Archives de catégorie : Arts

Alice et le Maire, ce que j’en pense

Ouvert aux commentaires.

J’ai vu hier Alice et le Maire de Nicolas Pariser. C’est un film qui vous explique avec beaucoup de subtilité pourquoi on ne peut plus faire de politique en France aujourd’hui. La démonstration est implacable. Je vous encourage à aller le voir : c’est très bien fait. Fabrice Luchini est très convaincant en maire découvrant les limites de sa fonction. Anaïs Demoustier nous montre comment une personne ayant « des idées » – c’est tout ce qu’on lui demande – suffit à faire exploser la politique comme on la fait aujourd’hui. Quant à Thomas Chabrol, il incarne à la perfection un « grand intellectuel » creux comme un tambour, comme il se doit.

Mais en nous montrant comment écrire ce qui serait un vrai discours politique (dont les spectateurs constateront que j’aurais pu l’écrire moi-même), Nicolas Pariser nous explique mine de rien comment on peut faire de l’excellente politique aujourd’hui : en faisant un film comme le sien. M’offrant au passage la possibilité de faire moi-même de l’excellente politique en vous recommandant d’aller voir son splendide petit film (pas de course-poursuite) où l’on dit, comme je viens de le dire, ce que je n’arrête pas de vous dire.

Faites de la politique, comme Nicolas Pariser et moi : allez-voir Alice et le Maire ! Et parlez-en !

Partager :

Tome is gone, par Grégory Maklès

3648336258?profile=RESIZE_710x

Philippe Vandevelde, dit Philippe Tome, né le 24 février 1957 à Bruxelles, mort le 5 octobre 2019. Ouvert aux commentaires.

On était cette semaine entre amis à s’émerveiller sur la réédition luxe en noir et blanc de La Frousse Aux Trousses, soit l’un des -fameux pour les initiés- Spirou et Fantasio de Tome (scénario) et Janry (dessin). Bien sûr, devant le spectacle des presque planches et en bonne audience de dessinateurs que nous étions, on s’extasiait d’abord sur l’incroyable travail de Janry (il a fallu du temps pour trouver quelqu’un capable de reprendre Uderzo, mais je pense que Janry, on ne trouvera jamais). Parmi les facettes de son travail, le « jeu d’acteur » de ses personnages, toujours en parfaite adéquation avec le texte. Et puis je lis ce texte que je n’ai pas lu depuis un moment et je rigole. Il y a cette adéquation comique parfaite entre le texte et le dessin, celle qui a fait les grandes heures de la bédé Belge mais qu’on ne trouve plus que très rarement ces jours ci quand il s’agit d’un duo d’auteurs. Continuer la lecture de Tome is gone, par Grégory Maklès

Partager :

Les membres du Parti travailliste en congrès viennent de chanter « Jerusalem » de William Blake

Les Anglais aiment bien chanter « Jerusalem » quand leur nation est dans une mauvaise passe. Je garde le souvenir d’une merveilleuse interprétation de « Jerusalem » par le Mike Westbrook Orchestra à Londres il y a une quarantaine d’années, c’était ma chérie (comme on dit aujourd’hui) qui était au violoncelle.

Partager :

Merci Le Monde d’avoir vendu la mèche, signé les auteurs reconnaissants

Ouvert aux commentaires.

Le Monde : Que paie-t-on quand on achète un livre ? le 10 septembre 2019

Ça n’arrive pas souvent, mais ça arrive : un.e commentateur.rice me reprochant de promouvoir l’un de mes livres sur mon blog. Cette petite vidéo du Monde permet de comprendre que chaque fois que je vous encourage à acheter l’un de mes livres, je subventionne un nombre considérable d’autres personnes ayant ou non un certain talent.

Gagnent davantage que moi quand je vends un livre :

  • L’éditeur : 1,88 fois moi
  • L’imprimeur : 1,25 fois moi
  • Le distributeur : 1,38 fois moi
  • Le libraire : 4,5 fois moi

Merci les auteurs (crevant la dalle pour la plupart) pour leur mécénat envers un tas de gens !

Partager :

Qui est le plus fort ? L’amour ou le temps qui passe ?

Une amie me signale cette très belle chanson de Concha Buika où il est dit

Que el amor es simple y a las simples cosas las devora el tiempo : Parce que l’amour est simple, et que les choses simples, le temps les dévore.

C’est très beau, mais cela m’évoque aussitôt que la chanson espagnole est plutôt connue pour le message inverse, que pareil à saint Georges dans sa cuirasse, ou l’archange Michel dans son habit de lumière venu du Ciel, l’Amour terrasse en un clin-d’oeil ce maudit dragon du temps qui passe.

Lola Flores « La Faraona »
Partager :