Un despote masqué : un homme en mission commandée de destruction de la démocratie, par George Monbiot

Un article de The Guardian, paru le mercredi 19 juillet 2017. Merci à Philippe Devauchelle et à Marianne Oppitz. Ouvert aux commentaires.

La vision de J. M. G. Buchanan d’un capitalisme totalitaire a infecté la politique publique aux États-Unis. Maintenant elle est exportée.

• George Monbiot est un journaliste du Guardian

Buchanan a mis au point un programme secret d’élimination de la démocratie au profit des très riches. Il s’agit d’une reconfiguration de la politique

C’est le chapitre manquant : la clef pour comprendre les politiques menées ces 50 dernières années. Le nouveau livre de Nancy MacLean, Democracy in chains (La démocratie enchaînée) : l’histoire souterraine du plan secret de l’extrême-droite pour les États-Unis, qui nous permet de voir ce qui nous était invisible jusque-là.

Le travail de ce professeur d’histoire a débuté de manière fortuite. En 2013, elle est tombée sur une maison désertée au toit de bardeaux sur le campus de l’Université George Mason en Virginie. Elle était truffée d’archives non triées d’un homme décédé cette année là – dont le nom ne vous est probablement pas familier : James McGill Buchanan. Elle raconte que la première chose qu’elle ramassa était une pile de lettres confidentielles évoquant les millions de dollars versés à l’université par le milliardaire Charles Koch.

Ses découvertes dans ce temple des horreurs révèlent comment Buchanan, en collaboration avec les magnats des affaires et les instituts qu’ils fondèrent, a mis au point un programme secret d’élimination de la démocratie pour le bénéfice des plus riches. Ce programme est en train en ce moment de refaçonner la politique, et pas seulement aux États-Unis.

Buchanan a été fortement influencé à la fois par le néolibéralisme de Friedrich Hayek et de Ludwig von Mises et par le suprémacisme de la propriété privée de John C. Calhoun qui prétendit dans la première moitié du 19e siècle que la liberté s’assimilait au droit absolu d’utiliser ses possessions (esclaves y compris) comme bon vous semblait : toute institution portant atteinte à ce droit constituant un agent de l’oppression, exploitant les propriétaires au bénéfice des masses sans mérite.

James Buchanan fit la synthèse de ce courant de pensée pour créer ce qu’il appela la « théorie du choix public ». Il soutenait qu’une société ne pouvait être considérée libre que si tous ses citoyens disposaient un droit de veto face à ses décisions. Ce qu’il voulait dire par là, c’est que personne ne devrait subir l’impôt contre sa volonté. Mais les riches sont soumis à la tyrannie des gens qui utilisent leur vote pour exiger l’argent que d’autres ont gagné, par le biais de taxes non-consenties qui financent les dépenses et les aides sociales publiques et l’État-providence. Permettre aux travailleurs de former des syndicats et d’imposer un impôt progressif sur le revenu constituaient « une législation différencialiste et discriminatoire » contre les détenteurs de capitaux.

Tout conflit entre la « liberté » (permettant aux riches de faire comme bon leur semble) et la démocratie devrait être résolus en faveur de la liberté. Dans son livre The Limits of Liberty, les limites de la liberté, il notait que « le despotisme peut être la seule alternative organisationnelle à la structure politique que nous observons ». Le despotisme en défenseur de la liberté.

Sa recommandation était celle d’une « révolution constitutionnelle » : créer des contraintes irrévocables pour limiter le choix démocratique. Sponsorisé pendant toute sa carrière par de riches fondations, des milliardaires et des firmes, il a mis au point un exposé théorique de ce à quoi ressemblerait cette révolution constitutionnelle et la stratégie pour la mettre en œuvre.

Il a expliqué comment les tentatives de déségrégation scolaire dans le Sud des États-Unis pourraient être contrées par la mise en place d’un réseau d’écoles privées parrainées par l’État. C’est lui qui a proposé pour la première fois de privatiser les universités et de requérir des étudiants la totalité des frais de scolarité : son objectif initial était d’écraser l’activisme étudiant. Il poussa à la privatisation de la sécurité sociale et de nombreuses autres fonctions de l’État. Il a cherché à briser les liens entre les citoyens ordinaires et le gouvernement, et à saper la confiance dans les institutions publiques. Il voulait, en somme, sauver le capitalisme de la démocratie.

En 1980, l’occasion lui fut donnée de mettre le programme en œuvre. Il fut invité au Chili, où il aida la dictature de Pinochet à écrire une nouvelle constitution, qui, en partie grâce aux dispositifs astucieux proposés par Buchanan, s’est révélée impossible à inverser entièrement. Pendant qu’on torturait et assassinait, il conseilla au gouvernement d’étendre les programmes de privatisation, d’austérité, de restrictions monétaires, de déréglementation et de destruction des syndicats: un paquet qui a contribué à déclencher un effondrement économique en 1982.

Rien de tout cela ne troubla l’Académie suédoise, qui, grâce à Assar Lindbeck, son fidèle à l’Université de Stockholm, donna à James Buchanan, en 1986, le prix Nobel d’économie. C’est l’une des nombreuses décisions qui ont rendu ce prix toxique.

Mais son pouvoir a vraiment commencé à sa faire sentir lorsque Koch, actuellement la septième plus grosse fortune des États-Unis, décida que Buchanan détenait la clé de la transformation qu’il recherchait. Koch a même considéré des idéologues comme Milton Friedman et Alan Greenspan comme des traîtres parce qu’ils cherchaient à améliorer l’efficacité du gouvernement plutôt que de le détruire complètement. Mais Buchanan mena le projet jusqu’au bout.

MacLean dit que Charles Koch a versé des millions pour le travail de Buchanan à l’Université George Mason, dont les départements de droit et d’économie ressemble plus à des groupes de réflexion financés par des firmes qu’à des facultés universitaires. Koch employa l’économiste pour sélectionner le « cadre » révolutionnaire qui mettrait en œuvre son programme (Murray Rothbard, au Cato Institute, fondé par Koch, avait pressé le milliardaire d’étudier les techniques de Lénine et de les mettre au service de la cause libertarienne). Ensemble, ils ont commencé à développer un programme pour changer les règles.

Les journaux que Nancy MacLean a découverts, prouvent que Buchanan considérait le secret comme crucial. Il dit à ses collaborateurs que « le secret sur le mode de la conspiration est toujours essentiel ». Au lieu de révéler leur but ultime, ils progresseraient par étapes. Par exemple, dans leur projet de destruction du système de sécurité sociale, ils prétendraient le sauver, arguant qu’il échouerait sans une série de « réformes » radicales. (Le même argument est utilisé par ceux qui attaquent en Grande-Bretagne le NHS, le système national de santé. Pas à pas, ils construiraient une « contre-intelligentsia », alliée à un « vaste réseau de pouvoir politique » qui deviendrait le nouvel « establishment ».

Par le biais du réseau de groupes de réflexion, Koch et d’autres milliardaires ont parrainé, grâce à leur transformation du Parti républicain et aux centaines de millions investis dans les campagnes parlementaires et judiciaires au niveau des états, par la colonisation massive de l’administration de Trump par des membres de ce réseau et les campagnes mortellement efficaces contre tout, qu’il s’agisse de la santé publique ou de la lutte contre le réchauffement climatique, il faut reconnaître que la vision de Buchanan prospère aux États-Unis.

Mais pas seulement là-bas. La lecture de ce livre me donnait l’impression de désembuer la fenêtre à travers laquelle je vois la politique britannique. Le feu de joie des règlements surligné par la catastrophe de la Tour Grenfell, la destruction de l’architecture de l’État par l’austérité, les règles budgétaires, le démantèlement des services publics, les frais de scolarité et le contrôle des écoles : toutes ces mesures suivent le programme de Buchanan à la lettre. Je me demande combien de personnes sont conscientes que le projet de David Cameron pour les « écoles libres » est dans la tradition conçue pour entraver la déségrégation raciale dans le Sud américain.

D’une certaine façon, Buchanan avait raison: il y a un conflit inhérent entre ce qu’il appelait « liberté économique » et liberté politique. La liberté complète pour les milliardaires signifie la pauvreté, l’insécurité, la pollution et l’effondrement des services publics pour tous les autres. Parce que nous ne voterons pas pour cela, on ne peut y arriver que par la tromperie et le contrôle autoritaire. Le choix auquel nous sommes confrontés se situe entre le capitalisme sans entraves et la démocratie. Vous ne pouvez avoir les deux.

Le programme de Buchanan est une recette pour le capitalisme totalitaire. Et ses disciples ont seulement commencé à le mettre en œuvre. Mais au moins, grâce aux découvertes de MacLean, nous pouvons maintenant appréhender l’ordre du jour. Une des premières règles de la politique est de connaître son ennemi. Nous y voilà.

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96 réflexions sur « Un despote masqué : un homme en mission commandée de destruction de la démocratie, par George Monbiot »

    1. Cela confirme les conspirationnistes dans le fait qu’il y ait une conspiration. Mais cela fait longtemps qu’ils cherchent midi à quatorze heures.

      Depuis combien de temps parle-t-on ici sur le blog de Hayek, von Mises, Rothbard, Société du Mont-Pèlerin ?

      Non, les conspirationnistes continuent de foncer tout droit dans la muleta qu’on agite devant leurs yeux : création monétaire ex nihilo, Bilderberg, Illuminati et tutti quanti. Comme cela ils restent inoffensifs. Ce qui est ce que les conspirateurs souhaitent. Tous va bien, braves gens, dormez tranquilles !

      1. Parce qu’un think-tank grassement alimenté par quelque milliardaire a comme leader un économiste-activiste nobélisé, contre-révolutionnaire, radical et passablement parano il faudrait en appeler à la théorie de la Grande Conspiration ?
        Guerre d’influence, d’hégémonie idéologique en milieu hostile, rien de plus, on ne peut plus classique.

      2. Oui, et donc notre premier devoir est de bien nommer les choses, et trier dans le sac obscur du « complotisme » et du « conspirationnisme ».

        Le fait est que la simple évocation de l’un de ces deux mots suffit à mettre quelque interlocuteur que ce soit dans une posture de méfiance et d’exclusion à priori de tout discours consécutif, car il y a aussi une muleta sur laquelle ils sont écrits, et dans laquelle foncent en toute bonne conscience les medias. C’est, en soi, une immense victoire de tous ceux qui ont intérêt à ne pas être perçus clairement dans leurs agissements.

        Je suggère donc d’abandonner résolument et de façon militante l’usage de ces deux mots, en en inventant ou réactualisant d’autres, mieux adaptés, plus précis et plus rigoureux.

        Nous devons avoir des attitudes adaptées et différentes en face des factieux, des groupes d’intérêts légitimes, et/ou(!) illégitimes, des logiques de classe, de la concentration des richesses, de la portée sociale de la libre allocation des ressources financières, de la relation public/privé, de la transparence politique, ou économique, des sociétés secrètes, de l’information asymétrique, ou insuffisante, etc, etc…

        Ce sont des choses différentes, mais la difficulté est qu’il est généralement très pertinent d’établir des liens entre elles, et de mettre tous ces concepts en réseau. Or actuellement, ils n’ont en commun que de s’accommoder très bien d’être recouvrable d’un voile obscur qui crie « complotisme » dès qu’on fait mine de vouloir le soulever.

      3. Marc, on peut aussi simplement dire aux gens qu’ils racontent n’importe quoi, mais ça ne marche pas davantage que de les taxer de conspirationisme. Il y a de nombreux travaux qui existent sur cette pathologie, qui se définit très bien et permet de trier aisément. Pourquoi se priver d’un outil qui évite les voies sans issue ?

      4. @Paul,
        Merci pour cette traduction issue du cerveau collectif ! L’Acronyme HHH chez les libertariens :
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Hans-Hermann_Hoppe
        C’est en partie lui le théoricien, son association de penseurs libertariens «  »Property and Freedom Society2″ est censée être une version plus « radicale » de la Société du Mont-Pèlerin. » (c’est dire …)
        Cette fantaisie libertaire a eu ses ramifications réellement « satanistes », comme on en a déjà parlé. On est au delà du complot politique pour obtenir le pouvoir immédiat. Cette vision « messianique » est un danger pour la vie en société : ils l’ont théorisé.

      5. Le « groupe de pression » Bilderberg à tout de même réussi à placer 2 de ses recrues à des postes important en France, E. Macron & E. Philippe.

      6. L’adjectif conspirationniste englobe une large palette de convictions. Il y a parmi eux des gens qui simplement refusent ce que servent les grands medias et qui cherchent à comprendre. Dune facon générale, le mensonge par omission est partout, quand l’information n’est pas orientée ou détournée.
        Les gens de bon sens se questionnent, ce qui est normal. Le dialogue et les faits ne sont plus en phase et cela devient de plus en plus visible. Les lanceurs d’alerte se multiplient et tous ne sont pas conspirationnistes

    2. Cela fait quand meme qq dizaines d’annee que l’humanité est sur un chemin plutot coherent et que ca continue d’avancer dans ce sens…
      Sans etre conspirationiste, il est difficile de n’y voir qu’une coincidence d’autant que la majorité des peuples ayant atteint leurs majorité « capitaliste » finissent par comprendre que le piege est bien reel et deja bien verouillé !
      L’illusion de depart est tenable le temps qu’il soit trop tard pour changer de direction facilement.
      Donc en voici une explication plausible.

      1. Je parlerais plutôt de projet de société élitiste. Je me souviens d’avoir vu Buchanan sur CNN.
        Je suppose que les grandes institutions internationales sont déjà gangrénées par la mise en oeuvre de ce projet, on nomme des incompétents ou des valets à certains postes pour les mettre en vitrine et les véritables options n’apparaissent pas clairement au public sauf quand il est trop tard.

      2. Non, c’est entre 35 et 75 qu’elle était quelque peu sortie du « chemin cohérent » l’humanité occidentale, nuance.
        Du fait d’une obscure conspiracy totalitariste de l’élite keynéso-marxio-statiste, très probablement…

  1. Bonjour,

    attention cher Paul, vous allez être « taxé » de complotisme… qui sied bien à cet « élite » financière pour discrédité ce type d’assertion.

    mais ne nous y trompons pas, comme l’explique Noam Chomsky depuis des décennies : il n’y a pas de complotisme, simplement des divergences d’intérêts… (CQFD) qui poussent certaines personnes à une « solidarité » pour s’imposer au reste de l’Humanité.

    Le plus dure reste à faire comprendre justement aux êtres humains de cette planète que non, il n’y a pas de fatalité même lorsque tout semble perdu, ça n’est pas le système qui veut ce qui se produit, T.I.N.A. à la mode Thatcher, j’en passe et des meilleurs.

    La vrai Démocratie, directe, reste la seule voie pour limiter l’impact de ceux qui ont les moyens de nous faire taire.

    Et non NAGUI (l’animateur TV) : cette planète n’appartient pas plus à nos enfants qu’à nous-même, elle nous survivra on peut en être sûr, par contre tout ce qui nous entoure de vivant au présent subit injustement notre incapacité à nous souder contre toutes les dérives autoritaires pour imposer ce que nous refusons d’emblée : être esclave d’intérêts contraire au bien commun de l’Humanité.

    Je crains malheureusement qu’il n’y a pas qu’au Royaume Uni (bientôt désuni ?) que certains intérêts financiers se meuvent comme le ver dans le fruit. Il suffisait de suivre la campagne présidentielle et les financeurs du gagnant par K.O. (ou auto-sabotage de l’opposante qui pensait sans doute réitérer l’exploit Trump ?).

    Que pensez-vous qu’il se passe en ce moment dans la tête des représentants français, si ce n’est de tout mettre en oeuvre pour accélérer ce qui s’est fait en mode soft power aux US ?

    malheureusement pour nous la majorité godillote LREM ne nous gardera pas des pires choix qui vont se faire dans hémicycle et il est à craindre une accélération du détricotage d’un quasi statu quo républicain jusqu’alors (j’entends jusqu’aux années 1980).

    A bon entendeur (comme dirait l’autre)…

      1. Ce serait pas mal que vous en disiez un peu plus, tout le monde ne partageant pas cette vision… Une piste suffirait.

      2. Chomsky, c’est ce qui se passe quand on imagine être un génie et qu’on croit que la moindre intuition qui vous passe par la tête mérite l’adulation du monde entier, et qu’en réalité on se plante beaucoup plus souvent qu’une fois sur deux (même pas aussi bon que pile ou face : « c’est triste ! », comme dirait Trump).

  2. Cela ressemble étrangement à ce qu’on a appelé la « trilatérale ». Ce rapport qui envisageait la suppression des services publiques, le nivellement par le bas de l’éducation, bref tout ce qui pouvait menacer le pouvoir de l’argent.

    Je dis souvent qu’ils sont en train de faire avec nous, ce qu’ils ont fait en Afrique depuis longtemps. Il faut lire le livre de Collette Braeckman : « Les nouveaux prédateurs »: http://www.aden.be/index.php?aden=les-nouveaux-predateurs
    ou comment on a détruit l’élite intellectuel au Zimbabwe en recommandant de ne plus financer l’éducation: les conseilleurs estimant que la population était bien trop éduquée.

    En conseillant en Ouganda de ne plus payer les soldats, ceux-ci se payant sur la bête dans les régions qu’ils envahissaient.

    C’est ce manque d’intérêt pour ce qu’effectuait cette religion féroce (comme dit Paul) en Afrique et ailleurs bien sûr, qui fait que nous nous retrouvons avec la même menace à nos portes.
    Comme quoi, il est important d’être vigilant.

  3. un conflit inhérent entre  » liberté économique et liberté politique  » cet article en donne une démonstration : malheureusement !

  4. Quand les gouvernements seront rendus à leur seule fonction régalienne , ce sera encore de trop , car une entrave à la liberté d’avoir sa propre armée . Il faut que ces gens poussent leur vision jusqu’à la conclusion logique que la liberté de l’un empiète sur la liberté de l’autre . Ainsi le futur sera un genre de Game of Thrones avec technologie up to date , où une piétaille misérable se fera massacrée dans les luttes de pouvoirs sans fin de psychopathes richissimes .

    1. D’où peut-être la fascination des masses terriennes et de la mienne en particulier pour cette série, où la mise en scène d’une sorte de moyen-âge à la sauce antique pré judéo-christianisme serait en fait la description d’un futur post judéo-christianisme , où ce souci pesant pour son frère est remplacé par la loi du plus fort et l’élimination des plus faibles , merci Adolf .

    1. Il existe aussi le crime par abstention.
      De plus, après 1968 qui oserait prétendre qu’il n’y a pas eu d’abêtissement programmé ? Médias et enseignement.

  5. Merci (avec l’aide de The Guardian: « Le Gardien »… de ce qu’il reste de nos libertés?) de contribuer à nouveau à ouvrir (un peu plus) les yeux de ceux qui ne peuvent (ou ne veulent) pas voir. En ce qui me concerne, cela confirme ce que pense « intuitivement » depuis longtemps: nous baignons dans un totalitarisme doux. D’où la difficulté de s’en affranchir.
    Surtout, ne pas réfléchir!
    Réfléchir? Mais c’est ce que fait Jupiter! Une pensée bien trop complexe pour nous les riens.
    (Faut-il quand même qu’ils se sentent assez sûrs d’eux pour laisser publier ce genre d’ouvrage).
    Un mot pour les résumer: arrogance. Et si cela ne suffit pas, brutalité.

    1. Yep, un bon le Roy, un putainement bon même, l’aurait même refusé l’invitation de Jagger à rejoindre les Stones après la mort de Jones, ça vaut une grand-croix de commandeur ça. Si en plus tu finis « pendu » dans une cellule de dégrisement de la police de Fairfax County, alors là t’accèdes direct au statut envié de M³ (Martyr Mythique Maudit) du Blues.

      1. oui, le king de la Telecaster sifflante ! Mais il avait aussi le syndrome Ian Stewart, le marketing stonien rédhibitoire…

  6. On peut tuer en gavant ou en privant de nourriture un être vivant.
    Les zélotes de ce blog semblent redécouvrir régulièrement que certains souhaitent aller à la limite en abusant du concept de propriété privée.
    Comme certains abusent des concepts de l’Islam qu’ils poussent également à des limites irrationnelles, en adhérant à ce que nous avons nommé l’islamisme.
    Mais Paul et ses compagnons de route intellectuelle, vous semblez, vous aussi, pousser le concept de propriété privée vers la limite opposée, en le parant de tous les vices et en demandant, sur un mode incantatoire, sa suppression.
    N’êtes-vous pas, au fond, exactement les mêmes que ceux que vous dénoncez? Tout aussi intolérants, idéalistes et persuadés que seule une solution « extrême » peut sauver l’humanité? En dehors de la soumission à vos idées, ne condamnez-vous pas, dans vos prévisions les moins agréables, l’humanité à l’extinction, à ce que « le dernier qui s’en aille éteigne la lumière »?
    N’êtes-vous pas en train de proposer de priver de toute nourriture le patient afin de le sauver du gavage? Et ce, en espérant trouver en cours de route, toutes les bonnes raisons de ne pas prendre en compte la réalité de la complexité de l’économie actuelle et de ne pas lui demander, à ce patient, démocratiquement, son avis?
    Dans ces hypothèses, quelle est l’authentique différence entre vous et ce M. Buchanan?

    1. « Les zélotes de ce blog… » – Hayek sort de ce corps !

      « certains abusent des concepts de l’Islam », d’autres, du concept de « propriété privée » – Tous terroristes au même titre, dites-le carrément au lieu de le sous-entendre.

      « N’êtes-vous pas, au fond, exactement les mêmes que ceux que vous dénoncez ? » – Non, ce serait la première fois que ceux qui dénoncent quelque chose seraient les mêmes que ceux qu’ils dénoncent.

      « ne pas prendre en compte la réalité de la complexité de l’économie actuelle » – Oui, c’est cela : « tenir compte de la complexité » en la fixant comme le lapin dans les phares de la bagnole, sans bouger surtout.

      « quelle est l’authentique différence entre vous et ce M. Buchanan ? » – Le fait qu’il est apparemment de vos amis, et qu’en tant que « fasciste en col blanc » comme je les appelle, il n’est pas des miens.

      1. Qui pare la propriété privée de tous les vices? Depuis Proudhon, il est dit que la propriété d’usage est légitime et que seule la propriété lucrative est dénoncée. C’est cette dernière qui est le vol, le vol de la force de travail du plus grand nombre par quelques détenteurs du capital qui ont détruit les liens sociaux, le plaisir du vivre ensemble et maintenant l’avenir de la civilisation. Pas de panique Frank, vous pourrez garder votre petit pavillon de banlieue…

      2. « Les zélotes de ce blog… » – Hayek sort de ce corps !
        => Je n’appartiens ni à l’école de pensée de M. Hayek, ni à une autre d’ailleurs. J’exprime des points de vue qui sont issus de l’observation et du simple bon sens. Il n’est pas nécessaire de classer vos interlocuteurs en « écoles de pensée » pour mieux les caricaturer et moins les écouter.

        « N’êtes-vous pas, au fond, exactement les mêmes que ceux que vous dénoncez ? » – Non, ce serait la première fois que ceux qui dénoncent quelque chose seraient les mêmes que ceux qu’ils dénoncent.
        => Ne vous faites pas plus bête que vous n’êtes. Je ne dis pas que vous appartenez à la même espèce d’idéalistes, je dis simplement que vos schémas mentaux, bien qu’aboutissant à des résultats diamétralement opposés, ont tendance à devenir tout aussi excessifs, caricaturaux et simplistes, bref extrémistes, que ceux des adeptes de M. Buchanan.

        « ne pas prendre en compte la réalité de la complexité de l’économie actuelle » – Oui, c’est cela : « tenir compte de la complexité » en la fixant comme le lapin dans les phares de la bagnole, sans bouger surtout.
        => Que savez-vous de mes éventuels « mouvements »? Ou de comportements éventuels de ma part qui me ferait rester « comme un lapin dans les phares d’une bagnole »? Qu’avez-vous fait de concret pour juger ainsi les autres? Quand avez-vous créé une entreprise? Créé des emplois? Mené à bien des projets commerciaux, industriels ou d’infrastructure concrets sur le terrain? Essayé d’aider, dans le monde réel, votre prochain? Par exemple, en participant, à des projets de développement en Afrique? En quoi la condescendance facilite-t-elle le dialogue et la compréhension entre personnes de bonne volonté?

        « quelle est l’authentique différence entre vous et ce M. Buchanan ? » – Le fait qu’il est apparemment de vos amis, et qu’en tant que « fasciste en col blanc » comme je les appelle, il n’est pas des miens.
        => Ce Monsieur n’est pas de mes amis. Mais il semblerait que cela vous arrange de considérer toute personne exprimant un désaccord avec vous comme un « fasciste en col blanc ». Vous en êtes encore à projeter sur le monde des alternatives simples du type « le nazisme ou le bolchévisme ». La propriété privée ou l’abolition de la propriété privée. Les « gens biens » ou les « fascistes en col blanc ». Se faisant, vous excluez toutes les solutions intermédiaires et toutes les solutions alternatives. Une forme d’intolérance qui relève bien d’une dérive extrémiste intellectuelle. Il est grand temps de vous reprendre, Paul, et de revenir à plus d’humilité et d’écoute.

      3. – « Quand avez-vous créé une entreprise? Créé des emplois? Mené à bien des projets commerciaux, industriels ou d’infrastructure concrets sur le terrain ? »

        Je suppose qu’avoir été banquier 18 ans, compte pour du beurre.

        – « Essayé d’aider, dans le monde réel, votre prochain ? Par exemple, en participant, à des projets de développement en Afrique ? »

        Là, vous tombez vraiment mal.

        « [Paul Jorion] a également été fonctionnaire des Nations-Unies (FAO), participant à des projets de développement en Afrique de 1984 à 1987 »

        Jorion P.J.M., The influence of socio-economic and cultural structures on small-scale coastal fisheries development in Benin. Cotonou, Projet DIPA, F.A.O. 1985, 59 p., IDAF/WP/4.
        Jorion P.J.M., Non-Monetary Distribution of Fish as Food in Béninois Small-Scale Fishing Villages and its Importance for Self-Consumption, PMB/WP4, F.A.O. 1985, 26 pp.
        Jorion P.J.M., Going out or staying home. Seasonal movements and migration strategies among Xwala and Anlo-Ewe fishermen, MAST, 1, 1988 : 129-155

        Renseignez-vous d’abord, svp.

      4. Salut Franck,

        Je me permets de vous répondre, au moins partiellement, parce que je crois que M. Jorion ne le fera pas, par humilité justement ou parce que son action parle pour lui. Ce qui suffira sans doute à me classer parmi les zélotes, à vous de voir.

        Quand on passe comme lui 12 années de sa vie à gagner des clopinettes pour avertir le monde entier de la catastrophe à venir, à donner « entre 6 et 12h par jour » sur un blog gratos pour faire partager le fruit d’une vie de recherche et contribuer à la formation intellectuelle de neuneus comme moi ou à leur proposer une psychanalyse pour 5 balles de l’heure et une bière, quand on met à disposition la majeure partie de ses ouvrages en ligne pour que les gens comme moi qui n’ont pas un rond puissent les lire ainsi que ses articles de presse ou ses cours, quand on passe à son âge la moitié de son temps avec son bâton de pèlerin à sillonner France, Navarre et j’en passe, ou à tenir salon dans les troquets pour un plat de spaghettis afin d’avertir, former ou encore partager les domaines d’expertises (nombreux et vastes) qui sont les siens au lieu de se la couler douce avec ses enfants et petits enfants ou d’aller à la pêche comme on pourrait l’espérer à pas loin de 70 balais, quant à l’Afrique, pas de bol, il vous en parlera mieux que je ne saurais le faire, on se demande bien ce qu’il vous faut pour parler d’humilité, d’abnégation ou de don de soi ?!

        Alors avant de débouler, comme je l’ai fait à une époque ainsi que de nombreux autres, avec de gros sabots et une grosse inquiétude pour sa petite entreprise ou une image bouffie de soi-même, faite un tour de blog complet et revenez-nous constructif ! Ca peut prendre du temps, ça m’a pris pas loin de dix piges, et vous n’en sortirez pas indemne.

        Sur ce, sans rancune et la bonne journée à vous, Franck, riiiiiiilax, détendez-vous et cherchez les causes de vos difficultés et soucis du moment, économiques et personnels sans vous planter de cible !

      5. Au passage et comme vous êtes dans le coin, M. Jorion, je ne sais pas si mon commentaire peut répondre au dilemme que vous nous soumettiez plus tôt – et auquel j’avoue ne pas piger grand chose, doit me manquer un tour de blog ou deux ! – mais si c’est s’engager plus avant et continuer ou partir sur un gigantesque éclat de rire taquiner le goujon, je crois que le com parle de lui-même…

      6. à Franck, 22 juillet, 18h40
        Vraiment désolé, Monsieur, mais je trouve que vous êtes
        l’un des plus grands ANES que j’ai eu l’occasion de lire. Et
        croyez-moi,j’ai lu réellement beaucoup dans ma vie déjà
        longue. Votre ânerie est-elle définitive ? Simulée ? voire,
        expérimentale, pour en somme tester les habitués du
        Blog de PJ, un Blog qui serait trop simple (ou trop complexe) pour vos neurones en perte de vitesse (je
        souhaite de tout mon coeur que ce ne soit pas chez
        vous totalement sans espoir de rebond salvateur…

    2. « On peut tuer en gavant ou en privant de nourriture un être vivant »
      La maximisation du gavage, qu’il s’agisse des pauvres ou des riches, cela ne mène nulle-part et c’est impossible. Faire manger 2 hamburger par jour à chaque indien ? 1 chinois sur 4 venant en France en avion ? Lâchez l’affaire Frank ! on va dans le mur !

      1. @Paul J’avais saisi l’ironie de la chose. D’où le LOL.
        Au-delà des plaisanteries faciles de part et d’autre, je me souviens de vos états d’âme à différentes reprises, par exemple, lorsque vous avez envisagé d’arrêter ce blog (@2casa pourra d’ailleurs constater que j’échangeais déjà avec vous à l’époque).
        Vous vous posiez alors la question de son utilité et de votre efficacité.
        A prôner des solutions du type « supprimer la propriété privée » parce-que les « dividendes et les intérêts » seraient à l’origine de tout ce qui dysfonctionne aujourd’hui, vous avez peu de chances de peser dans le réel.
        Regardez, dix ans de blog, pour en arriver à l’élection de M. Macron qui me semble très éloigné de partager votre aversion pour la propriété privée et le capitalisme en général. Pourtant, il partage avec vous cette même expérience enrichissante de banquier (excusez-moi, je n’ai pas pu m’en empêcher, reLOL).
        Plus sérieusement, la position d’idéologue, encore plus si vous partez dans des extravagances conspirationnistes (tel cet article), ne vous permettra guère de rassembler autour de vous, au-delà des « zélotes ».
        Pour reprendre @2casa, soyons constructifs, mais dans le réel. Par exemple, fédérez des énergies autour de projets ou d’expériences concrètes. Montrez que certaines de vos idées peuvent se réaliser.
        L’espérance dans un renversement complet de table me rappelle les cellules communistes de Manufrance qui s’armaient, à Saint-Etienne, il y a 50 ans, pour faire la révolution. Cela ne se produit pas souvent, les révolutions. Et quand cela se produit, les intellectuels comme vous en sont les premières victimes.
        Alors ne perdez pas de temps avec des articles de ce niveau, sinon vous n’allez pas tarder à avoir de nouveaux états d’âme quant à l’utilité de ce blog.

      1. Je réponds ici. L’arborescence du blog ne me permettant plus de répondre ni à Paul Jorion, ni à 2casa.

        @Paul Je n’imaginais pas vous voir un jour vous recommander de votre activité de banquier. LOL. Pour la partie africaine, autant pour moi, vous n’en aviez guère parlé jusqu’à présent. J’en étais resté à vos études sociologiques auprès des pêcheurs bretons. Je ne savais que vous aviez, en tant que fonctionnaire, mené également des études sociologiques concernant des populations de pêcheurs en Afrique. Si, à cette époque, vous avez obtenu des résultats concrets dans le réel, ce serait une bonne idée d’en reprendre les recettes aujourd’hui.

        @2casa Je suis ce blog depuis l’origine. Il m’est même arrivé de participer à son financement au nom de la pluralité d’expression. Je n’en constate que mieux la dérive progressive. Pour autant, je continue à apprécier les articles de François Leclerc que j’en partage ou non les analyses d’ailleurs. Et, enfin, à mon âge, je n’ai plus beaucoup de soucis économiques ou d’inquiétudes d’une autre nature d’ailleurs. La seule chose qui m’inquiète, c’est l’influence d’idées simplistes sur des publics insuffisamment critiques, ce qui conduit parfois à la récupération de ces idées simplistes par ces esprits insuffisamment critiques, afin de construire ces paradis sur terre anti-capitalistes qu’étaient la Russie de M. Joseph Staline, le Cambodge des charmants Khmers rouges ou la sympathique Corée du Nord d’aujourdhui.

        @Rey Vincent Si vous relisez mes propos plus haut dans le fil, vous comprendrez que je ne suis ni pour le gavage, ni pour la privation de nourriture. Ni pour le capitalisme no limit, ni pour l’anti-capitalisme no limit. De mon point de vue, les deux sont aussi dangereux l’un que l’autre.

      2. « Je n’imaginais pas vous voir un jour vous recommander de votre activité de banquier. LOL. »

        Le lecteur aura compris que je fais mine de me ranger à vos critères. Dieu m’en préserve ! *

        * @Franck : remarque ironique.

      3. Salut Franck,

        remarque liminaire : à voir votre photo vous ne semblez pas si vieux que cela, tant mieux si vous n’avez déjà plus ni soucis économiques ni existentiels, c’est quand même pas si fréquent et on comprend mieux votre défense non critique d’un système qui semble vous avoir favorisé.

        remarque liminaire deuxième : vous valez mieux que la reductio ad stalinum, khmerum, chinum, atchoum, quand on attaque la propriété !

        Pour ce qui est de ne pas être critique à l’égard de la pensée de M. Jorion, huit années de mutisme ici suite à quelques menus différends me paraissent suffisantes pour dire que je ne gobe pas tout et que je ne confonds pas l’homme que j’admire et les idées avec lesquelles je ne suis pas toujours d’accord, loin de là. Dont en particulier l’explication et l’exonération par les structures de ce qui se passe à l’heure actuelle et que le texte sous lequel nous discutons semble démentir, il faut bien des gens pour les mettre en place ces structures et en profiter. Je crois qu’il y a un bon paquet de malades – identifiables et là, je rejoins Ruffin contre Jorion – qui doivent être combattus et violemment si nécessaire afin de pouvoir changer quelque chose à l’ordre du monde (ainsi que leurs soutiers dont le mode principal d’action est l’insinuation dégueulasse). Ce qui n’est pas la position de M. Jorion auquel la psychanalyse semble fournir, à mes yeux, une explication dédouanante et un peu angélique de ces comportements. Tiède, dirais-je, et j’ai beaucoup de mal avec ça.

        Suivant le blog depuis le début j’ai peine à croire que vous ayez manqué les passages sur l’Afrique, la pêche et son partage, le métayage, ou encore l’analyse de la propriété (usus, fructus, abusus…) cela me semble assez essentiel pour comprendre le reste (et vous rassurer le pavillon). Il n’y a donc pas que le blog mais aussi les livres – là en l’occurrence « le capitalisme à l’agonie » sauf erreur de ma part – et le site, alors n’hésitez pas, votre tranquillité matérielle devrait vous en laisser le temps, je l’ai fait avec trois cacahouètes et plein de soucis existentiels !

        Merci pour votre réponse… critique à un esprit faible. 😉 (« point d’ironie », si vous suivez le blog depuis longtemps !)

      4. Ne vous inquiétez pas Franck, Jorion n’a jamais été « banquier », tout au plus trader dans la banque puis salarié dans le secteur du crédit grâce à ses talents de programmateur, sans jamais faire partie des équipes dirigeantes (les « banquiers »). Il n’a donc jamais été réellement entrepreneur ni responsable d’entreprise ou partie d’une équipe managériale de DG, comme vous le soupçonniez à juste titre.

      5. Disons que Franck et Paul Jorion n’ont pas les mêmes qualités ni les mêmes maîtrises des choses et des temps .

        ( Pour Vigneron je ne me mouillerai pas encore !)

        Je n’aurais pas fait de Paul Jorion un chef d’entreprise .

        Je n’aurais pas fait de Franck un ferment d’intelligence .

        Ni de l’un ,ni de l’autre je n’aurais fait un leader politique , ni un despote masqué ou éclairé .

        Franck ne m’en voudra pas de penser qu’il ne peut plus m’être d’un grand apport , car sous son soleil il n’y a rien de nouveau .

        Paul Jorion à encore du nouveau à m’apporter, à moi et quelques autres qui lui pompons la moelle pour quelques euros mensuels .

        Franck ,quelle serait votre « utopie réaliste » ?

      6. @Franck :

        « Utopie réaliste » au delà de votre reprise assidue de cotisation mensuelle au blog , bien sur !

      7. « Je n’aurais pas fait de Franck un ferment d’intelligence .

        Franck ne m’en voudra pas de penser qu’il ne peut plus m’être d’un grand apport , car sous son soleil il n’y a rien de nouveau . »

        Possible Juan, mais il faudrait encore définir ce que tu entends pas intelligence, c’est bien plus floue que tu le semble le croire, et quelque part, un apport en cotisation sociale et impôts de la part de Franck, n’est pas si négligeable quand on est dans ton cas non ? On ne t’as pas appris durant toutes ces années mon bon Juan que le soleil est le même pour nous tous, c’est la place à l’ombre qui varie.

      8. Cher Franck, vous n’avez pas répondu à ma question. Je vous demandais « vous ne pensez pas que le gavage est le projet du capitalisme ? » et vous me faites une réponse personnelle, disant « je ne suis ni pour ni contre le gavage ». Mais il ne s’agit pas de vous !!
        Oui ou non le capitalisme a-t-il pour projet de gaver chaque citoyen de cette Terre ? (un téléphone par semaine, une voiture tous les ans, une maison tous les 10 ans, 2 maisons tous les 10 ans, une nouvelle montre à chaque changement d’heure, de la publicité dans les journaux, et bientôt pendant les journaux télévisés, un voyage en Europe pour chaque chinois et indien, etc etc…).
        Il ne s’agit pas ici de cautionner une quelconque révolution brutale, si jamais vous étiez amené à répondre oui à ma question. Je la repose donc, (et c’est un amateur de foie gras qui vous le demande, mais vous l’avez compris, la question n’est pas alimentaire) : « est ce que oui ou non le gavage de chaque citoyen sur cette Terre est le projet du capitalisme ? Répondez svp.

  7. Quand Guy Debord , il y a 50 ans de ça , énonçait que les capitalistes étaient organisés en mafias et que la première vertu d’une mafia était de laisser entendre qu’elle n’existe pas , « on » le traitait de grand paranoïaque …
    D’ailleurs je vais le citer ( « Commentaires sur la société du spectacle » , 1988 ) :
    http://olivier.hammam.free.fr/imports/auteurs/debord/com-soc-spec-3.htm )
     » Il faut conclure qu’une relève est imminente et inéluctable dans la caste cooptée qui gère la domination, et notamment dirige la protection de cette domination. En une telle matière, la nouveauté, bien sûr, ne sera jamais exposée sur la scène du spectacle. Elle apparaît seulement comme la foudre, qu’on ne reconnaît qu’à ses coups. Cette relève, qui va décisivement parachever l’œuvre des temps spectaculaires, s’opère discrètement, et quoique concernant des gens déjà installés tous dans la sphère même du pouvoir, conspirativement. Elle sélectionnera ceux qui y prendront part sur cette exigence principale: qu’ils sachent clairement de quels obstacles ils sont délivrés, et de quoi ils sont capables.
    Et ci-dessous c’est Sun Tse  » L’art de la guerre  » , un peu d’air frais :
    «Quelque critiques que puissent être la situation et les circonstances où vous vous trouvez, ne désespérez de rien; c’est dans les occasions où tout est à craindre, qu’il ne faut rien craindre; c’est lorsqu’on est environné de tous les dangers, qu’il n’en faut redouter aucun; c’est lorsqu’on est sans aucune ressource, qu’il faut compter sur toutes; c’est lorsqu’on est surpris, qu’il faut surprendre l’ennemi lui-même».

  8. La démocratie est génante dans la mesure où elle élabore et impose des règles susceptibles de protéger les citoyens contre les pulsions rapacières d’un capitalisme sauvage. Le problème c’est que le milieu politique a cédé, peu à peu et souvent en toute discrétion, du pouvoir à l’économie et la finance; ceux-là ont beaucoup de moyens à leur disposition pour acheter la presse, des groupes à vocation politique, des institutions et des politiques aussi. Et contrairement aux déshérités et exclus (le « Lumpenproletariat » moderne), ils interférent dans la politique et votent. Ils ont tout fait, depuis le début des années 70, pour détruire la pensée keynésienne, et cela sous les yeux des intellectuels de la gauche. Celle-ci ne pouvait que perdre, car en ne faisant que contéster et « analyser », on reste impuissant face au pouvoir total de l’argent.

    1. Bah, 300 000 employés au plus fort du chantier du Mur de l’Atlantique, 1 million de travailleurs français concernés indirectement, 1 500 entreprises mobilisées, 80% du ciment produit, etc. Voir le bouquin de Prieur, tout y est.
      Et je suppose qu’un des gros acteur nationaux de l’époque dans le secteur de l’exploitation des carrières, la société Piketty Frères, n’était pas la dernière parmi les fournisseurs de granulats…

      1. Pour le béton les anciens locaux m’on expliqué qu’il s’agissait de Lafar.. qui après avoir explosé fin de la guerre bombardé par les alliés a pu reconstruire en recevant une aide en dédommagement. J’aimerais bien qu’un dossier soit un jour écrit concernant la guerre du point de vue des affaires.

      2. Quelles affaires ?
        Tout ça est parfaitement connu. Lafarge a été mis sous séquestre et sous autogestion ouvrière entre sept 44 et avril 47, séquestre levé par le Conseil d’Etat avec l’appui du gvt ET particulièrement du ministre socialiste de la production industrielle Lacoste, cégétiste, résistant et membre du CNR.

  9. Ce qui m’a toujours frappé c’est qu’ une fois la chute de l’URSS, la religion est revenue en force en désormais Russie mais dans d’autres pays de la sphère de cet ex URSS. L’Islam a été très pratique aussi pour détourner nos regards quoique des mises au point étaient sans doute nécessaires le concernant.
    En Europe occidentale vu la mauvaise volonté des gens à croire encore fut simplement proposé le consumérisme ; en fait les gens sont achetés pour leur complicité à un système qui les détruit.
    Ce doivent être les mêmes récepteurs dans le cerveau sollicités que ceux qui s’activent sous l’effet d’une drogue ou de n’importe quel sédatif agissant sur le système nerveux central.
    Ceci dit dans le petit ouvrage de Pinçon-Charlot, il est fait allusion à cette affaire de conspiration ; une sorte de trappe qui s’ouvre pour qui se montrerait un peu trop dissident. Très pratique en fait.
    Pour terminer, je trouve assez pénible que chaque fois qu’un auteur comme Chomsky est mentionné, celui qui en fait mention reçoit la note pas bien.
    On sait tous de ce qu’il en retourne de ce monsieur dans le microcosme parisien, mais Paris n’est pas le Monde (la majuscule est voulue) et chacun est sans doute très bien en mesure de savoir s’il lit des conneries ou pas. Et quand bien même ce serait son affaire à lui avant toute chose.

  10. C’est bien de parler de ce que j’aurai envie de nommer « entrisme raffiné »… Mais comment mieux le vendre au grand nombre et l’utiliser comme contre levier ?

    « Etats-Unis : libéralisme pour les employés, socialisme pour les patrons. » Gore Vidal

  11. Sans doute toujours dans mon idéalisme je ne peux comprendre le raisonnement de ces « théoriciens » car je les trouve s’auto-détruisant :

    – n’ont-ils pas besoin d’élites, de peuples éduqués, d’universités de haut niveau dans toutes les matières pour se faire de la « monnaie » qui remplissent leurs poches ? considérant que les intelligents ou les plus doués ne se rencontrent pas nécessairement dans les classes les plus favorisées (l’argent ne donnant pas la science infuse aux cerveaux). La Chine multi-millénaire l’avait compris bien avant nous par ses universités au mérite dès « notre moyen-âge », ce qui lui avait permis de « tout » découvrir et utiliser quelques centaines d’années avant nous.

    – n’ont-ils pas besoin par exemple de routes en excellent état et qui tissent une toile la plus fine possible pour leurs affaires ?

    – n’ont-ils pas besoin de service pour soigner leurs employés qui leur donnent « les bonnes combines » pour s’enrichir encore plus ?

    – dans la moindre entreprise ils ont besoin d’employés qualifiés dans la plus grande diversité d’usage et d’invention : il faut bien que « le bas peuple pauvre » puisse s’éduquer gratuitement donc.

    – autrement dit leur truc ne peut pas fonctionner en circuit fermé : ils ne peuvent s’enrichir sans l’aide des autres, de tous les autres : NOUS.

      1. @Thierry
        pas faux !
        et merci pour le billet. (de loin je ressemble un peu à ça j’oscille entre dérision et colère permanente)

    1. @Annie Stasse (23/7 à 02h45) écrit :
      … » autrement dit leur truc ne peut pas fonctionner en circuit fermé : ils ne peuvent s’enrichir sans l’aide des autres, de tous les autres : NOUS. »
      Pas de tous les autres… de quelques-uns (bien choisis/élus?) des autres :
      https://perversionnarcissiqueetpsychopathie.wordpress.com/2017/05/06/la-ponerologie-politique-etude-de-la-genese-du-mal-applique-a-des-fins-politiques-lenigme-de-la-servitude-volontaire-23/

      1. Espérons qu’on puisse un jour les repérer à l’état d’embryons ces déplorables « pervers narcissiques » et autres « psychopathes », histoire d’en débarrasser l’humanité à temps… et de fabriquer des robots ad hoc pour les remplacer.

      2. Il a souvent été dit ici que la volonté est au mieux en retard sur le corps et sa réponse « automatique » .

        Si on accepte cette affirmation, pourquoi la servitude serait elle soumise à la volonté ?

        Si elle n’est pas volontaire mais « de fait automatique » , l’automatisme est il « inné » ou acquis , résultat de centaines de milliers d’années d’apprentissage de la crainte du « plus fort » , d’obéissance animale au chef de meute tel que la nature jducacienne le consacre ?

        Je penche pour cette dernière intuition , qui donne à la fois l’idée de la puissance du courant à combattre et un peu d’espoir , si on veut bien noter que si l’espèce a pu sortir de ses cavernes , c’est en grande partie parce que la loi du plus fort a changé de nature …au moins jusqu’à la réapparition des tyrannosaures comptables .

        Des guenons me rassurent aussi .

        Celles qui ,dans le clan, sont capables de se débarrasser ( parfois de tuer) un mâle dominant chef de meute trop violent avec les bébés et elles mêmes pour se choisir un mâle plus richement polyvalent .

        Il en est de même des leaders humains : s’ils ne sont que forts ils sèment la mort et préparent la leur .

      3. @vigneron (24/7 à 10h43)
        « Espérons qu’on puisse un jour les repérer à l’état d’embryons ces déplorables « pervers narcissiques » et autres « psychopathes », histoire d’en débarrasser l’humanité à temps »
        Peut-être que les repérer à l’oeuvre aujourd’hui serait indispensablement vital ? …
        Un autre article m’avait intéressé , dans la même veine … bon , je ne résiste pas : https://perversionnarcissiqueetpsychopathie.wordpress.com/2017/05/17/macron-psychopathe/
        Plusieurs (re)lectures , le temps qui passe , les péripéties militaro-polico-parlementaires des derniers jours.. la crainte de la prévision auto-réalisatrice..
        Pas moyen de me faire une croyance , jusqu’à présent..
        Une vraie interrogation liée à celle qui fonde l’article : « Que peut-on donc attendre d’un tel président? avec en toile de fond :
        <> comme métaphore…!
        Périandre était roi de Corinthe. Il y était né. Il avait une de ces histoires familiales, compliquées comme nous avons accoutumé d’en connaître.

        Contrairement à son père, un furieux tyran, Périandre fut un très bon roi. On le rangeait parmi les sept sages de la Grèce antique. Or cet homme, juste, bon mari, bon fils, bon père, ayant succédé (sans l’avoir assassiné) à son père, devait finalement devenir un abominable tyran, un pervers fou. Vois dans quelles circonstances.

        Enfant, il avait été adoré par sa mère. Elle le voulait tout à elle. Cependant il grandit. Périandre devenu adulte, sa mère, qui ne voulait le perdre à aucun prix, le désira pour amant.

        Elle usa d’un stratagème. Une de ses amies, dit-elle à son fils, brûlait d’amour pour lui. Elle finit par le convaincre de le recevoir. Mais, poursuivit-elle, cette amie, tant elle avait de pudeur, ne voulait absolument pas être vue ni entendue. Il fut donc convenu qu’elle viendrait de nuit, incognito, dans le silence et tous flambeaux éteints. Ainsi fut fait. La nuit fut un enchantement. Il y en eut beaucoup d’autres. À sa mère du jour, Périandre confiait les jouissances extrêmes que lui donnait la femme de la nuit. À la fin, cependant, il n’y put plus tenir. Il voulait savoir qui était une aussi merveilleuse maîtresse. Elle arrive. Il allume. Ciel ! Sa mère ! Il va pour l’abattre. Elle s’empare aussitôt du poignard. Elle se tue : c’est ainsi que, jusqu’à la fin, la mère de Périandre devait conserver l’initiative…

        Périandre, lui, allait continuer de vivre et de régner. Cependant, il ne sera jamais plus le même.
        Il deviendra un tyran absolu, un pervers accompli
        « …

        Tout un programme..pas vrai?
        D’accord pour dire qu’il vaudrait mieux que tout ça ne soit que foutaise. M’enfin..? Attendons?

  12. @Annie Stasse
    « autrement dit leur truc ne peut pas fonctionner en circuit fermé : ils ne peuvent s’enrichir sans l’aide des autres, de tous les autres : NOUS. »

    Non pas « NOUS », eux, EUX les représentants politiques -de fait- du prolétariat mondial (direction du parti communiste chinois inclus).

    Ce sont les partis, syndicats, groupes, organisations se réclamant du socialisme, du communisme, du trotskysme, de l’anarchie, qui en capitulant idéologiquement en rase campagne, offrent un espace politique -inespéré- au retour des idées libérales et religieuses.

    Quelle est la racine de l’effondrement organisationnel et politique des forces d’opposition au capitalisme ? Leur rupture totale et absolue d’avec la doctrine de la lutte des classes.

    Ces gens sont profondément compromis et corrompus, certes matériellement, puisqu’ils n’envisagent leur existence qu’à partir du moment où ils sont propriétaires d’une cave à vin (en Afrique du sud mais aussi dans les sommets de la CGT), mais aussi idéologiquement, tous sans exception sont convaincus que la lutte frontale, révolutionnaire, insurrectionnelle, militaire, n’est absolument plus envisageable, parce que comprenez-vous … il y aurait des morts … et selon le saint évangile tu ne tueras point !

    Mesurons bien qu’au delà des fanfaronnades et des provocations calculés d’un Mélenchon, la France insoumise fonde sa politique du dégagisme sur le terrain des élections , élections qui dans leur pensée conservatrice et non-révolutionnaire, ne sont plus des pièges à cons !. Si il y a, pour ne parler que de la France, une force qui craint comme la peste l’initiative révolutionnaires des masses et la rue, c’est les chefs de la Gauche (partis syndicats).

    La révolution citoyenne ne s’adresse jamais au prolétariat, à la classe des travailleurs, Mélenchon emploie le mot « gens », et en faisant cela, il se fait l’allié objectif du nouveau pouvoir en France, pouvant lui rétorquer: « Mais Monsieur le dégagiste les gens ont votés, et c’est vous et vos semblables qu’ils ont dégagé ! »

    Autrement dit le « truc » des libéraux ne peut pas fonctionner en circuit fermé : le 1% de la population mondiale continue de s’enrichir, seulement parce qu’elle peut compter inconditionnellement sur des des gardiens zélés, de plus en plus zélés à son service.

    Sur ce blog, personne sauf moi ne critique la politique incroyable des directions syndicales, qui dans le cadre de la politique des ordonnances, sont entrain de jouer leur partition « d’opposition de sa majesté » avec un professionnalisme et une constance extraordinaire.

    Ensuite, pour couvrir leur politique de collaboration de classe, ils appelleront en septembre à une grève de 24h00 et une manifestation pacifique, Bastille-Bastille, voir République-République, avec plein de ballons multicolores type kermesse, et provenant de leurs camions une sono assourdissante, histoire que les travailleurs ne puissent même pas communiquer entres eux, et le comble de la duplicité, parce que leur proposition d’action insipide sera ignorée par la jeunesse et le prolétariat, ils ne seront pas les derniers à affirmer que les français sont des veaux et que les capitalistes ne peuvent pas s’enrichir, sans l’aide des autres, de tous les autres : c’est à dire NOUS.

    Pauvre de nous, nous avions de vaillants et combatifs chefs, mais nous, prolétaires, nous nous étions embourgeoisés !

    1. @ Eninel,

      CFDT, un syndicalisme pour l’ère Macron.
      C’est en première page du Monde diplomatique du mois de juin.

      J’ajoute ceci quant à votre réflexion : personne sur ce blog, etc.

    2. @Eninel
      je ne peux qu’être en accord total sur les soumis à Mélenchon qui distrait le peuple dans les rangs de l’AN pour RIEN, juste le buzz.
      Il a prôné une manif début juillet : imbécilité de plus, qui ne fait que démontrer au peuple qu’il est un incapable de révolte > réussi personne à la manif. En plein congés payés … il a juste oublié que nous ne sommes pas en 1789 sans congés payés.

      je serais moins sévère avec la CGT qui me semble être le seul qui s’essaye à « quelque chose ». Mais là encore une manif en septembre n’aura aucun succès : c’est la rentrée, « les gens » ont autre chose en tête. Macron n’est pas un imbécile de choisir ces moments de l’année.

      Macron sait (il connait l’Histoire) que le seul moment de révolte qui ait quelque probabilité de succès est, dans notre époque moderne en France, le printemps.

      – deux mots sur le FN, congrès ce WE, et son environnement :
      Les deux ex-principaux partis (UMP-LR, PS) sont dans une non-action non-prise de position vis-à-vis des positions-trahisons de leurs adhérents. Il paraitrait qu’ils cherchent une nouvelle ligne !
      Le FN lui même est coincé : entre +/_ d’Europe ou +/_ de « social », la ligne de Bay ou celle de Philippot ?
      le FN c’est la bataille des pauvres contre les pauvres, les uns trouvant que son voisin pauvre comme lui aurait plus d’avantages que lui ! Sans compter les services publics qui disparaissent, ligne que Macron emprunte « avec joie et entrain ».
      tout les partis/syndicats s’en foutent. Tout comme Macron d’ailleurs, car il sait, là encore, que le FN n’aura jamais la présidence, question de report de voix au 2d tour… mais il ne faudrait pas trop parier sur « le Saint-Esprit » quand même.

      1. Vous pouvez toujours cracher votre venin sur les députés de la FI, mais ils font du bon boulot à l’Assemblée.

        Où sont passés les socialistes ? Du moins ce qu’il en reste… Sont-ils dans l’opposition ou sont-ils « En Marche » ? Mystère ?

    3. « La révolution citoyenne ne s’adresse jamais au prolétariat, à la classe des travailleurs (…) »
      En effet : https://en-marche.fr/emmanuel-macron/revolution
      Il a tout compris, Emmanuel !

      Tout à fait d’accord avec ton constat affligeant sur les centrales syndicales, mais que faire ? Il est grand temps de relancer la lutte des classes à travers le discours. Il faut des mots pour le dire. Des mots. Des mots. Des mots. Le reste n’est que lité ratures.

      1. La lutte des classes certes, mais aussi des sexes et des races.
        Lire « Classer, dominer. » Qui sont les « autres » de Christine Delphy éditions La Fabrique.

    1. à Tous

      Je pense qu’il n’est pas inutile de revenir au billet de départ. Et de souligner qu’il fournit un éclairage à la fois
      éclairant et sans doute tout à fait pertinent sur ce James Buchanan. Merci une fois de plus au Blog PJ.

  13. Juste un mot rapide.

    @ devillebichot guy , pour vous je suis un « âne ».
    @ paul, pour vous, peut-être, un « rat démasqué » ?
    @Juannessy, et pour vous « pas un ferment d’intelligence ».

    Vous avez raison.
    J’ai été, en effet, stupide de penser qu’un débat contradictoire était encore chose possible ici. Et c’était effectivement une belle ânerie. 🙂

    1. Non, « Rats ! démasqué ! », ça ne parle pas de vous : c’est de l’auto-dérision, ça veut dire : « Zut ! je suis démasqué ! », ce qui ne veut pas dire que … vous ayez raison !

      Ça ne veut pas dire que vous ayez raison, parce que notre système aujourd’hui, c’est « Malheur aux vaincus ! », et que ces gens qui vous disent : « J’ai le droit d’écraser tous mes semblables parce que j’ai du talent et que j’ai pris des risques », chaque fois que j’ai pu évaluer leur affaire, c’était – hélas – plutôt des harceleurs qui s’en étaient bien tirés par un coup de pot qui prouve – une fois plus – qu’il n’y pas de justice en ce bas-monde.

      1. Monsieur Jorion , quand je lis votre réponse elle est hélas justifiée : « plutôt des harceleurs qui s’en étaient bien tirés par un coup de pot qui prouve – une fois plus – qu’il n’y pas de justice en ce bas-monde. » ……………………….nous n’allons pas reprendre les magouilles qui ont fait gagner cet homoncules ( mot correct bien francais ) dénommé Macron , mais enfin 2 % au premier tour et subitement 20% au deuxième . Attention 47 % de votants tous partis confondus et 53% d’abstentionnistes …C’est le plus beau tour de passe-passe politique du 21 ieme siècle …la dite Révolution française de 1789 fut un enfantillage politique a coté de l’affaire Macron , le but fut le mème , donner le pouvoir a l’industrie naissante ( filature , vapeur , charbon etc…etc… bref donner le pouvoir aux premières castes industrielles dirigées par les frères 3 points organisateurs de la dite révolution , ce qui n’empêcha pas par la suite la reprise en main du pouvoir industriel par la haute noblesse et grosse bourgeoisie , le peuple lui resta aussi cron et aveuglé qu’aujourd’hui en 2017 ) ..Au fait on ne connais pas le nombre de plaintes pour fraudes et trucages divers ….Ou sont’ elles passées ??? on parle de 5000 a 10000 voire 15000 plaintes pour fraudes electorales sur tout le territoire , je ne crois pas qu’il y en ait eu autant loin de la , mais par contre plus un mot ……

      2. bref donner le pouvoir aux premières castes industrielles dirigées par les frères 3 points organisateurs de la dite révolution

        Ben didonc, ça t’en ramène du beau monde les fariboles conspis de Monbiot… V’là même la cavalerie de Hussards antimaçonniques qui débarque avec retard et trompettes…

    2. @Franck ( et Clo Clo par le même coup) :

      Il m’arrive de faire des fautes d’orthographe , mais jamais en mettant des s au hasard . Je redis donc « pas un ferment d’intelligences  » .Votre retour outragé et l’absence de réponse à ma dernière question semble démontrer que vous aussi ne vous prenez pas pour ce type de ferment .

      Les débats contradictoires sur des terrains stériles n’en valent pas la peine .

      D’ailleurs , personnellement , je ne viens pas chercher des oppositions légitimes ou pas , je viens chercher ce que je ne connais pas encore .

      Et sur ce point votre soleil ressemble à une vieille lune .

      Pour en revenir au billet , je ne suis pas sur que , même en conspirant ,ou cadrant « oligarchiquement », ou anticipant ( ou essayant de le faire ) la complexité du réel , on puisse longtemps et définitivement rester maître de la complexité humaine qui porte en elle , et ses propres coups de génie , et ses désespérantes limites .

      Si l’espèce humaine doit disparaître , ce sera le « réel » , plus ou moins accéléré par la bêtise des asservis et/ou des dictateurs , qui le fera .

      Et ce n’est pas la Propriété du Réel qui empêchera le Réel de nous échapper .

      1. Mes excuses à Clo Clo et Franck :

        à relire je m’aperçois que , croyant écrire « intelligences », j’ai bel et bien écrit « intelligence » . Ce qui effectivement pouvait être ressenti comme insultant, alors qu’il ne s’agissait que de relever le talent spécifique du taulier .

        Je vais me coucher ! Point de soleil ni de lune cette nuit.

      2. Ouh là là, question fautes, je suis bien plus doué que toi. C’est une catastrophe à faire regretter l’absence de correction après coup sur les messages.

        Pour le taulier, souhaitons lui d’avoir moins de génie que Chomsky, ça devrait le préserver des erreurs. Quoique…

    3. Non cher Monsieur. Mais vous n’avez toujours par répondu à ma question : oui ou non, le « gavage » que vous estimez à juste titre délétère, est-il le projet central du capitalisme ? …vendre le plus possible de trucs et de machins à chaque terrien.
      il me semble que si vous êtes passé par ici, c’est tout de même que vous avez un doute…vous sentez bien qu’il y a quelque chose qui cloche…

    4. Cher Franck, c’est fort dommage, car vous en appelez au débat contradictoire, mais vous refusez de confronter vos idées, si bien que l’on finit par en déduire (mais dites moi si je me trompe) que le périmètre de ce débat se limite à vos propres idées.
      Pourtant la question que vous posiez en introduction de votre commentaire était intéressante : « On peut tuer en gavant ou en privant de nourriture un être vivant ». J’espérais une réponse, lorsque je vous demandais si vous ne pensiez pas que le gavage universel était au cœur du projet capitaliste. Ce n’était pas un révolutionnaire sanglant qui vous demandait ça, juste un modeste entrepreneur…
      Mais comme vous restez silencieux, j’en déduis que vous êtes tout simplement conservateur, et le conservateur de vos idées en l’occurrence.
      D’autres comme Paul Jorion, que vous critiquez, ont au moins le courage et la lucidité de partir à l’aventure…c’est risqué ? sans doute. Mais il se pourrait bien que vos enfants, ou vos petits enfants, retrouvant vos propos sur ce blog, vous reprocheront de ne pas l’avoir fait.

  14. Tout pouvoir à une face présentable, et une face moins présentable, qu’il cache autant que faire se peut.
    Quelquefois cette face moins présentable est mise à jour dans le cadre d’ « affaires » un peu glauques. Pas besoin d’invoquer de théorie du complot, c’est simplement que comme Janus, tout pouvoir à deux faces.
    Exemple cette « affaire libyenne » évoquée dans « Secrets d’info » ce jour sur France Inter :

    https://www.franceinter.fr/emissions/secrets-d-info/secrets-d-info-23-juillet-2017

    C’est le côté sombre du pouvoir qui est dévoilé un peu, celui de l’époque certes, mais tout pouvoir a sa face cachée…

  15. Fidèle lecteur de ce blog, je propose que soit mis au point une charte qui poserait quelques principes à suivre pour particper aux commentaires. Qu’en pensez vous?

    La liberté, c’est bien, mais elle se doit d’être encadrée afin de pas nuire à autrui ais je appris sur les bancs de l’école.

    La liberté prise par les uns et les autres d’engager une sorte de bataille personnelle idiote ici, nuit à mon humble avis à la qualité du blog. Que de déchet dans ces commentaires, bordel!!!

    Et je ne puis m’empecher de trouver un lien entre la stratégie évoquée dans l’article consistant à détruire par la bande la démocratie, et le résultat dans ces commentaires d’avoir détruit la qualité du dialogue ici!

    Merci de cette brillante démonstration.. 😉

    1. Je propose , pour être constructif , de virer Julien Alexandre au bénéfice de Roberto Man dès qu’on connaîtra les idées de ce dernier sur le sujet du billet .

    2. Qui a refusé d’entrée le dialogue en le traitant aussi sec de créature du diable habitée par Hayek pour finir par l’accuser de n’être rien de plus qu’un ami (in petto « un complice et/ou un supplétif ») des « fascistes en col blanc » ?

      1. « Qui a refusé d’entrée le dialogue en le traitant aussi sec de créature du diable »

        Créature du diable ? Diantre ?
        Chouette, je me sens moins seule, revenez Franck….

  16. « Orwell n’a jamais vu de contradiction entre le socialisme par en bas, égalitaire et démocratique pour lequel il se battait, et la « mentalité libérale ». Bien au contraire, au coeur de sa pensée politique il y a l’idée que, s’il n’assume pas l’héritage libéral, le socialisme devient le pire obstacle à toute politique d’émancipation. L’histoire du XXe siècle ne lui donne pas tort : toutes les tentatives de réaliser le socialisme en méprisant la « mentalité libérale » en la combattant ont débouché sur des formes de domination inédites, sur l’inégalité, l’asservissement et les massacres de masse. »

    Jean-Jacques Rosat, Préface de « Orwell ou le pouvoir de la vérité » de James Conant

  17. le vilain Buchanan inspira donc nos élites. Mais si je me retourne sur l’histoire passée toujours pas trépassée, que vois-je : la ploutocratie simulant la démoncratie.
    Quant à la démocratie, Athène avait ses esclaves et ses femmes rendues au rang d’objet.

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