faut, juste pour maintenir le cadre.

      1. Part du pib européen : grèce 1,3% , portugal 1,2%

        En dessous de 2% il a été démontré qu’on on peut même s’assoir sur les référendums… alors aucun risques, même si les « rouges » sont en positions d’être aux commandes voire y parviennent. J’ai bien peur que votre contre exemple n’en soit pas un mais plutôt un révélateur de la marge d’erreur que l’on se donne…

        Coincidence : le nouveau matelas de sécurité de fonds propres de bale 3 sera de 2,5% à partir de 2019. Rien à voir me direz vous, certes, reste que ce sont les mêmes qui établissent les règles…

      2. Oui da, mais n’ai pas pensé une seconde en terme de pourcentage ou de règle comptable, mais simplement que ce qui semblait irréalisable hier est finalement arrivé…

  6. « Soyons réalistes, exigeons l’impossible » disait Che Guevarra.
    Ce slogan repris ensuite en mai ‘68, a pu faire rêver les foules, étudiants, ouvriers, etc.., cela a pu déboucher sur quelques avancées, il faut en tirer la conclusion qu’il faut laisser une part de rêve dans tout programme politique, même si la réalisation de ce rêve peut être lointaine, quitte à montrer que l’on en prends le chemin.
    Or, le parti socialiste ne faisait plus rêver, son réalisme s’est borné à utiliser les outils du néo-capitalisme, à transformer en cauchemar le moindre germe de rêve d’un mieux social, à renoncer aux promesses.
    Ce parti va éclater : les tenants de l’aile droite ne se cachent pas de dire qu’ils voteront pour Macron, la réaction des pro-Hamon est de dire que le parti ne leur accordera pas les investitures lors des législatives !
    Qui va ramasser les débris?

  7. « La démocratie est le pire des régimes, à l’exception de tous les autres ».
    Winston Churchill

    La démocratie c’est d’ailleurs une abstraction, il existe des variétés diverses de démocratie : jusqu’à un régime qui se qualifie de « dictature démocratique » en Chine !

    L’article premier de la Constitution décrit la Chine comme une « un État socialiste de dictature démocratique populaire, dirigé par la classe ouvrière et basé sur l’alliance des ouvriers et des paysans »

    Source wikipédia

    La démocratie ne mets pas à l’abri d’accidents historiques graves : comme l’arrivée de Hitler au pouvoir dans les années 30, ou celle de Trump aujourd’hui aux USA, et peut-être Marine Le Pen en France prochainement.

    Mais ces accidents arrivent, parce que les dirigeants des états dits démocratiques ont abandonné toute vertu morale, et ont vendu leur âme au veau d’or. C’est la perte du sens de l’intérêt général, du bien commun qui mènent aux pires catastrophes historiques.

    1. L’était Britton le Winston si j’ne m’abuse ? Pas souvenir d’un dictateur au pouvoir chez les Brittons depuis, pfff…, Cromwell ?
      « Democracy is the worst form of government – except for all those other forms, that have been tried from time to time. »

  8. Un mot quand même sur F Fillon.
    J’ai comme l’impression qu’il s’est trahi lorsqu’il a dit que la seule chose qui pourrait le faire renoncer, ce serait d’être mis en examen.

    S’il n’y avait absolument rien dans le dossier susceptible de le mettre en examen, il n’y aurait même pas dans sa tête la crainte que cela puisse lui tomber dessus.

    Le fait qu’il envisage cette « possibilité », cet empêchement en puissance, montre qu’il ne doit pas dormir si tranquillement.

  9. Merci à Paul Jorion de nous offrir cette possibilité de débat et je vais en profiter.
    Entre nous une petite confidence : j’ai écrit à mon ami Roberto pour lui dire que son billet est excellent et même que j’aurais aimé l’écrire ! Eh oui je partage entièrement son jugement sur le PS.
    Je voudrais d’abord dire que les contradictions ou controverses ne sont pas uniquement entre individus mais, pour certains dont je fais partie, elles sont dans le crâne ! Et c’est pour ça que j’apprécie le billet anti-Hamon de Roberto alors que j’en ai écrit un pro-Hamon — mais je me dois de préciser en quoi et surtout à quelles conditions je pourrais continuer à le soutenir.
    Un petit mot sur lesdits partis de gouvernement. Ils sont composés de plusieurs cercles (comme les Enfers). Il y a la masse (en réduction et vieillissante souvent) des adhérents ; ensuite les militants (colleurs/tracteurs) ; ensuite les élus, petits notables cumulards ou non, noblesse de robe parlementaire et, après victoire, les princes du gouvernement ; au-dessus les hiérarques (au gouvernement ou non). Mais tout ça, ça ne vaut que si en dehors il y a les électeurs !
    Au 1er tour je n’ai pas voulu participer et si au second tour Valls était arrivé en premier (mettons 30%) avec derrière Monthamonbourg (mettons 20%), je n’y serais pas allé non plus. Alors pourquoi y suis-je allé ? Rien à faire de mon choix mais je vous le donne à titre de témoignage politique. Parce que justement B. Hamon est arrivé nettement en tête et que le corps électoral socialiste a voulu donner un message clair. Il est temps que le PS redevienne de gauche et dégager le M. de la loi El Khomri à 49-3.
    Redevenir socialiste, je ne sais pas si ce sera possible mais au moins, à gauche, et en finir avec cette élite méprisante qui a capturé un parti pour en faire un tremplin à ses ambitions et qui a fait systématiquement une politique à droite alors qu’ils étaient supposés représenter des électeurs de gauche. C’est aussi simple que ça et l’arrivée de Macron, responsable comme l’a souligné Thomas Piketty des conneries initiales du quinquennat Hollande, en est la preuve parfaite. Cet homme de droite a été un pilier d’un gouvernement dit de gauche. Et il va rallier ces gens-là.
    On a donc peut-être et c’est mon espoir de dire « dégagez » à ces gens. Il est ahurissant mais instructif d’ailleurs de les voir devant la démocratie interne d’un parti : « ah merde vous n’avez pas bien voté, eh bien non on ne soutiendra pas le vainqueur ! Na ! ». Bon on a le droit d’être néo- ou ultra-libéral — après tout le mari de Penelope a bien le droit de vouloir casser la Sécu, il avait annoncé la couleur… il n’a pas clairement expliqué qu’il avait déjà bien économisé, lui – mais on n’a pas le droit de pirater un parti. C’est une atteinte grave à la démocratie représentative.
    Alors que faire ? comme disait l’autre… C’est simple et j’avais fait ce billet :
    http://www.pauljorion.com/blog/2016/11/07/esprit-dun-front-uni-esprit-dun-front-populaire-ou-es-tu-par-jacques-seignan/

    Ce n’est pas une élection à 3 tours ! Alors soit au premier tour MM Hamon Jadot et Mélenchon nous proposent un candidat unique (et pourquoi ce serait l’un d’eux d’ailleurs ?) d’un Front populaire ou Union de la gauche, soit j’irai pêcher à la ligne et je crois que les berges des rivières seront encombrées…

    1. Ces guerres picrocholines pour, comme dit J.P. Le Goff, « l’identité de gauche » ne laissent pas de me lasser, accessoirement de me distraire, désormais parfois de m’écœurer..

      1. Cher monsieur vigneron, ce n’est pas sans « stupeur et tremblements » que j’ose m’adresser à vous.
        Vous m’avez fait l’honneur insigne de lire mon si dérisoire commentaire — ou plus vraisemblablement de le parcourir en diagonale, avant d’aller évacuer votre nausée — et mes humbles remerciements seront pour votre exceptionnelle bienveillance d’avoir daigné m’accorder votre propre commentaire, bref et génial, et si décisif comme toujours avec votre grandeur intellectuelle immense.
        Mais je me dois tout aussi bien y ajouter d’infinies excuses pour avoir provoqué votre écœurement. Je ne sais comment je pourrais jamais compenser ce moment que je vous ai malheureusement infligé. Ma honte me poursuivra dans les ténèbres de ce blog si mal-pensant.
        Enfin, oui vous nous avez, avec votre hauteur de vue qui jamais ne se dément, montré la Voie : ne perdons plus de temps à ces vains débats et, vite !, participons dans la joie et l’allégresse à l’avènement de Monsieur Emmanuel Macron au prénom si bien porté ! L’Emmanuel : « Dieu soit avec nous » ! Enfin la France sera sauvée, votre immense joie sera la nôtre !
        Passons vite ces déplorables élections et leurs petits débats : choisissons enfin d’un bel élan, tous ensemble, notre saint sauveur que vous nous avez appris à aimer et que nous adorerons à vos côtés, enfin humblement derrière vous, quand il parachèvera, devant nos yeux éblouis, la tâche merveilleuse que M. Hollande ne lui a pas permis d’accomplir.

      2. Rassure toi Seignan, ton commentaire se réduisait à l’accessoire, le divertissement. Je ne saurais en dire autant pour celui de ton compère d’infortune, Boulant. Il me manque sans doute encore de l’âge et du recul pour parvenir à le trouver ne serait-ce que décoratif.

      3. L’identité de gauche j’en ai aussi ma claque, toujours est-il que ce n’est pas en se positionnant à la gauche de la droite qu’on la trouve, son identité. Macron qui a toujours un coup d’avance doit savourer la petite diablerie de l’ «appel à l’unité et au combat» des dirigeants du PS à Hamon. Enterrement 1ère classe de la gauche, la belle alliance ironiquement tendue à Hamon (sous condition d’épouser l’amour du bilan tel une doxa). Hémorragie des ralliements du PS ou du Modem à Macron, soutiens d’Attali, de Bergé, Claude Bébéar, Marc Simoncini, de Minc, CohnBendit, Royal, de Seguela, de Jean Pisani-Ferry, «Les Gracques» chers à @vigneron, de Raffarin, de l’Institut Montaigne, des anciens soutiens de Sarko… tout baigne… et la déconfiture de Fillon, autant d’ingrédients qui augurent du triomphe du Macron. Hollande aura sa petite finale. Un nouveau positionnement des énarques, une nouvelle com’, comme si rien ne changeant, d’abuser évitait l’effondrement. Le temps que l’imposture suinte, la Marine présidente dans 6 ans, si on y arrive… la bile de la politique.
        Savoureux : F Lordon à propos de la candidature de JL Melenchon ; https://www.youtube.com/watch?v=HRfsLDFxTwk

      4. Le jour ou on trouvera quelqu’un capable de se placer au dessus (au dela?) des impétrants de ces guerres picrocholines la gauche aura une enfin une identité 😉

    2. Vous savez qui si vous ne votez pas la gauche en sera affaiblie, et que votre avis continuera d’être ignoré ?
      Vous préférez renoncer, tout perdre, et incidemment faire perdre toute la gauche, plutôt que de ne pas avoir entière satisfaction ?
      N’est-ce pas là le comportement qui nous mène au déclin de la démocratie ?
      Pour que le mal triomphe, il suffit de ne rien faire.

    3. Quoique l’on pense du parti socialiste il faut lui reconnaître sa formidable capacité de digestion, c’est ainsi qu’il a su parfaitement digérer le refus populaire du traité constitutionnel de 2005. Il digèrera tout aussi bien le candidat Hamon ou le vomira aussitôt. Il est difficile de croire à une mutation d’un parti si profondément imprégné de l’histoire politique qu’on lui connaît. Au PS l’alternative est simple pour Hamon : s’effacer ou partir….

      Et considérant, son goût pour le flou, notament sur le revenu universel et la question européenne, je parie déjà sur son effacement… On saura Samedi!

  10. Quel est l’objectif de l’article:
    – de dessiller sur un parti, en l’occurence le PS ?
    – de réveller la nature du « mensonge démocratique » et les trahisons sans cesse renouvellées?
    – de nommer les méchants?
    – de se consoler?
    Y a t’il un autre choix que le risque d’être trompés.
    Camus ne disait il pas: « il faut imaginer Sisyphe heureux »?

    1. J’aime bien la question posée. Car il faut prendre du recul sur le spectacle.
      La « France », cette contrée hypnotique (1), a besoin d’être éblouie par un chef. Mitterand, ‘tonton’ ou ‘dieu’, fut le dernier à éblouir, et à pâlir aussi. Depuis, la magie n’opère plus. Donc la détestation est forte. Sarkozy a essayé le feu d’artifices, on a vu de minables paillettes. DSK promettait d’être flamboyant (2), mais… Vint Hollande, qui refusa la posture de magicien : ce fut d’autant plus sombre. Malgré l’accent mis sur la sécurité, sur la nationalité, la fascination ne marche plus.
      Pour gagner, il faut une machine, un parti. Malgré le pouvoir personnel de la Ve république, c’est encore vrai. De ce point de vue, la gauche est complètement désarmée : le parti socialiste est exsangue, en pièces. Or un parti, ce sont des parts de pouvoir dans les villes, les départements et régions qui sont en jeu. Et des places de député. Les députés PS sont donc devant un dilemme : se jeter dans l’esquif Macron, très incertain et très disqualifiant en cas d’échec, ou se raccrocher à l’épave PS avec u candidat qu’ils n’auraient jamais choisi ? Et il en va de même pour les militants de terrain, petits élus locaux et apparatchiks ou fonctionnaires : quel est le moins pire de deux maux ?
      Et ce qui est vrai du PS l’est aussi du PCF, à une échelle bien plus petite. Et de EELV. Ceux-ci veulent avant tout obtenir des sièges concédés par le PS avant l’élection. Peut-on attendre le premier tour pour manifester un rapport de forces ? Ou en convenir à l’avance ?
      Ces dilemmes vont obérer toute opération d’unité de la gauche.
      Dans ce jeu, Mélenchon n’est pas un acteur. Tribun, il récolte des voix, mais il en horrifie d’autres. Et s’il le ‘soutient’, le PCF mène sa propre campagne : Mélenchon ne négocie donc pas des sièges (sauf le sien ! — Et quelle place lui offrir qui ne dépare pas l’attelage ?).
      Alors quel est l’enjeu ? Vaincre aux présidentielles ? (très improbable). Sauver des sièges de député ? Sauver ou reconstruire un parti ? En composer un autre ? Grouper des militants nouveaux dans une nouvelle forme d’organisation ?
      Mon impression est que Hamon va devoir avant tout concentrer le PS autour d’un groupe qui puisse subir 5 ans d’opposition tout en conservant la direction.
      L’article en reste plutôt à un « travail de deuil ».
      (1) Déjà les étrangers palissent ou fondent à l’évocation de la « douce France » ; combien de français parviennent-ils à s’empêcher de crier cocorico aux formulations du genre « la France est attaquée, meurtrie, différente, supérieure, patrie des droits de l’homme, de la laïcité, etc., etc. » La magie opère encore, elle est souvent invoquée.
      (2) Il s’est brûlé lui-même de sorte que le piège ‘Carlton’ devint inutile. A cette époque, on taisait encore les turpitudes des candidats… pour respecter l’effet de magie.

      1. Visiblement, vous n’avez pas compris que certaines choses dans la vie étaient pures gratuités et qu’il est inutile de toujours sortir son portefeuille. Je crois cependant avoir bien compris pourquoi vous croyez que tout est payant et pourquoi vous ne désirez pas payer. Le vote censitaire étant dans l’air du temps, nul doute que vous ferez avancer demain, la république des propriétaires contre la république des citoyennes et des citoyens. Maître Macron est votre vigne, je l’ai tout aussi bien compris. Attention à ne pas trop vous étourdir cependant, car la lie a mauvais goût et la totale ivresse mauvaise presse.

  11. La France avait droit à deux septenats de Mitterand – on peut faire beaucoup de choses pendant 14 ans. Puis un président de la droite qui parlait de « fracture sociale ». Quand on regarde aujourd’hui les statistiques concernant les personnes sans logement décent, un nombre grandissant de pauvres, de gens qui n’ont assez d’argent pour se chauffer ou pour payer leurs enfants la cantine scolaire, le précariat qui explose….Moi je mets en garde: la France risque d’évoluer vers une nouvelle forme de national-socialisme (qui n’aurait rien à voir avec l’hitlérisme, qui était un phénomène singulier et centré sur un homme). On observe partout in Europe une forte montée du nationalisme, acompagnée de la haine ou méfiance envers les « élites ». Et presque partout une dégrangolade sociale des classes moyennes. Tout cela pourrait s’avérer explosif.

  12. @ Jacques Seignan

    C’est plus qu’une élection à 3 tours. Il y en a 4 avec les législatives. A moins d’un raz-de-marée LR que peut favoriser le mode de scrutin des législatives quid du FN qui a peu de candidats locaux d’envergure, du PCF-Front de Gauche-Insoumis qui vont peiner à s’entendre pour les investitures (je pressent une grosse cacophonie – voir par exemple la candidature pour l’instant solo de François Ruffin à Amiens), du PS déchiré entre deux pôles irréconciliable.
    Un beau merdier et de belles tartufferies en perspective. A ce scrutin là j’irai sans doute à la pêche.
    Un président mal élu et une assemblée sans majorité, voila ce qui nous attend.
    P.S. Je vois que vous avez l’air de vous convertir au « dégagisme », sans pour autant soutenir celui qui le promeut à gauche 🙂

  13. C’est foutu pour Fillon. Un de moins.
    Sauf que le ressentiment va gagner du terrain, les politicards jouent avec le feu. Quel sera le prochain qui aura la gestion de l’insécurité sociale ?

      1. A moins de trouver un militant filloniste pêcheur prêt à jeter à l’eau sa blonde petit fille de 3 ans pour que SuperFion saute du pont de Sablé sur Sarthe sous l’œil des caméras de vidéosurveillance, j’vois pas.

  14. Bonsoir
    Selon certains chercheurs, du fait de l’externalisation de notre intelligence vers nos machines prothèses et du fait que nous nous servons de moins en moins de nos mains, perdant donc en coordination , notre intelligence aurait atteint un sommet et serait en train de diminuer.
    Encore un peu de patience et nous n’aurons plus à nous prendre inutilement la tête: nous n’aurons qu’ à choisir, entre deux joints et deux pubs, entre les programmes Ga, Bu, Zo ou Meu!
    C’est tout pour aujourd’hui , tout le monde aux pompes!

  15. Le salaire médian en France tourne autour de 1600 euros par mois, ça veut dire que 50% de salariés gagnent moins que cela. En tirant un trait pour inclure les non salariés (retraités, petits patrons, commerçants etc…) l’on doit arriver grosso modo à 60% du corps électoral, soit 27 millions de personnes dont 12 millions, soit un peu moins de la moitié se trouve en situation de précarité énergétique.En français normal, ça veut dire qu’avec l’hiver (pas spécialement rigoureux) que nous avons connu, 12 millions de personnes ont une température moyenne d’au plus 10° dans leur logement.Et beaucoup parmi eux font leurs courses aux restos du coeur.

    Absolument aucun des prétendants à l’élection présidentielle n’est audible de cette France:

    Hamon: son revenu universel peut attirer l’attention des jeunes (encore une minorité), mais risque d’énerver ceux qui ne comprendront pas pourquoi on donnera des sous à des gens qui n’en on pas besoin, quand eux crèvent de froid.

    Mélenchon: sa France insoumise pour bobo repenti et son programme de transition énergétique ne seront entendu que quand l’essentiel du corps électoral martyrisé sera en situation de payer ses factures et de ne plus faire ses achats aux restos du coeur

    Macron: millionnaire né avec une cuillère d’argent dans la bouche, candidat du vide sans programme, soutenu par le gratin des banques et des bobos de gauche, cautionné par Bruxelles. Sans commentaires

    Fillon: Le Chevalier Blanc, M. Propre auto-proclamé de la classe politique, ex-gestionnaire d’un « état en faillite » dont la propre épouse a contribué à la banqueroute avec une conscience qui force l’admiration et le respect, M. Fillon, donc, quelle légitimité peut-il avoir chez les précaires majoritaires qui ne manqueront pas de remarquer que les fraudes de « Pénélope » (900 k€, selon le canard enchaîné à paraître demain), auraient pu leur permettre de se chauffer à 19° pendant presque 1/2 millénaire (sur la base de 2000 € de chauffage par an).

    Question à 2 francs: qui reste-t-il qui parle (mal), amis qui lui parle, à cette majorité électorale précarisée, à la dérive et dont tous les autres se moquent sans même le cacher?

    1. @abraxas « Macron: millionnaire né avec une cuillère d’argent dans la bouche, candidat du vide sans programme… »
      Sauf que on commence à entrer dans les détails.
      Ce matin sur France Inter E. Macron a dit clairement qu’il respecterait à la lettre les traités européens et en particulier la règle des 3 % de déficit public, il veut renforcer et pérenniser les allègements de charges patronales….
      Bref du basique neolibéral pur sucre.

      1. Macron est, parait-il, un petit génie du piano,et rien que pour cela , je lui accorderais bien la présidence de la République..

  16. Hamon ne fera pas mieux que Tsipras.
    Laissez tomber.
    Le PS est à l’agonie, par soucis d’humanité abrégeons ses souffrances et passons à autre chose.

    1. Il est vrai que le PS est mort, il ne manque que les obsèques. Le projet de Hamon, le revenu universel, mérite discussion. Mais il n’y aura jamais une majorité politique pour un tel projet.

      1. Le ps je sais pas mais son revenu universel, lui, il est mort. Pas grave il aura servi ce qu’il fallait servir, le temps qu’il fallait et à qui il fallait, à Hamon.

  17. Hamon a réussi l’exploit de remettre « le » ou « un » socialisme au centre du PS. C’est sûr que sur le blog des jamaiscontents, c’est insuffisant voire contre-productif, mais il y a quand même un bon côté. Et c’est même d’autant mieux que certains aillent ouvertement chez Macron, au moins les choses sont claires.

  18. @ Abraxas

    mais risque d’énerver ceux qui ne comprendront pas pourquoi on donnera des sous à des gens qui n’en on pas besoin, quand eux crèvent de froid

    Pas besoin d’attendre le revenu universel pour ça. Ceux-là à qui le néolibéralisme a très bien convenu et autres apparatchiks se sont enrichis avec la crise, comme d’autres s’enrichissent avec les guerres.

    Quand je me demande pourquoi les gens veulent voter pour Marine Le Pen, il me vient bien sur à l’esprit l’immigration. J’explique ce qu’il m’est venu à l’esprit ensuite, c’est que les gens qui voteront pour Le Pen se fichent pas mal de ce qui est vrai ou faux dans cette affaire (l’immigration mais il y a d’autres questions aussi) c’est que le sentiment leur suffit.
    Tout un temps, les sentiments ça n’a pas compté pour grand chose pour la majorité (la psychologie est apparue dans les pays riches chez les premières victimes de ce que ça représentait en tant qu’inconfort moral (ou enfermement moral)), puis les pouvoirs et les médias ont compris ce que ça représentait comme force potentielle ; il n’y a qu’à voir comme à chaque produit est associé sa pub. Et les gens de ne plus raison garder.
    Mais quand les gens votent, ils n’en sont pas fous pour autant, loin de là.
    A midi, assis à boire un café, je voyais tout ces gens émargeant au rsa, tous étrangers. Peut-être ne travailleront-ils jamais de leur vie, n’auront jamais chaud l’hiver et à peine de quoi se vêtir.
    Et la gauche de ne jamais vouloir fermer les frontières, mais gauche ou droite de laisser crever, indifféremment Français et étrangers, pour des intérêts qu’on sait mais qui ne sont jamais dit.
    Le boulevard pour le FN il est aussi dans les non dit.
    De toutes façons, c’est trop tard, le mal est fait ; alors peut-être que ok pour Mélenchon ou Hamon mais surement plus ok encore qui si un jour élus ce sera pour sortir de la nasse bien plus que leurs électeurs. Tout électeur ou tout élu devrait faire un stage dans une ville pétée de tunes dans un quartier en voie de déclassement parce que voir ça, ça fout les boules tout simplement. Ce ne sera ni en quatre ans ni en quatorze qu’ils y arriveront tant le travail à faire est énorme.

    1. Juste une question : vous leur avez demandé leurs papiers d’identité à ces étrangers au rsa ? Ou alors avaient-ils un petit pin, marqué « étranger » ? Parce que moi, j’avoue à vue de nez , je ne sais pas voir qui est français ou pas…

  19. Mon très modeste point de vue dans le débat:

    1) Je regrette que M. Jorion n’ait, pour écarter la candidature de M. Mélenchon, d’autres arguments que son « sentiment » d’un supposé plafond électoral que ce dernier aurait atteint. A quand une analyse sérieuse de son programme?

    2) Sur le revenu universel: désolé de parler de mon cas, mais je suis « bénéficiaire » de l’Allocation spécifique de solidarité (ASS) depuis 3 ans. Pour toucher ces +/- 500 €, qui constituent mon seul revenu, je suis en échange astreint à « rechercher activement un emploi », emploi qu’à 57 ans je ne retrouverai plus. Tout manquement à une convocation de Pôle-Emploi, toute absence de réponse à une offre (fut-elle totalement sans rapport avec mes compétences) peut me valoir une radiation immédiate et la perte de ce revenu. Passer, par exemple, 15 jours hors de France est hors de question.

    Alors, oui, un revenu universel versé inconditionnellement serait pour moi une véritable libération: je n’y gagnerait rien financièrement, mais je serais au moins libre de disposer de mon temps. Et cette liberté-là, je vois mal comment la « finance » pourrait me l’ôter.

    PS @ vigneron: merci de ne pas m’accabler de vos sarcasmes habituels.

    1. Le programme de M. Mélenchon est excellent, des commentateurs par dizaines vous expliqueront à quel point il est semblable aux idées que je défends depuis des années. Ce qui me chipote c’est mon sentiment que je crois bien davantage à son programme que lui-même. Voir ceci pour vous convaincre que Frédéric Lordon qui appelle pourtant à voter Mélenchon, est convaincu – comme moi – que parvenu au pouvoir, il jettera son programme aux orties.

      1. Que risque t’on entre un bon programme qui risque d’être jeté aux orties et 3 mauvais qui risquent d’être appliqués à part se donner une chance?

      2. C’est marrant votre perspicacité à propos de Mélenchon, le type qui use sa vie à défendre celle des autres pour simplement s’installer sur le trône pour faire le contraire de ce qu’il annonce. À se demander pourquoi il n’a pas applaudi Tsipras, en faisant mousser le supposé TINA.

        Dans le temps on appelait ça « procès d’intention », mécanisme basique qui consiste à attirer l’attention sur la supposée intention masquée d’un autre, sur laquelle le receveur du message se focalise, oubliant au passage de s’interroger lui-même en « procès d’intention » sur celle du dénonciateur.

      3. Par les temps qui courent appuyer un politique sans avoir fait au moins pour soi et sommairement un procès d’intention est pour le moins peu raisonnable. Ecoutez Lordon vous comprendrez pourquoi Mr Jorion ne peut se résoudre à soutenir Mélenchon. Dites moi Mr Jorion, Crétois ou menteur votre média 😉

      4. J’ai regardé la vidéo. J’ai entendu le paradoxe du menteur. Je me suis demandé quel rapport ça pouvait bien avoir avec la question qu’on tentait de résoudre. Je n’ai pas trouvé la réponse.

        Par contre, ce que j’ai entendu très clairement, c’est que selon lui, M. Mélenchon trouvera des raisons multiples, toutes justifiées par l’urgence pour ne pas mettre en oeuvre son programme. Si cette partie de l’entretien vous a échappé : réécoutez, c’est vers la fin.

      5. Paul Jorion dit : 31 janvier 2017 à 23 h 51 min
        « Mélenchon, est convaincu – comme moi – que parvenu au pouvoir, il jettera son programme aux orties ».

        Maintenant que j’ai écouté Lordon, c’est pire : c’est Rosebud1871 qui vous fait un procès d’intention malveillante à l’égard de Mélenchon. À partir de 17 mn 10 sec il suffit d’écouter…
        Lordon dit ceci à propos de Mélenchon : « Aussi bien pour le protéger que pour le surveiller il faudra que l’élection ne soit que le début d’un processus d’une tout autre ampleur qui passera par des manifestations populaires… ».

        Que vous preniez le train en marche (c’est mieux que En-marche) c’est tant mieux, avec réserves, c’est normal, mais votre qualité ne devrait vous permettre que des critiques de qualité.

        Tiens, j’en formule une :

        Autant on se gausse à droite à gauche de quotas de femmes à installer partout, autant personne ne semble souhaiter une représentativité proportionnelle par quota des classes sociales du pays, dans cette image qu’est l’Assemblée Nationale en mauvaise représentation du Peuple. http://www.assemblee-nationale.fr/11/tribun/csp1.asp#P475_23800

      6. Ne me faites pas des objections sur une citation que vous ne recopiez pas correctement :

        Frédéric Lordon qui appelle pourtant à voter Mélenchon, est convaincu – comme moi – que parvenu au pouvoir, il jettera son programme aux orties.

      7. Ainsi, si l’on vous suit, Monsieur Jorion, Jacques Généreux, l’un des concepteurs du Projet et du Programme l’Avenir en Commun, débattus par des centaines de personnes, serait secrètement la dupe de M.Mélenchon ?

        Je n’aurais qu’un seul regret, un immense regret : c’est que vous n’en soyez pas. J’ai bien compris qu’il y a des barrières de part et d’autres qui l’empêchent. Mon regret n’est pas un reproche, c’est une rage sourde contre un phénomène que je ne maitrise pas ; parce que je n’en connais pas tous les tenants et aboutissants.

        Cordialement.

      8. Voyons, comment les choses évoluent. Le rapport de force va jouer. JLM accepterait-il de se rallier à Hamon sur la foi des sondages ?

        Marine Le Pen recueillerait 25% des intentions de vote au premier tour en avril prochain, devant François Fillon à 22% et Emmanuel Macron à 21%. Benoît Hamon pourrait terminer en quatrième place avec 15%, devant Jean-Luc Mélenchon à 10%. Au second tour, François Fillon battrait Marine Le Pen avec 60% contre 40% des suffrages, mais Emmanuel Macron ferait mieux à 65% des voix contre 35% pour la présidente du Front national.

      9. Hamon n’a pas grand chose à jeter aux orties, alors votons pour lui pour s’éviter une déception ? C’est ça la logique ?
        The show must go on.

      10. le type qui use sa vie à défendre celle des autres

        On pense évidemment à Georges Frèche et ses harkis tellement ingrats.
        Les gens sont méchants.

      11. Paul Jorion dit 1 février 2017 à 10 h 35 min

        Epiménide c’est clairement une adresse aux médias main-stream et aux sondages.

        Vous faites référence à ça :

        Lordon : « Je suis toujours aussi méfiant »…et aussi à ça : « les institutions de la Vème République correspondent bien à la personnalité de Mélenchon, je pense qu’il ne s’y trouverait pas mal, tu vois, et puis voilà, après on sait comment ça se passe, on arrive au pouvoir, on a un agenda, dont moi j’admets qu’il comporte des choses intéressantes, et puis on commence à le mettre en œuvre, etc, et puis après on dit « ah oui mais attendez, oui la Constituante bien sûr, on va refaire les institutions, oui bien sûr mais c’est pas la priorité, il y a des grosses réformes à faire, il faut nous donner le temps »…

        Certes, mais Lordon dit aussi d’autres choses plus loin :

        « j’ai des impressions alors après comme on dit, c’est un saut de la foi, comme on dit. on fait crédit ou on ne fait pas crédit ». ou encore : « si on reste à ce niveau là de généralités, quitte à faire le naïf, je trouve que c’est une séquence qui n’a rien que d’excellent aloi. »

        La transcription existe, au lecteur de trancher !

        https://blogs.mediapart.fr/edition/actualite-et-verites-de-la-campagne-de-la-france-insoumise/article/280117/frederic-lordon-soutenir-melenchon

        L’illusion est de penser tout quidam en fonction présidentielle type Vème répu, comme tout puissant ou comme impuissant. Les 2 visions pataugent dans une représentation héroïque de la personne. Or ces « personnes » ne sont que la face visible sous la lumière, de forces qui les gouvernent avec une laisse plus ou moins lâche. La puissance, c’est l’addition de pouvoir, et de pouvoir ne pas, par exemple « donner » et « ne pas donner ».

        La personnification du petit caractère des élus est un gouffre à embrouilles, même si elle est inéliminable des débats ; séduction ou frayeur ne peuvent in fine renvoyer qu’au petit caractère de l’électeur, quand il ne s’agit pas du fond masqué, de ses intérêts « objectifs » disons « de classe ».

        Les relations humaines ne sont pas transparentes, les relations politiques qui en sont une partie non plus. Et il suffit d’avoir fréquenté votre blog pour éprouver les apories de la notion de démocratie telle qu’en vigueur de nos jours sous nos latitudes.

      12. Paul Jorion dit :1 février 2017 à 10 h 42 min

        « Ne me faites pas des objections sur une citation que vous ne recopiez pas correctement » :

        Si si Paul Jorion ma citation est un copier/coller donc exacte.
        À ma relecture avant envoi, ça m’a choqué et j’ai repéré la troncature qui donnait un coté bizarre à l’énoncé, j’ai donc décidé de la laisser telle quelle pour intriguer le lecteur, pour qu’il aille y mettre du sien en écoutant Lordon !

        Mais je ne discerne pas en quoi ça épuise mon objection !

      13. Paul Jorion dit : 1 février 2017 à 10 h 58 min

        Votre copier coller omet de dire qu’il s’agit d’un sondage Kantar Sofres-One Point pour Le Figaro, RTLet LCI, réalisée les 26 et 27 janvier, et dont Vigneron a fait immédiat publicité sur votre blog.

        C’est très exactement de ce point là dont traite la référence de Lordon à Epiménide.

      14. Tout chaud !

        Dans la tourmente de l’affaire Penelope, François Fillon dégringole dans les intentions de vote, Le Monde.fr avec Reuters | 01.02.2017 à 12h50

        Marine Le Pen en tête du premier tour devant Emmanuel Macron
        La présidente du Front national est donnée en hausse de 3 points par rapport à janvier, avec 26 % à 27 % des intentions de vote des sondés.

        Emmanuel Macron et François Fillon au coude à coude
        Selon les chiffres de l’enquête d’opinion, Emmanuel Macron, fondateur d’En marche !, arriverait deuxième de ce scrutin, récoltant entre 22 % et 23 % des suffrages, quand François Fillon n’en récolterait plus que de 19 % à 20 %, selon que François Bayrou soit candidat, soit cinq à six points de moins qu’en janvier. C’est cette chute qui est intéressante, car si l’on prend en compte la marge d’erreur propre à cette enquête, selon les scénarios, Emmanuel Macron peut se trouver derrière François Fillon à l’issue du premier tour, comme devant lui. Les deux hommes se disputent donc la deuxième place.

        Autre donnée intéressante, la chute de M. Fillon s’explique notamment par le fait qu’il ne fédère sur son nom que 56 % à 60 % des électeurs de Nicolas Sarkozy au premier tour de la dernière élection présidentielle, 18 % à 20 % lui préférant Emmanuel Macron, et 14 % Marine Le Pen.

        Benoît Hamon s’envole
        Benoît Hamon, vainqueur de la primaire organisée par le PS, enregistre quant à lui un bond de 10 à 11 points par rapport au début de janvier, à 16-17 %, devançant largement le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon (10 %, en baisse de 3 à 4,5 points).

      15. On s’en tape de la rhétorique épimédino-lordonienne. Il la connait lui-même la solution logique du paradoxe. L’opposé à « tous des menteurs » n’est pas « aucun menteur » mais « au moins un d’eux ne ment pas ».

      16. Un pas plus loin pour enfoncer le clou …
        Lordon l’universitaire dit à propos du paradoxe d’Epiménide :
        « ce type d’énoncé auto référentiel livre des propositions qui sont indécidables. On ne peut ni dire si elles sont vraies ni dire si elles sont fausses. Ce qui par parenthèse est embêtant pour les facts checkers, je referme la parenthèse. Eh bien voilà, les médias sont dans un devenir épiménide. »

        le mot important et logiquement juste est « indécidable ».

        Mais face à l’indécidable, à moins d’entrer dans la liberté sans limite de la folie, chacun tranche au plus vite pour sortir de la pénibilité de l’ambivalence-envie balance. L’indécidable ne perdure pas et en acte il prête à conséquences.

      17. vigneron dit : 1 février 2017 à 13 h 09 min

        « ON » (le lecteur), notera :
        1/ que le ON de « On s’en tape » de Vigneron est un appel insidieux à la communauté de ses groupies avec laquelle tout lecteur peu attentif risque de s’identifier, tellement tout cela est sympathique…
        2/ que Vigneron entrave que dalle à l’analyse classique chez les logiciens du paradoxe du menteur.
        3/ que Vigneron s’est engagé à faire part au blog des sondages du Figaro où Hamon dépasserait Mélenchon, qu’il s’en délecte, que c’est le point nodal qu’interpelle Lordon à propos du mensonge, que Vigneron entérine le vrai du Figaro et de son sondage, qu’il prend parti en en prenant son parti.
        4/ J’ai plus haut conclu que c’était une position de centriste masqué.
        5/ CQFD
        6/ Que Jorion fasse du suivisme de Vigneron n’est pas une nouveauté.

      18. Paul Jorion est considéré comme un « prophète » ou du moins un visionnaire, or il déclare je ne suis pas un prophète tout en disant Mélenchon n’appliquera pas son programme. C’est pas forcément une similitude 100% réglo en logique formelle mais ça m’a paru suffisant pour un clin d’oeil.
        Je partage vos doutes mais je penche côté Lordon car c’est ça ou ne pas aller voter. D’autre part, si rationnellement je pense que le programme de Mélenchon est bon au niveau de l’intérêt général, je ne suis pas sur qu’il me soit favorable individuellement à court terme (expat, technicien sup, propriétaire foncier, et immobiler, sans enfants pour me soucier de l’état dans lequel je laisse là place, j’ai tout pour voter Macron ou Fillon sauf une petite voix qui me dis que c’est les comme moi qui vont financer le volet social macroniste et que Fillon c’est Sarko avec des sourcils…). Alors en conscience et raison je penche vers mélenchon et s’il applique pas son programme pour s’en résoudre au TINA et à la loi du plus fort? Et bien, comme les autres j’aurais plus qu’à jouer des coudes pour essayer d’être de ceux qui éteignent la lumière.
        Enfin, je trouve que les arguments de Lordon qui pointent l’obligation de mélechon à se résoudre à son programme sous la pression de la rue pour assurer sa protection et sa surveillance face au capital sont à retenir.

      19. Le PS à mis 5 ans pour me convaincre de ne plus voter pour lui, c’est pas 2 sondages ou ils sont quatrièmes qui suffiront à me faire changer d’avis. Si Hamon rallie mélenchon et quitte le PS ils auront ma voix, mélenchon la perdra s’il rallie le PS (c’est d’ailleur là qu’on vas voir s’il se contente d’un poste de premier ministre confortant ainsi vos soupçons)

      20. Vous voyez bien que Hamon prend à Mélenchon d’un coup 1/3 de son électorat : vous ne pensez pas plus que moi que les 5% que perd Mélenchon sont partis chez Fillon ou Macron.

        La question n’est déjà plus « Si Hamon rallie Mélenchon », c’est « Si Mélenchon rallie Hamon ».

      21. T’entraves quoi à la logique, toi, le touriste retraité post-post-marxiste ? C’est quoi qu’il dit en fait ton Crétois s’il ment ?

      22. La méfiance en politique est une vertu essentielle, et fervent partisan de la france insoumise je ne vois pas pourquoi Mélenchon en serait, absout. Pour autant il me semble que les autres candidats son au moins autant dignes de méfiance voire dans des cas comme fillon la question ne se pose même plus. Il faut savoir prendre le risque, et j’ai l’impression que la conjoncture n’offrant plus rien à perdre, l’argument de la méfiance vis à vis de Mélenchon et juste une coquetterie.

      23. @ Vigneron : Selon le dicton espagnol « Le Crétois » no dice la verdad ni equivocandose 😉

        @Paul Jorion
        Vous avez raison la question ne se pose déjà plus. Mélenchon perd 4,5 % avec +-1.9 % de marge d’erreur (ça nous fait donc entre 1électeur sur 7 et 1 sur 2 ! jolie fourchette !!) sur a peine plus de 900 personnes 2 x d’affilé en une semaine… En Espagne toute la campagne s’est fait sur le « sorpaso » de Podemos qu’annonçaient les sondages grace à sa fusion avec le IU (PC) est rien de cela n’a eu lieu, le psoe à continué à baisser et podemos n’est même pas monté d’un chouillat pour passer devant le pire score de toute l’histoire du psoe, seul le pp ouvertement ultracorrompu au pouvoir à tirés les marrons du feux face à la peur d’instabilité politique… Le metalo cgt faucille entre les dents n’est pas soluble dans l’intello bobo ecolo ; si melechon et hamon font 27% à tous les deux ils ne feront pas plus 16 ou 17 ensemble qui que soit qui rallie l’autre.

        Plus sérieusement , si on en est à « mauvaisefoiser » sur le duel entre le 4ème et le 5ème c’est quand même que Lordon à mis le doigt sur quelque chose quand il dit que Mélenchon est porteur d’une différence significative de gauche dans le paysage politique. Et que je ne crois pas le PS en mesure de se l’approprier à l’issue de 5 ans de Hollande.

      24. Hamon parle posément. Au bout de 10 minutes d’un débat, JLM n’arrive pas à se contenir : vitupérations, vociférations, etc. Sorry, j’ai un faible pour la rationalité !

        Je l’ai déjà raconté : un débat à Grenoble, janvier 2011, JLM / Jean-François Kahn. La salle arrive acquise à JLM à 80% (moi y compris, qui ne l’ai jamais encore à ce moment là entendu live !). Au bout de 20 minutes, la salle bascule, prend parti pour JFK dont l’argumentation n’arrive pourtant pas à la cheville de celle de JLM. Pourquoi ? Bouffées de colère soudaines, attaques ad hominem, mauvaise foi consternante, etc.

        Désolé les gars, ça ne marche pas ! Si, sur un champ de foire, pas pour diriger une nation !

      25. Paul Jorion dit : 1 février 2017 à 19 h 07 min

        Sûr, Hamon, parle calmement, Piketty aussi, Hollande est parfait et croyez vous que si votre blog était sonorisé, vous n’auriez pas entendu de ma part quelques décibels ?

        J’ai été le seul à hurler pour faire taire à la maison de l’Europe où Jean-François Kahn comme Lordon et vous parliez, le type qui se déclarait psychanalyste, et confisquait la parole à n’en plus finir, malgré de nombreux rappels à l’ordre de JFK et des plaintes en sourdine du public.

        Quand à la rationalité, vous témoignez que le programme de Mélenchon est excellent, qu’il comprend bien des inspirations de vos idées, mais que le bonhomme…quel mal élevé ! Comme si la personnification à outrance était le vrai sujet ?
        Mieux vaudrait interpeller l’imagerie populaire construite sur ce que doit représenter comme étiquette (au sens classique du terme) la mise en scène de sa personne en fonction ?

        Rationalité dites-vous ? Telle Jeanne d’Arc avec Charles VII, vous avez présenté Piketty comme le candidat à présenter pour être intronisé comme Président, parce son bouquin s’était bien vendu à l’international, et qu’il était connu des grands de ce monde.
        Quand il s’agit de « dégager » pour reprendre le mot à la mode, les grands de ce monde et leurs méfaits sur le plus grand nombre, pas sûr que l’approche tienne de la rationalité.

        Il parait que Macron a le programme de taxer la rente immobilière, un keynésien ? Bonne idée je vais voter Macron, c’est rationnel non ?

      26. Sondage exclusif : Fillon décroche, Hamon décolle Paris Match| Publié le 01/02/2017 à 18h00

        L’enseignement le plus spectaculaire c’est le décollage de Benoît Hamon dans les sondages. Le candidat victorieux de la primaire de gauche connaît un inattendu état de grâce. En un mois, il multiplie par trois son score passant de 6 à 18% ! Un score inimaginable encore il y a quelques jours. Confronté au défi du rassemblement des socialistes, l’ancien ministre de François Hollande est en train de réussir la synthèse de la « vieille gauche », celle qui va des communistes aux écolos et aux socialistes purs et durs. Le député des Yvelines ringardise Jean-Luc Mélenchon. Le candidat de « la France insoumise » décroche passant de 14 à 9%.

    2. @Didier, vous seriez donc libre d’aller là ou vos 500 € mensuels vous donnerez le plus de pouvoir d’achat et d’alimenter une économie qui joue le moins disant social, voir humanitaire : dans certains pays on peut vivre à l’hôtel toute l’année servi 24/24 par une armée de jeunes pour le plus souvent mineurs, sans protection sociale (et que dire du salaire) pour moins de 500€ mensuels… Je ne me réfère pas à votre situation personnelle que je ne connait pas mais le système se doit de bloquer cette possibilité. Je m’étonne d’ailleurs de n’avoir entendu nulle part ces derniers temps cet argument contre le revenu universel alors qu’on est censé étudier le sujet sérieusement. Enfin, dans votre cas je pense que vous pouvez suspendre votre allocation le temps d’un voyage et de nouveau la toucher au retour (j’en connais qui l’on fait il y a quelques années je ne sais pas si c’est encore possible)

      1. Loin de moi l’idée de défendre le RU et la pensée magique qui le soutient mais il va de soi qu’il serait réservé aux résidents, avec au mieux la tolérance de trois mois par an accordée aux rSastes.

      2. Tu te rend compte de la discrimination que représente ton propos? Je ne pense pas qu’elle se soit très constitutionnelle ton idée qui vas de soi et encore moins universel le revenu du coup. Dans le cas ou se serait comme ça, les résidents étrangers en France pourraient ils y prétendre ou faudrait il mettre en place une double discrimination être Français ET résider en France ? Et puis demain justifier combien de générations Français et résidents? Quid du retraité qui voudrait vivre au soleil pour ses rhumatismes si on a remplacé tout ou partie de sa retraite par le RU?
        Enfin on est au moins d’accord sur quelque chose du coup.

      3. 1) Merci de ne pas me faire de procès d’intention. Vous ne connaissez effectivement rien à ma situation.

        2) La dernière fois – en 2013 – que j’ai prévenu légalement Pôle-Emploi que je serais indisponible durant 15 jours, selon la disposition légale qui permet à tout demandeur de prendre des vacances (eh oui… quel scandale, hein!), la sanction a été immédiate: radiation illégale, et obligation pour moi de refaire tout le processus d’inscription. Ça calme.

        3) Ces congés étaient destinés à participer à un festival de théâtre, en France.

        4) Merci de m’expliquer comment suspendre cette allocation, avec un loyer de 560 €. Et l’impossibilité de changer de domicile, aucun de ces braves partisans du « il faut prendre des risques », « il faut bouger », etc., ne s’avérant disposé à louer quoi que soit à quelqu’un ne disposant pas de feuilles de paie. La haine du fonctionnaire ne va pas jusqu’à ne pas les accueillir à bras ouverts quand il s’agit de louer son bien, n’est-ce pas.

        5) J’aimerais avoir l’avis de Paul sur cet aspect de la question: tant qu’à vivre avec des miettes, qu’on arrête de nous faire ch… pour avoir l’insigne privilège de disposer de ces miettes.

      4. Je ne pense pas que les conditions de résidence ou de nationalité donnant accès au RU seraient fort différentes de celles du RSA ni donc plus inconstitutionnelles, soit : résident français ou citoyen de l’UE (ou Suisse) ou non-citoyen de l’UE et résidant depuis au moins cinq ans, et trois mois par an hors territoire tolérés.
        Le retraité au soleil et sans pénibilité, on s’en tape comme de la dernière daube d’Aznavour.

    3. @ Didier,

      Vous n’êtes « bénéficiaire » de rien du tout, vous n’êtes d’ailleurs pas dupe puisque vous mettez les guillemets ; on vous jette des miettes comme aux autres en espérant que ça vous tiendra tranquille.
      Moi aussi je suis pour ce revenu universel, mais quand vous payez un loyer de 500€, il restera quoi? Rien. Si on peut laisser faire les gens un peu de fric en plus sans les taxer-tracasser « administrativement », alors ok. Et ceux qui ne savent plus bosser avec leur 10° l’hiver sans que ça n’émeuve personne ici semble-t-il, quoi de eux?
      Comme ces boulots au smic, ces scandales ça s’arrêtera quand?
      Ça s’arrêtera, pour parler comme ici, positivement quand!?

    4. Paul Jorion dit : 1 février 2017 à 14 h 30 min

      « Euh… alors là, j’ai beaucoup mieux compris ! Si, si, je le jure, croix de bois… »

      Pour l’enfer vous avez l’excellent film de Sam Peckinpah…

      Je suis très content d’avoir servi à ce que vous ayez mieux compris, mais je ne peux pas faire ça tous les jours, c’est trop fatiguant d’user ma vie à vous défendre, en plus quand vous vous précipitez dans le potage malgré quelques signaux bienveillants.
      Car si tout homme politique veut le bien de ses sujets, et tous les blogueurs souhaitent le votre même différemment, il vous appartient en dernier ressort et en relative opacité de décider vous-même du votre.

    5. Ben si vous relayez Paris Match, le Figaro, et les bookmakers du réputé ennemi héréditaire, je me tais, causer devient superfétatoire. Le rapport de forces Oui, mais euh sans conflits hein !

      1. C’est vrai qu’il est plus confortable de linker vers le reportage d’un collègue psy lacanien qui veut, lui aussi, nous vendre un canasson de course à réclamer quoique jamais réclamé pour un vainqueur de prix du Président de la République.

  20. Je trouve ça dommage d’être mal compris.
    En écrivant je savais que je le risquais.
    Le pins en question n’en est pas un, s’il en était un il y serait marqué misère. La pauvreté peut crever les yeux de qui la regarde et ça fait mal. Ce sujet peut néanmoins paraître encore abstrait pour certains (je ne vous nomme pas spécialement ici, ignorant tout de vous).
    Il existe d’ailleurs beaucoup de sortes de misère ; misère noire, petite misère ou grande misère, misère d’âme, ignorance, méchanceté, bêtise.
    C’est un autre sujet que celui-ci.
    Désolé de n’avoir pu mieux me faire comprendre, ceci également étant toujours dommage.

    1. Ça c’est fait : le Blog Jorion est désormais indexé chez moi en 8ème place sur 6400 pour la brouette d’Alcide. A distance de Contrepoints encore mais allez savoir ?

  21. Mélenchon, Hamon ou Macron ?
    L’histoire du fabricant de brouettes…
    Si énervante, si réaliste…:

    > Mon nom est Alcide REPART, j’ai 53 printemps au compteur de ma vie.
    > Après de nombreuses années passées en Australie, je suis revenu voici quelques mois afin de reprendre la petite entreprise de mon père, qui était fabricant de brouettes.
    >
    > Chacun se souvient de ce célèbre slogan des années 1960 :
    > Quand toutes les autres s’arrêtent, seule la brouette REPART…»
    > En fin d’année 2014, j’ai mis au point une nouvelle brouette, plus légère et plus stable, avec laquelle je pense augmenter mon revenu, qui sinon demeurera bien modeste.
    >
    > Si les ventes suivent, je ne pourrai pas assumer seul la fabrication, et il me faudra embaucher un compagnon dans l’atelier.
    > J’avais pensé demander à Marcel, qui est un brave gars du village et qui recherche justement du travail.
    > Mais ne connaissant rien aux lois françaises, car je suis resté longtemps loin du pays, j’ai parlé avec des amis artisans, je suis allé à la chambre des métiers, j’ai consulté Internet, et je vais vous expliquer pourquoi je n’embaucherai pas Marcel.
    > Je pensais donner à Marcel 100 euros par jour, s’il me fabrique quatre brouettes.
    >
    > Enfin moi je peux en construire sept, parce que je ne compte pas mes heures.
    >
    > Mais j’ai appris qu’une loi interdisait de faire travailler un employé plus de sept heures.
    > Alors je ne comprends pas pourquoi Marcel, travaillant moins que moi, et fabricant donc moins, gagnerait plus que moi sans avoir aucune responsabilité.
    > Voilà pourquoi je n’embaucherai pas Marcel, parce que, voyez-vous, je suis constructeur de brouettes, pas philanthrope.
    > Ces 100 euros journaliers, je comptais lui donner chaque vendredi soir, à l’issue de la semaine de travail, comme le faisait mon père autrefois, soit 500 euros tout rond s’il a travaillé du lundi au vendredi, et 400 euros si la semaine compte un jour férié.
    >
    > Mais j’ai appris que désormais, on devait payer les salariés chaque mois, ce qui est totalement niais vu que, chacun le sait bien, les mois n’ont pas le même nombre de jours et sont semés de jours fériés…
    >
    > Ce n’est peut-être pas la faute de Marcel, mais en tout cas pas de la mienne.
    > Je ne vois pas pourquoi je lui donnerais la même somme en février qu’en janvier, car mon père m’a toujours appris qu’à tout salaire doit d’abord correspondre un travail.
    > Voilà pourquoi je n’embaucherai pas Marcel, parce que, voyez-vous, je suis constructeur de brouettes, pas une banque chargée de compenser les bosses du calendrier.
    > Je croyais aussi qu’il suffisait de lui donner cet argent, et de le déclarer aux Impôts, pour être en règle avec la loi.
    > Mais j’ai appris qu’il fallait écrire un bulletin, avec une bonne vingtaine de lignes, et prendre à Marcel, sur l’argent que je lui dois, un certain pourcentage, pour aller le donner à une palanquée d’organismes divers aux noms exotiques :
    > Urssaf, pôle emploi, etc….…
    > Sur les 500 euros hebdomadaires que je comptais donner à Marcel, une fois servis ces organismes, il lui en restera moins de la moitié. J’ai objecté qu’alors, il ne pourrait pas vivre.
    > On m’a répondu que certes il ne vivrait pas bien du tout, mais que par contre il était assuré contre tous les accidents de la vie : la maladie, la vieillesse, les coupures de doigts, la maternité (pour ceux qui n’ont pas suivi, Marcel est un mâle…), le chômage, la petite et la grande vérole (la petite c’est en standard, mais la grande, c’est avec supplément), la grippe espagnole, et même le décès…
    > Alors j’ai dit que tout ça était idiot, puisque Marcel pouvait très bien s’assurer lui-même pour ce qu’il voulait et que sa vie privée ne me regardait pas.
    > En outre son grand-père possède un joli vignoble, donc il ne sera jamais dans le besoin en cas de chômage car il héritera bientôt de cette vigne.
    > En outre sa grand-mère va lui léguer deux ou trois maisons qu’il pourra louer, donc cotiser pour la retraite ne servira à rien.
    > En outre cotiser pour le décès ne veut rien dire non plus puisqu’il est célibataire et que s’il meurt il ne pourra toucher cet argent.
    > Et enfin j’ai argué que je ne comprenais rigoureusement rien à leurs paperasses et que j’avais autre chose à faire le soir, après avoir assemblé mes sept brouettes, que de remplir des papiers et faire des chèques pour des risques qui ne me concernaient pas.
    > On m’a méchamment répondu que c’était comme ça la solidarité en France depuis la guerre et que ce n’était pas autrement, et que si je ne payais pas tout ça on me traînerait devant une cour de justice et on me prendrait cet argent de force.
    > Voilà pourquoi je n’embaucherai pas Marcel, parce que, voyez-vous, je suis constructeur de brouettes, pas scribouillard et redistributeur d’argent. Et que la nuit, j’ai besoin de me reposer.
    > Et que, pour avoir donné un travail à quelqu’un de mon village, je ne veux pas courir le risque de finir devant un tribunal.
    > J’ai toutefois demandé ce qui se passerait, si j’étais assez fou pour m’occuper de ces problèmes, au cas où Marcel se trouverait immobilisé par une brutale lombalgie après avoir riveté toute la journée.
    > Avec un tel montant de cotisations, je ne doutais pas que Marcel fut choyé comme un prince, et que la dite assurance me fournirait pronto un Marcel bis pour continuer le travail.
    > On m’expliqua alors que Marcel percevrait 80% de son salaire, puisque ce n’était pas de sa faute s’il était sans revenu, mais que moi, par contre, je devrais fournir les 20% restant, soit quasiment 300 euros par mois, jusqu’à ce que le Rhône se jette dans l’Euphrate, au nom d’une mystérieuse convention signée autrefois par une secte très occulte qu’on appelle partenaires sociaux.
    > J’objectai que si Marcel avait une lombalgie, ce n’était pas ma faute non plus et que son assurance n’avait qu’à s’en occuper (c’est d’ailleurs à ça que ça sert, une assurance…).
    > Et que si moi, je devais construire encore plus de brouettes pour payer ces 300 euros, c’est moi qui aurais la colonne vertébrale en quenouille. On me rétorqua alors que je n’aurais droit à rien du tout, vu que la colonne vertébrale d’un patron, c’était son problème à lui et pas celui de la solidarité nationale.
    >
    > Voilà pourquoi je n’embaucherai pas Marcel, parce que, voyez-vous, je suis constructeur de brouettes, pas assureur ni réassureur.
    > Et que si je travaille, comme la majorité des gens, c’est pour moi, et pas pour les autres.
    > Je me suis aussi inquiété de ce que je ferais de Marcel si mes brouettes ne se vendent plus un jour et si je dois me séparer de lui.
    > On m’a alors imprimé un document décrivant par le menu la procédure de licenciement.
    > Je l’ai lue trois fois, avant d’abandonner.
    > J’ai seulement compris que Marcel serait payé à ne rien faire un certain nombre de mois, et que l’argent pour le payer à ne rien faire sortirait de ma poche, alors même que je n’aurais plus de rentrées.
    > Et pour pimenter la sauce, il faudrait que je lui verse une indemnité de licenciement, au moment où l’entreprise n’aurait plus d’argent, et moi les poches vides et plus de boulot…
    > J’ai objecté que si les clients ne veulent plus de mes brouettes, ce n’est bigrement pas ma faute, et que s’ils ne les achètent plus, je n’ai donc plus de trésorerie, donc je ne vois pas, sauf à puiser dans mes économies, comment je pourrais rémunérer Marcel, qui ne fabrique plus, avec de l’argent que je n’ai pas ! ….
    > On m’a rétorqué que un contrat c’est un contrat, et que je dois le respecter et qu’un patron se doit de fournir à ses salariés un minimum de sécurité. A quoi j’ai répondu ne pas comprendre comment je pourrais fournir à Marcel une sécurité que moi je n’aurai jamais?… Je leur susurrai aussi que si je voulais embaucher Marcel, c’était pour lui donner un travail, pas pour lui assurer un salaire……
    >
    > Voilà pourquoi je n’embaucherai pas Marcel, parce que, voyez-vous, je suis constructeur de brouettes, pas une nounou sociale.
    > Un monsieur, se prétendant contrôleur du travail, avec des mains bien trop blanches pour savoir vraiment ce qu’était le travail, est venu visiter l’atelier de mon père.
    > Il a poussé des cris de choucas en rut devant l’emboutisseuse, hurlant qu’elle n’était pas aux normes, et que si je mettais un employé devant cette machine, j’irais droit en prison.
    > J’ai répondu que mon père avait travaillé 40 ans sur cette machine vénérable, et qu’il était seulement mort d’être trop vieux.
    > Que de toute façon je n’avais pas le premier sou pour acquérir une nouvelle emboutisseuse, et qu’il y avait mille autres possibilités pour se blesser dans un atelier que d’aller mettre la main sous cette satanée machine.
    > Voilà pourquoi je n’embaucherai pas Marcel, parce que, voyez-vous, je suis constructeur de brouettes, pas ange gardien.
    > Puis un jour, quelques mois après mon retour en France, un gentil courrier m’a annoncé que j’allais devoir, moi aussi, donner plus de la moitié de mon bénéfice, après avoir rémunéré Marcel, afin de bénéficier d’une protection sociale contre une montagne de calamités (curieux le lapsus légal qui vous fait bénéficier de choses diverses avec votre propre bénéfice…).
    >
    > J’ai décliné l’invitation, puisque j’avais, durant ma vie dans le Pacifique, économisé suffisamment pour être à l’abri.
    > On m’a répondu que la protection, dans le doux pays de France, n’était pas une option personnelle, mais obligatoire, sous peine des pires sanctions financières et même de la prison.
    > Voilà pourquoi je ne vais sans doute pas continuer l’entreprise, et donc pourquoi je n’embaucherai pas Marcel, parce que, voyez-vous, je suis constructeur de brouettes, pas un coffre-fort où vont puiser des gens que je ne connais pas pour me garantir des choses dont je n’ai nul besoin.
    >
    > A cet instant de mes réflexions sur l’avenir de cette petite entreprise familiale, j’ai regardé l’allure des bâtiments où créchaient ces gens qui voulaient ma peau, je les ai trouvés tristes et laids.
    > J’ai regardé la tête des employés de ces machines bureaucratiques aux quelles je m’adressais, je les ai trouvés déprimés et déprimants, j’ai regardé les imprimés que j’avais reçus, je les ai trouvés illisibles et incompréhensibles.
    > Et j’ai pensé à mon grand-père et à mon père, fiers de leurs brouettes et heureux de satisfaire leurs clients. J’ai pensé au rêve que j’avais, en revenant en France, de retrouver ce bonheur simple durant une dizaine d’années, avant de goûter aux joies de la pêche à la ligne.
    > Je me suis demandé pour quelles obscures raisons j’irais me crever le derrière pour faire vivre cette armée de parasites et entretenir un système qui est à l’absolu opposé de mes valeurs les plus sacrées.
    > Parce que, voyez-vous, le travail a toujours été pour moi synonyme de bonheur.
    > Et ce bonheur-là, tous ces organismes en ont fait un bagne …..
    > Le problème dans tout ça, c’est que nous sommes cinq millions de petits artisans dans ce pays qui n’embaucheront pas de Marcel !!! ……..
    >
    > C’est ballot, n’est-ce pas … Mais après tout est-ce vraiment un problème ?
    > Ne pas embaucher Marcel, ça fera plein de boulot pour les assistantes sociales, les pôle-employistes, les distributeurs de revenus minima, et bien sûr les fabricants de brouettes chinoises ……
    >
    > Et la France, vue d’Australie, passera encore un peu plus pour le dernier pays communiste d’Europe de l’Ouest.
    >
    > Quant à Marcel, il se demandera longtemps pourquoi je ne l’ai pas embauché.
    > Il se trouvera bien quelques bonnes âmes pour lui susurrer que les patrons sont tous les mêmes, ils préfèrent se dorer la pilule dans le Pacifique que de jouer en France un rôle social de solidarité.
    >
    > Je n’ai jamais voulu jouer de rôle social, moi, parce que, voyez-vous, je suis un simple constructeur de brouettes……
    > Et les autres, là-haut, les hauts fonctionnaires qui savent tout sur tout alors qu’ils n’ont jamais travaillé de toute leur vie (dans le sens où mon père entendait le mot :  » Travail « ), ils se demanderont longtemps pourquoi je suis reparti.
    > Pas le temps de leur expliquer…
    > Si à Bac +20, ils n’ont toujours pas compris, il est définitivement trop tard…
    > Dans quelques jours, je vais cesser de riveter des brouettes et je vais repartir dans le bush australien.
    > Je vais fermer la porte du vieil atelier, qui a fait vivre ma famille pendant deux générations, et jeter la clé dans la rivière.
    > J’aime toujours la France, pays où je suis né, mais je n’ai pas le courage d’apprendre à devenir aussi abruti que ceux qui le dirigent aujourd’hui…
    >
    > Bonne journée !

    1. Dites moi Mr Repart toutes ces choses que vous décrivez ne seraient elles pas ce que vous appelez les responsabilités que vous cumulez avec vos heures de travail non comptées pour produire sept brouettes pendant que marcel n’en fait que 4.
      Dites moi Mr Repart combien gagnez vous en vendant les 11 brouettes que vous fabriquez à tous les deux ?
      Dites moi Mr Repart n’avez vous pas vous aussi hérité de la fabrique de Brouette?
      Dites moi Mr Repart travailleriez vous 7 heures par jour pour ce qui reste à Marcel?
      Dites moi Mr Repart que ferez vous lorsqu’il ne vous restera comme solution que de travailler dans le bush australien pour le fabricant de brouettes chinoises à moitié prix de ce qui restait pour Marcel de la paie qu’il vous coutait ? Car vous êtes un simple fabricant de brouettes vous ne savez rien faire d’autre et il vous faudra bien vivre… Et puis vous serez vieux et ne pourrez plus travailler et le fabricant de brouette chinois qui est allé s’installer en australie car il n’avais pas à y payer de cotisation retraite sera bien triste de vous dire au revoir ; on pourra pas lui en vouloir il est fabricant de brouette pas maison de retraite.

      1. Et puis, Monsieur Repart, vous n’avez pas interrogé votre père et votre grand-père. Réunion du conseil municipal de 1902, où ont été convoqués les 30 plus imposés de la Commune (dont votre père, constructeur de brouettes) ; ordre du jour : emprunts pour la construction de la route départementale et le renflouement de la caisse de bienfaisance. Malgré sa protestation, le Maire constate qu’ils doivent participer pour 40 % au budget de la route, alors que les petites communes n’y participent que pour 5 %. LEs impôts locaux seront augmentés pour rembourser l’emprunt. M. Repart déclare que la route lui est indispensable pour diffuser ses brouettes. Il rappelle qu’il participe à la route par un don personnel de 200.000 fr. L’emprunt est approuvé malgré les protestations de M. Repu, cordonnier, qui n’y voit que des charges insupportables. La caisse de bienfaisance doit être renflouée, un certain M. Marcel ne pouvant plus assurer à 82 ans un travail chez Repart et s’ajoutant aux frais des quatre autres pauvres familles de la commune. M Repart s’oppose à cette augmentation, qui feraient des charges insupportables, alors que M Marcel n’a jamais produit que quatre brouettes par jour. Il peut crever ! assure-t-il. On rappelle à M. Repart que la bienfaisance des riches imposés a soutenu son propre père, mourant, alors que l’entreprise était dans une mauvaise passe. Le Maire et les adjoints assurent que sans caisse de bienfaisance, la révolte sociale les emporteraient vite-fait ; la taxe supplémentaire de bienfaisance est adoptée pour une année de plus.
        Apprenez l’histoire de la sécurité sociale !

  22. Ça n’a rien à voir ? Oui, mais ça fera plaisir à beaucoup de monde ici. Et puis Paul Jorion nous parle assez souvent de la Chine.

    C’est un chanteur pop chinois qui chante en français. Comment est-ce possible, quand la vaste majorité du public n’entrave probablement pas un traître mot ? Eh, c’est qu’il s’agit d’un chant connu. Repris ensuite avec les paroles chinoises, par des chanteuses cette fois – ce qui ne gâche rien bien au contraire, même si cette fois-ci c’est moi qui n’entrave plus rien.

    Il s’agit d’ « un chant qui inspire l’espoir parmi tous les opprimés, les dominés et les désespérés »

    Il s’agit vous l’aurez deviné de…
    https://www.youtube.com/watch?v=PZlD5RXkeuA

  23. À bon entendeur…

    Il suffisait en laissant ses pré-jugés mal établis (et le signe de ce qui est mal établi est souvent la persistance à chercher « autre chose »…) de regarder l’excellente émission sur la 2 ce soir à propos des gueules noires (avec quelques erreurs mineures) pour différencier gauche et droite, socialiste et communiste. Pareil pour ceux qui ont raté le suivi mesuré par Gérard Miller de Mélenchon l’autre soir sur la 3.

    Les mots de socialiste, de communiste sont anciens et ont vu leur définition flotter comme tant d’autres mots. Mais au moins il est incontestable que la grande fracture date de la révolution d’Octobre. Un mec non seulement avait écrit le Capital, mais en plus un Manifeste. Comme d’autres écrits genre « bibliques », ça a eu des conséquences. Et pas toutes malheureuses…sinon DD & DH n’écriraient pas le même texte.

    Conséquence majeure de cliver le mouvement socialiste du 19ème entre socialistes du 20ème qui n’y croyaient pas et communistes qui y croyaient. La suite a été écrite depuis le « Congrès de Tours », et il n’y a pas photo sur la capacité de ces 2 partis à se débarrasser du capitalisme pour une question de vie.

    Après 68, aux présidentielles de 1969, le parti socialiste réalisa 5% des voix. Le communiste 21 % des voix. Ça a déporté très à gauche le PS en 1971, suffit de lire les textes officiels très marxistes du PS d’époque, il a fallu 1 an pour signer le fameux programme commun de gouvernement, mais 10 de plus pour passer aux manettes, vite bridées par le conseil constitutionnel, et bien d’autres rapports de forces internes et internationaux…

    Le PS n’a jamais eu de stratégie de passage au socialisme, le PC n’en a plus et a même renoncé à ce qui justifiait qu’on l’appelle « Communiste ».
    La colle, ça se dissout, il n’existe plus aucune consistance théorique prise en charge de ce qui a justifié l’existence de ces deux partis depuis bientôt un siècle. Si se débarrasser du capitalisme pour une question de vie, est devenu de survie, la glue « je t’aime moi non plus » n’est plus de mise et c’est mal mal parti. « Y faut s’entendre Si on veut pas s’faire organiser » chantait Piché
    https://genius.com/Paul-piche-chu-pas-mal-mal-parti-lyrics

      1. Vigneron,
        Pour rappeler au lecteur qu’il n’existe pas topologiquement de hors hémicycle pour le penser/classer qui distribue les places de gauche à droite ou l’inverse, je dois reconnaître que j’ai eu pendant des années de la merde dans les yeux à ne pas discerner dans tes milliers de post la position du centriste masqué. Je m’en veux de ma cécité.

      2. Je n’ai jamais rencontré que des centristes, quelquefois un peu plus crétois, mais sauf pathologie incurable l’autocentrage est inéluctable.

  24. C’est triste cette désagréable sensation laissant planer l’ombre d’un doute dans ma modeste caboche… qui dit que de ce billet (et l’autre en lien. Puis du blog en général) qui voulait éclairer des pénombres ténébreuses, qui voulait prévenir des incertitudes, selon ma trop naïve interprétation peut être… il y est le ferment (anonymisé, « trollesque », etc) de la compétition de : a qui éteindra la lumière en premier… qui illumine quoi… et enfin de qui… (?).

  25. Paul Jorion 1 février 2017 à 15 h 16 min

    « La question n’est déjà plus « Si Hamon rallie Mélenchon », c’est « Si Mélenchon rallie Hamon ».

    Même en évitant le piège du « narcissisme de la petite différence » au niveau des « leaders », encore mieux au niveau du fonctionnement des « groupes », le souci n’est pas de ralliement de pierre à jacques ou l’inverse, mais des compromis tenables pour arriver à un commun qui ait des ambitions praticables, surtout au sens de renverser la table.
    Que les sondages et les médias enfourchent en chœur le cheval qui met en tête de course Hamon au détriment de Mélenchon parie sur l’élimination du plus gênant pour que tout change sans que rien ne change. Car Mélenchon a parfaitement identifié d’où vient la petite musique que chantonne Hamon et vous aussi.

    1. Souvenez-vous d’il y a quinze jours, JLM raillait la primaire du PS : « Que de bruit pour rien ! Pourquoi le futur vainqueur de la primaire PS ne se rallie-t-il pas à moi tout de suite ? Combien de misérables points peut-il espérer ? etc. » Résultat : sondage aujourd’hui Hamon – 16-17% / JLM – 10%. Appelons un chat un chat : JLM imaginait les 15% qu’il avait dans les sondages, intangibles, acquis une fois pour toutes.

      1. Auriez vous oublié que Mélenchon rebondissait sur la question des journalistes qui lui tendaient la perche en lui demandant s’il accepterait de se désister pour Hamon alors que ce dernier faisait moitié moins que lui dans les sondage (d’ailleurs il a plutôt bien réagit méluche ce coup la , ya pas 5 ans il serait devenu tout rouge et le journaliste aurait vite senti le cramé lol !!). Et soudain aujourd’hui la question ne se pose plus… qui aurait aujourd’hui l’idée de demander à Hamon s’il se désisterait pour Mélenchon au vu des sondages? Enfin, reste qu’ils ils prendront un bon café comme l’a dit mélenchon et les médias de relayer la polémique : Vénézuélien ou Bolivien le café? (sachant d’avance que sera pas du robusta bien entendu…)

      2. Effectivement, c’est plié. Mais Il lui reste un choix à faire d’urgence au vu de cette vidéo. Il doit changer ou bien de maquilleuse, et/ou bien de médecin, et/ou bien de lunettes, et/ou bien de matière active, et/ou bien de dealer. Ou bien les siens devront très vite changer de leader et/ou de dealer.

    1. On nous fait tout un fromage sur les sondages qui se seraient trompés sur Clinton/Trump, en fait si vous avez suivi ce qui se disait ici vous avez pu constater que les sondages ne se trompaient absolument pas. Seuls les journalistes lisant les sondages avec leurs oeillères se trompaient : ils ne voulaient pas voir ce qu’ils avaient devant les yeux.

  26. <>

    Logique puisque les sondages suivent le tapage médiatique, évidement très favorable à Hamon après sa « victoire » des primaires!

    Tout aussi logique, si les médias font correctement leur boulot (ok, c’est pas gagné), le programme des insoumis, porté par Mélenchon, ridiculisera le moment venu tous les autres. Si les médias font leur boulot.

    M. Jorion, vous feriez vous l’avocat du diable, avec Hamon… ?

    1. M. Bidochon je ne suis l’avocat ni du diable ni du bon dieu, j’ai annoncé la crise des subprimes en 2005, l’extinction du genre humain en 2016, la victoire de Macron, le 19 janvier dernier, j’ai simplement une capacité très peu partagée apparemment à ouvrir les yeux.

      1. Merci d’avoir partagé plus haut votre impression « Live » du personnage. Rien à redire sur votre impression et pour répondre à Mr Bidochon c’est encore mélenchon lui même qui à le plus de chance de ridiculiser le programme insoumis. Cependant en votant mélenchon on donne une chance au mouvement insoumis de survivre aux travers de son fondateur, en votant Hamon on sauvera pas le PS de lui même ni la république de 5ans de Macron. Le vote utile, contre le FN, c’est macron, le vote rationnel pour l’intérêt général c’est le vote insoumis, le vote hamon c’est quoi (vous convenez vous même que son programme n’est pas vraiment au point et que ses chances sont très faibles) ? J’ai beau comprendre et partager vos arguments je ne comprend pas votre choix au final, et l’attribuer à une simple antipathie personnelle viscérale me semble insuffisant (vous avez forcément réfléchi plus loin que ça). Autant je comprenais votre appel à voter hollande (et vos doutes à son sujet) il y a 5ans (on pouvait bloquer le FN et espérer 5ans de politique de gauche même modérée) autant là je sèche.

      2. Vous dites :  » Confronté au défi du rassemblement des socialistes, l’ancien ministre de François Hollande est en train de réussir la synthèse de la « vieille gauche », celle qui va des communistes aux écolos et aux socialistes purs et durs. Le député des Yvelines ringardise Jean-Luc Mélenchon.  »

        Ainsi, la candidature de l’ancien ministre du gouvernement Hollande, M.Hamon  » ringardiserait  » selon vous, la candidature de la France Insoumise ? Tout le travail accompli depuis des années au sein de la France Insoumise serait, selon vous, balayé en deux trois cuillères à pot par le candidat du P.S et son R.U ? Un Revenu Universel dont vous-même en moquiez la faisabilité la semaine dernière, tant vous trouviez l’idée fantasque au vu de la réalité, notamment celle du rapport de force ; (versus les marchés financiers qui ne se laisseraient pas faire)…

        hum…hum, comme vous y allez ! Je ne le crois pas M.Jorion. Après la répression que le PS a fait subir à son électorat, pourtant fidèle depuis des lustres, lors des manifestations contre la loi El Khomri, je ne pense pas qu’une simple éviction de M.Valls suffise à ramener la jeunesse de ce pays dans le giron P.S et cela quelque soit la candidature proposée. La jeunesse de ce pays qui s’est engagée dans ces manifestations et qui s’est faite matraquée et humiliée ne soutiendra jamais une candidature « P.S » . Vous prenez vos désirs pour des réalités, là, il me semble. Bookmakers anglais ou pas.

        Une note de lecture complémentaire :

        B.Hamon : « L’employé des pompes funèbres  » / J.Sapir
        http://russeurope.hypotheses.org/5641

  27. Alors qu’à l’issue des primaires de « gauche » il aurait été logique et normale que les médias mainstream, durant une campagne présidentielle, occupent les temps de cerveau… se mettant en indisponibilité opportune, pour cause d’état d’urgence permanent, d’austérité intellectuelle, etc… et de répartition arbitraire « de l’égalité des temps de parole »…et se consacrent au mieux ; à nous expliciter en quoi le gagnant des primaires serait illégitime ou discrédité à porter un programme à gauche… et au pire pourquoi il serait urgent d’enterrer la gauche et ses partis satellites… voilà qu’une affaire vient compliquer les affaires.

    Qui pourrait croire en effet qu’elle serait cette affaire, même si gênante soit-elle, à la morale et l’éthique du moins, qui sont des valeurs aujourd’hui synonymes de défaites, de pauvreté, d’échecs, de manque d’ambitions, pour beaucoup, qui pourrait croire qu’elle serait donc cette affaire que mieux tomber dans ce qui aurait besoin d’arranger les intérêts stratégiques de la TINA, de la droitisation de la société, et de toutes les « disruptions » institutionnelles, « économiques », etc, laissant planer tant d’ombres et doutes ténébreux, tant d’incertitudes, serait immédiatement discrédité par les accusations de « complotistes ».

    Et pourtant le résultat de ce que « l’indépendance de la justice » tranchera ou pas, laissera traîner, et de ce que « l’indépendance des médias de masse » en feront…. de cette affaire, et/ou des affaires dans celle ci… est qu’occupant plus d’espace-temps médiatique que ce que les primaires de gauche ont à construire, ont à proposer comme choix démocratiques, comme autres alternatives, la droite extrême autant que l’extrême droite et indirectement Macron ayant renoncé aux primaires, profitent : de dénoncer pour la première « qu’ont lui vole l’élection » voire la première place qu’elle devrait avoir sans même passer par la case « départ »… et pour les autres de rebondir sur ce que propose uniquement cette droite « victimisée » accusant à qui conteste sa défense, de « comploteur »…

    Et pendant ce temps sur ce blog il nous serait impossible de dépasser les querelles de chiffres, etc… ?

  28. Que d’avanies pour ce pauvre couple Fillon !
    En politique, il n’y a pas de hasard: qui peut avoir accès facilement aux informations qui ont été divulguées par la presse et dans quel but ?
    L’équipe au pouvoir a bien pris conscience de son rejet dans l’opinion publique, cela lui est resté en travers de la gorge: «quels ingrats, nous qui avons fait tant pour eux », nous n’allons pas nous laisser éjecter comme cela !
    D’où ce scénario possible:
    1- organisons une primaire, où pourra se focaliser les reproches et l’ire de beaucoup, sur celui qui a mené la fausse politique de gauche, le gagnant sera celui qui aura su faire rêver et ainsi arracher un bon pourcentage de voix potentielles à ce ‘diable de Melenchon’, le torpillant ainsi gentiment.
    2- suscitons le dépôt de candidature de celui, l’un des plus jeunes d’entre nous, qui a ‘une belle gueule’, il ne divulgue pas de programme mais fait en sorte que l’on parle de lui et dans l’ombre compose sa future équipe issue de l’ENA, des milieux d’affaires, etc….
    3- éjection du candidat de la droite dure, de façon à donner un maximum de chance au promoteur des bus inter-cités, notre candidat en fait……
    L’incertitude concerne maintenant l’extrême droite qu’il conviendra d’affaiblir par toute manœuvre et discours en direction de ces électeurs qui votent mal ou s’abstiennent.
    Le sort du parti socialiste est scellé mais sa frange droitisée doit être sauvée, tel est sans doute le raisonnement actuel ?!

    1. Et tu sais le pire ? Ben si y’avait en haut lieu des Florentins assez ficelles pour mettre en œuvre et mener à bien ta conspiration de collégien alimenté à volonté à la Chiquita Banana, sans rire, j’leur laisse les clefs du camion, ma Mastercard, mes niards, voire mon chat, et ma voix.

      1. Fichtre! je ne l’aurais pas cru. Et combien de fioles de ton cru?
        Garde toutefois le chat, c’est utile dans un chais.

    2. Nyssen dit : 1 février 2017 à 18 h 35 min

      C’est une stratégie de la droite quand elle sent l’électeur se lasser de mettre à la retraite ses hommes trop longtemps sous les feux de la rampe ou usés par les bourdes, d’en préparer dans l’ombre de nouveaux qui semblent tous neufs, de changer les noms de parti, de renouveler le vocabulaire par des formules que des publicitaires savent trouver, le tout s’arrangeant des ambitions personnelles…

      Ce serait machiavélique d’imaginer les frondeurs du PS dans le calcul égoïste de leur survie à travers la survie de leur parti. Mais gouverner c’est prévoir. Et la revendication de parti de gouvernement fait fureur.
      Gouverner pour qui pour quoi est une autre affaire.

      Quand même, c’est prêter aux frondeurs bien peu de bonne foi, d’imaginer un tel scénario, valable pour des partis de droite (qui historiquement ont même souvent préféré laisser la place à l’extrême droite) mais peu imaginable pour un parti de gauche.
      N’empêche quelque chose surprend, c’est le copier/coller d’un certain nombre de traits programmatiques des insoumis, dans le programme de Hamon. Sans doute que le réel ne lui permettait pas d’inventer autre chose ?

      Par contre pour ceux qui comme Jorion voire Lordon ont un doute sur la probité de Mélenchon à réaliser son programme, il me semble que Mélenchon a déjà répondu sur la capacité d’Hamon à réaliser le sien avec ses camarades socialistes à l’assemblée. Point final.

      1. @ Rosebud1871

        Je ne ferai pas l’injure de penser que ‘les frondeurs’ du PS sont machiavéliques, mais pour avoir discuté avec certains d’entre-eux, il y a quelques temps déjà, plutôt que de faire sécession, ils ont préférés rester au sein du parti, ce qui obéi à une certaine logique quant aux futures élections: chacun sait qu’il est nécessaire d’avoir derrière soi la machinerie d’un parti ; avec le PS, elle existe; à l’extérieur, il aurait fallu la créer de toute pièce.
        Pour ce qui est de l’aile droite, compte tenu de l’ambiance générale, ils savaient que l’ex premier ministre jouerait le rôle de paratonnerre et que Hamon recueillerait la majorité des suffrages, se faisant, il plombait la candidature de Melenchon.
        Mais, et c’est là que Machiavel a pu inspirer l’aile droite, Macron ne s’est certainement pas réveillé un matin en se disant, « et si je déposais moi aussi ma candidature ? ». Il ne vous a sans doute pas échappé que les pontes du PS se sont abstenus de critiquer durement ce cher Macron, et lui sait qu’il pourra compter sur l’appui de l’appareil du parti en cas d’acquisition d’un bon résultat lors du premier tour de la présidentielle.
        Le PS pourra-t-il résister à ces forces centrifuges ? Il est permis d’en douter !

      2. Nyssen dit 2 février 2017 à 11 h 43 min

        Oui, assez d’accord avec la pertinence de vos remarques, que d’autres trouveront impertinentes. Je sais bien, ce que j’appelle la colle, la glue, des effets de groupe, de parti, je comprends les soucis de sécurité sociale, des permanents, des élus, n’empêche il suffit de décider si l’on veut ce que l’on dit vouloir et en acte en payer le prix tout en récoltant le bénéfice d’être au moins allé au bout de son affaire.

        Il est clair de toute transformation sociale d’envergure, a son coté aventureux, fragile, guerrier contre les forces qui s’y opposent car elles sont puissantes, mais bon, mon grand avant de mourir en 74 à 96 ans, me disait « t’as de la chance tu verras le socialisme », ben c’est pas gagné pour la vingtaine qui me reste au mieux…

        Ceux qui ont en plus de leur ambition personnelle, l’ambition d’apporter leur pierre à des changements d’envergures, sont convoqués et condamnés à mettre de coté le « narcissisme de la petite différence », à s’accorder sur d’inévitables compromis sans compromissions, pour qu’une alternative et pas une alternance, au business as usual advienne. Le désir capté par des rets pédagogiques chez le peuple devrait suivre.

      3. Je ne pense pas qu’ils aient des doutes sur la probité autant que sur la maitrise de soi et à la capacité de son ego de faire abstraction du faste que déploie la 5éme pour son tout puissant Monarque. Je me demande d’ailleurs comment sarko à survécu au milieu des mosaïques avec un grand N au milieu sans que son melon n’explose. Ça doit être quelque chose que de se retrouver à vivre la dedans avec des types habillés en chevalier devant la porte, un cuistot étoilé, une cave à millions, des couverts en argent massif, un bureau où s’est assis un type qui a conquis l’Europe entière à la tête d’un demi million d’hommes et surtout le comble : un coiffeur 24/24 😉 Jorion a sans doute raison, c’est trop pour un type quelque peu sanguin comme Mélenchon même s’il est arrivé là de bonne foi. Lordon lui fait plus ou moins la même remarque quant aux ministres qui doivent se confronter à un appareil administratif conçu pour fonctionner quasi indépendamment de celui qui le commande (la preuve en est que les pays peuvent continuent à fonctionner même en l’absence de gvt comme l’a démontré la Belgique).

      4. Dup dit 2 février 2017 à 16 h 15 min

        Les fastes comme vous dites, sont inhérentes aux lieux de pouvoirs politiques, marchands, industrieux, financiers, depuis que l’Histoire a laissé des traces écrites. J’ai tout de même eu un choc en visitant les lieux d’exercice d’Honecker, miteux. À Berlin Mitte. Je ne vois pas pourquoi à user sa vie à défendre le confort de la majorité des autres, il faudrait pour autant se souhaiter la misère. Je suppose que la vieille pratique du PCF qui consistait pour les élus, bien payés, à reverser au PCF la part dépassant le salaire moyen d’un ouvrier qualifié, perdure. Mais d’aucun appelleront ça « détournement de fonds public ». Au contraire de Lordon et Jorion, je n’ai aucun souci sur le style sanguin comme vous dites, du sud je dirais, du bonhomme car il faut une bonne santé et un puissant désir d’enfant pour prétendre secouer le cocotier. Reste que le bon peuple aime plus rêver aux brillants des choses que de râler contre. Et l’idéologie qu’on nous déverse par tous les canaux peigne chacun dans le sens de ce poil.

      5. La moitié du salaire net d’un député la cotisation pour le PCF, soit 2 600 euros dont 66% sont autant de réduction d’IR reportable au-delà du plafond de 20% du revenu imposable, évidemment. La moitié du budget du parti les versements des élus, soit 15 millions sur 30. Y’a pas, les valises d’images du Kremlin et le magot du CCAS, c’était plus titillant.

      6. vigneron 2 février 2017 à 19 h 31 min

        ah bonne nouvelle pour le PCF !

        L’argent de Moscou ? ton grand père centriste t’en a parlé, et tu répètes ? Ce qui me sidère est non seulement d’avoir été le seul sur ce blog à avoir dévoilé le rapport intime de Poutine aux chiottes, et que Paris Match feint d’ignorer le scoop, mais d’avoir aussi été le seul à avoir dévoilé ta face caché de centriste. Paris Match s’en fout.

      7. Pas connu mes grands-pères, non, le seul long dossier en $ du secrétaire perpétuel Plissonnier (jusqu’à Lajoinie en 88 !) pallie amplement ce manque en la matière.

      8. Vigneron-qui-sait-tout,

        T’as bien dû repérer si les insoumis qu’ont le culot de vouloir faire élire des députés après les élections qu’ils auront ratés, prévoient 1/ de maintenir les émoluments tel quels avec réversion d’une quote-part à leur mouvement (histoire qu’ils s’embourgeoisent pas trop, surtout que ça ne doit être que des jeunes inexpérimentés aïe aïe aïe pour la garantie) ou 2/ de se les empocher, ou 3/ de les faire baisser histoire de garder le revenu d’un citoyen moyen moyen.

        Quand au petit personnel qui fait le nègre pour les députés, sûr qu’il vaudrait mieux légiférer (vu l’ambiance) pour empêcher la solidarité familiale, mais ce seront alors les « connaissances », parce que c’est inévitable de faire ou pas confiance, c’est la pente du sentiment, qui mène à l’amour passion dont il suffit d’attendre à terme les dégâts.

  29. Dans : http://www.parismatch.com/La-presidentielle-en-temps-reel

    La pratique:
     »  » Le principe est simple : chaque jour, environ 500 personnes en âge de voter sont interrogées en ligne. Les résultats présentés cumulent ceux du jour aux résultats des deux vagues précédentes. Pendant 14 semaines, plus de 50 000 personnes seront interrogées au total. »  »

    La théorie:
     » « La théorie statistique permet de mesurer l’incertitude à attacher à chaque résultat d’une enquête. Cette incertitude s’exprime par un intervalle de confiance situé de part et d’autre de la valeur observée et dans lequel la vraie valeur a une probabilité déterminée de se trouver. Cette incertitude, communément appelée «marge d’erreur», varie en fonction de la taille de l’échantillon et du pourcentage observé »  »

    Rien d’anormal(oups..!..) ?? Tout va bien ?? On embraye?? T.S.M??

  30. Christiane Taubira étrille Emmanuel Macron, « un pur produit du système »

    Ah ça, tout l’monde a pas la chance d’avoir été du parti d’un Tapie et d’un Meyssan.

  31. Appartenir au parti de Rothschild en même temps qu’à celui de Bercy, il est vrai que c’est plus BCBG, ça présente mieux en société, je vous l’accorde. Bernard Tapie, à côté, c’était déjà le Macron du pauvre, beaucoup trop  » bling-bling » et sans gêne comme Berlusconi ou Trump avant la lettre, avec, c’est évident, beaucoup moins de succès. Par contre, hurler sur un ouvrier au chômage en lui enjoignant de travailler fissa-fissa, s’il voulait se payer un costard, c’est aussi, en même temps que tout le reste, être membre du parti d’en rire. Une petite noblesse d’État au cou frêle comme une autre, qui se croit tout permis. Après tout, un costard, personnellement, c’est tout ce que je lui souhaite à votre idole, le Père Uber.

  32. Nous commentons l’hypothétique débat entre deux bretteurs qui ne peuvent gagner. Le devenir ou la dernière gauche est dans les mains de Hamon; soit il se coupe de la branche morte du PS qui va fleurir chez Macron, soit il se fait son identité à la gauche de Macron, carrière pépère de futur cacique pour réanimer le cadavre.

    1. toutvabien 2 février 2017 à 17 h 08 min

      Le contexte de ce fil laisse entendre que les « bretteurs » seraient Mélenchon et Hamon. Un bretteur est « Celui qui se bat souvent à l’épée, qui aime ferrailler » ou un « fanfaron ». C’est votre point de vue.
      Sachez que l’arène politique comme d’autres est composée de porte-paroles de forces qui ne défendent pas les mêmes intérêts, au point, d’être à l’occasion antagonistes. Que des députés en viennent aux poings, ici et là c’est arrivé, à l’épée vous datez.

      1. Au su des tombereaux d’injures que toi et d’autres m’avez adressé, à réagir comme le gaulliste, une hécatombe haché menu au katana serait arrivée.

      2. Que la politique soit un rapport de force, ça ne m’avait pas échappé 🙂 … n’empêche que son pendant , le fanfaron (qui représente tout le monde et personne voisine) est en très bon terme avec lactualité ( https://youtu.be/Mh5TPdAWrxo ).
        L’article « Une route s’ouvre avec Benoît Hamon » (P-Y Dambrine) exhorte Hamon et omet son corollaire, Mélanchon, vraiment tout ça est un peu comique. La gauche va mal finir.

      3. L’agauche mélenchiste elle au moins ne peut pas mal finir, étant déjà bien finie, achevée, soutirée à la lie en beauté par Hamon qui n’aura plus qu’à suivre les directives de son ami Julien et subir/soutenir subrepticement Macron.

  33. À Pierre Yves Dambrine et Jacques Seignan,

    Vous prenez le risque d’une dépression comme Mélenchon quand Jospin est passé à la Trappe au profit de Lepenpère.

    Que faites vous de l’interpellation de l’insoumis à Hamon quand à la majorité présidentielle dans la Vème surtout après avoir éliminé le 49.3 !
    Le programme de l’élu sera voté par qui ? Certainement pas par les futurs « frondeurs de droite », ni les élus de droite !

    Merci de rompre votre silence à ce sujet !

    1. Hamon ne toucherait évidemment pas au 49-3, encore moins avec les menaces de son 49-3 citoyen et de sa dose de proportionnelle. L’a aucune envie d’offrir Matignon au FN.

    2. à Rosebud1871,
      En fait Paul Jorion a déjà implicitement répondu dans sa vidéo du jour quant aux raisons possibles de soutenir Hamon.
      Si vous lisez mon billet invité vous y lirez une appréciation différente de celle de mon ami Pierre-Yves Dambrine quant à M. Mélenchon.
      Tout est en accéléré. Quant au programme je n’ai pas cette sorte de souci d' »intendance »… Les programmes bon on a déjà donné… désolé de le dire ainsi mais nous sommes en Ve République pour le pire et le meilleur : système à godillots…Et surtout pour reprendre le terme franglais : un peuple peut donner un momentum irrépressible parfois (revoir la vidéo de F. Lordon que j’avais d’ailleurs mise en lien dans un de mes billets).

      1. Momentum ? Y’a un long momentum péniste, y’a eu un court momentum Fillon, y’a eu un Momentum Monsieur Jean Luc Mélenchon, y’a un momentum Macron, y’a un début de momentum Hamon. Trop de momenta tue le momentum.

  34. @ Dup
    [….] ministres qui doivent se confronter à un appareil administratif conçu pour fonctionner quasi indépendamment de celui qui le commande (la preuve en est que les pays peuvent continuent à fonctionner même en l’absence de gvt comme l’a démontré la Belgique).

    Effectivement, c’est un aspect de la vie politique et de la gestion d’un pays sur lequel on n’ose trop se pencher. Comment aborder et résoudre ce problème ?
    Il faut savoir que 80% des lois adoptées (hors conventions internationales), l’est à l’initiative du pouvoir exécutif, les 20% restant le sont à l’initiative du parlement, élus directs du peuple.
    L’inflation législative et normative est un phénomène qui porte à faire appel à un tas de personnes ayant des compétences particulières dont sont dotées peu de ministres et peu de représentants du peuple.
    La conséquence de cela est que l’on s’appuie trop sur les compétences de hauts fonctionnaires, pratiquement inamovibles et qui exercent ces compétences, quelle que soit la couleur politique du moment.
    Un bon exemple : Monsieur Combrexelle, directeur des relations du Travail dans le cabinet de Madame Guigou ministre de l’emploi et de la solidarité sous Jospin.
    Il est resté en place comme directeur général du Travail dans le cabinet de F. Fillon ministre des Affaires Sociales et de la Solidarité sous Raffarin.
    C’est lui encore qui est le rédacteur du rapport sur la réforme du code du travail remis au premier ministre Manuel Valls, rapport qui a mené à la loi El Khomeri, passée en force comme l’on sait.

    1. vigneron dit :
      3 février 2017 à 12 h 33 min

      Bel entretien et analyse de M Gauchet, qui rejoint, effectivement, aussi en esprit, la pensée humaniste de M Jorion.

      Lumineux !
      « Le projet de la gauche a toujours été éthique, qu’elle l’admette enfin en apprenant en même temps à regarder la société telle qu’elle est. Elle doit opposer au faux pragmatisme gestionnaire à courte vue un idéalisme appuyé sur un vrai réalisme dans l’intelligence du fonctionnement collectif. »

      « La question prioritaire dans l’action doit toujours être : que vivent les gens et comment vivront-ils une fois telle réforme votée ? Une loi se juge à ses conséquences pour l’homme de la rue. L’humanisme est à repenser, non dans l’absolu, mais de façon très concrète, dans ses applications à l’organisation collective. La gauche doit répondre à cette interrogation : qu’est-ce qu’une société humaine ? »

  35. Jacques Seignan 3 février 2017 à 12 h 22 min

    Le kairos toujours bien sûr, d’ac avec Lordon, Mélenchon, et d’autres…
    Le programme y joue son rôle pourtant : l’indice est qu’un républicain peut déclarer que le programme FN et Insoumis c’est pareil (of course certains points des insoumis ont été repris par le FN, stratégie national-socialiste classique) d’autres qu’Hamon a copié la musique des insoumis, et c’est tant mieux.
    Pour ce qui concerne les ABPJ, l’amusant est la discipline (et je conviens qu’elle est inévitable en politique) qui a fait enfourcher le sauveur Piketty, et qui fait maintenant enfourcher le dada Hamon.
    L’influence de telles impasses ne dépasse pas quelques centaines, au pire milliers d’aficionados.

    À une toute autre échelle, certaines partitions jouées par Jorion semblent bien passées dans l’actualité programmatique de « gauche », mais le réel y contraint, et malgré la notion juridique de propriété intellectuelle, la « paternité » des idées est un marécage où mieux vaut ne pas s’engager, mieux à faire ou essentiel étant de s’attacher à les diffuser et les mettre en acte…le programme…

    1. Pour ce qui concerne les ABPJ, l’amusant est la discipline (et je conviens qu’elle est inévitable en politique) qui a fait enfourcher le sauveur Piketty, et qui fait maintenant enfourcher le dada Hamon.

      La perspective Piketty était soutenue par disons un gros tiers des ABPJ. Je ne suis même pas sûr que l’on soit à un tiers pour la perspective Hamon aujourd’hui (car comme Paul l’explique dans sa vidéo, il y a des partisans de Mélenchon, davantage pour sa constituante disons-le d’ailleurs que pour celui qui la porte).

      On a connu mieux comme « discipline ».

      1. Réponse à la Marx (option Groucho) : Je ne peux pas faire parti d’un club qui attend de moi une discipline sans faille… ce serait trop facile, donc sans intérêt de ne pas pouvoir être en désaccord avec « vous » – quel que vous soyez !
        Maintenant je n’ai jamais cru en Piketty parce qu’il connait mieux que nous combien les politiciens sont imprévisibles et reconnaissez, qu’ils nous déçoivent de moins en moins. Je suis plus étonné que J. Attali semble continuer à croire en ces gens là quand il connait mieux que nous la puissance de feu et d’extermination des financiers. Je suis aussi étonné des votes pour les corrompus reconnus ou perçus comme « plus malins ». Mais plus malins que qui, ces parasites en liberté ?

      2. Julien Alexandre 3 février 2017 à 13 h 08 min.

        A vu de lecteur du blog je n’avais pas remarqué les 2/3 d’opposants…sans doute la discrétion de la grande muette…pareil pour la censure de mon post sympa aux marins…sans doute l’usage du mot voile.

      3. En effet, je vois votre message dans la corbeille de WordPress. Mais il faut vous adresser au grand timonier sur ce coup là, car ce n’est – pour une fois ! – pas votre humble serviteur.

    2. Que Jorion tentant de jouer la partition d’une éventuelle paternité de certaines propositions de gauche serait « marécageux » alors que les insoumis seraient légitimés par l’Histoire à revendiquer la paternité génétique des mesures présentes simultanément dans leur programme et le pénien, que voulez-vous, ça make my day.
      Marais cage.

      1. Je ne suis pas sûr de tout comprendre mais côté démocratie liquide – expression qui devient à la mode – je préfère la thixotropie. A force de piétiner sur place, le sable devient mouvant !

      2. Qu’est-ce que c’est que ces histoires ? Je ne censure pas Rosebud quamême ! Et à ma souvenance, depuis un an, je n’ai mis à la poubelle qu’une ou deux déjections de Trolls. Rosebud a dû en effet utiliser un mot qu’Akismet (le censeur automatique de WordPress) n’a pas aimé. M’étonnerait quamême que ce soit « voile ».

        Ceci dit, oui : il n’y a pas pour les ABJ de « ligne officielle », je publie ce qui me semble intéressant : Dambrine est pour Hamon, moi aussi, Roberto Boulant est pour Mélenchon, et si un ABPJ se réveillait demain matin Macronien, je publierais ses billets avec la même philosophie.

        Évidemment, pendant ce temps-là la mer monte, ce qui est bien plus important. Mais de cela aussi, nous parlons ici.

    1.  » En Marche  » cela résonne étrangement dans le cas du Père Uber, le concepteur de la Loi Travail El Khomri.

      E.Macron : « En Marche » … vers la caserne et la guerre ? Une guerre sociale menée par d’autres moyens coercitifs ? Une autre formulation du « Marche ou Crève » ?

  36. Toutes les élections dans nos pays de l’Union ont un point commun: pour ou contre l’Union européenne. Elle est aussi bien la cible des USA que de la Russie et en l’état en situation de déliquescence interne, elle nécessite une rénovation démocratique sinon elle se délitera.

    1. j’ajoute que le souverainisme pourrait provoquer en conséquence imprévue, aussi le délitement des Etats nations.

  37. À Roberto Boulant,

    C’est osé d’user du terme de PARI sur ce blog, auquel une mauvaise réputation est attachée (le pari, pas le blog) . D’autant plus quand la vox populi cause « garantie » que le futur très hypothétique élu JLM2017, n’offrirait guère contrairement à son alter presque égaux Hamon.

    S.G.D.G. vous connaissez ? Vieille abréviation pour « Sans Garantie Du Gouvernement ».
    J’ai beaucoup lutté pour savoir si c’était, « Sous Garantie Du Gouvernement » ou « Sans Garantie Du Gouvernement ».
    Il m’étonnait qu’un gouvernement s’épuise à contraindre de faire imprimer un tel logo sur n’importe quoi simplement pour dire qu’il ne garantissait pas l’objet, allez pour rire par un exemple, disons, le dernier condom du laboratoire ANSELL (en pas selle de cheval bien qu’il s’agisse de « pari »). La norme NF EN ISO 4074 vient pour les condoms labelliser la garantie du gouvernement. On est protégés. Ouf.

    Mais qu’est ce qui garantit le gouvernement ?
    Hein ? les électeurs ?
    Mais qui garantie les électeurs ? Hein ? etc.

    Oui, il semble pour les philosophes qu’il n’existe pas de garantie de la garantie, ce à quoi les financiers ont objecté en inventant des produits complexes dont on sait la garantie…

    P’tet bien que le douteur devrait s’inspirer du Pari de Pascal, pour solutionner ses affres ?

  38. Avec sa stratégie fourchue et son double candidat (Macron+Hamon) le PS est en passe de remporter une bien étrange victoire..
    Qui lui permettra si tout se passe comme il l’entend, de se maintenir aux commandes, avec pratiquement les mêmes hommes (Macron dont Hamon sera sans problème un des ministres ) et de poursuivre ainsi allègrement une politique pourtant jugée calamiteuse aux yeux de tous.
    Ah que la démocratie est belle quand tous se passe ainsi, en douceur, dans le plus parfait des jeux de dupes..
    Mais pour cela il fallait absolument pour le PS faire barrage à l’émergence de toute option de gauche, véritablement travaillée, réfléchie, et fondée en justice.*.
    Et telle fut la mission du soldat Hamon et qu’il faut reconnaître parfaitement réussie..au prix peut-être de la mise en avant de propositions (le RU) frisant l’escroquerie intellectuelle..mais tel n’est pas le problème !!

    Une situation finalement qui fait assez penser à ce qui s’est produit aux Etats Unis, où tout fut mis en oeuvre du côté démocrate pour empêcher la candidature de Bernie Sanders…
    Et l’on eut droit au monstre..

    Mais nous sommes beaucoup plus malin, n’est-ce pas M. Jorion ?

    * Voir JLM devant la fondation de l’Abbé Pierre
    https://www.youtube.com/watch?v=Bf0vb6mJTjg&t=2s

    1. Accessoirement, on notera que lorsqu’on lui prête une intelligence d’écoute à hauteur de celle de sa pensée, (ce qui est rarissime) il contient sa légitime colère.
      Comment peut on ne pas l’être, en colère, lorsque l’on est à ce point lucide des réalités sociales ?

    2. Il me semble surtout que Bernie Sanders a accompli un boulot formidable : réintroduire au premier plan l’idée socialiste aux USA. Il était sans doute trop tôt pour décrocher le job dès le premier coup. L’électorat noir était plutôt acquis à Clinton qui avait su entretenir son réseau.
      Mélenchon, lui, n’a pas même eu cette ambition. Il lui suffisait pourtant de se présenter devant les électeurs à la primaire de la gauche. S’il est si bon qu’on le dit, que devait-il craindre ?
      Il se fait fort d’accabler les médias, mais le fait est que les débats télévisés peuvent faire la différence. Il y a quelques semaines encore on donnait Valls vainqueur, et c’est Hamon qui a été le meilleur.

      1. PYD 4 février 2017 à 15 h 58 min

        « Il lui suffisait pourtant de se présenter devant les électeurs à la primaire de la gauche ».

        Il aurait fallu en plus le NPA et LO pour justifier l’appellation primaire de la gauche !

        L’Argumentum ad nauseam prend son temps pour atteindre son but et vous aurez du mal avec celui là.
        Déjà qu’on observe un petit vote avec les pieds pour partir chez Macron, ceux que vous appelez « les électeurs » (réduits potentiellement à ceux de « gauche » – peut-être ?) quand bien même JLM2017 aurait remporté la primaire (autant demander à Valls de remporter une primaire chez les insoumis) le staff socialiste n’aurait eu aucune discipline d’espèce et pour cause !
        Je m’étais déplacé en 2012, pour faire barrage à Hollande aux primaires, j’ai perdu et malgré tout voté pour lui. Je ne me déplacerai pas cette fois-ci au second tour s’il n’existe aucun accord sérieux entre Hamon et Mélenchon c’est-à-dire entre les forces et les intérêts qu’ils se chargent de représenter. Gentille la main tendu d’Hamon à Mélenchon, mais Hamon n’a pas le choix, c’est clair. Mélenchon répond en proposant une rencontre publique, Hamon refusera le débat public. Mélenchon sauf à apparaître encore comme le casseur de la supposée « gauche », aura difficulté à refuser une rencontre « privée » même avec témoins. Le rapport de force on y souscrit ou pas. Il a mon âge donc moins que Sanders…

      2. L’électorat des primaires du PS devait avoir 2 euros d’épargne. Ce qui élimine d’emblée une bonne partie des soutiens de Mélenchon.

        De plus comment avoir totale confiance en des élections organisées par le PS, dont on ne sait jusqu’où ils sont capables d’aller en matière de traitrise et de manipulation?
        35 ans d’expertise en ces domaines, ça laisse un sérieux savoir faire dont il y a lieu de se méfier.

      3. PYD,
        J’ajoute que si un compromis sans compromission peut être trouvé, ce serait bien qu’ils tirent à la courte paille devant huissier le candidat qui le restera, ça aurait l’avantage de dégonfler l’imaginaire très Vème du « Président » dont je tartine pourtant mon pain avec mon café au lait. Bien sûr Mélenchon, comme Rosebud1871 sur ce blog, ça fait peur, mais j’ai le souvenir des descriptions findumondiste en 81, et ce n’était pas des musulmans interdits de séjour aux USA mais des ministres français. Mieux vaudrait que la peur se déplace, non ? Pis, juste pour votre plaisir, au bout de 5 ans si la foutue constituante a eu trop d’empêcheurs, rebelote, et on continue avec l’autre, vous savez…façon Poutine/Medvedev… hein…

      4. PYS
        j’oubliais, ce qui va de soi pour moi demande beaucoup de blabla pour le faire entendre, alors si ça va sans dire, ça ira mieux en le disant, le lot de consolation du perdant au tirage à la courte paille sera…le 1er ministre.

      5. Le candidat de la France Insoumise ayant quitté le P.S pour d’excellentes raisons, il y a dix ans, ce n’était pas pour y retourner dix années plus tard ! Qu’il est bien étrange de vouloir que le P.S – après ses échecs répétés, ses trahisons insanes et ses matraquages de manifestants – conserve encore une centralité, tandis qu’il l’a perdu depuis maintenant cinq ans, dans les urnes et dans les faits. Après avoir perdu chacune des élections intermédiaires, notamment les élections régionales, le P.S n’avait-il pas appelé à l’époque, en pleine déconfiture, à voter pour L.R ? Une attitude fusionnelle avec son adversaire préfigurant déjà le ralliement futur à E.Macron. Vous ne pensez pas qu’il y a mieux à construire que de faire encore confiance à un parti politique en voie d’implosion interne ?

    3. Hilarant, Monsieur Jean Luc « je dis ce qu’on me dit de dire et pis après je fais mon Trump » Mélenchon chez l’Abbé Pierre. On va pas tarder à pouvoir faire plus court : Jean Luc « Trump » Mélenchon.

      1. vigneron 4 février 2017 à 16 h 33 min

        Flagrant délit de manipulation de ta part !

        Ce qu’on entend là autour des 8 mn 42 sec, est ce qu’implique le fait de se faire le porte parole : « je vous dis ce qu’on m’a dit de vous dire ».

        L’autre lien concerne le style Trump, pas très différent du 49.3, sauf que l’objectif n’a rien à voir.

        J’avais déjà noté en 2012 ton coté lâche,

        http://www.pauljorion.com/blog/2012/04/22/un-avenir-de-plus-en-plus-facile-a-prevoir/#comment-314044

        ce qui ne m’a pas empêché de profiter de quelques liens depuis mais là je ne vais pas concourir à ce que tu souhaites et pratiques : emboliser ce blog, l’enfumer de ton centrisme masqué en tirant à droite et à gauche.

        Je reprends le silence, surtout j’ai dit l’essentiel de ce que j’avais à dire en commençant par un « à bon entendeur salut » il y a quelques jours.

      2. Fact :
        Jean Luc « je dis ce qu’on me dit de dire et pis après je fais mon Trump » MélenchoN;
        Traduction :
        « Les p’tits cons m’ont dit de dire qu’on financerait le bazar comme ci comme ça mais moi j’men branle et à la Trump j’vais donner une licence bancaire à la banque publique que j’sais même pu comment qu’elle s’appelle créée par l’aut naze que j’vais remplacer et j’vais voir Villeroy et Bosch de Galhau et j’y dis file moi 100 milliards point barre. »

      3. Un propos bien évidemment grotesque. Un de plus formulé ici. Informez-vous et sachez que Bernie Sanders & Jean-Luc Mélenchon = même combat ! Informez-vous au lieu de raconter des sottises éhontées. M.Trump et ses supporters ont appelé sans détours à voter en France pour M. Le Pen et le F.N. Cela n’est pas bien compliqué à comprendre. Décidément, que ne feriez-vous pas pour contraindre les personnes égarées à voter pour votre poulain : le Père Uber ! Le concepteur des lois qui portent son nom, les « lois Macron » ; le concepteur aussi de la Loi Travail Macron-El Khomri. Ne désinformez- pas, merci.

      4. @vigneron doit être ivre à la macronite (et énervé d’être tout de même pas aussi con) :
        #MacronLyon >
        « Je ne veux pas entendre qu’il est plus intéressant de faire autre chose que de travailler »
        « Je vous aime, vous m’aimez »

        e
        t
        c.

      5. Je confirme : grotesque, c’est le mot exact, synonyme de trumpesque.
        Il aurait pu dire « à la Roosevelt », que nenni, « à la Trump ». On choisit pas ses références impunément. A locuteur grotesque, références grotesques. Y’a qu’un modèle qui vaille pour Monsieur, celui qui gagne.

      6. Quand plus de 60 % des Français pensent que le RU ne serait ni « bon », ni « juste », ni « réaliste » et que ton concurrent du moment le promeut, seul, tu prends pas de gants avec l’ineptie. Idem pour la taxe sur les robots Delvaux/Hamon. On fiscalise au maximum les ressources de l’Etat Providence, point.

      7. « Je ne veux pas entendre qu’il est plus intéressant de faire autre chose que de travailler »
        « Je vous aime, vous m’aimez »

        Devient franchement puant ce candidat à force d’égotisme.
        Pour ne garder, entre autre, que la Liberté accommodée à l’ultra libéralisme et jeter aux orties les deux autres grands fondements d’une société.
        Ça tiendra quelques mois, tout au plus. Si cet ectoplasme est élu.

      8. Il est con ou quoi ce Macron ? Il sait bien que la rente ou la spéculation sont plus intéressantes que le travail.

  39. @ TIMIOTA,

    « Tant qu’à rêver, plutôt l’abolition du secret bancaire et la démocratie directe à partir des téléphones cellulaires : 1er sondage mondial : Voulez vous limiter l’échelle de propriété privée ? .Oui/Non. 2ème question : êtes vous conscient qu’une partie de la bourgeoisie disparaitra si vous avez répondu oui à la première question. Oui/Non »

    Ici :

    http://www.pauljorion.com/blog/2010/12/14/restaurer-la-democratie-creation-dune-monnaie-transnationale-par-pierre-sarton-du-jonchay/#comment-133216

    le radeau t’âge…

  40. Douguine pour ceux qui connaissent pas ce vieil ami de de Benoist (et Putin, Erdogan, Khameney, Assad, Trump maintenant, etc).

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    The One Russian Linking Putin, Erdogan and Trump
    ‘He’s seen as a brilliant philosopher, but brilliance and madness are very close to each other.’
    by Henry Meyer
    and Onur Ant
    3 février 2017 à 03:00 UTC+1

    The Russian ultra-nationalist dubbed “Putin’s Rasputin” by Breitbart News when it was run by President Donald Trump’s chief strategist, Steve Bannon, has emerged as an unlikely foreign-policy fixer for the Kremlin.

    Alexander Dugin, whose bushy beard gives him a passing resemblance to the Siberian mystic who bewitched the last czar’s family, says he played a key but largely clandestine role in patching up Russia’s relations with Turkey, an account confirmed by a senior figure in Ankara. And with people he calls ideological allies now in the White House, Dugin says he’s bullish on better ties with the U.S., too.

    Alexander Dugin
    Photographer: Alexander Vilf/Sputnik

    After Turkey shot down a Russian warplane along the Syrian border in 2015, prompting “World War III” to trend on Twitter, the firebrand philosopher used his contacts in both countries to form a backchannel that helped Vladimir Putin and President Recep Tayyip Erdogan end an increasingly dangerous feud, according to a retired Turkish general who flew to Moscow for secret talks.

    The rapprochement allowed Putin to outmaneuver the Obama administration and turn the tide in Syria’s civil war on behalf of Bashar al-Assad. For Dugin, whose views on the evils of liberalism have been cited by Bannon and other far-right leaders, it also moved Russia a step closer to fulfilling his vision of unwinding the U.S.-led global order, in part by luring Turkey away from NATO and creating a “Russo-Islamic pact” that includes Iran.

    Dugin, the son of a Soviet military-intelligence official, said being independent makes him an effective go-between in matters of state. The 55-year-old rabble-rouser, blacklisted by the U.S. for aiding the insurgency in Ukraine, has no official post. But he has advised a member of Putin’s inner circle and written a textbook on geopolitics that’s been used by the military.

    “I can talk to people like an official can’t,” Dugin said in his Moscow office at Tsargrad TV, where he’s a commentator and chief editor. “A diplomat says what he’s told. What does a military man say? Even less. And an intelligence officer? Nothing at all. You don’t understand where the truth lies. I speak from the perspective of geopolitics. That’s why the Turks started to trust me.”

    Dugin, who’s been described as everything from an occult fascist to a mystical imperialist, lost his prestigious job running the sociology department at Moscow State University in 2014 after activists accused him of encouraging genocide. Thousands of people signed a petition calling for his removal after a rant in support of separatists in Ukraine in which he said, “kill, kill, kill.”

    The Kremlin, which gave the prolific polemicist prominent airtime on the biggest networks to cheerlead during the annexation of Crimea in 2014, has kept him at arm’s length since he criticized Putin for not taking more of Ukraine. When asked if Dugin played a role in the detente with Turkey, Putin’s spokesman, Dmitry Peskov, said, “No.”

    “He’s seen as a brilliant philosopher, but brilliance and madness are very close to each other,” said Sergei Markov, a political consultant to Putin’s staff. Even though Dugin’s not an official envoy, Markov said, “he appears to have given the Turks some very good advice.”

    Dugin made “everyone happy” by organizing a November visit to Crimea by a Turkish delegation that included one of Erdogan’s cousins, a few weeks after meeting Prime Minister Binali Yildirim in Ankara, Markov said. The trip was a major fillip for Russia’s efforts to gain recognition for Putin’s annexation of the Black Sea peninsula, which provoked U.S. and European sanctions.

    “Incredibly beautiful—one of the best moments of my life,” Dugin said after Trump’s inauguration.

    Dugin’s writings, in dozens of books and countless blogs, have made him an influential thinker not only in Turkey, but also Iran, where’s he’s a frequent visitor, and among anti-establishment parties that are on the rise throughout the West, a trend that is welcomed by Russia’s leadership.

    Apart from Turkey “only two countries really pay attention to me—Iran and the U.S.,” Dugin said.

    The foreword to one of his books was written by a retired U.S. professor, Paul Gottfried, a Trump supporter who was among the first political philosophers to use the term “alternative right” to describe the radical conservative movement. In July 2016, a month before he joined the Trump campaign, Bannon described Breitbart as “the platform for the alt-right.”

    In a video address to a Vatican conference in 2014, Bannon, whose White House role has been elevated to include a seat on Trump’s National Security Council, defended the traditionalist views espoused by Dugin and other nationalists who want “sovereignty for their country.” Dugin said he’s never met Bannon.
    Kill kill kill !

    The Russian “equivalent” of Trump putting Bannon on his security council would be if Putin did the same with Dugin, Michael McFaul, a former U.S. ambassador to Russia, wrote in a blog for the Ekho Moskvy radio station in Moscow.

    https://www.bloomberg.com/news/articles/2017-02-03/who-is-alexander-dugin-the-man-linking-putin-erdogan-and-trump

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