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28 réflexions sur « Pourquoi il faudrait raser les écoles de commerce, par Martin Parker »

  1. Voilà un beau texte qui aurait pu être proposé aux élèves de Prepa qui passent actuellement les concours d’entre aux Grandes écoles de commerce…

  2. J’ai toujours cru que le fondateur des écoles de commerce s’appelait Alphonse Gabriel Capone. Aussi, je trouve tout à fait injuste qu’il ne soit pas plus souvent cité.
    Son nom devrait être bien visible au fronton de toutes les écoles de commerce.
    Vite ! une pétition.

  3. Je ne sais pas ce qu’il en est en Grande Bretagne , mais chez nous , si on donne suite , il va falloir aussi raser des classes de terminales .

  4. Préférons aux écoles de « business » (occupation, même racine que le français négoce = neg-otium= « pas de loisir ») les écoles d’otium, ou de « loisir constructif », où l’on passerait plein de temps à se demander ce qui est constructif !

  5. Oui, mais par quoi les remplacer?
    Ces gens qui fréquentent ces écoles sont la crème, le haut du panier. Indispensables.
    On ne peut pas les laisser sans espoir d’emploi au top, bien payé et bien considéré. C’est trop risqué pour la stabilité sociale.

    Ça va bien qu’on ôte toutes perspectives à des manards ou des OS. Ils sont là pour ça. Toute leur « éducation » tend à leur inculquer qu’ils classés consommables et fongibles. Après 30 ans d’une vie de travail alterné et intermittent, à contrat court ou très court, ils s’y adaptent très bien.

    Je quitte ma lourde ironie et redevient sérieux pour avancer une proposition déjà faite ici, 4 ou 5 ans en arrière: maçon, charpentier, tuyauteur (le rêve d’Einstein…), chauffagiste etc… toutes formations assurées par les AFPA en 6 mois.

    Seconde proposition sérieuse: bulldorisé l’ENA au titre d’école de commerce déviante.

    1. Par quoi les remplacer ? Et bien tout simplement rien.
      Les facultés existent déjà, et enseigne un tas de truc dont l’éco-politique.

      Indispensable dites-vous ? Pour qui ? Le capitalisme ? Non merci.

      « C’est trop risqué pour la stabilité sociale » … J’ai envie de gerber là.

      Je vous propose de lire ces article un peu plus critiques :

      https://www.initiative-communiste.fr/jrcf/ecoles-de-commerce-la-privatisation-de-lenseignement-superieur-cest-la-vente-de-diplomes/
      https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/marche-ecoles-commerces-comment-profit-liquide-lenseignement/

      A bon entendeur,

  6. De ma brève expérience professionnelle d’instituteur en Sections d’Éducation Spécialisée, devenues SEGPA ( Enseignement Général Préparatoire à l’Apprentissage), de mémoire je n’y ai jamais rencontré d’enfants de la bourgeoisie locale. Les tests QI leur étaient sans doute évités. De cette vision limitée de l’orientation socialement construite m’est ensuite venue une question : que deviennent localement les enfants des classes moyennes supérieures dont les moyens intellectuels ne permettent pas l’accès au Bac et plus ? Ils sont casés dans des filières coûteuses permettant aux familles de tenir leur rang et aux enfants nantis l’accès à un diplôme en chocolat. C’est ainsi que sans aucune étude à l’appui, je situe le rôle des  » Écoles supérieures de commerce  » en province.

    1. Vous faites trop d’honneur aux écoles parisiennes et vous contribuez ainsi au mythe que leur enseignement aurait une valeur quelconque si ce n’est pour les patrons qui embauchent les sortants issus souvent de leurs rangs, d’où des salaires confortables pour des gens qui ne connaissent rien au monde du travail et qui se croient supérieurs à tout le monde. La localisation de ces écoles (Paris, province, étranger) importe peu, c’est le même enseignement convenu.

    2. Belle ineptie ce que vous écrivez car ces écoles supérieures de commerce en province sont uniquement accessibles après concours. Limitez vos avis à l’apprentissage…..

    3. remy – qui ne connait strictement à ces écoles pense qu’elles sont accessibles avant le Bac. Or ces ESC sont post bac et sur concours. Vous ne connaissez strictement rien au sujet et êtes ri di cule

  7. Les écoles de commerce n’enseignent rien d’intellectuellement valable, tout au plus quelques petits trucs pratiques pour aller servir des patrons voraces. Et surtout elles distillent l’idéologie de la libre entreprise capitaliste.

  8. « Les universités sont généralement appréhendées comme des institutions ayant des responsabilités envers les sociétés  » : je lis ça comme si je regardais une vieille carte postale en noir et blanc. Aujourd’hui de plus le modèle évolue comme celui d’un investissement dont on calculerait le ROI…

  9. A propos du billlet « Le Monde / L’Écho – Les combats sélectifs du Président Trump contre l’injustice ».

    Croire que Trump-Calimero est sensible à l’injustice, (telle qu’on la comprend habituellement en théorie politique), me fait bien rigoler.

    Ce à quoi il est sensible c’est au manque de justesse (« 1. Qualité qui rend une chose parfaitement, exactement adaptée (Justesse et précision d’une balance).2. Qualité qui permet d’exécuter très exactement une chose ; manière dont on l’exécute sans erreur (justesse de tir) »).

    Ou au manque d’ajustement (« 1. Action d’ajuster ; degré de serrage ou de jeu entre deux pièces assemblées ; 2. au figuré : adaptation, mise en rapport (Le choix et l’ajustement des termes »).

    Ces sensibilités-là sont le propre d’un businessman, de surcroît maffieux.

    1. Le distinguo entre justesse et justice est pertinent , mais je ne suis pas sur que les définitions que vous en donnez soient justement adaptées à ce terme ( justesse ) quand on l’applique à une balance , car alors cette qualité rend compte de la pertinence de l’identité entre valeur  » réelle » et valeur mesurée .

      Outre la justesse ; la balance doit avoir trois autres qualités : précison , sensibilité et aussi « fidèlité » ( toujours donner le même résultat quand elle est soumise à la même mesure , ce qui n’est pas le cas des menteurs ) .

      Trump n’est donc pas adaepte de la justice , mais pas non plus de la justesse , pour la bonne raison qu’il n’a ni mesure ni les qualités d’un instrument de mesure .

  10. Merci à Frédéric Durand,
    c’est le genre d’article percutant et pertinent qu’il fallait traduire. L’auteur est un Sujet de Sa Majesté britannique, donc du pays qui a vu naître le ‘business’.
    Un Français écrit la même chose, cela paraît moins crédible.

  11. Donc, si nous voulons nous écarter du business as usual, nous devons également ré-imaginer radicalement l’école de commerce telle qu’elle est
    Les écoles de commerce tomberaient comme des fruits mûrs, si par la légitimité démocratique, le citoyen reprenait le contrôle de l’information, en se dotant de moyens constitutionnels d’interdire toute propagande.
    Il y a quelques années, la prise de conscience du nombre de morts sur les routes avait favorisé l’émergence de radars. Peut être qu’un jour, la prise de conscience des dégâts écologiques provoqués par une économie dopée par la publicité, favorisera l’émergence de radars de propagande. Ce serait une manne pour les États européens…

    On pourrait commencer par le Tour de France ! »

  12. Ah bon ils enseignent des trucs dans les écoles de commerce ?
    Je pensais qu’on y apprenait à boire …

  13. Je n’ai vu que 2 ecoles de co où on apprend de vrais trucs utiles : l’INSEAD et l’EGE, qui n’est pas vraiment une école de commerce. Il est vrai qu’elles visent dvantage à créer des entrepreneurs ou à fournir un complément à des gens qui le sont déjà, qu’à former « des executants ».
    Tout le reste selon moi : poudre de perlinpinpin.
    Juste une « certification/label : bon pour le service ».
    De la com donc, le but étant de mettre en relation « fils et filles de la classe moyenne et supérieure » (laquelle jouit en plus de la carte « réseau de papa et maman »)/ »RH de grosses PME/multinationales » en recherche de cadres pour la bureaucratie du privé (qui deviendront nuls, par voie de conséquence, là où il y avait pourtant du potentiel), et de monétiser l’intermédiation.
    Un hollandais me dit un jour « en France vous avez d’excellentes écoles de commerce, mais… vous ne faites pas de commerce ».
    C’était très juste!

    On n’a pas besoin d’école de commerce.
    On a la vente dans le sang ou on ne l’a pas. On est stratégiquement créatif, ou on ne l’est pas (les non creatifs ne seront jamais des creatifs, quelque soit le domaine, même si tout le monde peut trouver une solution à un pb et si la serendipité égalise un peu tout ça). A l’inverse, on a les qualités d’un organisateur/gestionnaire de structure à péréniser, ou on ne les a pas.
    90% de ce qui compte au niveau RH entrepreunarial, c’est donc de la génétique. Le reste s’apprend sur le tas.
    Et pour les tâches de cadre, l’université suffit amplement.

    1. Je ne savais pas qu’il y avait un gène « RHE » .

      Je n’ai pas forcément saisi de quel côté vous situez la créativité, et je pense que vous surprendriez Octobre en en faisant une condition particulière des métiers de l’économie .

      Entre l’inné et l’acquis , je serai moins catégorique que vous sur le caractère intangible de nos inclinations , que je repère de mon côté davantage par référence à nos rapports privilégiés au temps .

      Avec un peu de chance et/ou a contrario , avec quelques chocs violents qui vous mettent le genou à terre , on peut s’améliorer en agrégeant les qualités qui ne nous sont pas les plus immédiates , et commencer à composer sa petite musique sur quatre temps , entre philia , créativité , organisation et pari courageux responsable .

      Je reconnais que ça n’est pas simple , et que le corps vous lâche quand la tête va mieux .

      Mais on est alors , à peu près sur d’échapper à l’angoisse , sans avoir besoin de bouquiner dans les trains qui échappent aux grèves .

      PS : votre hommage indirect aux hollandais fera plaisir à notre ami de Medellin .

    2. Les écoles de commerce enseignent le commerce, le management, et la finance.
      Elles forment les cadres du monde des affaires. Et d’une certaine façon le cadre de notre société.
      Je ne pense pas que tout s’apprenne sur le tas, elles formatent réellement les esprits en faisant prendre pour argent comptant des théories discutables, on s’y constitue des réseaux, bref elles contribuent à l’entre-soi de la bourgeoisie d’affaires et à la reproduction sociale du capitalisme. Non, le capitalisme n’apparaît pas et ne se développe pas par génération spontanée. Rien de génétique là-dedans.

    3. commentaire illustrant parfaitement la bouillie intellectuelle enseignée en école de commerce.

  14. bonjour
    J’ai appris récemment que la France avait les meilleures écoles de commerce. Ça m’a toujours étonné ce truc.
    Quand on voit le nombre d’années où nous avons cumulé, par dizaines de milliard, des soldes des échanges commerciaux négatifs je me suis toujours demandé quelle était l’efficacité de ces écoles. Si quelqu’un a la réponse je suis preneur. pour cesser de plaisanter les Écoles de commerce sont, comme le dit si bien l’auteur de l’article, des usines à fric où les étudiants se gargarisent de mots franglais et de novlangue et qui termineront, pour la plupart, derrière un guichet de banque ou autre. avec la rancœur de s’être fait bernés,

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