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44 réflexions sur « François Boulo à Sud Radio »

  1. Je suis très étonné par le positionnement de la jounaliste qui ne cherche ni à poser de vraies questions ni à expliquer quoique ce soit mais veut défendre le gouvernement coûte que coûte, se sentant même en position d’inventer des positions officielles… étrange. Qui est cette dame ?

    1. Votre étonnement vous honore, car bien évidemment son comportement est totalement anormal.

      Personnellement, je ne suis pas étonné. Je n’ai pas l’impression que le cas de cette dame soit nouveau ni excessivement rare. Hélas.

      On peut se rapporter au déjà classique « Les Nouveaux Chiens de Garde » de Serge Halimi, qui date de 1997.

  2. Bonjour,
    Après avoir bien réfléchie sur un éventuel parti ou représentation des Gilets Jaune aux Européenne.
    « VOUS AVEZ DIT SANS POLITIQUE »
    Il me semble qu’il ne faut ce représenter aux Européenne et attendre les prochaines élection présidentiel. Actuellement les Gilets jaune ne sont pas prêts il faut leurs laisser un opinion politique personnel, et de plus politiquement, le pouvoir en place ce frotte les mains « diviser pour mieux régner » vous allez vous retrouver avec 13% mais rien d’influent en soit de plus il faut prendre en compte que la plus parts Gilets jaune ne vont pas voter !!! il faut pas le prendre mal; par contre c’est une réalité.
    Une première victoire aux Européenne sans politique validera les actions et seulement après il s’appuyer sur cette réussite pour monter en politique.
    PS, Un petit exemple Gilets jaune 13% Marine Le pen 13% Mélenchon 13% Macron 25% et beaucoup d’efforts et neuf Décès pour pas grand chose (Désolé d’être direct)
    Bonne et bien cordialement
    Didier

  3. Bien sûr Paul, mais il y a mieux.

    Les arguments de Boulo sont bons, sauf sur son appel à la grève générale est une erreur gravissime . Il faut laisser aux assemblées quelques années de maturation, de façon à imaginer et construire, par l’éducation populaire, un confédéralisme d’assemblées locales lesquelles, de niveau en niveau, et par délégation de représentant révocable porteront les choix du peuple jusque ‘Assemble nationale. ( utiliser ce qui existe)

    Sans cette pratique, cette vieille tactique de la grève générale,débouche immanquablement sur la prise de pouvoir d’une « avant-garde du prolétariat » (sur ce point, Boulo est déjà, trop « vieille école » et ne connait la tactique innovante du – blocage des flux de marchandises -, laquelle méthode ne demande pas de se priver d’un salaire, ni aux chômeurs et retraités de participer sans dépenser.

    Pour une approche posée et révolutionnaire, écoutez donc le débat:

    https://www.lemediatv.fr/vraiment-politique/direct-ce-soir-a-20h30-gilets-jaunes-comment-faire-plier-macron/

    D’accord c’est près de deux heures, mais bon, une révolution ça n’arrive pas tous les siècles, aux postes Citoyens !

    1. Jean-Luce,
      IL ne m’a pas semblé que Boulo présente le profil type d’un nouveau dictateur du prolétariat.
      Je n’opposerais pas les options de Boulot et celles de Commercy.
      Les moyens diffèrent un peu, mais sur l’essentiel, c’est le même message : justice sociale.

      Dans l’immédiat, s’agissant de la grève générale, il m’a semblé surtout que Boulo prend date, bien conscient qu’une grève générale ne se décrète pas. Sa formation juridique sans doute l’incline à chercher tous les moyens légaux pour la poursuite du mouvement.
      Du coté de Commercy, c’est avec l’assemblée des assemblée un processus qui peut s’apparenter au processus constituant, pareillement, c’est une bonne chose, les gilets jaunes doivent se rencontrer, échanger leurs idées, et s’organiser à l’échelle nationale.

      Le fait est que l’on pas encore atteint pas la masse critique pour une grève générale ou la mise en place d’une constituante. L’important est que les idées soient dans l’air, et que des jalons soient posés. IL sera toujours temps pour les gilets jaunes et ceux qui voudront bien les suivre, d’amplifier l’une ou l’autre option, ou les deux mises en avant par les gilets jaunes.
      C’est la tournure des évènements, aussi bien le développement du mouvement dans son ensemble comme dynamique avec sa visibilité dans l’opinion publique, et d’autre part les réponses ou non réponses apportées par le gouvernement, ainsi que des évènements que nous ne pouvons prévoir, qui vont décider in fine quels sont les moyens d’actions les plus appropriées pour que le mouvement aboutisse à des résultats concrets en termes de justice sociale.

      1. Pierre-Yves,

        C’est une vieille antienne, « prendre le pouvoir politique ne signifie pas prendre le pouvoir économique »

        Relativement à 1917 dans la vieille Russie, nous sommes désormais dans des sociétés « méga-machines » (Mumford,) lesquelles rendent obsolète la technique du « contrôle ouvrier des usines ».

        La Grève générale … et après ?

        Je viens de lire le document officiel US sur la supply chain de l’armée américaine, c’est terrible ! l’interdépendance est totale, des pièces essentielles du fer à repasser F35 sont uniquement fabriquées en …. Turquie, le reste, en bien pire, est à l’avenant.

        Le trop de complexité entrave tout changement non catastrophique (par exemple, pour le Brexit, et sous réserve d’une énergie nationale prodigieuse de la part des Britanniques)

        Pour le dire autrement, la stratégie de l’émancipation des peuples relativement à la méga machine concrète du capitalisme (lequel est en coma dépassé, ce que le sommet de sa hiérarchie sait depuis 2008) demande que les peuples instituent un nouvel imaginaire. Par leur rôle dans l’histoire, les Français peuvent beaucoup : mais un monde radicalement différent ne se construit pas avec des recettes du 20e. Tel est le piège

      2. Jean-Luce,
        Je complète d’abord ce que j’ai écrit plus haut, je d’accord avec toi pour dire que les blocages demeurent
        une méthode efficace. C’est même ainsi que les GJ ont commencé…
        Sur la dépendance totale à la mégamachine d’accord également.
        Mais on peut difficilement demander aux des Gilets jaunes qu’ils opèrent la convergence de toutes les causes. IL faudrait pour cela que le mouvement comme tu le dis plus haut, s’installe dans la durée, et s’approfondisse encore. Ce n’est pas impossible, mais il faudra des circonstances très favorables pour que cela se produise. Pour l’heure le rythme du mouvement est calé sur les samedi. Cela reste quelque chose de précaire.

        « La grève générale et après ? » Si elle réussit, eh bien ceux qui avaient des salaires de misère ou des allocations indignes vivront un peu mieux. Cela peut paraître dérisoire en regard du soliton, mais c’est essentiel, car on ne mobilisera pas une société entière vers des objectifs plus ambitieux, si une partie de la population est laissée sur le bord de la route. Bien entendu si émergent sur les ronds-points ou ailleurs des ‘Boulo debordiens’ je ne m’en plaindrai pas.

      3. Pierre-Yves,

        Les circonstances ne sont pas les mêmes.

        EN 68,

        Le préfet de police de Paris avait rappelé à ses hommes, « frapper un manifestant tombé à terre » ou « … encore plus grave, frapper des manifestants après arrestation (c’est frapper la République)».

        De Gaulle des son côté,avait interroger Mesmer (ministre des Armées) « qu’est-ce que vous attendez pour tirer (sur les étudiants) »et Mesmer de répondre « ce n’est pas dans le règlement, mon Général »

        Les accords de Grenelles furent passés parce que le parti communiste de l’URSS avait ordonné à la CGT de se calmer et de ne pas pousser plus loin. Ainsi, de Gaulle a repris la main après son escapade à Baden, où il était allé se faire confirmer les intentions de Moscou, par l’intermédiaire de Massu, lequel les avait en quelque sorte reçues à son insu, dans les propos tenus par le maréchal Kochevoï.

        En 2019,

        Il n’y aura pas de Grenelle, et cas d’insurrection, l’Eurogendfor fera le déplacement. Mais quoi qu’il arrive, le mouvement des Gilets jaunes durera; la solidarité retrouvée s’installe dans des maisons du peuple.

        §

        En vieil amateur de Debord, je devrais dire que « Commercy » est le spectacle d’une fausse réalité produite par la frange des journalistes larguée (mise au chômage) par l’appareil idéologique de l’état privé mafieux. En quelque sorte, l’image de Commercy serait l’éphémère revanche des journalistes exclus.

        Une preuve étant, peut-être, l’inconstance -apparente- du réseau social de Commercy, tel qu’il apparaît sur leur site Facebook (je suis sans doute idiot, mais je crois qu’ils n’en sont pas à disposer d’un degré de sophistication dans la communication stratégique, ceci, bien entendu indépendamment de l’absolue vérité et sincérité et du courage des acteurs de Commercy). Pour le dire tout net, au-delà de l’organisation matérielle des ronds-points, je ne comprends pas comment ça marche.

        J’espère, et combien, me tromper au plus qu’il m’en soit assigné. Mais alors, il resterait à comprendre comment et par quels signaux encore, invisibles à mes yeux, le vol d’étourneaux prend, tout au moins l’apparence, d’une configuration auto-orientée.

        Que signifierait une stratégie efficace quoique impensée ? La victoire assurément, puisque l’opposant ne pourrait s’y appuyer pour construire la sienne. Est-ce pour cette raison que, n’y comprenant rien, les encastés des grandes écoles frappent à outrance ?

        Pour retourner l’analyse, aujourd’hui, l’insurrection populaire organise sa stratégie et ses tactiques, non pas dans le secret de groupes longuement formés, mais au grand jour et dans une pétillance éclairée, sur les plateaux des télés dissidentes.

        La phase spectaculaire intégrée du capitalisme ne pouvait reposer que sur le secret et le mensonge généralisé poussé à un point absolument inouï. La vérité des G.L est en ce cas une lutte radicale.

      4. Jean-Luce Morlie 11 février 2019 à 11 h 41 min

        « de Gaulle a repris la main après son escapade à Baden, où il était allé se faire confirmer les intentions de Moscou, par l’intermédiaire de Massu, lequel les avait en quelque sorte reçues à son insu, dans les propos tenus par le maréchal Kochevoï ».

        Même le Figaro doute de votre fake news….

        http://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/article/fiction/44227/de-gaulle-la-verite-de-mai-68-decryptee.html

    2. @Jean-Luce

      « Les arguments de Boulo sont bons, sauf sur son appel à la grève générale est une erreur gravissime . Il faut laisser aux assemblées quelques années de maturation, de façon à imaginer et construire, par l’éducation populaire, un confédéralisme d’assemblées locales lesquelles, de niveau en niveau, et par délégation de représentant révocable porteront les choix du peuple jusque ‘Assemble nationale. […]  »

      Je crains que ce soit vous qui fassiez une erreur tragique en ne comprenant (toujours) pas l’urgence dans laquelle sont plongés les gilets jaunes (et d’autres). Nous avons besoin d’établir un rapport de forces tout de suite pour éviter le dépérissement proche. Pas dans un an, pas dans deux ans ou pourquoi pas à l’issue du mandat de Macron, tant qu’à faire… Non.

      Là où je pense que Boulo fait une erreur, même si je comprends bien que dans sa position il ne puisse dire autre chose, c’est sur les nécessaires légalité des actions et pacifisme du mouvement, car on a bien vu que c’est dans les premiers temps, dans l’imprévisibilité et l’illégalité des actions que s’était construit une ébauche de rapport de forces, et que ce début de résultat s’est évanoui avec la « normalisation » du mouvement, les déclarations en préfecture, les services d’ordres, l’arrêt des barrages sur les rond-points, etc. Et ce alors même que la répression policière n’a jamais faibli, au contraire, et que le discours politique, après ce premier temps de stupeur, est reparti dans le petit train-train des provocations et du mépris de classe systématique.

      Juan Branco l’a fort justement rappelé à plusieurs reprises déjà, il faut, c’est impératif, que les élus recommencent à craindre les conséquences de leurs paroles et de leurs actes, qu’ils doivent refaire face à leurs responsabilités, ce qui n’est manifestement plus le cas ici: On ne comprend pas, où plutôt on comprend trop bien, comment et pourquoi par exemple un Castaner, responsable en dernier ressort de 11 morts, plus de 3000 blessés dans la population (gilets jaunes et forces de l’ordre comprises), dont des mutilés à vie, puisse encore se maintenir à son poste comme si de rien n’était, et persévérer dans les postures et les rodomontades. C’est une illustration, jusqu’à l’absurde, de l’irresponsabilité crasse qui traverse la classe politique dans son ensemble. C’est entre-autres ce qui ne peut plus durer. Plus du tout.

      1. Dissonance,

        Je maintiens, avec quels procédures concrêtes gérer la France après le succès de l’insurrection ?

        Je crois que la longue marche des Gilets Jaune demandera de s’emparer posément, étape par étape, niveau par niveau, des institutions de la république, à partir des communes, des régions, etc., de contrôler l’attribution ds dépenses, des investissements , de décider de la politique industrielle locale, etc. en fi d mener partout et concrètement les combats nécessaires au renversement du capitalisme et à la sauvegarde de conditions qui nous soient favorables dans la biosphère. La mégamachine demande d’être reconquise engrenage par engrenage et sans engendrer de catastrophe. Les pièces de rechange du parc nucléaire Français sont depuis peu aux mains des Américains !

        Ce n’est plus une position de négotiation frontale

      2. @Jean Luce

        Je pense que vous avez pointé très exactement le lieu de votre erreur, à considérer la réussite de l’insurrection au moment même où elle est étouffée. Il n’est jamais temps de discuter avec un pouvoir qui manifeste chaque jour son refus d’écouter. On ne peut que le combattre.

      3. Monsieur Morlie écrit :

        « Je crois que la longue marche des Gilets Jaune demandera de s’emparer posément, étape par étape, niveau par niveau, des institutions de la république, à partir des communes, des régions, etc., de contrôler l’attribution ds dépenses, des investissements , de décider de la politique industrielle locale, etc. en fi d mener partout et concrètement les combats nécessaires au renversement du capitalisme et à la sauvegarde de conditions qui nous soient favorables dans la biosphère. »

        « longue marche, posément, étape par étape, niveau par niveau » ?

        Pour renverser le capitalisme et sauvegarder nos conditions favorables dans la biosphère ?

        Mais oui, mais oui, on a tout notre temps, je trouve même que vous poussez trop à la roue là.

        Vous faites la paire avec Juannessy. Excellent !

        Vous lisez le blog de Jorion avec des lunettes de soleil derrière un écran noir, ou vous montez tous les deux un numéro des Marx brothers en guise de bouquet final ?

    3. Il faut réinventer la grêve en l’axant sur la consommation au lieu de la production, plusieurs moyens dont un des plus simple le sutdown : cesser de consommer l’énergie en masse pendant quelques heures de façon fractionnées et très répétitives il suffit d’actionner le disjoncteur tranquille chez soit le temps de lire un bouquin à la lueur d’une chandelle 😉 Autre chose simple, un jour de jeûne coordonné et en plus c’est bon pour la santé 😉 La journée cradoc sans douche est faisable aussi 🙂 🙂 C’est pas tant l’impact sur la consommation en valeur absolue que de grosses fluctuations de la demande qui rendraient fou le système. Cette majorité de Français qui se disent favorables au GJ pourraient en faire la démonstration sans risquer de se faire éborgner et l’ampleur des fluctuations seraient facilement chiffrables et bcp moins contestable que le nombre de manifestant dans une rue. Si on combinait des heures sans jus, des journée économie d’eau, des jours sans courses, des heures sans internet, des semaines sans plein bref que des trucs qui ne supposent que de ne pas agir et donc à la portée de tous on aurait une mobilisation bien plus forte. Après on peut aussi faire des journées sans payer mais la c’est plus compliqué vis à vis de la loi 😉

      1. Nota : les pics de non consommations seront inévitablement suivis par des pics de sur-consommation et ça on aime encore moins imaginez donc une demande qui ne peut pas être satisfaite cela suppose un manque à gagner et c’est le pire pour les capitalistes qui nous gouvernent 😉 Faisons leur découvrir la précarité et exigeons d’eux de la flexibilité 🙂 🙂 J’ai hâte du jour ou tout le monde commande une connerie à 1€ sur amazon on vas bien rigoler et en plus on pourra faire valoir le droit de retour et de remboursement avec retour des colis car pas livré a temps ou non conforme à notre attente 😉 🙂

      2. Sur l’énergie, c’est à peu près le même genre de « bonne » idée qu’un bank run: Ça ne risque pas de rendre le système fou, juste de conduire à un blackout de masse dont tout le monde sera victime sans distinction. Une vraie fausse bonne idée en somme.

      3. Le but est effectivement qu’il y ait des conséquences… Je propose effectivement de faire une omelette, sans casser des yeux , mais bel et bien de faire une omelette… 😉

      4. Nota : c’est tout le contraire d’un bank run dans le sens ou c’est parfaitement passif et 100% non violent, pas de queue au guichet, pas d’émeutes, rien. Au pire quelques heures à vivre comme nos arrières grands parents (lors de la tempête de 1999 on a tenus 10 jours chez moi on en est pas mort et c’est certainement le réveillon que j’ai passé le plus près de mes parents, et je veux croire que les chênes que j’ai planté avec mon père pendant ces quelques jours pour repeupler le jardin et remplacer les arbres dans lesquels je jouais étant enfant seront encore là longtemps après que je l’ai rejoint et je m’en réjouis…). Enfin, les hôpitaux sont dotés de générateurs de secours et je ne suis pas sur qu’un black out détruise plus de vies qu’il n’en crée… 😉

  4. Respect. Un vrai sans faute. Bonne recrue… potentielle?.. sauf qu’il faudrait alors, ici, enlever certaines oeillères..

      1. @Jean-Luce Morlie (10/2 à 21h49)
        1. Je n’ai pas perdu mon temps.. °(^!^)°..
        2. Découverte d’au moins trois pépites humaines. On se sent bien en les écoutant. SEUL l’invité spécialiste pédale dans la choucroute devant la mise au rencard de toutes ses valeurs d’usage politique… et c’est peut-être là que le bât blesse. L’extraordinaire contraste entre l’ancien et le nouveau, nouveau confronté consciemment ou non à LA question qui tue : Comment répandre ces « chamboulants » principes de renouveau sociétal sans susciter chez nos(leurs) concitoyens, l’immense majorité sans doute, la crainte de l’Aventure avec un grand A? Et dans les corps constitués/intermédiaires un rejet qui passerait de l’indifférence(réelle/feinte) au sabotage actif.
        Je ne vois pas non plus, dans le contexte international actuel, de logistique réaliste et crédible pour un bouleversement d’une telle envergure à court terme, fût-il plébiscité, … et pourtant ça urge…
        Pas sûr non plus qu’on puisse faire confiance à un « deus ex machina » élu dans les anciennes structures sur la promesse de prendre deux ans pour mettre en place un vrai RIC…
        Alors quid? Attendre le temps de la moisson des graines semées par tous les BOULO des ronds-points?
        Je me relis et je suis déçu.. Désolé de ne pas avoir de baguette magique..

  5. Il a vraiment un bon cœur. Ça a l’air d’être quelqu’un de vraiment bien. J’ai tout de même remarqué que de temps à autres il dit des choses inexactes. Les inégalités en France progressent depuis 20 ans (pas depuis 40 ans). Je pense qu’il y a quand même des représentants politiques qui veulent vraiment aider les gens modestes même si d’autres (et pas que des hommes politiques) s’en fichent. Il me semble aussi que nous vivons dans un monde vraiment complexe. Les effets des actions de l’homme sur l’économie sont multiples et complexes. La dernière fois je me suis penché sur le cas du Portugal ce qui m’a permis de réaliser que la réussite de la politique du gouvernement tient aussi d’un concours de circonstances même si je pense que c’est quand même la voie à suivre… Pour la France, les autres pays d’Europe, l’Europe quelle est la solution pour rendre ce monde meilleur ?

  6. C’est assez piquant, on se frotte même les yeux, les mêmes qui pendant des années s’offusquaient que le FN fassent du racisme et de la xénophobie son fonds de commerce n’ont qu’une hâte, que les Gilets en fassent un cheval de bataille. Mais non ! Cela ne les intéresse pas. Eh oui la pseudo gauche ou la droite rancie prennent un sacré coup de vieux avec les Gilets jaunes.

  7. Ce François Boulo a été excellent, il s’exprime posément et clairement ; il ne semble pas être doté d’un ego surdimensionné qui le porterait à vouloir capter le mouvement GJ à son profit, il est au contraire circonspect et ne revendique qu’être le porte-paroles de quelques ‘ronds-points’.
    Une chose très importante est qu’il est capable de verbaliser et synthétiser de manière claire ce que ressent la population au travers des GJ, car il faut bien admettre que cela n’est guère aisé face au questionnements des journalistes, sa formation d’avocat l’a sans doute beaucoup aidé en cela.
    Quant à la journaliste Véronique Jacquier, elle laisse transpirer ce qui pourrait être son orientation politique… ?
    Dans l’absolu, c’est une très bonne chose qu’une personne telle que François Boulo, soit appelé au-devant de la scène, car jusqu’ici, les quelques GJ que l’on avait pu convaincre de s’exprimer devant des caméras, avaient beaucoup de difficultés à s’exprimer, décontenancés qu’ils étaient, face à des journalistes trop peu souvent neutres et interrompant volontiers le développement de la réponse à une question par une question incise ou la suggestion d’une analyse devant y faire suite.

  8. Ô joie !
    Merci Paul.
    Merci François Boulo. Un quasi sans faute.
    Merci JLM .
    Merci PYD.
    Quelle maturité, tous.
    Un vent nouveau se lève.

    La grève générale est quand même une erreur. Si les syndicats ne sont pas pulvérisés, et ils ne le sont pas, la grève aurait pour effet de les remettre en selle. Les mythes d’avant 1914 ont la vie dure.

  9. « Vidéo non disponible

    Cette vidéo inclut du contenu de W4tc TV, qui l’a bloquée pour des raison de droits d’auteur. » ???????

  10. Les gilets jaunes (de Rouen) dans leur grande sagesse, se sont choisi un porte-parole bourgeois pour aller parler aux bourgeois. Et ça fonctionne, le type est un très bon client médiatique et donne une image éminemment respectable du mouvement aux yeux du système. Mais qu’on ne s’y trompe pas, ce n’est qu’une diversion. Aussi sympathique soit-il, ce n’est pas Boulo et sa belle éloquence qui a su inquiéter le pouvoir jusqu’à présent.

  11. Il est excellent ce François Boulo !
    Merci pour la vidéo !
    Ceux qui l’interrogent ne sont pas encore sortis du comas… Dans « La tragédie de l’Euro » l’économiste indien Ashoka Mody parle, lui, de « bulle cognitive », autre appellation du comas…

  12. Je voudrais signaler un point de vue Britt sur le sujet.

    https://off-guardian.org/2019/02/10/10-reasons-the-gilets-jaunes-are-the-real-deal/
    Obtenu par l’intermédiaire de Zero-Head.

    Lecture facile. Traduction aisée.
    Le premier point est très bien vu. Original et percutant. Jamais dit dans notre petit monde francophone.
    8 autres sont semblables.
    Parmi les 10 raisons, la 9.ième, très courte, m’est incompréhensible. Je la classe sous l’interminable rubrique des manifestations d’hyper-britannocentrisme, positives ou négatives, qui affectent souvent nos amis d’outre mare aux canards.
    Cet article valide l’idée selon laquelle un point de vue extérieur est précieux.

    Les réactions des lecteurs ( nombre : 59) sont disparates, certaines en-dehors de la plaque, les plus motivées sont en sympathie.

    Quoi qu’il en soit, n’oublions pas François Boulo. Un événement.

  13. Qu’est-ce que ça fait du bien d’écouter quelqu’un déclarer posément, précisément, avec concision, ce que l’on bout de dire !

  14. Excellent debater , dont la mise en valeur a été facilitée par une pseudo-journaliste caricaturale . Dommage que son confrère ( qui a posé d’excellentes questions , en particulier concernant le shunt des élus locaux et des corps intermédiaires ) n’ait pas été seul à alimenter les questionnements , et pour relancer sur les contradictions internes .

    Un bel animal donc , bien qu’en matière d’action publique , je n’ai de confiance réelle a priori que dans des élus de terrains , ou de syndicalistes , ou des associatifs , qui commencent par se confronter ,assez longtemps , à l’action via le maniement du réel dans la complexité , versatilité et contradiction des « citoyens  » .

    Des points forts , mais , par vocation , j’évoque les points faibles :

    – Messager , porte parole , représentant , mandaté….? : on ne se lance pas dans la vie publique sans savoir très vite le rôle durable qu’on veut jouer , ou l’on se fait vite assassiner par ceux qu’on combat , ou lâcher parles copains dès qu’on a sauté la tranchée le drapeau d’Arcole à la main ( ou l’on vote Sarkozy , puis Asselineau , puis Le Pen , puis … par période de cinq ans )

    – se borner à souhaiter obtenir des mesures nationales répondant à des revendications qui impliquent des accords et actions internationaux , est d’une naïveté juvénile que celles et ceux qui sont dans le souci du bien public ont appris à mieux mesurer . Les forces des gilets jaunes , quand elles seront mieux stabilisées , sont peanuts dans ce combat qui ne peut être conduit que par des millions de citoyens ( qui ne l’ont pas fait , alors que les occasions leur étaient donnée ces dix dernières années ). Prétendre régler le problème de la dette ou de la fuite fiscale ou de la fiscalité tout court , en même temps qu’on dit que « l’élection européenne  » n’est pas le bon champ d’expression , est consternant . Au moins ,notre taulier échappe-t-il à cette naïveté là en étant résolument pro-européen , encore qu’il ait calé , en l’état , au pied du défi .

    – Prétendre en connaître plus que le mouvement syndical sur le maniement de la grève générale est une niaiserie et une insulte .

    – noté l’évocation de démocratie « semi-directe » , mais qui mérite plus de détails , et moins de contorsion entre RIC et « les élus qui ne défendent plus l’intérêt général » ( ce qui est une connerie généralisante de godelureau )

    – sous estime complètement les effets négatifs de l’action violente dans l’opinion , et , de ce point de vue , il est connu comme vain depuis toujours que sen dédouaner sur le pouvoir en place ( c’est pas moi , c’est l’autre ) est illusoire et suicidaire .

    – bref , le nouveau né politique , si c’en est un , a encore de la gangue à perdre et un corpus à mettre en place , avant de peut être s’apercevoir que quelques autres ,plus implantés, « peuplés » et historiques, évoluent aussi et qu’il sera bon de les rejoindre pour que les intentions renouvelées passent dans les faits , au niveau qu’il faut .

    PS de forme : ça me saoule ces « leaders  » ou  » pas leaders » qui s’identifient « à la République  » ,  » au 99 %  » , ou « au 66,10 % qui auraient approuvé mon programme admis par 24,01% ».

    Je vais me coucher ( littéralement , Daniel ) .

    1. Juannessy

      « …et qu’il sera bon de les rejoindre pour que les intentions renouvelées passent dans les faits , au niveau qu’il faut . »

      Les faits démentent votre assertion, en réalité ce sont les autres qui viennent s’accrocher au train des Gilets jaunes, trop heureux de voir qu’un mouvement puissant trace une nouvelle voie pour la contestation.
      Les institutionnels, quand bien même ils faisaient le job (je pense aux associations surtout, les syndicats c’est beaucoup moins évident ..) étaient inaudibles depuis des lustres. C’est donc que coté institutionnel il y avait bien un problème.

      Les écolos (grande jonction Gilets jaunes et écolos à République lors de la marche pour le climat, où étais votre serviteur) CGT, Sud, stylos rouges … et j’en passe., ce n’est pas un ralliement massif mais la tendance est bien là, ce sont les gilets qui depuis plusieurs mois donnent le là à la contestation sociale et politique dans ce pays.
      Alors rien que pour cela nous devrions tous les remercier.

      1. Voyons la suite .

        Ne pas confondre le sel et la soupe .

        Et surtout qui fait la soupe , pour quoi et pour qui . Et utiliser la bonne marmite sans oublier l’histoire et la réalités des ingrédients .

        Ni dieu , ni maître . Jamais merci .

        Plus confiance dans ceux qui sont de toute éternité au taf .

    2. Prenez bien soin de vous.
      C’est un point sur lequel nous pouvons communier.
      Un guide d’action dans les soins et un objectif : ‘Trop fort n’a jamais manqué’ .

    3. Et ben c’est pas trop la forme on dirait, prenez soin de vous.
      Pour ce qui est de vos remarques le bel animal plein de défauts que vous décrivez me semble plus qu’aucun autre sur ce plateau s’apparenter à un humain ; certes, peut être un singe de plus de mon quartier mais beau, beau, beau, beau et con à la fois 😉

      https://www.youtube.com/watch?v=AJeXe-BhNk8

      😉

  15. C’était en 2010, Eric Cantona incitait le public français à faire un « bank run », très vite couvert(par le bruit) par les chiens de garde du pouvoir dans une réaction de vierge effarouché, semblable à la journaliste de l’interview.
    Tell un papillon écrabouillé dans sa chrysalide, l’effet du même nom n’aura pas lieu.
    Janvier 2019, les gilets jaunes relancent cette idée pour mettre sous pression le gouvernement.
    Ils touchent un élément extrêmement sensible du capitalisme, la confiance nécessaire des citoyens (consommateur) à la valeur de l’argent, sa circulation et son contrôle par le pouvoir oligarchique et son figurant, le président Emmanuel.
    Eric faisait du « one to many » en s’appuyant sur sa renommée acquise grâce à ses valeurs. Les gilets jaunes sont en train d’apprivoiser le « many to many » pour faire émerger des stratégies de combat du pouvoir en place. Cette école n’existe pas encore, elle balbutie ses méthodes et ses principes, Jack Ma l’appelle de ses vœux, tâchons de les accompagner pour reprendre la main et nous donner un avenir.

  16. Je suis scandilisée par les paroles de Véronique Jacquier ! « Attendez la fin du débat national, vous manifestez seulement pour manifester » (elle n’a pas compris le désespoir du peuple du haut de sa petite vie de privilégiée). Eric Morillot a aussi parlé de Jérome Rodriguez : « ne faut il pas avoir une attitude exemplaire pour « représenter » un mouvement » … Mais mr Morillot, les politiques ont ils cette attitude exemplaire ??? NON, loin de là !!! Frnçois Boulo s’en est, encore une fois, très bien sorti …

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