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109 réflexions sur « Faisons le point, le 17 mars 2019 – Retranscription »

  1. Encore faut-il savoir ce qu’on veut – les commentaires seuls font preuve d’une diversité déroutante!

    J’ai bien aimé vous voir vous lâcher sur la fin, ça me rappelle moi à chaque fois qu’on me lance sur la politique, l’économie ou l’écologie…

    Et j’aime bien vos vidéos où vous racontez des trucs moi.

  2. Le plus compliqué avec Paul Jorion, c’est de savoir à quel degré il faut prendre, dans l’ordre, ses mots, ses phrases, ses textes, ses livres, son oeuvre, ses messages, son blog, ses vidéos, ses actions. Quel est le point d’appui sur lequel se déploie tout ça, et comment se réconcilient les contraires ?

    Alors moi j’avoue, je n’y comprends rien. Question de bagages, de niveau, de cerveau, je ne sais pas, je ne suis pas armé. Ou bien alors c’est totalement l’inverse je comprends trop bien, et depuis longtemps. Et là ça me vexe… En fait je suis pris au piège de l’indécision suprême bien connue devant le génie lorsqu’il s’exprime. Il s’en faut toujours de moins qu’un cheveu pour que patatras.

  3. 1/ PP fédérer le gloubiboulga cité? C’est une blague comme la précédente non. Ou alors vous vivez sur la lune, c’est quand même énorme ce déni des choses.

    2/ Sur la question du programme et de la gauche la substance est là et pas ailleurs -surtout pas chez Glucksmann. Si vous avez des objections et réserves sur le propos -(en laissant tomber la personne siouplait), j’aimerais les entendre.

    https://www.youtube.com/watch?v=0fvFPAxBO8I&t=1767s

    1. Il y a avait deux programmes cohérents et charpentés dans la dernière élection présidentielle : celui de LaRem et celui de LFI .

      IIs ont fait des scores aussi minables l’un que l’autre .

      On change les partis , les bonhommes , les programmes ou les électeurs ?

      1.  »  »  » Il y a avait deux programmes cohérents et charpentés dans la dernière élection présidentielle : celui de LaRem et celui de LFI .  »  »  » … ( en grasses personnelles..)

        Ah?
        Pour LFI je vois bien… j’en ai personnellement suivi la longue et laborieuse (car ouverte) élaboration, ainsi que son édition. Une chronologie d’une longueur certaine parfaitement traçable.

        Pour LaRem …je vois moins..!..Pourriez-vous en préciser la teneur, le degré de précision dans les éventuels chapitres ainsi que la chronologie d’élaboration. Merci.

      2. Ils étaient tous les deux idéologiquement fondés sinon élaborés .

        Donc respectables ( selon ma définition de la respectabilité dans le débat politique ). Fondé ou respectable ne veut pas dire « bons  » . Je n’ai d’ailleurs voté ni pour l’un , ni pour l’autre au premier tour . Au second , je n’ai pas voté pour un programme .

        Dans mon commentaire précédent , l’essentiel est dans la question de la dernière ligne .

        J’aimerais bien voter pour un programme qui ferait plus de 50 % des inscrits au premier tour , sans avoir à lobotomiser les électeurs .

  4. « Ils ne croient plus au fait qu’on vivra après qu’on est mort ».

    Voilà une citation à méditer pour tenter de réintroduire en la vie un peu de curiosité philosophique et de sens, peut-être pas celui qu’elle a perdu mais rouvrir plutôt des portes qui ont été abusivement fermées par un scientisme réducteur qui s’est égaré en fausses certitudes.

    Le « on » de « on vivra » est-il celui de « on est mort » ?

    Le « tu » de « tu es poussières » est-il le seul « tu » du message évangélique ? Peu probable.
    Voilà une confusion fréquente qui pervertit toute la portée du message.

    La conscience doit-elle se laisser absorber par les processus psychiques compulsifs qui la forcent à s’identifier au corps propre (construction sensorielle illusoire, en 2D en relief pour la vue) ou au corps matériel (construction culturelle reflétant les modèles physiques à la mode) ?
    Les philosophies bouddhique (pas celle de la méditation bobo récupérée par le développement personnel) ou hindoue ont beaucoup à nous apprendre en méditation métaphysique sur ce sujet.
    Ces processus d’indentification jouent un rôle évident dans la survie pratique … comme chez un joueur vidéo qui s’identifie à Super Mario pour être plus compétitif dans le jeu et y sauvegarder sa « vie » (le joueur y ayant même droit à plusieurs « vies »).
    A la fin du jeu, les processus d’identification cessent car ils ne se justifient plus.

    La méditation philosophique, en pratiquant un « recul existentiel » par rapport à notre hypothétique corps matériel (représenté sensoriellement par le corps propre des processus perceptifs), nous permet de relativiser notre « petit moi physique ».
    … sauf si une parodie de science s’en mêle, comme dans les théories frelatées de la physique matérialiste scolaire.

    Le gros problème de la physique vulgarisée par les cursus scolaires depuis plus d’un siècle et de celle répandue dans un public même supposé scientifique tient à la magistrale absence du discours épistémologique qui devrait normalement accompagner toute théorie physique.

    « Il est faux de penser que le but de la physique est de trouver comment est faite la nature.
    La physique est seulement concernée par ce que l’on peut dire sur elle. » Niels Bohr 1927.

    L’épistémologie du siècle dernier a appris aux physiciens que les modèles physiques sont des représentations conceptuelles fabriquées par l’imaginaire et qu’elles ne sont pas la réalité en soi (« ceci n’est pas une pipe »), « réalité » d’une hypothétique « nature en soi » à jamais accessible.

    Les grandeurs physiques et tous les concepts de la physique (dont la notion de « matière », sans cesse revisitée) sont des constructions conceptuelles, nées à la conscience des chercheurs.
    Vouloir leur donner une existence en soi relève systématiquement du sophisme tautologique, comme la petite présentation suivante (que je propose à mes élèves du secondaire, en guise d’éveil à l’épistémologie).

    « Dans l’Antiquité, les Grecs ont avancé une hypothèse : le souffle du dieu Eole pousse les nuages.
    La preuve que le dieu Eole existe, c’est que les nuages avancent !

    Les physiciens d’aujourd’hui avancent une autre hypothèse : la force de pression pousse les nuages.
    La preuve que cette force existe : les nuages avancent !

    Si je vous demande d’aller me chercher un seau de forces, vous serez aussi embarrassé qu’un élève grec pressé de me présenter le dieu Eole. »

    Ces pseudo-explications des phénomènes sont des justifications ad hoc a posteriori qui relèvent de l’imaginaire conceptuel. Elles n’ont d’autres réalité que celle que l’on leur donne abusivement.
    Elles ont surtout un intérêt pratique dans l’approche des phénomènes mais c’est tout.
    L’épistémologie vise à encadrer philosophiquement ces conceptions imaginaires pour éviter de leur donner une portée métaphysique abusive.

    La notion de « force », prise comme un concept pratique n’ayant d’autre réalité, respecte alors les précautions épistémologiques.
    Mais lui donner une réalité en soi, en laquelle « on croit », en tant qu’explication ultime des phénomènes, relève au contraire de l’imaginaire religieux … et non de la science.

    Ce scientisme religieux des « Lumières », réfractaire à l’épistémologie critique, s’est appliqué à couper la tête au dieu Eole (comme on coupa la tête du noble un peu plus tard) … pour ne conserver que son bras, modélisé géométriquement et mathématiquement par le « vecteur force ».

    « Dieu bras sans tête » que l’on retrouve aussi dans la religion économique : la main invisible.

    Quant une société en arrive à imaginer des « dieux sans tête », est-il dès lors étonnant qu’elle finisse elle aussi par y perdre la tête ?
    🙂

    Pour revenir à l’énoncé de départ …
    Concernant l’hypothèse d’une « vie après la mort », vaste et complexe question, il devient ici évident que cette « religion des dieux sans tête » est assez mal placée pour vouloir imposer un discours péremptoire.

    Réduire l’identité humaine à un amas de particules physiques reflète déjà un réductionnisme scolaire qui enseigne le modèle de l’atome de Niels Bohr … en bottant gravement en touche le mode d’emploi épistémologique proposé par Niels Bohr lui-même.

    Dans une telle situation d’inculture, on peut s’attendre à tout …

    Les évangiles restent des textes encore largement incompris car lus avec des lunettes idéologiques manifestement trompeuses.
    D’où l’importance culturelle essentielle de rappeler ici de manière récurrente, par divers billets du présent blog, cette tendance commune à leur lecture en biais.
    Merci à l’auteur de ces rappels.

    1. @pascal gillardin
      j’ai lu avec intérêt l’ensemble de cette discussion…

      J’aimerais cependant pouvoir réduire le fossé entre ce que décrivez et… la « matière basique » des gilets jaunes !
      Je lis assez bien le français, usant fréquemment du dictionnaire pour les mots inconnus ou mal compris…

      Ceci dit pour exprimer une demande/ un souhait: faites, s’il vous plait, œuvre de vulgarisation 😉
      Je vous en remercie.
      J’ai cru comprendre que vous êtes un enseignant; des cours – sur le thème abordé ici – sont-ils accessibles ?

  5. Pour moi la crédibilité de la liste PP reposera sur la place des personnes estampillées PS et sur le groupe qie les élus rejoindront. Il y a sur Marianne en ligne une analyse interpellante sur le projet PP, liste vue comme un plan B pour l’oligarchie, le plan A, Macron, étant en train de faire long feu. Le depart de Thomas Porcher de l’aventure ne me rassure pas. Mais je suis d’accord, il faut plonger dans la bataille et accueillir toutes les bonnes volontés. Le positionnement de Raphael vs FI exprimé sur France Inter me convainc de la difficulté de rapprochement de ce côté là. Bonne continuation.

  6. Pour parodier Nietzsche :
    Dieu n’est pas mort, ses bras bougent encore !

    Le scientisme matérialiste contemporain n’a rien d’un athéisme, ni d’une gnose rationnelle, ni d’aucune étiquette que lui appose une parodie d’ontologie à la mode.

    Il s’agit d’une résurgence des religions animistes, sous une forme particulièrement dégénérée.

    Au passage, le culte idolâtre de l’IA par le transhumanisme constitue une option parmi d’autres de cet animisme résurgent.
    Il rappelle le réflexe naïf des peuples animistes qui découvraient la photographie et croyaient que, par sa proximité formelle avec le personnage représenté, le cliché « emprisonnait l’âme » du modèle.
    Le fantasme de « transfert de conscience » dans une structure pseudo-neuronale (électronico-biologique) ressemblant vaguement à un cerveau relève d’un réflexe animiste comparable.

    On sait pourtant par expérience que la conscience d’un jumeau défunt ne se « transfère » pas dans le cerveau survivant, pourtant bien plus semblable à l’original qu’un bricolage électronique.

    On n’arrête pas le progrès.
    😉

    « Le 21ème siècle sera spirituel … » … ou spirituel.

      1. Il est déjà et il sera … jusqu’au suivant et aux autres …

        Le mythe de la disparition du genre humain ne date pas d’hier.
        Aujourd’hui, il fait vendre des parodies de livres, des allumés aux allumés … ou des techniciens aux techniciens … ou des arnaqueurs aux pigeons.

        A chacun ses lubies mais, en l’occurrence, il faut vraiment n’avoir rien d’autre à f …

        Pour le mythe de la « fin du monde », il s’adresse prioritairement aux ignorants.

        Le « monde », au sens physique contemporain (univers 3D instantané, incluant les étoiles et tout le toin-toin , en voyage sur la ligne du temps), reste une superstition naïve pondue par les astronomes de l’Antiquité (sumériens et la clique), bernés par le paradigme grossier de la géométrie euclidienne (dépassée depuis), ayant fondé plus tard le réductionnisme conceptuel de la mécanique classique, de Newton aux derniers brontosaures du matérialisme contemporain.

        Le monde aura une fin à la mesure de ses débuts : la fin annoncée d’une croyance populiste débile.

  7. « Il est faux de penser que le but de la physique est de trouver comment est faite la nature.
    La physique est seulement concernée par ce que l’on peut dire sur elle. » Niels Bohr 1927.

    Il est pour sûr plus aisé de s’extasier devant les platitudes populistes du technicien Albert Einstein, à la portée du citoyen lambda (et des médias qui ont mis ce clown à l’affiche) … que de prendre la peine de chercher à pénétrer la pensée scientifique bien plus subtile d’un génie atemporel comme Niels Bohr.

    Notons pour l’anecdote que les suivis contemporains de la controverse qui engagea les deux bonhommes concernant la notion d’intrication quantique tendent aujourd’hui à confirmer plutôt la position de Niels Bohr.
    Bref.

    Perso, je considère la controverse comme scolaire et naïve.
    L’univers-bloc est un. Point !

    Considérer une branche qui y bifurque comme donnant naissance à deux branches distinctes (Einstein) ou une branche double conjointe à la branche-mère (Bohr) n’est pas une question ni d’ontologie ni de physique mais bassement lexicale.
    La controverse n’a rien de scientifique, elle relève « bêtement » de conventions linguistiques …

    Pauvre époque !

  8. En fait, la problématique n’est pas que lexicale mais reste aussi oiseuse.
    La similitude (paramètres quantiques liés) des deux branches (particules 4D) n’est pas une nécessité logique mais une simple conjoncture arbitraire de la structure de l’univers-bloc (on peut imaginer un univers-bloc différent tout aussi présentable).
    Et alors ? … Foutaise.
    Pendant ce temps, ces gugusses n’ont toujours pas vu que la structure géométrique subjective des percepts visuels n’est pas intégrable à la structure des modèles de géométrie objective de l’univers physiques (qui reste en outre une construction conceptuelle ontologiquement gratuite).
    Ce qui invalide radicalement les superstitions matérialistes. Comprenne qui pourra.
    Ah, ces techniciens ! 🙂

  9. Désolé pour cette digression nocturne assez brouillonne sur la notion de « monde » en physique.
    Oups !

    Pour la collapsologie, elle enseigne surtout sur l’emballement inquiétant de certains paramètres, ce qui diminue la lisibilité de la complexité globale et rend toute prospective de plus en plus hasardeuse.
    Les multiples scénarios dystopiques mobilisent conjointement les prises de conscience des problèmes et contrebalancent les diverses utopies naïves (new age, foi aveugle en la technologie …). Mais dans l’ensemble, elle ne met pas tous les humains dans le même sac ; elle prévoit surtout un accroissement des inégalités entre des pans entiers de la population qui vont subir cruellement les changements et des niches éparpillées de survie confortable réservées à des cercles fermés de privilégiés … cet ensemble d’options diverses relevant quand même d’une prospective assez aléatoire.

    Le tout crée alors une nouvelle dialectique, assez peu étudiée par les analyses des « collapsologues », qui se cristallisent généralement sur un seul scénario réducteur plutôt que de confronter les divers avenirs possibles avec un recul analytique suffisant.
    La collapsologie relève encore fortement de l’imaginaire fantaisiste, proche de la littérature de fiction (ce qui n’est pas péjoratif et a le mérite de réveiller les consciences ; certaines œuvres de fiction du siècle dernier ont pris une dimension dramatique actuelle), et reste encore à un stade trop embryonnaire pour être considérée comme une science.
    En outre, la peur est mauvaise conseillère.

    1. Sinon, pour résumer la trame du propos peu lisible (encore désolé) sur la notion de « monde » en physique …

      La notion de « temps universel » est indissociable de celle « d’univers instantané ».
      Élémentaire, mon cher Watson.

      La mécanique relativiste a radicalement invalidé la notion de « temps universel » (pour ce côté face, la littérature scientifique en a pris acte) mais le côté pile est généralement passé sous silence …
      cela invalide conjointement la notion « d’univers 3D instantané ».

      Le « monde » (univers 3D instantané de la mécanique classique, vieille fiction d’astronomes) rejoint ainsi la catégorie des mythes religieux.

      Il n’y a, physiquement, pas plus de « création du monde » que de « fin du monde ».
      Ces notions relèvent de l’imaginaire mythique.

      Lorsque le physicien imagine une « tranche instantanée » de l’univers-bloc 4D (atemporel), il s’agit aussi d’une fiction.
      Cette fiction se distingue d’autant plus nettement de la notion de « réalité en soi » (derrière les apparences sensorielles) que cette « tranche instantanée » transgresserait les principes structurels de la géométrie pseudo-euclidienne (voir les transformations de Lorentz) :
      le couteau qui découperait cette tranche tronquerait l’hyper-cône causal de lumière à une vitesse qui dépasserait nécessairement celle de la lumière.
      Le couteau peut découper physiquement à l’intérieur de l’hyper-cône mais pas l’hyper-cône lui-même … sinon au plan strictement imaginaire et fictif.

      Cette notion de tranche instantanée ne serait pas seulement aléatoire (la notion d’instant commun à cette tranche dépend en fait du protocole de mesure du temps, protocole arbitraire fondant la notion-même de « relativité ») … cette « tranche instantanée » n’a tout simplement aucune réalité physique.
      Il s’agit d’un pur fantôme de la mécanique classique qui postulait abusivement la possibilité d’interactions causales instantanées à distance.

      Cette critique est applicable à la notion-même d’objet instantané, tranche locale de l’univers-bloc.
      La notion d’objet est, elle aussi, un fantôme de la mécanique classique.

      La notion de « cerveau instantané » ne correspond ainsi à aucune réalité physique.
      Ceci invalide alors le paradigme le plus courant des sciences cognitives.
      Le cerveau est bien une fiction de la mécanique classique.

      Cette critique rejoint la notion « d’illusions de la māyā » en philosophie hindoue.

      1. Le « monde » (notion fictive d’univers 3D euclidien) a peut-être été créé en six jours …
        par un astronome sumérien !

        Le septième jour, il aurait alors pris congé …
        pour rigoler de sa farce.

        La blague court toujours …
        Ah, ces Sumériens, quel sens de l’humour !

  10. De la triche chez les amibes

    par Pascaline Minet

    Au palmarès des bizarreries du monde animal, le cycle de vie des amibes sociales mériterait sans doute un bon classement. En cas de disette, ces êtres unicellulaires qui peuplent les sous-bois peuvent s’associer les uns avec les autres pour former une sorte de limaçon, capable de se déplacer sur quelques millimètres. A l’issue de ce déplacement, certaines des amibes peuvent se disperser vers de nouvelles sources de nourriture. Cette coopération n’est toutefois pas parfaite. Certaines amibes profitent en effet des efforts des autres pour se disséminer, sans contribuer au bien commun! Ce comportement interroge les spécialistes de l’évolution: comment une telle forme de tricherie peut-elle apparaître chez les êtres relativement simples que sont les amibes? Une étude publiée dans la revue Proceedings of the Royal Society B par un jeune biologiste de l’Université de Lausanne (UNIL) dévoile les ressorts de ce phénomène.
    La tricherie chez les amibes sociales est connue depuis une dizaine d’années. Elle a été observée autant sur des souches sauvages de Dictyostelium discoïdeum (nom latin de la bestiole) que sur des souches élevées en laboratoire. Dans tous les cas, le scénario est le même: quand les amibes sont privées de leur nourriture préférée – des bactéries –, elles se regroupent sous la forme d’un limaçon pouvant rassembler plusieurs dizaines de milliers d’individus unicellulaires.
    Une fois qu’elles se sont déplacées sous cette forme, les amibes forment des tiges dirigées vers le ciel (voir image), qui portent à leur extrémité une sorte de bourgeon constitué de leurs congénères. Ceux-ci peuvent alors être emportés vers de nouvelles contrées par le vent, la pluie ou le passage d’un insecte.
    Cette organisation nécessite toutefois un sacrifice: toutes les amibes qui forment les tiges (soit 20% de l’ensemble) meurent à la fin du processus. Or les biologistes ont remarqué que certaines souches évitaient soigneusement de contribuer à leur formation, et donc d’être condamnées. Au contraire, ces mêmes souches se retrouvent en forte proportion parmi les cellules qui se trouvent au bout des tiges, et qui seront dispersées. Elles assurent donc leur propre survie, sans aucunement contribuer à celle des souches auxquelles elles sont associées et qui les ont aidées. Ce sont des profiteuses, des tricheuses!
    L’origine de cette tricherie demeurait méconnue jusqu’à peu. Rien ne permettait en tout cas d’affirmer qu’elle apparaissait spontanément dans la nature, sous l’effet de la sélection naturelle; les tricheurs mutants créés en laboratoire pouvaient en effet simplement être des aberrations. «Quant aux tricheurs observés dans la nature, il pouvait s’agir de souches qui ne collaborent pas bien ensemble parce qu’étant trop différentes d’un point de vue génétique», affirme le biologiste Brian Hollis.
    Ce jeune chercheur américain, en post-doctorat à l’UNIL, a voulu savoir s’il pouvait générer des souches d’amibes «tricheuses» en laboratoire. Pour tester cette hypothèse, il a constitué différentes populations de D. discoïdeum. Dans l’une d’elles, une souche sauvage a été mise en contact avec une souche de laboratoire, de génome différent. Celle-ci avait été rendue fluorescente par génie génétique, afin de la différencier.
    Lorsque ces deux souches étaient mises en commun dans leur forme initiale, la souche non fluorescente avait tendance à tricher: ses représentants se retrouvaient en plus faible proportion dans les tiges que ceux de la souche fluorescente «honnête». Ils ne prenaient donc pas le risque de périr pour la communauté.
    Le biologiste a laissé ces deux souches former un limaçon et se disperser. Puis il a prélevé les individus de la souche fluorescente qui étaient tout de même parvenus à se disséminer, et a remis ces spécimens vertueux en contact avec des cellules de la souche crapuleuse initiale. Ceci afin que tout ce petit monde se regroupe de nouveau en limaçon. Et ainsi de suite, à dix reprises.
    Le chercheur s’est alors aperçu que la souche fluorescente initialement intègre avait appris à résister à la tricherie de sa partenaire: ses cellules étaient désormais moins fréquentes dans les tiges, et donc plus nombreuses à se disséminer…
    Cependant, mise au contact d’autres souches d’amibes profiteuses, cette même souche n’a pas aussi bien résisté à la tricherie que face à sa première rivale non fluo. «Cela montre qu’elle s’est adaptée à une forme de triche particulière, et pas aux autres», interprète Brian Hollis.
    Cette étude démontre que des mécanismes d’adaptation à la tricherie peuvent voir le jour rapidement chez les amibes. «Si nous avons pu les faire apparaître aussi vite en laboratoire, cela signifie que ces phénomènes doivent être courants dans la nature», estime Brian Hollis. Les amibes coopéreraient donc, tout en cherchant continuellement à tirer profit de la situation et à parer les assauts de leurs partenaires…
    «Si tu veux la paix, prépare la guerre»: cette maxime semble avoir été créée pour Dictyostelium discoïdeum.

    https://www.letemps.ch/sciences/triche-chez-amibes

  11. Pour le déisme, le théisme et les religions révélées :
    Dieu créa le « monde ».

    Pour la religion scientiste matérialiste :
    Le « monde » fut créé lors du « Big Bang »,
    récit mythique de la « naissance d’un univers 3D instantané » (superstition de la mécanique classique), récit qui se déroule « universellement » (en contradiction avec la relativité) selon la « flèche du temps ».
    Ce Big Bang se raconte ainsi par un récit, comme si un observateur humain y était présent (!?) et relatait ses perceptions sensorielles (d’un hypothétique point d’observation universel !?).

    Pour l’ontologie du 21ème siècle respectant une épistémologie actualisée :
    Le « monde » est une superstition, née d’une interprétation inadéquate de la structure atemporelle de l’univers-bloc (lui-même une hypothèse ad hoc).
    Cette superstition de « monde » a été créée par les astronomes de l’Antiquité, selon le réductionnisme de la géométrie euclidienne. Ce « monde » n’a aucune valeur ontologique.

    La structure de l’univers-bloc 4D est une représentation subjective virtuelle atemporelle (un modèle ad hoc), tentant de représenter par modélisation fictive ce que la conscience ressent comme une « source de coercition objective » à ses sensations subjectives, inhérentes aux phénomènes sensoriels (ses « percepts » : visuels, tactiles, auditifs, gravitationnels …).
    Cette structure virtuelle 4D (l’univers-bloc) est atemporelle et reste par définition « incréée ».
    Elle se présente scientifiquement sous le style descriptif (modèles géométriques théoriques et atemporels) et non sous le style narratif (inhérent à tout récit cosmogonique mythique).

    Cette ontologie scientifique ne présente aucun mythe créateur (considéré comme réification projective abusive de la temporalité subjective de la conscience).
    Elle tente seulement d’étudier rationnellement l’hypothèse ad hoc d’une source coercitive objective aux percepts conscients.

    Dans le cadre particulier des sciences cognitive, la notion d’objet physique (comme le cerveau) s’y présente comme hypothèse de travail, en prenant acte des limites d’un tel réductionnisme.

    Cette ontologie ne considère pas la croyance en un « monde réel » comme rationnelle.
    Elle considère la « matière », concept gratuit, comme une hypothèse religieuse naïve.
    Contrairement au physicalisme, elle admet les modèles physiques comme hypothèses de travail et non comme réalités en soi.

    Une telle ontologie ouvre la porte au développement ultérieur d’une spiritualité non religieuse et non superstitieuse.

    Elle considère le récit cosmogonique du Big Bang, récit temporel en style narratif, comme un récit naïf en termes non scientifiques.
    Elle considère les diverses versions du scientisme matérialiste comme des religions animistes populistes primitives.

    L’expression « dieu créa le monde » présente 3 niveaux de superstitions religieuses :
    – dieu
    – le monde
    – la temporalité du récit.

    La religion matérialiste se débarrasse grossièrement (via d’autres superstitions comme la matière et non par la raison) de la première de ces superstitions.
    Elle reste naïvement sous l’emprise des deux autres.

    Il y a du boulot !
    🙂

    1. A partir de vos textes et en capitalisant sur mon expérience, je crois pouvoir dire que le monde du petit matin -celui des lueurs blêmes de l’aube- se partage en deux:
      d’une part les caféiste et d’autre part les théistes.

      1. Seulement après la deux millième signature de la pétition que vous lancerez en ce sens .

        S’il s’agit bien d’un commentaire sur l’échange Gillardin – Rosebud , je me contenterai d’avancer , avant la pétition , qu’il mérite qu’on s’y attarde , mais sans doute pour rester sur le sentiment qu’on avait déjà un peu la vague idée que les choses sont toujours plus complexes et simples à la fois qu’on tente de l’imaginer .

        Que ça devrait rendre plus tolérant .
        Qu’il faut aimer ses enfants et le sourire .

        Bon , avant la deux millième , j’ai encore le temps de réfléchir ou de dormir suffisamment pour que fiat lux .

  12. L’école laïque n’est actuellement pas neutre au point-de-vue confessionnel.

    Elle présente, dans son cursus antérieur au Bac, des cours de sciences (physique et chimie) en dehors de tout cadre épistémologique adapté.

    Elle élude notamment du programme général en sciences les précautions épistémologiques essentielles énoncées par Niels Bohr,.
    Cette grave lacune pédagogique transforme par exemple le modèle de l’atome de Bohr (modèle fictif servant originellement d’hypothèse de travail et non de description physique objective de la « Nature en soi ») en un instrument de propagande des superstitions matérialistes.

    Chez les grecs de l’Antiquité, l’atomisme avait déjà promu des idéologies (religieuses) matérialistes arbitraires en concurrence d’autres idéologies religieuses plus traditionnelles. Tentative fructueuse.
    Ce fait historique devrait inviter aujourd’hui à une réflexion épistémologique conséquente chez les pédagogues … sauf si les décideurs politiques sont eux-mêmes sous l’emprise religieuse de ces superstitions matérialistes (via un endoctrinement maçonnique dévoyé notamment).

    En physique, une présentation réductrice des grandeurs physiques tend à les transformer en « êtres réels », plutôt que de simples outils conceptuels imaginaires, d’intérêt exclusivement instrumental.
    Par exemple, une présentation bâclée du « vecteur force » (originellement pur concept mathématique ad hoc) induit dans la culture commune, dès l’adolescence, des superstitions relevant d’un « animisme physicaliste » (le bras d’un dieu sans tête).

    Le plus cocasse …
    Les écoles privées d’obédience catholique (entre autres) propagent aussi via leur cursus (pré)scientifique ces mêmes superstitions matérialistes et animistes.

    L’université ne fait pas mieux … sauf à partir d’un haut niveau de spécialisation (hautes énergies, mécanique quantique …), où les considérations épistémologiques sont enfin (!) introduites aux réflexions.

    C’est « un peu peu ».

  13. Dans un tel contexte matérialiste superstitieux, quand le ministre en fonction fait appel à un technicien spécialisé en « électromécanique auto appliquée au cerveau » (issu de la nouvelle mode des neuro- pseudo-sciences) pour réformer en profondeur l’éducation nationale, on se dit qu’on arrive apparemment à la fin de quelque chose …

    La fin du « monde » (cette vieille superstition d’astronomie euclidienne) sans doute ?
    🙂

  14. https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Diel

    Dommage pour la référence indirecte au lobotomisé Spinoza, sinon le reste vaut franchement un petit détour … même si l’artiste fut un correspondant du pitre Einstein. Nul n’est parfait.

    Pour rappel, Spinoza était un ouvrier verrier relativement idiot (en plus d’être un petit bourgeois planqué et frileux, précurseur des bobos contemporains à la mode Frédéric Lenoir, admirateur prévisible du bonhomme …).

    Après des années passées à polir des verres pour corriger les faiblesses optiques humaines, ce grand génie éternel n’a jamais compris ce détail phénoménologique géométrique aussi évident qu’essentiel :
    les percepts visuels humains ne sont pas en 3D objective et ne peuvent dès lors être intégrés dans la structure conventionnelle du monde physique, a fortiori au cerveau physique. Lapalissade.

    La conscience n’est donc pas « dans le cerveau » (ni dans l’univers physique), déjà.
    Mais corollairement, l’univers physique ne constitue manifestement pas un ensemble exhaustif de « l’être ».

    Le pilier populiste du buzz marketing récent de l’oeuvre naïve de ce rigolo : son propos est suffisamment idiot pour remplir les conditions de la littérature creuse des médias de masse contemporains.
    Un succès annoncé en librairies populaires. Business is business.

    Bientôt, « Spinoza » sera une marque de nourriture pour chats …
    Plus c’est con, plus ça se vend.

    1. … ou à polir des verres pour instruments optiques divers … d’autant plus consternant !

    2. Quelle idée de s’en prendre avec tant de véhémence à ce brave Spinoza … à deux heures du mat’ ?!
      La vérité serait-elle au fond de la bouteille ?
      Oups.
      N’empêche qu’avec le recul, il a raconté de belles inepties !

  15. En fait, Spinoza a réussi à fusionner les 3 niveaux de superstitions des religions théistes :
    – dieu
    – le monde
    – la temporalité subjective de la conscience projetée sur un en soi physique
    – en y ajoutant l’hypothèse loufoque de l’exhaustivité de la géométrie euclidienne.

    Bel exercice de style ! (repris par cet autre technicien Einstein)
    Mais rien à voir avec la philosophie …
    sauf si la philo s’abaisse jusqu’à devenir un propos populiste …
    notamment la version d’un vulgarisateur comme Lenoir, mettant soi-disant la philo à la portée des enfants !???

    Les « enfants philosophes », nouvelle lubie bobo !
    Lubie reprise par les diverses associations de la Laïcité, où les bobos ne manquent pas … associations qui encensent conjointement Spinoza. Pauvre Laïcité.

    Cette mode inquiète :
    – Soit une nouvelle génération est apparue en France avec des prédispositions intellectuelles surnaturelles, jamais vues dans l’Histoire, ici ou ailleurs.
    – Soit ce que les médias de masse considèrent aujourd’hui comme de la « philosophie », relève des préjugés infantiles.

    Au choix …

    1. Avant , pendant et après la bouteille nocturne , il en passe des choses dans la tête de Pascal Gillardin , presque autant que dans celle de Paul Jorion !

      Mais Paul Jorion fait un point , au moins provisoire , plus rapidement . et il assassine plus facilement Hayek que Spinoza et Einstein .

      Qu’en pense Madame Gillardin ?

      1. A chacun sa spécialité.
        Il ne s’agit pas non plus d’une compétition.
        Chacun a son rôle à jouer dans une problématique assez vaste.

      2. Si chacun exerçait son droit fondamental au libre examen par rapport à tout formatage scolaire ou médiatique, sans exception, on n’en serait pas là.
        Gober les conneries de Spinoza ou toute autre référence culturelle frelatée participe d’une soumission plus large à la manipulation culturelle globale … surtout quand des institutions laïques participent passivement à cette dérive plutôt que de jouer leur rôle de défense des citoyens contre le lobbying idéologique mensonger.

      3. Dans le registre des sciences cognitives et de l’ontologie, monsieur Jorion déjà ici « fait un point rapidement » de la position de Benjamin Libet.
        J’ai pu évaluer la validité de ce point rapide.

      4. Concernant Hayek, le propos de P. Jorion est évidemment plus expert que le mien … d’où mon silence sur ce thème.

        Concernant l’épistémologie centrée sur la physique et la géométrie, je me permets par contre de présenter mes positions.
        Je m’applique à les détailler car elles ne sont pas forcément évidentes à tout le monde.
        Le formalisme des commentaires de blog ne permet pas non plus de les argumenter comme une thèse.
        Cela garde ainsi malgré tout une allure évasive.

      5. Pour rappel, Benjamin Libet est le grand savant qui passe des heures à écouter un cobaye humain lui relater ses propres faits de conscience lors d’expériences neurologiques …
        savant qui finit par conclure (après mûre réflexion) que les faits de conscience du cobaye n’ont aucune action coercitive sur son cerveau.

        Conclusion au comble de l’ubuesque.

        Comment le cobaye pourrait-il alors communiquer ses propres faits de conscience si ceux-si n’exercent aucune action coercitive sur son cerveau ?
        Par télépathie ???

      6. Exposé rapide mais plus explicite concernant certains travaux de B. Libet …

        Les faits de conscience du cobaye des expériences de Libet peuvent être transmise à expérimentateur selon deux options théoriques.

        La première option suivant la chaîne causale suivante :
        1. divers percepts conscients apparaissant à la conscience du cobaye
        2. ils ont transmis au cerveau du cobaye
        3. les organes du langage du cobaye traitent ces infos
        4. le langage physique du cobaye (parole, signes physiques divers) les expriment
        5. jusqu’à la perception physique de l’expérimentateur … lequel peut alors comparer (temporellement notamment) ces percepts conscients du cobaye avec les événements neurologiques du cobaye.

        La seconde option sauterait les étapes de 1 à 4 :
        – il s’agirait alors de télépathie.

        Les expériences de B. Libet ne considèrent pas la télépathie et l’expérimentateur s’y fie à la seule transmission physique via le cerveau du cobaye.
        Elles admettent donc implicitement les passages 1-2-3

        Pourtant, après analyse comparative entre événements neurologiques et percepts conscients du cobaye, la conclusion de B. Libet répandue dans la littérature de vulgarisation est la suivante :
        « les percepts conscients ne peuvent avoir d’influence causale sur la neurobiologie du cerveau ; la neurobiologie du cerveau serait systématiquement antérieure aux faits de conscients du cobaye ».
        Conclusion manifestement absurde, en contradiction avec les hypothèses de base du protocole de l’expérience.

        Quelques amendements sont parfois apportés à cette conclusion loufoque : la conscience du cobaye pourrait malgré tout exercer un certain droit de veto pour stopper les processus neurobiologiques en cours.

        On comprend ici aisément que le rôle de la conscience ne se limite pas à un droit de veto.
        Les modalités des faits de conscience sont introduits de manière bien plus complexe qu’un simple « droit de veto » dans la formulation linguistique du message du cobaye adressé à l’expérimentateur.

        Cette formulation par le langage invite à concevoir une interaction bien plus complexe, entre conscience et cerveau, qu’un simple droit de veto a posteriori.

        Les expériences de Libet se rapportent à des événements neurologiques assez précis et réducteurs, non représentatifs de la totalité du fonctionnement psychologique conscient humain.

        En déduire abusivement, dans une littérature de vulgarisation (aux conclusions sommaires reprises par un ancien article du présent blog sur un prétendu « non rôle de la conscience »), ne relève nullement de la démarche scientifique.
        La relation conscience-cerveau est bien plus complexe que les interprétations déterministes des travaux de Libet, interprétations gravement biaisées qui servent le lobbying des diverses idéologies matérialistes.

        Ces thèses erronées de pseudoscience ne sont pas anecdotiques.
        Elles faussent gravement toute étude de la problématique philosophique essentielle concernant le « libre arbitre ».

        Ce que mes commentaires au style discutable tentent ici de mettre en évidence :
        un lobbying idéologique matérialiste ambiant (depuis deux siècles) corrompt à la base la culture occidentale par une large liste de thèses matérialistes erronées, présentées fallacieusement comme des « vérités scientifiques » par un dévoiement manifeste de la science.

        Ce dévoiement anti-culturel commence déjà dans les cursus scolaire où l’on fait dire au modèle de Bohr le contraire de ce que Bohr voulait transmettre au plan épistémologique.

    2. J’ai après-coup le regret de vous avoir servi un faire valoir pour des traits de plume qui me paraissaient au sabre tailler dans des sujets sensibles, mais la littérature servie depuis à l’inconvénient soit d’être imbitable pour moi à défaut d’une culture suffisante dans certains domaines, et vos dézingages de figures respectables avec des arguments à l’emporte pièce, laissent à désirer…
      Althusser avait consacré un enseignement à la philosophie spontanée des savants, et il n’est pas besoin d’être grand clerc pour entendre une philosophie spontanée des enfants, du coté de l’innenwelt comme de l’umvelt, quand bien même ces notions sont problématiques, elles illustrent spontanément de quoi ça cause. Bien assez à faire avec les pré-jugés infantiles des supposées grandes personnes, pour laisser tranquille à l’école le soin de subvertir les pré-jugés enfantins. Et la division du travail étant ce qu’elle est, c’est tout de même à l’éducation nationale que revient la responsabilité de ce qui est enseigné, en laissant peut-être aux philosophes et aux moralistes qui s’y mêlent, celle de ce qui est enseignable. J’ignorais tout du Lenoir qui vous préoccupe, juste consulté Wiki et son site Officiel, vous lui faites donc de la publicité ! Je ne trouve à lui reprocher que ses déclarations inadéquates à propos de vaccinations. Pour le reste, je fais confiance à l’EHESS et si le titre « d’intellectuel français qui a vendu le plus de livres au cours des cinq dernières années » impressionne, j’ignore tout du contenu et de ses effets. De là à user du site de Jorion pour à la fois faire connaître et dénoncer, c’est bizarre pour moi.

      1. Rosebud, bonsoir,

        J’ai déjà dénoncé ici les grosses magouilles de Lenoir et ne vais pas recommencer l’exposé en détails.
        Pour votre curiosité (si les fausses apparences rassurantes n’éteignent pas celle-ci …), en voici un rapide résumé …

        La Fondation Seve (F. Lenoir, Matthieu Ricard et la clique) est une association « très propre » qui cherche à promouvoir notamment la Mindfullness, dans le but de rincer la cervelle aux enfants dès leur plus jeune âge … en contournant les garde-fous de la laïcité prévus initialement pour éviter ce genre d’endoctrinement arbitraire.
        Leur projet idéologique est de promouvoir les superstitions new age, notamment pour endormir la classe moyenne et la bercer d’illusions pendant que le capitalisme international s’applique à accroître les inégalités sociales « dans la joie ». Lenoir est lui-même une machine à sous.
        Le vieil outil de l’opium du peuple.

        F. Lenoir dispose également d’un vaste réseau de relations : son père était directeur de l’ENA.
        Ceci lui permet d’impliquer dans sa Fondation des institutions (toujours très propres) et des personnages au-delà de tout soupçon.
        Ceci a pour effet prévisible de baisser la garde critique de citoyens de bonne foi, comme vous.

        M. Ricard est le bras droit du dalaï lama en Europe occidentale. Son père fut en outre un disciple du gourou charlatan Gurdjieff (ennéagramme). Pas très présentables comme références.

        Le centre d’Esalen en Californie tire les ficelles de ces diverses magouilles (new age, mindfullness, ennéagramme, etc.) en Occident.
        Un des gourous d’Esalen, Jon Kabat-Zinn, est le principal promoteur international de la Mindfullness et avoue lui-même publiquement que cette technique n’a aucune confirmation scientifique probante … contrairement au marketing français de cette supercherie (qui élude sciemment les études américaines).

        Le milieu d’origine de cette technique bouddhique la réserve aux adultes sous un encadrement strictement réglementé pour en éviter les dérives, connues depuis des siècles.
        Elle y est fortement contre-indiquée aux enfants, surtout en dehors du cadre bouddhique adéquat.

        Frédéric Lenoir se fout magistralement de ces avertissements.

        En Occident, des études universitaires ont été réalisées sur cette technique. Elles en concluent des dangers évidents : faux souvenirs, diminution de la mémoire à long terme, perturbations cognitives, dérives psychotiques, etc.
        Cette méthode est ainsi particulièrement contre-indiquée pour les enfants … surtout entre les mains d’amateur formés très superficiellement.

        Ces études universitaires critiques on été réalisée surtout aux Etats-Unis … où la mode de la Mindfullness a été fortement relativisée depuis.
        En France, des lobbies new age où sont impliqués F. Lenoir, Matthieu Ricard, Bruno, Giuliani, Christophe André, tous impliqués également comme gourous de la Fondation Seve, s’acharnent à fausser l’information pour présenter des parodies d’étude, sans valeur scientifique (ils ont même créé une société bidon et pseudoscientifique à cet effet de marketing mensonger), à finalité de promotion cette supercherie en francophonie.

        Malgré ces importantes critiques et mises en garde, bien connues de Lenoir et son gang, la Fondation Seve propose pourtant (pour des prix peu démocratiques) des formations farfelues en 4 petits weekend !!!
        Comme si les adeptes allaient ensuite vendre des aspirateurs en porte-à-porte.

        Ces formations éclairs débouchent sur une certification bidon, qui permet ainsi à des amateurs inévitablement inaptes à gérer ces techniques assez sophistiquées et psychiquement dangereuses, de se présenter ensuite dans des écoles et d’y jouer aux apprentis sorciers avec la psyché des enfants.
        Le tout en radicale contradiction avec les principes fondateurs de la Laïcité.

        De un !

        Ensuite, cette formation à une technique de manipulation mentale dangereuse est déguisée en formation philosophique, tout aussi bidon.
        Cette formation prétendument philosophique dispensée par Seve à ses futurs enseignants ne remplit elle non plus aucune garantie de sérieux. Elle est en outre conjointe à la fausse formation en mindfullness pendant ce temps record de 4 weekends (pour la double formation !), raccourci qui dépasse l’entendement.

        Cette fausse formation présentée comme philosophique consiste en fait en un dévoiement grossier et manifeste de la méthode Lipman.
        Cette méthode demande à la base de la part de l’enseignant une bonne culture philosophique générale et une formation psychologique et pédagogique adéquate.
        Prérequis essentiels dont se fout magistralement ((de nouveau) la démarche de la Fondation Seve, dans son industrie de lobbying new age.

        Par ailleurs, la méthode Lipman est diamétralement opposée à toute démarche de lobbying idéologique … alors que les gourous de cette Fondation trempent jusqu’au cou dans des lobbies idéologiques new age proches des magouilles du prosélytisme tibétain (Matthieu Ricard n’est évidemment pas idéologiquement neutre !).

        Mais le détail qui arrange bien cette entreprise de lobbying idéologique : la méthode Lipman permet à l’enseignant de ne présenter aucun cursus en règle. En théorie, la méthode laisse aux seuls enfants l’initiative des thèmes de réflexion abordés (d’où cette absence de cursus prédéfini).
        Dans les vidéos de la Fondation Seve et de Lenoir, on peut constater qu’il n’en est rien et qu’il s’agit d’une supercherie : les thèmes y sont visiblement proposés par les gourous de Seve et non par les enfants eux-mêmes et la discussion est ensuite manifestement orientée idéologiquement par l’enseignant vers les croyances de Lenoir.
        La référence bidon à la méthode Lipman n’est donc ici qu’une supercherie supplémentaire de Lenoir pour s’immiscer dans les écoles sans présenter explicitement son projet idéologique.

        Vous trouverez aussi sur le site de la Fondation Seve une publicité ostentatoire pour le business lucratif de Lenoir.
        Les candidats à la formation y sont même invités à étudier d’abord les œuvres new age de Lenoir (et non des ouvrages philosophiques crédibles) avant de poser leur candidature.

        Cette association présente manifestement les rouages usuels des sectes … mais Lenoir est suffisamment prudent pour éviter de tomber dans les travers naïfs des sectes courantes et sait trouver les appuis institutionnels et financiers pour enrober ses magouilles de papier doré.

        Je peux vous donner encore d’autres références plus pointues sur les multiples magouilles de la mafia tibétaine en exil …
        Dans le registre du « bizarre », vous serez servi.

        Le rôle de lanceur d’alerte et de réveilleur des consciences n’est pas confortable.
        Il serait plus facile pour moi de ne pas poster de commentaires ici et de me contenter de ma participation habituelle à des associations de défense citoyenne, où mes recherches sont prises avec sérieux et non mises en doute par des lecteurs ne voulant pas regarder la dure réalité en face.
        Personnellement, je n’ai rien à gagner à poster ici sinon le désaveu éventuel de citoyens ordinaires dérangés dans leurs fausses certitudes issues de la culture falsifiée des médias de masse.

        Bien à vous.

      2. Vous conviendrez qu’il est assez peu probable que vous trouviez sur un site de Lenoir une mise en garde de sa part à l’attention du lecteur : « Attention, Lenoir est un charlatan ! ».

      3. Je vous invite à visiter le site de chercheurs universitaires « TibetDoc » (tibetdoc.org).
        Vous y trouverez divers articles d’analyse critique de l’implication du lamaïsme tibétain en exil dans le business de la mindfullness et dans les rouages du new age.
        Vous y constaterez que la propagande à l’eau de rose des associations de F. Lenoir et M. Ricard n’est pas aussi candide qu’elle en a l’air.

        Et encore, les nombreux articles critiques de ce site restent assez laxistes concernant la valeur scientifique de la mindfullness.
        D’autres études universitaires américaines ont largement invalidé la propagande abusive envers les effets thérapeutiques présentés comme magiques de ces techniques improbables (alors qu’ils relèvent globalement de l’effet placebo).
        Par ailleurs, certaines études mettent même en évidence de sérieux effets secondaires négatifs, totalement absents de la propagande de la Fondation Seve … qui la destine aux enfants via des apprentis à la formation bâclée.

      4. Bon j’ai lu un peu http://tibetdoc.org, rien appris, sinon des détails croustillants, et mon point de vue va dans le même sens que leur approche. Je suis allé au Tibet, j’ai lu David Neels, un bouquin du Dalaï lama, quelques classiques du bouddhisme, et c’est public, https://www.liberation.fr/planete/1998/09/16/le-dalai-lama-a-ete-finance-par-la-cia_245939.
        Je ne boude pourtant pas mon plaisir à découvrir le charme d’un autre monde que celui qui m’a formé, mais en touriste. Le tourisme dans les « formations de l’inconscient » m’excite plus que les visites guidées de la conscience. Les tibétains ne sont pas en voie de disparition, leur culture sans doute, moins pire que les indiens d’Amazonie, nous perdons de la diversité tous les jours, l’ultra libéralisme en solde, tout doit disparaître ? Non, insuffisant ! la vie tourne
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_esp%C3%A8ces_d%27oiseaux_disparues
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_langues_par_date_d%27extinction

  16. pascal gillardin, 24 mars 2019 à 2 h 36 min 24 mars 2019 à 3 h 17 min 24 mars 2019 à 4 h 10 min
    Vous me paraissez avoir un usage très offensif du bouclier de la Laïcité, un usage très extensif de sa définition. Sur le site gouverne-mental on en dit ceci : « la liberté de conscience et celle de manifester ses convictions dans les limites du respect de l’ordre public, la séparation des institutions publiques et des organisations religieuses, et l’égalité de tous devant la loi quelles que soient leurs croyances ou leurs convictions ». Toujours gouverne-mental, La Miviludes « observe et analyse le phénomène sectaire, coordonne l’action préventive et répressive des pouvoirs publics à l’encontre des dérives sectaires, et informe le public sur les risques et les dangers auxquels il est exposé ».
    Le phénomène religieux n’est pas réductible aux religions établies comme telles, et est en puissance dans le rapport à tout savoir un peu consistant et constitué. Ce que vous décrivez comme réseau promoteur de techniques visant à l’augmentation du bien être au travers prise et déprise de conscience, que vous qualifiez au final de charlatanisme, peut s’appliquer à bien des pratiques humaines dont le liste sera difficile à établir selon l’extension des critères justifiant l’épinglage d’un diagnostic. Les embarras juridiques avec la scientologie en témoignent.
    Face au mal être individuel comme trognon subjectif des coordonnées de Das Unbehagen in der Kultur, et Die Zukunft einer Illusion, du prêt-à-porter à foison se diffuse et se vend sur le marché. Si vous souhaitez mettre de l’ordre chez les marchands du Temple, bon courage, ça occupera vos nuits…à l’homme rien d’impossible, puisque l’impossible il le laisse tomber…j’ajoute encore faut-il produire le point de bascule pour se permettre le laisser tomber.
    Peut-être plus simple, adressez-vous avec un Memorandum à La Miviludes, pour protéger les têtes blondes de l’entrisme des sectaires dans le royaume laïc de l’éducation nationale…

  17. « du coté de l’innenwelt comme de l’umvelt ».

    Voilà justement des préjugés populaires, philosophiquement inadéquats, proches des préjugés pré-philosophiques infantiles.
    Avant d’user avec pertinence de notions de géométrie (intérieur/extérieur), il est nécessaire d’avoir une formation suffisante en géométrie.
    Sinon, on reste indéfiniment au niveau de croyances archaïques comme celle de la « Terre plate », superstition qu’un enfant n’aurait aucune peine à partager avant une formation géométrique élémentaire.

    Un « monde » psychologique (plus ou moins conscient) « intérieur » à quoi ? A rien.
    Ni intérieur au « cerveau physique objectif 3D » (car ni la conscience ni l’inconscient ne se trouvent « dans le cerveau », constitué de particules physique agencées en 3D objective).
    Ni intérieur au « corps propre » de la phénoménologie du siècle dernier (c’est le corps propre qui est un phénomène sensoriels intérieur à la conscience et non l’inverse).

    Le « voyage intérieur » ou le « monde intérieur » sont des notions philosophiquement inadéquates, relevant de préjugés populaires.

    Les avancées géométriques du siècle dernier, inaccessibles de manière intuitive aux enfants, du fait qu’elles remettent radicalement en question nos intuitions euclidiennes naïves, invalident dans l’ensemble les bases théoriques des philosophies méditatives à la première personne (la phénoménologie franco allemande du siècle dernier, comme nombre d’a priori erronés de l’ontologie bouddhique).

    L’hypothèse d’un « inconscient » relève d’abord quant à elle d’une erreur réificatrice (dénoncée notamment par rhétorique de la vacuité du bouddhisme).
    Par ailleurs, il ne pourrait se « situer » nulle part.
    La notion de « forme » ou de « formation » relève aussi de notions géométriques, inappropriées en l’occurrence.
    On ne « voyage » pas « dans » l’inconscient.

    Avant d’user à propos de notions géométriques élémentaires, même sur un ton métaphorique, il est nécessaire de commencer par une éducation géométrique adéquate pour se libérer des préjugés géométriques erronés.

    Aussi …
    Toute hypothèse (immanquablement consciente) concernant un éventuel « inconscient » est nécessairement une construction fictive ad hoc de la conscience, sinon une illusion sensorielle.
    C’est ce qu’enseignent les métaphysiques critiques de l’hindouisme et du bouddhisme depuis des millénaires.

    Mes commentaires ne prétendent pas avoir une portée universelle, ni relever d’un projet de lobbying sociétal : je n’ai pas l’intention de fonder une association, un parti ou autre outil de manipulation culturelle (comme Seve) pour imposer le fruit de mes cogitations.
    Je les propose en libre partage à qui y trouverait son intérêt et disposerait conjointement des outils culturels nécessaires à leur bonne compréhension, notamment un minimum de formation en géométrie et en sciences.

    Il existe encore sur notre planète des millions d’humains persuadés que la Terre est plate.
    S’ils y trouvent leur bonheur, sans chercher à imposer leurs croyances fantaisistes par des moyens de propagande quelconques, tant mieux pour eux.
    Je ne projette évidemment pas de les libérer de leurs superstitions via des commentaires épisodiques sur des blogs.

    Je vous remercie d’avoir eu au départ des intentions conviviales envers mes premiers commentaires.
    Mais mon intention première ne se trouve pas là.

    Je propose ici des réflexions selon la simple hypothèse que certains lecteurs pourraient avoir des lectures et questionnements proches des miens, pour éventuellement les aider dans leurs recherches personnelles.
    Evidemment, mes commentaires n’ont pas la vocation d’intéresser tout le monde.

    Par ailleurs, comme sur tout blog, il existe une modération qui juge selon les critères propres au blog de ce qui doit ou non y être publié.

    Jusqu’à présent, mes commentaires passent le crible de cette modération.
    J’en déduis que l’hypothèse que mes commentaires puissent rencontrer l’intérêt de l’un ou l’autre lecteur n’est pas complètement absurde.

    Bonne continuations dans vos voyages divers.
    J’ai bien compris que vous n’avez nul besoin d’emporter mes commentaires dans vos bagages.
    Je vous invite alors à les laisser sur le quai, où ils intéresseront éventuellement d’autres voyageurs.

    Bien à vous.

    1. Je conçois que mes commentaires paraissent lourdingues dans leur présentation et ne tiennent pas assez compte de l’éventuel manque de formation scientifique de certains de leurs lecteurs. Cela reste du commentaire de blog, en premier jet brouillon. Désolé.

      Sinon, je partage votre recul critique sur le lamaïsme et les centres d’intérêt que vous présentez dans votre dernier commentaire (4 mars À 10 h 30).

      Je vous remercie surtout pour votre lien instructif sur la disparition des langues.
      Assez interpellant !

    2. Si le chef de gare ( modérateur ) vous a laissé l’accès au quai , c’est qu’il a jugé que votre bagage valait d’être connu , et qu’il n’y avait pas de bombe terroriste à l’intérieur .

      Au bénéfice de l’âge ( parce que ça m’est souvent arrivé) , je ne me ferais pas cependant un acquis d’être le premier à penser ce qui vous est passé par la tête . Je crois de plus en plus que le propre des bagages utiles , c’est d’avoir toujours été là sur le quai . On ne les repère et examine que lorsqu’ils deviennent utiles .

      1. Heureux de vous avoir permis de comprendre définitivement que le bouddhisme tibétain était un piège à gogos.

    3. pascal gillardin 24 mars 2019 à 15 h 13 min
      Umvelt, j’avais pris la précaution d’écrire « notion problématique ». « Formations de l’inconscient » est le terme générique de Lacan pour lister ce dont parle 3 ouvrages de Freud psychopatologie de la vie quoditienne, le mot d’esprit, l’interprétation des rêves.
      La terre plate sans doute, mais un sondage pas si vieux posant la simple question « la terre tourne autour du soleil ou le soleil tourne autour de la terre » avait produit des résultats étonnants.
      Mes intentions restent conviviales, à l’exception de votre traitement brutal de figures qui ne le sont pas, je pense à vos mots pour Spinoza ou Einstein !

      1. Désolé pour mon style brutal qui peut choquer ou au moins déranger.

        Pour la dialectique géocentrisme/héliocentrisme, elle reste purement conventionnelle.

        Au niveau des percepts visuels naturels, il est impossible pour le système optique humain de déceler directement, à partir d’un point quelconque de l’espace, des vitesses angulaires aussi infimes (0,004 degré/sec pour le géocentrisme ; 0,000011 degré/sec pour l’héliocentrisme).
        Dans le mouvement relatif entre la Terre et le Soleil, aucun humain n’a jamais « vu » et ne « verra » jamais « tourner » un des deux astres autour de l’autre.

        A la limite, il reste possible de voir « bouger » une ombre relative à la lumière solaire mais jamais un mouvement de rotation.
        La « rotation » est ici une construction conceptuelle a posteriori.
        On peut voir tourner les pales d’une éolienne, une toupie mais pas les astres.
        Impossible en direct.

        Conclusion : ces deux options constituent nécessairement des modèles représentatifs géométriques a posteriori.
        Ce sont des constructions mentales purement théoriques : des modèles physiques théoriques.

        A quel modèle donner la priorité ?
        Le modèle géocentrique est plus pratique dans le langage courant pour parler du mouvement apparent du soleil qui « tournerait » d’Est en Ouest, se lève, se couche, etc.
        Le modèle héliocentrique est plus pratique pour établir des calculs d’astronomie (éphémérides …), des trajectoires de mobiles célestes, des projets de conquête spatiale, etc.

        Mais il s’agit de modèles fictifs et non de descriptions d’une hypothétique réalité en soi de la Nature (comme tentent de l’expliquer les précautions épistémologiques de Niels Bohr).
        « En réalité », la Terre ne tourne pas plus autour du Soleil que l’inverse.

        Par ailleurs, en mécanique relativiste et selon le modèle de l’univers-bloc 4D, il n’y a même plus de mouvement de rotation (ni aucun autre mouvement). L’univers bloc est atemporel et statique.

        Mais, comme vous le soulignez, ce sondage sur cette dialectique doit en effet produire des résultats étonnants.

        Pour en revenir à Spinoza et Einstein, le ton brutal de mon propos reflète plus mon agacement vis-à-vis des récupérations récurrentes de leurs écrits à des fins peu louables qu’une critique juste de leurs positions personnelles.
        L’escalade du nucléaire militaire et les dérives écologiques d’un nucléaire civil irresponsable trouvent leur germe dans les travaux d’Einstein … indépendamment de la volonté du bonhomme, je le concède.
        Mea culpa.

  18. pascal gillardin 24 mars 2019 à 22 h 19 min
    à mon goût, superflu de vous sentir coupable, mais c’est votre affaire ! Ce coup ci j’ai tout compris ! La faute à Einstein ? en plus d’Adam et Eve ! Avez vous raté mon envoi 24 mars 2019 à 10 h 31 min où le silence est votre choix ?

    1. Pas vu le post en question.

      J’ai été secrétaire d’une association locale de la laïcité et eu le loisir d’y observer de l’intérieur comment cela s’y passait.
      Les membres, principalement des bénévoles, sont animés de « bonnes intentions » mais disposent rarement de l’esprit critique et des outils théoriques nécessaires à leur engagement … sinon contre les institutions religieuses traditionnelles, surtout catholiques, qui constituent leurs cibles privilégiées.
      Leur culture philosophique et scientifique est généralement sommaire, ce qui les place souvent à la merci de toute falsification du discours sur ces thèmes.

      Des lobbies idéologiques divers profitent alors de la situation pour y présenter leur patte blanche et instrumentaliser ces institutions laïques pour leur propre propagande.
      Ils acquièrent ainsi un label « laïquement conforme ».
      Le Fondation Seve, par exemple, joue à ce petit jeu pour présenter sa démarche comme « laïque » (elle utilise même l’expression « méditation laïque » dans sa propagande, alors que M. Ricard y est en coulisses et que le fonctionnement de ces cours pour enfants est manifestement orienté vers les croyances new age).
      Une interview ubuesque de Lenoir a même été publiée par une revue laïque, où il fait la publicité de son association. Cette Fondation Seve est d’autant plus opposée aux principes laïques dans son projet que sa cible de propagande privilégiée est justement l’école, laquelle devrait être le fleuron de la culture protégé prioritairement par la laïcité.

      Suite à cette naïveté générale des responsables des associations laïques, la laïcité sert alors aujourd’hui de filtre sélectif entre les lobbies idéologiques aux gros sabots (comme les « sectes » lisibles, qui échouent à l’examen) et les lobbies idéologiques plus sournois, qui ont bien compris comment fonctionne le filtre et étudient les moyens doctrinaux et juridiques pour le contourner.

      En quelques années, j’ai eu l’opportunité d’y observer ces manœuvres idéologiques diverses et de les dénoncer dans mon entourage, où j’ai rencontré de nombreuses personnes sidérées par ces magouilles qu’elles n’avaient pas décelées de prime abord, personnes qui rejoignaient ensuite ma position critique (par exemple envers Seve et Lenoir).
      Mais les rouages supérieurs de ces institutions laïques sont beaucoup plus complaisantes envers ces lobbies divers, pour diverses raisons. Les moyens financiers de ces associations sont insuffisants, ce qui les met à la portée de tout soudoiement, par exemple. La propagande de ces lobbies est aussi suffisamment bien ficelée pour y impliquer toute personne de bonne foi qui n’est pas sur ses gardes.

      J’ai depuis pris du recul à l’intérieur de cette association locale.
      Et je participe désormais à d’autres associations, dont certaines sont engagées dans la défense de la laïcité elle-même contre ces tentatives d’instrumentalisation. Mais celles-ci ne sont pas locales, ce qui réduit ma participation à du courriel principalement.

      Concernant la Miviludes, elle joue aussi maintenant ce rôle perverti de « filtre passe-droit ».
      Les lobbies suffisamment subtiles décodent facilement les épreuves critiques et juridiques à passer pour réussir à l’examen.
      Lorsqu’elles échouent, elles n’hésitent alors pas à engager des recours judiciaires pour diffamation.
      Sinon, bien que restant des lobbies spécialisés dans la manipulation mentale, réussir à l’examen (très grossier et naïf) de la Miviludes leur sert alors de carte de visite marketing.
      Le jeu de la Miviludes devient ainsi extrêmement pervers, malgré elle.

      Les associations de défense des droits citoyens sont aujourd’hui devenues (il ne s’agit pas de paranoïa de ma part mais simplement de bon sens et d’observation sur le terrain) les cibles privilégiées des lobbies idéologiques, non pas comme adversaires potentiels mais comme tremplin possible de leur propre propagande.
      D’autres cibles privilégiées sont les DRH des grosses boîtes : perspective très lucrative de séminaires et d’ouverture sur un large réseau de clientèle. La mindfullness a déjà infiltré les entreprises en y présentant sa patte blanche : la gestion du stress … en se dispensant évidemment d’y présenter toute connexion au lamaïsme.

      Ces associations (surtout dans leurs rouages supérieurs) font alors l’objet de tentatives permanentes d’infiltration et d(instrumentalisation.
      Je nomme cette falsification institutionnelle : « blanchiment idéologique ».

      Les principes de ce jeu ne datent pas d’hier.
      Toute institution disposant d’un certain pouvoir (ici celui de tremplin de propagande idéologique) a toujours été victime de tentatives d’infiltration et de corruption, pour l’instrumentaliser en faveur d’intérêts privés.

      Ces tentatives sournoises sont devenues si fréquentes que de nombreux membres de ces associations laïques se sont retrouvés dans une situation comparable à la mienne et œuvrent maintenant, plus discrètement, dans d’autres associations de « défense des associations de défense » des droits citoyens.

      Les rouages du new age, en particulier, sont extrêmement sournois et tentaculaires.
      Ils manient à merveille l’art du déguisement du loup en mouton.
      Frédéric Lenoir n’est qu’un exemple parmi une multitude.
      Les dérivés du bouddhisme tibétain se déguisent aussi en idéologies « laïques » pour se glisser dans diverses modes bobos occidentales naïves et corrompre de l’intérieur les institutions et la culture occidentales.
      La mindfullness n’est qu’un instrument parmi d’autres de la « guerre de compassion » du lamaïsme en exil.
      http://tibetdoc.org/index.php/religion/bouddhisme-tibetain-au-tibet/448-l-initiation-de-kalachakra

      L’anthroposophie (vieille dissidence sectaire de la théosophie de HP Blavatsky et de l’actuelle Lucis Trust) multiplie les entreprises de manipulation culturelle et institutionnelle.
      Quant à Lucis Trust, il s’agit d’une machinerie à manipulation. Elle a même ses entrées officielles à l’ONU, via un organe de lobbying déclaré : la « Bonne Volonté Mondiale » !

      Quant aux lobbies matérialistes, ils ont instrumentalisé depuis plus d’un siècle l’université mais surtout la franc-maçonnerie … dont les membres constituent une bonne part des responsables des institutions de la Laïcité.
      La manipulation est ici à double niveau : manipuler une organisation qui en manipulera une autre.
      Le loup qui se déguise en mouton … qui se déguise lui-même en mouton !

      Voilà pour ma situation personnelle au milieu de ce marasme culturel.

      Mes commentaires ici sont très épisodiques.
      Voilà une poignée de jours que je présente ici quelques réflexions critiques, après avoir croisé l’un ou l’autre billet au hasard du Net … puis je reprendrai du recul par rapport au blog, pour continuer mes petites occupations.

      Bonne continuation.

      1. pascal gillardin 25 mars 2019 à 9 h 14 min

        J’approuve massivement le contenu de ces développements, jusqu’à la saveur du « blanchiment idéologique ». Pas de recette à vous proposer pour repeindre le tableau que vous brossez. La « naïveté générale » se nourrit de cette division subjective observable entre un très haut niveau de savoirs localisés de type universitaire, et parallèlement des « fois » très surprenantes. Pas besoin d’être étiqueté schizophrène pour que de la schize opère.
        Si si, la question de l’adresse sur un blog, je l’évoquais récemment !
        https://www.pauljorion.com/blog/2019/03/18/macron-va-recevoir-une-soixantaine-dintellectuels-lundi-a-lelysee-soyons-serieux/#comment-696375

      2. Rosebud,

        Merci pour vos multiples liens.

        Je suppose que vous vous êtes fait à mon ton « brut de décoffrage ».
        (En fin de soirée arrosée, je suis encore plus insupportable … et oui, c’est possible !).

        J’éviterai aussi de vous présenter mes excuses gratuites pour le désagréable décodage du ton de mon discours.

        Bien à vous.

      3. pascal gillardin 25 mars 2019 à 12 h 32 min

        Si tous les « gens » étaient aussi insupportables que vous, je me sentirai mieux dans « le » monde ! Profitez du compliment, j’ai le symptôme d’en faire très peu, mon entourage s’en plaint, mais j’ai hérité de la façon de faire de mes parents à mon endroit ! Bien à vous

      4. Mes connaissances en topiques psychanalytiques sont bien trop superficielles pour tenter de les intégrer à mon discours avec un minimum d’intelligence.
        En attendant, je me vois obligé de les laisser en marge de mes recherches personnelles en ontologie et en épistémologie.

        Vos commentaires m’invitent à combler à l’avenir ces lacunes ou au moins à me mettre au travail en ce sens car le domaine est vaste.

        Merci à vous.

      5. @Rosebud :

        Tout s’explique . Le taulier va en remettre une couche sur les apports de la psychanalyse ….

      6. pascal gillardin 25 mars 2019 à 14 h 17 min

        L’ontologie, du coté de chez Lacan ça cherche à s’en déprendre, du coté de chez Marx ce qu’il raconte évide la notion d’ « être », du coté de la queer theory, certains poussent à contrer l’essentialisme, et malgré les infernales traductions des langues zo, il me semble clair que notre ontologie n’est pas convertible chez elles. Bonnes excursions dans le marécage, je ne fais que le drone, mais ne le suis pas.

      7. Rassurez-vous.
        Je critique surtout le charlatanisme manifeste du dévoiement des sciences, comme celui de thèses farfelues concernant les observations pseudoscientifiques du cerveau, thèses erronées qui étayent des croyances matérialistes dogmatiques tout aussi fantaisistes.

      8. Prenez en effet tout le recul nécessaire , mais sans oublier qu’on approche de la fin du mois , et que le bistrotier a besoin d’entretenir son enseigne .

        La donation mensuelle , c’est en haut à gauche .

        Merci !

      9. Je ne visite pas le blog tous les mois.
        J’y survole très sommairement quelques billets par an.
        Le prix du bouquin englobe largement les quelques chapitres que j’y ai lus et les quelques billets survolés ici.
        Vous pouvez toujours signaler à l’éditeur que c’est via le blog que j’ai été informé du livre (comme d’autres acheteurs), en espérant qu’il verse au blog quelques frais de pub.

        Vous feriez un bon vendeur mais désolé.

      10. @pascal Gillardin :

        Je ne suis que le soi disant « poil à gratter assermenté  » ici , pas le chargé d’intendance .

        Mais comme il m’est arrivé d’être trésorier syndical ou associatif , j’ai des réflexes acquis entretenus par les retours sur terre que m’impose mon épouse , qui se manifestent fréquemment .

      11. Ben , il y en a au moins deux . Une qui fait la part belle à la fourmi , et l’autre qui traite de l’usage et de la propriété ( l’avare qui a perdu son trésor ) .

        Si je rends la première , je laisse la seconde à Jducac .

      12. Juannessy,
        avant de quitter ce billet et en attendant mon prochain passage sur le blog …
        je vous félicite pour votre jeu de mouche piqueuse.
        Je m’y attends mais tombe à chaque fois dans le panneau.
        Bien à vous.

      13. Pour vivre avec monsieur « cigale/taon », il faut soit être passionnée d’entomologie, soir être bien amoureuse.
        Les bouddhistes ont leur parèdre.
        Votre situation sociale leur est de loin préférable.
        Mes salutations à Madame,
        pascal

      14. @Pascal Gillardin :

        Taon , cigale , fourmi … même si pas à dose comparable , c’est parce qu’en dépit de tout il est donné d’avoir des lueurs dans tous les langages , que ça parvient à faire « nous » . L’histoire de la rencontre d’un homme avec une femme est de la même eau . Mais les langages ne font pas fin quand bien même ils sont les moyens .

        Un peu l’intuition que lorsque « ça dure » , c’est parce qu’on est assez lucide sur soi et l’autre ( et la réciproque ) via les langages plus que via les rôles , et que les liens sont compatibles avec la direction et le sens .

        Je redoute le terme « amour » qui n’est pratiquement mis en avant qu’alors qu’il est de fait de l’amour propre . La Rochefoucauld fait partie de mes premières lectures . Et pourtant l’amour ( la fin ) existe , et je ne sais pas y voir autre chose qu’un mystère encore incompréhensible .

        On aimerait que les partis politiques soient aussi engagés ,liés , communicants , aimants , tournés vers l’avenir nourris du passé , du présent et d’un grain de folie , qu’un couple peut parvenir à l’être , avant que la nature les sépare .

        Si les parents de Rosebud semble lui avoir mis un peu de raideur en héritage , les vôtres , en choisissant votre prénom ( c’est bientôt votre fête ) , vous ont laissé de quoi passer des nuits blanches entre fête des azymes , exode en Egypte et résurrection de Jésus .

        Mais comme je n’ai jamais eu affaire à la psychanalyse à titre personnel , j’ai peut être tout faux ,en n’ayant que l’héritage de mes propres drames , du courage de mon père et du sourire aussi bien inné que conscient et « volontaire » de ma mère .

    2. Le mea culpa, c’était par rapport au blog et aux éventuels fans d’Eintein.
      Chacun en fait ce qu’il veut … sans être obligé de préciser de manière récurrente ce principe élémentaire de fonctionnement d’un blog (il me semble avoir déjà exposé ce détail).

      Un blog est un média public et non le lieu d’une correspondance privée.
      Je pense que vous ne comprenez pas bien que je ne réponds pas à vos commentaires selon les principes de la conversation duale privée.

      Les commentaires individuels, comme sur tout blog, sont des ouvertures vers des réponses adressées à tous les lecteurs potentiels du blog et non au seul auteur du commentaire en question.
      Bref.

      1. Le fonctionnement de l’espace commentaires d’un blog ressemble assez à celui du comptoir du bistrot du coin.
        La modération y joue le rôle du tenancier, qui présente à l’occasion sa note à un client ayant bu un coup de trop.

        Ce bar n’est pas, contrairement à la petite table du fond, un lieu particulièrement adapté à la conversation duale privée.
        Quand on y présente son mea culpa, il s’adresse à tous, notamment au tenancier.

    3. Sinon pour revenir aux petits maux humains …

      Le missionnaire humanitaire est une vieille peau de mouton endossée par le loup.
      Il s’agit d’un vieux prétexte pour dérouler le tapis rouge au prosélytisme religieux ou idéologique, voire au colonialisme.

      La guerre froide a multiplié aussi les exemples, dans un contexte moins religieux et plus idéologico-économique.

      La gestion du stress et la « bonheurologie » ouvrent la porte à un lobbying qui n’est plus seulement idéologique mais parfois simplement mercantile.
      Ouvrage philosophique critique en réponse à cette mode bobo :
      https://rpdroit.com/2015/02/18/la-philosophie-ne-fait-pas-le-bonheur/

      La mindfullness rassemble des intérêts mercantiles divers sous son côté face candide … mais côté pile, cette mode constitue un instrument de prosélytisme à terme des projets du lamaïsme en exil.

      Et l’instrumentalisation de la Laîcité par ces lobbies divers joue précisément sur son projet global de défense du « bonheur » des citoyens.
      Ces lobbies s’y présentent alors en mouton défenseur du bonheur .citoyen .. mais ce n’est qu’un vieux déguisement.

  19. Bonjour à tous,

    Quelle variété dans les propos, et parfois quelle altitude!
    Un trou d’air, je crois, sur mon vol hésitant,
    Me jetant des 15000 pieds du sujet suivant,
    Aux dissonances du précédent,
    M’aura, semble t-il, déposé au gré d’une soudaine accalmie sur ces lignes mémorables…
    Là, saisissant de mes mains, au coin d’un docte propos, le mouton fripon qui s’échappe,
    Par sa toison assurément usurpée et découvrant le monstre qui s’y cache:
     » Que justifie donc, mon enfant, un tel vêtement ? »
     » C’est que je suis nu, et que je ne sais point mentir » répond il.
    … » Et qu’il me faut pour survivre me fondre dans le troupeau… »
    Recouvrant l’enfant sur le champ, je m’éloigne en pensant,
    Que pour certains de mes semblables trop de certitudes assurément
    Peuvent, même à son détriment causer de bien coupables aveuglements.
    Et que les mots savants assemblés en longs rubans peuvent blesser les enfants
    Et font une sale mitraille qui tue les innocents.
    Contre toute fatuité, résolument vôtre.
    Eric.

    Note: Si par malheur mon propos provoque des maux de coeur à certains, j’en suis confus, toutefois
    je sais très difficile de soulager un organe dont on s’est soi même débarrassé en échange
    de quelques livres de recettes raffinées (mais au fond de moi, je suis sûr que rien n’est perdu, la
    science fait des miracle depuis peu grâce à l’intelligence artificielle)!
    Pour les autres, que j’espère plus attachés à l’enthousiasme un peu enfantin qui est le mien,
    il est facile de caresser la chair fraternelle de mon propos depuis l’origine de mes
    interventions( toutes très récentes) en recherchant parmi les contributions des deux derniers
    articles ouvert à cette page.
    Mais, pour votre santé, de grâce, évitez alors de marcher sur le tapis rouge, au risque d’y
    contracter la prosélytose, voire la colonialite , ou tant d’affections oh combien douloureuses!
    Et enfin, qui donc ici serait contre un peu de bonheur au logis?
    Je sais..: les sans-logis!

    1. La fausse « certitude » n’est-elle pas justement de supputer que la légèreté arrangée du propos adoucisse tous les maux ?

      L’orgueil récurrent des personnes réfractaires à la science consiste en cet a priori naïf qui considère que toute personne impliquée dans la pensée scientifique ne soit pas au courant (selon un dogmatisme ridicule) que la poésie existe.

      La poésie n’a pas comme portée de se renfermer sur des positions dogmatiques frileuses mais au contraire de s’ouvrir au plus large horizon de l’esprit.
      Mettre la poésie au service non seulement de votre ignorance scientifique mais surtout d’un dogmatisme anti-scientifique insulte la poésie.

      Renseignez-vous sur l’histoire de la poésie, vous y apprendrez qu’elle se marie souvent avec la raison et que ceux qui n’assistent pas à ces noces sont des sots prétentieux.

      Bon voyage dans vos impasses culturelles !

    2. Votre propos relève typiquement de la schizophrénie pseudo-culturelle (ne mettons pas tous dans le marasme) occidentale primaire.
      Ailleurs, le sensible et la raison vivent en intime communion depuis longtemps.

      Un conseil que votre ego ne suivra probablement pas : sortez de votre bulle de fausses certitudes, cela vous fera le plus grand bien … et vous évitera l’impasse de ce brouillage naïf de votre syntaxe pour vous donner abusivement un air intello.
      Je ne pense pas que vous ayez bluffé quiconque sur ce blog par ce t artifice idiot.

      Bon amusement à Eurodysney !

    3. Vous présentez des symptômes de qui voudrait parler sans avoir « rien à dire » (au sens commun) sinon des problèmes personnels flous.

      Vous avez « parlé ». Bien.
      On compatit à votre souffrance existentielle de n’avoir « rien à dire » (au sens culturel).

      Maintenant, si vous n’avez toujours « rien à dire » …
      Peut-être gardez-vous toujours une souffrance existentielle indicible en langage rationnel.

      Il vous est alors fortement conseillé de consulter un psychothérapeute.
      Si vous espérez qu’un blog puisse remplir ce rôle, vous vous méprenez gravement et mettez votre équilibre psychique en danger.

      Vous étaler ici en divagations pseudo-poétiques ne vous aidera pas.
      Prenez au plus tôt la décision de consulter.
      Voici en cette invitation tout ce que puis faire pour vous.

      Bon traitement.

      1. En fait, mes réactions ironiques relevaient ici du 4ème degré.
        Il s’agissait d’un test pour tenter de savoir si le propos du juge autoproclamé et omniscient de « ses semblables » (épargnez-nous d’être semblable à ce creux prétentieux !) relevait de la psychose ou de l’humour.
        La suite nous dira s’il s’enfonce dans son propos délirant vide et gratuit … ou s’il rebondira plutôt vers la subtilité pensante.
        La seconde option me semble déjà peu probable.

        Sinon, il nous faudra subir de nouvelles digressions oiseuses (déguisées en poésie de comptoir, subterfuge éculé) de cette distanciation intellectuelle calculée que l’on retrouve de manière récurrente dans le fameux « lâcher-prise  » du new age.
        Pitié.

      2. Sous certains aspects, cela ressemble même à du trolling vulgaire.
        Entre diverses vulgarités, on a le choix.
        Quoi qu’il en soit, un propos qui a bien peu à « dire » … jusqu’à preuve du contraire.

      3. « Oh, quel déchaînement ! Quelle mouche vous pique ? Bla bla bla ».
        On s’attend ici à une réaction semblable aux commentaires YouTube, dont semble sortir ce post lumineux.

        Sinon, en langage intelligible et intelligent, débarrassé de toute fausse poésie de bistrot, quelque chose à dire ?
        Vraiment ?

      4. Pour l’anecdote …
        La référence à Benjamin Libet, ça ne volait déjà pas haut.
        Mais le présent style de commentaire « Youtube », ça rase la moquette.
        Bon vent.

      5. Il existe diverses manières de toiser le propos d’autrui.

        Parmi elles :
        – la parodie de poésie en discours confus masquant l’absence d’argument,
        – le discours rationnel argumenté en langage explicite et précis, notamment pour évacuer les sornettes.

        La première pousse le discours vers le bas … niveau où son auteur retrouvera sans doute plus facilement ses propres repères insignifiants.
        La seconde cherche à élever le discours avec espoir de faire avancer le schmilblick.

        Tout dépend donc du projet de l’intervention : jouer facilement au malin pour satisfaire son ego … ou tenter laborieusement de faire évoluer la culture.
        Le lâcher-prise new age, on connaît. Merci

      6. Après avoir piqué la vache derrière l’oreille, je me sauve vite du blog et ne la regarderai même pas courir.
        Pas fair play mais la « poésie new age », non merci.

        Normalement, la bête ne devrait pas réagir, l’adepte new age maîtrisant l’art du « lâcher prise ».
        Sinon, c’était bel et bien du bluff.

        Bon amusement à tous.
        🙂

  20. Sinon, une fois balayées toutes ces digressions fantaisistes de pseudo-culture, au fond du puits populiste matérialiste (en passant par la poésie de bazar et autres joyeuseries) :

    « les théories déterministes matérialistes de Benjamin Libet, c’est vraiment de l’avoine pour les ânes » !

    Et corollairement, Spinoza et Marx participent du plus joli troupeau d’ânes de l’Histoire.

    On pourra noyer le poisson encore quelques mois …
    mais ce con de tonton Xi finira bien par apprendre, via les brutus de ses labos de neuroscience, que la conscience n’est géométriquement pas incluse au cerveau.

    Adieu matérialisme, veau, vaches, cochons …

    Perso, je m’en fous.
    Autres préoccupations (éso) …

    1. Quant à tonton Xi, il a peut-être déjà compris depuis belle lurette que la matérialisme était une farce de pseudoscience.
      Sa maman a baigné dans le bouddhisme tibétain et lui a éventuellement donné quelques cours d’ontologie.
      Elle est bonne, celle-là.

      Il a sans doute aussi compris que le matérialisme est un outil très efficace d’ingénierie sociale pour faire travailler les ouvriers comme du bétail.
      Le bœuf n’est-il pas le symbole multimillénaire du matérialisme ?

    2. Julien Alexandre,

      Au temps pour moi !
      C’est promis, je ne recommencerai pas.
      Je prends ici du recul par rapport au blog et vous remercie pour votre patience.
      Vous présenterez mes excuses à Torpedo pour m’être permis ce délire d’humour décalé au 4ème degré en prenant son post (que je n(ai même pas lu) comme prétexte.

      Bon travail à vous et bonne continuation aux lecteurs.
      Bien à vous.

  21. @Dup et Octobre entre autres…

    J’ignore si « Dup » est simplement l’abréviation de Dupont, pourquoi pas, mais ces 3 lettres me renvoient à un ancien produit de mon cerveau ! et comme il est question de poésie, j’en copie/colle un extrait :

    …[ En anglais Duper c’est « to dupe » puisque ça vient du français et que l’étymologie des dictionnaires anglais renvoie au français Duper et donc pour ce qui était connu de Lacan au nom de l’oiseau Huppe, en espagnol Abubilla et en anglais Hoopoe. Ce qui est intéressant dans le passage à l’anglais c’est qu’on retrouve le nom de Poe et de son célèbre détective Dupin.
    Avec cette huppe, cette plume par métonymie sur la tête de l’oiseau, la langue a fabriqué par métaphore le terme huppé pour au départ parler des riches nobles qui portaient des chapeaux avec des plumes. Ça semble se traduire par alto copete ou le sens subsiste mais par le son.
    C’est pour ça qu’on parle toujours aujourd’hui des gens huppés, dans un mélange d’aristocratie et de bourgeoisie.
    En anglais c’est curieusement autant dans le son que dans la lettre que le terme Huppy ou au pluriel Huppies vient faire un go between entre Hippies et Yuppies.
    Un Yuppy est un jeune adulte ambitieux, éduqué, urbain, consommateur, col blanc et riche. Le « u » renvoi à « Up ». Le Yuppy est le négatif du Hippy.
    Le Hippy dans années 60, c’est le rebelle qui conteste la culture, la politique et le style de vie dominant.
    Le Huppy, est un compromis entre les deux mais sous la forme d’un déni. C’est un Yuppy qui se donne des airs de Hippy.
    Mais Yuppy et Huppy sont des gens huppés, ils ont de l’argent.
    En anglais les gens huppés c’est the upper crust mais crest c’est la crête des oiseaux.
    Ce sont des personnes en-huppées, c’est-à-dire parées de plumes, avec une parure de plumes.
    Le « d » en français est un privatif, enlever la huppe, c’est dé-hupper, soit enlever la plume symbole de richesse, de puissance, de prestige. Dépouiller de la huppe. C’est « déplumer » ce qui se dit encore aujourd’hui à propos d’un escroc qui déplume un riche.
    Aussi la dupe c’est une personne qu’on a trompée, qui s’est faite avoir, qui s’est faite posséder.
    Celui qui s’est fait voler, on dit qu’il s’est fait baiser, qu’il est baisé.
    C’est aussi de ce coté là qu’il faut chercher le féminin, la position féminine du terme « la dupe » sur lequel Lacan s’interroge.
    Tout ce savoir là est virtuellement en puissance dans ce terme de « dupe », mais il disparaît quand on le traduit par Engagnada. Les liens du tissu de lalangue en un seul mot sont distendus ou rompus. Ce savoir là n’est pas sans rapport avec « l’insu que sait » le savoir insu dans lalangue. ]…

    1. Mouais …

      On est « la » dupe , mais , dans la même acception , « le » pigeon ou « le » dindon que l’on plume .

      Il y a aussi une maxime de La Rochefoucauld qui rend une fonction sociale à la « duperie » .

  22. Tractations.
    « C’était en effet l’heure de vérité pour les caciques socialistes. En acceptant l’alliance avec M. Glucksmann, le PS avalisait une liste où il n’aurait que 50 % des candidats présentés au scrutin du 26 mai.
    Alors que les sondages donnent des projections de vote oscillant entre 6 % et 7 %, le nombre de sièges éligibles varie entre six et huit. Or il faudra partager cette éventuelle maigre moisson à venir avec Place publique mais aussi Nouvelle Donne, l’Union des démocrates et des écologistes et la dissidente de Génération.s, Aurore Lalucq. Présenter une liste en sachant qu’il ne restait plus que trois à quatre sièges éligibles aux socialistes était un rude exercice pour la direction. »
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/03/27/crise-de-nerfs-a-la-direction-socialiste-sur-la-liste-pour-les-elections-europeennes_5441892_823448.html
    Bon courage !

    1. C’est dans quelle liste qu’on peut voter pour l’Europe des idées neuves prenant en compte les grands enjeux de l’humanité ?

      C’est dans quelle liste qu’on peut voter pour un courant de pensées et de propositions , réunissant plusieurs nationalités sinon 27 ?

      C’est dans quelle liste qu’on peut voter pour un engagement sur des idées et des outils plutôt que sur des « représentativités régionales  » ou « d’actualités » ou de « courants internes  » ?

      Ces nations et leurs cuisines internes sont malades .

      1. Si les élus étaient bénévoles ou rémunérés au SMIC, ça aiguiserait moins l’appétit des arrivistes.
        Populisme ! Giletjaunisme !

      2. @Arkao :

        Les arrivistes , il est facile de les voir arriver , en tous domaines ,

        Et on peut s’en débarrasser , si on en a envie et le courage , sans accuser le système qui ne sera jamais parfait
        ( bien que perfectible ) , souvent accusé expiatoire des lâchetés de ceux qui jouent la « pureté  » , sans avoir le cran de la faire respecter .

        La pureté , comme la liberté d’expression , ça ne s’use que si l’on s’en sert pas .

      3. @Juannessy
        Il n’en reste pas moins que ce sont les « systèmes » qui permettent aux arrivistes d’arriver à leurs fins.
        Systèmes qui permettent à des écologistes renégats d’être élus à coup sur (à moins d’imaginer des scores à moins de 5 % pour un « parti de gouvernement »).
        Systèmes qui permettent que des gens comme Paul Jorion (sauf miracle) se retrouvent dindon de la farce.
        Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise. J’hésite entre la colère et la nausée.

      4. Un système peut laisser « l’opportunité de  » , il ne « l’offre » pas .

        Ça , c’est la déviance de ceux qui utilisent le système , et de ceux qui les regardent faire . Ceci étant , je suis d’accord que le système doit être aussi étanche que possible à la corruption , remarque faite que le vice , en politique , peut être boosté par l’appât du gain , mais aussi par l’appât de la jouissance du pouvoir sur autrui
        ( avec ou sans espoir de gains ).

        Le système a son poids , mais ce n’est pas lui qui donne la vertu et l’altruisme , même si d’aucun prétend que le système doit « encourager » à la vertu .

        Pour échapper à la colère et à la nausée , s’agissant de mode de désignation ( quelque soit le niveau de l’élection ) , le sujet du montant , de la durée et des « avantages liés de la rémunération des élus , pourrait être l’enjeu d’un débat ( européen , pourquoi pas ) .

        En France , je ne vois guère que les élus des communes de moins de deux milles habitants qui puissent être exonérés de la suspicion d’être là pour le fric . Je serais moins sur qu’une partie ne soit pas là , cependant , pour la jouissance du pouvoir sur autrui .

        Mais ça n’est pas un sujet évoqué dans les cahiers de revendications de tous bords .

        ( Ceci dit , à titre personnel , bien que je sois souvent allé assez loin dans la « souffrance » au boulot en relation avec ma paie de fonctionnaire , je n’envie pas la position de la majorité des élus dans le rapport entre « avantages » et emplois du temps ou surtout agressions permanentes à subir . On peut les inciter à la vertu , et il ne faut pas se priver de le faire , mais le meilleur service à nous et leur rendre , serait de limiter à deux mandats maxi leur carrières politiques ) .

  23. Exemplaire performance !
    Poignant témoignage d’une désespérance suprême
    Qui n’est que l’aveu explosif et vengeur d’une blessure béante,
    Une plaie que même la caresse amie ne sait refermer
    Et que la douleur supplie désormais de suspendre.
    Soit, mon ami, mais la souffrance qui te tord est trompeuse
    Et n’est pas le fait d’autrui, la violence qu’elle t’inspire
    Est de celles qu’on couve en grognant,
    Attendant à l’abri des doutes, l’innocent, coupable d’aimer.
    Je sais bien que déjà, alentour, guettent les estropiés
    Pleins d’ivresses et de rêves déçus,
    Je sais qu’en première volonté, ils n’entendent me léguer
    Ou plutôt m’infliger, que leurs propres souffrances.
    Mais qu’y puis-je aujourd’hui si ma conscience éventrée
    Me chuchote des paroles pures?
    Devrais-je donc prudemment les taire?
    Je n’ai que faire des trésors du monde et du pouvoir des puissants.
    J’aime, simplement, et ne suis coupable devant vous,
    Que d’entrouvrir doucement mes entrailles bavardes
    Etonné et heureux, apeuré et confiant
    D’y pouvoir puiser encore et encore,
    Tant de d’insoupçonnables trésors.
    Ces trésors sont à prendre sans violences car ma tripe
    N’est ni d’argent, ni d’or,
    Et il n’est point besoin pour saisir mon message
    D’y glisser un canif suspicieux.
    Si ce n’est, Messieurs et Mesdames, pour me faire taire.
    A moi! A moi!
    Mais surtout, à vous tous.
    Eric.

    1. « A chaque fois qu’on parle de la gauche c’est pour dire qu’un nouveau parti s’est créé. Et puis dès qu’un mouvement de gauche est créé, le jour même, y’a un type qui se fâche et qui dit : « Si c’est comme ça, je quitte le mouvement ! » C’est même à ça qu’on reconnaît un mouvement de gauche. Si ça continue, la France sera bientôt le seul pays au monde où il y a plus de partis de gauche que d’électeurs de gauche. »
      Charline Vanhoenacker, le 21/03/19

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