Le loup du politique déguisé en agneau de la neutralité

Ouvert aux commentaires.

Regardez ceci si vous avez les 30 minutes que cela dure. Excellente analyse ! Ç’aurait été bien que quelqu’un fasse un décorticage de ce type lors de mon fameux débat de 2011 avec Brice Couturier, ou lorsque je suis allé présenter – là aussi sur France Culture – mon livre sur Keynes et où la première question est (je cite de mémoire) : « On ne niera pas quand même que tous nos ennuis nous viennent de Keynes ! »

Il faut malheureusement être aguerri à ce genre de pratiques (même sur le service public) sans quoi on se fait mettre en pièces. L’ennui, c’est que si vous êtes aguerri, on cesse de vous inviter (sont pas tout à fait fous dans le camp d’en face !).

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32 réflexions sur « Le loup du politique déguisé en agneau de la neutralité »

  1. Dire que l’on ne connait pas (de but en blanc et comme une évidence) l’émission où l’on s’est déplacé … c’est bien léger. Et vexant pour les journalistes climatognagna ou non, logique.

  2. Cette émission est très didactique concernant la force de l’idéologie capitaliste.
    La plupart des gens qui refusent d’admettre le changement climatique sont des conservateurs. Ils veulent que le modèle de société actuel perdure. Pourquoi?
    1/ La peur du changement
    2/ La protection d’un modèle économique dans le lequel leur positionnement social est plutôt correct
    3/ L’impossibilité de remettre en cause leur jugement concernant ceux qu’ils appellent péjorativement « les écolos ».
    Il faut avouer que cela fait bcp à avaler….
    On ne peut pas demander à des gens qui se sont autant engagé dans la compétition capitaliste de revenir en arrière. Ils ont trop fait fait de sacrifices pour abandonner leur capital.
    Il faut bien comprendre une chose. Ce n’est pas facile de faire le deuil des promesses du capitalisme. C’est un modèle qui fait encore rêver la plupart des gens sur cette planète.
    Si on veut gagner ce combat. Il faudra être capable de remplacer les « sucreries » du capitalisme par de la nourriture plus saine. De plus en plus, je me dis que tout va se jouer dans l’éducation des nouvelles générations. Pour nous, c’est trop tard.

    Après sur le fond de cette vidéo, Claire Nouvian n’aurait jamais du mettre les pieds dans cette émission. C’est peine perdu. J’espère qu’elle aura compris.

  3. @Pierre(15/5 à 19h43) qui écrit …( et d’une traite..) :
    …  » La plupart des gens qui refusent d’ admettre le changement climatique sont des conservateur « …
    « La plupart » , « admettre », « le changement climatique » ,  » admettre le changement climatique » , « conservateurs » …
    Comment vous dire.. pour le moins : gare aux affirmations péremptoires ..!.. (Poursuivre est hors sujet)…

    Pour le reste de votre texte, à mon humble avis, rien (ou pas grand chose ) à critiquer..!

    1. Le vrais sujet n’est il pas la pollution que l’on continue à répandre sans appréhension,
      quitte, à ce que nos enfants naissent sans mains ou sans bras ?
      Les discussions autres que « comment arrêter toute pollution »
      ne sont elles pas aussi nécessaires que de parler du sexe des anges ?
      Ou-bien ai-je loupé quelque chose ?

  4. Vous suivant, en 2011, depuis plusieurs années déjà, j’ai gardé un souvenir indélébile de votre passage dans la matinale de France Culture. C’était, pour moi qui pensait avoir trouvé à cet endroit une source d’information fiable, le début de quelque chose….
    C’est bête à dire mais votre travail m’avait marqué par sa rigueur toute scientifique ( je parle de science dure ) quand tant de sommités du monde de l’économie s’épanchaient, avant 2007, dans tous nos médias – y compris publics – sur le mode « Il a fait beau hier, il fait beau aujourd’hui donc il fera beau demain ».
    Aussi, quelle n’a pas été ma consternation de comprendre, au fur et à mesure du déroulement de l’émission, que Brice Couturier était en train de – littéralement – saboter votre interview avec pour objectif clair de ne pas vous laisser déployer votre pensée.
    Ironie de l’histoire, le prédécesseur de ce personnage dans cette fonction avait, me semble-t-il, été viré car vu comme penchant trop à gauche…..
    Voilà, désolé d’avoir pris quelques lignes aux habitués du forum pour ces quelques mots mais je garde encore en travers de la gorge cet épisode…

    1. Correspond entièrement à mon impression du moment, exprimé bien mieux que mes bafouillages habituels. Merci beaucoup.

      Je n’en suis pas resté là: ceux qui se sont opposés à Paul ( y’a eu aussi un casanova ou canova qui a essayé de discréditer Keynes, et donc Paul, pour une malheureuse version allemande du magna opus de Keynes…) se réclament du « journalisme » . En fait ce sont des agents d’influences politiques avec ce que ce terme suppose en matière de déontologie, d’honnêteté intellectuelle et de respect de l’autre.
      Je me suis donc mis à l’écoute de ces gens avec ce souci en tête.
      Résultats: y’en a pas un pour sauver l’autre dans le monde des « grands » médias écrits et parlés.
      Je me suis donc coupé de ces sources d’informations biaisées. Et je me sens mieux.

    2. Je m’en souviens aussi de cette émission sur France Culture, ou Paul Jorion n’arrivait pas à en placer une, alors que c’était lui l’invité !

      Récemment on m’a prêté un bouquin de Hans Rein, « Berlin Finale », un livre témoignage sur la chute de Berlin en avril/mai 1945. On mesure dans ce livre, combien le nazisme s’était imprimé dans les cerveaux. Et l’empreinte du nazisme dans les cerveaux a perduré jusqu’au bout. Elle n’est parvenue à s’effacer que par la rupture violente de la défaite. Jusqu’à la fin ils ont cru ce qu’ils avaient envie de croire, par exemple que Hitler laissait les russes s’enfoncer dans Berlin, pour les encercler ensuite et les vaincre avec une armée fictive, ou encore que les alliés étaient sur le point de s’allier aux allemands pour s’opposer au bolchéviques !

      On peut faire confiance à certains journalistes économiques de France Culture, à d’autres journalistes de BFM, de LCI, de France Inter, ou de France 2, pour propager jusqu’au bout l’idéologie du capitalisme de la même manière. (voilà qui ne va pas améliorer mon score en points Godwin…)

      Combien de temps cela prendra-t-il pour la faire rompre, cette idéologie du capitalisme ? Pour beaucoup, elle est imprimée dans les cerveaux avec la même force.
      Les Gilets Jaunes eux ont lâché l’affaire, la précarité les y a sans doute aidé, car ils ont sûrement moins à perdre… mais c’est quand même tout à leur honneur.

      Vincent Rey
      findutravail.net

  5. bien peu de commentaires sur ce fil, ne serai je pas le seul a avoir des problèmes récurrents pour poster? il semble que la modération soit hors de cause, les messages sont envoyés (écran de doublons si j’insiste) mais ne s’affichent pas, ni même signalés comme en attente de modération ?? Je tente celui la a tout hasard.

  6. Mouais… cette dame qui joue les dames patronnesses et les donneuses de leçon, « qui sait mieux que les autres » alors qu’elle a une crédibilité scientifique nulle, et qui trouve le moyen de s’offusquer quand ses propos ne sont pas pris pour argent comptant ou comme parole d’évangile, ne trouvant rien de mieux à faire que de riposter par des attaques ad hominem indignes, des insultes, et des appels à la censure, pour par après se réfugier derrière une pseudo mysoginie de la part du présentateur, c’est elle la véritable fasciste, le mal à éradiquer.
    Cette femme et le type de militantisme qu’elle représente sont une véritable disgrâce.

    Absolument rien à voir avec l’interview odieuse de P.J pour le coup, qui lui était légitime, et qui était capable d’argumenter avec autre chose que des arguments d’autorité et des insultes.

    1. Une chose est sûre, l’attitude de Claire Nouvian ne mène à rien électoralement. Je ne sais pas si elle a voulu profiter de l’occasion pour faire un coup, mais c’est raté.

      Il ne faut pas confondre l’urgence écologique et la précipitation.

      De toutes façon il manque une jambe économique à Place Publique. Depuis le départ de T. Porcher, et la non retenue de Paul Jorion en liste éligible pour être député, on n’y parle plus que de géopolitique et des migrants (Gluksmann), des poissons et du changement climatique (Nouvian), et tout cela est très bien, c’est intéressant, mais ça n’est pas relié par l’économie, et donc ça reste hors sol….ils vont se planter.
      C’est bien de dire « nous avons 10 ans pour changer se système », mais si on oublie de dire ce qu’on va changer au fond, c’est un peu flou pour les électeurs.

  7. Cette vidéo est me semble-t-il une excellente illustration de pourquoi il est inutile d’aller dans ce type d’émission (voir inutile d’aller à la télé tout court). Les spectateurs qui n’ont pas d’esprit critique vis-à-vis de ce média ont de bonnes chances de se faire embobiner par les méthodes fallacieuses de la production, tandis que les spectateurs capables de discerner l’absence de neutralité du présentateur et de son équipe ont probablement abandonné depuis longtemps l’idée de regarder ce type d’émission (voir cela fait longtemps qu’ils ont jeté leur télé).

    Madame Nouvian est tombée là dans un véritable traquenard, mais cela dit aussi quelque chose de ses propres incompétences: Ne pas savoir où l’on met les pieds, y aller avec l’a priori que vos hôtes sont au minimum neutres, voir bienveillants et croire encore que se contenter d’un discours strictement rationnel suffit à convaincre sont autant d’erreurs quand on prétend faire carrière en politique.

    1. Traquenard qui aurait dû être prévisible pour quelqu’un qui a priori a l’habitude de côtoyer les médias et leurs manipulations. A sa décharge, je dirais que refuser une invitation à la télé c’est très difficile vis-à-vis de son égo et de la pression sociale. Elle manque d’expérience ou elle s’est mal préparée, voila tout.
      A une échelle bien plus modeste, j’ai été sollicité plusieurs fois dans le cadre de mon travail pour des reportages audio-visuels. J’en ai retiré certains enseignements qui me font maintenant décliner tout offre (mais je suis en fin de carrière et je n’en ai plus rien à faire de la notoriété – place aux jeunes qui en veulent). Quelques anecdotes, pour le plaisir de raconter et éventuellement servir à des novices:
      -Une journée de tournage éprouvante où j’ai beaucoup parlé, pour une seule phrase retenue dans le reportage final diffusé en fin de journal sur une chaine de télé nationale. Mais pas n’importe quelle phrase. La plus tarte, la plus con. Je l’ai prononcée parce que durant toute la journée le réalisateur me l’a fourrée dans le crâne et qu’au moment opportun il m’a posé la question qu’il fallait, à laquelle j’ai répondu ce qu’il avait prévu que je réponde par sa technique de conditionnement préliminaire.
      -Un reportage format 7 minutes, deux jours de tournage avec le petit micro discret accroché sous le col (gaffe à ne pas dire dans un moment d’exaspération « quel con celui-là » 😉 ). En fin de tournage, j’ai refusé de signer l’autorisation des droits pour la diffusion sans avoir vu le produit monté (parce qu’il s’agit bien d’un produit, pas d’une œuvre ni même d’un ouvrage). Émoi. Comment osez-vous ? Sans surprise, le reportage a été diffusé sans mon accord. C’était de la merde et quand je tape mon nom sur Google, cette vidéo apparait contre mon gré.
      Alors maintenant c’est non.
      Avec la presse écrite, c’est à peine différent. Rares sont les journalistes qui vous proposent une relecture avant publication. La plupart cherchent surtout à se mettre en valeur eux-même par des effets de style le plus souvent ratés et affligeants quant aux contenus scientifiques. Sans prétendre détenir un échantillon représentatif, le plus intelligent, le plus sympa et le plus honnête que j’ai rencontré travaillait au journal Le Figaro. C’est quand même dur à admettre pour un vieux gauchiste comme moi. Il y en a des bons aussi à La Croix, gaspation, ça fait encore plus mal au c…l

    2. @Dissonnance(16/5 à 14h25) écrit, peut-être sans assez de nuances :
      … » tandis que les spectateurs capables de discerner l’absence de neutralité du présentateur et de son équipe ont probablement abandonné depuis longtemps l’idée de regarder ce type d’émission « …
      Bonsoir, avec un peu de retard… Je ne sais si ce qui suit va vous rassurer ou plutôt vous inquiéter (en ce qui concerne mon état mental..) °(^!^)°
      Il existe au moins une troisième catégorie… ceux des téléspectateurs((je n’écoute la radio que distraitement, because souvent un étalage de problèmes de coeur.., tard, pour m’endormir..la fonction  » 1 heure, nuit  » m’étant bien utile..)) téléspectateurs disons « assidus » ( au pire « addicts télé » ..mais PAS « séries-télé ».!.. , fréquemment rivés sur leur PC, aux nouvelles, sauf les « chiens écrasé ».. aux nouvelles les plus contradictoirement commentées sur la « toile », aux nouvelles assénées oralement toujours par les mêmes, dissimulant « leur camp » sous le voile superficiel de la « neutralité » affichée …camp qui finit par se révéler crûment dans l’évolution en dent de scie de leurs « éléments de langage » pseudo-variables selon les interlocuteurs et les sujets et..les caractéristiques des différentes chaînesTV qu’ils « squattent » à longueur d’après-midi/ soirées/ nocturnes (bissées pour ceux des téléspectateurs qui auraient par mégarde « raté le premier jet » ..).
      Passionnant, tragiquement passionnant pour ceux qui ont et/ou prennent le temps de « décodage » et de mental classement, individu par individu, dans des catégories, disons pour simplifier, « socio-économico-politiques »… Classement qui n’est JAMAIS intangible…le temps (et les changements de Pouvoir avec leur cortège induit systémique de dérégulations hiérarchiques)…les évolutions de leurs conditions de vie privée sans nul doute….autres.. faisant leur oeuvre..!… L’exemple-type le plus « remarquable » étant, à mes yeux, l’ « évolution » d’un garçon comme Yves Calvi, pour ne pas le citer, remarquable créateur/animateur/contradicteur/confesseur/inquisiteur/.. de l’émission « Cdans l’air » (FR5) [pub non rémunérée…°(^!^)°… ] , incontournable, culte, pendant tant d’années… et , du jour au lendemain, sauf à avoir raté quelques épisodes de la vie télévisuelle française..,devenu..comment dire?.. Non! Une subite pudeur de gazelle m’empêche de vous livrer, ici, plus avant, le fond de ma pensée..!
      Désolé si je vous ai choqué(e) en quoi que ce soit..ce n’était pas mon intention. Mais ça m’a fait du bien… BAV

  8. Je connaissais déjà Fabien Olicard : c’est ma fille (de 12 ans) qui me l’a fait découvrir, je pense. Il a un format qui a l’air de passer chez les jeunes. Au départ, je me demandais ce que c’était que cet hurluberlu, mais j’ai fini par lui accorder une certaine pertinence. Je ne m’attendais cependant pas à le voir s’inviter un jour dans le blog de Paul Jorion ! 😉

    Donc bienvenue à Fabien et merci pour ce travail très instructif sur « comment se comporter en terrain ennemi alors qu’on pensait être en terrain neutre »…. …

  9. Voila un bon exemple de « la conscience de ce qui se passe », ditons de ce qui se joue dans l’instant ou cela se passe. c’est exactement ce que devrait « voir » (dans l’instant ) toute personne digne de ce nom. Seulement, dans le cas présent, comme dans quasiment tous les débats passés, cela n’est pas ce qui se passe.
    Les débats sont des combats. Cette foi-ci c’est une tierce personne qui est obligé de faire le boulot (très bien). Et bien ce sera un bon enseignement pour nous même et dorénavant de ne tomber ni dans ces grossières manœuvres, ni en faire nous même car même les petites apportent leur part de confusion.

  10. Ce genre de ‘clash’ lors d’un débat, n’aurait-il pas été évité si les scientifiques concernés s’étaient bornés à dire que la production de CO² en excès, provoque un ‘dérèglement climatique général’, lequel pourra se traduire par des vagues de chaleur à certains endroits et des vagues de froid à d’autres endroits.
    Réduire ce qui se passe à la simple expression ‘réchauffement climatique’, ne peut que susciter les ricanements de gens peu férus en physique lorsqu’une vague de froid inhabituelle s’abat sur une région ou un pays, il en est ainsi de Pascal Praud, ou de Donald Trump…:-)

    1. @Tout me hérisse (16/5 à 23h40)
       » Beîîînn OUI « ..!.. Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué..!.. -:) (surtout que ça marche..)
      Le problème..c’est le cortège ..comme des ronds dans l’eau…
      Ceci écrit, nos amis « DUP » et ARKAO proposent des courtes(pas toujours..) mais efficaces (à mes yeux) « hérétiques » saillies à divers endroit de ce blog dans un passé pas lointain; ex: « ARKAO » (14/5 à 21h54 & 15/5 à 21h55) dans : https://www.pauljorion.com/blog/2019/05/14/essentiel-la-possibilite-du-decouplage-absolu-conditionne-la-possibilite-de-la-croissance-economique-par-cedric-chevalier/#comments BAV

    2. @Tout me hérisse
      Ainsi que des inondations récurrentes à d’autres endroits:
      https://www.lemonde.fr/international/article/2019/04/23/l-iran-touche-par-des-inondations-destructrices_5453739_3210.html
      Et des précipitations neigeuses importantes en hiver:
      https://www.rtbf.be/info/monde/detail_pourquoi-tant-de-neige-en-autriche?id=10116202

      Ce qui nous éloigne des élucubrations véhiculées par certains d’une planète future uniformément chaude et sèche (ce que ne dit d’ailleurs pas le rapport du GIEC, pour ceux qui prennent le temps de lire autre chose que le résumé de 40 pages à l’intention des décideurs).

      Mais les ricanements de certains au moment des coups de froids sont rendus possibles parce que d’autres utilisent à mauvais escient un coup de chaud par ci, une tempête de sable par là pour illustrer le réchauffement climatique, alors qu’en climatologie on travaille sur des moyennes au moins tri-décennales.

      1. Source:

        Les tendances observées à l’échelle du globe concernant les
        périodes de sécheresse bénéficient d’un degré de confiance
        faible en raison du manque d’observations directes, du fait que
        les tendances inférées dépendent de la définition de la sécheresse
        retenue et d’incohérences géographiques dans ces tendances.
        Le degré de confiance est également faible s’agissant de l’attribution
        de la modification des périodes de sécheresse sur les terres
        émergées du globe depuis le milieu du XXe siècle, à cause des mêmes
        incertitudes qui entachent les observations et de la difficulté de dégager
        la variabilité décennale des tendances à long terme. {GT I tableau
        RID.1, 2.6.2.3, 10.6, figure 2.33, GT II 3.ES, 3.2.7}

        GIEC, 2014: Changements climatiques 2014: Rapport de synthèse. Contribution des Groupes de travail I, II et III au cinquième Rapport d’évaluation
        du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat [Sous la direction de l’équipe de rédaction principale, R.K. Pachauri et L.A. Meyer].
        GIEC, Genève, Suisse, page 56.

      2. @arkao(18/5 à 12h48)

        Loin de moi le désir de vous « squatter » à chacune de vos si précieuses interventions….MAIS je NE pouvait PAS laisser passer cette occasion..un peu trop « noyée dans la masse » (selon moi)…que pour attirer l’attention du chaland, fût-il simplement curieux du sujet et sans à priori… (sans doute rare sur ce blog?..si je lis bien..)

        Le rapport complet (du GIEC, je présume..) dont vous livrez un extrait entier (que personne n’a sûrement jamais lu, à part des « pointus » comme vous..et des « empêcheurs de tourner en rond » comme moi…)
        mentionne explicitement : ( deux fois , c’est à dire, pour éclairer les mal-voyants ou les « bornés de constitution », à CHAQUE affirmation … que : (je cite:)
        …  » bénéficient d’un degré de confiance faible « … !!! Pas moins…pas plus..!!
        Pour les indécis qui liraient par hasard ces échanges, peut-être eût-il mieux valu que le « scientifique » (ou, selon, le chargé de communication..) qui rédigeait… écrive (pour ne pas utiliser plus correctement l’obsolète « écrivasse » = souligne clairement une action qui n’a eu lieu, ce qu’on regrette ..) ceci:
        …  » n’offrent qu’un degré de confiance faible  » …
        ou mieux , mais plus dangereux parce que « n’importe qui » pourrait « comprendre », voire « comprendre ET transmettre »…. Horreurrr..!
        … » souffrent d’un degré d’incertitude élevé à très élevé … ce qui est immédiatement bien plus… , disons, lumineux! Ce qu’appréciaient mes étudiants de l’époque.
        Voilà tout. Rien de moins, rien de plus. ((Sans vouloir entamer une palabre sur la notion de « conséquences » qu’on doit/peut en tirer en fonction de l’étude « RISQUE de ne rien faire » contre « principe de précaution » compte tenu de la portée pour les êtres humains de la décision qu’on va prendre…
        ou inciter à prendre…°(^!^)° … Et on en arrive alors à l’acmé de la prise de décision Politique..(P majuscule) )).

      3. @arkao
        « …le résumé de 40 pages à l’intention des décideurs »

        qui me rappelle « Sélection du Readers’s Digest » 🙂
        genre de condensé/comprimé conçu pour favoriser la digestion de la propagande,
        de…, bien entendu, … de la bien-pensance du moment.

        Ainsi, les décideurs prennent le statut d’experts dont les médias emboîtent le pas allègrement, grâce au condensé du condensé: EDL ou « éléments de langage ».

        Sans doute, certains mots sont justes, ce qui n’empêche pas qu’ils soient bien choisis et ce qui n’empêche pas qu’ils puissent être mal utilisés…

  11. Pour d’autres scientifiques, tout aussi rigoureux, ce sont les changements de température, essentiellement dus à d’autres facteurs, qui ont un effet sur la quantité de CO2, et non l’inverse.

    1. @mechanttresmechant
      Pris en flagrant délit de confusionnisme, entretenu hélas par les médias qui font mal leur boulot.
      Évidemment que les taux variables de CO2 répondent à des mécanismes complexes qu’on observe bien avant que l’homme puisse avoir une influence sur l’environnement.
      Le GIEC n’a jamais dit le contraire. Ce dont il est question c’est le forçage anthropique, c’est à dire l’émission de CO2 « en plus » (exprimée en pourcentage) du fait de l’activité humaine et qui risque de se faire emballer la machine climatique.

    2. CO2, quantité? C’est vite dit…
      J’y connais pas grand’chose cependant je pense que la qualité (du CO2) doit aussi jouer. Ce serait pas la première fois que ce capitalisme dévoyé nous inonde de sa production en toc issue des pays du tiers-monde à bas salaire.
      Nous devrions réclamer le droit de fabriquer le CO2 nous mêmes, avec les hauts standards de qualité qui nous sont habituels.
      Mais , évidemment des esprits étroits sous des prétextes philanthropiques vont encore s’y opposer. Leur calcul est en réalité égoïste: « si nous ne leur donnons pas du boulot en délocalisant notre outil industriel chez eux, ils vont venir le chercher, ici, chez nous. Vous imaginez les flots de migrants/réfugiés? En plus y sont 4 à 10 fois moins chers. »
      Et c’est comme ça qu’on est inondé de CO2 de mauvaise qualité.

      1. @daniel
        Oui c’est vrai ça! Pourquoi importer tout ce CO² de mauvaise qualité sous prétexte d’ouverture des marchés, etc… ; il faut absolument imposer une taxe à l’importation afin de protéger nos marchés…
        Ah ! Ça existe déjà ; c’est la taxe carbone, bon, alors pourrait-on imaginer un contrôle qualité très strict à l’entrée de toutes ces molécules allogènes, aux liaisons de valence pas très claires et les renvoyer d’où elles viennent… -:)

  12. Ce qu’il y a d’intéressant dans la stupéfaction puis l’emportement de Claire Nouvian, c’est sa prise de conscience soudaine que les sceptiques n’appartiennent pas tous à la catégorie du « populaire beauf inculte et volontiers complotiste » – les gens de peu, ceux qui ne sont rien, mais aussi à celle d’influenceurs au sein de médias dont l’influence n’est pas négligeable. Elle confond le consensus scientifique (acquis) avec le consensus global (pas acquis).
    Bonne remarque, d’ailleurs, de Fabien Olicard, le terme de climato-sceptique n’est pas approprié, celui de négationniste du réchauffement climatique (avec subdivision « d’origine anthropique » pour certains) serait plus juste.

  13. Ma dernière intervention sur le sujet… ( je pars de l’hypothèse  » que j’estime très, très vraisemblable … qu’il est vain de tenter de « convaincre » les « convaincus ».
    En préambule, le pense que l’extraordinaire efficacité(moyens actuels de « communication/consultation de groupes /confrontations argumentées..) des méthodes de recherches historiques d’aujourd’hui ..indique que « l’Histoire, de tout temps, a été écrite par les Vainqueurs.. ».
    J’admets volontiers que ce « N’est PAS la même chose » de proposer/décider de l’arrêt ((et destruction de la quantité « déjà prête à sortir des tuyaux », production déjà créée, ou…… »très..moderne »..de vendre « au kilo » le début de production rejetée, à des revendeurs dont les clients sont des « gestionnaires » d’officines de « solderie » et assimilés.. )) d’une chaîne de production industrielle après consultation et analyse des résultats d’échantillonnage(s) méthodique(s) rigoureux….
    …. « PAS la même chose » et même très différent d’une aide à la prise de décision politique par un choix de mots dans une conclusion à usage tellement universel… Sans parler des exigences ( que l’on se fait à titre personnel compte tenu de son statut…ou de ses ambitions..voire les deux..) induites par un concept assez récent et à géométrie variable , j’ai cité le fameux « principe de précaution »….!

    Ceci écrit, puis-je proposer au lecteur « neutre » un lecture pas trop longue ….
    http://www.clubdesargonautes.org/faq/climatetmeteo.php

    Disons pour les puristes…que « ça vaut ce que ça vaut ».. mais ça a le mérite d’être clairement lisible..
    Pour les « pressés », j’en livre in extenso le dernier « paragraphe »… :
     »  »  »
    Dans le langage des mathématiciens et modélisateurs
    Pour les modélisateurs les simulations de l’évolution du temps (ou des phénomènes météorologiques) se différencient des simulations de l’évolution du climat par le jeu des « conditions initiales » et des « conditions aux limites ». L’état de l’atmosphère observée à un instant donné sera pris comme l’état (ou condition) initial du système atmosphérique pour un modèle numérique qui calculera son évolution au cours du temps et fera ainsi une prévision météorologique.
    Notons que ces calculs s’appliquent à un système physique qui déborde un peu au-delà de l’atmosphère puisque un tel modèle «météorologique» doit obligatoirement simuler l’évolution de la température et de l’humidité des surfaces continentales qui, sur quelques heures ou quelques jours, sont des variables qui varient très vite (souvent plus vite que les températures atmosphériques elles-mêmes).
    On est là dans le domaine de la prévision du temps et de la météorologie. Mais pour cela le modèle devra cependant fixer l’état de la plupart des milieux extérieurs à l’atmosphère, comme l’océan et sa température de surface, la végétation, la composition des sols, etc…, qui l’encadrent et conditionnent son état moyen; ce sont les « conditions aux limites » du système météorologique. Dans une simulation du seul système météorologique, les « conditions aux limites » sont invariantes et fixées.

    Mais on sait que la prévision météorologique n’a plus de sens au bout d’une dizaine de jours car l’atmosphère, système physique chaotique, possède la propriété d’ « oublier » rapidement ses conditions initiales. Ce sont alors
    ses « conditions aux limites » qui prennent de l’importance et qui déterminent l’état statistique moyen de l’atmosphère : son climat .
    On est là dans le domaine de la modélisation climatique et de la climatologie. Notons enfin qu’il n’y a pas de différence fondamentale entre un modèle de prévision météorologique et un modèle de simulation climatique même si la mise en œuvre pratique des calculs est très différente. Ce sont les mêmes lois physiques et les mêmes équations qui y pilotent l’évolution de l’atmosphère. Simplement, dans les modèles météorologiques, il y a beaucoup de variables d’état du système qui sont des conditions aux limites fixes, et qui deviennent une partie des conditions initiales (donc évoluant dans le temps) dans le même modèle étendu au système climatique .
     »  »  »
    Deux remarques pour finir en beauté, en forme d’interrogation..
    + Me frappe toujours ce que je considère (sans doute à tort..°(^!^)°..) comme une sorte d’analogie entre, disons.. l’antagonisme sur « notre » sujet(Le Climat) entre les « absolument/suffisamment certains » et les « sceptiques/ agnostiques(au sens..  »
    je ne sais pas  » ) , les Vainqueurs indéniables à ce jour étant……?…..
    antagonisme donc, entre les, disons deux pour simplifier, écoles de « pensée économique » … dont le Vainqueur est aux manettes depuis trop de décennies….
    +En point final, j’estime que (même hélas dans l’article proposé plus haut..) il y a, pour le moins confusion involontaire entre la notion de « Science » (S majuscule) et « Méthode scientifique » (M majuscule)…. Évidement je ne suis pas (plus) assez « moderne » puisque « je coupe les cheveux en quatre »…. Désolé. B à tous.

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