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101 réflexions sur « Coloniser les planètes pour sauver l’humanité. Vraiment ? par Philippe van Averbeke »

  1. Je suis vieux ,je m’en fiche !
    Ahahahah !
    Et puis esthétiquement parlant quel bonheur de savoir que l’humanité ne me survivra qu’une minute !
    Ca ne me satisfait pas totalement bien sûr , j’aurais aimé qu’elle disparaisse avec moi ,mais ne mégotons pas , ce n’est déjà pas si mal !
    Et puis ,comme ca ,on pourra me rendre hommage !

    1. Hommage , hommage , vous avez dit hommage , comme c’est hommage .

      Historiquement rendre hommage , c’était d’abord faire serment de soumission et de fidélité . Certains appellent ça « faire allégeance  » , aujourd’hui .

      Par contre , je n’ai jamais compris comment on en était venu à présenter ses hommages à une dame ( qui n’en demandait pas tant).

      Enfin bref , si vous n’avez pas trop fait sué votre monde , on pensera à vous au moins …un quart d’heure .

  2. Nous avons une excuse de plus que les bactéries (notre « biofilm » que quelque sorte) :

    Nous avons pu croire que tout irait mieux pendant les trente glorieuses, tant le « progrès » semblait enfin s’imposer vite et bien (voitures; routes; avions, chauffage, téléphone, télévision, Lune en prime) malgré une certaine accumulation d’uranium ou de plutonium de ci de là.

    Puis nous avons pu croire que la transition démographique que nous avons connue en occident (et en Chine…) s’appliquerait aux pays qui nous « décolonisaient » vers 1950-1965, avec pas mal de signes dans ce sens (Todd les a recensés, p ex pour l’Iran). Bon, mais cela supposait que l’Egypte transite, que la Syrie transite, que l’Irak transite, que le Pakistan transite, que l’Inde transite, etc.
    « Ou pas » comme disent les jeunes aujourd’hui. Avec du chaos en échange.

    Si la violence mondiale augmente encore, alors on en reviendra aux luttes pour l’énergie, le moyen-orient pourrait devenir un champ de bataille pour ceux qui voudraient se « carboner » (on a les pastis qu’on peut) une dernière fois avant le barbotage final dans 800 ppm de CO2 mortifères à souhait.

    Bref, il me semble que les histoires d’autres planètes sont surtout un besoin du cerveau humain de trouver une suite à tant de belle ingénierie, mais en aucun cas d’en penser « la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée » pour détourner les mots d’une déclaration célèbre de 1791.

  3. Encore quelques minutes de suspens avant l’annonce de la NASA.
    Et quand bien même ils nous annonçeraient la découverte d’une exo-planète habitable, hormis le rêve, cela ne modifierait en rien notre condition terrestre.
    Tout juste pourrions-nous prendre conscience que cette alternative restera inaccessible avant des siècles voire des millénaires.
    Et donc prendre conscience que nous sommes condamnés à rester sur la belle bleue durant très très très longtemps et donc devrions nous la préserver, la protéger.
    Commentaire naïf probablement mais face à l’immensité de l’univers reconnaître la réalité de notre condition serait une avancée majeure.

  4. Dans le film « interstellar », cela s’avère être un leurre.
    Tout dépend de ce qu’on entend par « sauver l’humanité »: tous les êtres humains ou la crème de la crème ?
    -Avec une progression exponentielle la première possibilité est impossible (comme expliqué par l’histoire des bactéries se développant dans les bouteilles).
    -Par contre, sauver la crème de la crème pour permettre de « sauver l’humanité », c’est tout-à-fait possible (revoir « interstellar »).
    On risque alors de s’entre-tuer pour se définir comme la « crème de la crème » et alors, elle ne sera de toute manière pas sauvée (si tous entre-tués).

    1. L’est vachement sympa cette conférence TED et ce test de Rosling. Mais bon le gars y carbure quand même un peu à la MDMA. Un petit côté méthode coué.

      Selon moi, mais je suis assez d’accord avec ce que je pense en général, dire que « c’était mieux avant » est aussi bête que dire « c’est mieux maintenant » et tout aussi idiot que « Ca sera mieux demain » comme le disait cette chic Annie (https://www.youtube.com/watch?v=dypXIX3SzFA)

      M’enfin bon tout ça reste très relatif selon l’angle sous lequel on regarde et de l’état dans lequel on se trouve.
      A ce titre, très cher, tu remarqueras que bien souvent les partisans du serrage de ceinture sont ceux qui portent de large bretelles et que les adeptes du lâchage de lest sont ceux qui restent dans la nacelle. Et bien d’autres considérations et connaissances toutes aussi alambiquées. Car, en fait, savoir cela qu’est ce que ça change ? Tout comme les exoplanètes, rien !

      1. D’ailleurs, il y a bien que sur Terre que le Dow Jones bat record sur record, c’est un signe pour celui qui veut voir. Nan sérieux c’est y pas un truc de dingue, à la Rosling, quand même ? Pendant ce temps criait Chita sur le dos de Jane !

  5. L’exemple de la bactérie pour mesurer les chances de la vie , est une bonne idée , car cette petite chose unicellulaire ,semble-t-il vieille de près de 2 milliards d’années , nous en apprend plus sur l’origine ,sinon la fin, de la vie que n’importe quoi d’autre .

    On notera aussi que , antibiotiques ( ou résistance aux antibiotiques) ou pas , au bout de ces deux milliards d’années , même les plus garces des bactéries n’ont pas réussi à envahir la terre au point de la recouvrir , et qu’elles nous ont autoriser à vivre ( et même pour la grande majorité , c’est grâce à elles que nous sommes là et que Danone fait fortune ) .

    Ce qui nous fait hommes et pas seulement bactéries , c’est la vie ET la mort avec ce qui « se passe » entretemps .

    Je n’ai pas encore d’opinion sur ce que nous racontent les virus
    ( peut être , plus que le spermatozoïde , sont ils le fondement du capitalisme ) .

  6. Trois éléments parmi tant d’autres que j’ai relevés ces derniers jours…
    1/ Le principe de D.Gabor (1964) : « Tout ce qui est techniquement faisable se fera, que sa réalisation soit jugée moralement bonne ou condamnable »
    2/ https://reporterre.net/les-energies-renouvelables-ne-font-que-continuer-la-civilisation-industrielle
    3/ « Tant qu’on n’aura pas diffusé très largement à travers les hommes de cette planète la façon dont fonctionne leur cerveau, la façon dont ils l’utilisent et tant que l’on n’aura pas dit que jusqu’ici cela a toujours été pour dominer l’autre, il y a peu de chance qu’il y ait quoi que ce soit qui change. » — Henri Laborit, Mon oncle d’Amérique…
    me laissent penser que tout ce qui visent à contourner le chemin unique de la sobriété pour nous en sortir ensemble n’est que billevesées et attrape-couillons.

    1. @Régis Pasquet –> +1
      « Tant qu’on n’aura pas diffusé très largement à travers les hommes de cette planète la façon dont fonctionne leur cerveau,… »

      Quand on pense que 95% de la population (et je suis large) ne sais pas comment fonctionne un grille-pain, on voit que c’est pas gagné.
      On me répondra qu’on peut parfaitement se passer de grille-pain.

      Blague à part, cette salope d’exponentielle de croissance de la population va nous exploser à la figure, et ça va pas être de la limonade.

      « La croissance présuppose que la cage dans laquelle on enferme un éléphanteau grandira avec lui grâce aux découvertes que les générations futures ne manqueront pas de faire dans le domaine de l’élasticité des matériaux »

  7. @frère Philippe
    Prions ensemble
    Oh oui, gloire aux courbes exponentielles!
    A plat ventre, prosternons nous mes frères!
    Coloniser? Mais ne serait-ce donc pas un crime contre l’humanité?
    St Macron priez pour nous.
    Accessoirement, on pourrait aussi se poser la question si au regard de ses exploits passés ou actuels, l’espèce humaine mérite vraiment de décrocher autre chose que la lune pour établir sa résidence secondaire…
    Une planète morte, froide, et poussiéreuse sera bien suffisante, d’autant qu’il y a déjà pas mal de vieilles cochonneries inutiles à débarrasser sur sa surface…
    A moins que « Le grand laborantin » qui nous observe tel des bactéries dans votre fameuse bouteille, ne décide, en voyant l’emballement « exponentiel » de notre pullulement, de balancer illico son expérience au stérilisateur, disant:  » Foutue saloperie, ça déborde, j’en ai plein les mains de cette merde! »
    Eric (Bact !)

  8. Je relis :

    « Pour rappel le taux de croissance de la population est de 1,3% ; il était de 2 % dans les années 1960 , soit un temps de doublement en 35 ans aujourd’hui au lieu de 53 ans « .

    (1,013) puissance 35 = ( 1,020) puissance 53 ?

    1. On est plutôt à 1,1 en taux de croissance démographique là, et ça baisse tous les ans, et on sait très bien qu’on plafonnera autour de 10 milliards, dans 50 ans au mieux, avec des vieux, des vieux, des vieux…
      Tiens, Juan, aujourd’hui y’a à peu près 2 milliards de moins de 14 ans sur terre, le double qu’en 1956. A ton avis combien y’en aura en 2100 d’après les démographes de l’Onu ?
      Réponse là :
      http://www.nature.com/news/three-minutes-with-hans-rosling-will-change-your-mind-about-the-world-1.21143?WT.mc_id=SFB_NNEWS_1508_RHBox

      1. Moi , j’aurai heureusement rendu le tablier depuis longtemps , mais je tremble en pensant à celles et ceux qui liront alors le vieux-vieux Vigneron .

    2. Erreur dans le texte.
      Le temps de doublement est de 53 ans aujourd’hui et était de 35 ans en 1960.
      Ce qui donne 1,02^35 = 1,013^53

  9. Franchement, après avoir totalement salopé notre planète, imaginer qu’on pourrait aller en saloper une autre me parait totalement inconcevable.

  10. Si tant est qu’ils soit possible de me considérer comme une simple bactérie, laissant mon petit égo de coté… qui dans la bouteille se rend compte à deux ou trois minutes avant l’heure fatidique qu’il ne soit trop tard pour agir… Quelle action mener… ?

    Si tant est que considère ma responsabilité d’enseigner à ma progéniture que bientôt elle ne pourra plus se partager autant l’espace (de plus en plus au fur et à mesure que le temps s’égrainera) que ce dont elle aura besoin pour se développer, s’épanouir, ou juste subsister dans l’atmosphère glauque qui va se développer crescendo… si tous-tes en même temps réagissons de manière similaire… est-ce aussi facile que ça… : d’une part d’accepter pleinement cette part de responsabilité (Par exemple : aurais-je fait, à mes 20 ans, et du bas d’un statut social d’ouvrier, mon premier enfant si j’avais été pleinement conscient et en toute connaissance des causes et conséquences – qui à cette époque auraient été autre qu’actuellement – de ce que je lui proposais comme devenir paupérisé…?) responsabilité d’un avenir qui privera les futures générations de votre descendance de toute espérance, et pire… ?

    Et d’autre part comment transmettre aux siens les plus proches, à cette amour filiale et parentale (vos enfants, votre conjoint mari, femme, vos parents grands parents, et parents proches – frères sœurs, etc) en plus de la nécessité de s’auto-réguler (dans le sens ou il faut apprendre à un ados en pleine effervescence par exemple que de son désir d’amour qu’il découvre, la « naturelle » finalité conduisant à la procréation, dont il doit prendre conscience, doit être forcée de se contraindre à plus de raison, voire à se contenter de très peu) que la dépendance de cette nécessité à l’impossibilité au cas ou elle n’est pas respecter de pouvoir survivre à un horizon d’à peine quelques générations, n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan des bonnes volontés qu’il ou elle ado, doit espérer trouver, transmettre pour espérer se sauver sans garanti non plus d’y parvenir… ?

    1. Les exemples pris d’un ado, à instruire, sans mode d’emploi par définition de l’ampleur du sinistre qui nous attend (guettant l’espèce humaine)… puis du faussé de génération entre père et fils, avec enfin la notion de responsabilité à transmettre (perpétuation de l’espèce dans un cadre de ressources etc se limitant au stricte minimum, voire à la pénurie), est simplifié bien sûr en exonérant d’expliciter l’implication d’un modèle capitaliste et de régimes politiques en cour d’effondrement, avec les autres solutions décrits par M. Jorion.

  11. La planète habitable la plus proche est hors de portée pour la technologie humaine actuelle , de plus si elle est habitable il y a de fortes chances qu’elle soit déjà habitée . Le salut ne peut donc venir que des extra-terrestres . Certains sont déjà parmi nous : on les reconnait à ce qu’ils n’utilisent pas de smartphones, et ont les yeux dans le vague car ils communiquent par télépathie , un exercice toujours difficile . Les service secrets français ont dénombré pas moins de 8 races d’extra-terrestres en villégiature sur notre planète . Seul l’avenir nous dira s’ils ont choisi Trump, Poutine , ou Mélenchon , ou les 3 à la fois . Nous autres pauvres terriens ne sommes plus que spectateurs d’un destin façonné par d’autres , comme nous l’avons toujours été d’ailleurs .

  12. Je pense que même dans un environement détérioré, sauf armagedon nucléaire, l’humain en a encore pour pas mal de temps sur cette terre, par contre le nombre d’individus est probablement proche du maximum.
    Comme pour les bactéries ou des colonies entières sont décimées celles qui survivent créé de nouvelles colonies et leur permettent en effet d’exister depuis des milliards d’années.
    La conférence du Pr Barrett (lien dans le post) ne se contente pas d’analogies avec des bactéries, il est intéressant de lire la transcription en français ou de voir la video en anglais https://m.youtube.com/watch?v=O133ppiVnWY
    Le capitalisme est une expression de la croissance exponentielle.
    Lorsque la croissance n’est plus possible un crash et on recommence.
    Appliqué à la croissance démographique le crash c’est la disparition de milliards d’êtres humains.
    Avec une organisation humaine basée sur le capitalisme le crash est inévitable et ceux qui resteront pourront recommencer la croissance (peut être en conservant le modèle capitaliste 🙁 ). Éviter le crash demande un changement de modèle et une organisation de la décroissance tant démographique qu’énergétique mais je ne suis pas optimiste le défi est énorme dans un monde divisé ou l’ignorance est la norme et l’intelligence souvent corrompue à un pouvoir se sentant menacé par le changement. Le contrôle des naissances est une négation de la liberté individuelle et le changement de la pyramide des âges bouleverse les sociétés.
    Bien que moins enviable un crash me semble plus probable.

  13. Bonjour Monsieur Averbeke,
    Votre article est un bel exercice de dénombrement. Votre modèle de travail est la bactérie dont les capacités de multiplication en milieu favorable sont bien connus.
    La bactérie (ou à la rigueur le virus) va être aussi l’argument moteur de la thèse que je vais vous présenter, mais sous un autre angle.
    Tout d’abord, je suis d’accord avec vous. L’augmentation de la population humaine au niveau mondial est insoutenable, tant les besoins en matière première, énergie et nourriture pour satisfaire tout le monde vont être de plus en plus difficiles à honorer.
    Alors, que va t’il se passer. Pour argumenter, je vais utiliser le modèle animal.
    J’habite au Québec. Au nord de la  »Belle Province » (comme on dit généralement), sur une surface à peu près égale à la France, vit une population animale- le caribou sauvage- qui a un comportement démographique étrangement similaire à celui de la population humaine.
    Suivant des cycles qui peuvent couvrir plusieurs décennies, le nombre d’individu explose, colonise tout son espace vital. Tout va bien tant qu’il y a de la nourriture pour satisfaire les besoins de la population (du lichen). Puis un jour, suite à un accident météo ou simplement au fait qu’il y a trop de monde à nourrir par rapport à la ressource, la pénurie se met en place. Le poids moyen des individus commence à baisser, la reproduction se fait mal, l’état sanitaire de la population se détériore. Soudainement une pathologie bactérienne ou virale se met en place; les caribous meurent en grand nombre. La population s’effondre, passant de près d’un million d’individu à quelques milliers. Seuls les plus forts vont survivre. En parallèle, la population des prédateurs naturels du caribou, à savoir le loup, le lynx s’effondre également.
    Arrivé au creux de la vague, la situation se stabilise enfin. Les effectifs cessent de décroître. La ressource alimentaire se rétablie peu à peu; cela prend beaucoup de temps, le lichen croît très très lentement, et.. on repart pour un cycle!
    Et l’homme dans tout cela. Il n’est pas à l’abri lui non plus d’une fin de cycle de croissance qui serait de nature bactérienne ou virale!
    Depuis l’arrivée des antibiotiques beaucoup considèrent que la bataille contre les maladies infectieuse est gagnée. Erreur!
    L’antibiorésistance arrive à grand pas, des virus très virulent émergent çà et là; la menace quête!
    Au Moyen Âge la peste noire avait liquidé un tiers de la population mondiale. Les moyens de transport de l’époque n’était pas ceux que nous connaissons aujourd’hui; si une épidémie, due à un agent infection inconnu ou mutant et ne répondant à aucun traitement, se déclarait quelques part, cela pourrait aller très vite. Ce serait très vite le chaos.
    Les populations humaines qui auraient le plus de chance de s’en sortir seraient sans doute celles situées dans les pays dits développés; cela passerait sans doute par un repli sur soit, fermeture des frontières, mise en place de la loi martiale (pour raison sanitaire) … Ailleurs dans le monde sous développé, la catastrophe serait cataclysmique!

    En résumé, la vie sous quelques forme que se soit est bien faite. Tout excès se corrige naturellement de lui même. Si l’être humain ne sait pas ou ne veut pas se corriger de lui même et modérer son impact sur son environnement, la vie va se charger de lui faire payer son arrogance!

    1. Pas d’accord sur l’arrogance, nous sommes des enfant de la nature au même titre que les autres animaux, trouvez vous arrogante la panthère qui tue plus qu’elle ne mange? Il a été démontré que nous sommes parfaitement irresponsables et que nous passons notre temps à nous inventer une histoire ou on n’est pas le méchant lorsqu’on procède au constat du résultat de nos actes. Nous sommes aussi beau que la panthère, peut être même plus parce que nous sommes le beau. Et oui même quand nous saccageons tout, même dans nos pires génocides, nous sommes désespérément beau, à l’image de se monde qui s’entre dévore d’un bout à l’autre de l’écosystème, beau comme est beau le Guernika du Maître.

      https://www.youtube.com/watch?v=pmQxgIdZBlE

    2. un peu comme pour les volatiles du Grand Ouest en ce moment?? ayons une pensée pour cette hécatombe, ou comme le dit Canteloup, « ce crime contre la cananerie »….

      1. Moi j’ai plus une pensée émue pour les bouffeurs de Tofoie gras au Tofu, qui me gavent, et plus encore pour les gaveurs de palmipèdes, qui me donnent plus qu’à bouffer.

    3. « L’antibiorésistance arrive à grand pas, des virus très virulent émergent çà et là; la menace quête! »

      Gtom ça commence mal ton exposé si tu mélanges des trucs comme « antibiotique » et « virus » ! Vous n’avez pas de campagne TV au Quebec ou quoi ?

      http://www.ina.fr/video/PUB2393615081

  14. Le mot clef via lequel se joue le destin de l’Humanité est celui-ci :

    LIMITE

    L’exemple exponentiel ici commenté le démontre imparablement.

  15. Bonsoir
    On peut désormais transférer un code génétique sur un ordinateur qui va l’envoyer au loin et , à partir de composants ad hoc le synthétiser à partir d’une machine.
    On peut donc envisager d’expédier l’ADN d’un couple d’hominidés sur ces exoplanètes matrices, où il sera réactivé.
    Vos voyez bien qu’Adam et Eve ce n’est pas du flan! Juste de l’ADN en provenance d’une Terra Prima trop polluée devenue invivable!
    Je propose de lancer une pétition sur chance .org afin que le couple d’ADN retenu ne soit pas celui de ……… ( ce billet étant interactif, vous pouvez mettre les noms que vous voulez.)
    Celui qui appuiera sur le bouton de lancement de l’ensemenceuse intergalactique voudra bien ensuite éteindre la lumière avant d’être englué dans les résidus de plastiques. Il n’aura pas été une légende très longtemps mais, quelque part dans l’espace, quelques éons plus loin, il sera remémoré sous le nom de Dieu!
    Cordialement.

  16. Le professeur Al Bartlett a aussi dit que le plus grand drame de l’espèce humaine est la méconnaissance de la notion de courbe exponentielle. Une augmentation de x % par an est une courbe exponentielle, même si cette valeur x est très faible, cela prendra juste plus de temps pour arriver au même résultat final.

    Sa conférence disponible sur Youtube et son exemple des bouteilles et des bactéries a en effet de quoi faire froid dans le dos.

    Si l’on observe l’évolution de la croissance de la consommation de xxx (vous mettez ce que vous voulez à la place des xxx: énergie, eau, ressources naturelles diverses, etc.), on peut se rendre compte que ce sont toutes des courbes exponentielles et plus grave encore, que nous sommes dans la partie supérieure de la pente ascendante de celles-ci.

    Nous approchons donc rapidement du moment de l’inversion de ces mêmes courbes, avec toutes les conséquences catastrophiques que cela va entrainer.

    Comme le dit Cédric Chevalier ci-dessus, nous avons atteint les limites de notre système. En fait, nous allons nous cracher dessus en toute beauté.

      1. Ooops… Bien qu’il soit techniquement possible de faire les deux en même temps, je vous dis merci pour la correction 😉

  17. Sauf que nous ne manquons pas d’espace car l’univers est infini et qui plus est en expansion. Les bactéries ne savent pas construire de bouteilles mais nous si, enfin du moins on commence. Pas besoin d’aller chercher d’autres planètes si nous pouvons en construire une capable de se déplacer jusqu’aux ressources avoisinantes qui permettront d’en construire une autre et ainsi de suite. Le propre de la vie est de conquérir l’espace, pourquoi l’espace intersidéral ferait il exception? Je pense que le problème réside beaucoup plus dans notre structure sociale et notre incapacité à nous organiser en grands nombres. Si nous avions une structure sociale comparable à celle des abeilles ou des fourmis habiterait déjà les confins du système solaire , imaginez 7 milliards d’être humains travaillant ensembles à une station spatiale. Dans mon domaine (l’agriculture) quand je vois le boulot qu’abattent dans une journée 10 personnes qui travaillent ensemble ça me laisse songeur. Quand je vois un de ces navires de croisière qu’on construit en à peine quelques mois avec des effectifs de quelques milliers de travailleurs. Et je me dis que si on travaillait tous ensemble au même but, ce ne serait qu’une question d’une génération pour avoir une « ruche » spatiale capable de nous accueillir. Seulement voila nous sommes des singes conçus pour vivre en petites tribus et nous devrons céder la place. Il faudra à mère nature plus de temps pour créer des fourmis aussi intelligentes que nous, mais je ne doute pas qu’elle y parviendra.

    1. « Et je me dis que si on travaillait tous ensemble au même but, ce ne serait qu’une question d’une génération pour avoir une « ruche » spatiale capable de nous accueillir.  »

      Toujours ce vieux mythe recyclable de l’Arche de Noé

      « Alors que de nos jours des centaines d’embarcations gisent au fond de la Méditerranée, englouties sous le poids de migrants, on nous raconte que Noé aurait fabriqué, seul, un navire capable de transporter des milliers d’animaux, dont des éléphants, des hippopotames, des rhinocéros… A croire que ce n’était pas une arche mais un porte-conteneurs.
      Surtout qu’a priori, il y avait aussi des termites.
      Dans un bateau.
      En bois. »

      1. Vous déformez pas mal mon propos , l’idée c’est justement de laisser les animaux à (la) terre, et qui plus est je crois que la conclusion ne mettait pas en perspective la moindre salvation.

  18. C’est kamême formidable, au vrai sens du terme, que lorsque l’on veut évoquer un processus de croissance exponentiel d’une population humaine, qu’il s’agisse de croissance démographique ou économique, ce soit le parallèle avec des bactéries qui presque systématiquement vienne sous la plume. Ça semble aussi « naturel » que le pain et le vin dans la bible et en France ou que la bière dans un monastère belge. Sauf que le pain, le vin ou la bière ont nettement plus à voir avec les levures. Et les paraboles du levain autrement plus de richesse métaphorique que les boites de Pétri du bactériophile lambda.

    1. D’ailleurs heureusement qu’ils ont crucifié Jesus, à la vitesse ou il multipliait les pains on était bon pour la fin du monde à deux heures moins le quart 😉

      1. No souci, les viticulteurs du Midi se seraient chargés de son cas avant, au rythme où il changeait l’eau en pinard. Mais bon, effectivement, les négociants Bordelais lui auraient sans doute payé en sous main une milice privée contre l’exclusivité de l’écoulement du stock…

  19. Ce genre de discours n’a aucun intérêt. Le seul but est de susciter la réaction suivante:
    – c’est la cata, on a un énorme problème de croissance exponentielle de la population.
    – oui mais on ne va quand même pas tuer des milliards de gens, ou aller imposer le contrôle des naissances dans les pays plutôt pauvres où la croissance est la plus élevée, le colonialisme, c’est pas bien, on ne peut pas!
    – bon alors on est foutu de chez foutu, y’a rien à faire.
    – dis chérie, tu as choisi l’hôtel pour nos vacances aux Seychelles?

    La croissance de la population n’est pas exponentielle, sauf en Afrique:
    https://en.wikipedia.org/wiki/Projections_of_population_growth#/media/File:World_population_(UN).svg
    On sait très bien ce qu’il faut faire pour stabiliser la population: sortir les gens de l’extrême pauvreté et les éduquer.

    Le problème c’est la consommation de ressource par tête de pipe qui croît beaucoup plus vite que la population. Prenez la Chine: quel est le plus gros problème maintenant? La croissance de la population, ou la croissance de la consommation et de la pollution par habitant?

    Le challenge n’est PAS de contrôler la croissance de la population (ça on sait très bien ce qu’il faut faire), mais comment arrêter le système capitaliste qui fourre dans la tête de millions de personnes qu’ils doivent absolument consommer de plus en plus (pour être heureux ou comme les autres ou pour un peu moins mourir…).
    Et ça, on ne sait pas très bien comment faire…c’est ça la vraie question!

    1. On sait très bien faire mais on ne l’a encore jamais mis en pratique car ce qu’à fait la chine c’est simplement déséquilibrer totalement sa pyramide des age et des sexe si l’on peut dire, pas controler sa population. Pour vraiment faire ce que vous dites, pour un ou une qu’on empêche de naître il faut aussi euthanasier un vieux ou une vielle. L’avantage c’est que la régulation se fait 2 fois plus vite 🙂

      Ceci dit en 2022 on aura peut être une solution :

      http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19352261&cfilm=300.html

      1. mais si, on l’a fait en Europe, en Russie, au Japon, etc…où la population diminue

        Et votre remarque sur la Chine est bizarre: vous dites en substance « on n’a rien fait, ah oui, sauf en Chine, mais la pyramide est bizarre ». Si le problème de la surpopulation est si important (comme vous le pensez), pourquoi s’attacher au problème secondaire de la structure de la pyramide des âges? C’est presque comme si vous ne vouliez pas accepter que le problème principal n’est pas si compliqué à résoudre…

      2. Pourquoi s’attacher à la pyramide ? Parce qu’il faudra bien des jeunes pour s’occuper des vieux. J’ai le regret de vous annoncer que vous allez perdre votre autonomie à partir d’un certain âge et si on vous apporte le bassin en déambulateur il arrivera trop tard…
        Au plus fort de la crise ici en espagne il y avait des offres d’emploi à l’étranger à la télé à l’heure du desayuno, ils recrutaient 1000 personnes pour partir en allemagne travailler en maison gériatrique CDD de 2 mois temps plein, 1200€! contrat renouvelable avec possibilité de conversion en CDI à l’issue, fonction des capacité d’adaptation (apprentissage de la langue etc…), grande conscience professionnelle et motivation exigée… J’ai failli en vomir mon bocadillo sur le coup.

      3. T’as le tripou sensible Dup. 1 200 roros net c’est le salaire de base d’une aide-soignante débutante en France en poste de jour.

      4. C’est pas le salaire qui m’a dérangé c’est qu’après avoir pourri l’espagne jusqu’au trognon pour blanchir leur marks au début de l’euro dans l’immobiler espagnol, participé par leurs banques à la mise en faillite du pays, contraint à inscrire la règle d’or dans la constitution, exigé des coupes budgétaires qui ne permettent plus de faire fonctionner la loi sur la dépendance Après donc avoir fait tout ça, ils viennent proposer à la jeunesse espagnole au chomage à 50% d’aller nettoyer le cul de leurs vieux ou de les servir au restaurant. Tu me diras, les espagnols en font autant avec les « sudacas » (colombien, boliviens, équatoriens etc..) mais j’avais la naiveté à cette époque là de penser que la relation Nord-Sud en Europe n’était pas de cet ordre là…

      5. Ahhhh, ok… Je comprends mieux pourquoi un Espagnol serait forcément un immigré en Allemagne et un Français un expat en Espagne…

      6. @ Dup
        « ..pour blanchir leur marks au début de l’euro dans l’immobiler espagnol .. »
        Ce sont les teutons qui ont insisté pour produire le fameux billet de 500 euros , parait-il que c’était dans leur culture , acheter sa Merc au concessionnaire du coin avec une valise pleine de billets … … …
        Et après ils viennent donner des leçons de bonne conduite économique aux autres , bah à défaut d’avoir eu l’Europe par l’épée ils l’auront eu par l’hypocrisie .

      7. Sont frustes ces Allemands. Nous en France, pour acheter une Béhème, une Benz, une Range, voire une Smart, pas d’images à donner mais un crédit, plus une assurance en béton, plus quelques bons potes pour ramasser quelques images.

      8. Arrête de dire n’importe quoi vigneron, j’ai grandi au milieu des immigré espagnols qui venaient faire les vendanges jusqu’a l’apparition des premières machines. Seulement voilà on était sous Franco, et voir qu’on en est revenu au même résultat ça fait mal au cul. Pour ce qui est d’être expat je m’exprime comme ça avec les snobinards français, ici je suis ni plus ni moins qu’un « guiri » comme un autre. J’ai pas encore vraiment d’apodo (surnom) mais il vaut mieux ça que d’aller se venter auprès de la gardia civil dans un espagnol balbutiant qu’au village on se fait appeller « el aleman del cipote » 🙂 (histoire vraie, traduction aprox : papier svp… hmm, Vous êtes allemand? – oui, oui moi allemand, allemand de la quéquette ! )

    2. « …Le challenge n’est PAS de contrôler la croissance de la population (ça on sait très bien ce qu’il faut faire)… »
      Mais on ne le fait pas !
      En outre 7 000 000 000 de consommateurs c’est déjà trop. Si on prend quasi n’importe quelle ressource, on constate l’impossibilité d’octroyer à chacun le niveau de vie d’un Européen.

      « … comment arrêter le système capitaliste qui fourre dans la tête de millions de personnes qu’ils doivent absolument consommer de plus en plus … »
      Ce n’est pas le système capitaliste qui fourre dans la tête des caribous leur goût pour le lichen.
      Ni dans la tête des hommes leur appétit insatiable.

      Le capitalisme certes accélère les destructions par son efficacité à satisfaire nos appétits mais n’est pas le facteur essentiel.

      Prônera-t on , sur ce blog de gauche, l’austérité individuelle ?
      Que disent les candidats aux élections ?

      1. M’enfin…En Europe, la population n’augmente plus sans qu’on y « fasse rien ». Ca vous semble tellement difficile à accepter?

        Et puis vous illustrez exactement mon propos en disant « la population est trop élevée et on n’y fait rien », et sans rien proposer vous-même. La seule conclusion que vous pouvez tirer de votre position (factuellement fausse) c’est que le problème est insoluble, et que donc tant pis, passons à autre chose…

    3. On sait très bien ce qu’il faut faire pour stabiliser la population: sortir les gens de l’extrême pauvreté et les éduquer.

      Oui, et ça tombe bien c’est exactement ce qu’on fait et ce qu’on a fait depuis plus d’un siècle, voire deux aux USA.

      1. Pour les US, la fécondité n’est plus suffisante pour renouveler la population de manière naturelle de puis une quinzaine d’années:
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Taux_de_f%C3%A9condit%C3%A9#Indice_conjoncturel_de_f.C3.A9condit.C3.A9_dans_le_monde

        Si la population augmente encore, c’est uniquement par effet d’inertie (il y a plus de filles de 15 à 44 ans qu’ils n’en nait actuellement) + le solde migratoire.

        Et il faut noter que ce taux synthétique est en baisse partout (sauf en Afrique du Nord et en Océanie)

    4. « On sait très bien ce qu’il faut faire pour stabiliser la population: sortir les gens de l’extrême pauvreté et les éduquer. »

      Yaca Faucon
      Yaca bien les éduquer, par exemple en leur apprenant à aller au Super U plutôt que dans la brousse pour aller chercher les boulettes de viande et le papier Q.

      1. Pour votre gouverne sachez que dans nos contrées au sommet de la modernité c’est le patronat qui a mis en place les allocations familiales pour avoir de la main d’oeuvre, que la disparition du travail remet en question ce modèle de solidarité et que les célibataires sans enfants précaires n’ont pas vocation à payer pour les familles prospères, qu’ils ont déjà du mal à boucler leurs fins de mois. Laissez donc les suicidaires se foutrent en l’air en paix sans leur mettre la pression, vous ne ferez pas taire les lanceurs d’alerte.

    1. « Que tous ceux qui pensent qu’il y a trop de monde sur la planète se foutent en l’air. »

      Les agriculteurs et les burn(e)s out ont déjà commencé

      1. On se calme, les inactifs, vieux ou moins vieux, se sacrifient bien plus encore à la cause commune malhusienne que les piquebouzics ou les cramés.

  20. Bonjour,
    Je suis d’accord avec Philippe quand il soulève le problème de l’explosion démographique. En revanche, je ne mettrais pas sur le même plan ce problème et la colonisation d’exo planète car on parle en fait de sujet qui ne sont pas sur des mêmes ordres de temps. La surpopulation, c’est un sujet d’aujourd’hui dont on doit trouver des solutions dans les prochaines décennies. Ce n’est que si on réussit à surmonter ces défis du « Présent » que les défis du « Futur » comme les voyages interstellaires seront possibles. De plus, je doute fortement que le but des hommes qui auront à faire des voyages interstellaires soit le même que ceux qui étaient partis sur des galères à la recherche de nouvelles routes d’épices….Là encore, je crois qu’on reste toujours figé avec notre mentalité actuelle mais il faut bien comprendre que notre vision de l’univers et de la vie va évoluer avec les progrès scientifiques. Voyons nous la planète comme les hommes du moyen age? Donc, on doit bien garder çà en tête, l’homme va évoluer. En fait, c’est peut être là que se situe la clé du futur de l’humanité. Soit on arrive à devenir des humains, soit on reste à l’état de mammifères soumis au loi naturelle du Darwinisme dont la reproduction est une des pierres angulaires. Soit on prends conscience d’où nous venons, soit on reste figé sur une vision anthropocentrique des choses. Comme le rappelez Paul dans un précédent billet sur l’AI, nous ne devons pas nous surestimer ou nous autoproclamer « pièce ultime de la Genèse! » . La vérité est certainement moins glorieuse….et les futures découvertes scientifiques viendront encore une fois de plus fissurer le piédestal sur lequel certains ont mis l’homme…
    Donc pour en revenir sur le sujet, les voyages interstellaires se feront mais pas dans le but de répondre à nos problémes actuels de surpopulation…Et puis franchement, si on ne sait même pas tenir debout sur notre cailloux de l’espace qu’est notre bonne vielle terre, alors envisager d’aller voir ailleurs avec toute la sage et la compréhension de l’univers que cela demandera…..Encore une fois, quelle prétention de notre part!!!!!
    Commençons à faire des voyages interstellaires dans nos petites têtes d’homo sapiens et cela sera déjà bien pour un début!!!!!!!!!

    1. De plus, je doute fortement que le but des hommes qui auront à faire des voyages interstellaires soit le même que ceux qui étaient partis sur des galères à la recherche de nouvelles routes d’épices…

      Sauf que le proche continent à atteindre, incontinent, ne sera pas une exoplanète mais un géocroiseur blindé de minerais rares, non pas d’épices rares, et exploité par quelques robots autoréplicatifs, non pas par des hominidés. Bref, Von Neumann plutôt que Colomb à la manœuvre mais même rengaine.

  21. La métaphore des bactéries et de la bouteille illustre bien le fait que dans phénomène à croissance exponentiel, l’obstacle n’apparaît que dans les derniers instants.
    Toutefois, il fait l’impasse sur la ressource qui permet cette croissance. La raréfaction de la ressource doit avoir une rétroaction négative sur le phénomène. Donc les derniers moments devraient être moins innocemment vécus.
    Est ce que ça pourrait changer le résultat au final ?
    Le fait que 80% de l’humanité vive en ville bientôt pourrait aussi changer sensiblement la fécondité du genre humain.

    1. « Le fait que 80% de l’humanité vive en ville bientôt pourrait aussi changer sensiblement la fécondité du genre humain. »

      Surtout qu’avec une bonne petite dose de perturbateurs endocriniens supplémentaire, ça va la stabiliser la fécondité

  22. C’est une utopie totale, les planètes susceptibles de permettre la vie ou de contenir déjà une forme de vie, viennent d’être découverte, elles sont à 39 années lumières de notre planète bleue !
    Les techniques de propulsion actuelles permettent une vitesse de libération de l’attraction terrestre de 11,2km/s et au mieux 42,1km/s pour échapper à l’attraction du soleil et sortir de notre système solaire, à ces vitesses de tortues cosmiques, il faudrait plus de 4000 ans pour atteindre ce nouvel eldorado !

      1. 29.213.871 ans, ça commence à faire beaucoup trop par contre…
        New Horizon, qui est la dernière flèche spatiale en date et qui doit évoluer sous les 15km/s constants devrait mettre quelque chose comme 800.000 ans 😉
        En s’aidant de la gravité de Jupiter, Juno a réussi à atteindre 265.000km/h mais impossible de maintenir cette vitesse constante

    1. Entre 278 000 et 1 044 000 ans; on ne va pas chipoter

      Mais, je me répète, allez expliquer cela à des gens qui ne savent même pas comment fonctionne une ampoule basse consommation.

      1. Comme une infinité de gens je ne sais pas comment fonctionne une ampoule basse conso et j’en ai strictement rien à foutre mais comme cette même infinité de gens je comprends très bien que parcourir 40 années lumières à 15km/s ça prend 800 000 ans et que ça fait long, plus long que d’aller voir le Banc d’Arguin et l’océan du haut de la dune du Pyla, même à pied et sans retour.

  23. « Beaucoup imaginent que trouver d’autres planètes en vue de les coloniser pourrait sauver l’humanité. »

    Beaucoup sont surtout mal informés sur le pourquoi du comment de ces recherches et sur l’état actuel de nos connaissances en physique.. ^^
    La découverte de nos trappeurs belges est importante d’un point de vue « science dure » : on a un système avec 3 (!) telluriques ayant à priori caractéristiques physiques proches de celles de la Terre, et en plus « facile » à étudier ! Le pied pour les chercheurs..

    Un peu de socio fiction de comptoir :
    En admettant que l’on puisse quitter le système solaire et se répandre dans la galaxie, [ce qui n’est absolument pas le cas ce jour (autant d’un point de vue technique que théorique)], au vu des distances et des durées implicites, et en partant du principe qu’on utiliserait des vaisseaux générationnels, l’humanité ne pourra que s’y « diluer » et les groupes humains évoluer vers « autre chose » (imaginez des dizaines de milliers d’îlots d’humanité évoluant chacun dans sa bulle, n’échangeant que très peu entre eux…).

    1. Comme ça s’est passé pour le Sapiens Sapiens de continents à continents et d’îles à îles, pas plus pas moins.

      1. Comparaison n’est pas raison. Avec des vaisseaux voyageant à une faible proportion de la vitesse de la lumière, et des civilisations localement capables d’exploiter leur système solaire, l’idée d’échange de biens physiques est un non-sens, tant au niveau logique qu’énergétique.
        Maintenant, en imaginant deux civilisations séparées par des millénaires de voyage, et chacune peut-être capable de modifier son génome (ou obligée, pour s’adapter aux conditions locales).. c’est déjà autre chose que le voyage de quelques semaines pour rejoindre l’amérique ^^

  24. Il me souvient que quelqu’un a dit :
    Croissez et multipliez-vous !
    Ben, c’est ce que nous faisons….
    Fatalité.

  25. Les bactéries se divisent et deviennent deux, les humains se reproduisent, nuance méfions nous des comparaisons. La fécondité baisse avec la modernité, avant il fallait des bras pour s’occuper de la ferme et la maison maintenant c’est prise de tête les mômes l’égoïsme pourrait stopper cette croissance exponentielle, peut être l’égoïsme n’est pas où on le pense. Le clonage par contre pourrait s’avérer plus dangereux s’il prenait l’envie de nous démultiplier, beaucoup de clones tristes le masque protège du vertige mais pas de tomber dans le vide.

      1. @Clo-Clo:

        C’est non seulement une excellente critique de l’expression de Vigneron , mais aussi la nique au spermatozoïde de Jducac !

        Merci Jacquard , qui était unique .

      2. Comment Juan ? Ne t’es-tu pas « contenté » de procréer ? Rêves-tu toi aussi de l’hermaphrodite d’Aristophane ou de la machine autoréplicante de Von Neumann, te répliquerais-je ?
        Histoire de banquet, entre poire et fromage :
        https://youtu.be/fmDpwXCyFOI

  26. La colonisation interstellaire n’est tout simplement pas un sujet actuel. Nous sommes extraordinairement loin du niveau technologique qui serait nécessaire.

    Les calculs sur les exponentielles sont amusants, mais voici la réalité : l’explosion démographique a déjà eu lieu, et elle est déjà pour l’essentiel terminée. L’augmentation de la population qui est prévue pour les décennies qui viennent, c’est tout simplement un effet du vieillissement, le nombre des enfants et des jeunes n’augmentera pas, seulement celui des gens d’âge mur et des vieux – c’est ainsi que nous passerions de 7,5 à environ 10 milliards.

    Le problème est le suivant : l’humanité ne sait pas encore comment maintenir la prospérité et les effectifs qu’elle a déjà atteints. Ceci à cause du début d’effondrement écologique en cours, et à cause du triple effondrement énergétique industriel et financier à venir – dans quel ordre et à quelle vitesse ça se discute, m’enfin de toute façon les trois sont liés.

    Le problème de la surnatalité n’existe plus.

    Le problème des robots et autres cyborgs qui prennent le pouvoir ne se posera pas, because effondrement énergétique et industriel… ça a besoin d’industrie très très avancée et de maintenance très intensive ces petites choses-là, c’est très délicat vous voyez – trop, en fait.

    1. @Jacquot
      «  because effondrement énergétique et industriel…  »

      Permettez que j’illustre ceci par un exemple pratique, un peu technique:
      Voici le dispositif: un appareil alimenté par une batterie elle-même rechargeable (facile à imaginer, non ?)
      Voilà que l’appareil doté de fonctionnalités remarquables, consomme une certaine énergie au démarrage. Il se trouve que le courant est supérieur à celui fourni par le chargeur.
      Ce système ne se remet jamais en fonctionnement normal. L’effondrement est entretenu.
      Sauf à tout débrancher et recharger la batterie hors de l’appareil.

      Je laisse le soin au lecteur de transposer (ce dysfonctionnement et sa solution) dans notre écosystème !

      1. Pour compléter l’analogie, il faudrait préciser :
        – Que l’appareil « doté de fonctionnalités remarquables » a notamment celle d’assurer la survie d’un nombre non négligeable d’êtres humains, qui mourront s’il est débranché
        – Que le débrancher aura pour conséquence d’irriter fortement les bêtes sauvages les plus féroces qui soient : des foules humaines
        – Qu’il n’est pas possible de recharger la batterie, qui ne fait que consommer des ressources non renouvelables

        Une solution n’ayant pas pour effet de déchaîner tous les feux de l’Enfer – « all Hell breaks loose » comme disent nos amis américains – ne peut pas être de débrancher l’appareil.

        La seule solution théoriquement pensable est de limiter le rythme de fonctionnement de l’appareil dans la mesure du possible, sans mettre en danger vital qui que ce soit, afin de gagner un peu plus de temps.
        Et surtout, surtout, d’utiliser ce temps pour chercher en urgence les moyens techniques d’alimenter la batterie avec des ressources renouvelables, sachant que ceux-ci n’existent pas encore.

  27. Une note d’optimisme ?

    S’il est probable que nous détruirons une planète, il est certain que nous n’en détruirons qu’une 😉

    L’univers est ‘bien’ fait. Son immensité le protège de nos déprédations.

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