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76 réflexions sur « Quinzaines, Les deux manières d’être un Homme pour un fils, le 1er février 2019 »

  1. Et encore , c’est sans compter sur les aléas de transmission , traduction , transposition …entre père et fils .

    Entre père et fille , j’en parle même pas , car la mienne , qui n’en fait qu’à sa tête , m’a répondu:

    Si tu peux à ton âge penser un seul instant ,
    que je suivrai ton speech et tout son bataclan ,
    alors il faut , papa , qu’avant tout je te dise ,
    que ma vie sera pleine de choses à ma guise .

    Et si tu comprends ça , ainsi que je l’espère ,
    Tu seras un homme , mon père .

    Ça secoue un peu , mais en fait j’étais déjà un peu préparé par sa mère , qui , sans mots , m’avait un peu déjà mis sur la voie , en m’épargnant les dérives trop romantico-narcissiques , ou la recherche de correspondance entre la poésie , l’air du temps et le colonialisme .

    1. Nos enfants ou petits enfants sont plus intelligents que nous et savent mieux que la plupart d’entre nous, avec leur regard neuf, ce que veut dire liberté. Et quand nombreux les trouvent cons, trop gâtés et capricieux, moi je les trouve libres. Cela énerve parfois mais j’ai confiance en eux. L’humanité n’est pas foutue !

  2. Merci M. Jorion.

    Vous me faites un bien délicieux en offrant ces poèmes à la musique si mélodieuse, quand bien même derrière le chant de la sirène il y a tapie beaucoup de dureté.

    Lorsque la liberté d’entreprendre, de créer et celle de penser librement se transformaient insidieusement en soumission, alors que peu de temps avant encore enthousiaste, j’avais la naïveté de croire que le commerce avec l’industrie le fournissant n’était qu’un échange pacificateur, je me suis effondrée, victime comme des milliers de sa puissance élevée à son paroxysme détruisant tel un tsunami les vraies libertés de tous et de chacun. Ma détresse s’est d’abord exprimée par des cris de colère que nul ne pouvait comprendre et des larmes amères qui faisaient mal à ceux qui m’aimaient. Puis résignée sur mon sort de désœuvrée forcée, ma colère apaisée et rires retrouvés, encore pleine de vie et résistance non encore vaincue, je n’ai vu comme seule arme à ma portée que de me transformer en « folle du Roi ». Mais en réalité, pour ceux qui ont reçu mes lettres maladroites il y a longtemps, je n’étais que le pitre qui les faisait bien rire. Tant pis, j’ai continué, consciente de mes maladresses et de l’arrogance de mes pieds de nez, jusqu’à leur envoyer l’ultime insolence avec enfin un peu d’habileté, par un recueil titré « les morales de Jaja ». Lassée de ne parler qu’à des sourds en faisant semblant d’être sourde à mon tour, ma vue elle, est restée intacte. Voir parfois apprend bien plus qu’entendre.

    C’est pourquoi je vous remercie encore parce qu’ici, sur votre site, il n’y a pas beaucoup de sourds. Je n’ai plus besoin de faire semblant de l’être, je peux les entendre et apprendre d’eux. Ce qui m’incite aussi à leur répondre quand bien même je n’adhèrerais pas à leurs propos avec quelques bribes restantes d’ironie et de pitrerie .
    Mais aussi en choquant peut-être lorsque je répète souvent ce que je vois clairement, combien cette accumulation débordante de « spécialisations & concepts » en tout genre détruisant l’Art, la Science et la Philosophie alors que je m’adresse à nombreux spécialistes, chercheurs ou techniciens, ou de diplômes de « qualification/expérience exigée » lors de recherches d’emplois (ce que je nomme « la diplômite aiguë »), divise plus qu’elle unit ceux qui sont conscients des problèmes actuels sans savoir les résoudre. Cela crée de trop d’incompréhensions plus de tensions que de lucidité.
    Faut-il attendre que les clairvoyants du passé renaissent ?

    1. Sans aucune ironie.
      Nommez quelques « clairvoyants du passé », s’il vous plaît.
      D’abord, étaient-ils reconnus comme clairvoyants par leurs contemporains?(*)
      Ou bien, ont-ils été reconnus après leurs disparitions? Donc une idéalisation d’un passé quelque fois incertain.

      Je suis en train de lire « Dictionnaire amoureux de la Rome antique » , Xavier Darcos, Tempus 743.
      A sa lueur, votre question laisse songeur. Je suis bien certain que la réponse n’est pas évidente.
      Enclins à l’erreur, aux passions et ses aveuglements, la paresse, le désintérêt ciblé, à côté de qualités rares: humains sommes nous.
      Peut-être faut-il chercher en dehors de l’antiquité gréco-romaine.

      (*): On peut supposer que la question si importante de la diffusion des écrits étaient résolues, au moins dans un cercle restreint, en nombre mais pas nécessairement en dispersion géographique.
      Source: un petit livre traitant de l’empire, du mur d’Hadrien au golfe persique, à travers les tribulations d’une sesterce. (pas sous la main actuellement).

  3. Daniel
    « Nommez quelques « clairvoyants du passé », s’il vous plaît. »

    Ouh! il y en a plein ! Et parmi les quelques-uns que je pourrais citer, puisque votre lecture se reporte à l’antiquité, il y en a un qui me vient spontanément parce que son nom s’est imprimé dans ma mémoire par bourrage de crâne quand j’étais enfant :
    Jésus ! Pas le Christ des nouvelles évangiles mais celui d’historien dont j’ai perdu le nom :
    Jésus fils de Joseph le charpentier, ce qui signifie dans le contexte de son époque qu’il était le fils d’un artisan sinon riche au moins aisé (ancêtre des « bourgeois » du XIIe s. en quelque sorte) et qu’il a pu étudier, outre la première religion abrahamique (la sienne), à mon avis les philosophes grecs et romains et le zoroastrisme par exemple. Lequel Jésus devait plus être un philosophe qu’un simple prédicateur comme il y en avait nombreux alors. Mais le prophète mi humain/mi Dieu qu’on a fait de lui a selon moi détruit le philosophe, peut-être pas à son époque puisque les écrits de ses disciples (jésus n’écrivant soi-disant pas ) n’ont été traduits que plus tard et qu’au IVe s. le concile de Laodicée a défini les livres canoniques et les livres apocryphes. Puis réécrits maintes fois et corrigés selon les diverses interprétations (ou selon les divers « besoins »…)
    Mais là je suis allée très loin et c’est une interprétation très personnelle.
    Mais vous avez raison, on ne reconnait les clairvoyants que dès lors qu’ils sont enterrés parce qu’on a assez de recul pour dire qu’ils avaient vu juste.
    Vous en connaissez peut-être plus que moi de bien plus récents. Je ne suis qu’une autodidacte m’intéressant à tout et spécialiste en rien. Mais perso, que le Christ renaisse ne me plairait pas vraiment, mais le philosophe pourquoi pas, d’une autre manière.

    nb: « le mur d’Hadrien » me fait penser à « mémoire d’Hadrien » de Marguerite Yourcenar, magnifique.

    1. Jac: « Mais là je suis allée très loin et c’est une interprétation très personnelle ».
      Eh bien : je partage totalement votre interprétation personnelle des trahisons des paroles de Jésus ( au même titre que cette fausse traduction ou réécriture d’un poème que nous propose de commenter ici Paul Jorion) Lequel Jésus n’a jamais promis à personne une vie éternelle après la mort, mais proposa à chaque vivant humain de pratiquer une « pauvreté d’esprit » digne de figurer « dans le Royaume du Père ».

    2. «[…parce qu’on a assez de recul pour dire qu’] ils avaient vu juste.»

      Il est probable, comme Xavier Darcos le suggère, que le passé est reconstruit ou idéalisé afin que le Grand Homme dépouillé de ses insuffisances s’insère rétrospectivement dans cette univers imaginé. Y’a peut-être une exception pour les créateurs ou découvreurs de la géométrie?

      L’ inverse (du vivant, par les contemporains) suppose que ce soit les contemporains qui voient justes. Tous clairvoyant, en somme. Impossible.

      La période dont on cause nous offre un critère commun simple : l’esclavage. Aucun des philosophes ou penseurs ne s’est vraiment élevé contre cette ‘institution’, pas même Socrate ou Aristote. Même si la condition d’esclave était infiniment variée, c’est assez pour douter de leurs clairvoyances. Ils étaient de leur temps, si humains et oublieux. A prendre, beaucoup chez Socrate, et en laisser. Humains, rien de plus.

      Ce critère, étendu au vivant, servira à juger de nos prétentions à la sagesse par les générations futures. Même sans, c’est déjà pas édifiant. Pire, mon très court passage autour d’un rond-point me laisse penser que l’esclavage est renaissant. Une forme d’esclavage et pas très douce. C’est un écho à la forte interrogation finale de Paul ( « […] atrocités perpétrées par nous sur nous-mêmes ».) et une confirmation que le libéralisme ultra, alliance des pouvoirs politique et économique est mortel. Bruxelles, par son refus d’accepter des contre-feux sociaux, porte une très lourde responsabilité. Si les Gilets Jaunes nous laissaient pour seul héritage le RIC des espoirs seraient encore permis…

      Les Romains possédaient un autre critère : les jeux du cirque, ses cruautés, ses flots de sang et d’estropiés, et ses foules enragées. Darcos essaye de minimiser l’amplitude de cette question, mais pendant au moins 5 siècles, les jeux étaient bien cet étalement d’horreurs. Pas beaucoup, parmi les noms qui ont surnagé, n’ont protesté. Sénèque se disait incommodé par le vue du sang. Un autre: « L’effort de l’endurer [la vue du spectacle écœurant] m’était un exercice plus valable que la lecture d’Epictète ». D’un stoïcien ? Non, Marguerite Yourcenar le fait dire par Hadrien. Pas de clairvoyants ici.

      Jésus. Bien vu. Etre ‘reconnu’ par les contemporains suppose d’évidence décrire ou construire un futur, de préférence pas trop éloigné (réflexion d’un incroyant. Le gage du succès est évidemment de faire miroiter un futur très éloigné, post vitam). Voyant au long cours, quoi! Ou prophète. Prophètes, les fous sacrés… Chamane? Des signes cabalistiques sur une omoplate extraite d’un moutons ou les arabesques mystérieuses d’un vol d’aigles noirs. Pas de quoi en faire une Bible. Croyances ou superstition, c’est tout un.

      Hadrien. Le même. Passé reconstruit par l’académicienne immortelle, une valeur littéraire sûre. Un exemple plus haut.

      Ça nous éloigne de Kipling? Pas vraiment, semblable à Jules Ferry, la qualité littéraire en moins. Encore que Jules avait une très bonne plume pour écrire ses décrets et instructions aux maîtres d’école. Le respect des élèves, pas celui des ‘non-évolués’. A cet égard, la ligne bleue des Vosges a bien servi Clemenceau.

      1. Daniel, dans l’ensemble je suis d’accord avec vous.
        Juste j’ai envie de préciser ce détail important, selon moi, que vous écrivez :
        « Y’a peut-être une exception pour les créateurs ou découvreurs de la géométrie? »

        Je ne crois pas que ce soit une exception. Je l’ai écrit déjà par ailleurs, maladroitement ou mal à propos, et de ce fait peut-être ne l’avez-vous pas remarqué.

        L’art, la philosophie et les sciences sont selon moi indissociables (je me souviens quand je l’ai écrit : à la vidéo insupportable dans mon 1er com. où j’interroge à ma manière ce que M. Alexandre entend par « intelligence »).

        Les 3 réunis (et non isolés = séparés hermétiquement dans l’incompréhension de par la « lorgnette » et le jargon technique -complexité croissante oblige – ce que je schématise par un seul mot de manière choquante peut-être : « spécialisations » à outrance), les 3 réunis donc permettent une vue plus large (je compte les religions dans la philosophie avant qu’elles ne deviennent des dogmes, idem pour le marxisme ou le libéralisme par ex) laquelle a permis aux philosophes antiques de demeurer encore aujourd’hui des références (et non des Dieux)

      2. D’ac.
        Sauf sur un point: les religions, création humaine à l’anthropomorphisme signé. Exceptée une ou 2 religions asiatiques, que je connais mal, mais qui semblent plutôt un art de vivre ensemble avec le moins d’inconfort possible. Une philo appliquée. Risque d’accaparement nationaliste, cependant.

        J’ai en tête une chanson d’un explorateur de religion qui conclut par : « Dieu est Noir. Et surprise, c’est une femme. » Nougaro, peut-être. C’est tout dire.

      3. Daniel, si vous revenez sur ce billet

        D’ac’ itou

        Je ne faisais allusion qu’aux 2 premières Abrahamiques, les principales en Europe des marchés : catholiques et protestants, qui nous « réunissent » – ou nous englobent- en quelque sorte ; alors qu’il y a eu plusieurs religions monothéistes bien avant et après (c’est pour ça que les musulmans les plus intégristes se révoltent violemment en ce moment comme on le sait tous) Mais bien sûr il y en a eu d’autres non monothéistes : celles de l’Antiquité ou encore actuelles comme taoïsme, hindouisme, shintoïsme etc… ; ces dernières étaient si puissantes avant leur colonisation par les occidentaux qu’il y eut aussi révoltes des indiens musulmans vivant parmi eux (jusqu’à saturation de la colonisation, par ex. les sikhs qui ont tué Gandhi – la « goutte d’eau » pour eux qui a fait déborder le vase alors que personne en Europe ne comprenait pourquoi -)

      4. Daniel pour vous faire rire :

        Parmi mes lettres pied-de nez aux politiciens d’alors, je me suis inventé(e?) plusieurs personnages dont « Dieue Janine » (le canard enchaîné a apprécié, mdr)

      5. @ Jac

        Trop d’honneur et de l’embarras!

        Le bilboquet, qu’en pensez-vous?
        Rien que le nom fait exotique ou mystère de la Renaissance. Les Valois, les femmes au hennin de dentelle vaporeuse, les hommes en poulaines de vair, les trop longues soirées d’hiver dans un château glacial malgré le tronc d’arbre dans la cheminée, la lampe à huile fuligineuse projetant ses ombres dans tous les recoins, la Loire en débâcle, fleuve indomptable gémissant de la glace entrechoquée et broyée, inquiétant contre-point sonore aux sinistres hululements des chouettes-hulottes et les froufroutements des chauves-souris. Chasses sans pitié. Fin de règne.
        Patienter rapidement ne leur était pas facile, faut comprendre.

        Alors que le Yo-Yo semble franchement stupide. Pas le jeu lui-même mais l’adulte addict à ce truc.
        Et les entrepreneurs addicts au Yin-Yang? Même chose. Pas entrepreneurs, entrepris.

        Je partage votre remarque finale. Judicieuse avec cet amendement : de droite à extrême-droite avant la chute finale à l’asile psy, effet ‘éjection de la balançoire’ poussée à ses extrémités, naturellement. Elle semble, votre remarque, un tantinet hors du sujet travaillé par Cédric. C’est sans doute la raison.

      6. Daniel

        Le yin le yang, le bilboquet, le yo yo…

        une réponse donc à un de mes innombrables com (je ris souvent toute seule en écrivant avec mon chat comme témoin qui me fait les yeux ronds) : de « l’entreprise » à la « poésie » et vice versa…
        lol. Il faut suivre ! nous surfons donc d’un billet à l’autre. Mais tout se relie finalement et, au moins nous deux, on s’y retrouve… Riez avec moi ! ça fait du bien. Sinon on risquerait de péter les plombs.
        Bon ici au moins il n’y a pas trop de monde, on est entre nous et on peut faire salon privé… lol.
        Il y a quelqu’un en dessous qui se prend très au sérieux, surtout quand il pense que je pense que St. Exupéry est le Petit Prince. (il y en a aussi qui croient, ailleurs pas ici sur ce site, que Houellebecq est les 2 personnages à la fois des « particules élémentaires »). J’ai des progrès à faire pour le faire sourire. Surtout quand ce que j’écris n’est pas drôle et ne me fait pas rire du tout.

        Bonne soirée, je vais me coucher, il y a urgence je finis par disjoncter.

  4. Que voilà du bel ouvrage, une pierre de plus à l’édifice de la raison, traçant l’inévitable envers de la peinture des idéaux.
    Les deux coupables avaient comme de bien entendu quelques cailloux dans leur poche pour justifier pareille rêverie.
    La façon pointilliste, d’articuler le vraisemblable lien de la trame biographique immergée dans l’Histoire est féconde pour déchiffrer les pièces qui concourent à la production des strophes.
    Personne n’a atteint et ne peut prétendre accéder à une telle réputation poétique.
    La transposition sauvage reprend la strophe originale qui fait limite paradoxale à l’ensemble des propositions : « Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître » dit le renversement maître/esclave. Un rêve diurne suppose la mise en œuvre d’une maîtrise pour l’atteindre. Le mot d’ordre du maître, « vaincre ou mourir », suggère dans la dialectique que l’esclave, ni vainqueur, ni mort, s’est donc soumis. Si le rêve est le maître, alors le sujet est esclave, et il lui reste à tuer le rêve pour devenir un maître en deuil de son rêve.

    Mais il est permis de rêver une sortie des limites humaines bancales grâce au transhumanisme, non ?

  5. On dit d’un interprète qu’il traduit. Dans l’autre sens, le traducteur interprète.

    Maurois met en exergue les sentiments d’amour, de haine, d’amitié, d’amour filial, de rage. Tous ces sentiments ne sont nullement nommés par Kipling.
    Maurois y voit le courage, la sagesse, la bonté, des valeurs non nommées par Kipling pas plus d’énumération de ce qu’il ne faut pas être : pédant, destructeur, imprudent, moral, sceptique.
    Maurois dit comment faire : méditer, observer, connaître là où Kipling préconise de recevoir chaque phénomène de façon égale qu’il soit plaisant ou déplaisant.
    « L’implacable minute… » en effet a complètement disparu.

    Maurois semble faire dire à Kipling ce qu’il n’a pas dit. Intentionnellement ou pas…. incroyable quand on lit

    « Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
    Travesties par des gueux pour exciter des sots, »

    Nos interprétations sont décidément de véritables échafaudages de concepts reposant sur notre imagination et notre ignorance.

    1. Un traducteur traduit et produit des traductions, un interprète interprète et produit des interprétations. L’opération de traduction est bien définie, celle de l’interprétation plus extensive et sujette à disputatio. Un philologue, un rabbin, un psychanalyste, n’interprètent pas avec les mêmes méthodes, de plus il y a des écoles différentes à l’intérieur de ces disciplines comme dans d’autres…à quel saint se vouer ? Chacun fait son marché, pas sans conséquences….ça se discute…

  6. Comme le disait un philosophe dont j’ai oublié le nom, il ne faut ne pas reconstruire le nazisme dans notre cerveau.

  7. Dans le symbole du signe de la croiX il y a le Père (le puissant,) le Fils, (l’enfant), Le Saint Esprit (?)amen

    1. Bernadette, super.
      C’est beau non ?

      – Le Père : le « puissant » tel est idéalisé le père, celui qui par ses spermatozoïdes – ou du moins par le « vainqueur » de ceux-ci – a fait germer l’ovule de la femme pour nous permettre chacun(e) de naître

      Remarque : il est vrai que dans la génèse, la femme modelée avec de la terre par Dieu pour remplacer le côté gauche, celui du cœur, de l’homme : sous entendu « créé en premier », répondant ainsi à l’éternelle question sans réponse (ce qui est très inconfortable) : « qui est le premier, l’œuf ou la poule ? » )

      – le fils : l’ingénu, le naïf, celui qui découvre, qui apprend,

      – le Saint Esprit : notre intelligence à tous encouragée par la puissante « Sainte » * qui nous a fait de hominidé d’abord devenir homme, puis Homme = des êtres civilisés.

      * « Sainte  » = relevé dans le site le « bistrot de la rose + croix » (que j’avais consulté par curiosité)
      « Il est tentant de retrouver dans l’égyptien « s-ankh » la racine qui a donné le mot « saint » en grec et en latin car l’idée de transmission de la force vitale, l’idée de « sanité » (à la fois saint et sain) est naturellement lié à un état de pureté que l’on peut qualifier de sainteté. »

      C’est quand même beau la religion, malgré toutes ses imperfections et ses métaphores si mal comprises qui peuvent conduire à l’inverse de ce qu’elles sont censées exprimer (comme le sens du voile de la femme par exemple dans l’Islam, très beau sens à l’origine « libérateur de la femme » et non « soumission à l’homme », « voile » dans ce sens existant bien avant dans d’autres religions -telle par ex l’ hindouisme ou peut-être même avant-.
      La vierge d’ailleurs est voilée )

      1. j’ajoute une remarque (féministe, et toc !) à ce que j’ai écrit ci-dessus :

        « il est vrai que dans la génèse, la femme modelée avec de la terre par Dieu pour remplacer le côté gauche, celui du cœur, de l’homme : sous entendu « créé en premier », répondant ainsi à l’éternelle question sans réponse (ce qui est très inconfortable) : « qui est le premier, l’œuf ou la poule ? »  »

        Dans les religions antiques voire peut-être antérieures, c’est la femme déesse qui précède les dieux masculins :
        ex. : dans « Les mythes grecs » de Robert Graves, dans le mythe pélasge de la création – le premier connu alors – il y est écrit par l’auteur:
        « au commencement, Eurynomée, déesse de Toutes Choses, émergea nue du Chaos, mais elle ne trouva rien de consistant où poser ses pieds, c’est pourquoi elle sépara la mer d’avec le ciel et, solitaire, dansa sur les vagues »
        C’est beau non ? Et ce n’est pas un philosophe qui l’a écrit mais un poète.

      2. La lumière est blanche avec une colombe. C’est cette apparition qui est montrée un peu partout dans le monde. Oui c’est beau et la colombe est le symbole de la paix.
        Si un jour les guerres de religion s’arrêtaient, ce serait l’idéal pour tous ces peuples opprimés.
        La paix dans le monde demeure la conséquence la plus juste pour tous.

      3. j’ajoute (je peux ne jamais m’arrêter… ouille!)

         » l’idée de « sanité » (à la fois saint et sain) » :
        dans nombreuses religions, comme l’ hindouisme, le bouddhisme, l’islam, les fidèles doivent se faire des ablutions (« se laver pour être propre » dit plus vulgairement) avant de prier à l’office et donc de s’élever vers Dieu pour les uns, ou vers un Dieu existant en chacun de nous guidé par la philosophie de Bouddha dans le boudhisme. Dans la chrétienté c’est le baptême purificateur permettant à l’enfant ou l’adulte baptisé de devenir chrétien)

  8. Rosebud, j’aime beaucoup ce que vous écrivez.
    Mais j’ai eu besoin de le relire parce que j’ai perçu en condensé plusieurs choses importantes . J’isole chacun des points qui me semblent importants et je vous résume ce que j’en pense :
    Je prends la 1ère phrase : « envers de la peinture des idéaux » : j’interprète par regarder l’envers de ce qui, si beau, subjugue. Et plus il est beau plus il éblouit tant on a besoin de beau si on en manque. Et parce que l’idéal est ce qui permet d’avancer, l’envers est donc le garde fou.
    La seconde est évidente : « avaient quelques cailloux dans leur poche » : tous les grands artistes, peintres ou écrivains pour ne citer qu’eux, s’envoient des « cailloux », se critiquent et parfois se détestent (les scientifiques aussi d’ailleurs, mais peut-être pour une autre raison). C’est ce qui leur permet selon moi de s’améliorer, non pas pour atteindre un idéal qu’ils ont déjà ou qu’ils ne cherchent pas, mais pour mieux s’exprimer. Ou dit autrement, pour parvenir à faire sortir d’eux même ce qu’ils ont besoin d’exprimer tant ils sont tiraillés entre ce qu’ils veulent montrer et leur difficulté à le montrer ; et ce qu’ils veulent montrer n’est pas forcément beau, le beau n’étant que l’enveloppe qui permet de séduire et donc d’être vu (nombreux artistes ne cherchent pas à séduire).
    La troisième phrase je ne l’ai pas comprise.
    Quant à la quatrième: « Personne n’a atteint et ne peut prétendre accéder à une telle réputation poétique » : je ne sais pas si je suis d’accord avec vous ou non, je ne possède pas assez de culture pour dire que personne ne puisse y parvenir. Peut-être je dirais, parmi ceux que je connais, que Saint-Exupéry dans  » le Petit Prince » y est au moins presque arrivé.
    Puis : « Si le rêve est le maître, alors le sujet est esclave, et il lui reste à tuer le rêve pour devenir un maître en deuil de son rêve. » : je ne sais pas. Peut-être, je m’interroge, est-il au contraire libéré de sa prison charnelle ? Et peut-être que libéré de cette prison charnelle alors qu’il n’est qu’un humain et non un Dieu, souffre-t-il d’être porté aux nues ou de s’y être porté lui-même au point qu’il ne puisse plus exister ? Dans ce sens, « Le ventre de l’architecte » de Peter Greenaway est un livre remarquable que je vous conseille si vous ne l’avez lu.
    Quant à votre conclusion : « Mais il est permis de rêver une sortie des limites humaines bancales grâce au transhumanisme » : Oui bien sûr il est permis de rêver, mais « vouloir dépasser nos propres limites personnelles » soit, je n’y vois rien de nuisible pour autrui.
    Par contre rêver de « transhumanisme » si cela peut nous permettre d’être libérés chacun, individuellement, de nos difficultés à penser plus, pouvoir plus, être plus, soit ! Mais le transhumanisme suppose par ses performances le dépassement de nos propres limites comme l’art ou la philosophie peuvent le faire. Mais avec nos faiblesses humaines et emportés par notre prétention à toujours plus supplanter l’animal que nous demeurons malgré nos progrès techniques remarquables, la performance sous-entend aussi la compétition, et donc que seuls les meilleurs gagnent ! C-à-d. seuls ceux qui pourront maîtriser le mieux cette suprême technologie, donc mettant au rebus des milliers, millions… d’humains dénués de cette prétention qui ne le pourront jamais… Devenant de la sorte pour la société dans son ensemble des « perdants »devenus « inutiles ». Sont-ils des imbéciles pour autant ?

    1. Pour conclure ci-dessus :
      l’Art ou la philosophie ne met personne au rebus. Par contre ils permettent l’un et l’autre, que chacun, même le moins cultivé, s’améliore, évolue par lui-même et non par la technologie qui n’est qu’un outil. Seuls ceux qui, dénués de cet art (Hitler artiste peintre par exemple) en font une interprétation perverse qui détruit ceux qui ne correspondent pas à leur prétention d’être ce qu’ils ne seront jamais eux-mêmes.

    2. L’émetteur ne maîtrise pas la façon dont le récepteur accueille le message. L’émetteur est parfois débordé par son dire, qui ça s’entend dire « dépasse sa pensée » (MDR). Entre ce que l’un a pu et voulu dire et l’autre à pu et voulu entendre, il y a de la marge potentielle. Ça se discute…

      1. Il y en a effectivement qui pensent que St Ex est le personnage du narrateur dans le petit prince… 🙂 🙂 😉

        Nota : les mots précèdent-ils autant la pensée que les actes précèdent la volonté ? …

    3. Erratum
      « Le ventre de l’architecte » de Peter Greenaway est un livre remarquable que je vous conseille si vous ne l’avez lu. »

      Quelqu’un m’a fait remarquer (pas ici) que c’est un film et non un livre. Ma mémoire ! …..

      Alors je corrige qd bien même trop tard. Ce qui m’a fait revenir sur ce billet.

      1. Peter Greenaway qui est d’ailleurs lui-même une personne remarquable, que j’ai eu la chance de rencontrer alors qu’il exposait dans la galerie d’une de mes amies ses dessins du story-board de ce film précisément. Il est (ou était, je ne sais pas) également architecte.

  9. Peut-être que l’IA est l’accélérateur de l’histoire pour réfléchir l’inconscient à l’oeuvre dans nos actes et nos interprétations/travestissement de ceux posés par nos congénères.

    1. Tant qu’on y est, peut-être que la révolution Copernicienne que nous devons faire pour éviter notre disparition, c’est un nettoyage systématique, dans notre langage, qui nous serre à penser, de toutes références à une quelconque supériorité de la raison directrice de nos actes, de notre Être au monde.

  10. @Jac,
    Jadis la mort avait beaucoup plus d’importance que la vie.
    La shoa peut en être un fait vécu pour nombre de familles exécutées sur ordre de la dictature où seules la nationalité remplacent quelquefois le pays de naissance.

    1. tout à fait d’accord. D’ailleurs je n’ai pas peur de la mort, c’est ma seule certitude et une certitude au moins ça repose parmi trop de doutes.

      1. Dommage parce que le seul moyen de ne pas en avoir peur c’est de pas y croire 😉 Ça la fout mal pour une certitude…

    2. dup
      Vous ne m’avez pas comprise.
      La mort est pour moi qui doute beaucoup la seule certitude, ou au moins la deuxième : je suis sûre et certaine d’être née. Mais trop peu de gens doutent. La preuve : on est entouré de tant de petits juges si sûrs d’eux qu’ils ne cherchent même pas à comprendre et encore moins à connaître celui ou ceux qu’ils jugent spontanément et quasi irrémédiablement ; peut-être même faisons-nous pareil. Un moyen de se rassurer à force d’avoir trop peur ? Ceux-là ont peur aussi de la mort au point qu’ils se rêvent immortels ( des dieux quoi !) : la peur de l’enfer peut-être ? autre « certitude » inculquée par bourrage de crâne dans la tête de tant d’enfants que cela reste indélébile quand bien même adultes ils seraient devenus athées (tant on n’a pu ou su leur expliquer à trop jeune âge ce que la métaphore de l’enfer signifie). Moi je suis résolument athée mais aime la philosophie des religions, et admets (sans certitude) que sans elles il n’y aurait pas eu de civilisation .
      Et je ne crains pas la mort. Tout au plus je crains la peine que j’éprouverai devant celle de mes proches, et la souffrance qui peut la précéder (surtout si je suis en maison de retraite mouroir, ou en soins palliatifs si on me laisse mourir de faim et de soif après débranchement des tuyaux de survie, brrrrr).
      Je pense donc que ce qui fait le plus peur c’est ce qui fait douter, parce que le doute démolit la certitude rassurante et qu’on ne sait pas à l’issue du doute ce qu’on découvrira ensuite (selon l’adage sage : « un tien vaut mieux que 2 tu l’auras »… il y en plein d’autres). L’au-delà de la mort est un doute pour bcp de monde. Ma certitude à moi est que je serai comme le poulet que j’enfourne : plus rien, puis de la poussière. Cela me rassure.

      1. Mais il est vrai, Dup, que moi je suis d’un autre monde, celui « des inutiles » quand bien même il fut un temps, je fus dans celui des « très utiles ». Mais là, je « philosophais » moins, pas le temps.
        Un petit sourire ?

      2. Je remarque que vous utiliser le verbe craindre et non l’expression avoir peur…
        Personnellement je ne me souviens pas plus d’être né que d’être mort
        Quand aux juges il ne leur reste plus qu’à faire pénitence
        Moi c’est plutôt les certitudes qui m’effraient, je ne suis même pas sûr d’être athée …

      3. Dup

        Je suis un peu comme vous j’ai l’impression ; mais je pense que nous ne sommes pas nombreux du moins en ce moment (tant de soi disant « certitudes » !). Peut-être parce, moi au moins et peut-être vous aussi, je n’aime pas les routes trop droites, trop nettes, trop tracées. J’aime bien quitter ces routes pour découvrir plein de sentiers encore naturels. Ils me donnent l’impression d’être plus libre et j’en retire bcp de richesses ; ils peuvent faire mal parfois si on s’écorche à trop de ronces. C ‘est pourquoi j’ai aussi besoin d’avoir des certitudes pour retrouver la route et ne pas trop m’égarer; certitudes se transformant en nouveaux doutes pour continuer à me sentir vivante. Donc ma naissance et ma mort, 2 seules certitudes que j’ai faites définitives, sont comment dire : un garde fou peut-être ?

        « Je remarque que vous utiliser le verbe craindre et non l’expression avoir peur… » :
        oui, parce mes doutes qui me permettent toujours plus de découvertes me permettent aussi de ne pas avoir peur ni de vivre, ni de mes certitudes passagères ni de mes deux définitives.
        Je ne suis pas une trouillarde, je n’ai pas peur de « l’extinction de l’espèce »….
        Brrrr manquerait plus que nous soyons immortels avec des milliers/millions… d’enfants sur nos épaules ! (ce que ce serait lourd !) parce que notre terre n’est pas extensible. Ou pire, qu’il ne puisse plus y avoir d’enfants.
        Sourire

      4. « Donc ma naissance et ma mort, 2 seules certitudes que j’ai faites définitives, sont comment dire : un garde fou peut-être ?  »
        Là, on est parfaitement d’accord effectivement.

        Pour le reste ma remarque voulait souligner que vous choisissez un verbe, une action pour désigner la peur, comme si quelque part vous vous l’autorisiez en considérant les faits. Avoir peur ou être effrayé c’est différent de craindre en ce que craindre suppose un danger hypothétique non présent dans l’immédiat (je le rapprocherai de redouter ou on retrouve le doute). Quand vous marchez dans la savane vous craignez le Lion, quand vous sentez son haleine vous avez peur 😉
        Moi j’ai vraiment eu peur du changement climatique, une fois, pendant la tempête de 1999 et bien figurez vous que je me suis surpris à prier n’ayant aucune autre action possible. J’en rie encore, mais je ne suis pas sur que ce ne soit pas jaune 😉
        Et au final ce que je redoute c’est que mon âme parte habillée de l’idée d’une « tête chenue » qui trône sur son nuage au lieu de celle d’un rosier et d’un prénom de femme 😉 Tout ça parce qu’on m’a versé de l’eau sur la tête quand j’étais petit ppfff… 🙂 🙂

  11. La poésie ne se traduit pas, tout au plus un individu parfaitement bilingue peut il se contenter de la plagier plus ou moins convenablement en fonction de la proximité de sensibilité et de vécu avec l’auteur. Cela dit rien n’empêche le lecteur ou plutôt l’auditeur (car il faut respecter la sonorité de la langue) d’en profiter même s’il n’a aucune idée du signifié. C’est simplement le logos en prise directe sur le monde :

    https://www.youtube.com/watch?v=MA-g77MUBDM

    1. A la réflexion pas besoin non plus de respecter une quelconque sonorité. Rien de tel que la réécoute d’un bon vieux Magma pour se remettre en cause 😉

      1. Pour remettre en cause ses propres certitudes , Kipling a connu une « écoute » bien plus terrible : perdre son fils à la bataille de Loos en 1915 .

        Ce qui lui a fait écrire un autre vers célèbre :

         » Si quelqu’un veut savoir pourquoi nous sommes morts / Dites leur : parce que nos pères ont menti . »

        A défaut d’être justes , les littéraires savent trouver , a priori ou a posteriori comment poétiser leurs enfants .

        J’apprécie davantage chez Maurois , qu’il était à la fois littéraire et scientifique . Michel Serres est aussi d’accord avec ça, qui donne plus facilement accès simultané au Yin et au Yang .

      2. J’en étais resté à la poésie considérée comme « genre littéraire » , mais il est vrai que l’expression poétique révèle des sensibilités que les autres genres littéraires ne convoquent pas forcément .

        Mais , pour rester dans la tonalité du billet qui s’empare de poésie ( d’un genre particulier ) pour en traiter de façon littéraire , on doit noter , du moins à son époque , que Verlaine aurait eu de la peine à écrire un poème pour son fils …

        Baudelaire lui avait une enfant , une sœur , mais un peu spéciale .

      3. Tous faux juannessy je suis persuadé qu à son époque les homosexuels avaient bcp plus de descendants que de nos jours et ce malgré la mortalité infantile…

      4. Nota : si vous voulez vous immiscer dans le quotidien d’un poète, que dis je, du Prince des Poètes, je vous conseille vivement de lire les correspondances de Stéphane Mallarmé.

      5. @Dup :

        J’ai déjà Stéphane Mallarmé en bibliothèque , mais , comme je suis d’une vieille génération ,j’apprécie les cadeaux , même quand je possède déjà l’objet , et surtout quand le cadeau est de qualité , sans le revendre sur E bay .

        PS : c’était donc vous le fils caché de Verlaine ?

      1. Traduire de la poésie relève du mensonge, de la naiveté et de la vanité tout à la fois… Rendre intelligible dans une autre langue un oeuvre qui n’est faite que pour être ressentie c’est la trahir et berner le lecteur.

        Vous voulez lire Shakespeare ou Lorca? il vous en coutera au minimum quelques années de vie outre manche ou outre Pyrénées. C’est le tarif et c’est bien fait pour ceux qui croient tout savoir sans se bouger le cul de leur fauteuil 🙂

        La poésie c’EST la vie, la littérature ne fait que la raconter… quelques millisecondes et une éternité les séparent 😉

      2. Tout à fait d’accord avec votre point de vue élitiste, mais de bonnes âmes veulent offrir du partage et traduisent…

      3. « Quand un vieil oracle noué et des fleurs en plastique ouvrent une hésitation à la grâce simplifiale des minutes par elles mêmes » M. Messagier

        Bon courage pour la traduction 🙂 🙂

        https://matthieumessagier.eu/mm/les-grands-poemes-faux/

        Et tant qu’on y est si quelqu’un peut me dire ce qu’il en est de « Moreno de verde luna » chez Lorca au bout de vingt ans sur sa terre d’origine, j’ai ma petite idée mais je serais bien incapable de la traduire autrement qu’en poésie… mais encore me faudrait il être poète …

      4. Il n’est pas élitiste de dire à celui qui mesure moins d’1m70 qu’il n’atteindra pas l’étagère du haut… Et ça peut même lui être utile 😉

    2. Dup
      « Poesie et littérature n’ont rien en commun…  » :

      Je vous donne raison quand vous distinguez la poésie de toute autre littérature, Art l’un comme l’autre, mais la poésie faisant plus appel à nos sens, nos sensibilités ou à l’irrationnel, quand d’autres formes de littérature ne font appel qu’à la raison ou à l’imagination. Je pense que la poésie est une « musique » mélodieuse qui s’écoute plus qu’elle ne se lit. Quand je l’écoute j’ai envie de danser ou parfois de pleurer. C’est ainsi que je la ressens. Bien que parfois derrière ces sons mélodieux il peut y avoir quelque âpre dureté à entendre, tel par ex. »Le dormeur du Val » d’Arthur Rimbaud .

      Dans le poème de Verlaine, je pense que le mot « littérature » évoquait dans son sens poétique « quelconque récit », « discours », ou vulgairement « explication de texte ». « Littérature »: ça rime mieux, c’est bien plus beau, et il est exact qu’on peut se passer de récit ou d’explication de texte. Magnifique Verlaine.

      1. Je ne suis pas certains qu’il s’agisse d’un Art, quelque part et de nos jours, c’est plus proche de la psychanalyse que de la littérature ou du moins de la représentation que j’ai de la psychanalyse ne m’y étant jamais soumis, P. Jorion saura me prendre a défaut si je m’égare. Cependant dans l’état actuel des chose, la nécessité de maitriser une technique nous conduit inévitablement à la considérer comme un Art…
        La littérature suppose l’écriture, or la poésie l’a vraisemblablement précédée, s’il est un Art duquel la rapprocher je pencherai pour la peinture rupestre, je suis presque sur que des sons étaient associés aux images de Lascaux. Des sons relatifs au ressenti du personnage dans sa relation à l’animal peint. D’ailleurs, on remarquera que les personnages, quand ils sont peints, foisonnement bcp moins de détails picturaux que les animaux. L’animal dont on ne connaissait pas l’intériorité se devait d’être précisément décrit dans son extériorité, au contraire de l’humain dont on avait l’extériorité exacte sous les yeux et dont l’intériorité pouvait être transmise par des sons. C’est une théorie toute personnelle qui n’engage que moi. La aussi le patron de séant pourra me prendre à défaut sous son chapeau d’anthropologue 😉

      2. Vous avez sûrement raison, l’Art a plus le sens de « l’habileté » ou « maitrise », et la poésie celui du « ressenti » . Elle est surtout sensuelle.

        Je pense comme vous qu’elle a précédé l’écriture et qu’elle était une musique ou un chant avant de devenir des mots. Je crois savoir que les trouvères ou troubadours chantaient la poésie et ne l’écrivaient pas.
        J’aime bien que vous évoquiez Lascaux : les homo. du paléolithique étaient selon moi plus sensibles qu’artistes, et je préfère dire par rapport à ce que vous écrivez que, si les êtres qu’ils étaient dont ils prenaient conscience (exemple peut-être ? leurs mains peintes) parce qu’ils ne vivaient pas dans la solitude de l’ascète (sûrement pour eux dieux ou déesses n’existaient pas encore puisqu’ils n’avaient pas peur d’eux mêmes), ils représentaient peut-être ce qui les éprouvait et donc les animaux auxquels ils étaient confrontés.

  12. Ça confirme votre élitisme à l’occasion sadique avec les untermensch, et utilitariste qui plus est. Bon j’ai ajouté un emoticon comme d’autres fois, mais j’ignore pourquoi ça marche pas, sans doute lié ma déficience en QI.

    1. Il n’y a de sadisme que si qqn comme vous est passé avant (et que je suis au courant) pour lui faire croire qu’il peut y atteindre ; et de lui expliquer aussi que son voisin plus grand passera à la porte sans se baisser… Avec un mentor comme vous, notre gars, il est bien mal barré pour avoir une représentation fidèle de la réalité…
      Votre définition de l’élitisme qui transparait ici me fait frissonner quand j’envisage ce qu’il doit en être de celle de l’égalitarisme dans le prisme de votre esprit…
      Je me passerai d’émoticone moi aussi maintenant que je suis informé de votre réalité…

      Nota : Je pensais comme vous il ya longtemps et je le vivais mal, j’en ai beaucoup tenu rigueur à celles et ceux qui m’ont décillé, aujourd’hui je pense avoir fait la paix avec eux et avec moi même, en tout cas à ce niveau là. Je crois que ça s’appelle trouver ses limites mais j’ai plutôt tendance à dire que ça consiste surtout à accepter d’être limité par ce que chercher à les situer exactement c’est très mauvais pour la santé…

      1. Dup 19 FÉVRIER 2019 À 12 H 57 MIN

        Désolé de l’embrouille, mais si vous savez que vous « pensiez comme moi » avant, je vais tout de même déplier l’embrouille.
        Il y a votre remarque sur l’acquisition d’un vrai bilinguisme (dix ans… d’après un témoignage reçu) qui seule permettrait l’accès à la poésie dans sa langue de composition car « la poésie ne se traduit pas ». Je vous dit mon accord sur le fond, et pour la forme elle se traduit non sans pertes. Pas de désaccord là dessus. Humoristiquement j’introduis le terme élitiste tout frais déporté du débat des Alexandre (alexandrins) pour me moquer gentiment d’une telle exigence réservée à une minorité donc élitiste. Vous introduisez une affaire de hauteur physique donc nains et géants et de portée dont je me moque à nouveau sans techniquement ajouter un emoticon. Les termes Untermensch, utilitariste, déficience et QI sont importés également du débat des alexandrins.
        Sadique peut consister aussi à redoubler en la nommant l’impuissance perçue dans laquelle un impossible fait obstacle à réaliser le désir qui y a mené.

        D’une façon pratique, je réponds personnellement, sans être dupe qu’un autre s’y sentira concerné. Mieux je joue parfois au billard. Ce n’était pas le cas ici. Quant à ce je pense, la litter alité plutôt que la lite rature en translangue.

      2. Ah bon tout vas bien alors je craignais de vous avoir sadiquement offensé, je vous ai donc mejuge, plus ne me reste qu’à faire pénitence

      3. DUP, 20 FÉVRIER 2019 À 10 H 13 MIN
        J’avais repéré que ce n’était pas votre tasse de thé d’où l’explication de texte en retour, et pas un retour à l’envoyeur au carré !

  13. Greta Thunberg pourrait très bien dire je suis ton père, ton fils, ta fille, et le saint esprit, étant parfaitement consciente de la co-responsabilité qui nous incombe tous. Dans tous les cas, bien au dessus d’un président français trop occupé à casser la gueule aux Gilets jaunes.
    ____________________________

    La chute de la météorite Trump. J’aime beaucoup cette couverture de livre, dans la même veine que les éditions Mille et une nuit. La cravate rouge comme le dard obscène du pouvoir et le T de Trump comme un clou planté de travers dans son cercueil, au mec. Un ciel étoilé pour rappeler notre vanité et Amen. Good job.

      1. Pour vous Dup

        Un exemple de ce qui n’est pas de la poésie, mais une apparence de poésie (plus « raisonnée » que ressentie, et plutôt satirique) :

        « Un marin-solitaire le repêcha,
        l’agrippant de ses mains rongées par les sels corrosifs,
        ses rides racontant ses combats héroïques,
        ses yeux brûlés par les dragons des mers,
        sa bouche taisant ses rêves de sirènes
        et sa foi cirrhosée par sa course des rhums. »

        Extrait de « les pérégrinations d’un hypocondriaque » : « le repli »

        Je ne savais pas dans quel genre littéraire « classer » cet ouvrage, alors je l’ai appelé « conte amoral ou immoral ».
        Un auteur de contes que j’aime beaucoup m’a dit que c’était un recueil de poésies.

        Je n’étais pas d’accord, je ne voulais pas que ce soit ainsi perçu, et quand un éditeur et pas des moindres a insisté par 2 fois pour l’éditer, j’ai refusé. Je trouvais que je l’avais bâclé. Il n’a pas dû comprendre, c’était mon premier ouvrage. D’ailleurs, dans cet extrait, je m’amusais à faire des vers en (mauvais) alexandrins. Ils n’avaient rien de « sensuel ».

    1. octobre :
      « La cravate rouge comme le dard obscène »

      J’ai plutôt trouvé qu’elle ressemblait à un pénis en berne et non à un dard (« sus en avant ! ») si obscène soit-il .
      Mais j’ai les idées mal placées. Peut-être à cause de mon âge, en berne aussi….. hi hi hi

  14. Dup !
    très tard (déjà 10 j) que je vous réponds :

    Merci pour le clip de Hubert Félix Thiefaine ( je l’écoute en ce moment en boucle, j’ai le frisson).
    Si vous passez par ici au hasard de vos chemins, je voudrais vous poser une question qui me turlupine depuis au moins 30 ans. Je me doute que je ne peux pas vous retrouver sur un autre billet si « sans importance » pour vous…
    J’ai raté l’occasion, n’ai ouvert que trop tard le lien ci-dessus puis … je vous ai perdu, zut….. je m’en veux.

    1. Pour moi H. F. Thiefaine est un Guillaume Apollinaire ou, plus encore, un François Villon de notre temps… Ou un tout autre, né enfant sauvage du vent, de la pluie et du soleil … Je l’aime depuis ….. plus de trente ans.

  15. Dup

    Puisqu’il n’y a plus personne ici et espérant que vous y reviendrez, je veux vous dire pourquoi, entre parenthèse, j’aime H.F. Thiefaine, ni comme un amant, ni comme un père, ni comme un frère, mais comme un ami depuis huit ans, outre le poète qui me subjugue depuis bien plus longtemps:

    Je l’aime parce qu’il a susurré plus que chanté, que j’ai ressenti « au creux de mon oreille » :
    « la solitude n’est plus une maladie honteuse » ( et depuis je n’ai plus honte, c’est entre nous).

    Si vous revenez, la question que je regrette de ne pas vous avoir posée et à laquelle je ne vous demande qu’une seule réponse : « oui » ou « non » :

    C’est une sorte d’énigme mais si vous êtes celui auquel je pense, vous comprendrez :
    Paris 74 adresse oubliée jusqu’à 76 Montmartre, Marie la blonde, Marie la brune, Roberte L.
    Quelle que soit votre réponse, cela me conviendra.

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