E-Mail 'Que faire face à l'inconscience et au nihilisme écologiques ? Se révolter ! par Cédric Chevalier' To A Friend

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85 réflexions sur « Que faire face à l’inconscience et au nihilisme écologiques ? Se révolter ! par Cédric Chevalier »

  1. Catastrophe. Effondrement. Pas demain. Aujourd’hui. Nous y sommes. Comme vous le dites, nous le vivons dans notre chair. LE VIVANT MEURT. Ce qui se passe est proprement EFFROYABLE. Les populations animales -insectes, oiseaux, mammifères, poissons…) s’amenuisent à une vitesse vertigineuse. Les végétaux -base du vivant!- ne sont pas en reste: châtaigniers condamnés à l’échelle du siècle (au mieux) dans les Cévennes, pin maritime d’ici une génération, épicéas à l’agonie, sapins desséchés dans les Vosges, hêtres asphyxiés par la sécheresse dans le Jura suisse, vignes « brûlées » par la canicule… Ce n’est pas à l’autre bout du monde! C’est ici et maintenant. Pourtant, dans la torpeur de l’été, des millions de vacanciers s’entassent dans leurs bagnoles (de plus en plus grosses, avez-vous remarqué?) pour faire au coeur de la fournaise des centaines voire milliers de kilomètres et aller barboter, une ou deux semaines, dans ce qu’il reste de la Grande Bleue, quelques décimètres d’eau dans une rivière, voire (le plus souvent, « chez moi ») le magnifique « complexe aquatique » d’un camping 5 étoiles. Parmi eux, pas mal de Belges… Nulle critique là-dedans, un simple constat. « Se révolter »?…

  2. « Les climatologues ont longtemps hésité à défendre les mesures « d’adaptation » au changement climatique de peur de déforcer les mesures « d’atténuation » de ce changement climatique. »Ecrivez-vous. C’est peu dire, certains climatologues un peu trop engagés uniquement dans la lutte (quasi impossible à voir les cop successives) contre le changement climatique accusaient d’autres qui prônaient l’adaptation (et à ses nombreuses incertitudes quant aux impacts locaux !) d’être des « négationnistes », il n’y a pas si longtemps.

    1. @Brouyaux François
      Adaptation.
      Le rapport du GIEC déplore le faible pourcentage du nucléaire (sois-disant peu émetteur de GES) dans le mix énergétique. Notre climatologue national (cocorico!) Jean Jouzel, salarié à vie du Commissariat à l’Énergie Atomique, ça ne met la puce à l’oreille de personne.

      1. Il n’y a pas si longtemps, on voyait des pubs déclinées comme suit: « perceuse nucléaire »…
        Notre « first » écolo, Hulot, est tout fier de rouler, désormais, en automobile « nucléaire » !

        Ces pubs ont fait un flop: les télé-visés n’ont pas dû se laisser prendre à l’instillation dans leurs esprits de ce concept. Études de marché aidant, le discours a été réorienté: il faut continuer à consommer coûte que coûte, dépenser sans compter et surtout sans penser.
        Somme toute, les logos des Verts et de British Petroleum se ressemblent beaucoup: du vert… (pour le présent)
        et du jaune… (du vert qui se dessèche, pour… apoptose ?) .
        NB on peut, malgré tout, laver nos voitures sans eau: https://www.sudouest.fr/2011/10/04/l-homme-qui-nettoie-les-voitures-sans-eau-516778-3317.php
        😉

      2. @ adoque
        On peut aussi ne pas laver sa voiture.
        Et puis on peut surtout ne pas avoir de voiture. Juste un vélo… non électrique.
        C’est avec ce genre de démarche qu’on commence la révolte nécessaire dont parle Cédric

    1. « l’adaptation … ou l’insensibilisation »

      Affaire de mesure ?
      Certes, certes, ce ne sont point les tartuffes et autres tartufions qui manquent, en ce siècle, comme dans d’autres d’ailleurs. Mais enfin ? Quel truffeur gatouilleux échangerait donc une noble, délicate, magnifique truffe péninsulaire frémissante, vive et sensitive, contre une truffe couleuvrine insensibilisée voire désensibilisée et dont l’odorat est altéré…?

      L’odorat et sa palette riche et variée.

      https://www.youtube.com/watch?v=FGgC_DikRyo

      https://fr.vid.web.acsta.net/nmedia/33/15/11/26/15/19559172_hd_013.mp4

      https://www.franceculture.fr/emissions/science-publique/comment-lodorat-agit-il-sur-nos-emotions

      https://www.pourlascience.fr/tags/odorat

  3. J’ai 67 ans , ma seule et UNIQUE inquiétude est de savoir si j’ai une chance de mourir de vieillesse !
    Pouvez vous me rassurer ?
    Merci !

    1. @La main du Kremlin
      A 67 ans, la seule et unique inquiétude devrait être celle de l’avenir de ses enfants et de ses petits-enfants.

      1. Juste akao, juste !
        Hélas, Macron est jeune et il n’a pas, et n’aura pas, d’enfant.
        Quant à ses collègues au pouvoir, dans les palais ou les banques, ils se foutent des enfants, même quand ils en ont.

  4. Quelles seraient les conditions permettant de résoudre le paradoxe énoncé par Cédric ?

    Parfaitement informé / pas compris
    Parfaitement informé/bien compris/ nihilisme.

    Grégory Bateson nous a légué la compréhension des mécanismes du changement, mais bien entendu il fallait que la pensée mainstream abâtardisse les concepts de Bateson. Par exemple, chacun, aux vingt heures, croit que le « double bind » (l’injonction contradictoire) n’est que la rencontre de deux injonctions allant en sens inverse. Ce concept ne va pas comme ça, pour qu’il y ait « double bind », il faut que l’une des injonctions soit transmise de façon inconsciente, sinon nous nous trouverions en présence d’une simple contradiction que nous pourrions résoudre par la raison.
    Le nihilisme réside lui aussi dans une strate inconsciente de notre fonctionnement cérébral, et il est simple la mettre à jour en utilisant le concept de changement de niveau de contexte d’apprentissage.
    Par exemple, si vous apprenez à des pigeons comment acquérir de la nourriture en distinguant un rond d’un carré, puis un triangle d’un hexagone, et ainsi de suite, la vitesse d’acquisition de la discrimination perceptive augmentera à chaque étape, ce que Hull résumait par « le pigeon à appris a apprendre » il y a un chagment de cadre, car le pigeons « sait » qu’il est en situation d’apprentissage.
    Pour les êtres humains, c’est un peu différent, nous pouvons également apprendre à apprendre (mais bien entendu l’éducation nationale est remplie d’idiots qui nous et font croire qu’apprendre à utiliser un dictionnaire, c’est apprendre à apprendre).
    Les humains nous apprennnent à partir d’un cadre de pensée, et dans ce cadre nous pouvons progresser, par exemple, jusqu’ à ce que nous prenions conscience que la physique de Laplace ne convient plus et qu’il faut changer de cadre pour penser la relativité, et ainsi de suite.
    Il semble donc que nous soyons confrontés à l’apparent paradoxe selon lequel nous avons tous compris que « ça va mal et que ça mal  » et que « ça va mal parce qu’il n’y a plus que le fric qui compte ». C’est-à-dire, que chacun (sauf les moins en moins nombreux qui en profitent) sait que le seul moyen de sauver la Planète est d’EN FINIR AVEC LE CAPITALIME.
    Dans ce cadre, nous serions devant une simple contradiction, celle qui consiste à reconnaitre que nous sommes immobiles, alors qu’il faudrait nous mettre en mouvement. Ce ne devait pas être difficile d’appliquer nos capacités rationnelles de façon à changer les choses et de laisser tomber le capitalisme.
    Reste à comprendre la raison, inconsciente pour laquelle nous ne le faisons pas.
    La réponse est simple et nous a été donnée pas Henry Laborit, dans ce petit ouvrage, maintenant téléchargeable sur l’internet en PDF et dont le tire est :
    La société informationnelle, Idées pour l’autogestion (41 pages), et dont voici l’URL.
    https://participer.toutautrechose.be/groups/378/files/1159/download

    L’idée clé est que le capitalisme est un système basé sur l’organisation hiérarchique des sociétés, et que ce mode de satisfaction de l’équilibre entre plaisir et déplaisir est structuré par notre position de donner des ordres à plus petit que soi (à se penser supérieur) pour compenser la peine de devoir obéir (à se sentir inférieur) à ceux qui sont au-dessus de vous. L’accumulation par le prêt à intérêt par la strate du 1% (et des 20 % associés) repose, et chacun le sait, sur la logique du « toujours plus » avec laquelle nous détruisons le milieu qui nous a supportés jusqu’ici.
    Ce mode archaïque de régulation entre le plaisiret le déplaisir est rendu obsolète par l’histoire humaine de la nature humaine, eh oui , nous pouvons changer nos motivations inconscientes, mais pour cela , nous devons les faire passer de l’inconscient au conscient, et ce de façon à construire rationnellement un nouveau cadre dans lequel nous pourrons penser et mettre en place de nouvelles modalités d’équilibration du plaisir et du déplaisir.
    Comme vous pouvez le percevoir, un épisode historique de cette mutation – a hiérachique – vient de prendre place t sur les ronds-points de France. (Donnez vous des chefs que nous puission discuter entre chefs imploraient toutes les gauches et toute les droites). Comme l’explique Laborit il y deux types de hérarchie : la hiérarchie organisationnelle ett la hiérarchie de position statutaire, c’est cette dernière qui est en cause, pas la première
    Si ce projet vous parait absurde : « on ne change pas la nature humaine », « il y aura toujours des hiérarchies », mais que vous doutiez un peu, et bien, avant de continuer la conversation, lisez donc l’opuscule de Laborit. 

    Accessoirement, Bateson avait également conceptualisé la régression, ainsi, puisque la dominance par la croissance capitaliste s’avère intenable, il est possible de régresser, tout en permettant de maintenir le principe de la dominance hiérarchique tout en sauvant la planète. Il suffit de changer de cadre, par un retour à un néo-féodalisme, dans lequel les positions redeviendront immuables, ce qui permet de se débarrasser de l’obligation de croissance à seule fin de maintenir l’échelle des positions.

  5. La solution française post-de_Rugy : la « HOMARD REBELLION », pour que les gouvernants ne soient pas des feignants de l’écologie (feignant au sens de feindre).

    Plus sérieusement, on ne pourra pas s’affranchir de « la technique » (mais du « productivisme » oui), qui est bien une spirale où créer de nouveaux objets et de nouveaux besoin sera vanté comme étant nécessaire à ladite adaptation.
    J’ai sous le coude une « théorie de l’innovation » (de la « croissance technique » : comment les nouveaux objets arrivent comme combinaison/remplacement/revisite des anciens déjà-là, via une matrice aléatoire qui « gonfle » à un rythme prescrit) et dont je pourrais chercher en quoi elle diffère d’une théorie de la croissance biologique, où il y a aussi apparition de nouvelles espèces et disparition d’ancienne, mais autour d’une métastabilité tout autre, celle qui fait que les mauvaises herbes ni les pires virus ne l’emportent (et j’ose dire même les moustiques, ces énerveurs en chefs ne pullulent pas partout). L’avantage apparent pour une « adventice » (mauvaise herbe) de faire 8950 graines par pied là où l’espèce déjà présente n’en fait que 3450 ne se traduit pas par un envahissement complet. La ronce cède ici ou là à l’ortie, au genêt, et autres plantains et gentianes (pour l’Avèze ou la Suze au choix). Ca n’est pas évident à raconter, mais si on comprend « comme on se déplace dans l’espace (virtuel) des objets réels », on peut faire des stratégies de déprise sans être déçu du résultat (espoir quand tu nous tiens).
    Je dis cela après avoir lu le gros du livre « L’âge productiviste » de Serge Audier, qui tisse les mille généalogies de cette compulsion d’objets et de « progrès », et des mille intellectuels qui ont semé des graines là-contre, de tout bords politiques et pour toutes motivations (« la terre ne ment pas » n’est pas très loin de Waechter et Rabhi par exemple, ou de A de Benoit, horresco referens).

    On y trouve même, à peu près au temps du club de Rome, des « pré-Paul-Jorion », qui disent que les crises sont triples et se cumulent (écologique, sociale, machinique, le mutatis mutandis du numérique), et ce notamment suite à l’année 1968 et la prise de conscience qu’elle a représenté (Marcuse, …) si on met les lunettes qui efface le gros de sa coloration marxiste 3.0 mal digéré (p ex maoïste) ou libertaire ou trotskiste.
    Je vais voir si je peux faire un petit billet « espiègle »… en plus du gros machin fondamental dont duquel j’essaye de vous parler … entre les homards en rébellion !

  6. On ne fait pas grand chose non plus pour se protéger contre la prochaine irruption volcanique à implications globale. Les aérosols libérés par un volcan peuvent nous refroidir d’un coup, pendant des milliers d’années…Et que fait la police ? elle tape sur les Gilets Jaunes !

    blague à part : il y a ce qui est certain, et ce qui ne l’est pas.

    Ce qui est certain, c’est la catastrophe humaine : 50 cadavres en décomposition, ont commencé à venir s’échouer sur une plage de Tunisie ce matin. Pas un mot sur BFM, qui ne nous dit pas s’il y avait des baigneurs… Licenciements massifs attendus dans la grande distribution, les gens se suicident, deviennent clandestins, attaquent les autres, ou commencent à se désigner mutuellement comme boucs émissaires…

    Ce qui est certain aussi, ce sont les dégâts écologiques engendrés par le « laisser-faire laisser-aller » que soutiennent jour après jour des partisans acharnés de la concurrence de gauche comme de droite, comme en atteste le 7ème continent (plastiques en décomposition, au milieu du pacifique), et malgré cela, le non renoncement par les grandes firmes à ces emballages plastiques, qu’ils soient consignés ou non, et que ces marchandises soient vendues dans des pays dotés d’incinérateurs ou non…

    Ce qui est certain encore, c’est que nous subventionnons par toutes sortes de moyens, et avec un acharnement fantastique il faut le dire, ces dégâts écologiques ainsi que ceux que je n’ai pas mentionnés car la liste serait trop longue…: par nos impôts pour aider des emplois inutiles, ou le remplacements d’automobiles en bon état, par l’influence massive pour vendre et faire acheter des choses dont on n’aurait pas « naturellement » besoin, par des gaspillages massifs d’énergie, l’obstruction technologique, par de l’influence culturelle massive laissant à penser que le bonheur ne peut surgir que notre propension à générer du bien-être matériel. (ou alimentaire, comme du homard par exemple…)

    Ce qui est beaucoup moins certain, c’est notre compréhension du climat, en l’absence de modèles prédictifs.

    Vincent Rey
    findutravail.net

    1. Si nous devons nous précipiter pour faire quelque chose, mieux vaudrait que ce soit sur les choses dont on est certain.

      1. @ Vincent Rey 17 juillet 2019 à 16 h 53 min

        La communauté scientifique n’est-elle pas certaine que ce sont principalement les émissions de CO2 qui provoquent le dérèglement climatique ?
        Ne savons-nous pas que 80% de l’énergie utilisée sur Terre est carbonée ?
        Ne devons-nous pas nous précipiter vers une économie bas-carbone dans un premier temps et finalement post-carbone.
        Même si par un coup de baguette magique nos émissions étaient stoppées ce soir, nos émissions passées ne se dissiperont naturellement pas avant plusieurs milliers d’années. Le dérèglement climatique annoncé est en cours et quoique nous fassions il va s’aggraver. Il est bien question de résilience et d’adaptation à un cadre inconnu à venir, pas dans 100 ans, mais pour les décennies qui viennent.
        Nous devrions être dans une course contre la montre et en sommes encore à nous demander si il est temps de chausser des basket.
        Hier après midi il y avait un rassemblement à coté de l’Assemblée nationale pour demander à nos élus de ne pas ratifier le CETA, c’est à dire, en ce qui concerne le climat, le grand déménagement autour du monde. Je n’y est compté qu’une grosse centaine de participants.

      2. @Romain Vitorge
        La « communauté scientifique »:
        Celle qui réunit les plus brillants cerveaux de l’espèce humaine est stupéfaite chaque année par de nouvelles découvertes qui viennent contredire les modèles:
        https://www.francetvinfo.fr/sciences/astronomie/la-nasa-decouvre-un-trou-noir-qui-remet-en-question-ce-que-l-on-sait-des-trous-noirs_3537331.html
        Alors les guignols qui s’autoproclament « climatologues » et leurs modèles, vous savez ce que j’en pense…

      3. @Romain

        Il me semble qu’il y a des choses à changer qui se voient comme le nez au milieu de la figure, et que nous n’y changeons rien. Au contraire, nous consentons à les amplifier au nom du commerce libre (totalement intouchable) et de la défense des dividendes…citons les plastiques, les gaspillages d’énergie, les déchets nucléaires….etc

        Mais qu’au lieu de se mobiliser collectivement pour intervenir sur ces choses (sur lesquelles nous pourrions intervenir !), tout le monde se focalise sur le co2, dont on peut douter que c’est un polluant, puisqu’il nourrit la végétation.

        Et puisqu’il est question d’agir efficacement et vite, comparons….les exemples sont multiples :

        Le Brésil efface en ce moment 5000 km² de forêt amazonienne. Qu’est ce qui serait le plus efficace pour la qualité de l’air ? Le ralentissement du commerce européen avec le Brésil, ou de nouveaux accords commerciaux avec le mercosur, pour importer toutes sortes de marchandises en leur faisant traverser l’atlantique ?

        Le smog et les problèmes respiratoires qui « tuent » (par anticipation) dans les villes : qu’est-ce qui serait le plus efficace ? de convertir notre parc de 30 millions d’autos en petites voitures peu motorisées et légères, de prendre le train ? Mais on fait tout le contraire, on supprime les lignes de chemin de fer, et 2 voitures sur 3 vendues sont des SUV, de plus en plus puissants et lourds, et on en fait la publicité jusqu’à en bourrer les programmes télévisés ! On va même jusqu’à investir de l’argent public pour inciter les gens à les acheter !

        La pollution des rivières : on s’en lave les mains, elle a lieu en Chine ou au Bengladesh, ça ne nous empêche pas de vendre, d’acheter et de jeter quantité de vêtements, quand ça nous chante, là encore, la publicité nous y incite…pas question de l’interdire

        Le problème du productivisme animalier… pas question de limiter la consommation de boeuf dans des pays dont ce n’est pas la culture….si Mc Donald’s veut aller vendre des Hamburgers en Chine ou en Inde…on y consentira volontiers, les actionnaires sont tous prêt à foncer dans de tels projets…imaginez tous les boeufs et les cochons qu’il faudra produire en plus, quand on aura frustré 1 chinois ou un indien sur 5 s’il ne va pas chercher au moins un big mac par semaine, au driv’in avec son SUV..! Au début des petits SUVs parce qu’ils n’ont pas beaucoup d’argent, mais après des gros. Au début des petits hamburgers et des petits coca colas, après des gros. Après des médicaments pour le diabète, des coeurs artificiels pour les obèses, des gros SUV volants, etc etc…

        Voila des projections qui me paraissent certaines pour le futur, si on n’intervient pas sur la concurrence libre et non faussée. D’ailleurs c’est vérifié dans les faits, les émissions de carbone augmentent, en dépit du fait que cela fait 30 ans que le Giec nous alerte sur l’imminence du danger. Heureusement pour nous, l’effet de serre n’a rien de certain, et le co2 est peut-être inoffensif…même si par précaution, nous devrions préserver la composition de notre atmosphère…

        La concurrence libre et non faussée, par contre, on a toutes les preuves qu’elle n’est pas inoffensive. Non ? Bruno Lemaire voit bien les problèmes il me semble, mais il tourne autour de l’idée, un peu comme quelqu’un qui a un cancer, et qui refoule l’idée.

        Bruno Lemaire, France Inter, 17 juillet 2019

      4. @ arkao 17 juillet 2019 à 20 h 54 min
        N’êtes vous pas en train de confondre esprit critique et relativisme ?
        Les énoncés scientifiques ne sont pas des dogmes et c’est bien pour cela qu’ils évoluent.
        C’est leur force et leur faiblesse.

      5. @ Vincent Rey 17 juillet 2019 à 21 h 24 min

        Le CO2, dioxyde de carbone, n’est pas un polluant. En dessous d’un certain seuil il est inoffensif pour les animaux. Aujourd’hui en 2019 les concentrations dans l’atmosphère atteignent 415 parties par million alors que le seuil à partir duquel il devient un facteur d’asthme est de 1 000 ppm. (à ne pas confondre avec le CO, monoxyde de carbone, qui lui est dangereux, il réagit avec l’hémoglobine en se fixant sur celle-ci en lieu et place de l’oxygène et il est la cause d’accidents qui peuvent être mortels.)
        Le seul intérêt d’en réduire nos émission est bien de diminuer le dérèglement climatique.

        Les actions que l’on devrait entreprendre dont vous donnez des exemples sont pertinentes,
        cependant la destruction de la foret amazonienne est avant tout une destruction de la biodiversité et d’un puits de carbone, et en Europe en 2019 nous sommes plutôt en présence d’une pollution aux particules fines qu’au smog « londonien » de triste mémoire, mais que l’on a retrouvé en Chine ces dernières années. Ces particules fines voyages librement au travers des frontières et viennent principalement des centrales à charbon de l’Est de l’Union européenne. Lors des pics de pollution aux particules fines c’est plusieurs pays qui sont impactés en même temps au gré des anticyclones.

    2. Et pourquoi BFM ne va pas interviewer les gens sur la plage ? « alors vous êtes en vacances en Tunisie depuis ce week-end c’est vous Monsieur, qui avez découvert le premier cadavre en faisant de la planche à voile ?  »

      Il faut que j’arrête, je deviens cynique, c’est pas bon…

      1. @Luc
        ignoble. … »vacances gâchées pour Charlotte »…je ne le crois pas !! c’est un cauchemar, je vais me réveiller

    3. « Ce qui est beaucoup moins certain, c’est notre compréhension du climat, en l’absence de modèles prédictifs. »

      8-| !!!

      Voilà TRENTE ANS que le GIEC s’y attache, que des milliers de scientifiques dans le monde entier travaillent à de tels modèles, qu’ils les perfectionnent…

      Les rapports du GIEC sont des synthèse de travaux qui font plusieurs centaines de pages, et sont à peu près du niveau mastère. Il n’est pas si facile de les comprendre.

      Mais les « résumés à l’intention des décideurs », qui sont aussi des résumés à l’intention du public, sont eux beaucoup plus simples à comprendre, quoique ils comptent tout de même quelques dizaines de pages.

      1. Si vous comprenez l’anglais, voici un débat entre 2 scientifiques, l’un plutôt partisan de l’action du co2 sur l’effet de serre , l’autre plus dubitatif…ce qui est intéressant, c’est qu’ils arrivent à tomber d’accord sur de nombreux points..

        https://youtu.be/gJwayalLpYY

      2. Vincent, avec tout mon respect, ce genre de débat est maintenant inutile du point de vue scientifique. Celui que vous pointez date d’ailleurs de 2010 – et c’était déjà bien tard pour continuer à discuter. Je ne vais donc pas écouter ce débat, même si je comprends l’anglais.

        Ce qu’il est intéressant de débattre en revanche, c’est le consensus scientifique sur l’origine humaine du réchauffement.

        Il existe un consensus scientifique sur l’existence d’un réchauffement climatique provoqué par l’humanité. Sur l’existence de ce consensus, voir par exemple https://en.wikipedia.org/wiki/Scientific_consensus_on_climate_change#Existence_of_a_scientific_consensus

        Ce consensus a eu tendance à se renforcer avec le temps, parce que les données et les études s’accumulaient et se clarifiaient. Il est plus prononcé chez les scientifiques qui publient sur le sujet du climat, que chez ceux qui ne publient pas (c’est-à-dire qui publient sur d’autres sujets). Même chez ces derniers, il est supérieur à 90%.

        Un consensus scientifique n’est pas l’unanimité. Il ne l’est pratiquement jamais. A part pour le fait que la Terre est ronde, peut-être 🙂 ! Pour le reste, il est TOUJOURS possible de trouver des scientifiques dissidents. Par exemple, des médecins qui soutiennent qu’on peut fumer trois paquets par jour toute sa vie, ça n’aura aucune influence sur le risque de cancer.

        Je soutiens :

        1. Que vu le fait du consensus scientifique sur l’origine humaine du réchauffement, la seule conclusion raisonnable pour qui n’est pas un scientifique spécialiste du climat est d’accepter cette origine humaine comme un fait prouvé.

        Quand l’immense majorité des médecins met en garde contre l’effet du tabac sur le risque de cancer, est-il raisonnable d’accepter cet effet comme un fait – et de choisir ensuite en connaissance de cause, acceptant les yeux ouverts le risque de mort prématurée si l’on fume régulièrement – ou est-il raisonnable de mettre le projecteur sur tel médecin de la petite minorité des objecteurs ?

        2. Que le plus intéressant dans le « résumé pour décideurs » des rapports du GIEC n’est pas l’origine anthropique du réchauffement – qui fait consensus depuis longtemps – mais les informations plus poussées sur le comment du réchauffement, ses conséquences probables ou possibles, les risques d’accélération, les discussions de ce qu’il serait possible de faire et des conséquences de telle ou telle politique.

        S’attarder des lustres sur le point acquis de l’origine anthropique empêche tout un chacun de se faire son opinion de citoyen, de militant ou de décideur politique etc. sur ce qu’il convient maintenant de faire et comment s’y atteler concrètement. Ceci alors que ce « résumé pour décideurs » est tout à fait accessible à toute personne prête à investir quelques heures de son temps pour en comprendre les 20 ou 30 pages, il ne s’agit pas d’un texte pour scientifiques aguerris.

        Il est fait pour que des gens sans formation scientifique comme Macron ou Philippe puissent le comprendre – et je parie qu’ils le comprennent. C’est donc que tout un chacun peut le comprendre… à condition peut-être de faire un petit effort voilà tout.

      3. @jacquot
        Dommage que vous n’ayiez pas pris le temps de visionner la totalité de ce débat, l’un des plus intéressant que j’ai vus sur le sujet. Il date de 2010, certes, et j’aurais bien aimé savoir si les mesures satellites dont parle Lindzen à la fin, ont continué de renvoyer des mesures attestant plutôt d’un « négative feedback » de la formation des nuages, ou d’un « positive feedback », puisque ça semble être le point central de toute la discussion. En ce qui me concerne, je me garde bien de prendre position là dessus. Je n’en sais rien. J’ai de fortes présomptions sur l’origine anthropique de l’accélération de la concentration du CO2. Pour ce qui est d’extrapoler à « l’origine anthropique du réchauffement », et des prédictions de températures catastrophique, je m’en remets à ce que disent ces deux savants…

        L’origine anthropique du continent plastique par contre, ne fait guère de doute. Chose curieuse, car là, c’est très concret, et nous pourrions prendre des mesures immédiates. Nous ne le voulons pas…le bien public s’arrête à la porte de Coca-cola.

        Voyez mon propos ? il y a ce qui est certain, sur quoi nous pouvons intervenir maintenant, et ce qui ne l’est pas, sur lequel il est plus prudent de ne pas intervenir, en attendant d’en savoir plus.

      4. @Jacquot
        Le rapport du GIEC est plus nuancé:
        « Il est extrêmement probable que plus de la moitié de
        l’augmentation observée de la température moyenne à
        la surface du globe entre 1951 et 2010 est due à l’augmentation
        anthropique des concentrations de GES et à
        d’autres forçages anthropiques conjugués (figure 1.9).
        L’estimation la plus probable de la contribution humaine au réchauffement
        est semblable au réchauffement observé sur cette période. La
        contribution des GES au réchauffement moyen en surface se situe probablement
        entre 0,5 °C et 1,3 °C au cours de la période 1951–2010,
        à quoi s’ajoutent les autres forçages anthropiques, dont l’effet refroidissant
        des aérosols, les forçages naturels et la variabilité naturelle
        interne (voir la figure 1.9). La somme de ces contributions estimées est
        cohérente avec le réchauffement observé, d’environ 0,6 à 0,7 °C, au
        cours de cette période. {GT I RID D.3, 10.3.1}
        GIEC, 2014: Changements climatiques 2014: Rapport de synthèse. Contribution des Groupes de travail I, II et III au cinquième Rapport d’évaluation
        du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat [Sous la direction de l’équipe de rédaction principale, R.K. Pachauri et L.A. Meyer].
        GIEC, Genève, Suisse, 161 p.

        Extrêmement probable que plus de la moitié…
        Rappel: Il est question d’un forçage anthropique, c’est à dire d’un pourcentage de plus de GES par rapport aux cycles naturels.

  7. « on ne peut que s’interroger et émettre diverses hypothèses :
    – les dirigeants et les citoyens n’ont pas COMPRIS le sens de l’information qu’ils ont reçue (…)
    – les dirigeants et les citoyens ont PARFAITEMENT COMPRIS le risque existentiel qu’impliquent ces informations et ces sensations corporelles. Dès lors, s’ils ont reçu l’information, celle de leurs sens, et qu’ils l’ont comprise, on ne peut que déduire au NIHILISME (…)
    – … ? »

    J’ai une troisième explication à proposer.

    Les dirigeants et citoyens (ou du moins, une majorité d’entre eux) peuvent très bien avoir COMPRIS LE RISQUE du réchauffement climatique… mais ne pas voir COMMENT Y PARER.

    Et s’ils ne l’ont pas vu, il est difficile de le leur reprocher :
    1. Il est possible d’arrêter rapidement d’utiliser les énergies fossiles ou du moins de les réduire drastiquement, mais seulement au prix d’un effondrement de la prospérité générale
    2. Quand bien même cet effondrement serait accepté – et l’on pourrait alors tenter la résilience pour du moins perdre aussi peu de vies humaines que possible – il ne semble pas possible de convaincre toutes les unités politiques de l’humanité de le faire à la fois. Or, si du moins les principales unités politiques ne s’y mettent pas en même temps, ce que pourra faire l’une d’elles isolément n’aura guère d’effet global. Pour résoudre la « tragédie des biens communs » dans ce cas, il faudrait un pouvoir politique mondial, un Empire contrôlant l’humanité, ce qui n’existe pas, n’a jamais existé, et qu’il est difficile d’imaginer

    Beaucoup de personnes peuvent exprimer ces difficultés de manières diverses, sans doute partielles, mais pas fondamentalement fausses : « Pas question d’augmenter le prix de l’essence » par exemple, ou encore « Pas question de faire des efforts et la Chine non » (Donald Trump). L’erreur c’est bien entendu de conclure « Donc on ne fait rien »… mais les difficultés pointées sont bien réelles !

    D’autres personnes croient qu’une transition vers des énergies non-carbonées, et des énergies renouvelables uniquement encore (excluant le nucléaire) serait aujourd’hui possible, que nous aurions dès maintenant les technologies nécessaires. Ce n’est tout simplement pas vrai.

    La conclusion ne doit évidemment pas être « On est f..tus, profitons des derniers feux de la prospérité, et au diable l’avenir et nos enfants ! ». Mais il est assez compréhensible que la situation actuelle de blocage, de « on ne sait pas faire », puisse pousser au découragement… ou à mettre la tête dans le sable.

  8. « On retrouve le même aveuglement de masse… que l’on a observé en Europe durant la montée des fascismes dans les années 30. »

    J’ajoute : le même aveuglement au sujet de la collaboration des « élites » hier avec l’Allemagne hitlérienne aujourd’hui avec les lobbyistes de tout poil.
    La même inertie ( 2% de la population française a fait partie de la Résistance) malgré l’imminence d’une catastrophe écologique

  9. En tant qu’anthropo-climato-dubitatif assermenté du blog de PJ, j’aurais beaucoup de réflexions à faire sur ce billet, ne serait-ce que pour le plaisir de la disputatio, mais ce ne sera pas ce soir. Un jour suivant peut-être. Ne vous écriez-pas « ah non pas encore lui ! » svp.

    1. Merci pour ce billet, Cédric.
      Tu fais une remarque qui me paraît pertinente et permet d’expliquer ce que l’on peut décrire comme une sidération devant la catastrophe en cours :
      « Depuis 10.000 ans, l’espèce humaine et ses civilisations pouvaient se lever chaque jour en ayant une relative confiance dans les événements météorologiques et climatiques des années qui allaient suivre».
      Si l’on ajoute à ça les développements exponentiels vécus par l’espèce depuis à peine moins d’un siècle (technologiques, démographiques…) : on voit que non seulement les hommes ont perdus ces repères millénaires mais qu’en outre ils s’infligent des changements continuels et le plus souvent subis.
      Il n’est pas étonnant que notre comportement oscille entre celui des lemmings et celui des lapins pris dans les phares d’une voiture qui se précipite sur eux.
      Tu as raison : révoltons-nous !

    2. @ Arkao, J’avoue être infiniment surpris.
      Non, je n’avais pas compris que quelqu’un comme vous (homme de bien) était un climato-sceptique pour ce qui est de l’action anthropique. J’attends avec intérêt vos explications mais je vous dis déjà que les nouvelles élucubrations sur les doutes quant au rôle des humains, ça me saoule autant que les débats sur la Terre plate. Non que je ne sache par ma propre expérience que le doute ne soit constitutif de la démarche scientifique mais avancer dans la connaissance c’est bâtir, pas revenir compulsivement sur les faits prouvés.

      1. @Jacques Seignan
        Vous avez dû rater des épisodes 🙂 mais merci quand-même pour le compliment.
        Il se trouve que dans ma vie professionnelle, il y a des périodes calmes et des périodes de suractivité. En ce moment, je ne suis pas trop en capacité de répondre longuement de façon argumentée. peut-être ce week-end.
        Paul Jorion nous alerte régulièrement sur les phénomènes de polarisation. Belle illustration.
        Je n’ai pas envie de me positionner dans ce cadre là, le bien et le mal, la vérité et l’illusion, etc.
        Je remarque une chose, c’est que personne ne répond à mes commentaires récurent rappelant que les astrophysiciens (discipline pluri-séculaire) voient très régulièrement leurs modèles mis en cause et que par conséquent je ne vois pas pourquoi on accorderait une foi aveugle aux modèles des climatologues (discipline balbutiante). Un volontaire ?
        Vous qui avez de solides connaissances en histoire, avez-vous oublié que les théories des races et celles de la supériorité de la « race blanche » a fait consensus, hélas il n’y a pas si longtemps, portées par des éminents docteurs nobélisés et académisés ? Oui la terre est bien ronde et elle tourne bien autour du soleil, mais vous m’excuserez, on n’en est pas à ce degrés de certitudes en ce qui concerne les dynamiques climatiques (rappel: lisez comme moi le rapport du GIEC dont les résultats sont exprimés en pourcentages de probabilités)
        La recherche scientifique, je suis dedans. J’en vois tous les travers, les individus et leurs ambitions de carrière, leur conformisme, leur goût des médias, les pièges du financement. A partir du moment où l’origine anthropique du réchauffement est déclarée consensuelle, le conformisme académique auto-alimente cette vérité proclamée à un instant T. Un exemple: je suis régulièrement contacté par des jeunes doctorants. Il leur suffit de mettre le mot « climat » dans l’intitulé du projet de thèse pour se voir attribuer soutiens, crédits, espoir de félicitations et poste à la clé. « L’influence des pets de mammouth de l’hémisphère nord sur les changements climatiques du Pléistocène supérieur », ça passe bien. En sciences, on trouve ce qu’on cherche, jusqu’à preuve du contraire. Vous me trouverez cynique peut-être, mais si vous saviez…
        Le véritable problème, c’est la qualité de la recherche scientifique actuelle (soumise aux méthodes managériales ultralibérales – du buzz coco, du buzz, ça fait rentrer du pognon) et les emballements médiatiques (du buzz coco, du buzz, ça fait rentrer du pognon).
        Donc, « climato-sceptique », non désolé. C’est plus compliqué que ça.
        Sinon il y a l’explication plus simple de Paul Jorion: « vous avez peur de mourir, voila tout » 😉

      2. @arkao

        Je peux comprendre le doute scientifique légitime mais : « les astrophysiciens (discipline pluri-séculaire) voient très régulièrement leurs modèles mis en cause » ….
        Comparer l’astrophysique en tant que domaine de recherche à la climato me semble pour le moins biaisé, vous êtes scientifique ?

    3. Nous pouvons en effet avoir raison pour de mauvaises raisons.

      Personnellement je crois absolument que le néocapitalisme des transnationales engendre la fin de notre espèce à , disons,100 ans, plastiques, pollution nucléaire, dégradation sanitaire, etc., et à court terme, par le dérapage de frappes nucléaires tactiques .

      Pourtant, je suis climatosceptique sur l’intensité de l’impact anthropique sur l’augmentation de température.

      Oui la température augmente, et le niveau de la mer augmente, mais, il faut bien reconnaitre que la multiplicité des modèles ( 200) montre une énorme dispersion des prévisions , entre 0,5° et 4,,5 ° à l’horizon 2050.
      De plus chaque modèle se base sur un tas d’hypothèses, dont une question est liée au fait que dans les couches basses de l’atmosphère le CO2 fait effet de serre , mais que dans la stratosphère s’est précisément l’inverse le CO2 rayonne,vers l’espace.

      En toile de fond, il s’agirait de prendre en considération deux types de données.

      Pour le niveau de la mer, nous venons d’un accroissement de 120 mètres depuis 18.000, ans, il est très raisonnable de croire que nous vivons la queue du phénomène.

      Pour la température, nous savons qu’elle présente deux cycles, l’un de 60 ans et un autre de 20 ans, la superposition de ces cycles montre une corrélation parfaite entre la courbe de fluctuation de la température globale et …. La vitesse du soleil par rapport au centre de gravité du système solaire.

      L’étude de l’albédo de mars montre également une augmentation de température ….

      J’apprécie Claire Nouvian, exceptionnelle sur l’état de la pèche en France. Il ya quelque jour, mais par contre, soupe au lait capable de dire qu’il faudrait que le climatoscepticisme doit être mis au même rang que le négationnisme.

      Les Papis seront implacables, faut que ça bouge !

      1. « Personnellement je crois absolument que le néocapitalisme des transnationales engendre la fin de notre espèce […] »

        Je ne vois pas les choses comme ça: le néocapitalisme est le résultat de tendances humaines préexistantes (en gros: à partir du moment où on en a les moyens techniques on en veux plus, encore plus, toujours plus.)

        Il est exact que la première chose à faire est de se débarasser des institutions et des règles du capitalisme dont nous sommes tous devenus prisonniers (tous: pas seulement ceux dirigent l’économie et les politiciens qui les servent mais chacun de nous du fait de notre manière de vivre.)

        Depuis un siècle ou deux l’évolution des moyens techniques a été tellement rapide et tellement importante que nous sommes totalement dépassés par l’ampleur des catastrophes que provoque ce que nous persistons à appeler le « progrès ». La plus grande difficulté réside probablement dans le fait que l’ordre de grandeur des catastrophes que nous sommes en mesure de provoquer n’est prévisible au mieux que par un tout petit nombre de spécialistes (et encore chacun d’entre eux seulement dans spécialité.) Sans en avoir vraiment conscience, nous nous retrouvont dans un monde qui n’a plus grand chose à voir avec celui dans lequel nous avons appris à vivre quand nous étions adolescents.

  10. Je vous assure que cette Terre est encore viable pour quelques centaines de millions d »êtres humains », et ce n’est pas du cynisme. Je retourne dans ma grotte : j’ai un bison à finir.

    1. Parfait, quelques centaines de millions c’est parfait car c’est suffisant pour continuer l’aventure humaine.

      1. Les milliards d’êtres qui vont disparaître, plus ou moins volontairement, vont continuer « l’aventure humaine » , quant aux autres, c’est une histoire de conscience. Le bonheur de ces derniers ne sera pas retenu, la perenité de quelques-uns par la violence est un echec de l’humanité. Certains pensent à une IA pour nous la faire de façon douce ou le coup de la météorite/volcan, d’autres phantasment I. Illitch en rêvant de maîtriser l’energie dispo ou à venir, et encore des Macrons qui se tiennent la main dans les rues de Calcutta. Je mise sur la conscience, un truc intime, interieur, pas globale, pas mondial, un travail de chaque respiration, mon Beau qui ne cherche à convainvre personne et puis il y a ….La guerre. Des millards d’êtres qui disparaissent plus ou moins silencieusement, nos déchets ingérables.

    2. « Je retourne dans ma grotte : j’ai un bison à finir. »

      Cool, gardez-moi les nonos, s’il vous plait, un bon bouillon d’os au céleri et aux carottes, hummmm quel régal !
      D’avance, je vous en suis reconnaissante.

  11. https://arxiv.org/pdf/1907.00165.pdf
    NO EXPERIMENTAL EVIDENCE FOR THE SIGNIFICANT ANTHROPOGENIC CLIMATE CHANGE
    J. KAUPPINEN AND P. MALMI
    « “During the last hundred years the temperature increased about 0.1°C because of carbon dioxide. The human contribution was about 0.01°C”, the Finnish researchers bluntly state in one among a series of papers. »

    This has been collaborated by a team at Kobe University in Japan, which has furthered the Finnish researchers’ theory: « New evidence suggests that high-energy particles from space known as galactic cosmic rays affect the Earth’s climate by increasing cloud cover, causing an ‘umbrella effect’, » the just published study has found, a summary of which has been released in the journal Science Daily
    https://www.sciencedaily.com/releases/2019/07/190703121407.htm

    Personne ne parle de cette étude, curieusement.
    Ce ne serait pas le nihilisme scientifique le problème?
    Pour l’ecologie, il vaudrait mieux se concentrer sur ce de quoi nous sommes réellement responsables (la destruction de la faune et de la flore). Non?

    1. « Ce ne serait pas le nihilisme scientifique le problème?
      Pour l’ecologie, il vaudrait mieux se concentrer sur ce de quoi nous sommes réellement responsables (la destruction de la faune et de la flore). Non? »

      Comme les transhumanistes, entres autres… ?
      Quoi le peuple bipède des scientifiques n’échapperaient pas ni aux défauts, ni aux qualités du commun des mortels ?
      Comme vous y allez…

      La « science climatique » n’est pas établie, mais elle affole les compteurs et pas que.
      Quant à l’esprit critique , c’est comme le homard, c’est chèr et DONC à bannir, et n’oubliez pas de rester « open minded »…ça peut servir. Mdrrr
      https://laphysiqueduclimat.fr/wp-content/uploads/2019/05/Physique-du-climat_C1.pdf

  12. @ Jean-Luce, Arkao, V. Rey (et les autres).
    Je vais répondre de façon un peu solennelle en soulignant que j’arrêterai là ce « débat ». Puisque personne semble-t-il n’a osé ou pris la peine de commenter vos commentaires, je le fais.
    Les marchands de doute ont investi énormément de fric et gagné une première manche qui aura été une terrible défaite ─ peut-être même définitive par les retards pris pour l’espèce humaine. De nos jours plus personne (sauf Trump ?) ne peut nier le réchauffement et les brutaux changements induits. Alors avec des scientifiques remarquables comme C. Allègre les climatosceptiques sont passé à la phase du doute sur la cause : anthropique ou non ? (Il faut noter que ce grand savant dans son domaine qu’est Allègre n’a pas hésité à écrire n’importe quoi dans ses livres, en trichant même avec des données).
    Personne ne nie qu’il y ait des variations et que des cycles complexes (glaciations etc.) se succèdent : tout est dans l’accélération jamais vue de ce réchauffement. On peut bien sûr dire que tous les climatologues aidés des glaciologues sont des crétins incapables…

    Je trouve donc que Claire Nouvian a eu parfaitement raison de dire que le climatoscepticisme doit être assimilé au négationnisme. Et par conséquent combattu avec la même rigueur.
    Quand j’ai vu, effaré, arriver ces idées nauséabondes de Faurisson et cie je n’avais pu anticiper qu’elles seraient à ce point néfastes par la suite. Nier la Shoah a permis de redonner des conditions pour des exterminations nouvelles (y compris celles de migrants en Méditerranée).
    Toutes choses égales par ailleurs, sachant que le bouleversement climatique en cours peut (ou va) provoquer des millions de morts, le nier ou plus subtilement l’évacuer en disant que, ma foi, on sait pas si c’est anthropique ou non relève bien de la promotion d’une propagande létale.
    On a exactement un même phénomène qui se profile pour la 6e extinction. J’ai vu sur 28mn d’Arte une dame nous expliquer qu’il y avait toujours eu des extinctions (ce qui est vrai puisqu’en effet on parle la N° 6), que de toute manière se disant darwinienne (contresens habituel), les espèces inadaptées disparaissent et elle s’en réjouissait (contre les « nuisibles » sic). Même méthode : ne pouvant pas nier la catastrophe en cours, on nous suggère que n’étant pas due à des causes anthropiques, alors tant pis, attendons et ne faisons rien, c’est la vie !
    Évidemment la 6 e extinction n’a pas qu’une cause (et d’ailleurs elle est amplifiée par les autres changements) mais ce qui est clair c’est tout comme pour la fonte des glaces, sa rapidité exceptionnelle ne peut avoir qu’une cause : un effet anthropique. On peut discuter longtemps sur le concept d’anthropocène mais je ne vois pas comment on peut nier que les changements se font à une nouvelle vitesse par rapport aux temps classiques géologiques. Tout est là.
    Que dire de plus si ce n’est un sentiment de tristesse de vérifier combien des gens très intelligents et dont je partage presque toutes les idées peuvent à ce point se fourvoyer.
    Cédric : je crois que tu te donnes du mal pour rien.

    1. Le problème Jacques, c’est qu’en parlant à longueur de journée d’anthropocène à cause de cette histoire de climat, on en vient à oublier le capitalocène, dont les effets sont concrets, rapides, et bien plus dévastateurs que le co2.

      Quant à l’affirmation selon laquelle « Nier la Shoah a permis de redonner des conditions pour des exterminations nouvelles (y compris celles de migrants en Méditerranée) », c’est manifestement faux. Il n’y a aucun lien à faire entre la négation du rôle anthropique du réchauffement, et le non-sauvetage des migrants en Méditerranée…il y en avait un à considérer les juifs comme une sous-race, et l’existence des camps de concentration…

    2. @Jacques Seignan
      Bien vu, l’anthropocène est un concept. C’est-à-dire pas encore une réalité géologique scientifiquement parlant. La géologie, c’est du sérieux et une ère géologique ça ne se décrète pas à la légère parce qu’un chimiste de l’atmosphère (Paul Joseph Crutzen) a envie de passer sur les plateaux de télé et de monter en grade au sein de son université.

    3. @Jacques Seignan
      Une petite dernière pour la route:
      « Claude Allègre, né le 31 mars 1937 à Paris, est un géochimiste. Ses travaux scientifiques et sa carrière de chercheur ont notamment été récompensés par le prix Crafoord en 1986 et la médaille d’or du CNRS en 1994. Il est membre de l’Académie des sciences » (Wikipédia)
      Qui sommes-nous pour remettre en cause les compétences d’un membre de l’Académie des sciences médaillé d’or du CNRS ?
      De vous à moi, je vais vous révéler un truc. La position d’Allègre (et de Courtillot), ce n’est qu’une histoire de pognon (de crédits alloués à la recherche publique pour le dire de façon plus politiquement correct et rien à voir avec le lobbying des industries carbonées). D’un point de vue épistémologique cette histoire de climat a été orientée dans les champs de recherche « atmosphériques » au détriment d’autres disciplines (géologie, astronomie, etc.). Système de vases communicants à budgets constants attisant la rancœur des écartés de la manne des crédit alloués aux recherches sur la question.
      C’est aussi simple que ça.

  13. Je me suis emmellé les pinceaux, je voulais dire : « Il n’y a aucun lien à faire entre la négation de la shoah, et le non-sauvetage des migrants en Méditerranée…il y en avait un à considérer les juifs comme une sous-race, et l’existence des camps de concentration…

  14. @ Romain Vitorge et Jacquot, je vous prie de m’excuser car j’ai dit que personne n’avait apporté la contradiction, et vous le faites très bien.
    Cela dit, faites comme moi : laissez tomber.
    La victoire des climatosceptiques (version basique ou hypocrite) est totale. Le simple fait que l’on en soit encore à discuter ─ et sur le blog de Paul Jorion ! ─ sur les divers points évoqués (y compris sur l’effet de serre dû au CO2) signe notre défaite.
    Je crois que je vais participer au voyage sur la zone 51 🙂
    http://www.leparisien.fr/video/un-million-de-personnes-veulent-envahir-la-zone-51-15-07-2019-8117490.php
    On va libérer les aliens prisonniers et ils vont nous aider à refroidir le globe.

    1. @Jacques Seignan
      Le fait que nous soyons à discuter – et sur le blog de PJ! – ne signe pas notre défaite mais au contraire la résilience de la Pensée face aux dogmatismes.
      Sans rancunes pour « hypocrite » 😉
      Cette histoire de zone 51 montre au moins une chose: l’effondrement intellectuel de ce que fut une grande civilisation.
      R.I.P.

    2. Fais plutôt le sentier de Compostelle, qu’est ce que tu veux qu’on te dise ? tu es si méprisant, en t’accrochant à des certitudes climatiques que les scientifiques du Giec n’ont pas…

      1. « méprisant » ?
        Perso, j’apprécie, que l’on puisse encore, sur ce blog, exprimer des doutes voire des avis différents (il se trouve qu’il y a malgré tout des limitations…).

        @arkao
        « Claude Allègre, né le 31 mars 1937 … »
        du même âge , XXX né le 5 avril 1937, donc 82 ans, possède encore un dynamisme à toute épreuve, alors même qu’il est controversé.
        Faut-il faire taire ces seniors ? A quel titre ?

      2. En ce qui me concerne, je me refuse d’avoir un avis tranché, tant que les modèles ne fonctionnent pas. Parce que sinon, on peut aussi revenir à l’alchimie. J’imagine que les mesures satellites qui se multiplient, et l’intelligence artificielle qui se développe, vont permettre d’établir des modèles qui fonctionnent. Mais qui peut dire maintenant ce qui en sortira ? co2 ou pas co2 ? c’est sûrement beaucoup plus compliqué que ça…et je ne comprends pas que ça énerve autant de le dire…

  15. Les deux familles de vérités. La première qui permet de regrouper des humains et l’autre qui permet de relier l’Humanité avec l’Univers. C’est essentiellement le nombre d’adhérant qui hiérarchise la première alors que c’est la capacité prédictive pour la deuxième.
    Personnellement, les gens que je côtoie mélange allègrement les deux dans des cocktails des plus improbables.
    Que les mathématiciens croient en tenir une troisième inoxydable, en or massif, n’aide pas à faire avancer le schmilblick.

  16. Si les informations reçues n’engendrent pas une forme de responsabilité individuelle et collective, sans doute faut-il voir pour quelles raisons.
    Les enfants comprennent l’enjeu climatique, simplement, et sont prêts à passer à l’action car ils ont encore le sens du « bien commun » et de l’éthique que nous leur inculquons presque religieusement. Les enfants comprennent ce que veut dire « faites ce que je dis pas ce que je fais ». Les enfants sont profondément déçus avant de devenir blasés. Les enfants se rendent compte que l’autorité politico-scientifico-intellectuelle gère tout et qu’il n’y a plus guère de soucis à se faire ; les enfants sont devenus adultes, comme nous. Nous qui n’avons pas compris et faisons confiance ou qui avons compris et nous battons, expliquons, désespérons, nous révoltons ! La révolte, dernier stade du désespoir et premier stade du retour à l’enfance, au changement : pourquoi pas ?

  17. Lorsque je suis intervenue, j’aurais dû citer le poète et grand Résistant René Char. Voici un extrait des Feuillets d’Hypnos écrits entre 1943 et 1944 : « La France a des réactions d’épave dérangée dans sa sieste. Pourvu que les caréniers et les charpentiers qui s’affairent dans le camp allié ne soient pas de nouveaux naufrageurs ! »

  18. @Cédric Chevalier
    Quelques précisions.
    Écrire que notre espèce n’a pas connu de tels chocs climatiques depuis son apparition il y a 200.000 ans n’est pas tout à fait exact.
    -Notre espèce ne se résume pas à Homo sapiens. Néandertal n’est pas moins Homme et l’on sait maintenant que nous possédons quelque pourcentages de gènes de celui-ci (impliquant qu’il y a eu coucheries, contraintes ou consenties, chacun ses fantasmes)
    -La question n’est pas là de toute façon, puisque les populations semi-nomades de chasseurs-cueilleurs, qu’elles soient Sapiens ou Néandertal, présentent une grande résilience aux chocs climatiques. La vraie césure qui nous rend vulnérable aux aléas environnementaux est le le Néolithique (à partir de – 10 000 pour faire court)
    – Paul Jorion a raison de déplorer que plus grand monde ne lit. J’ai plusieurs fois écrit sur ce blog, avec sources à l’appui, que l’espèce humaine a déjà connu des chocs climatiques de grande ampleur à délais courts, notamment ceux très bien étudiés du Tardiglaciaire, période chaotique correspondant à la fin de la dernière glaciation et l’entrée dans notre période chaude de l’Holocène. Mais je n’en suis pas étonné. Tout le monde rabâche les résumés à l’intention des décideurs digérés par les médias mainstream, sans prendre le temps de se documenter sur l’histoire du climat et de ses rapports avec l’espèce humaine. Comment voulez-vous réfléchir à une éventuelle adaptabilité dans ces conditions là ?
    -L’incertitude face aux changements climatiques. Ben, c’est la croix qu’a toujours porté l’espèce humaine. Le viking coincé au Groenland par le Petit Age Glaciaire, il n’avait pas de certitudes sur la durée du phénomène. Ce sont les historiens du climat qui, à posteriori, ont mis en évidence le refroidissement sur le long terme. Lui, le gars, il se dit: merde, encore un sale hiver mais ça devrait se rétablir l’année prochaine.
    -Il ne faut pas minimiser les aléas climatiques de notre période chaude interglaciaire de l’Holocène, relativement calme à l’échelle des temps géologiques. Historiquement, ils ont quand même grandement contribué à l’effondrement de sociétés.
    -Au sujet de l’inertie du système climatique: si l’on s’en tient à la question du cycle du carbone, on évalue que le temps de résidence d’un atome de carbone est de 4 ans dans l’atmosphère, de 11 ans dans la biosphère, de 385 ans dans l’hydrosphère superficielle (océan de 0 à 100 m), de plus de 100 Ka (milliers d’années) dans l’océan profond et de quelques 200 Ma (millions d’années) dans la lithosphère. Il est important de se rappeler de ces valeurs relatives dans toute discussion sur l’impact des gaz à effet de serre, en particulier le CO2, sur les changements climatiques et les échelles de temps impliquées.

  19. Je reviens au titre de Cédric Chevalier
    Pourquoi, il n’y a pas de révolte ? Pourquoi il y a nihilisme et inconscience ?
    De la part de qui il-y a-t-il nihilisme et inconscience ?
    Comment sont organisées la domination et l’information pour qu’il n’y ait pas de révolte ?
    Quels moyens, quels arguments, sont utilisés pour que nihilisme et inconscience dominent ?
    Comment est matée la révolte quand elle survient ?
    Qui a intérêt à ce qu’il y ait nihilisme et inconscience ?
    Quelles sont les stratégies de tenants du pouvoir pour parvenir à leurs objectifs et in fine à toujours être parmi ceux qui s’en sortent ?

    1. @ Dominique-e, il suffit de lire de nombreux commentaires ici même… vous y verrez l’immense succès des stratégies mises en œuvre avec succès pour voir le triomphe des crétins nihilistes ayant des panoplies du  » petit savant » à Noël.

  20. Encore une fois vous comparez ce qui n’est pas comparable et brodez dessus. De sociétés de chasseurs-cueilleurs adaptables et mobiles avec un monde globalisé de presque 8 milliards d’individus, vivant pour la plupart dans des villes, certains dans des mégapôles plurimillionnaires, et totalement dépendant de ressources s’amenuisant.
    Quand au carbone, son cycle n’est pas stable dans le temps, de nombreux facteurs viennent influer, notamment la « saturation » des puits océaniques aux échelles temporelles qui nous intéressent (avec les effets sur la biosphère marine), sans parler du fait qu’il prend différentes formes dans l’atmosphère, avec des durées de vie et un forçage différents selon la molécule (ex CO2 / CH4).
    Donc, cette hausse de la t° moyenne, elle vient d’où ?
    Et puis finalement, personnellement ce qui m’agace, ce sont les gens qui viennent cracher sur le travail de milliers de scientifiques en s’appuyant sur leur petite expérience (confusion entre météo et climat le plus souvent) ou de manière pernicieuse, en dévalorisant le travail de « ces guignols » (dixit) ou en assortissant des sophismes…

      1. « Faudrait-il que @arkao fasse une déclaration de patrimoine ? »

        Quoi il stocke des crustacés dans son HLM aussi ?
        Qu’on le jette dans la fosse aux lions ! (après les avoir rassasiés cela va sans dire…)

      2. @Paul Jorion
        Franchement, croyez-vous que les milliers de scientifiques dont les travaux sont compilés dans le rapport du GIEC travaillent bénévolement pour la connaissance et le bien de l’humanité et ne soient pas aussi rémunérés en biftons (par le CEA en ce qui concerne nos compatriotes)?
        A chacun son déni.

    1. @Giroux bruno
      C’est Cédric Chevalier qui compare ce qui n’est pas comparable, je ne fais que préciser quelques points importants.
      D’où vient la hausse de la température moyenne ? Si vous avez un minimum de connaissances en paléoclimatologie (à des époques où l’homme n’avait aucune influence possible sur le climat), il n’est pas nécessaire de vous l’expliquer.
      https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/14/Temperatures_%C3%A2ge_glaciaire.png
      Je ne confonds pas météo et climat, vous me faites un faux procès et montrez que vous n’avez pas pris le temps de me lire.

      1. « Je ne confonds pas météo et climat, vous me faites un faux procès et montrez que vous n’avez pas pris le temps de me lire. »

        Hérétique du jour, bonjour ! 😉
        De toute façon je suis entièrement d’accord avec vous, le Champomy c’est imbi….ble !

      2. Vous, relisez-vous. Car comparer des choux et bananes, c’est exactement ce que vous faites, et ne précisez rien du tout (tout au plus de la rhétorique).
        Quant à la paléo, les « guignols » ont fait la part des choses entre l’influence du Soleil et le forçage lié notamment au CO2. Et perso, je fais confiance aux scientifiques et au boulot qu’ils font, bien plus qu’aux « spécialistes » des réseaux sociaux……
        Mais, effectivement, chacun son déni, ou son prosélytisme.
        Au final, qu’il soit d’origine anthropique ou non, je m’en tamponne le tampon. Le fait est que nos civilisations vont se retrouver à la conjecture de différentes crises – déplétion de ressources, extinction massive, complexité et finance, surpopulation et RC – et que je doute sérieusement que ça se passe dans la joie et l’allégresse. Donc ce genre d’érgotage, franchement, faudrait passer à autre chose et tchao l’égo.

      3. @BrunoGiroux

        Mais qui fait du prosélytisme ici ? Moi je ne veux pas faire confiance à des élites scientifiques autoproclamées. Arkao a eu raison de rappeler l’illusion scientifique du 3ème reich, qui s’appuyait sur une base raciale ! ça a existé ou non ?

        sciences-nazies-la-race-le-sol-et-le-sang

        Ce n’est pas une question d’égo ! Et pour ce qui est de ce que Paul Jorion définit comme la « capacité de charge » de notre espèce, et les problèmes que vous décrivez, finance, pénurie des ressources etc, tout le monde est d’accord je pense du moins ici. Pour autant je ne voudrais pas m’en remettre au gouvernement de Cedric Chevallier, qui pour corriger le taux de co2 sur la base de rapports scientifiques plus que contestables, passerait à « l’action brutale », et feraient à peu près n’importe quoi.

        Il faut vouloir agir, mais sur le co2, molo molo. L’ équilibre entre aérosols et co2 dans la basse atmosphère n’a peut-être pas besoin d’être chahuté trop fort…Ce qui est en cause, c’est quoi ? c’est le taux de co2, ou cet ultra libéralisme consumériste que l’on répand à la surface de la planète, qui est assurément une idéologie, autant qu’un système économique, puisqu’elle a sa propre propagande. Et s’il faut parler d’une action politique, supprimons la publicité de masse, et voyons ce qui se passe…une fois qu’on aura retrouvé un peu de silence. Après tout, le nerf de la guerre a toujours été l’argent. Et l’argent de la propagande capitaliste, qui jette tout ces cargos sur la mer, remplis probablement à 50% de choses totalement inutiles, cet argent, il provient bien de la publicité, et de la part de valeur ajoutée qui lui est consacrée !

      4. @Giroux bruno
        Les choux et les bananes ont ceci en commun qu’ils constituent tous les deux des aliments pour l’homme. De la même façon qu’on peut m’accuser de mélanger torchons et serviettes mais que les deux ustensiles ont en commun l’usage d’essuyer. Tout dépend de ce que signifie « comparer ».
        J’entends déjà poindre l’accusation en sophisme, procédé bien utile quand on ne veut pas prendre la peine de poursuive le débat.
        Scientifique. Je peux me prévaloir du titre, par mes diplômes et mon expérience professionnelle.

      5. @ arkao
        Vous faites du moins bon que d’habitude.
        Les changement sont rapides car nous avons rebalancé dans l’atmosphère, en 100 ans, 10 à 20 % du carbone que les processus géologiques avaient stocké durant 400 millions d’années sous forme de charbons et d’hydrocarbures.
        De plus, nous sommes en train de passer un cap : celui où les océans sont trop chauds pour pouvoir fixer le plus gros du CO2 que nous émettons (le coefficient de solubilité du CO2 dans l’eau diminue avec l’augmentation de la température de l’eau ; plus c’est chaud, moins ça dissous). En d’autres termes, nous avons activé une boucle de rétroaction positive (c’est drôle de parler d’effet boule de neige pour un réchauffement).
        Les scientifiques, sur l’île d’Amsterdam, ils ne font pas de bruit mais je vous assure qu’ils savent ce qu’il font, et ce qu’ils font, c’est du lourd.
        Les scientifiques du GIEC, c’est des comiques, des comiques capitalo-compatibles égarés parmi une pléthore d’économistes aux ordres qui font tout pour que rien ne change en présentant et interprétant parmi des myriades d’etudes en relation avec le climat seulement celles qui les arrangent.
        Les scientifiques des petits labo qui ne font pas parler d’eux, c’est ceux-là qu’ils faudrait entendre et écouter, car il sont aussi des citoyens ; des citoyens éclairés par ce qu’ils mesurent tous les jours.

      6. écodouble

        tu fais moins bien que d’habitude, et cherches à impressionner, en, balançant 400 millions d’années qui n’ont rien à faire dans la discussion
        revenons aux bases :

        le taux global de carbone dans l’atmosphère 2%

        Depuis le 19e siècle, la variation du taux global de carbone dans l’atmosphère est d’un point de départ de trois-centième de % à …. 4 centièmes de pour cent aujourd’hui hui . Par ailleurs voudrais-tu tenir compte du fait que la rémanence du CO2 dans l’atmosphère est 5 à 10 ans et non pas cent comme le postulent les modèles du GIEC (il faut calculer en termes de flux entrant et sortant et un facteur dix dans l e taux de romance, ça pèse dans les projections.

      7. Jean-Luce
        400 millions d’années, c’était grosso-merdo, pour MOI, mais je faisais une erreur, le début du Carbonifère, qui voit apparaître les genres d’arbres que nous connaissons toujours actuellement ; arbres qui sont les meilleures machines thermodynamiques existantes sur Terre pour fixer du CO2.
        Pour MOI, mais c’était une erreur, je le réécris, c’était du Carbonifère que datait une atmosphère qui allait de plus en plus ressembler à celle qui est la notre actuellement (moins les pesticides, les cfc et apparentés, les perturbateurs endocriniens, les radionucléides, etc, etc, etc, cela va de soit).
        Mais grâce à ton commentaire Jean-Luce, j’ai fait un effort de révision.

        C’est en fait l’explosion de biodiversité de l’Ordovicien qui a largement fait baisser le taux de CO2 de l’atmosphère et permis un net refroidissement de l’océan, très peu favorable alors à la vie car on a estimé que sa température était comprise entre 40 et 50°C.
        C’est aussi dans les couches de l’Ordovicien que les premiers importants gisements de pétrole, gisements toujours actuellement exploités, se sont formés. Ils se sont formés sur la base du CO2 que la biodiversité d’alors s’est employée à « extraire » de l’atmosphère d’alors pour le fixer dans les sols d’alors.
        Toutes les biodiversités suivantes, dont celle du Carbonifère, qui commence à -360 millions et fini à -300 millions (j’avais souvenir de -380 ma pour le Carbonifère, ce qui explique mon arrondi à 400 millions : mea culpa, mea culpa) ont fait de même : Elles ont nettoyés l’atmosphère du CO2.
        Merci donc de m’avoir permis de mettre de l’ordre dans mes couches géologiques mal sédimentées dans mon petit cerveau de géologue, car, en fait, j’aurais dû dire 500 millions d’années et non 400.

        En tout cas, ce que les études géologiques récentes montrent de façon générale pour les 600 derniers millions d’années (depuis le Cambrien donc) « c’est que quand » la biodiversité va bien, et qu’elle augmente, le taux de CO2 atmosphérique baisse et la température des océans baisse.
        Alors comme il est vrai que le capitalisme ne détruit pas la biodiversité, qu’il n’a pas rejeté dans l’atmosphère le CO2 provenant de la combustion de 1200 milliards de barils de pétrole en 100 ans (à comparer avec 500 millions d’années de travail pour le stockage géologique et les très lents changements climatiques qui en découlent parallèlement), que le même capitalisme n’a pas l’intention de rejeter, le plus vite possible, le CO2 de la combustion des 1000 milliards de barils encore accessibles (3500 à 4500 milliards de barils resteront dans les gisements, inaccessibles pour des raisons de viscosités, de porosités, de mélanges de phases… et se transformeront, lentement, en graphite), qu’il ne se produira donc pas, du fait d’un réchauffement climatique qui n’a plus lieu d’être, le dégazage du méthane contenu dans les pergélisols et les fonds océaniques arctiques, ben je ne vois pas, en effet, où il y a un problème.

        Et pour ce qui est du coefficient de solubilité du CO2 dans l’eau, ben ça tombe bien, il vient de changer : il augmente désormais avec la température ! un coup de Jupiter sans doute.
        De fait, l’année prochaine, ont pourra tabler sur une rémanence du CO2 dans l’atmosphère de seulement quelques semaines. Heureusement car 5 à 10 ans, c’est bien trop long.

        Pardon pour l’ironie mais il est étonnant de constater que personne ne comprend réellement qu’une progression géométrique est en fait une exponentielle.

        Je me permets de vous donner trois liens vers des articles de mon blog ; ça concerne le CO2 et l’île d’Amsterdam, même si je sais que cela n’intéressera personne (je n’ai plus d’illusion aucune) :

        http://ecodouble.farmserv.org/index.php?post/2016/01/15/Cela-grimpe-toujours

        http://ecodouble.farmserv.org/index.php?post/2016/08/14/400-ppm-%3A-On-y-est-%21

        http://ecodouble.farmserv.org/index.php?post/2016/09/14/Petit-graphique-amusant-concernant-les-400-coups-du-climat

  21. @écodouble
    21 juillet 2019 à 11 h 44 min
    https://www.pauljorion.com/blog/2019/07/17/que-faire-face-a-linconscience-et-au-nihilisme-ecologiques-se-revolter-par-cedric-chevalier/#comment-711468
    éécocodoubledouble
    « […]
    C’est avec ce genre de démarche qu’on commence la révolte nécessaire dont parle Cédric
     »
    on peut aussi se passer de vélo, et marcher, pieds nus…
    la révolte peut aussi commencer par un « sitting »

    à ce stade, restons couchés !

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