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15 réflexions sur « « Le spectacle est terminé, Et tu vois : le décor est démonté… », par Gilbert Chabian »

  1. On croirait lire le script d’un powerpoint faisant défiler tous, je dis bien tous, les clichetons, memes, caricatures, approximations, rengaines, hallucinations et autres raccourcis accumulés pendant la campagne.
    La grande Prêtresse du Clicheton hallucinatoire en majesté ne pouvait manquer à la fête : Naomi en bouquet final. Aucune faute de goût décidément, c’est complet.

  2. Peut-être serait il sage d’attendre les résultats de demain avant d’épiloguer … pour voir si les deux résultats majeurs de ces élections vont se confirmer ou s’atténuer… à savoir le record historique d’abstentions, et le paradoxe de l’écart énorme entre l’importance en sièges du mouvement LREM et la faiblesse de la base réelle du mouvement. S’il en est ainsi, cela ne va pas manquer d’interroger sur la validité du système de représentation démocratique. Et la suite : résignation et soumission, ou insurrection ? Je parie sur une tendance de la première, mais qui pendra forme en fonction des circonstances, en particulier si la conjoncture se dégrade, ou si au contraire celle-ci s’améliore. D’autant que si la situation actuelle se confirme, les oppositions se trouvent considérablement éclatées, divisées et affaiblies. Et en face, Macron a démontré une grande habileté, en particulier en matière d’image et de communication. Enfin, ces élections auront eu le mérite de révéler une photographie sociale, qui ne manquera pas d’inspirer les analyses à venir….(mais c’est un autre sujet)

    1. Le Boucher, à son habitude, tranche dans le lard, au hachoir.

      (…) Jean-Cristophe Cambadélis déplore « une immense fatigue démocratique ». François Baroin se drape : « Le débat est indispensable, les Français veulent de la clarté. » Marine Le Pen se lance : « Est-ce que vous voyez la tête que va avoir cette Assemblée nationale ? Plus de 80 % de députés macronistes. On ne pourra pas donner de leçons à la Russie. » Jean-Luc Mélenchon délégitime : « Demain, la France, ça ne peut pas être cette majorité de circonstance qui aura crû comme un champignon après la pluie. »

      Des élections champignons hallucinogènes ? Une élection poutinienne ? Une élection opaque ? Une élection de fatigue ? La classe politique française en réalité ne comprend toujours pas ce qui lui arrive. Le succès d’Emmanuel Macron est trop rapide pour être vrai. Trop « chamboule-tout », comme dit Laurent Fabius, pour être réel. C’est un historique hold-up, une grande mysti­fication, une folle tromperie, bref ­forcément une atteinte à la démocratie.

      La vérité est plus simple. Comme les personnages de bande dessinée qui vont au-delà de la falaise, la classe politique découvre le vide intellectuel sur lequel elle reposait. M. Cambadélis parle de fatigue, mais, oui, les Français sont fatigués d’un PS qui avoue benoîtement aujourd’hui qu’il lui faut « se repenser entièrement ». Il est bien temps. M. Baroin parle de « « clarté ». Mais où est la clarté de son parti sur l’Europe, sur le libéralisme, sur la mondialisation ? Les Républicains se disputent, divergent franchement, ils n’ont d’idées claires sur rien. Quant aux extrêmes, Emmanuel Macron leur a réglé leur compte lors du débat télévisé. Il a écrasé Marine Le Pen, dont le programme s’est avéré vide. Il en aurait été de même s’il avait dû affronter Jean-Luc Mélenchon, dont le chavisme est beau comme l’antique communisme mais fou comme lui.

      De quelle pluralité parle-t-on ? Quelles idées mettez-vous en face de celles, travaillées depuis dix ans par Emmanuel Macron, accumulées dans les dizaines d’excellents rapports écrits depuis et qu’il a fait siens ? La classe politique française n’a, pour sa part, rien à dire de sérieux, d’étudié, de possible. Elle se limite au mieux à proposer, à chaque élection, trois prélèvements nouveaux et trois économies hésitantes. Seul François Fillon avait un programme « clair », pensé, libéral, de lutte contre « l’assistanat » qui paralyserait la France. François Baroin s’est empressé de le châtrer.

      Soyons plus précis. Les quatre partis écrasés par La République En marche se divisent en deux camps : celui de l’impossible et celui du vide. L’impossible regroupe le Front national et La France insoumise. Les deux scrutins, présidentielle et législatives, démontrent que le vote en leur faveur reste un vote de protestation.

      De rage pour le FN, de rêve pour LFI, mais c’est pareil. Les Français ont compris que rien dans leurs programmes respectifs n’est véritablement applicable, à commencer par la déterminante sortie de l’euro. (…)

      En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/030387233818-le-vide-politique-derriere-le-proces-en-democratie-2094758.php#yb65u5FkZDdw8POq.99

      1. Voilà une des approches dont je voulais me détacher. On parle de « l’opinion », de « la France » avec des états d’âme un peu maladifs mais qui ne peuvent que « passer ». Et une conclusion du genre « la vérité est simple ». C’est un discours propre aux politiques et aux éditocrates. Et l’expression « le chavisme de Mélenchon » est propre à éteindre toute analyse un peu complexe et un peu sereine du phénomène « france insoumise ». Entre le couteau de Leboucher et le scalpel d’une autopsie (que nous devrions développer), il faut choisir.
        Plus largement, il y a un changement de rapport de force entre des classes sociales. Macron a pu mobiliser un peu miraculeusement un segment non majoritaire, assez facile à caractériser (cfr par exemple Jean Viard, Le nouveau portrait de la France, 2012), et qui ne veut sans doute rien entendre de la « paysannerie », du « prolétariat » et du « petit commerce ». C’est un peu le consensus mou de la « social-démocratie » qui est mort et dont on voit extirper les acquis un à un, avec une violence croissante. Mais un autre segment social, qui porte d’autres valeurs que le libéralisme, tel qu’on évoque dans ce blog, sans aucun passéisme, quel discours peut le mobiliser mieux que dans le concept du « peuple insoumis » qui a été proposé et qui a montré une efficacité, réussie puis limitée ?

      2. C’est ça, et, par exemple, vouloir convertir par la Loi 400 000 agriculteurs exploitants restants dans ce pays en une armée de « paysans » localistes et verts forcément verts, bios ou biodynamiciens, ce serait donc « écouter la paysannerie » voire le « cri des Gens » ?
        « Pensée » puante de gogues sèches ouais, sûr de sûr bordel de Dieu, et je suis trop poli.
        Mais je vous en prie, continuez dans cette voie et avec ces « Gens » là, on sait n’avoir rien à craindre de clowns pareils, sauf mourir de rire.

  3. Pour ma part je ne comprends pas mes contemporains
    Macron est dans la continuité d’un Sarkozy et d’un Hollande
    Il annonce qu’il va faire la même chose plus vite et plus fort
    et il rafle la mise . . .

    1. Faites comme Guaino – qui can’t Guaino satisfaction – et enfoncez vous trois doigts dans l’grand gouzier, ça soulage les crises aiguës d’antimacronisme chronique et incurable.
      Ou alors en mode moins nauséeux verdâtre que le Guaino, mais franchement plus rougeâtre à gerber, comme son pote Debraize, maire de Champignolles, qui passe ses nerfs anti-bobos et anti-libéraux sur NKM.

  4. Il me vient ceci à l’esprit ; les élections, c’est un peu souhaiter que quelqu’un prenne « en charge » le problème parce que nous il nous semble que non nous ne savons pas.
    Les parents traitent parfois leur enfant doué d’incapables, démarche toute teintée d’ego et d’autoritarisme.
    Un jour, « on » se rend compte et ça rejoint les mots de Paul Jorion, qu’à force de croire des choses sans doutes fausses toute notre vie, on est devenu minable.
    Et ce jour là, n’importe qui voudrait l’éviter.
    Mais tout ça est bien plus complexe qu’il n’y paraît, même si cette compréhension vient souvent fort tard dans la vie.
    Il me semble remarquer ceci quant aux plus jeunes, ils sont peut être aussi voire plus conformistes que nous (les plus âgés s’entend) mais surtout beaucoup plus intuitifs, ce qui leur offrira beaucoup de liberté ; j’en sais quelque chose, je n’ai jamais obéi à rien sinon à mon intuition. Un simple coup d’oeil dans le rétroviseur de ma vie me fait penser que chacune de mes décisions, aussi hasardeuses qu’elles purent paraître étaient les meilleures à prendre au vu des circonstances.
    Si demain, untel vient me dire que je suis un minable, je lui répondrai peut être et que ça m’est bien égal ayant appris ce qu’était l’ombre et à au moins essayer d’en assumer, quoi, je ne sais pas, mes pensées s’échouant ici, ou revenant, mes pensées, que les choses sont ainsi et que je ne suis pas un Dieu point final.

  5. « Quelles idées mettez-vous en face de celles, travaillées depuis dix ans par Emmanuel Macron, accumulées dans les dizaines d’excellents rapports écrits depuis et qu’il a fait siens » ; là on touche le sommet ! (no comment). L’article est peut-être bien écrit sur la forme…. mais sur le fond, je cherche.

    1. Cherche, cherche bien, longtemps, avec acharnement surtout, méticuleusement ; tu ne trouveras rien ; dans une tombe on ne trouve rien, des reliques au mieux, moins que rien quoi ; pas plus dans la tienne. Bonne nuit néanmoins.

  6. Les français viennent de renverser la table et vont s’en trouver tout surpris car ce n’était pas prémédité.
    Reste à reconstruire.
    Mais quoi ?

  7. Les français ne viennent pas de renverser la table, ils se sont planqués en dessous. Tel est la signification de l’abstention.

    La France en marche est élue par défaut, par paresse intellectuelle, par une jeunesse et une classe ouvrière, qui faute d’avoir essayer pendant qu’il était encore temps, de résister à ses représentants politiques banqueroutiers, se retrouvent à présent le bec dans l’eau, nues et prêtent à être dévorer comme le fût la chèvre de M. Seguin.

    Sous prétexte que l’offre politique était d’une extraordinaire médiocrité, les français opposés au pouvoir en place auront paradoxalement permis à celui ci de se renforcer en restant chez eux.

    Il faut croire qu’il cultive quelques illusions -encore- sur la faculté qu’aura cette dictature nouvelle, une dictature soft (pour l’instant), une dictature polie et bien proprette, mais une dictature quand même, a juguler les effets de la crise du capitalisme.

    Avec une majorité absolue à l’assemblée nationale, un mouvement politique: « En marche », simple écurie présidentielle, (devant comme toute rampe de lancement disparaître à présent), le président bonaparte Macron se retrouve à la tête d’un bonapartisme assumé, d’un principat. Il va pouvoir entreprendre des réformes libérales inimaginables il y a encore dix ans.

    Les fanfaronnade d’un Mélenchon, affirmant pouvoir seul construire une opposition et gagner les législatives, résument à elles seules le sérieux que Macron va avoir face à lui pour l’en empêcher.

    La route est libre. La bourgeoisie va pouvoir dérouler son programme anti-ouvrier au nom du peuple français.

    Cet argument va être irrésistible !

    Les abstentionnistes vont très vite se rendre compte que les absents ont toujours tord.

    Tu ne veux pas t’intéresser à la politique camarade, alors c’est la politique qui va s’ intéresser à toi !

    Tu veux demain reconquérir ta liberté et ton honneur de citoyen actif, droits qui te sont confisqués ce soir, alors interroge-toi sur le culot d’un Mélenchon ce soir, qui seul et sans même consulter aucun de ses amis proches, encore moins les couillons de ses internautes, agite l’arme du référendum pour contrer Macron et sa ferme volonté d’abroger par ordonnance le code du travail en France.

    Encore un qui ne crois pas possible de résister au ras de marée anti-ouvrier qui arrive dans la rue !

    Tu veux demain reconquérir ta liberté et ton honneur de citoyen actif, droits qui te sont confisqués ce soir, alors inconditionnellement adhère dés demain matin à un syndicat de classe de ton entreprise, postule à rentrer dans un parti ouvrier, non pas pour y remuer la queue, mais pour mordre, et aider à virer les incapables qui à la tête de nos organisations, n’auront jamais bougé le petit doigt pour éviter la catastrophe de ce soir.

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