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147 réflexions sur « L’Affaire Ferrand, parangon de la vertu légale (et de l’affairisme intouchable), par Zébu »

  1. Tout est légal.
    Dans certains pays, le travail des enfants est légal. Circulez rien à voir dans ces pays .
    Dans certains pays les femmes n’ont pas le droit de vote ou de divorcer.
    C’est légal dans ces pays. Circuler y’a rien à voir.
    E’n France,…. C’est légal
    Circulez, y’a rien à voir.
    Notez qu’une révolte, un révolution sont illégales.

  2. « Aucun lien juridique ne permettait de penser à un quelconque conflit d’intérêt personnel : M. Ferrand et sa compagne contracteront un PACS près de 3 ans plus tard. »

    oui apres tout ils ne vivaient ensemble que depuis 8 ans et avaient fait un gosse ensemble, vraiment qui aurait pu penser qu’il y ait un interet personnel dans l’affaire ?

    1. Les institutions coopératives et mutualistes se sont forgées dans et par le mouvement ouvrier comme des institutions de solidarité depuis le XIXème siècle.
      Dans les organisations mutualistes et coopératives, le premier principe, c’est l’égalité un homme/une voix, quel que soit le nombre de parts sociales détenues et la solidarité entre sociétaires. Des principes collectivistes, quasi-soviétiques, qui sont ici déniés au mépris des intérêts des adhérents et sociétaires.
      Le blairisme et ses avatars jusqu’à Hollande en passant par l’Europe néo-libérale, ont essoré le sens de ces valeurs et de ces constructions solidaires. MM. Ferrand et Macron sont les derniers rejetons de ce mouvement historique, dénaturé par cinquante ans de restauration conservatrice pudiquement dénommée réforme.

  3. Les affaires Fillon et compagnie sont un pur produit francais. Inimaginable dans les pays scandinaves, anglosaxons ou germaniques. D’ailleurs suis-je assez étonné d’apprendre que les affaires sont étalées au grand jour, et font même l’objet de complications juridiques voire eéventuellement pénales. Le personnel politique, hormis quelques exceptions spectaculaires découvertes par la presse, n’a jamais été inquiété jusqu’à présent. Comme si l’on voulait mettre en pratique les sentences d’un certain Machiavel, qui notait: « Les hommes sont si naifs, et ils obéissent tellement aux nécessités présentes que celui qui trompe trouvera toujours quelqu’un qui se laissera tromper ».

    1. les hommes souffrent d’un déficit chronique d’espoir , et sont prêts à se raccrocher au premier venu qui leur en donnera , sans compter la myriade de petits malins qui essayent d’être plus malins que les autres .

  4. Dans notre belle société oligarchique, adepte du capitalisme de connivence, le « jeu » consiste bien souvent pour ceux qui tiennent le haut du pavé, et qui profitent des conseils des meilleurs avocats, à respecter formellement la loi tout en bafouant son esprit.
    « Ils » feront subir le même sort, n’en doutons pas, à la future loi de moralisation lorsqu’elle sera entrée en vigueur.
    Les lois n’ont pas les pouvoirs magiques que ceux qui les font leur prêtent.

    1. Si Vigneron postait encore ici ( mais Zébu en était d’accord ) , il vous rappellerait que les jeux pervers sont aussi une caractéristique des petites et moyennes « gens ».

      Il citait à raison le cas des assurances vie . Mais , de façon plus globale , nos « conforts » , assurés sans doute sur notre travail et notre créativité , ne sont ils pas aussi gagés sur la détresse des moins armés dans le monde ?

      Vertu or not Vertu ?

      1. C’est exact, Juan. Nous sommes tous des animaux sociaux et tous pris dans les mêmes rets du même filet. Pas de puritanisme exacerbé là-dedans.
        Seulement, le favoritisme, le népotisme et le clientélisme de ceux qui n’ont pas grand chose, s’il existe effectivement, se limite à son étendue et à son niveau.
        A statut social élevé, hautes responsabilités (lesquelles d’ailleurs sont réclamées par ceux-ci à cor et à cris). Donc sanctions élevées en cas d’infractions.
        C’est comme le prix : à l’inverse de ce que l’on croit, plus le statut social est élevé et plus celui-ci diminue, du fait de la prime de risques qui diminue.
        Pour l’injustice par contre, l’effet est inversement proportionnel au prix payé dans une transaction, à la seule différence près qu’il est lui payé par tous.

      2. La Justice sait reconnaître et peser l’étendue et le niveau .

        Mais les accrocs à la Vertu , petits ou grands , sont de même « nature » . Un accroc , c’est un accroc ( je disais il y a peu à Eninel , « qui vole un œuf vole un bœuf » pour caricaturer la nature « bourgeoisie » .).

        Et quand il s’agit d’écrire la Loi au nom de laquelle la Justice est rendue , peut on se contenter de définir la Vertu que l’on souhaite rendre opposable , par « clientélisme , népotisme et favoritisme » sans expliciter d’abord les domaines et les « cas » où ils sont en évidence ?

        Trouvera-t-on alors une majorité pour l’accepter et le vouloir ?

      3. Je crois que ce n’est pas tant la ‘nature’, ou les ‘domaines’ qui sont difficiles d’accès juridiquement, ni même les ‘majorités’ mais les rapports de forces sociaux. Prenez les délits et crimes du Code Pénal et regardez les circonstances aggravantes : le plus souvent, elles s’inscrivent pour les dépositaires d’offices ministériels, ou de fonctionnaires, ou en bande organisée (nombre). Rarement pour ceux qui ne le sont pas. Et même dans le cas où, comme la corruption de personnes n’exerçant pas une fonction publique, un chapitre entier concerne justement le champ économique non public, il n’existe pas de circonstances aggravantes.
        La ‘nature’ du délit reste identique (favoritisme, népotisme, …) mais en l’absence de circonstances aggravantes dues à la ‘qualité’ du criminel, c’est à la haute appréciation du juge, si cela lui est possible.

      4. « qui vole un œuf vole un bœuf » : justement. On a bien là la disproportion sociale (l’inégalité, ou l’injustice au sens aristotélicien) dans toute sa splendeur !
        Les petits larcins relèveront des grands, puisqu’ils sont tous des larcins.
        Peu importe la ‘qualité’ de celui qui le commettra. Mais s’appliquera surtout avec toute la sévérité qui se doit (‘morale’) à ceux qui volent un oeuf, afin de les décourager de voler un boeuf.
        Le côté transitif de la maxime se renverse d’ailleurs et démontre ainsi son inéquité : qui vole un boeuf vole un oeuf. Puisque la ‘nature’ de l’acte reste identique.

      5. @Zébu :

        Finalement vous semblez dire que la structure juridique rendant la « faute » répréhensible , existe déjà ( ce qui ne m’apparaissait pas dans votre texte initial) et que c’est la notion de circonstance aggravante qui ferait le traitement différent entre public et privé ( au passage je note que ce coefficient « d’aggravation » existe effectivement pour la faute commise par un fonctionnaire , mais aussi pour une faite commise contre un fonctionnaire dans l’exercice de sa fonction ).

        Pour le reste , il ne s’agissait pas pour moi « d’assaisonner le petit clientéliste au même tarif que le gros clientéliste . Je dis simplement que la base de la Loi ne peut être écrite en fonction de la personnalité des justiciables .

        Au delà l’adaptation de la sanction (car la Loi sert d’abord à savoir ce qui doit être sanctionné ) est bien sur affaire de mesure et d’appréciation tant de la situation du « contrevenant » , que de la gravité de l’impact de sa faute et des possibilités de la réparer de fait autant qu’on peut ( car c’est une des missions premières du jugement que l’on oublie toujours : trouver les outils pour réparer la faute autant que faire se peut ).

        Le vol d’un œuf n’a pas le même prix ( la même sanction) que le vol d’un bœuf , mais un vol « vaut » un vol .

        C’est sur cette « valeur » que j’hésitais à affirmer qu’elle est la chose la mieux partagée du monde ( si pas « la mieux » , le plus majoritairement ).

        Si votre seule interrogation est effectivement le « prix à payer » ( la sanction) , on peut alors ,selon les dadas de Paul Jorion , réduire l’affaire à un rapport de forces dont on peut alors , effectivement , se demander qui doit le mener , où et comment .

        Je ne trouverais pas sain que ce soit la justice qui s’empare du sujet ( même si on lui laisse souvent , sur ce sujet et d’autres , la tâche « d’ajuster le tir ») . C’est la compétence première de l’assemblée nationale élue par des citoyens vivants , assez vertueux pour être exigeants et cohérents .

        J’aimerais bien avoir un commentaire d’anticor sur votre billet .

      6. Rapidement, Juan.
        D’abord, Anticor vient de vous répondre ce matin d’une certaine manière 😉
        Ensuite, il faut distinguer justice commutative et justice distributive. L’une, c’est la ‘nature’ du crime. L’autre, sa proportion. Je ne parle pas ici de la notion de la responsabilité dans la mise en oeuvre d’un crime ou délit, laquelle est systématiquement recherchée évidemment par la justice, afin d’établir les infractions et les peines.
        Je parle là de la disproportion qui fait que nous ne sommes plus, ou plus assez dans la justice distributive (proportion = égalité).
        Qu’est-ce qui choque, in fine, dans l’Affaire Ferrand, les citoyens ? L’accumulation des faits, d’une part. et d’autre part, le fait que M. Ferrand a utilisé son statut social (de dirigeant salarié d’une mutuelle), doublé de son capital social (à savoir son réseau : sa compagne, avocate, sa notaire, des mutuelles et celle qui déclarera son PACS par la suite), lui permettant une meilleure connaissance de la loi pour pouvoir passer au travers afin de poursuivre son but : l’enrichissement personnel.
        Voilà ce qui est jugé ‘grave’ par 3 français sur 4.
        Cette disproportion due au statut social de M. Ferrand lui permettant tout ceci : sans sa fonction de DG aux Mutuelles de Bretagne et sans son réseau ‘juridique’ (ainsi que sans sans doute sa position de vice-président du Conseil Départemental du Finistère), rien de tout ceci n’aurait pu se produire. Soit, la position peu ou prou des citoyens lambdas estimant que tout ceci est grave, sentiment renforcé par le sentiment intolérable que ‘tout est légal’.
        Pour tout cela, parce que M. Ferrand a abusé de sa position sociale (dirigeant, connaissance de la loi), son délit ou crime devrait être sanctionné de manière aggravé.
        Mais encore faudrait-il que celui-ci soit reconnu par la loi !
        Ce qui est le cas dans le public, mais pas dans le privé.
        Ce qui renforce ce sentiment de double poids de la justice dans sa balance. L’affairisme peut donc bien perdurer, à fortiori si tout le monde se focalise sur … une loi de ‘moralisation’ de la vie publique, laquelle n’a rien à voir avec l’Affaire !

      7. @Zébu :

        Plus que l’appréciation particulière d’Anticor sur le cas particulier Ferrand , c’est son appréciation sur la notion « d’abus de position sociale » aux côtés de l’abus de biens sociaux » qui m’intéressait .

        Car je ne suis pas légiste et, si je possédais assez bien le droit administratif ,je ne connais pas assez le droit pénal, le droit civil , le droit constitutionnel , le droit fiscal et encore moins le droit des affaires , pour me faire une idée de la présence ou pas de « circonstances aggravantes » dans ces différentes catégories de droit ( hormis l’Administratif et un peu le Pénal ) .

      8. Juan, c’est là où on constate qu’on est à côté de la plaque : une association, agréée anti-corruption, qui se décide à porter plainte … pour abus de confiance (abus de biens sociaux, c’est pour les entreprises, ce que ne sont pas des mutuelles, sauf les mutuelles d’assurance).
        Ce n’est d’ailleurs pas le rôle d’Anticor que de se prononcer sur la disproportion sociale, à fortiori en l’absence de bases juridiques.
        Favoritisme, népotisme, clientélisme, tout ça c’est de la corruption, au sens premier (tirer profit de sa position sociale) et au sens social et politique : corrompre le contrat social implicite, qui veut que l’on admet la réalité des inégalités (par-delà la nécessaire défense intransigeante de l’égalité en droit) mais que 1- une proportion ‘acceptable’ socialement des rapports de force soit respectée et que 2- ceux qui bénéficient d’un statut social privilégié ne profitent pas de celui-ci pour en tirer profit personnel (éthique de responsabilité).
        Dès lors où 1- et 2- ne sont plus respectés, il n’est dès lors pas étonnant qu’à la violence symbolique subie réponde une violence politique, populaire, médiatique, …
        Il est tout bonnement hallucinant qu’il ait fallu plus de 10 jours d’acharnement médiatique et politique pour ‘résoudre’ un fait pour le moins ‘banal’ d’enrichissement personnel dû à une position sociale particulière, quand ceci aurait pu, aurait dû être traité en amont juridiquement, par la loi. Simplement.
        Et que l’on aille chercher un foireux amalgame et ‘mélange des genres’ entre politique et affairisme privé qui n’a rien à voir avec le cas particulier pour répondre politiquement à l’exaspération sociale des français !
        Tant qu’on continuera à répondre ainsi à côté de la plaque, on continuera alors à s’étonner de l’existence d’une ‘vindicte populaire’ et d’un ‘acharnement médiatique’, voir même de l’anti-élitisme ou de l’anti-démocratisme des citoyens …

      9. Je continue au fil de l’eau avant les douze coups de midi :

        – Dans la nature des cas illustrée , qui doit être fondé à agir ?

        – je connais le statut de la fonction publique ( que beaucoup n’ont de cesse que de vouloir le supprimer ), mais pas celui que vous appelez  » statut social » . Comment devrait on l’écrire ?

      10. Zébu,
        « Pour tout cela, parce que M. Ferrand a abusé de sa position sociale (dirigeant, connaissance de la loi), son délit ou crime devrait être sanctionné de manière aggravé.
        Mais encore faudrait-il que celui-ci soit reconnu par la loi ! » Ca me sidère.

        A lire la manière dont vous déroulez les événements juridiques de l’affaire pour que Ferrand puisse passer les mailles du filet, un vieil adage me saute au nez: fraus omnia corrumpit. Et d’évidence tout a été mis en œuvre pour frauder la loi. Ainsi, il me semble que la porte est ouverte à toute les qualifications pénales que ces événements peuvent susciter, toute fraude étant répréhensible, non?

  5. On pourrait d’autant plus suivre la démonstration que vous seriez un peu plus prolixe sur « le nouveau rapport de forces dans le monde économique afin que les règles définissant et énonçant ce qu’est la justice dans les rapports entre personnes privées et/ou morales et non seulement publiques , permettent , enfin , d’identifier le favoritisme , le népotisme et le clientélisme … »

    Sinon vous ne ferez que nourrir , à votre intention défendant , la vindicte populaire contre les « accusés » livrés à son appétit .

    Je vous accorde que ,pour des agents publics , les manœuvres de « contournement » peuvent être légalement sanctionnées quand elles sont avérées , et qu’en matière de relations entre personnes privées ou morales , ça n’est pas le cas .

    Mais , même pour le « public » la chose n’est « aisée » pour la justice que lorsque l’agent public l’est à vie ( ce qui a été mon cas , par conviction et par honnêteté intellectuelle).

    Je relève aussi que cette prise en compte de la vertu par la justice ne devrait alors pas se cantonner à la sanction des petits , moyens et gros arrangements avec les situations permettant de s’accaparer de l’argent ou un bien , de façon détournée (parfois formidablement sophistiquée et astucieuse) , car la Vertu ne s’arrête pas à la résistance à la tentation des richesses ( la tempérance ?) et les vertus cardinales comptent aussi sur la Prudence , le Courage et ….la Justice .

    1. Oui, je comprends ce que vous voulez dire. Difficile d’être plus prolixe avec un tel énoncé général. Juste peut-être de préciser que selon moi, le droit est une des conséquences du rapport de forces social (qu’il contribue également à modeler).
      Soit nous modifions le rapport de force social afin de rendre possible l’émergence juridique de telles injustices (et infractions), notamment et surtout dans le champ économique, soit nous modifions le droit qui permettra de modifier ce rapport de force. Toute la difficulté est que le champ du droit est, comme tous les autres champs sociaux, un champ où s’exerce ces rapports de forces ‘de la même manière’ (mutatis mutandis) que dans les autres champs. Bourdieu appelait cela Homologie. Qui, parmi ceux qui ont le pouvoir, acceptera de modifier des règles qui mettront en question ceux qui les ont mis au pouvoir de manière démocratique ?
      Le sentiment d’injustice est un sentiment nitroglycérine : instable et difficilement utilisable, ou avec d’infinis précautions. Sous peine d’exploser en vindicte populaire contre les élites.
      L’Affaire Ferrand montre bien que la loi de moralisation de la vie publique tombe complètement à côté de la plaque, parce que l’injustice subie (73% des français jugent que les faits sont graves, contre … 2% qui trouvent le contraire) est sociale, renforcée par l’intolérable légalité de celle-ci.

      1. A propos d’explosif , certains prétendent que c’est plutôt le code de procédure pénale qui est aussi instable que la nitroglycérine .

        Pour avoir un peu manipulé de gomme A ou B , j’avais appris à me méfier davantage des détonateurs électriques parfois un peu capricieux .

  6. On parle volontiers d’éthique dans beaucoup de domaines, mais je crois comprendre que ce concept n’a pas de signification juridique, au moins en France. Ailleurs, est-ce mieux « encadrer » ? Peut-être qu’un lecteur compétent expliquera si les concepts de « Due diligence et Compliance » aideraient à rendre les activités politiciennes plus « honnête » ? « An ethics assessment should be essential for a due diligence”.( http://www.ethicsmonitor.co.za )
    Je m’étonne que nul n’ait lancé de discussion sur la loi dite de transparence en cours. Pour ma part, je ne sais pas ce que la transparence veut dire. Des connaissances liées au sujet traité semblaient indispensables et nécessaires :on doit pouvoir en rendre compte. Alors une gestion de la défiance selon Xavier Delaporte ? Cf. https://www.franceculture.fr/emissions/la-vie-numerique/et-si-les-politiques-avaient-le-droit-de-changer-davis . Pourquoi pas ? La citoyenneté serait-elle une gestion de la connaissance contre le droit à l’ignorance revendiquée qui semble caractériser tous privilèges ?
    C’est ce droit à l’enfumage consciencieux et légal qui m’avait choqué dans les affaires de prêts toxiques aux « organismes publics ». Ces entités vivaient dans un monde ancien où le banquier devait gérer ses affaires – et les nôtres – en bon père de famille et où la Caisse des Dépôts travaillait pour l’intérêt général – chose que des zélus ont parfois du mal à mettre en pratique. Il parait qu’il y avait même une « déontologie » des devoirs et des règles des établissements bancaires ? (p. 96 Les prêts toxiques, Patrick Saurin 2013 (Musique : J’en vois un qui rigole, Bashung) Comme si des communes pouvaient avoir des experts plus compétents que ces banques ? Si les médecins se comportaient comme ces gens là, ça résoudrait vite les problèmes de surpopulation ! Tant que les plus compétents seront irresponsables de leurs actes, le pire est certain et en effectivement bien route… Et le réchauffement de la planète et le taux croissant de CO2 n’en est qu’une de leurs expressions catastrophiques.

  7. Qu’est-ce qu’on se marre ! Ils sont légions partout, et ils ont bien raison, certains votent pour eux. Voilà maintenant les légalistes de sorties, sans aucune honte, ces gens là sont ainsi. Ca mange à tous les râteliers sans vergogne mais dans les clous comme de bien entendu. Mais mon bon, même les petits le font, alors hein pourquoi l’ouvrir votre clapet…

    https://www.youtube.com/watch?v=PhmjdKD7uCQ

    Plus je parle avec les hommes, plus j’aime mon poisson rouge.

    1. Il peut y avoir des raisons vertueuses d’apprécier les poissons rouges ( ou les carpes Koï chinoises et leurs huit vertus ) mais leurs admirateurs chinois n’en échappent pas pour autant au « népotisme , au clientélisme et au favoritisme » .

  8. m’enfin où est le problème ? les choix parmi la société civile des candidats EM sont bien dans les affaires ?
    ce n’est pas votre voisin/e smicard, ni le boulanger du coin, ni l’étudiant en BTS, ni le chômeur…
    vous me direz tous ces gens sont braves mais n’ont pas de qualification. Vous oubliez la principale : Citoyen vivant, ayant sa propre expérience de la vie. Ne dit-on pas d’un roman que le meilleur sujet est celui qui traite le plus du particulier qui se révèle applicable au plus grand nombre.

    1. Pas tout compris . Il ne suffit pas d’être EM pour se présenter aux législatives et je crois que pour 577 places il y a plus de 6000 candidats je crois ( pas retrouvé le nombre exact ) .

      Si j’en juge par ma circonscription ( 19 candidats pour la place ) , j’y ai retrouvé un smicard , un voisin à 500 mètres , une étudiante ( avec un chômeur pour suppléant ). Ils ne font par contre effectivement pas partie des 6 ou 7 qui ont des chances de faire des voix .

      Je n’ai fait d’enquête de moralité sur aucun des 19 .

      J’ai connu un député , maire , multi-ministré , avec qui j’ai manifesté contre le FN en 2002 , inquiété pour financement occulte du CDS et que je tiens pour un des hommes politiques et citoyen lambda le plus intègre et respectable que j’ai côtoyé . Il vient de mourir et s’appelait Bernard Bosson .

      Je souhaite à tous les citoyens d’être aussi vivants que ce mort .

      1. @Juannessy « Pas tout compris » je l’ai fait en style télégraphique à escient : ça devient tellement répétitif.

        je ne mettais pas en cause tous les élus et/ou candidats, je parlais bien des EM, ministres compris. Quand on choisit des gens « dans les affaires » pourquoi s’étonner « qu’ils fassent des affaires », on s’étonnerait plutôt qu’ils n’en fissent point.

        aux dernières infos : une enquête est ouverte par je sais plus qui « judiciaire ».

        … il serait trop long d’énumérer les milliers d’élus et/ou candidats honnêtes… ce n’est pas pour autant qu’il ne faille pas causer des non-honnêtes.

      2. Le billet n’appelle pas à en causer , mais à se fendre d’idées pour s’en prémunir .

        Sans les œillères du moment si possible , qui ne pourraient que restreindre le champ d’investigation .

  9. Vous écrivez:
    « Un soupçon de favoritisme ? Le bien convoité a fait l’objet d’un appel d’offres pluriel et concurrentiel, où l’offre la mieux-disante financièrement a été retenue, celle certes de la SCI de sa compagne, mais respectant ainsi les règles. »
    Mais c’est un peu court : qui vous dit que ce moins-disant n’est pas le resultat d’un « delit d’initié » qui aura permis une reponse mieux-disante ?

    1. A ma connaissance, il n’y a de ‘délit d’initié’ que dans les affaires boursières.
      On peut parler de fraude, ou de concurrence déloyale, peut-être.

  10. Les affaires se suivent, se ressemblent mais bien entendu il faut encore et toujours résister à la tentation du « tous pourris », même si, comme pour le père noël après un certain age, ça devient de plus en plus difficile d’y croire. Cela étant, j’ai quand même entendu des rumeurs à propos d’au moins deux conseillers municipaux sans l’ombre d’une casserole, perdus au beau milieu des monts d’Arrée, et un politologue amateur en aurait également observé un quelque part dans le massif central, aux dernières nouvelles. Y’en a des bien, qu’on vous dit…

    En attendant, dans la catégorie « big No-No », peut-être faudrait-il citer feu le blog de Paul Jorion, qui balaya d’un revers de plume 10 ans d’analyses politiques et économiques corrosives en ce printemps 2017, par un ralliement sans condition au candidat incarnant peu ou prou tout ce qui avait été dénoncé jusque là, qui plus est dans une posture moralisante insupportable. Les conséquences n’ont d’ailleurs pas tardé à se faire sentir avec un assèchement des dons encore jamais observé jusqu’alors. Plutôt que par lassitude, c’est peut-être en effet au contraire par assomption de plus en plus radicale de la révolte qu’il faudrait rechercher la cause de ce phénomène inédit, pour peu que ça intéresse encore quelqu’un…

    1. On va demander à Dominique Temple si votre conception du don , c’est de la réciprocité , positive , négative ou symétrique .

    2. Merci pour votre remarque. Outre la moraline injectée à dose de cheval dans l’entre-deux tours, nous n’oublierons pas non plus la légèreté ahurissante avec laquelle un candidat qui, malgré ses inévitables défauts, se rapprochait sérieusement des « analyses corrosives » développées ici, a été écarté d’un revers de la main pour cause de lèse-bienséance bourgeoise…

  11. Sujet de dissertation : vous êtes légilsateur, on vous demande de préparer un texte de loi pour que le cas Ferrand ne se reproduise plus, qu’écrivez-vous ?

    1. Zigouiller tous les Ferrand et interdire qu’on porte dorénavant ce nom .

      Plus sérieusement , c’est bien aussi la question que pose le billet de Zébu s’il doit être utile à quelque chose (le billet) .

      1. @Vermont :

        J’ai essayé de retrouver quand j’ai fait le Ferrand et , même si je suis un peu partial et intéressé à l’affaire , je pense être en état de prétendre que les sollicitations que j’ai pu avoir dans ma vie ne m’ont pas fait chuté .

        Je me demande d’ailleurs pourquoi , car à la très lointaine époque où j’ai commencé ma carrière , on confiait sans précaution des responsabilités énormes à des jeunots , sans mise en garde ou préparation particulière .

        A y repenser , il me semble, une fois de plus, que c’est à la transmission de mes parents que je dois ma sauvegarde . Jducac peut comprendre , mais je n’irai pas affirmer pour autant qu’il y a un spermatozoïde de la vertu .

        Et je leur dois donc aussi de ne pas mourir plus vite que prévu à cause de la « jurisprudence » Ferrand .

    2. Il n’y a pas à pondre un nième texte de loi supplémentaire. Des gens qui ne savent se comporter qu’en fonction de la loi sont irrécupérables.

      1. Il ne s’agit pas de les récupérer . Il s’agit d’en prémunir la collectivité . Légalement . Sinon la moraline décriée ici parfois se double de la barbarie aveugle des lanceurs de pierres , ou des loups qui hurlent plus fort que les autres pour se faire oublier .

    3. Je suggère fortement à celui qui m’a demandé de perdre ainsi mon temps de me donner une tâche plus productive…

      Les gens, quelques centaines de milliers d’euros au grand max escroquées à la collectivité (en admettant l’hypothèse à ce jour non prouvée qu’il y a effectivement eu escroquerie) ce n’est même pas l’œuf, c’est le TOUT PETIT morceau d’un œuf !

      Je rappelle entre autres :
      – Le transfert de pertes privées bancaires aux collectivités nationales, à hauteur de dizaines de milliards par pays et de centaines de milliards à l’échelle européenne, dans le cadre des différents « plans de sauvetage » suite aux crises bancaires
      – La fraude fiscale estimée à des milliards – voire des dizaines de milliards – annuels rien qu’en France
      – La prétendue « optimisation fiscale » par individus fortunés et surtout grands groupes leur permettant de réduire leur contribution à la collectivité de dizaines de milliards annuels, toujours en France seule

      Voilà le bœuf ! Il faudrait d’ailleurs parler d’un troupeau entier…

      Si Monsieur Ferrand dans le cadre de ses fonctions contribue à réduire ne serait-ce qu’un tout petit peu ces tricheries et vols massifs, si d’autre part il fait bombance dans les meilleurs restaurants avec de l’argent public volé… je viendrai moi-même allumer son cigare, parce que la collectivité en général et moi comme simple citoyen y seront très largement gagnants !

      Si Monsieur Ferrand ne contribue rien et se contente de faire du rien, ou un spectacle de marionnettes pour distraire les badauds, il pourra être le plus honnête homme du monde, je ne voterai jamais pour lui car il ne servira à rien.

      Le Christ se faisait cinglant pour dénoncer les « Guides aveugles, , qui coulez le moucheron et qui avalez le chameau ! » (Matthieu, 23, 24)

      En laissant détourner notre attention de l’énorme vers le plus qu’accessoire, ne sommes-nous pas en train de faire exactement la même chose ?

      1. Vous avez raison Jacquot… parlons des subprimes, ça c’est du lourd. Manque de chance, c’est la somme de petit qui fait du lourd !

    4. @Juanessy
      « A y repenser , il me semble, une fois de plus, que c’est à la transmission de mes parents que je dois ma sauvegarde . Jducac peut comprendre , mais je n’irai pas affirmer pour autant qu’il y a un spermatozoïde de la vertu »

      Il y a quelque chose du type réflexe de survie quand on évite de chuter. Dire que cela vient des parents, probablement mais aussi de son entourage. Il m’est arrivé plusieurs fois d’avoir été sollicité, ou de pouvoir le faire. Effectivement un mécanisme d’auto défense m’a évité de franchir le pas : j’ai été conditionné à ne pas le faire. Les raisons ne sont pas forcément glorieuses, mais c’est ainsi.

      R. Ferrand n’était pas immunisé contre, mais il y a mis les formes nécessaires pour éviter de tomber dans l’illégalité.

  12. Qui peut croire qu’une classe politique corrompue va se transformer en parangon de vertu. ?
    Homo festivus qu’as-tu-fais ?

      1. @Jacquot :

        Non , mais si ça continue , je vais mettre sur le marché de l’espèce l’homo juannessus .

  13. « Réduire l’affaire à un rapport de forces » ?
    J’avais cru comprendre que les rapports « dits démocratiques » représentaient le plus souvent un rapport de statut ? ce qui est un rapport de privilèges plus ou moins correctement organisés. en tant que président, ministre, préfet, sous préfet, chef, petit chef ou cheffaillon, je tolère vos écarts de conduite à condition que jamais vous n’interrogiez les miennes : c’est simple ! Et cela vous permettra de faire partie du club, d’y faire carrière entre soi. Il n’y aura pas de questionnement sur ce principe fondateur d’une sociologie qui dépasse le cadre politique, ni de droite ni de gauche ni monarchiste, ni républicain, simplement tribal.
    Tout anthropologie est tolérable car atteinte identitaire ! Prétendre faire de l’entrisme avec des « connaissances » pour apprécier les pondérations internes relève de la haute trahison. Pourquoi pas des Lumières démocratiques, ces domaines forcément ennemis ? Y’en a qui rigolent ?

    1. La ploutocratie libérale est le régime dominant dans les pays dits démocratie non populaire.

      La démocratie: le hors sujet par excellence.

      1. « La démocratie: le hors sujet par excellence. »

        Surtout lorsqu’elle est en voie de capituler en rase campagne cette démocratie bourgeoise à bout de souffle !

        Cette histoire d’éthique et de moralisation de la vie politique va être un moyen supplémentaire pour l’exécutif (les énarques hauts fonctionnaires, inconnus des électeurs, sans aucune existence officielle, organisés à l’Elysée en comités ad-hoc ) de contrôler étroitement les élus, et évidemment en premier lieu les ministres et la majorité godillot qui s’annonce aussi lâche que large.

        Le régime qui se met en place va avoir tendance à ressembler de plus en plus à un bon vieux régime stalinien type brejnevien, un régime qui va tourner à plein rendement sans opposition (la peur de la mise en examen) en vue de réduire à rien les droits des petits, offrir le maximum de liberté et de licence aux capitalistes.

        N’importe quel politicien (syndicaliste) est menacé à tout moment de voir sa carrière, un destin, brisé à jamais, par la révélation de telle ou telle affaire scabreuse, comportement assez commun et pratiqué par tous dans une ploutocratie, pour inquiéter à peu près tout le personnel politique.

        Et l’extraordinaire dans cette affaire, c’est que cette pression morale sur les mandatés (les politiques) se durcit, au moment même, où les mandants eux (la haute bourgeoisie) sont libérés d’absolument toute obligation morale et économique, sous le prétexte que si ils sont ennuyés … ils se tirent !

        Le peuple va devoir reprendre goût à la politique (parce qu’une bureaucratie à l’usage cela coûte très cher), et pour commencer réapprendre à financer, à travers des cotisations, militer à la base , pour exiger d’élire et de contrôler (non pas moralement mais politiquement) les responsables, des partis politiques, sans lesquels la vie démocratique est illusoire.

        La première bataille que devront mener ces partis politiques, voulant vaincre un bonapartisme assumé et moraliste, c’est en étroite intelligence avec le peuple, dénoncer un système politique reposant sur le financement des élections, des partis politiques, par les citoyens.

        Combien y a-t-il de petits partis politiques aujourd’hui qui n’ont pour seule raison d’être que d’enrichir leurs fondateurs ?

        Et plutôt que partir de rien, re-militer dans les organisations ouvrières existantes , exiger que les directions et les appareils faillies partent, les réunifier, et au nom de la raison d’être de ces partis se réclamant du socialisme et du communisme, décider ensemble de nous orienter sur un programme de transition révolutionnaire, pour passer du capitalisme corrupteur au socialisme libérateur.

        A bas la ploutocratie et le bonapartisme au service de la bourgeoisie.

        Vive la démocratie ouvrière au service du socialisme révolutionnaire.

    2. Qu’entendez vous par: « les rapports démocratiques sont un rapport de statut  » ?

      Quelle est votre « tribu » ?

      1. Les rapports dits démocratiques se prétendent souvent des rapports dits de classe ou de force. Mais comme les tribus régnantes et les statuts en place connaissent mieux le fonctionnement et les dysfonctionnements de l’écosystème social et juridique qu’ils ont construit, ils savent jouer de l’entregent et de l’entre soi pour continuer à rafler toute la mise au nom des principes historiques dépassés, par blocage des Lumières et de l’ascenseur. Les dysfonctionnements sont favorisés par l’absence organisée d’analyses internes sur les progrès en cours et donc de toute remise en question de certitudes acquises.
        Est-ce que ça pourrait changer ? Il a été à plusieurs reprises fait référence à « l’Etrange défaite de Marc Bloch ». Malgré l’affichage conservateur des équipes nouvelles, en auront-elles retenu quelque enseignement ? Un exemple parmi mille – Pourquoi y-a-t-il tant de candidats aux législatives et de mini-partis politiques inutiles en France si ce n’est une adaptation pathologique à un système juridique médiocre, dépassé mais encore en vigueur faute d’en définir un autre ? Le fait qu’il soit médiocre est une chose mais qu’il soit entretenu comme tel est un vrai choix politique ! Les zélus députés et sénateurs en place savent en tirer profit personnel contre l’intérêt général. Rien que de très humains mais profondément contraire à l’esprit des lois. (TINA & NIMBY…)
        Toujours à la recherche d’étiologie fondatrice aux pathologies multiples de ce monde au cadre juridique flou – et pleins de loups -, passons à une autre strate du mille-feuilles. Pourquoi leur faut-il cumuler plusieurs fonctions électives et même professionnelles ? En dehors d’un cumul de soldes forcément agréables. Parce que pour un élu à quelque niveau qu’il soit, un statut unique ne donne pas suffisamment de «force » pour être pris au sérieux par le Léviathan administratif qui attend d’être mobilisé par plusieurs canaux à la fois pour se bouger. En fait il est aussi emmêlé dans ses propres limites et contradictions mais personne ne peut pas le reconnaître. L’inertie est une arme redoutable. Sans cumule, le Zélu est dégradé de facto ! Et personne ne veut voir son statut dégradé. Est-ce que les administrations sont plus respectables dans leurs fonctions dans d’autres pays ? Je l’ignore mais il me semble que la représentativité des zélus, des syndicats, des associations, etc. procède de la même cohérence ou déni de cohérence.
        Le fonctionnement des associations est souvent perçu en France comme l’accès à un « statut » qui permettra souvent d’aller ailleurs (à la politique ?) alors que cela pourrait être vécu comme une sorte de « service civique citoyen», valorisant dans un CV, d’aide à la communauté, et qui suppose l’aide et la sympathie d’administrations qui les vivent trop souvent comme des amateurs emmerdeurs.
        Et la pathologie devient vite culturelle car il faut s’accrocher à un poste pour « exister » et non pas rendre service à la vie sociétale locale ! Soit exactement le contraire de ce pourquoi une association est créée : voilà mon approche anthropologique des tribus régnantes et de leurs courtisans. Cette culture est déjà un mode de vie : pourrait-elle évoluer sous des pressions conjuguées, citoyennes, nationalistes (un peu partout), européennes et trumpesques ? Les politiques en place finiront-ils par craindre un soliton ? On peut craindre que les mauvaises habitudes soient profondément ancrées. On constate qu’il y a encore des Sisyphe qui tentent sans cesse de remonter cette pente mais avec l’âge ils s’épuisent de plus en plus vite.

      2. Ça fait beaucoup d’affirmations , toutes justes ou fausses , mais in fine on préfèrerait que vous répondiez à vos propres questions finales .

        Sur la tentation d’assoir et bétonner son « pouvoir » en multipliant les lieux où l’on est en position forte , et celle de s’organiser entre gens qui se ressemblent , là aussi ça n’est pas une spécificité réservée aux « élus » . C’est la dérive potentielle de toute organisation qui parfois s’appelle communauté , corps , corporation , chauvinisme , racisme , sexisme …

        Le « corporatisme , inné,  » a une qualité et une tare :

        – qualité : valorisation rapide de l’information , transformation aussi rapide en action efficace , accumulation d’expérience ..

        – tare : dérive facile vers l’exploitation des informations et des outils de l’action au seul bénéfice du  » corps » .

        L’art de la politique et de la justice consiste donc , dans l’idéal démocratique ou pas , à faire en sorte que les « corps » , les communautés , les réseaux , ne soient pas des entités autonomes « hors peuple lui même constitué » , mais sous contrôle et surveillance de la Nation , au service de la Nation qui les abrite .

        On peut appeler ça l’intégration républicaine , qui , comme la démocratie , n’a encore jamais connu de forme aboutie , et se construit tous les jours pourvu qu’on ait des idées simples et traductibles en Loi et en Force .

      3. Je m’aperçois que mon vieux fond de fonctionnaire d’Etat m’a fait cité la Nation comme entité de référence , alors que je m’évertue depuis des années à avancer que seule une reconstitution de volontés et règles de vie communes au niveau minimal de l’Europe , peut faire effet de seuil massique efficace .

        Pour rester cohérent , j’avancerai qu’il ne peut y avoir de vertu sociale « nationale » ( une forme de corporation d’ailleurs) sans vertu sociale a minima européenne , car c’est l’endroit où la Loi et la Force alliées peuvent faire sens et efficience .

        Il n’est pas dit d’ailleurs que pas mal de pays européens soient déjà plus vertueux , de par leur Droit , que nous , et si la cour de justice européenne n’est pas toujours prisée par nos gouvernements , ça n’est pas forcément à charge de ladite Cour .

      4. Mais Zébu a déjà bien repéré que , pour les sujets qui sous-tendent son billet , c’est plutôt du côté de la Cour Européenne des Droits de l’Homme qu’il faut regarder .

  14. Mr Ferrand est-il honnête parce ce qu’il n’a pas enfreint la loi. Ce qui n’est pas interdit est-il autorisé ? Etre honnête, n’est-ce pas plus que respecter strictement la loi ?
    En dehors du cas particulier et d’une manière générale, quand ne pas payer d’impôts et faire de l’optimisation fiscale est un marqueur et un signe de santé mentale, gruger la collectivité dans laquelle on vit est donc admis et valorisé dans certains cénacles. Quand l’instruction des affaires récurrentes de financement des partis politiques ne parviennent pas à aboutir, la magouille devient un mode normal.
    Tout ceci signifie simplement qu’il n’y a plus de commun. Il y a des privilèges. Il y a des positions de pouvoir. Il y a des opportunités à saisir. Si ce n’est pas moi, ce sera le concurrent. Toute le monde le fait…
    Ci-après une définition de l’exemplarité trouvée sur le site du Ministère de la Défense : « L’exemplarité est la qualité qui conduit le chef à adopter le comportement qu’il attend de ses subordonnés et qui doit les inspirer en retour. Condition essentielle de l’exercice de l’autorité, l’exemplarité suscite l’adhésion aux valeurs mises en avant par le chef et leur appropriation. C’est une notion particulièrement exigeante impliquant l’exposition permanente du chef au jugement de ses subordonnés, dans une relation directe, sans fard ni artifice. Elle s’exprime concrètement au travers de choses simples, en apparence évidentes : la tenue, l’engagement physique, la compétence technique, un comportement digne en et hors service ; mais elle est aussi à rechercher de manière authentique dans la rigueur morale, la relation franche et équilibrée avec ses subordonnés, le courage et la lucidité au combat »
    Etonnant ces militaires non ?

    1. Je vous rejoins sur le sens de l’honneur des militaires , et des gradés de gendarmerie que j’ai pu connaître , en particulier .

      Sans être aussi lyrique , il y avait aussi une sorte de code tacite de ce type dans l’administration que j’ai servi , dont l’organisation un peu paramilitaire ne plaisait pas trop aux élus et aux réformes à l’anglo saxonne .

      Mais cette caractéristique de l’administration française ,que l’on trouve encore chez les vieux et moins vieux grognards de la République ,n’a jamais été et n’est toujours pas la préoccupation et la tasse de the des citoyens vivants .

      Ces choses là , ça se surveille et ça s’entretient .Dans chaque administration , il y a une Mission d’Inspection Générale , une sorte de police des polices avec de vrais tueurs aux manettes . La qualité d’une administration repose beaucoup sur la qualité de ces Missions .

      1. Contrôle. Indépendance. Contre-pouvoirs. Pouvoirs de sanctions. Règles. Lois. Etc…
        L’Ethique n’est qu’une éthique personnelle si tout ceci n’existe pas ou plus.
        C’est sans doute cela la plus grosse aporie du libéralisme : à la fin du fin, l’individu ne peut pas être renvoyé qu’à son seul miroir. Sauf à accepter que l’imperfection humaine ne soit le seul guide pour un animal néanmoins irrémédiablement social.

  15. « tout est légal ».

    La figure même du positivisme juridique, encore dite du « salaud légaliste », née de la plume de Hobbes. « Ce qui est juste, c’est ce que dit le droit ».

    Ce dernier est aussi l’auteur du positivisme moral, qui n’a pratiquement plus aucun représentant aujourd’hui, et qui s’énonce ainsi « ce qui est moral, c’est ce que dit le droit ».

    En fait, la décadence – y a pas d’autre mot – de notre système juridico-légal a commencé il y a longtemps, quand on a considéré que la loi, qui s’adressait pour St Thomas à la raison, s’adressait plutôt à la volonté (Ockam, Scot).

    De là:
    – l’inflation des lois/normes/règlements
    – l’absurdité de fait du principe selon lequel nul citoyen n’est sensé ignorer la loi
    – l’idée qu’obéir aux Lois signifie non pas en respecter l’esprit, mais en respecter la lettre, voire même « ne pas être condamnable sur la base de l’application du Droit en vigueur ».
    Quand on en arrive à ce niveau de médiocrité, on ne peut qu’être admiratif de certaines approches chinoises ou musulmanes en matière juridique.
    – l’idée que la règle vient ontologiquement et principiellement avant l’institution, réduite à un ensemble de règles (on doit cette bêtise à de mauvais sociologues/anthropologues et à quelques philosophes comme Wittgenstein).

    C’est la totalité du Droit – non pas les règles elles-mêmes, mais + fondamentalement l’Institution du Droit qu’il faut repenser de zero, ce qui implique la société dans son ensemble (car elle emporte dans son sillage l’idée normative de citoyen, de justiciable, de juge, d’avocat, et biens des éthos professionnels)..

    1. Il y a une notion juridique, ancienne (droit romain), qui pourrait (et est d’ailleurs) utilisé : l’abus de droit.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Abus_de_droit#En_France
      C’est même intégré dans la Convention européenne des droits de l’Homme :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Article_17_de_la_Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme
      En matière fiscale notamment, c’est un précieux recours contre les montages ‘légaux’.
      Dans le cas de l’Affaire Ferrand, c’est clairement un abus de droit qui permet de masquer l’enrichissement personnel.

      1. Le concept d’abus de droit est L’exemple même de la décadence du Droit Moderne! Pour palier au dérèglement du droit, on a été obligé de forger une incrimination nouvelle « l’abus de droit »!

        Mais qui ne comprend au premier coup d’oeil qu’il s’agit d’un oxymoron?
        . Il n’est possible d’abuser du droit que dans un monde juridique où le Droit ne tient déjà plus du tout à l’esprit des lois, dans un monde où « les droits » puis « mes droits » on remplacé « le droit », dans un monde où il a tellement de normes qu’il est possible d’en abuser!
        . Par définition, un droit dont il serait possible d’abuser ne relève pas du Jus (le Juste-le Droit c’est purement et simplement la même chose avant les délires de Duns Scot). C’est uniquement parce-que le jus et le droit on été séparés que s’ouvre un espace possible pour la catégorie « d’abus de droit ».

        Qui ne voit qu’on a créé un monstre juridique (« abus de droit »: est-ce que vous vous rendez compte de l’énormité de la chose ??), portant toutes les marques du dérèglement de l’institution dans son ensemble, pour ne pas avoir à faire ce qui devait être fait. A savoir : refonder entièrement l’institution sur des bases saines?

      2. Jusqu’à plus ample informé, la seule victime à ce jour de ton prétendu « abus de droit » c’est Ferrand lui-même…

      3. Ca va plus loin, puisque fiscalement tu peux te faire redresser si tu paye en tant que locataire des travaux de remise en état qui sont à la charge du propriétaire. Sinon c’est trop facile tout les mecs qui ont des sociétés commerciales d’un côté et des SCI immobilière de l’autre (l’un locataire de l’autre) feraient de quasi de l’abus de bien sociale en ponctionnant leur SA ou SARL avec des charges déductibles en plus où ils récupèrent la TVA qui en fait augmentent la valeur patrimoniale du bien immobilier…

        J’espère que ce mec va se faire défoncer par la justice, le fisc et les électeurs. Qu’on le ruine ce profiteur, le type même du politique abjecte propre sur lui qui me donne envie de gerber. Bon appétit.

      4. @Pierre :

        Le Droit entre dans sa période Moderne à quelle date ?

        @Zébu :

        Dans ce que j’ai lu dans les liens que vous donnez , le juge ne peut aller effectivement sur la notion d’abus de droit que s’il y a en fait un plaignant ( particulier ou institution ) lésé dans son « intérêt » propre .
        C’était la raison de mon interrogation sur  » qui est fondé à agir ? » au cas particulier saisi ici .

      5. @ Juan :
        La mutuelle par exemple. Puisque l’objet a été l’enrichissement personnel de la compagne de Ferrand, au détriment de la mutuelle (si on intègre les frais liés à la location, de remise en état). De même, la non publication du compromis de vente, contre l’avis même de la notaire, pour la rendre inopposable à des tiers, pourrait être assimilé à une dissimulation pour des fins personnelles.
        Si l’infraction ou délit de corruption était retenue (au pénal), cela pourrait être la société elle-même (à travers le procureur).

      6. @ Pierre :
        On se calme. L’abus de droit est issu du droit romain. Je ne vois pas bien la dégénérescence en l’espèce. Par ailleurs, l’homme étant ce qu’il est, il n’est justement pas surprenant que ceci existe : c’est l’inverse qui serait stupéfiant.

      7. # Zebu,

        Ben pas grave, moi j’ai toujours une solution, c’est à ça qu’on reconnait les mecs intelligents, si la mutuelle n’est pas une société commerciale (rhaaaa l’arnaque en plus, mais bref) comme tu le dis et donc que l’ABS ne peut pas s’argumenter, je migre vers :

        L’abus de confiance ! Et là pan dans la tronche de Ferrand !

        https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=1499A9B6A2454DDD4CCABB41146CB87F.tpdila11v_2?idSectionTA=LEGISCTA000006157212&cidTexte=LEGITEXT000006074067&dateTexte=20080505

      8. Par exemple extrait du lien ci-dessus de légifrance sur le code des Mutuelles.

        « Article L114-37 En savoir plus sur cet article…
        Il est interdit aux administrateurs et aux dirigeants salariés de contracter, sous quelque forme que ce soit, des emprunts auprès de la mutuelle, union ou fédération ou de se faire consentir par celle-ci un découvert, en compte courant ou autrement, ainsi que de faire cautionner ou avaliser par elle leurs engagements envers les tiers.

        Toutefois, l’interdiction de contracter des emprunts ne s’applique pas lorsque les personnes concernées peuvent, en qualité d’administrateur et de dirigeant salarié, en bénéficier aux mêmes conditions que celles qui sont offertes par la mutuelle, l’union ou la fédération à l’ensemble des membres participants au titre de l’action sociale mise en oeuvre. Cette interdiction ne s’applique pas aux dirigeants salariés lorsque ceux-ci sont susceptibles d’en bénéficier aux mêmes conditions que les salariés de la mutuelle, l’union ou la fédération. Dans tous les cas, le conseil d’administration est informé du montant et des conditions des prêts accordés au cours de l’année à chacun des dirigeants.

        La même interdiction s’applique aux conjoints, ascendants et descendants des personnes mentionnées au présent article ainsi qu’à toute personne interposée. »

        Passionnant ! En faisant valider le prêt par la garantie de l’engagement de loyer par la mutuelle moi je démontre que Ferrand a fait violer l’article L114-37 😀

        Maître HELAS 😀

      9. Zebu,
        « @ cloclo :
        Pas d’abus de bien social pour une mutuelle. »

        Dans un article de libé dont voici le lien, j’ai pu trouvé ça:

        « A son sommet, trois grosses pastilles, bleue, verte et orange: le logo des MMA, pour Mutuelles du Mans Assurances. Depuis plusieurs mois, le septième assureur français se trouve dans la ligne de mire de la justice mancelle, qui a ouvert, fin mars, deux informations judiciaires, notamment pour abus de confiance, abus de biens sociaux, recel et complicité d’abus de biens sociaux. »

        http://www.liberation.fr/societe/2000/05/29/les-belles-operations-des-mutuelles-du-mans-l-ancienne-direction-est-poursuivie-pour-abus-de-biens-s_325426

      10. @ Cloclo :
        La condition suspensive ! Sous les conseils de la notaire … de la mutuelle et celle qui rédigea le PACS 😉

      11. @Zebu
        Non on ne se calme pas.
        Non seulement vous n-y entendez goutte, mais en plus votre manière de n »y entendre goutte témoigne de votre attachement à la conception moderne.

        Alors je répète: le concept d’abus de droit n’existait pas en droit romain.
        En droit romain, abus de droit pourrait éventuellement être défini comme » : « l’exercice d’un droit DE PROPRIETE en sachant que cet exercice nuira à autrui. »
        ex: vous construisez un mur d’escalade dans votre jardin, en sachant que vous gâcherez la vue d’un de vos voisins.

        Pourquoi l’usage du conditionnel?
        Parce-que cette conception d’un abus de droit en droit romain, aussi limitée soi-elle, n’est n’est même pas présente dans le corpus juridique romain. Ce qu’il y a c’est au contraire « un droit d’abuser de son droit de propriété », qui ne s’explique qu’en raison des restrictions assez contraignantes pour les propriétaires du droit de propriété romain.
        C’est donc une idée INVERSE qui existe en droit romain: non pas la sanction d’un prétendu abus de droit mais la reconnaissance d’un droit exceptionnel à abuser »!

        Dans tous les cas, par conséquent, la notion romaine, pour peu qu’elle ait jamais existé (vous ne trouverez pas bcp d’historiens du droit pour le soutenir…), n’a vraiment RIEN à voir avec le concept moderne « d’abus de droit », dont l’objet n’est pas le droit de propriété particulier mais le Droit de faire valoir ses droits lui-même!

        Pour moi le droit moderne commence avec Francesco de Vitoria.

      12. @Pierre :

        Je ne suis pas assez juriste (pas plus que légiste ) pour avoir une idée de la soumission du droit actuel à la pensée de Francisco de Vitoria , mais il semble clair qu’il est un des penseurs qui a permis le libéralisme marchand , en concurrence du droit du prince et du droit divin .

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Francisco_de_Vitoria

        J’aime bien votre idée de refondation du droit en même temps que refondation d’un nouveau monde . Paul Jorion , quand il s’attaque aux règles comptables , me semble d’ailleurs dans cette veine .

        Comment voyez vous ça ?

      13. @ Pierre :
        « Fondé sur une conception absolutiste des droits, le droit romain
        affirmait avec ULPIEN que ne lèse personne celui qui use de son droit
        (« Neminem laedit qui suo jure utitur »). Cependant, même à cette époque, une
        telle conception ne faisait pas l’unanimité puisque d’autres maximes
        contredisaient la première : « nous ne devons pas user de notre droit injustement  » {« maie enim nostro jure uti non debemus ») ou encore « summum jus, summa injuria » (CICERON). L’idée d’abus de droit y était donc reçue, comme elle le sera d’ailleurs dans l’Ancien Droit. »

        « CONCLUSION GENERALE
        C’est l’imprécision de la notion d’abus de droit en jurisprudence,
        facteur de richesse et de souplesse, qui explique en grande partie son succès « en tant qu’instrument de momdération dans l’exercice des droits ». Mais des causes plus profondes de la prolifération de ses applications ont pu être dégagées par certains auteurs. Pour M. COURET notamment, « la montée en puissance de l’abus de droit s’alimente à trois sources : le recul de l’égalité contractuelle, la multiplication des droits subjectifs et la déréglementation ». Ce mouvement serait en définitive la réaction aux excès d’individualisme dans une société où chacun tend égoïstement à tirer le meilleur profit de son droit. »

        http://www.persee.fr/docAsPDF/juro_0990-1027_1998_num_11_4_2487.pdf

  16. La morale : voilà qui me fait peur. J’ai tellement eu à affronter dans ma vie les « moralistes » : contre la pilule, contre le travail des femmes, contre l’avortement, pour la virginité au mariage, pour aller à la messe tous les dimanches, se confesser, contre la femme « qui porte la culotte » (dans tous les sens du mot « pantalon ») ; et ce n’est pas fini : contre le mariage pour tous, j’arrête là il faudrait un dictionnaire de 1000 pages.
    Quand j’entends « morale » je fuis, et pourtant,

    La loi est l’addition de cette morale – la coutume -, de la jurisprudence, de l’histoire, il faut donc réécrire les textes, abolir les précédents, en discuter démocratiquement, nationalement, médias, assemblées … l’ancien choc ou fait rêver, c’est selon (Solon, dictature romaine, 1793).

    1. La loi est l’addition de cette morale – la coutume -, de la jurisprudence, de l’histoire, il faut donc réécrire les textes, abolir les précédents, en discuter démocratiquement, nationalement, médias, assemblées

      Qui font les lois : le peuple d’en bas ou l’élite du haut ?
      La rigueur morale de l’élite du haut ne le permettra pas.

      1. Ah, Juannessy.
        Seriez-vous coincé dans la tragique condition des classes moyennes qui est de ne connaitre au fond ni, en haut, l’élite, ni le peuple en bas.

      2. Ça ne répond pas à la question dont je n’ambitionnais que de confronter la réponse aux miennes .

        Peine perdue .

  17. Ce qui n’est pas interdit:est-ce ipso facto permis?Ce qui
    n’est pas interdit est-il autorisé?Conseillé? Souhaitable?
    Recommandable pour autant?
    Déjà Averroès(1126-1198) posait explicitement ce genre de questions.
    Il est clair,à mon avis,que si tout ce qui n’est pas interdit
    est permis,alors une Société ne peut aisément fonctionner
    dans de « bonnes conditions ».Que les « responsables » ou
    prétendus tels réfléchissent quelque peu à ce type
    d’exigences minimales.Etant entendu qu’on ne peut
    en arriver à une Société dans laquelle ne serait « permis » que ce qui est explicitement autorisé.

    1. Je remets la main sur mon exemplaire du « Discours
      décisif »,d’Averroès(édition bilingue,Flammarion,1996).
      Avec une introduction de Alain de Libera.IbnRushd
      distingue 5 « qualifications » des actes humains,selon le
      « fiqh » –les actes permis,indifférents moralement.
      –les actes
      prescrits,subdivisés en
      +recommandés
      +et obligatoires
      –les actes condamnés,subdivisés en
      +blâmables
      +et interdits.
      Selon que ces actes sont accomplis ou non-accomplis,
      il en découle soit une « récompense » soit un « châtiment »,
      le châtiment des actes condamnés étant soit possible,soit nécessaire.
      Rien de nouveau sous le soleil dans le domaine de la
      réflexion.La lecture du « de la vertu » de Mr.Jean Luc
      Mélenchon(2017),constituant cependant un plus à mon
      avis.

      1. La lecture comparée de la vertu de Môôssieur de la Mélenchie selon ses écrits versus selon ses actes est autrement plus recommandable.

  18. Que notre système démocratique me permette de dire juste une chose: notre système démocratique est à la renverse! Où est l’ordre, où est la discipline, où est la décence? Il faudrait vivre avec ça, écouter tous les matins dans les journaux les mises en examen de nos politiques, Balladur maintenant, demain à qui le tour? Enquête préliminaire sur le ministre Ferrand, porte-parole d’En marche pour l’accession au pouvoir du président, un air pas bien frais en somme, un peu de morale quand on est pris la main dans la sac ne fera pas de mal pour tenter de regagner la confiance des électeurs, un club des fraudeurs anonymes pourrait aussi leur apporter un soutien moral car c’est un tic (ou un toc) de ne pas pouvoir tenir un mandat sans être pris par ce virus des affaires. Moralité: garder le moral, les règles vont s’assouplir, puis la morale c’est souvent de laisser la justice travailler. Les politiciens troublent l’ordre public, le peuple juge compétent doit agir par ordonnance, dissoudre le ministère de la cohésion des territoires pour renforcer la république, le président peut reconsidérer la force de sa parole après ça, comme Hollande et son ministre atteint de phobie administrative. De la morale en politique, et un peu de jugeote, sans aller jusqu’à quémander de l’intérêt général pour nous autres, pauvres hères qui n’accumulons que des traites à payer et des saisies sur salaire. Crispante cette représentation d’élus, ô combien banale, désuète, passagère, mais certainement pas anodine.

      1. @ Cloclo
        Pour l’Affaire Ferrand, Guizot inside : le conservatisme et l’enrichissement, la probité en moins.

    1. à vigneron,2 juin,10h52
      Désolé,vigneron,mais le sens que vous semblez donner à
      la « charité » n’est pas le bon.Vous n’êtes pas le seul,mais
      méritez d’aller au coin.
      .Pas bien du tout de détourner la signification des
      dictons ou assimilés.C’est une atteinte à la « vertu ».En
      l’occurrence une « pub » assez vicieuse en faveur de ce
      qui s’appelle individualisme/égoïsme.Nuisible à coup sûr
      dans toute société humaine.Rien de bon ni de très
      constructif avec le « moi d’abord ».La fable de B. de
      Mandeville,n’est qu’une fable,et le meilleur d’Adam
      Smith n’est pas l’ouvrage de 1776…

      1. C’est vrai que ce proverbe est le plus souvent pris ( pas forcément par hasard ) dans un sens qu’il n’a pas initialement ( sous des formes plus explicites et moins proverbiales.

        Ceci étant évoquer la « charité » mère des vertus théologales , n’est pas sans intérêt, quand on se souvient de l’évolution des « maisons dieu » sous tendues par l’économie du don ,et de leurs dérives temporelles .

        Quitte à reconvertir Ferrand , après la mutuelle , dans la gestion des restos du cœur .

  19. @ P. Jorion à propos du billet retiré : Vous êtes chroniqueur au monde et vous n’avez même pas l’accès gratuit ??!!! Moi si j’avais pas le droit de boire un coup dans mon chai il m’aurait vu y a belle lurette mon patron ! Faîtes qqchose je sais pas moi, syndiquez vous ! 😉

  20. L’abus de position sociale, c’est une notion intéressante, pertinente. Malheureusement, elle est générale depuis l’aube des temps.
    A ce titre là, nous sommes tous coupables, tous les jours.

    Il faut être plus simple, Mr Ferrand fait bénéficier des personnes d’une bonne opportunité financière qui s’est présentée, avec un petit coup de pouce. Légalement, il n’y a aujourd’hui rien à y redire dans le cadre de la gestion d’une entreprise privée, si ce qui s’est passé s’est fait avec l’accord du Comité de Direction de l’Entreprise. Il semble que ce soit la cas, mais le cas est un peu plus compliqué car, dans sa position, Mr Ferrant pouvait influencer la position du Comité.

    Je reprendrais le cas d’un président d’une entreprise du Cac 40 qui décide lui même de son salaire. Les sommes en jeux sont 100 fois plus importantes (sur la durée).

    Dans la loi de moralisation de la gestion des sociétés privées françaises, il y a quelque chose à faire. C’est un chantier à initier très vite sous la présidence de E. Macron.

    1. « Légalement, il n’y a aujourd’hui rien à y redire dans le cadre de la gestion d’une entreprise privée, si ce qui s’est passé s’est fait avec l’accord du Comité de Direction de l’Entreprise. Il semble que ce soit la cas, mais le cas est un peu plus compliqué car, dans sa position, Mr Ferrant pouvait influencer la position du Comité. ».

      Se conformer à la loi pour mieux l’éluder, si ce n’est pas frauder… Sacrée association de malfaiteurs à mes yeux.

      Maintenant, que le problème se retrouve à tous les étages de la société, chez soi (les arrangements avec sa femme de ménage), dans les mutuelles ou dans les grande sociétés, ça ne veut pas dire que ça ne doit pas cesser. Et que cela doit être puni.
      Il faudra bien un jour ou l’autre assumer notre décadence, ou alors elle nous dévorera. Si ce n’est pas déjà trop tard…

    2. « L’abus de position sociale, c’est une notion intéressante, pertinente. Malheureusement, elle est générale depuis l’aube des temps.
      A ce titre là, nous sommes tous coupables, tous les jours. » : Possible.
      Mais pas tous, pas tout le temps, pas au même niveau.
      Après, c’est un choix politique que de soit ‘faire avec’ dans le cadre d’une société où les inégalités augmentent (ou le ressenti face à celles-ci), ou pas.
      « dans sa position, Mr Ferrant pouvait influencer la position du Comité. » : pas dans le vote (dirigeant salarié). Maintenant, il est clair que la position au sein d’une organisation comme une mutuelle ou une association d’un dirigeant induit autre chose qu’un simple vote, ne serait-ce que la manière de présenter les choses …

      « C’est un chantier à initier très vite sous la présidence de E. Macron. » : bien d’accord ! Et même prioritaire. Mais, je ne sais pas pourquoi, je n’y crois pas une seconde … 😉

      1. La déontologie dans une Mutuelle selon les québécois :

        http://www.mutuellemmq.com/pages/aPropos/Politique_Deontologie_et_conflits_interets_FINAL_revise_250211v2014.pdf

        Ceci étant , le cas étudié dans ce billet , au delà de sa résonnance prise en raison du statut politique de l’intéressé plus qu’en raison de son statut social , met sous le projecteur les relations entre « actionnaires » et « dirigeants  » , thème souvent évoqué ici sous l’angle des distributions d’actions , de parachute doré ou autres fantaisies pour « performer » le dirigeant .

        Traditionnellement , on admet qu’un dirigeant peut se faire une marge de pouvoir réel à l’encontre des actionnaires via « l’intoxication » du conseil d’administration , les « investissements spécifiques »,la politique d’endettement ou de diversification .

        Si le dirigeant au delà de l’exercice du pouvoir , souhaite trouver des « avantages » à la mesure de ce qu’il s’estime « mériter » , il peut , soit obtenir des gracieusetés directement par accord sinon désir des actionnaires , soit jouer des opportunités que la marche courante de l’entreprise lui permet à titre direct ou indirect au su ou pas des actionnaires , avec ou pas leur bénédiction muette .

        Tout ça pour dire qu’au delà des interrogations sur le comportement supposé d’un homme , c’est peut être aussi à l’actionnariat et à sa relation aux dirigeants qu’il faut chercher des poux dans la tête .

      2. Parce que c’est indémerd….
        Et pourquoi pas une approche à l’insoumi :
        – rapport de 1 à 20 entre le salaire etc…
        – rapport de 1 à 20 entre le patrimoine

        Et tout le reste, retour à la case départ du Monopoly.

    3. « A ce titre là, nous sommes tous coupables, tous les jours. »

      Imagine curé, une séparation de l’État avec la religion capitaliste, non récupérable par le FN.

  21. Rien ne changera !
    Incroyable votre conclusion. C’est tout le contraire qu’il faut viser. Et là, le champ a défriché est simple mais on est dans un champ miné par le rapport de force.
    On y arrivera par touches successives en n’espérant par être trumpé après 50 ans d’effort, car tel Sisyphe…

    Première petite victoire, Mme Bettencourt, notre figure emblématique de la rentière va enfin payer des impôts supplémentaires, d’un bon niveau : 150 millions de plus, à vérifier. Parlons s’il vous plait des bonnes nouvelles.

    1.  » C’est tout le contraire qu’il faut viser » : bien d’accord.
      Mais vu comme c’est parti (cf. Affaire Ferrand), c’est mal barré.

      1. Dans un premier temps, une ordonnance pour cadrer les prochains députés, et ensuite une deuxième loi à la Suédoise ? La transparence totale des revenus, des impôts… ouille ouille ouille.

  22. Incroyable: une petite centaine de messages pour un épiphénomène dans la chronique de la corruption, assez conséquente, des régimes bourgeois.

    Mais pourquoi donc Zola a-t-il écrit l’Argent ?

    J’ai l’impression que vos réactions sont inversement proportionnelles à l’espoir que l’ère Macron avait suscité chez vous !

    Ben oui, derrière Macron il y a de sacrés voyous, comme derrière Napoléon III il y avait les mêmes personnages.

    L’affaire Richard Ferrand est bien pratique pour ceux qui ne veulent pas voir que Matignon a pondu un communiqué, informant que la réforme du code du travail est programmé, calé, que les soit disant consultations avec les organisations ouvrières ne sont qu’une simple mascarade, une fausse démocratie sociale, et que bientôt gouverner à coup d’ordonnances et détruire les acquis sociaux du prolétariat sera si commun que cela ne choquera plus personne.

    Bientôt ? A lire les centres d’intérêts de ce blog, il faut croire que ce « bientôt » est de trop !

      1. Que peut-il ? Tout. Qu’a-t-il fait ? Rien.

        Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l’Europe peut-être.

        Seulement voilà, il a pris la France et n’en sait rien faire.

        Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c’est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.

        L’homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère, est un carriériste avantageux.

        Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l’argent, l’agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort.

        Il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse.

        Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve énorme,
        il est impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise.

        On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds,
        lui rit au nez, la brave, la nie, l’insulte et la bafoue !

        Triste spectacle que celui du galop, à travers l’absurde,
        d’un homme médiocre échappé .

        Victor HUGO, Napoléon, le petit
        Réédité chez Actes Sud

        Et vous verrez in fine que l’on ne sera pas très loin de ce descriptif :

        « …Seulement voilà, il a pris la France et n’en sait rien faire… »

        Avec sa large majorité et un pays qui s’abandonne à lui, il va pouvoir décréter, mais pour aller où, quelle ligne de crête ?

    1. C’est à se demander si le premier ministre n’a pas sorti cette « affaire Ferrand  » pour détourner l’attention du blog des dossiers sérieux .

      Heureusement Eninel veille . Enfin j’espère qu’il ne sera pas le seul , en particulier en juillet et en août .

    2. A propos de la paternité de la corruption , il me semble que même du temps de la Chine antique , il existait une allocation pour les responsables destinée à « nourrir » l’absence de corruption . Avec un succès très variable .

      Platon de son côté demandait que les serviteurs de la nation ne reçoive aucune rétribution , là où l’on pense aujourd’hui qu’il faut  » bien » les payer pour éviter la tentation .

      D’où je conclus que bourgeoise ou pas , pour réduire la corruption ,il faut autant réduire la tentation que la sanctionner quand elle réussit son coup .

      Je ne sais pas ce que Bayrou peut faire avec ça , mais il est assez érudit pour re-potasser l’histoire de la corruption , au moins dans sa forme « politique » .

      1. Si « Responsable » est ce que tu décris juan, alors là c’est grave la loose, mieux vaut des irresponsables enfantin lumineux et déjantés. Enfin moi c’est mon choix. Je préfère la folie douce, c’est si charmant et délicat.

        Le gouvernement représentatif à la Guizot (le frère méchant de gizmo) je le laisse à vigneron. Rien qu’une bande de profiteurs ou de marchants droit crédules par peur du père fouettard.

      2. Pour ce qui est de « responsable » , j’ai déjà fourni ma définition .

        Si l’on parle de « leader » , aussi .

        Pour Guizot , les appréciations de Marx , Tocqueville et Renan sont moins sévères que celles de Clo Clo .

        Pour la folie douce , c’est une variante de tentative de compromis entre sagesse et folie qui m’est un peu suspecte quand elle est auto-proclamée , car la « folie » a tellement de traductions que , comme la transgression , elle peut générer la mort aussi bien que la vie.

        Je n’ai rien , cependant , contre les folies bergères .

      3. Tu sais Juan moi je lis plutôt Mad Max, Toc Toc, et Rahan.

        La vie, la mort, le sens des choses, pouet pouet prout prout, on tergiverse, on met un pied pas l’autre, on se demande, on se reprend, on hésite, oui peut-être, mais aussi, et si, vous êtes sur ? Trop chaud, trop froid, maintenant, demain. Pendant ce temps, rien ne se fait d’essentiel, du colmatage, du as usual. T’as passé ta vie ainsi Juan ? La loose quoi ! Ben oui la passion, la folie douce ou violente, c’est le grand saut. Mais je deviens comme toi. On ne sait jamais, une minute de gagné dans le statu quo dans lequel on baigne au tiède c’est toujours ça.

        Tu as lu Rahan, c’est très bon ça Rahan.

      4. @Clo Clo :

        Bien sur que je connais Rahan , mais je préfère Naoh , fils du léopard et de J H Rosny aîné .

        Arkao le connais aussi .

        Mais je ne me souviens pas d’un Ferrahand comme héros dans « la guerre du feu » .

    3. @Eninel (2/6 à 18h38)
      Particulièrement d’accord avec votre premier paragraphe légèrement tronqué :
      « Incroyable: une petite centaine de messages pour un épiphénomène dans la chronique de la corruption. » (point)
      Ces quelques arbres qui cachent la forêt.
      Merci aussi d’avoir rappelé la teneur de ce chèque même pas en blanc sollicité dans une grosse semaine sans analyse autre que l’adulation béate du « gris-gris » salvateur… A quand la canonisation préventive?
      Et pourtant d’aucuns ne laissent aucun doute sur la nocivité pour un (très?trop?) grand nombre d’une telle politique les mains libres :
      … »Homme remarquable, appliquant les méthodes entrepreneuriales en vogue (…) , M. Macron n’en est pas moins porteur des idées du vieux monde. Le vieux monde ? Celui où l’on croit que la croissance reste le moteur de l’équilibre social, que la question écologique est secondaire, et qu’une société peut vivre sans désordre avec de fortes inégalités« …
      dans: https://reporterre.net/Macron-le-president-du-vieux-monde

  23. Germanicus m’a fait remarquer il y a peu qu’Hölderlin était un malade mental.

    Ici, on glose pour constater que le Droit est impuissant à rendre Justice.

    Mais le Droit c’est quoi au juste? Un outil de l’homme afin de pouvoir rendre Justice.

    Si l’outil est défaillant, l’homme trouve d’autres solutions pour atteindre son but en principe.

    Là, on reste les bras ballants, à se dire, c’est bête, mais rien y fait, cette injustice est légitimée par le Droit.

    Parfois, souvent, la maladie mentale n’est pas là où l’on croit.

    Quant aux coups de boutoir contre les salariés à venir, si pour une injustice flagrante, on dit « c’est comme ça et pas autrement », autant tout de suite rêver d’un Spartacus en attendant les coups de fouet.

    1. http://www.leparisien.fr/elections/legislatives/legislatives-2017-benoit-hamon-elimine-dans-la-11e-circonscription-des-yvelines-11-06-2017-7022481.php

      http://www.leparisien.fr/elections/legislatives/legislatives-2017-les-resultats-du-duel-melenchon-mennucci-dans-la-4e-circonscription-des-bouches-du-rhone-11-06-2017-7016328.php

      Hamon vaincu au premier tour !

      Méluche va au deuxième tour !

      On sait maintenant, enfin pour les mou du bulbe, qui a été le vrai fossoyeur d’une autre alternative à la farce LREM. Vous allez en prendre plein la gueule pendant 5 ans. Merci Jorion ! 😀

    2. Hamon en revanche n’a pas fait exception.
      Bye bye Benoît…

      Et Duflot en griotte sur le clafoutis… Delicious.

  24. Môôssieur de la Mélenchie appelle à voter pour les représentants de son parti au second tour.
    « La famille humaniste écologique et sociale »…
    Grande Victoire familiale donc…

  25. A= premier tour présidentielles 2017.
    B= premier tour législatives 2017.

    VOTANTS : A =37 003 546
    B= 23 170 218
    B/A = taux d’érosion = 0,626

    HAMON : A=2 291 565
    B= 1 685 773
    B/A = 0 , 736
    MELENCHON : A = 7 060 885
    B= 2 497 661
    B/A= 0 , 354
    MACRON : A= 8 657 326
    B= 6 390 797
    B/A= 0 ,739
    FILLON : A= 7 213 797
    B= 3 573 366
    B/A= 0 , 495
    LE PEN : A= 7 679 493
    B= 2 990 592
    B/A= 0 , 389

    La forte abstention de ce premier tour des législatives , quelque soit ses raisons , montre surtout une très forte volatilité et démobilisation , entre le premier tour des présidentielles et des législatives, des électeurs FI , FN et LR .

    1. Comme quoi les habituelles niaiseries du genre « l’abstention favorise les extrêmes » et autres conneries du même acabit font que les commentateurs politiques devraient se couvrir la tête de cendres. Mais non, ils commentent encore sur les ondes et dans les journaux. Purée quelle cirque !

      En fait ne pas voter c’était voter LREM, comme prendre un autobus dans la tronche ce n’est pas avoir un accident.

    2. On notera que le type de « néo-abstentionnistes -d’entre deux scrutins rapprochés » mériteraient une analyse spécifique dans l’abécédaire de Zébu .

      L’abstention ( comme la participation) n’est pas un objet simple à apprécier , et je ne serai pas aussi « réducteur » que lui dans l’avance de cause de fond .

      Il y a cependant sans doute une part de vrai dans son analyse qui tend à avancer que , de la même façon que le système financiaro-économique est en crise , les formes démocratiques sont également en mutation .

      Et c’est bien ce qui avait pu me faire écrire que les deux chantiers à conduire dans ces décennies s’appellent Pouvoir(s) et Propriété(s).
      Les deux sujets ne trouveront de solutions viables que l’un de l’autre et l’autre de l’un , et ça n’est pas le moindre des handicaps .

  26. Ben alors mon Zébu,
    On appelle à voter Macron et après on joue à chipoti-chipota sur la moralité aléatoire de ses sponsors ?
    Je trouve que c’est un peu tôt, car cette histoire de local loué, c’est du bricolage; c’est les pissotières à roulette de Topaze.
    Je trouve votre billet michêvre-michou aussi inutile que prématuré.
    Car le meilleur est à venir.
    Vous leur avez livré les clés du coffre, allez vous aussi soulever des problèmes éthiques s’ils le pillent ?
    Et pour la pérennisation de l’Etat d’urgence, nécessaire afin d’éviter toute protestation d’envergure face à ce pillage, allez-vous aussi nous décrire les entournures où ça vous gène ?

      1. Ce que j’en ai compris c’est que j’y trouvais rien à retenir.
        Sauf, peut-être, qu’il est ridicule de se poser en moraliste pour critiquer la morale, et surtout d’invoquer la justice comme une espèce de supra-morale alors que, tout comme la morale (et le prix chez Jorion ?), elle n’est que l’expression d’un rapport de force. Dans lequel on a parfois la chance de pouvoir choisir son camp.

      2. Renard 16 juin 2017 à 19 h 57 min

        « la morale (et le prix chez Jorion ?), elle n’est que l’expression d’un rapport de force. Dans lequel on a parfois la chance de pouvoir choisir son camp ».

        Vous auriez pu supprimer le point d’interrogation sur le prix, Jorion est explicite là-dessus, mais c’est largement méconnu la morale aussi est une construction millénariste pataugeant dans des rapports de forces divers. Effectivement le binaire du « camp » est à l’occasion incontournable, sachant que le plus souvent les emmerdements et la déception suivent le choix de l’espoir d’autre chose.
        Pour faire écho à la vidéo du jour, je ne dirai pas ce que je ne veux pas dire, même si j’ai ma petite idée sur la suite, par contre pour savoir où en est l’I.A. il suffit de regarder sur You Tube la vidéo du vendredi avec les sous-titres activés : fou rire garanti.

      3. C’est rien de le dire, Juan, que Renard n’a rien compris (y compris d’ailleurs sur ‘l’appel’, le vote, la livraison des clefs et du coffre [oO, as usual traitor as social democrat is possible], et last but not least, de ce que j’en dis de la justice et de la morale). Ce n’était pas son propos, en fait.
        Mais cela, tout le monde l’a compris.

      4. Brouettée pascalienne de rapports de force vs brouet renardé.

        La justice sans la force est impuissante. La force sans la justice est tyrannique.

        La justice sans force est contredite parce qu’il y a toujours des méchants. La force sans la justice est accusée. Il faut donc mettre ensemble la justice et la force, et pour cela faire que ce qui est juste soit fort ou que ce qui est fort soit juste.

        La justice est sujette à dispute. La force est très reconnaissable et sans dispute. Ainsi on n’a pu donner la force à la justice, parce que la force a contredit la justice, et a dit qu’elle était injuste, et a dit que c’était elle qui était juste.

        Et ainsi ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste.

      5. @u vigneron, @u zébu et @ que dieu ne blaise,
        Il n’empêche, vous faites référence à une « Justice » transcendante, surgie toute équipée d’un monde Idéal. Et nous savons bien qu’elle n’est que fiction.
        Il existe à coup sur un sentiment de justice, ou au moins d’injustice, spécifique à chacun en fonction de ses valeurs, de ses espoirs, de ses craintes,…
        Mais cette Justice absolue et aristotélicienne opposable à une morale corruptible et aléatoire…, pipeau, Messieurs, pipeau.

  27. Si « ce qu’on ne peut pas dire et pourquoi » , c’est » la vérité qu’on nous cache » , il n’y a plus de mystère car on avait déjà la réponse …

    Mais je n’ai pas le sentiment que ce mystère en négatif nous était destiné .

    C’est l’été . Temps d’orages .

    1. Temps d’orages ?
      Que nenni, bien plutôt celui de la graisse à traire, du pastaga, des cirrhoses et mélanomes en puissance.

  28. Pour aider Paul
    http://www.pauljorion.com/blog/2017/06/17/rtbf-la-premiere-jour-premiere-paul-jorion-letat-du-socialisme-lundi-19-juin-a-8h30/

    L’état du socialisme: vaste question comme aussi celui du libéralisme.
    Mon premier sentiment est que le socialisme n’a jamais fait que de suivre les intentions du capitalisme comme les chiens ramassent les miettes de leur maître.
    Est-ce la fin du socialisme? Que nèni, c’est juste sa transformation et celle du libéralisme suivra.
    Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme en prenant le chemin inverse du bas vers le haut.
    Libéralisme et socialisme sont paternalistes. Et oui camarade syndiqué, on doit se référer aux instances dirigeantes élues par le peuple qui ont décidé pour nous. Elles ne veulent voir qu’une seule tête obéissant benoîtement aux consignes.
    La réalité est tout autre, dans toutes les franches de la population il y a un ardent désir d’autonomie, et c’est sur cela que le socialisme devra s’appuyer.
    C’est avec elle que le socialisme devra composer s’il veut survivre à sa crise intérieure.
    L’autonomie étant la capacité de comprendre par sois-même l’état et le fonctionnement du monde, d’envisager les solutions et de les partager avec d’autres pour les confirmer ou les infirmer ensemble.

    @ Paul
    Pourquoi ne pas ouvrir ce billet aux commentaires, cela est de concret?

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