19 réflexions sur « Ma candidature aux élections européennes : le point »

  1. Ce qu’il aurait fallu faire bien en amont de tout cela, était de réorganiser un véritable parti socialiste, en définissant clairement qu’il ne pourrait plus jamais pactiser avec les forces du libéralisme financier et qu’il agirait toujours en faveur de ce qui constitue la grande masse du peuple.
    Le temps manque et les choses se bousculent en vue de l’élection au parlement européen, les partis, – dont le socialiste actuel, tentent de se remettre au goût du jour, de manière un peu cosmétique, mais, si ce parti a une réelle volonté de changer les choses (?), – ou du moins en laisser paraître un petit signe, il doit impérativement placer Paul Jorion en position d’éligibilité sur la liste.

  2. Il y a quelques mois, Panagiotis Grigorioux écrivait :

    « Tsípras et sa bande sont allés trop loin dans la destruction du pays, de son identité, de sa classe moyenne restante, et pour tout dire de sa gauche, sauf que cette dernière question est devenue totalement insignifiante aux yeux des Grecs, et elle le demeurera à mon avis désormais pour toujours. Cette page, elle a été tournée… »

    http://www.greekcrisis.fr/2018/06/Fr0678.html

    Nous sommes dans un contexte similaire, mais dans lequel c’est la droite française qui relaie les néolibéraux bruxellois pour désosser la France. Les partis de gauche laissent faire. Oui ! – laissent faire -, car plutôt que de répondre à l’immense appel des forces sociales qui horizontalement, de tout côté, et de tout niveau savent l’urgence de faire renaitre la vision du socialisme, comme en Grèce, les partis de gauche français n’agissent que par le seul souci de reproduire leur petit groupe de dirigeant médiocre, en tenant la place par un dirigisme opaque et déjà capotant.

    Monsieur Glucksman, peut-être écarterez-vous Paul Jorion ; combien avez-vous d’adhérents en ordre de cotisation ? Voudriez-vous donner le nombre, avant que nous ne finissions par croire que vous aurez avec PP réussi le premier simulacre de parti sous forme d’ectoplasme médiatique.

    Magnifiquement, puissamment, en ce moment le socialisme renait en France, construit ses outils. Cela nous prendra dix ans et ce sera sans vous, contre vous, Mesdames et Messieurs les « gauches » et les « socialistes ».

  3. Je me demande ce qui a pu vous faire croire M. Jorion que votre programme politique, que vous nous avez exposé il y a quelques semaines, si radical, ambitieux, vraiment socialiste, ait pu trouver un écho dans la molesse informe d’une vague coalition socio-démocrate. Vous et place publique êtes à des années lumière l’un de l’autre.

      1. C’est vrai qu’il y a les deux. Mais le compliment n’est que pour vous, alors que le reproche est partagé.

  4. Le socialisme tel que le PS l’a représenté jusqu’à présent est mort. Plus personne ne accordera encore du crédit à un socialisme « corrompu », inefficace, tourné plutôt vers le passe qui tourné vers l’avenir. Ce parti fut trop souvent investi pour faire du socialisme à titre individuel. C’est ainsi que Francois Mitterand, un petit exemple, a utilisé le PS comme véhicule pour entrer à l’Elysée, c’est tout ce qui l’a intéréssé. Mitterand n’était pas un socialiste, il était d’abord Francois Mitterand.
    Il est vrai le « socialisme » continuera sa voie, mais il doit sensiblement différente par rapport au passé. L’avenir s’annonce conflictuel: pour les uns, le travail s’uberisera en crescendo, ce que l’on voit aujourd’hui n’est qu’un début. Il y aura, grosso modo, deux population de workforce: les « uberisés », face aux employés qui profitent des nouvelles technologies et de la mondialisation économique.
    Dans ce cadre, un intéressant bouquin est paru, en langue allemande: « Das Ende der Mittelschicht. Abschied von einem deutschen Erfolgsmodell », de Daniel Goffarts.

    1. Comment ?

      Moi j’ai ma petite idée. Elle ne vaut que parce que je la propose à lecture. Si j’apprécie sincèrement la personnalité de Paul et la plus part de ces écrits, il a certes pris son envol pour avoir « prévu » la crise des subprimes, puis ensuite c’est le melon, il prend le melon, et une petite cour l’entretien dans cette melonade. Alors les analyses sont souvent piquantes et bien ciselés, j’y picore avec délice régulièrement. Puis paf au moment de l’engagement véritable le melon revient et hop on rebascule dans la tartufferie. De là découle tout le reste, jusqu’à PP. Moi je commence à m’y habituer mais j’avoue parfois c’est hard…

      What else ? Une meilleure réponse ? Mais quelle forme et quelle patate pour 72 ans ! Longue vie sacré Paul !

      1. Là où tu as tout faux CloClo, c’est sur la « cour » : il n’y en a pas. On se dit les choses, clairement, et quand c’est pas bon, c’est pas bon. Les débats sur les ABPJ ont été 10 si ce n’est 100 fois plus violents que ceux sur le blog. Paul parfois d’un côté, parfois de l’autre, les autres de même et nobody was holding their punches back…
        Du coup, ta melonade tombe à l’eau, car le reality check est à chaque coin de ce blog.

      2. Moi je ne trouve pas que Paul Jorion aurait postulé à Place Publique parce qu’il aurait finalement le melon, ( au dire de Cloclo !) Pour son âge et pour cette candidature souhaitée, il a encore la pêche! Et je pense que c’est Cloclo qui ramène mal à propos sa fraise.

      3. Ce qui est bien avec les croyants ou les groupies, c’est qu’on peut à coup sûr savoir qu’ils vont lire avec un prisme déformant vos propos sur l’objet de leur culte ou leur idole. Comme disait Charlie, c’est dur d’être aimé par des C…

        Si vous prenez la peine de bien comprendre l’enchaînement – supposé – tout part de la bonne perception anticipée de la crise de 2008 selon moi. Et c’est bien cela qui est l’origine de la bascule. Tout le reste en découle. Or, il est un biais de confirmation qui parfois ne nous fait prendre en compte que nos réussites, notre réussite (dont on se tresse des lauriers) et pas la multitude de nos erreurs. On resterait plus sagement à la maison sinon la plus part du temps. Cela n’enlève en rien à la qualité et au charme de l’auteur. Je livre des Gariguettes bien mûres au prix du gros.

      4. Julien, le malentendu provient, selon moi, du fait qu’aux yeux de CloClo – dont nous ne savons rien de qui est la personne qui se cache derrière le pseudo – vouloir être député européen dénote une ambition s’apparentant à la mégalomanie. Cela ne nous paraît pas, à toi et à moi, être le cas. Je connais, et toi aussi je le sais, des gens d’intelligence et de réputation très moyenne qui sont députés européens.

        Je ne suis pas contre l’utilisation de pseudos, c’est une coutume sur la toile depuis ses débuts, mais dans ce cas-ci, cela nous empêche de savoir qui est CloClo et de comprendre pourquoi une ambition moyenne aux yeux des gens moyens lui paraît à lui être démesurée.

      5. Paul avoir le melon et être mégalo ce n’est pas la même échelle. Non, tu n’es pas mégalo pour un rond, au contraire, tu montres plutôt tous les signes de la simplicité relative et tu apparais plutôt bien dans tes baskets, c’est mon impression, c’est bien pour cela que je te suis avec ferveur depuis le début. Simplement, avoir le melon, c’est comme « avoir les chevilles qui enflent » ou « avoir la grosse tête », c’est un truc qu’on se dit entre personnes ressentant de l’affection dans mon esprit, quand l’une des parties se dirige inéluctablement vers le fossé, et qu’elle fait mine de ne pas entendre l’avertissement de l’autre parce que ancré dans sa logique. La mégalomanie est plus une « maladie ».
        Comme tu as eu la chance de validité ton analyse il y a une dizaine d’années, et comme tu as mûri pas mal de propositions passionnantes et progressistes depuis, tu es rentré dans un cycle, aider par tes accompagnants, où tu finis par chevaucher ta monture Rossinante. Je te laisse le soin de savoir quelle rôle a PP dans l’histoire et qui sont les moulins à vents.

        Bonne journée !

  5. J’apprécie ta défense de l’ordre établi ! Tu seras décoré soldat JA ! Mais c’est normal d’avoir un peu le melon. Si, si. Et scoop, on peut en plus l’avoir à plusieurs en pensant que chacun en est préservé et qu’il corrige ce penchant chez son voisin même avec véhémence. Sinon comment expliques tu que les civilisations, sociétés, groupes, s’écroulent ?

    C’est par pur amour fraternel que je te livre cette pensée du soir.

      1. Bonjour. J’y reviens encore une fois après une nouvelle censure inexpliquée, dans cette affaire de melon, il aurait
        fallu entendre (gober) que celui de T. Porcher était « hors concours », est-ce possible d’éclairer le citoyen que je suis, ainsi que les habitués du blog ?

  6. Une manière de voir qui oublie qu’il y a toujours un melon en chef, car la cour même sans hiérarchie tourne toujours autour de celui qui a les clés du local et donc la hiérarchie est rétablie. (Je suis content grâce à toi, je peux écrire ma pensée avec des lettres comme Mouette Rieuse CQFD ! Contagion.)

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