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3 réflexions sur « Le colloque Walter Lippmann : aux origines du « néo-libéralisme », par Serge Audier (V) Louis Rougier (1889 – 1982) »

  1. Un sacré numéro ce Rougier. Je ne connaissais pas cet hurluberlu .

     » Rougier est peut-être davantage le précurseur qu’il n’est le père de l’ultra-libéralisme. »

    Evidemment si Macron a un tel père ! Maintenant ce qu’il y a de formidable c’est d’écrire en 1938, et de croire encore en 2017:

    « …Ce colloque organisé par Louis Rougier, aboutit à un « agenda du libéralisme ». Cet agenda pose comme principe que « seul le mécanisme des prix fonctionnant sur les marchés libres permet de faire le meilleur usage des moyens de production et de conduire à la satisfaction maximale les désirs des hommes » …. »

    Le petit problème en 1938, c’est que de « marchés libres », il n’y en avaient plus beaucoup depuis longtemps ( Impérialisme, stade suprême du capitalisme -Lénine- ), et croire que quelque chose pourrait les faire revenir, c’était faire preuve d’un total aveuglement quant à la raison de l’apparition des trusts dès la fin du XIX siècle.

    « … Une telle industrie , fondée sur le machinisme et la production massive en série, supposait une puissante concentration à la fois industrielle et financière. Au Etats Unis elle prit le plus souvent la forme de trust.
    On appelle de ce nom une combinaison créée dans le dessein de grouper sous une direction unique des entreprises jusque-là indépendantes. Cette unification peut d’ailleurs se réaliser sous des formes très diverses.
    C’est vers 1880 que les trusts apparurent aux Etats Unis, lorsque Rockfeller constitua le trust du pétrole, connu plus tard sous le nom de Standart Oil Company. Puis toute une série de trusts suivirent: ceux du tabac, du cuivre, du sucre, de l’acier, du whisky. Vanderbilt était le « roi des chemins de fer » et Carnegie le « roi de l’acier » . Le « trust de l’Océan » contrôlait près de la moitié des bateaux américains de l’océan atlantique.
    L’opinion publique se montra en général défavorable aux trusts: elle les accusait d’accaparement et de tentative de monopole, dans le seul dessein d’enrichir une poignée de « milliardaires ».
    le gouvernement fédéral et les gouvernements d’Etats tentèrent à plusieurs reprises de contrôler l’action des trusts, mais, à supposé qu’ils l’aient sincèrement voulu, ils n’y réussirent jamais.
    L’une des conséquences du développement des trusts a été la dépossession de l’industriel par le financier … »
    (L’histoire. Tome quatre. Page 272. Malet et Isaac )

    Ainsi, rêver derrière Tocqueville de libéralisme, à un moment historique dominé par les trusts et les cartels, penser que cela peut conduire à la satisfaction maximale les désirs des hommes, c’est vraiment avoir un certain sens de l’humour.

    Vive le communisme ! Vive Octobre !

  2. « Universal literacy was supposed to educate the common man to
    control his environment. Once he could read and write he would have a mind fit to rule. So ran the democratic doctrine. But instead of a mind, universal literacy has given him rubber stamps, rubber stamps inked with advertising slogans, with editorials, with published scientific data, with the trivialities of the tabloids and the platitudes of history, but quite innocent of original thought. Each man’s rubber stamps are the duplicates of millions of others, so that when those millions are exposed to the same stimuli, all receive identical imprints. It may seem an exaggeration to say that the American public gets most of its ideas in this wholesale fashion. The mechanism by which ideas are disseminated on a large scale is propaganda, in the broad sense of an organized effort to spread a particular belief or doctrine. »

    -Edward L. Bernays, Propaganda

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