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26 réflexions sur « Intelligence Artificielle : M. Poutine n’est pas le dernier des imbéciles. Mais la question n’est pas là. »

  1. La question n’est pas nécessairement là en effet.

    Si réellement l’IA n’est pas seulement une innovation comme une autre – comme le moulin à vent, le métier à tisser, la machine à vapeur ou l’électricité – c’est-à-dire une source de pouvoir et de bénéfices, que naturellement les différentes nations ont à cœur de s’assurer en premier, mais si l’IA est aussi et surtout une menace pour le genre humain comme le prétendent Elon Musk ou Stephen Hawking, alors savoir si ce sont les Chinois, les Américains, les Russes ou les Luxembourgeois qui prendront l’avantage n’est vraiment pas la bonne question en effet.

    D’un autre côté, si les craintes et alertes émises par un certain nombre de personnes ne sont pas fondées, alors la question de la concurrence pour s’assurer les bénéfices de l’IA se pose bien.

  2. Parler d’intermède de très peu d’importance peut s’entendre d’un point de vue sino-impérialiste, vu d’ici le développement et la théorisation de l’idéologie capitaliste amène à quelques réserves sur cette appréciation, l’histoire du genre humain (qui serait vue par un extra-terrestre par exemple) ne pourrait faire prévaloir à l’échelle planétaire ce grand pays alors que l’accélération du temps fait que les 400 ans en question concentrent nombre d’inventions et d’innovations, figurant ce progrès qui a changé véritablement la face du monde (à moins qu’en 50 ans la Chine parvienne à défigurer encore davantage la face du monde, ce qui est possible après tout). Il est vrai que la première muraille vue du ciel est chinoise, à charge pour Trump de faire mieux. Les élites chinoises étudient dans les universités occidentales, tout ce savoir est absorbé et digéré, les chinois sont maintenant pétris d’occidentalisme, et vice-versa dans une moindre mesure, ce que l’on appelle mondialisation.
    M. Poutine a t-il fait là, sous un air de défi, une authentique déclaration de guerre, banale et innocente certes, mais qui promet d’être incommensurablement plus dangereuse qu’un essai nucléaire kim-jongunien?

  3. Le recul de la Chine (époque Quing tardive à 1970) était le résultat de son isolement voulu tout au long de la période Ming et suivante. Elle s’est considerée comme supérieure aux autres nations, tout contact avec des Européens en dehors des tractations commerciales était prohibé ou du moins étroitement surveillé. Depuis l’ouverture, on observe le contraire, sauf que la Chine se considère invariablement supérieure aux autres nations, pratique un protéctionisme nationaliste et elle fait tout pour prouver sa supériorité. Ses efforts en terme de recherche sont plus que honorables.
    Les russes ont fait d’énormes efforts et progrès en matière informatique et intelligence artificielle depuis une dizaine d’années, notamment dans le domaine militaire. Mais ce ne sont pas eux qui gagnent, pour l’instant, la course.

  4. Comme le bien va toujours avec le mal, peu importe lequel sera leader mais il semble préférable et hautement conseillé qu’il y ait une grande distance entre nous et ce dernier.

  5. Je suis pas sur que la Chine ait besoin de l’aide involontaire Dr Trump pour prendre leadership dans beaucoup domaines. Le nombre de la population chinoise ne lui assure t elle une « masse » d’élites scientifique supérieur à celle de tout autre pays. Pour peut qu’elle ait les moyens et la motivation, le résultat est presque garanti. L’occident en revanche est divisé et vit sur son erre, il n’a sans doute plus la masse critique.

  6. Je trouve que le terme « Intelligence Artificielle » n’est pas du tout approprié. « Intelligence Électronique » me parait plus clair.
    Sinon, de façon prosaïque, je me demande surtout : Quelle intelligence ? De combien de sens sera-t-elle pourvue ? Sera-t-elle saine d’esprit ? Quid de son éducation ? Sera-t-elle globalement autonome ou sera-t-elle esclave ? Aura-t-elle des humeurs et si oui (ou si non) pourquoi ?

    1. En fait l’intelligence artificielle n’existe pas au sens courant du mot. Si elle est artificielle elle est exclusivement humaine car l’artifice est l’effet de l’humain. Sinon l’intelligence artificielle est un artifice sans finalité humaine ce qui signifierait que l’intelligence soit abolie par la non-intelligence. Intelligence électronique est effectivement plus clair et plus exact : l’effet d’intelligence est accéléré donc densifié par la vitesse de l’électron qui transporte à la vitesse de la lumière les produits de la conceptualisation humaine plus ou moins délibérée.

      On voit tout de suite que l’hyper-complexité du problème posé par l’IA vient des 7 milliards d’humains qui ont chacun leurs intérêts propres et leur point de vue spécifique aux différents points du globe terrestre où ils se trouvent. A qui finalement l’IA sera-t-elle utile ? A moins que l’IA n’ait pas de finalité unique selon le degré d’humanité de ses acteurs sujets…

      1. IA démocratique contre IA autocratique ?

        Ce qu’il me parait , c’est que si le démocrate ne s’empare pas de l’IA , c’est l’autocrate qui le fera .

    2. « Artificiel » a l’avantage de rappeler qu’il s’agit là d’un artifice et donc d’une illusion d’intelligence, la véritable intelligence restant organique, rivé à un corps humain ou animal. Le terme d’IA est contradictoire en lui-même, d’où son intérêt.
      Ce qui n’empêchera pas l’IA de rester à la recherche de ce corps réel qui lui manque, d’où le danger qu’elle représente.

  7. Quand la course à l’IA sera gagnée par une nation, le N°1 sera l’IA, pas une nation.
    Toujours se méfier de ses mercenaires…

  8. Apprenons à l’IA qu’à être mercenaire un jour, on peut néanmoins finir comme les paisibles Suisses au chapitre IV de l’histoire.

  9. Je pense que ce qui intéresse Poutine (et les autres dirigeants) au sujet de l’IA n’est ni rien d’autre que les applications militaires immédiates (décrypter instantanément les codes ennemis , brouiller les radars, prendre le contrôle de leurs drones…), suivi du développement d’armes plus performantes encore et « d’amélioration de l’humain » au sens du soldat.

    Il s’agira donc d’une IA esclave qui n’aura pas intérêt à avoir des humeurs ou d’autres états d’âme. Tant qu’elle sera sous contrôle.

    Le terme proposé Intelligence Electronique est plus adapté c’est vrai, mais j’ai du mal à imaginer une intelligence capable de sortir des sentiers battus qu’on lui aura enseigné. Déjà que sur 7 milliards d’humain il y en a bien 99,99% qui n’y parviennent pas ou très peu (moi inclus !)…

    Ce qu’on oublie un peu, c’est que pour encore longtemps il faudra des « petites mains » humaines pour régler les problèmes techniques d’intendance. On peut remplacer les traders, les banquiers, les avocats, les médecins par une IA. Mais quid du plombier par exemple ? Ou d’un robot électricien, tirant des câbles dans vos murs après avoir taillé des saignées ??
    En plus de la faisabilité, le coût de développement de ce type de robot rendrait ce type de projet économiquement absurde.

    Tant qu’il y a des humains…?

    1. Autant dire un simple calculateur et non une intelligence.
      Encore un terme galvauder pour marquer les esprit et dégager des budgets.

      1. Oh c’est joli ce que vous dites là.
        Il y a toutes sortes de calculs !

        Je serais très curieux, Thierry, ce qui selon vous distingue l’intelligence de calculs approximatifs ?
        Les sentiments par exemple ? Je suis d’avis que les passions qui nous meu par exemple ?
        Je suis d’avis que les passions qui nous meuvent sont très bien calculées par notre petit corps et autres bactéries le possédant.
        C’est un peu comme tout, soit le calcul n’existe pas, soit il est partout.
        Je choisis la première proposition mais bon je me rends bien compte que ce n’est qu’un choix.

  10. Une réflexion en passant, mais j’ai l’impression qu’on essaye toujours d’enfermer l’AI en se référant toujours aux mécanismes de notre intelligence….Mais, n’y a t-il que notre façon de penser qui est possible? N’oublions pas que notre fonctionnement biologique occupe une grande partie sinon la totalité de notre cerveau mais pour une machine qui est dégagé de ces considérations??…Manger, dormir, se reproduire,etc…pour une AI qu’est ce que c’est? On nourrit son silicium comme on nourrit ces cellules????Et si il était possible d’envisager une intelligence détaché de toute considération matérielle? Qu’elle serait alors son but si la survie n’est plus son moteur?
    Au fond, c’est quoi la conscience…Répondre à cette question cela nous permettrait de mieux cerner les possibilités d’une AI.
    Je crois que pour toutes ces questions cela devrait nous demander un grand effort d’abstraction de notre condition humaine. Je pense que ce n’est qu’a ce prix qu’on y verrait un peu plus clair…Il nous manque un « Einstein de la conscience » pour nous offrir une nouvelle façon de voir l’intelligence. Au fond, j’ai l’impression qu’on tourne inlassablement autour de la question centrale: mais qui sommes nous?

  11. Si l’on se souvient que depuis 2003 , c’est le grand capitalisme international dont surtout américain , qui a investi à Zonghguancun , on peut se dire que le capitalisme n’a pas attendu Trump pour faire du numéro 2 le numéro 1 .

      1. Il me semble aussi que le briquet passe partout du même baron avait une réputation qui l’a fait adopter par les GI .

        J’espère que les chinois n’auront pas comme nous , l’idée de faire du tube plastique du Bic une sarbacane armée de grains de riz , car à ce jeu là , ils auront plus de munitions que nous , même avec l’arsenal camarguais .

  12. la Chine débridée ?
    oui, mais le passage à vide indiqué ne peut-il pas s’étendre également aux 7 siècles de la dominance de Rome et de son empire ?

  13. Je n’aime pas cet article et encore moins les commentaires.
    Il est étroit d’esprit dans le sens que, de mon point de vue, l’essentiel de nos préoccupations doivent aller sur la nature de cette intelligence artificielle et le contrôle que l’on pourra exercer sur elle.
    Stephen Hawkin, Elon Musk et autres grands penseurs nous mettent en garde non pas sur quelle puissance contrôlera cette force mais plutôt sur le danger que ce soit cette machine qui nous contrôle contre notre gré.

  14. Une intelligence artificielle n’a pas de raison de se limiter à la nature humaine coincée par sa biologie contraignante.
    Des lors que le processus sera lancé elle devrait partir « naturellement » a la conquète de la connaissance et donc d’un pouvoir total ou presque sur la matiere.
    Si l’on considere l’évolution laborieuse de la vie depuis quelques milliards d’années, et sur la base de ce que l’on imagine de cette I.A. (forte) , on peut penser qu’elle n’est que la poursuite du développement du « vivant » par une mutation que représente (enfin) notre possibilité de lancer une telle réalisation.
    Dès lors quel interet représente l’humain sur l’échelle de l’évolution au sein de l’univers, si demain sa « descendance » est une entité d’une intelligence et conscience bien plus vastes.
    Un homme actuel regrette-t-il d’avoir dépassé le niveau du singe ou de la tortue ? je ne crois pas.
    Nous sommes au bord de cette mutation et les prochaines décennies promettent (enfin) des reflexions passionnantes.

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