Archives de catégorie : Arts

Mes 3 chanteuses de jazz préférées

Je n’ignore pas que les fans de Billie Holiday et de Sarah Vaughan sont aujourd’hui surarmés et que c’est rien moins que ma vie que je risque en excluant leur idole de ma très courte liste, mais tant pis, trop de tournants de phrase rappelant la porte qui grince chez la première et de fausses notes chez la seconde (je sais ! je sais : crime de lèse-majesté. ! blasphème ! blablabla …).

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Juliette Gréco (1927-2020)

Mon billet du 18 décembre 2008 :

Une petite histoire, qui m’a été racontée par Jean Pouillon.

Sartre est assis aux Deux Magots ou au Flore et il dit à ces jeunes gens qui viennent de fonder avec lui Les Temps Modernes : « J’aimerais bien écrire des chansons : ce sont des choses que les gens retiennent. Mais qui les chanterait ? » Quelqu’un dit : « Je sais qui ! »

Quelques jours plus tard, la jeune femme à qui il pensait est présentée à Sartre : toute en noir, avec une chienne et de longs cheveux noirs raides, toute « gothique » comme on dirait aujourd’hui. Il lui pose poliment quelques questions. Puis, à tout hasard : « Vous chantez ? », à quoi elle répond « Non ! ». Sur quoi Jean-Sol Partre se tourne interloqué vers le « contact » qui ne se démonte pas pour autant, il hoche la tête pour bien lui signifier : « Non, non, ne vous inquiétez pas ! » Et il avait raison, puisqu’il s’agissait de Juliette Gréco.

Je l’ai vue et entendue à l’Ancienne Belgique, vers 1952-54. J’ai expliqué ma terreur à l’écoute d’Edith Piaf chantant « Bravo pour le clown ! » et ce dont je me souviens pour Juliette Gréco, ce sont deux choses : d’abord ce toute en noir que je trouvais très chic, et puis, une chanson qui commençait par « Une fourmi de dix-huit mètres, Avec un chapeau sur la tête… » (Robert Desnos). Elle ajoutait bien : « Ça n’existe pas ! » mais je ne suis toujours pas entièrement rassuré.

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Ce que l’actualité m’inspire

J’ai répondu de manière très indirecte à une question qui m’était posée ce matin lors de la conférence à l’ESSEC sur la manière dont je m’informais : j’ai parlé du métier d’anthropologue, qui vous encourage à être un caméléon qui ne peut faire son métier correctement que s’il accepte d’absorber le monde autour de lui sans offrir de résistance ou opposer une vision préconçue à laquelle il tiendrait particulièrement. J’aurais pu ajouter que je lis et regarde tout ce que je trouve, en suivant le fil de l’association d’idées, sans crainte du coq-à-l’âne.

Tout ça pour vous dire qu’après avoir absorbé ma première dose d’info pour la journée jusqu’à 17h07, j’ai eu envie de vous montrer trois morceaux de Lana del Rey. Ce ne sont pas nécessairement mes trois préférés, de toute façon ça change selon les jours.

Il y a, malheureusement pour nous, des journées comme celle-ci, où l’actualité nous donne une seule envie : parler d’autre chose.

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À propos de Marché de l’art : l’ersatz, mais néanmoins hors de prix, par Jean-Marc G.

Dans l’entre-soi du milieu, il est assez peu question d’art, mais beaucoup d’argent (même si les acteurs sont cultivés et fins connaisseurs). Quelques anecdotes.

1-La vente des tableaux de maître : le royaume du blanchiment, du mensonge et du trucage !

Il y a une vingtaine d’années, un galeriste européen propriétaire de toiles de Picasso m’expliquait qu’il allait faire un certificat d’authenticité pour une toile de Monet dont la provenance était la spoliation menée par les Nazis. Continuer la lecture de À propos de Marché de l’art : l’ersatz, mais néanmoins hors de prix, par Jean-Marc G.

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Marché de l’art : l’ersatz, mais néanmoins hors de prix

Annie Le Brun a publié chez Stock en 2018 Ce qui n’a pas de prix. Beauté, laideur et politique, une dénonciation en règle d’une arnaque intitulée « marché de l’art contemporain », dont la fonctionnalité est double :

1° Autoriser autour de croûtes des joutes entre les plus grosses fortunes du type de celles qui faisaient rire les Romains à propos des Gaulois : leurs beuveries où dans une escalade dans l’emphase, les chefs de clan gueuleraient à tour de rôle que la leur était la plus grosse.

2° Recycler des quantités astronomiques d’argent sale. Continuer la lecture de Marché de l’art : l’ersatz, mais néanmoins hors de prix

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